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Plus particulièrement dans les époques lointaines, consultez les notes. Il m'arrive en effet de privilégier certaines hypothèses... à méditer puis partager ou rejeter...


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I188714
Parenté(s) (branche, degré) : Beyrand 24/17', Desbordes 24/19', Tharaud 23/19', Desale 26/21', Touchelet 22/21', Jacquemard 16/12', Renvoyé 17/12', Demoulière 28/23'

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Il est un "cousin remarquable" dans la catégorie Cousins des temps de guerre
Il est dans le quarteron de généraux en retraite du putsch d'Alger, coup d'état contre De Gaulle

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[page Wikipédia 2015 http://fr.wikipedia.org/wiki/André_Zeller]
André Zeller, né le 1er janvier 1898 à Besançon et mort à Paris le 18 septembre 1979, est l'un des quatre généraux organisateurs du putsch des généraux à Alger (Algérie française) en 1961.
Il fut condamné à quinze ans de détention criminelle, mais bénéficia d'une amnistie en 1968.
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Né le 1er janvier 1898 à Besançon, André Zeller entre en classe préparatoire au concours de l'École polytechnique quand la guerre est déclarée.
Il s'engage en mai 1915, a seulement 17 ans, et avec la réticence de ses parents. Il est affecté pour la durée du conflit, au 59e régiment d'artillerie. Il participe aux combats de Verdun, de la Somme, à l'offensive des Flandres, à la Seconde bataille de la Marne et à l'offensive finale de l'été 1918. Il termine la guerre comme lieutenant commandant une batterie.
Renonçant à Polytechnique, il reste dans l'armée et part en novembre 1920 pour la Syrie. Il participe au début de l'année 1921 au siège et à la prise aux Turcs d'Aïntab. Dans la suite de l'année 1921, il mène diverses opérations le long de l'Euphrate. Promu au grade de capitaine en 1928, il est admis à l'École supérieure de Guerre en 1931. Il sert à l'état-major du 19e corps à Alger en 1935. Commandant en 1938, il est chef de la mission française des transports en Belgique auprès du roi des Belges.
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Il est à Bruges le 27 mai 1940, au moment de la reddition de l'armée belge. Echappant à l'encerclement à Dunkerque, il embarque le 29 mai 1940 sur un chasseur de sous-marins français à La Panne, entre Dunkerque et Nieuport. Après un bref séjour à Londres et revenu en France, il est nommé « régulateur général » de la VIIe armée (général Frère) au début de juin.
Muté sur sa demande en Afrique du Nord, il arrive à Alger le 26 septembre 1940 comme « Directeur militaire des transports ». Promu Lieutenant-colonel en août 1942, il devient chef d'état-major du général Mast, commandant la division d'Alger, quelques jours avant le débarquement des Alliés en Afrique du Nord. Chef de l'état-major de la Division de marche d'Alger, il participe à la campagne de Tunisie de novembre 1942 à mai 1943.
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De décembre 1943 à juillet 1944, il est sous-chef d'état-major du Corps expéditionnaire français en Italie commandé par le général Juin. Le 16 août 1944, à l'état-major du général de Lattre, commandant de l'armée B, il débarque sur les côtes de Provence et prend peu après le commandement de l'artillerie de la 3e D.I.A. puis de la 1re D.B. avec laquelle il mène les combats des Vosges, participe à la « course au Rhin » et à la réduction, au début de 1945, de la poche de Colmar.
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Directeur de l'Artillerie et commandant en second l'École de guerre, il est promu général de brigade en 1946, puis nommé inspecteur de l'artillerie. Général de division en 1950, commandant la 3e région militaire à Rennes de 1951 à 1955, il est appelé au poste de chef d'état-major de l'armée par le général Koenig, ministre de la Défense et des Forces armées, en 1955, et prend rang de général de corps d'armée. Il démissionne de son poste en février 1956 pour protester contre une diminution d'effectifs en Algérie décidée par le gouvernement. Le 19 décembre 1957, il est nommé général d'armée dans la 2e section des officiers généraux de l'armée de terre. Réintégré dans la 1re section le 1er juillet 1958, après le retour au pouvoir du général de Gaulle, il reprend ses fonctions de chef d'état-major de l'armée qu'il conserve jusqu'au 1er octobre 1959, date à laquelle il passe définitivement en deuxième section.
