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Note à tous les éditeurs : N'oubliez pas de scrupuleusement respecter le standard de saisie défini pour notre base, notamment en utilisant systématiquement le Dictionnaire des Lieux (voir Chronique Familiale, Ch.5). JHF juillet 2012


Marquis de Brunoi

  • Né en 1690 - Moirans, 38430, Isère, France
  • Décédé le 10 septembre 1766 - Brunoy, 91800, Essonne, France , à l’âge de 76 ans

 Parents

 Union(s), enfant(s) et les petits enfants

 Fratrie

 Relations

 Notes

Notes individuelles

Jean Paris de Montmartel était le puîné de quatre frères qui furent de brillants financiers et d'adroits conseillers, accédant à des fonctions officielles, participant étroitement aux affaires de l'État et intervenant dans la politique générale, quatre frères, aux destins liés et tout à fait étonnants, qui jouèrent un rôle important en France au XVIIIe siècle. Antoine Paris (1668-1733), Claude Paris de La Montagne (1670-1745), Joseph Paris Duverney (1684-1770) et Jean Paris de Montmartel (1690-1766) furent élevés à l'auberge à l'enseigne de La Montagne que leur père tenait à Moirans, près de Grenoble. Or, Moirans était sur la route des convois de vivres destinés aux armées françaises en Italie. En 1693, pour acheminer rapidement leur marchandise, les munitionnaires de Louis XIV, gens d'affaires qui affermaient le ravitaillement des armées, prirent pour guides, à travers les sentiers montagnards, les frères Paris. C'est l'origine, véridique mais incroyable, de leur fortune. Les deux aînés partirent pour Paris où ils débutèrent comme employés dans les bureaux des munitionnaires. Duverney et Montmartel les y rejoignirent après avoir été soldats un court moment. Leur entente fera leur force. Antoine deviendra l'intendant général de l'armée de Flandre en 1704. Duverney couronnera sa carrière par la fondation, en 1751, de l'Ecole militaire, dont il sera le premier intendant. Montmartel, quant à lui, acheta dès l'âge de vingt-cinq ans la charge de trésorier des Ponts et Chaussées (1715). Puis il devint garde du Trésor royal, le plus lucratif des emplois financiers. Lorsqu'en 1721 il accepta d'être le parrain de la petite Jeanne-Antoinette Poisson, fille de l'un de ses protégés, pouvait-il s'imaginer que sa filleule deviendrait la marquise de Pompadour, qu'il serait son banquier le plus fidèle et qu'il joindrait ses efforts à ceux de la favorite pour épargner à Louis XV de lourds soucis matériels?

Fait rare à son époque, Montmartel menait les affaires avec une stricte probité. Conseiller d'Etat, banquier de la Cour, reconnu sur toutes les places d'Europe pour la sûreté de ses opérations, il demeurait un travailleur méthodique, assidu, préférant, autant que ses frères, la réalité souterraine du pouvoir a des honneurs éphémères. Il possédait à Paris l'hôtel Mazarin, un logement au château de Versailles, et le domaine de Brunoy en Ile-de-France, qu'il avait acheté grâce à sa fortune et qui, pour lui, fut érigé plus tard en marquisat (1758). De ses trois mariages, il ne lui resta qu'un fils né en 1748, le marquis de Brunoy, héritier de son immense patrimoine, tristement célèbre par ses extravagances et qui mourut sans postérité (cf. Robert DUBOIS-CORNEAU, Paris de Monmartel, Paris, 1917 et S. SPETH HOLTERHOFF, Jean Paris de Montmartel (1690-1766), dans Revue de la Banque, Bruxelles, NÉ 7-8,1961).

Le très beau portrait de Jean Paris de Montmarrel que le musée Antoine Lécuyer offre à la vue du visiteur fut exposé au Salon de 1746. Le châtelain de Brunoy est âgé d'une cinquantaine d'années. L'abbé Pierrard, curé de Sampigny (Montmartel était aussi comte de Sampigny), disait que "c'était un homme beau de corps et de visage, extrêmement grand et bien fait". Le visage aux yeux sombres, au nez allongé, respire l'intelligence et la sérénité. L'habit de velours gris laisse voir une doublure de fourrure blanche. Les mains sont glissées dans un manchon de fourrure brun dont on ne discerne que la partie supérieure. L'usage de la perruque empêche le chapeau, ici un tricorne en feutre noir galonné d'or, de prendre place sur la tête. Aussi, comme Jean Monnet, d'Alembert ou précisément Jean Paris de Montmartel, le tient-on presque toujours sous le bras. On notera, par ailleurs, que cette longue perruque bouclée, qui n'est plus guère portée à l'époque que par les personnes exerçant de hautes fonctions ou certaines professions libérales, encadre ici un visage sympathique et puissant à la fois, à la bouche imperceptiblement entr'ouverte et au regard volontaire tourné vers le spectateur. Enfin, comme Rousseau ou de la Reynière, l'illustre financier est représenté assis sur un siège dont la partie supérieure est indiquée.

