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Sitepersonnel avec photos et compléments - Plus particulièrementdans les époques lointaines, consultez les notes. Il m'arrive eneffet de privilégier certaines hypothèses... à méditer puispartager ou rejeter...


Evêque de Troyes , Compagnon de Jeanne d'Arc

  • Né en 1386 - Troyes, Aube 10, Aube
  • Décédé le 3 août 1450 - Paris, Seine 75, Paris,à l'âge de 64 ans
  • Evêque de Troyes, Compagnon de Jeanne d'Arc

 Parents

 Fratrie

 Notes

Notes individuelles

I185911
Parenté(s) de branche(s) et degré(s) : Beyrand 29/7, Jacquemard 20/1, Renvoyé 21/1

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Il est un "cousin remarquable" (cousinage(s)) dans la catégorie Cousins éloignés divers
Evêque de Troyes, il est anobli avec sesfrères et soeurs pour avoir ouvert la ville à Jeanne d'Arc

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Evêque de Troyes de 1426 à 1450
"D'une famille troyenne, fils d'un teinturier. Un de ses frères, Guillaume, fut chanoine de Saint-Pierre, chanoine et chevecier de Saint-Etienne, et curé de Saint-Syre.
Il fut du nombre des notables qui décidèrent les habitants à ouvrir leurs portes à Charles VII et à Jeanne d'Arc en 1429.
Le chapitre l'avait élu sans la licence de Henri VI d'Angleterre, qui était cependant maître de la ville.
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Voir la page http://generoyer.free.fr/H-Troyes1429.htm qui donne les détails, avec illustrations, titrée "La Pucelle, le Roi & l'Évêque de Troyes". En voici des larges extraits, d'abord sur l'arrivée de Jeanne d'Arc à Troyes.
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Entre Bourguignons et Armagnac, les habitants de Troyes sont divisés. Les Bourguignons dominent la cité; certains Armagnacs, comme François de LA GARMOISE ont déjà quitté la ville, d'autres, au sein du chapitrede Troyes, élirent en juin 1426 le jeune chanoine Jean LESGUISÉ nouvel évêque de Troyes, contre l'avis du régent d'Angleterre. Le doyen duchapitre Jean POUGEOISE, obtint le soutient du Pape Martin V qui approuva en août le choix du Chapitre. Jean LESGUISÉ, soutenu par une partiede la population, multipliera les réclamations contre le gouvernement anglo-bourguignon et les Armagnacs absents rentreront progressivement dans la cité, toujours dirigée par des officiers dévoués aux Bourguignons.
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Fin juin 1429, après la levée du siège d'Orléans et quelques batailles dans les environs, Charles VII réunit à Gien toutes ses forces. Après plusieurs conseils, le voyage de Reims fut décidé. L'armée, fortede 6 à 12 000 hommes, se mit en route. Auxerre fut contournée; les habitants livrèrent l'armée en vivres pour conserver leur neutralité. Le 4 juillet, l'armée royale s'installe devant Saint-Phal. Jeanne DARC écrivit aux habitants de Troyes :
"Aux Seigneurs bourgeois de la cité de Troyes
Jesus + Maria
Très chers et bons amys, sil ne tient à vous, seigneurs, bourgeois et habitans de la ville de Troyes, Jehanne la pucelle vous mande et fait scavoir de par le Roi du Ciel son droitturier et souverain Seigneur, duquel elle est chacun jour en son service royal, que vous fassiès vraye obéissance et recognoissance au gentil roy de France, quy sera bien bref à Reims et à Paris, quy que vienne contre, et en ses bonnes villes du sainct royaume, à l'aide du roy Jésus. Loyaulx François, venès audevant du roy Charles, et quil ny ailt point de faulte, et ne vous doubtés de vis corps ne de vos biens, sy ainsy les faictes; et sy ainsy ne le faictes, je vous promets et certifie sur vos vie que nous entrerons, à layde de Dieu, en toultes les villes quy doilvrent estre du sainct royaumeet y ferons bonne paix fermes, quy que vienne contre. A Dieu vous commant; Dieu soit garde de vous, sil luy plaist. Response brief, devant le cité de Troyes. Escrit à St-Fale, le mardy quatriesme juillet."
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Les habitants de Troyes, « décidés à se défendre jusqu'à la mort », en envoyèrent une copie à ceux de Reims et de Châlons, les priant d'avertir le duc de Bourgogne de venir à leur secours. L'armée de Charles VII est arrivée aux portes de la ville le 5 juillet à 9 heures du matin, campa au sud-ouest de la ville près du faubourg de Croncels. Le roi somma la ville de lui ouvrir ses portes, le conseil de ville lui refusa et quelques petits affrontements eurent lieu.
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Après quelques jours d'indécision, le Roi réunit son conseil. De l'avis général, l'armée ne peut continuer le siège de la ville, faute devivres et la cité de Troyes, bien armée, possède de bonnes murailleset beaucoup de vivres. Jeanne la Pucelle intervint « Ceste cité est vostre. Et si vous voulez demeurer devant, deux ou trois jours, elle seraen votre obeyssance ou par amour ou par force, et n'en faites aulcun doubte ». Le conseil se tint à son avis provisoirement, et la Pucelle fit préparer les quelques bombardes et canons en position devant la cité.