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Il participe au Coup d'État d'Alger du 21 au 25 avril 1961 avec les généraux Challe et Jouhaud, bientôt rejoints par le général Salan. Chargé des affaires économiques et financières, il n'a tout au plus qu'un mois de ressources pour payer les soldes des putschistes. Caché un moment à Alger après son échec, destitué, il se rend le 6 mai 1961 au général de Belenet, à Alger, est incarcéré à la prison de la Santé et condamné, comme le général Challe, à 15 ans de détention criminelle et à la privation de ses droits civiques par le Haut tribunal militaire après que le procureur de la République, Antonin Besson, a refusé de requérir la peine de mort exigée par Edmond Michelet, ministre de la Justice. Interné à la maison de détention de Clairvaux puis à celle de Tulle, il est libéré en juillet 1966 et amnistié en 1968.
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Il décède à Paris le 18 septembre 1979. Son épouse est décédée centenaire en 2009.
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André Zeller est l'auteur de plusieurs ouvrages :
  • Dialogues avec un lieutenant, Plon, 1971
  • Dialogues avec un colonel, Plon, 1972
  • Dialogues avec un général, Presses de la Cité, 1974
  • Les Hommes de la Commune, Éditions Perrin, 1969
  • Soldats perdus, Éditions Perrin, 1977
  • Journal d'un prisonnier, Tallandier, 20144
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Décorations :
  • Grand officier de la Légion d'honneur,
  • Croix de guerre 1914-1918,
  • Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs,
  • Croix de guerre 1939-1945,
  • Croix de la Valeur militaire,
  • Titulaire de dix citations et de nombreuses décorations étrangères.
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Livre : " Le procès des Généraux Challe et Zeller - Texte intégral des débats ", Nouvelles Éditions Latines, Paris, 1961
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[page Wikipédia 2015 sur le putsch des généraux http://fr.wikipedia.org/wiki/Putsch_des_généraux]
Le putsch des généraux du 21 avril 1961, également appelé putsch d'Alger, est une tentative de coup d'État, fomentée par une partie des militaires de carrière de l'armée française en Algérie, et conduite par quatre généraux (Maurice Challe, Edmond Jouhaud, Raoul Salan et André Zeller). Ils déclenchèrent cette opération en réaction à la politique choisie par le président de la République, Charles de Gaulle, et de son gouvernement, qu'ils considéraient comme une politique d'abandon de l'Algérie française. Le général Jacques Massu a été invoqué par les putschistes, mais si celui-ci n'a pas désapprouvé une telle méthode,[Quoi ?] il n'avait pas pour autant été informé des préparatifs par les comploteurs.
Le 8 janvier 1961, par un référendum sur l'autodétermination en Algérie organisé en métropole et en Algérie, les électeurs s'étaient prononcés à près de 75 % en faveur de l'autodétermination. C'est alors que des négociations secrètes avaient été ouvertes entre le gouvernement français de Michel Debré et le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) lié au Front de libération nationale. Une partie des cadres de l'armée, qui avaient mené sept années de durs combats sous la direction de plusieurs gouvernements depuis le début de la guerre d'Algérie, se sentit trahie par le général de Gaulle, et voulut s'opposer par un coup de force aux projets d'indépendance de l'Algérie. Le pouvoir gaulliste était bien informé depuis plusieurs mois par la police judiciaire d'Alger et les services de renseignements des intentions de certains militaires. L'année précédente, le 25 janvier 1960, pendant la semaine des barricades, le colonel Antoine Argoud s'était même entretenu avec Michel Debré pour demander un changement de politique, faute de quoi « une junte de colonels » renverserait le gouvernement pour maintenir l'Algérie comme territoire français. La tension étant montée tout au long de l'année 1960, une possibilité de coup d'État est alors dans tous les esprits en particulier au printemps 1961.
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Vendredi 21 avril
Le 21 avril 1961, les généraux du cadre de réserve André Zeller, Maurice Challe et Edmond Jouhaud, secondés par les colonels Antoine Argoud, Jean Gardes, ainsi que Joseph Ortiz et Jean-Jacques Susini, prennent le contrôle d'Alger. Challe y critique alors la « trahison et les mensonges » du gouvernement envers les Algériens qui lui ont fait confiance, et annonce que :
« Le commandement réserve ses droits pour étendre son action à la métropole et reconstituer un ordre constitutionnel et républicain gravement compromis par un gouvernement dont l'illégalité éclate aux yeux de la nation. »
Dans la nuit, le 1er régiment étranger de parachutistes (REP) sous les ordres du commandant Hélie Denoix de Saint-Marc, commandant par intérim du régiment, s'empare en trois heures des points stratégiques d'Alger, notamment du Gouvernement général d'Alger, de l'hôtel de ville, de la radio et de l'aéroport d'Alger. La seule victime de l'opération est le maréchal des logis Pierre Brillant, abattu en défendant le transmetteur radio d'Ouled Fayet1.
