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Site personnel avec photos et compléments --- Explicatif sur les ascendants référents, les descendants pivots, les cousins remarquable

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Plus particulièrement dans les époques lointaines, consultez les notes. Il m'arrive en effet de privilégier certaines hypothèses... à méditer puis partager ou rejeter...


 Parents

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 Notes

Notes individuelles

I1901
Parenté(s) (branche, degré) : Desale 5/3, Jacquemard 25/24, Renvoyé 26/24, Demoulière 28/26, Beyrand 20/21, Desbordes 21/21, Tharaud 20/21, Touchelet 14/12, Hamelin 11/9, Besnard 13/11

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Elle est une "cousine remarquable" dans la catégorie Cousins des temps de guerre
Assassinée aves ses 3 très jeunes enfants par les SS au massacre de Maillé (124 morts, 1944)

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Naissance en vue 325, décès en vue 97
Elle habitait à Tours, 35 rue de Beaujardin
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Assassinée, avec ses trois enfants, dont un bébé, par les soldats allemands au massacre de Maillé, à la fin de la guerre. Elle s'y était réfugiée pour échapper aux bombardements sur Tours.
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Le grand-père des enfants, Marcel Desale, père de Suzanne était en dehors du bourg quand les SS sont arrivés. Il a voulu entrer dans le village, mais un soldat allemand l'en a empéché. Il a suivi le massacre caché au fond d'un fossé... Finalement ce soldat lui a sauvé la vie...
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[Le livre "Maillé martyr" de l'abbé André Payon, publié en février 1945, parle de l'assassinat de Suzanne DESALE, mariée BRUNET, et de ses trois jeunes enfants :]
La petite Mauricette CHARPENTIER s'était enfuie chez Mme BOURGUIGNON à La Cigogne. Quand on la vit arriver blessée, saignante, avec ses petits voisins Paulette et Gérard CREUZON, ce fut une grande peine. Elle fut encore plus forte lorsque les enfants eurent raconté leur odyssée. Que faire ? Mme BOURGUIGNON avait déjà fermé ses portes. Elle était venue se réfugier chez Mme BRUNET dans sa cuisine ; on avait parlé de partir, mais le parc d'Argenson semblait rempli d'Allemands. Mme BECK survint avec trois de ses enfants : Jacques, Louisette, Gismonde. On para au plus pressé. Après avoir lavé les enfants, les avoir pansés, on les fit s'allonger sur un lit dans la chambre de Mme BRUNET. On attendait l'arrivér de Germaine BECK, 15 ans, et son frère Jean-Marie, 8 ans, partis chercher une couverture et de l'argent quand les Allemands survinrent.
La maison était cernée. Tout le monde sortit et on entreprit de discuter avec eux.: "Voulez-vous des oeufs, des pommes de terre ?..." - "Nicht oeufs, nicht pommes de terre". Ils se saisirent de Mme BRUNET, de ses enfants : Marcel 7 ans, Yolande, 5 ans ; Jacques, 8 mois, était dans les bras de sa maman. Terrifiés, Mme BECK et Mme BOURGUIGNON rentrent à la cuisine et se réfugient dans la chambre derrière un lit, auprès de la porte, avec les enfants. Elles ne sont pas à l'intérieur qu'une salve de coups de feu est tirée. Mme BRUNET est tombée, recouverte par ses trois enfants, le genou droit relevé, horriblement déchiquetée à la tête.
Par la fenêtre de la cuisine maintenant et la porte vitrée de la chambre, ils tirent sur les femmes, lancent des grenades et des plaquettes incendiaires. Mme BOURGUIGNON est blessée aux jambes et aux pieds. Puis tout se tait. On se regarde.Les coups de feu reprennent à côté chez GUITTON au Pressoir.
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[... []Récit de M. LERASLE parlant d'André BRUNET l'époux de Suzanne et père de ses trois enfants :]
