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Note à tous les éditeurs : N'oubliez pas de scrupuleusement respecter le standard de saisie défini pour notre base, notamment en utilisant systématiquement le Dictionnaire des Lieux (voir Chronique Familiale, Ch.5). JHF juillet 2012


(Charles-Aimé IRVOY)


  • Né le 25 novembre 1824 - Vendôme, 41100, Loir-et-Cher, France
  • Décédé le 18 mars 1898 - Grenoble, 38000, Isère, France , à l’âge de 73 ans
  • Statuaire. Prix de Rome

 Parents

 Union(s), enfant(s), les petits enfants et les arrière-petits-enfants

 Notes

Notes individuelles

Prix de Rome. Elève du sculpteur Grenoblois Victor Sappey créateur de la sculpture sur ciment et auteur entre autres des fameux "4 sans cul" de Chambéry.
Directeur de l'école de sculpture de Grenoble.

Aimé IRVOY, un chef de file

Il y a cent ans, le grand sculpteur prenait sa retraite. Après avoir dirigé pendant 41 ans l'école de sculpture de Grenoble, formé de nombreux artistes et produit une oeuvre étonnante.

Il étonnait tout le monde, le petit Irvoy. A un âge où l'enfant se plaît à dessiner des maisons bancales, des bonshommes plus ou moins bien campés, lui, il traçait déjà des paysages, des personnages superbement structurés. Mieux. Il aimait travailler les formes, et s'attaquait déjà à la sculpture avec tous les matériaux qu'il trouvait. Ne dit-on pas qu'à l'âge de douze ans il réalisa un buste si ressemblant de son père que beaucoup de personnes crurent qu'il s'agissait là d'une oeuvre d'un artiste accompli. Alors, la décision fut prise : la famille décida de lui faire suivre des cours de dessins.

L'homme... C'est à Vendôme, le 25 novembre 1824, qu'Aimé Irvoy est né. Et il est vrai que dès sa plus tendre enfance son goût artistique se révéla au grand jour. Il serait superflu d'écrire que ses progrès, aux cours de dessin, furent rapide. très rapides même. A l'âge de seize ans, il exposait déjà ses oeuvres à Tours. L'une d'elles, le portrait d'une jeune fille, remporta une médaille ! Quelques semaines plus tard, il était reçu à l'école des Beaux-Arts de Paris. C'est ainsi qu'il devint l'élève de Rarney et de Dumont, membres de l'institut. Il se fit remarquer tout de suite, fut classé maintes fois premier, glanant des médailles. En 1854 il remportait le second grand prix de Rome avec le groupe "Hector et son fils Astajanak'". C'était la consécration. Son talent, mais également son érudition, son caractère bon et aimable, l'introduisirent un peu partout dans les familles aisées de la capitale. Les commandes commençaient à aflluer. Sans doute ne songeait-il nullement à quitter Paris quand il apprit, en 1856, que la place de directeur de l'école de sculpture de Grenoble était vacante, et que M. Crozet, alors maire de la ville, appréciant, l'homme et son talent, souhaitait ardemment le voir occuper ce poste. C'est avec nostalgie qu'il quitta la capitale, se promettant d'y revenir souvent. Mais Grenoble lui plut. Et sa fonction aussi. C'est ainsi que, tout en continuant ses travaux artistiques, il resta pendant quarante et un an directeur de l'école de sculpture. Un de ses historiographes écrira en 1907 : "Sous son habile direction, les jeunes gens, tout en prenant le goût des arts, étaient arrivés à posséder des connaissances qui ont ouvert à beaucoup d'entr'eux une carrière honorable et lucrative".

... Et son oeuvre Les oeuvres les plus importantes d'Irvoy furent sans doute la statue en bronze du poète Ronsard, qui décore le square du musée de Vendôme, inaugurée solennellement en 1872 par Jules Simon, ministre de l'instruction publique, et la "Sentinelle gauloise", récompensée à l'exposition de 1878, offerte par lui-même à la ville de Grenoble, et longtemps exposée sur les quais de l'Isère, près de l'entrée du jardin de ville.

Parmi l'abondante et très variée production d'Irvoy, il convient de signaler des grandes statues (notamment pour des églises), des monuments (comme ceux du curé Gérin où de Duvaure, à Saint Roch), de nombreux bas-reliefs (ceux du chemin de fer de Sceaux, des hospices de Grenoble, de l'asile Saint-Robert, etc.). On lui doit-aussi un grand nombre de bustes en marbre ou en bronze, qui ont figuré aux salons de Paris, notamment ceux de la comtesse d'Agoult, de M. Réal, de Barnave (musée de Versailles), de Bayard et Lesdiguières (façade de la préfecture de l'Isère), etc. Aimé Irvoy a réalisé également plusieurs centaines de médaillons, dont les plus connus sont : le maréchal Randon, la famille Réal, la famille Robert, etc. Sans oublier quinze grands médaillons de naturalistes.

Le grand artiste, qui fit tant pour les Beaux-Arts à Grenoble, n'aura pas profité longtemps de sa retraite. Il s'éteignit le 18 mars 1898, alors qu'il allait encore exécuter des oeuvres importantes dont il avait esquissé les ébauches peu de temps auparavant.

Claude MULLER

 Sources

  • Personne, famille: Alain Aussedat: (juillet 2004)

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

     
 
 
 
François IRVOY   Sophie GUYOT
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Aimé IRVOY 1824-1898


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