Les chances de réussite sont toutefois minces, car le 1er REP ne représente que 1 000 hommes, soit à peine 0,3 % des effectifs militaires français présents en Algérie et que le général Gouraud, commandant le corps d'armée de Constantine, se ravise et décide de ne plus participer au complot2. Le coup n'est pas suffisamment préparé pour rallier d'autres régiments ou les fonctionnaires civils (policiers, administration préfectorale). De plus, le pouvoir est au courant des préparatifs du putsch par trois réseaux de renseignements : la préfecture de police de Maurice Papon qui a ses propres renseignements généraux, la sécurité militaire qui donne ses informations à Xavier Deniau, conseiller technique au cabinet du ministre des Armées, et les propres réseaux (dont le SDECE) de Constantin Melnik, chargé de la sécurité du premier ministre3.
Le préfet de police, Maurice Papon, et le directeur de la Sûreté nationale, montent une cellule de crise dans un salon de la Comédie-Française, où le général de Gaulle assiste avec Léopold Sédar Senghor à une présentation de Britannicus. Le chef de l'État est informé pendant l'entracte par Jacques Foccart, secrétaire général aux Affaires africaines et malgaches, son plus proche collaborateur alors qu'officiellement de Gaulle a été prévenu après la représentation, réveillé dans son lit à 2 heures du matin4.
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Samedi 22 avril
La population d'Alger apprend à 7 heures du matin, par un message lu à la radio que « l'armée a pris le contrôle de l'Algérie et du Sahara ». Les trois généraux rebelles, Maurice Challe, Edmond Jouhaud, et André Zeller, en accord avec les colonels Godart, Argoud et Lacheroy, font arrêter le délégué général du gouvernement, Jean Morin, le ministre des Transports, Robert Buron, qui se trouvait en voyage, et un certain nombre d'autorités civiles et militaires. Quelques régiments se mettent sous les ordres des généraux.
À Paris, la police arrête dès six heures du matin le général Jacques Faure, six autres officiers et quelques civils impliqués dans le « complot de Paris » censé relayer en métropole le putsch. Lors du Conseil des ministres à 17 heures, de Gaulle, serein, déclare : « Ce qui est grave dans cette affaire, messieurs, c'est qu'elle n'est pas sérieuse ». L'état d'urgence est décrété en Algérie. Les partis de gauche, les syndicats et la Ligue des droits de l'homme appellent à manifester « l'opposition des travailleurs et des démocrates au coup de force d'Alger ».
Vers 19h, Challe s'exprime à la radio d'Alger :
« Je suis à Alger avec les généraux Zeller et Jouhaud, et en liaison avec le général Salan pour tenir notre serment, le serment de l'armée de garder l'Algérie pour que nos morts ne soient pas morts pour rien. Un gouvernement d'abandon […] s'apprête aujourd'hui à livrer définitivement l'Algérie à l'organisation extérieure de la rébellion. […] L'armée ne faillira pas à sa mission et les ordres que je vous donnerai n'auront jamais d'autres buts. »
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Dimanche 23 avril
Salan arrive d'Espagne. Challe, de plus en plus isolé, refuse d'armer les activistes civils.
A 20 heures, le président Charles de Gaulle, vêtu de son uniforme de général, paraît à la télévision, et prononce un discours appelant les soldats d'Algérie, les Français, d'Algérie ou de métropole, à refuser le coup d'État ; il informe également des mesures qu'il prend :
« Un pouvoir insurrectionnel s'est établi en Algérie par un pronunciamento militaire. Les coupables de l'usurpation ont exploité la passion des cadres de certaines unités spéciales, l'adhésion enflammée d'une partie de la population de souche européenne égarée de craintes et de mythes, l'impuissance des responsables submergés par la conjuration militaire. Ce pouvoir a une apparence : un quarteron de généraux en retraite5 ; il a une réalité : un groupe d'officiers partisans, ambitieux et fanatiques. Ce groupe et ce quarteron possèdent un savoir-faire limité et expéditif, mais ils ne voient et ne connaissent la nation et le monde que déformés au travers de leur frénésie. [...]
« Cinq cent mille gaillards munis de transistors », comme dira le général de Gaulle à propos du contingent, ont entendu son appel à l'obéissance et à l'aide ainsi que son interdiction d'obéir aux officiers rebelles. Des unités d'appelés refusent d'obéir aux ordres des mutins, se soulèvent à leur tour et arrêtent les officiers putschistes en leur sein.