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Les habitants de Troyes observaient les préparatifs au devant de leur rempart. La cité était en fait divisée, la garnison et les officiers sont partisans du combat, tandis que l'évêque et le chapitre encouragent la population et la bourgeoisie à reconnaître Charles comme leur souverain légitime. L'évêque Jean LESGUISÉ rencontre ses deux anciens amis, Gérard MACHET, confesseur de Charles VII, et frère Richard, aumônier de Jeanne DARC, qui ont pu pénétrer dans la ville. Les premièresnégociations sont peut-être déjà engagées.
En tout cas un grand nombre d'habitants de Troyes allèrent trouver les sires de Rochefort et de Plancy, qui gouvernaient la ville, les menaçant de remettre la ville aux mains du roi s'ils refusaient de « tenir et éxecuter le traité qu'ils avaient fait pour le bien public ». Les closes de ce traité ne sont pas connues, mais les chefs bourguignons refusèrent de l'appliquer. Une délégation d'habitant, dirigée par Jean LESGUISÉ, se rendit alors le 9 juillet au camp du roi pour écouter ses remontrances.
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Celui-ci leur précisa les motifs de son voyage pour se faire sacrer à Reims, étant unique héritier légitime depuis la mort de son père, etqu'il pardonnerait le passé sans aucune réserve et qu'il tiendrait les habitants de Troyes en paix et en franchise, ainsi que le roi Saint-Louis tenait son royaume. La délégation rentra dans la cité et dans unenombreuse assemblée, il fut décidé de rendre au roi « plénière obéissance, attendu son bon droit, qui est tel que chacun peult scavoir, moyennant qu'il leur feroit abolition générales de tous cas, qu'il ne leur laisserait aucune garnison, qu'il abolirait les aides, excepté la gabelle ». Le même jour, une nouvelle délégation exposa au roi la décision de ce conseil.
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Le roi accorda aux habitants deux lettres patentes, leur faisant savoir « que ses biens-aimés, les gens d'église, bourgeois et habitants de Troyes, ont solennellement et en toute révérence, envoyé, par devers lui, leur évêque, accompagné d'un bon nombre de notables, gens d'église et séculiers, qui l'ont reconnu, pour eux et par eux, leur seigneur souverain et naturel, et qu'en toute humilité ils lui ont rendu pleine obéissance, suppliant de mettre le passé en oubli, et de leur pardonner et abolir, en les recevant et recueillant en sa bonne grâce, comme ses vrais et loyaux sujets, qu'il désirent être perpétuellement ».
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Dans sa seconde lettre, le roi déclare les habitants de Troyes entièrement libres, sous réserve de lui faire serment d'être, à l'avenir, bons et loyaux sujets ou de quitter la ville en emportant leurs biens. Lestitulaires d'offices et de bénéfices sont maintenus dans leur fonction, à condition de prendre de nouvelles lettres du roi; et les gens d'armes pourront quitter la ville en emportant leurs biens. Quelques libéralités supplémentaires sont accordées aux habitants de Troyes en les déchargeant de plusieurs impôts et favorisant leur commerce et leur industrie. Ces deux lettres sont « donné en notre ost (armée), lez nostre dicte ville de Troyes, le IXe jour de juillet, l'an de grâce mil CCCCvingt-neuf et de nostre règne le septiesme ».
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La
garnison bourguignonne quitta la ville le dimanche 10 juillet au matin, Charles VII fit son entrée solennelle par la porte Croncels. Le cortège va suivre la messe en la cathédrale, encore inachevée, et la pucellesera la marraine d'un enfant. Le lendemain, les officiers prononcent probablement leurs serments de fidélité. Le mardi 12 au matin, le roi & la pucelle entendent la messe en la cathédrale puis repartent aussitôt, « sans boire ni manger ». Troyes a été la première cité ayant ouvert ses portes librement au roi, donnant l'exemple à Châlons et à Reims. Ces deux cités ouvrirent leurs portes respectivement le 14 et le 16 juillet. Elles avaient été informées par les troyens de leur ralliement au roi, qui les encouragèrent à les imiter. Le roi fut sacré le 17 juillet, et sa légitimité en fut renforcée.
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Le 2 octobre 1429, au cours une assemblée d'une soixantaine de notables troyens, « furent en ladite assemblée publiées unes lettres de Jehanne la Pucelle », écrite à Gien, le 22 septembre, « leur fait savoirde ses nouvelles, et qu'elle a esté bléciée devant Paris ». Quelques mois plus tard, Jeanne d'ARC est capturée par les Bourguignons au siège de Compiègne le 23 mai 1430. Rachetée par les anglais, son procès en hérésie est mené à Rouen, où elle sera brûlée vive le 30 mai 1431. Après encore plusieurs années de guerres et différentes trêves, les combats cessent en 1453 : l'Angleterre divisée s'achemine vers une guerre civile. La Guerre de Cent Ans prendra fin officiellement au traité de Picquigny en 1475.