Ce portrait compte parmi les rares oeuvres à ne pas provenir de l'atelier de l'artiste. Il fut offert en 1932 par la Société des Amis du Musée de La Tour, avec la participation de D. DavidWeill, à qui l'on doit également, donné la même année, à l'occasion de la réouverture du musée après sa reconstruction, le très beau dessin à la mine de plomb dû à Charles-Nicolas Cochin (1715-1790) et qui montre Jean Paris de Montmartel assis dans son cabinet auprès de son bureau à cylindre (H. 0,72 x L. 0,54; numéro d'inventaire : LT 132. A propos de ces dons, cf. Catalogue de l'exposition Donations de D. David-Weill aux Musées français, Paris, Orangerie des Tuileries, 1953, pp. 280-284, numéros 939 et 941. Cochin s'est inspiré du portrait de La Tour pour exécuter son dessin, ce que confirme la gravure que Cathelin a réalisée en 1775 d'après le dessin de Cochin. Il est indiqué, dans la légende, que la tête est empruntée à La Tour. Un exemplaire de cette gravure est également conserve au musée de Saint-Quentin : H. 0,63 x L. 0,435; numéro d'inventaire : LT 135. On sait, par ailleurs, que le portrait de La Tour servit aussi à Cozette qui en réalisa une tapisserie aux Gobelins. On peut supposer que l'oeuvre du pastelliste fut exactement reproduite : en effet, la tapisserie, dont la localisation actuelle est inconnue, fut exposée au Salon de 1765 et Diderot s'écria alors : "C'est à s'y tromper. C'est le tableau").

Le musée Antoine Lécuyer possède un autre portrait de Paris de Montmartel : étude poussée ou réplique? Quoi qu'il en soir, ce second portrait (acquis en vente publique, à Paris, en 1922), n'est qu'une réduction, dans un format rectangulaire, du grand portrait de forme ovale (mauvais état de conservation).

Enfin, on rapprochera de ce grand portrait ovale, une très belle étude (provenant de l'atelier de l'artiste) réalisée pour un portrait inconnu, en laquelle on a cru reconnaître autrefois, à tort, les traits du sculpteur René Frémin (portrait conservé au musée du Louvre, à Paris). A vrai dire, cette étude offre de troublantes similitudes avec le marquis de Brunoy : grand nez busqué, narine droite relevée, lèvres minces, pli de la paupière droite retombante. Si rien ne permet d'attester l'identification du modèle, l'hypothèse émise par Elie Fleury et Gaston Brière (op. cit., éd. 1954, p. 77) mérite d'être retenue. Dans ce visage vu en face, légèrement tourne vers la droite, modelé par une douce lumière venant de la gauche (qui rappelle celle du portrait achevé) transparaît, à travers les sourcils à peine froncés, un regard pénétrant et la larme qui perle au coin de l'oeil gauche, une certaine inquiétude, celle-là même peut-être qui habitait le financier se désolant, au soir de sa vie, de voir la guerre de Sept Ans épuiser les ressources de l'Etat. Pourquoi ne pas supposer, en effet, que Maurice-Quentin de La Tour ait réalisé cette préparation en vue d'un autre portrait de son ami exécuté plus tard, vers les années 1760, alors que ce dernier avait choisi de se retirer sur ses terres et en son château de Brunoy? A moins encore qu'il ne s'agisse de l'un des trois frères de Jean Paris. Dans ce cas, ce ne pourrait être, semble-t-il, que Duverney (cf. Elie FLEURY, Catalogue De La Tour, Saint-Quentin, 1897, p. 8, nÉ 59).

  • Epousa l'arrière-arrière-petite-nièce du duc de Sully.

 Sources

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

             
     
     
     
Jonas PÂRIS   ? ?    
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Jean PÂRIS   Justine TRENONAY
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Jean PÂRIS de MONTMARTEL, Marquis de Brunoi 1690-1766


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