Nous rentrons dans la maison BASSEREAU car il y a un foyer d'incendie. BRUNET et moi nous sortons du linge qui brûle. Enfin, sur la voie, deux Boches viennent en sens opposé : un Bahnoff qui vient du train sanitaire et, de l'autre côté, un major qui vient de la maison MILLORY. J'interpelle le cheminot et je lui demande : "Qu'est-ce qui se passe ?". Il me dit : "Beaucoup terroristes, représailles". Quant au major, il nous dit : "Beaucoup malheur, catastrophe". Je lui demande si on peut rentrer dans le village à présent. il me dit : "Je crois que oui, à présent", car il parle le français. Alors, comme des fous, nous partons en courant, HINDERSCHEID, LEZAY, BRUNET et moi, ainsi que Mme VOISINET.
Nous passons chez VOISIN : ça brûle. Nous rentrons en forçant la barrière. Nous pénétrons dans la maison pour voir s'il y a des victimes. Rien. Nous sortons une partie du bétail. Ce travail fait, nous continuons notre route.
A côté du lavoir, nous trouvons le fils CREUZON tué. Nous rentrons ensuite chez MARTIN, le maréchal. Ca brûle là encore. Des cadavres, mais un vivant gravement blessé. C'est M. MARTIN. Nous lui demandons si sa blessure est grave. Il nous dit : "J'ai perdu trop de sang, je vais mourir". Il est en pleine connaissance. Il sait que toute sa famille est tuée, sauf peit-être un bébé de 3 mois (6 en réalité ; son fils aîné, Serge, était absent ce matin-là, il reste orphelin). Il demande à mon camarade d'aller sous la forge où il était réfugié. Malheureusement, BRUNET revient avec une mauvaise nouvelle, car le bébé est tué dans les bras de sa mère. Il lui dit : "Il faut faire vite, le feu prend de l'extension". Alors nous le sortons sur le bord du ruisseau. BRUNET lui coupe ses bretelles pour constater la blessure. Elle est grave ; le ventre est perforé.
Là, moi je continue vers la mairie. Au carrefour, c'est le carnage. Il y a près de 20 cadavres qui sont atrocement mutilés. Parmi eux, je reconnais quelques camarades comme CHEVILLARD, GRANET, et juste au coin de la mairie, Mme Simone METAIS et son fils Jackie qui fut tué en pleine course d'une balle dans la tête. Mais une partie de ces cadavres brûle. Je vais chercher de l'eau. Je les arrose. Pendant ce temps, BRUNET et un camarade sortent M. et Mme VINCENT qui commencent à brûler chez eux.
Fini mon travail, je rentre chez moi, tandis que BRUNET file chez lui à La Cigogne. Je ne trouve personne de ma famille, mais il y a le feu dans le grenier, alors je sors un peu de linge. Tout à coups j'entends "Papa !". C'est mon fils Michel qui arrive. Je lui dis : "D'où viens-tu ?". Il me dit "De chez MENANTEAU, au Pressoir". Il ajoute : "Ils ont tué toute la famille à M. BRUNET". Je suis consterné. Quelque temps après, mon camarade arrive en pleurs avec mon autre fils qu'il a retrouvé vers le cimetière. Il a de la cervelle dans le dos. Je lui demande où sont sa maman et son frère. Il me dit : "Je crois, dans le bois d'Argenson". Je suis à moitié tranquilisé.
Pendant ce temps, mon camarade BRUNET pénètre dans le cellier de Mme GUERRIER. Pénible vision. Moi qui avais confiance dans la vie de ma femme et de mon enfant, ils sont morts. Il m'appelle. Je viens voir. je constate que ma femme a le ventre ouvert et mon petit une balle dans la tête. Mme GUERRIER est là également avec son petit dans ses bras, aussi Marie BRUZEAU tenant sa tête entre les mains. Je lui cause, mais pas de réponse ! Je lui lève la tête. Elle est morte.
Là, prenant mon courage à deux mains, car le grenier commence à flamber, je prends une brouette, je charge ma femme dessus avec mon fils. Je vais dans la maison de M. CONFOLENS qui a été un poste pour les garde-voies. Là j'installe une chapelle ardente. Je monte aussi pour voir les victimes de mon camarade. C'est affreux ! Je pleure ! Nous avons perdu tout courage.
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Sur le site http://perso.club-internet.fr/acroy/francais.htm
En France, beaucoup se souviennent du terrible massacre et de la destruction d'Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944. Mais qui sait ce qui est arrivé au village de Maillé, en Indre et Loire, le 25 août 1944 ?
Ce jour là, tandis que Paris était libéré, Maillé était victime d'un massacre organisé et sans limite de la part de l'armée allemande en représailles d'actions de la résistance.