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Sur la compréhension du statut de noblesse :
"Dans un très grand nombre de cas, le mot nobilis désigne simplement au Moyen-Age un ingenuus ou un libet, et l'acceptation d'homme libre appliquée à notre texte est tout à fait dans l'esprit des chartes de Henri le Libéral et de Thibault son fils" (page 294)
["Cantique latin à la gloire d'Anne Musnier, héroïne du douzième siècle" par Félix Bourquelot, 1840 en 15 pages
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1840_num_1_1_444250]
C'est ainsi que Huet Lesguisé le Jeune était noble par son frère avecla décision royale de 1430 et aussi par son épouse (les "hoirs Musnier", voir note de sa nièce Gillette de Pleurre) depuis deux siècles et demi, selon des charte de Henri le Libéral et Thibault de Champagne.
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Puis sur l'évêque de Troyes, toujours extrait de http://generoyer.free.fr/H-Troyes1429.htm.
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Jehan LESGUISÉ est né à Troyes vers 1386. Élève à Paris au collège de Navarre, il obtint les grades de maître-ès-arts puis de bachelieren droit civil. Il reçoit enfin une licence en décret (droit canon) le 18 avril 1423, et devient alors lecteur, c'est à dire professeur, à la faculté de Decret de l'université de Paris de 1423 à 1426 où il enseignait le droit canonique. Clerc puis chanoine du chapitre de Saint-Pierre de Troyes, il fut élu LXXVème [75ème] évêque de Troyes le 12 juin 1426. Resté fidèle à Charles VII il a largement contribué, avecle doyen POUGEOISE, le maître de l'Hôtel-Dieu-le-Comte Guillaume ANDOUILETTE, ainsi que celle de son frère Huet LESGUISÉ et de son beau-frère Guillaume MOLÉ, à l'ouverture des portes de la ville au roi en route vers Reims.
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Le roi franco-anglais, Henri VI ordonna par lettres du 31 août 1429 au prévôt de Paris de faire vendre, sans aucun délai ni forme judiciaire, les biens que possédaient, à Paris, l'évêque et le maître de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes et d'autres personnages, « qui se sont naguères mis hors de son obéissance et rendus en celles de son adversaire».
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Jean LESGUISÉ fut anobli par lettres de Charles VII en mars 1430, enregistrées le 26 juin 14317, avec ses frères, sœurs, et toute leur postérité masculine et féminine, pour leurs contributions à l'ouverture des portes de la ville au roi. En 1441, Charles VII anobli également Jean BARETON, sa femme Marguerite LESGUISÉ, Isabeau LESGUISÉ, veuve de Jean POUGEOISE, et son fils Jean, toutes deux sœurs de Jean LESGUISÉ.
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L'évêque s'efforça de ramener l'ordre dans le clergé et dans le culte. Il rendit une ordonnance le 10 novembre 1429 contre « plusieurs fidèles, et surtout les barbiers de Troyes », afin qu'ils célèbrent certaines fêtes, les dimanches et autres solennités, sauf si « quelque seigneur, de passage à Troyes, voulait entrer dans leur boutique et ydéfriser ses cheveux ou sa barbe», dans ce cas la moitié du gain devrait être reversée à une bourse commune pour la messe de la communauté. Il dédia la cathédrale Saint-Pierre de Troyes le dimanche 9 juillet 1430.
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Jehan LESGUISE a laissé des statuts synodaux à son évêché, avec parexemple les dispositions suivantes :
  • Les fonts baptismaux, le chrême et les saintes huiles seront mis sous clefs, afin d'éviter les sortilèges et l'influence des sorciers.
  • Deux ou trois parrains suffisent pour lever une enfant au baptême.
  • On peut marier un garçon à l'âge de 14 ans et une fille à l'âge de 12 ans.
  • Nul ne pouvait se marier, ailleurs qu'à la porte de l'église oùétait donnée la bénédiction nuptiale.
  • Nul prêtre ne peut donner la bénédiction nuptiale à ceux qui convolent en secondes noces
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En 1444, l'évêque s'adressa au roi pour qu'il l'aide à faire cesser la fête des Innocents et la fête des Fous, durant lesquelles les enfants de chœur, diacre, sous-diacre ou vicaires élisent entre eux un évêque et un archevêque dans l'église « où ils entrent en dansant et en chantant. Toute cette folle bande mange, dans l'église jusque sur l'autel, et se livre à des jeux et des farces de la plus grande indécence ». Le roi ordonne dans une lettre du 17 avril au bailli de Troyes de prêter main forte à l'évêque et à « l'inquisiteur de la foi», pour empêcher dorénavant la représentation de la fête des fous.
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Il continua à jouer un rôle politique important dans la cité, en assistant régulièrement aux séances du conseil de la ville de Troyes où ses proches étaient souvent élus. Le 29 décembre 1441, il se mit en route avec sept autres habitants de Troyes pour se rendre auprès du roi en Poitou. Cette ambassade devait présenter au roi les doléances des habitants de Troyes, chargés d'impôts supplémentaires avec les guerres dans la région. La rencontre a eu lieu à Bressuire (Deux-Sèvres), le résultat de cette démarche n'est pas connu. Au cours du voyage, près de Bressuire, les députés avaient été rançonnés de 60 livres tournois par des membres d'une compagnie militaire.