À 00 h 45, le premier ministre Michel Debré apparaît à la télévision et appelle la population à se rendre sur les aéroports « à pied ou en voiture », « dès que les sirènes retentiront », pour « convaincre les soldats engagés trompés de leur lourde erreur » et repousser les putschistes7 : il dramatise la situation en faisant croire qu'on s'attendait à des parachutages ou des atterrissages de troupes factieuses sur les aéroports8. Mais la consigne lancée par Debré dans son affolement aurait risqué, si elle avait été suivie, d'encombrer les voies conduisant aux aérodromes, et de gêner davantage la riposte des forces de l'ordre que les parachutistes factieux. [...]
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Lundi 24 avril
Le député Chérif Sid Cara, lui-même putschiste en 1958, en tant que président du conseil général d'Oran, publie avec vingt autres conseillers généraux un communiqué de soutien le 24 avril 1961 aux putschistes. Ils y « saluent avec ferveur l'aube d'une Algérie définitivement française, gage évident d'une fraternité réelle... », et « ... présentent l'hommage profondément ému de leur reconnaissance à l'armée française et à ses chefs dont ils se déclarent totalement solidaires... ».
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Mardi 25 avril
Les généraux putschistes se font acclamer une dernière fois.
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Le gouvernement français ordonne la mise à feu de la quatrième bombe pour des essais nucléaires à Reggane (Gerboise verte) afin que l'engin nucléaire ne puisse tomber dans les mains des généraux putschistes10.
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Mercredi 26 avril
Progressivement, les troupes ayant suivi les généraux se rendent. Les insurgés se retirent avec les parachutistes à Zeralda à 30 km d'Alger. Le commandant Denoix de Saint-Marc, qui avait le premier suivi les généraux, se constitue prisonnier. Le général Challe se rend aux autorités (il est aussitôt transféré en métropole). Le putsch a échoué, mais l'article 16 reste en vigueur pendant cinq mois pour éviter tout nouveau soulèvement.
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Sanctions
220 officiers sont relevés de leur commandement, 114 sont traduits en justice et le groupement des commandos de l'air ainsi que les trois régiments ayant pris part au putsch sont dissous par ordre du chef de l'État ; il s'agit du 1er régiment étranger de parachutistes, du 14e régiment de chasseurs parachutistes et du 18e régiment de chasseurs parachutistes.
Environ un millier d'officiers hostiles à la politique du gouvernement ou par solidarité avec les putschistes démissionnent à cette période, soit 3 % des officiers d'active de l'armée française11.
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Procès et amnisties
Le Haut Tribunal militaire condamne Challe et André Zeller à 15 ans de réclusion. Ils sont amnistiés et réintégrés dans leurs dignités militaires cinq ans plus tard. Salan et Jouhaud s'enfuient, avant d'être arrêtés et condamnés, le premier à la détention à perpétuité, et le second, qui était pied-noir, à la peine de mort (qui fut ensuite commuée). Les partisans acharnés de l'Algérie française entrent dans l'action clandestine avec l'Organisation armée secrète (OAS). Salan et Jouhaud en prennent la tête avec Jean-Jacques Susini. Les condamnations pénales sont effacées par la loi d'amnistie de juillet 1968.
Les généraux putschistes encore vivants sont réintégrés dans l'armée (corps de réserve) en novembre 1982, par une loi d'amnistie.
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[Entretien avec sa fille Marie-Geneviève - La Nouvelle République du Centre-Ouest du 16/4/2011 - Propos recueillis par Vincent Buche - http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/People/n/Contenus/Articles/2011/04/16/Putsch-des-generaux-la-fille-d-Andre-Zeller-temoigne]
Marie-Geneviève Lallemand-Zeller, fille de l'un des quatre généraux putschistes d'Alger, a accepté de revenir sur une période douloureuse de sa vie. Nous l'avons rencontrée dans son château de la Fuye, près de Loudun (Vienne) où elle réside une partie de l'année.
  • Quel âge aviez-vous au moment du putsch?
  • En 61, j'avais vingt ans. J'habitais chez mes parents, rue de Marignan à Paris, avec les plus jeunes de mes frères et sœurs.
  • Votre père vous avait-il mis au courant de ses intentions?
  • C'était archi-secret! J'ai appris qu'il était parti, le matin en regardant les journaux. Il n'a rien dit à ses enfants. A ma mère, il a juste confié ces paroles : « Écoute la radio, tu entendras quelque chose demain... » En cette période, nous le voyions réagir à toutes les décisions prises sur l'Algérie.
  • Quand avez-vous revu votre père?