Ce massacre a couté la vie à 124 habitants de Maillé  ; pour la plupart des femmes et des enfants.
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Dans la matinée du vendredi 25 août 1944, des militaires allemands d'une division SS encerclaient le village et fusillaient toutes les personnes civiles qu'ils trouvaient au fur et à mesure de leur progression. Toute personne aperçue était traquée et assassinée. Ensuite, ils incendiaient les bâtiments.
Ce massacre a duré toute la matinée. Dans l'après-midi et jusque tard dans la soirée, l'artillerie bombardait le village, achevant de le détruire.
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Le sous-lieutenant, Gustav SCHLUETER, commandant le gîte d'étape de Sainte-Maure, a été reconnu coupable du massacre de Maillé. Il a été condamné à mort par contumace en 1952 par le tribunal militaire de Bordeaux. N'ayant pu être retrouvé, il n'a pas été exécuté.
On ne connait pas le nom de la division SS qui a perpétré le massacre et la destruction de Maillé sous le ordres du sous-lieutenant SCHLUETER.
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Contrairement à Oradour-sur-glane, Maillé ne s'est pas figé dans le souvenir. le village a été totalement reconstruit à la fin des années 40, ce qui lui donne depuis ce caractère si particulier. Une cérémonie de commémoration a lieu tous les ans, le 25 août. Aujourd'hui, après avoir vécu le cinquantième anniversaire du massacre, et parce qu'il reste peu de témoins encore vivants, Maillé envisage de créer un musée du souvenir.
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Page Wikipédia sur le massacre de Maillé : http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Maillé
Extraits :
  • Depuis le 9 mars 2006, la Maison du souvenir a ouvert ses portes dans la commune de Maillé7, dans le café Métais. Elle permet d'accueillir un public scolaire et non-scolaire autour de certains thèmes relatifs au massacre de Maillé.
  • le procureur général de Dortmund, Ulrich Maass, rouvre officiellement une enquête le 1er août 2005, qui justifie sa visite à Maillé en juillet 2008. L'historien Peter Lieb estime qu'il est très probable que les responsables soient des hommes du Feld-Ersatz-Bataillon (bataillon de réserve) de la 17e Panzer Grenadier Division SS Götz von Berlichingen13, cantonné à Châtellerault. Ainsi, cet historien a montré que près de 700 soldats de cette unité de la SS stationnaient encore à Chatellerault le 29 août et que leur chef aurait été blessé dans une embuscade près de Thouars, le 19 août. La participation de ces SS au massacre pourraient partiellement en expliquer la violence. Cette hypothèse a été confirmée par Ulrich Maass, qui a déclaré, le 9 octobre 2008 qu'il était pratiquement sûr que le massacre avait été perpétré par un bataillon de SS basé à Châtellerault1.
Créé avant le 05/05/2009
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Ascendant pivot, son SOSA 2 (père) est Marcel DESALE (cousinage(s)) avec pour ascendant(s) référent(s) Gatien LUCAS, Père de Catherine LECOCQ, Père de Nicolas SENSOUARD, Jean LEMAIRE, Père de François GIROLLÉ, Père BONNEVIE, Père de Jean BARRÉ, Père de Gilles PICOU, Gilles LEROUX, Etienne BOULOYSEAU, Père LHUILLIER, François BRIZACIER, Antoine GUIBERT, Jean CRETÉ, Jean (1) MOREAU, Jean BLONDEAU, Jehan DELALAY, Père de Léonard LE CHESNE, Michel DEBLAIS, Catherin ANGUILLE, François RICHARD, André RONDEAU, Mathurin LENOIR, Pierre BOTREAU, Père DAMEAU, Simon AUCLAIR, Claude ANSAULT, René (2) XXX MALVAU, René HUCHER, Etienne MESCHIN, Père de François Desale INCONNU, Sébastien BOURBON, Père de Mexme GARNIER, Père de Jehan MOULINAULT, Jacques CRUCHERON, Noël DREUX, Clément TOURTAUD, Père de Denise POTTIER, Aubin LEMAYS, Père de Gervais TUFFEAU, Jean LECANTE, Hiérosme MACE, François PRESTAT, Claude JOUBERT, Claude BONNEBAULT, Père de François GUILLARD, Jean FOURMIAU, François PESCHELOCHE, Père de René BESNARD, André FEILLAULT, Thomas ROUBELIN, Aymé GIRARD

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Suzanne DESALE


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