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En 1445, suite à l'obtention par la ville de Lyon de trois foires franches de vingt jours chacune, Jehan LESGUISÉ et quinze notables troyens présentèrent leurs doléances à Charles VII à Châlons pour présenter « le préjudice que les provinces de Champagne et de Brie souffriraient de l'établissement de ces foires ». Le roi rétablit par lettres patentes de juin 1445 deux foires franches de dix jours en la ville de Troyes.
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Jean LESGUISÉ est mort à Paris le 3 août 1450. Son corps fut ramenéà Troyes, il fut inhumé sous une tombe de cuivre dans la chapelle Saint-Sauveur de la cathédrale Saint-Pierre. Son épitaphe, aujourd'hui disparu, avait été relevée :
Cy gist le corps de feu très prudent et très noble sieur monsieur maistre Jehan Lesguisé, jadis évesque et né de Troyes, laquelle évesché, il gouverna honorablement par XXIV ans jusqu'au III aoust MCCCCL, qui trespassa à Paris, dont le corps fut amené tout entier cy-dessous inhumé
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Autre interprétation :
Troyes était occupé par un fort contingent d'Anglais et de Bourguignons ; on ne pouvait laisser derrière soi [sur la route du sacre versReims] cette menace et l'armée campa pendant cinq ou six jours devant les murs qu'elle ne pouvait battre en brèche, faute d'artillerie. Les soldats n'avaient ni argent ni vivres; la seule nourriture consistait en épis de blés et en fèves volées dans les champs. La situation étaitdécourageante ; un conseil de guerre proposa la retraite, sur le conseil du chancelier Renaud de Chartres, archevêque de Reims. On convoqua Jeanne, qui déclara que la ville se rendrait avant deux jours. Ce délai fut accordé et aussitôt elle se mit en mesure de réunir des matériaux pour combler les tranchées et fit dresser en batterie quelques petites couleuvrines. Les habitants, pris d'une panique soudaine, demandèrent à capituler; on laissa sortir la garnison et la ville rentra dans le devoir.
Quand Jeanne entra dans Troyes, elle fut abordée par un certain Frère Richard, que le peuple avait chargé de l'interroger. Le digne moine, nesachant trop si elle venait du Ciel ou de l'Enfer, s'approcha avec prudence, en répandant de l'eau bénite et en faisant force signes de croix; à la fin Jeanne sourit et l'invita à s'avancer sans crainte, car elle n'avait pas dessein de s'envoler.
[Lea H.C. Histoire de l'Inquisition au Moyen-Âge (1903). Paris: Robert Laffont, 2005. p 1129]
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Voir aussi la page Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Lesguisé
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[Page http://www.jschweitzer.fr/aubois-très-célèbres/mgr-jean-léguisé/]
A une lettre du Dauphin lui demandant d'ouvrir ses portes, la municipalité répond que les défenseurs résisteront jusqu'à la mort.
Travaillés par l'évêque Léguisé, qui les exhorte vivement de se rendre, les éléments français restés en ville, avec les habitants, obligent la garnison à capituler.
Le roi est reçu avec les témoignages de la joie la plus parfaite.
Tous les historiens disent que " les événements qui se passèrent à Troyes du 5 au 12 juillet, décidèrent du sort de la France ".
L'entrée des troupes royales dans la ville ont un retentissement considérable : les villes situées sur la route de Reims se rallient alors au Dauphin.
C'est ainsi que " Troyes fut le triomphe du Droit et de la Justice. Ce fut la grande revanche du traité sacrilège et déshonorant livrant la France à l'étranger, qui y avait été signé en 1420, et que, de toutes les autorités politiques de l'époque, seule la Papauté, seul le pape Martin V, ne voulut pas reconnaître ".
Charles VII accompagné de Jeanne d'Arc, peut ainsi aller se faire sacrer à Reims.
Pour le récompenser d'un service si important, le roi anoblit notre évêque, lui, son père, ses frères, ses sœurs et toute leur postérité.
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Il est un cousin par les De La Garmoise de Oudart Hennequin (fils de Jean et Anne Baillet), premier aumonier de François Ier, puis évêque de Senlis, puis évêque de Troyes un siècle plus tard, de 1528 à 1544
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Voir note de son père, de son oncle Guillaume de Dormans, évêque de Sens, de son autre oncle Miles de Dormans, chancelier de France, de son grand-oncle Jean de Dormans, chancelier de France et cardinal de Beauvais, de son autre grand-oncle Guillaume de Dormans, chancelier de France.
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RECIT DE L'ARRIVEE DE JEANNE D'ARC A TROYES
["L'Amazone française ou Jeanne d'Arc" par Marie-Thérèse Péroux d' Abany, 1819, pages 342 à 349 - http://books.google.fr/books?id=pCo59jnJ5WEC&pg=PA342]
C'est un pays libre, c'est une contrée soumise que l'armée royale croit parcourir A peine les troupes ont elles passé l'Yonne que le nom de Charles retentit de toutes parts.Tous les coeurs appelent leur Roi légitime, tous les esprits s unissent pour reconnaître son autorité. Les hameaux villages les bourgades manifestent leur joie : Saint Florentin ouvre ses portes, d autres villes imitent. Troyes seule veut résistertout est disposé au dedans et au dehors des murailles pour la défensela plus opiniâtre.