  • Quand il s'est rendu aux autorités militaires à Alger. Nous l'avons vu arriver à la prison de la Santé et nous sommes allés le voir. La Santé n'était pas un endroit réjouissant.
  • C'est là qu'il a attendu son procès. Ensuite, il a été transféré à Clairvaux, puis à Tulle. Il avait été condamné à 15 ans de prison mais il a été gracié au bout de cinq ans.
  • Vous souvenez-vous de ce qu'il a dit à son retour en métropole?
  • Il est rentré en disant: « C'est mon devoir de m'expliquer » car beaucoup d'officiers les avaient suivis...
  • Comment se passaient les visites, à Tulle?
  • C'était dur. Ma mère avait un droit de visite simplement de deux jours par semaine. Elle groupait quatre jours tous les 15 jours en raison de l'éloignement de la prison.
  • Nous y allions aussi, parfois. Mon père n'avait pas évidemment de droit de sortie. Quand mon frère a épousé une jeune fille de Brive, il n'a pu aller au mariage. Il n'est jamais sorti de sa prison. C'était dur pour lui mais il ne nous en a jamais rien laissé paraître.
  • Et sur le plan matériel, comment cela se passait-il?
  • Ma mère touchait l'équivalent d'une retraite de veuve, avec quatre enfants à charge. Mais il y a eu beaucoup d'entraide familiale et amicale.
  • En 1966, le général Zeller est libéré.
  • Oui, pour ses 7 enfants, c'était formidable. Je me souviens: j'étais en train de lui rendre visite avec mon premier bébé qui avait un mois... J'étais allée le lui présenter. C'était le 13 juillet. Le gardien-chef de la prison est venu le soir quand je repartais et il m'a dit : « Je crois qu'il y a quelque chose pour votre père demain ». En effet, nous avons appris qu'il allait être libéré le 14 juillet. J'avais une sœur avec moi: nous avons prévenu tout le monde et tous ensemble sommes allés accueillir notre père qui a rejoint sa propriété dans le Berry, à Menetou-Salon.
  • Et ensuite, où a-t-il fini sa vie?
  • Il est retourné vivre à Paris, dans un petit appartement avec maman. Nous avons une sœur handicapée, trisomique. Comme la fille de de Gaulle. Papa a été très attentif à elle.
  • André Zeller parlait-il beaucoup de cet épisode de sa vie?
  • Il n'a pas fait peser son passé sur nous et a continué à s'intéresser à beaucoup de choses. Par exemple, au nucléaire. Il était contre l'énergie nucléaire civile. Il disait que c'était trop dangereux.
  • Mon Père avait un grand goût pour l'histoire, il a écrit un livre sur la Commune de Paris.
  • Nous étions admiratifs de la façon dont il avait supporté ces cinq ans de détention. Il ne s'est pas replié sur lui mais il attendait que nous lui posions des questions.
  • Quel était son état d'esprit? En voulait-il à quelqu'un?
  • Il en voulait à de Gaulle pour la manière dont il avait largué l'Algérie. Il aurait aimé que de Gaulle comprenne mais même quand il était en activité, comme chef d'État-major des Armées, il revenait en disant: « Non, on n'arrive pas à se comprendre avec de Gaulle. »
  • Il nous disait « Cela a été très dur pour ma famille .» Mais il ne pouvait pas s'empêcher de mener cette action. Il n'a jamais regretté: c'était son devoir, son engagement.
  • Il trouvait curieux qu'on puisse lui enlever ses décorations, lui qui s'était engagé en 1915, à 17 ans. Mais il ne ressassait rien. Ce qu'il y a d'extraordinaire, c'est que ma mère ne lui a jamais dit: « Qu'est-ce que tu as fait là?"
  • Que pensait-il de l'action de l'OAS?
  • Ça, il n'en parlait pas beaucoup. Il était très discret là, sur ça. Mon père n'aimait pas les excès. On peut dire que c'était un intellectuel, papa. On entend dire de temps en temps qu'on lui en voulait particulièrement parce qu'il avait été le cerveau de ce qui s'était tramé.
  • Et, vous, que vous reste-t-il de ces années-là?
  • C'est loin, tout ça. Mes enfants, tout en vouant une grande admiration à leur grand-père, voient qu'il faut aller de l'avant et s'intéresser à d'autres problèmes.
Créé le 02/01/2015
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Ascendant pivot de sa conjointe, son SOSA 6 (grand-père maternel) est Adrien DE MAUROY (cousinage(s)) avec pour ascendant(s) référent(s) Jean Ier HENNEQUIN, Guillaume II DES ESSARTS

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André ZELLER


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