Malgré tant de succès et le courage des troupes, on redoute Troyes on redoute ses forces sa garnison on redoute surtout l'esprit des habitants; que la calomnie assure être dévoués Bourguignons, qui dominent dansla ville.Toujours l'Héroïne est contrainte de lutter contre la défiance et, toujours, ses paroles triomphent d'une prudence pusillanime Les troupes excitées par d'Alençon et Dunois demandent à cris à marcher vers Troyes.
L'approche de l'armée royale, loin de porter terreur parmi les Bourguignons et les Anglais, excite en eux une audace présomptueuse. Ils envisagent les succès de Charles comme un caprice de la fortune et la renommée de la Guerrière comme un artifice de la politique, présenté aux faibles pour les séduire ou les épouvanter.
A peine aperçoit-on flotter les étendards de Charles que les portes deTroyes s'ouvrent. Des bataillons des escadrons sortent en pelotons serrés et s'avancent vers les Français.
Jeanne toujours à la tète de l'armée secondée de Louis de Sicile, deDunois et des vaillants guerriers compagnons de sa gloire, accourt versl'ennemi le repousse le met d'abord en déroute et le contraint de regagner la ville.
Cet échec présage aux alliés, renfermés dans Troyes, des revers que leur fierté tâche en vain de dissimuler ; néanmoins tous jurent de s'ensevelir sous ses ruines. Les Troyens, à l'aspect de l'armée, àla vue de leur Roi, sentent se réveiller cet amour de la patrie qu un joug étranger rend encore plus chère. Esclaves par circonstances mais libres par le coeur, ils emploient les armes toutes puissantes, les armes de la prière pour sauver leur cité des malheurs qui la menacent.
Jean Lesguisé, leur évêque prélat distingué par sa piété et sa sagesse, développa, dans ces temps orageux; autant de courage que de vertus. Employant à propos une sage politique pour concilier les uns, pour consoler les autres, ramener les esprits égarés ; également respecté aimé, admiré des différents partis, toujours fidèle à son Roi; il sut accorder ses devoirs avec les circonstances.
A la nouvelle de l'approche de l'armée royale, ses voeux redoublent. Les mains sans cesse élevées vers le ciel il demande avec plus d'ardeur le retour de l'autorité légitime ; il invite ses ouailles à se joindre à lui sa pensée est devinée par leur coeur. Le salut de la ville couvre son premier désir, mais le second qui remplit son âme est pour son Roi. Ainsi Isaïe priait pour son peuple, priait pour Jérusalem dans la détresse et le Seigneur exauça sa prière.
Cependant la ville est sommée de se rendre. Un refus accompagné de menaces réveille les craintes des pusillanimes ; elles percent jusquedans le Conseil de Charles ; les voix des plus timides sont les plus fortes pour exagérer les danger :
"Entreprendre un siége au centre d'une province où règne l'ennemi, s'écrient la plupart, serait le comble de la témérité ! Retournons vers la Loire pour y conserver nos conquêtes".
Esprits timides, hommes de peu foi, des prodiges sans nombre n'ouvriront-ils pas enfin vos âmes à la confiance ? Qui vous a fait parcourir une partie de la France en triomphateurs, qui vous a conduits jusqu'aux pieds des murs de Troyes ? Faut-il que cette cité s'écroule comme celle de Jéricho au son des trompettes pour croire aux promesses quele Dieu des armées vous fait par la bouche de l'innocence qui, comme le jeune Daniel est inspirée par son esprit ? Votre défiance est un crime mais le Seigneur Dieu est fidèle. La foi d'une simple bergère arrêtera l'effet de son courroux. L'épée qu'il a mise dans ses mains sera invincible et la puissance du Très Haut se signalera dans la faiblesse.
La Vierge guerrière instruite par l'Ange qui l'éclaire de la résolution du Conseil, accourt, frappe et entre avec assurance et s'adressant auRoi ; elle dit :
"Quoi ! Gentil Dauphin, n'en croirez vous jamais les promesses de mon Dieu ! En quoi a-t-il manqué à sa parole ? Dans deux jours, vous entrerez dans Troyes ; mais le Seigneur veut que l'on agisse. Reims vous ouvrira ses portes ; le Seigneur vous a assujetti votre peuple ; il ramène à vous le coeur de vos sujets et vos conquêtes ne coûteront point de larmes".
Les paroles de l'Héroïne produisent l'effet tout puissant d'un pouvoirsurnaturel. Son visage, sa voix, ses reproches ont autant de douceur que d'autorité. Charles condamne sa défiance ; le Conseil s'étonned'un ascendant qui entraîne sans violence et soumet les esprits. Alors, sans attendre de réponse, elle invite les guerriers à la suivre.
Bientôt, revêtue de sa brillante armure, elle monte à cheval et marche vers Troyes. Dunois, les autres chefs, ses frères suivent ses pas.
Louis de Sicile et le duc d Alençon la joignent à l'instant. Ces deux Princes admirateurs des vertus de la Guerrière l'accompagnent partout ; ils prisent ses suffrages ; ses louanges animent encore leur courage. Sûre de leur valeur, elle les guide dans les endroits les pluspérilleux ; son bouclier les préserve des dangers et son épée leur fraie le chemin de la gloire.
Avec son assurance ordinaire, Jeanne descend aux fossés de la ville. Là, avec sang froid, elle agit, elle commande ; on dirait que l'univers lui est soumis et que les dangers n'osent l'approcher ; son intrépidité épouvante les assiégés et les Français pleins de confiance accourent à sa voix.
Déjà, par l'ordre de l'Héroïne, le fossé se remplit de claies, de fascines ; des plate-formes s'élèvent, des échelles sont préparées ; la nuit et le jour, chefs, soldats mettent la main à l'oeuvre. La jeune Vierge communique à tous son activité ; ses signes ses regards sont des commandements suprêmes exécutés à l'instant.
Charles contemple la Guerrière avec admiration :
"C'est Alexandre, dit ce Prince, c'est César, mais non, c'est plus encore ; c'est un Ange qui tient dans sa main l'épée du Seigneur. Oui, Troyes se soumettra ; oui nous irons à Reims !".
Le deuxième jour va paraître. Les travaux avancent, les plate formes pourraient déjà contenir une forte artillerie ; les assiégés commencent à craindre.
Au lever du soleil, Jeanne , qui veille toujours, apercevant sur les remparts les Troyens confondus avec les soldats, les invite ainsi à se soumettre :
"Rendez-vous Français, rendez-vous, sujets de Charles, à votre légitime Souverain ; le Ciel vous l'ordonne par ma bouche. Comptez sur laclémence de votre Roi ; prévenez les malheurs que votre résistance attirerait sur vous et sur vos enfans".
La douce voix de la Vierge guerrière portée par les vents s'élève jusque sur les murailles. Cette merveille remplit de crainte et d'admiration les Troyens. Tout à coup leur esprit rebelle fléchit :
"C'est un ange, disent-ils, qui nous a parlé. Cette Bergère héroïne est véritablement l'envoyée de Dieu : délivrons-nous d'un joug étranger et rendons nous à Charles notre Roi".
A l'instant, ils accourent vers leur Evèque. Le prélat, aux pieds des autels demandait au souverain Maître des coeurs d'épargner le sang de son troupeau, et de réunir les Français sous l'autorité du fils de Saint Louis.
Bientôt, la multitude l'environne et s'écrie :
"Vénérable père, sauvez-nous, sauvez vos enfants, fléchissez Charles ; c'est lui qui est notre Roi !"
Et soudain on l'entraîne sur les remparts.
Le Prélat; revêtu de ses habits pontificaux, la crosse d'une main, un drapeau blanc de l'autre, précédé de son porte croix, attire bientôtles regards de l'armée royale. Jeanne l'aperçoit la première :
"Voici, dit-elle, en voyant la croix, voici le signe de la paix; voici l'ange du Seigneur qui l'apporte en son nom".
Alors l'Evêque, agitant son drapeau, demande grâce pour les Troyens, et sûreté pour la garnison. A l'instant de la ville et du camp, des cris de Vive Charles ! Vive notre Roi ! Vive les Troyens ! attestent l'accord sincère qui réunit des sujets à leur souverain.
Aussitôt les portes de Troyes s'ouvrent. Le Prélat, à la tête des principaux habitants, présente au Roi les clefs de la ville, et jure, au nom de tous, hommage et fidélité.
L'armée, tout en admirant la prompte soumission des Troyens s'afflige de triompher sans résistance et sans signaler sa bravoure. La Guerrièreentendant encore ces discours leur dit :
"Vaillants Français, ce n'est point contre vos frères, ce n'est point contre vos concitoyens que la victoire vous prépare des lauriers. Quandle Seigneur vous aura tous réunis, c'est alors que vous exercerez votre courage pour reconquérir nos provinces : ainsi les dangers et les combats vous couvriront de gloire et les succès seront le prix de la valeur"
Elle dit et tous applaudissent.
Sans différer, Charles s'avance vers la ville où tous les coeurs l'appellent. C'est en vainqueur, c'est en roi qu il est accueilli. En franchissant les portes, il adresse des paroles de paix, des paroles de clémence à la foule qui l'environne ; puis il ajoute :
"Allons aux pieds des autels ratifier nos promesses et rendre grâces auTrès Haut qui tient tous les coeurs dans sa main".
Ensuite il dirige ses pas vers la cathédrale où Jeanne l'accompagne.
La suite de tant de prodiges prévus et accomplis augmente de plus en plus l'admiration générale. Louis de Sicile en unissant ses louanges à celles de la multitude demande à la jeune Vierge d où lui viennent tant de lumières et tant de sagesse .
"Prince, lui répond Jeanne, mon Dieu a un livre dans lequel nul clerc, quelque parfait qu'il soit en science, ne saurait lire mais il l'ouvre à qui il lui plaît. Par son nom divin, mon Seigneur fera tout ce qu il a promis. Châlons nous ouvrira ses portes ; dans trois jours, sanscoup férir, il nous donnera les clefs de Reims".
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SUR LA RENCONTRE DE JEANNE D'ARC avec l'envoyé de l'évêque
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http://bibnum.enc.sorbonne.fr/omeka/files/original/cfdc05d54b90e896a6316d02639b1227.pdf pages 27 et suivantes - Jeanne d'Arc est-elle champenoise ou lorraine ? - Extrait de L'annuaire de l'Aube - Année I882]
On n'ignore pas qu'en I420 , sous l'influence haineuse d'lsabeau de Bavière, fut signé à Troyes , le funeste traité qui transmettait la couronne de France au fils d'un prince étranger. Les habitants de cette ville étaient encore sous l'impression de ce fatal évènement, quand l'armée de Charles VII, guidée par Jeanne d'Arc, vint camper au pied de leurs murailles. Leur évêque, Jean Lesguisé, avait envoyé un religieuxcordelier, frère Richard, prédicateur en renom, vers l'héroïne pourse bien assurer si elle était sorcière ou inspirée. En avançant auprès d'elle, frère Richard faisait des signes de croix et lançait de l'eau bénite. « Approchez hardiment, lui dit-elle avec un malicieux sourire, je ne m'envolerai pas. » Il parait que le moine à la cordelièresubit l'ascendant de la jeune inspirée, et que, rentré dans Troyes, il ne dissimula pas ses sentiments favorables à la cause royale, si bienque la population le crut ensorcelé.
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[http://journals.fotki.com/Charbonne/hist1/entry/srkwfgrkgwr/?cmd=postcomment
"La pucelle d'Orléans" par Edmond Richer, 1911]
Frère Richard fut un prédicateur de l'ordre de saint François qui accomplissait en 1429 une mission dans la partie de la France soumise aux Anglais. Ses sermons eurent une vogue extraordinaire, sa réputation fut celle d'un saint. Il se trouvait à Troyes lorsque l'armée française parut devant cette ville.
Les habitants, sommés de se rendre par la Pucelle, le députèrent poursavoir de lui ce qu'il fallait penser de cette femme.
Jeanne elle-même a raconté leur première entrevue dans l'un de ses interrogatoires. Le moine ne s'avançait qu'avec appréhension; il faisaitdes signes de croix et des aspersions d'eau bénite. Elle lui cria plaisamment : « Avancez hardiment, je ne m'envolerai pas. »
Ses juges auraient voulu lui faire dire autre chose, qu'elle ne dit pas et que cependant ils tinrent pour dit; car sa réponse telle quelle fut alléguée plus tard comme preuve de l'article du réquisitoire qui lui imputait de s'être fait adorer.
Que s'était-il donc passé?
La chose est tout au long dans notre document. Frère Richard, subjuguépar la voix qu'il venait d'entendre et par le regard de Jeanne, s'agenouilla à quelque distance devant elle. Celle-ci, qui ne voulait pas de ces démonstrations (elle l'a toujours soutenu devant ses juges, et nous en avons ici la preuve), se jeta elle-même à genoux, pour détourner l'idée qu'elle fût l'objet d'un pareil hommage, en faisant comme si elle se fût unie avec le saint homme dans un acte commun de dévotion.
Lorsqu'ils se furent relevés, ils eurent ensemble un long entretien, àla suite duquel frère Richard rentra dans la ville, enthousiasmé pourla cause de Charles VII, et ne prêchant plus que pour la faire triompher.
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Père de Jean LESGUISEY, évêque de Troyes .
Jehan LESGUISÉ est né à Troyes vers 1386. Élève à Paris au collège de Navarre, il obtint les grades de maître-ès-arts puis de bachelieren droit civil. Il reçoit enfin une licence en décret (droit canon) le 18 avril 1423, et devient alors lecteur, c'est à dire professeur, à la faculté de Decret de l'université de Paris de 1423 à 1426 où il enseignait le droit canonique. Clerc puis chanoine du chapitre de Saint-Pierre de Troyes, il fut élu LXXVème évêque de Troyes le 12 juin 1426. Resté fidèle à Charles VII il a largement contribué, avec le doyenPOUGEOISE, le maître de l'Hôtel-Dieu-le-Comte Guillaume ANDOUILETTE, ainsi que celle de son frère Huet LESGUISÉ et de son beau-frère Guillaume MOLÉ, à l'ouverture des portes de la ville au roi en route vers Reims.
Le roi franco-anglais, Henri VI ordonna par lettres du 31 août 1429 au prévôt de Paris de faire vendre, sans aucun délai ni forme judiciaire, les biens que possédaient, à Paris, l'évêque et le maître de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes et d'autres personnages, « qui se sont naguères mis hors de son obéissance et rendus en celles de son adversaire. Jean LESGUISÉ fut anobli par lettres de Charles VII en mars 1430, enregistrées le 26 juin 1431, avec ses frères, s¶urs, et toute leur postérité masculine et féminine, pour leurs contributions à l'ouverturedes portes de la ville au roi. En 1441, Charles VII anobli également Jean BARETON, sa femme Marguerite LESGUISÉ, Isabeau LESGUISÉ, veuve de Jean POUGEOISE, et son fils Jean, toutes deux s¶urs de Jean LESGUISÉ.
L'évêque s'efforça de ramener l'ordre dans le clergé et dans le culte. Il rendit une ordonnance le 10 novembre 1429 contre « plusieurs fidèles, et surtout les barbiers de Troyes , afin qu'ils célèbrent certaines fêtes, les dimanches et autres solennités, sauf si « quelque seigneur, de passage à Troyes, voulait entrer dans leur boutique et y défriser ses cheveux ou sa barbe, dans ce cas la moitié du gain devrait être reversée à une bourse commune pour la messe de la communauté. Il dédia la cathédrale Saint-Pierre de Troyes le dimanche 9 juillet 1430.
Jehan LESGUISE a laissé des statuts synodaux à son évêché, avec parexemple les dispositions suivantes :
Les fonts baptismaux, le chrême et les saintes huiles seront mis sous clefs, afin d'éviter les sortilèges et l'influence des sorciers.
Deux ou trois parrains suffisent pour lever une enfant au baptême.
On peut marier un garçon à l'âge de 14 ans et une fille à l'âge de 12 ans.
Nul ne pouvait se marier, ailleurs qu'à la porte de l'église où était donnée la bénédiction nuptiale.
Nul prêtre ne peut donner la bénédiction nuptiale à ceux qui convolent en secondes noces
En 1444, l'évêque s'adressa au roi pour qu'il l'aide à faire cesser la fête des Innocents et la fête des Fous, durant lesquelles les enfants de ch¶ur, diacre, sous-diacre ou vicaires élisent entre eux un évêque et un archevêque dans l'église « où ils entrent en dansant et enchantant. Toute cette folle bande mange, dans l'église jusque sur l'autel, et se livre à des jeux et des farces de la plus grande indécence . Le roi ordonne dans une lettre du 17 avril au bailli de Troyes de prêter main forte à l'évêque et à « l'inquisiteur de la foi , pour empêcher dorénavant la représentation de la fête des fous.
Il continua à jouer un rôle politique important dans la cité, en assistant régulièrement aux séances du conseil de la ville de Troyes où ses proches étaient souvent élus. Le 29 décembre 1441, il se mit en route avec sept autres habitants de Troyes pour se rendre auprès du roi en Poitou. Cette ambassade devait présenter au roi les doléances des habitants de Troyes, chargés d'impôts supplémentaires avec les guerresdans la région. La rencontre a eu lieu à Bressuire (Deux-Sèvres), lerésultat de cette démarche n'est pas connu. Au cours du voyage, prèsde Bressuire, les députés avaient été rançonnés de 60 livres tournois par des membres d'une compagnie militaire.
En 1445, suite à l'obtention par la ville de Lyon de trois foires franches de vingt jours chacune, Jehan LESGUISÉ et quinze notables troyens présentèrent leurs doléances à Charles VII à Châlons pour présenter « le préjudice que les provinces de Champagne et de Brie souffriraient de l'établissement de ces foires . Le roi rétablit par lettres patentes de juin 1445 deux foires franches de dix jours en la ville de Troyes.
Jean LESGUISÉ est mort à Paris le 3 août 1450. Son corps fut ramené à Troyes, il fut inhumé sous une tombe de cuivre dans la chapelle Saint-Sauveur de la cathédrale Saint-Pierre. Son épitaphe, aujourd'hui disparu, avait été relevée : "Cy gist le corps de feu très prudentet très noble sieur monsieur maistre Jehan Lesguisé, jadis évesque et né de Troyes, laquelle évesché, il gouverna honorablement par XXIV ans jusqu'au III aoust MCCCCL, qui trespassa à Paris, dont le corps futamené tout entier cy-dessous inhumé".
[Cyril Royer, geneanet denailly]
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Créé le 01/12/2014, modifiéle 14/07/2017

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

sosa Jean XXX DE DORMANS, SOSA 1300-1373 sosa Antoinette XXX D'ESCOT, SOSA 1296-   sosa Pierre DE LA GARMOISE, Sieur de Saint Mesmin 1305-1381/ sosa Epouse de Pierre X EPOUSE DE LA GARMOISE, SOSA sosa Jehan D'YPRES, SOSA 1305-1380 sosa Catherine DE LA MARCHE, Hoir Musnier †1361
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sosa Pierre L'Esguisé DE DORMANS, SOSA sosa Epouse de Pierre L'Esguisé X EPOUSE DORMANS, SOSA sosa Jehan DE LA GARMOISE, SOSA 1330-1381/ sosa Jehanne D'YPRES, SOSA †1377
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sosa Huet le Grand XXX LESGUISÉ, SOSA †1432 sosa Guillemette DE LA GARMOISE, Hoir Musnier †1451/
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Jean LESGUISÉ, Evêque de Troyes 1386-1450