Message d'information du propriétaire de l'arbre

close

Note à tous les éditeurs : N'oubliez pas de scrupuleusement respecter le standard de saisie défini pour notre base, notamment en utilisant systématiquement le Dictionnaire des Lieux (voir Chronique Familiale, Ch.5). JHF juillet 2012


marquise de Pompadour (7 juillet 1745)

  • Née le 29 décembre 1721 - Paris, 75000, Paris, France
  • Baptisée le 30 décembre 1721 - Saint-Eustache - Paris, 75001, Paris, France
  • Décédée le 15 avril 1764 - Versailles, 78000, Yvelines, France , à l’âge de 42 ans
  • Inhumée - Chapelle des Capucins - Paris, 75005, Paris, France

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Fratrie

 Relations

 Notes

Notes individuelles

Ses origines
C'est dans une famille honorable et modeste originaire du diocèse de Langres en Bassigny que naquit Jeanne Antoinette Poisson. Son père possédait le titre d'écuyer et de courrier du corps du duc d'Orléans ainsi que celui de commis principal des frères Pâris qui dirigeaient alors l'économie du royaume par leur banque.

Une conspiration mit fin à cet avenir qui promettait d'être brillant. Une commission le déclara débiteur de 232000 livres au trésor royal et il du s'exiler en Allemagne. De ce fait, la mère de Jeanne, Louise Madeleine de la Motte, se retrouva seule avec ses deux enfants. Elle devait sa particule roturière à son grand père pourvoyeur des armées du roi et fournisseur de viandes de l'Hôtel des Invalides.

De cette union naquirent deux enfants :
Jeanne Antoinette (1721-1764)
Abel né en 1725, déclaré marquis de Marigny, directeur général des bâtiments du roi Louis XV.
Le père de Jeanne, avant son départ, avait décidé de confier sa fille - alors âgée de cinq ans - aux Ursulines, du couvent de Poissy. Elle en sortit à l'âge de neuf ans. Sa mère avait alors refait surface financièrement grâce à l'héritage de ses parents. Elle était solidement implantée dans le milieu de la finance où elle comptait tous ses amis. Elle y côtoyait les plus grands écrivains de son temps ainsi qu'une partie de la noblesse (Richelieu, Montesquieu, ou encore Marivaux). Elle fit bénéficier à sa fille de la meilleure éducation possible en lui offrant des professeurs exceptionnels.

La jeune fille approchait de ses 20 ans lorsque son oncle, Lenormand de Tournehem (amant de sa mère) décida de la marier avec un de ses neveux héritiers: Charles Guillaume seigneur d'Etiolles, sous-fermier général et chevalier d'honneur du présidium de Blois. Ce n'était pas un mariage d'amour mais Jeanne s'efforça de le rendre heureux. Très vite enceinte d'un premier enfant, un fils, qui ne vécut pas, elle accoucha ensuite d'une petite fille, Alexandrine le 10 août 1744.
Sa liaison avec le roi
C'est durant l'été 1743, dans la forêt d'Etiolles, que Jeanne vit le roi pour la première fois. Voulant rencontrer le souverain, elle avait envisagé de demander l'attribution du titre de fermier général à son mari par l'intermédiaire d'un parent : le baron de Marchais, premier valet de chambre du dauphin. Le projet fut vite abandonné, la rencontre devant se faire plus naturellement.

C'est à l'occasion du grand bal de l'écurie, au mois de février 1745 que Jeanne dansa avec le roi. Elle reçut une invitation pour le bal masqué qui devait avoir lieu le lendemain. Elle portait une tunique de Diane, et sa coiffure était surmontée d'un croissant de diamants. Le roi ne se présenta que vers 2 heures du matin. Les courtisans virent apparaître huit ifs taillés comme ceux du parc de Versailles. Impossible dès lors de savoir qui était le roi à moins de regarder dans la direction de Jeanne.

C'est à partir de ce moment que débuta la liaison. La jeune femme succédait aux trois soeurs de Nestle: mesdames de Mailly, de Vintimille et de Châteauroux toutes trois déclarées successivement maîtresses officielles du roi.

Début Mai, l'oncle de Jeanne déposa au greffe du Châtelet une demande de séparation dans laquelle elle renonçait à la communauté et demandait la restitution de sa dot.

Pendant ce temps, Louis XV cherchait à titrer Jeanne. Le marquisat de Pompadour en déshérence venait d'être légué au prince de Conti suite au décès de son héritière Françoise de Pompadour marquise de Hautefort.

Elle fut donc anoblie le 7 juillet 1745. Il lui fallut attendre le 14 septembre pour être présentée à la reine Marie Lecsinska. Pendant la durée de sa faveur, l'influence qu'elle eut sur le roi ne fut pas toujours bénéfique. Elle contribua à engager la France dans la guerre de sept ans en faisant signer à Versailles les deux traités de 1756 et 1759 qui alliaient étroitement notre pays à la politique de l'Autriche. Néanmoins, ce fut la grande protectrice des hommes de lettres, philosophes et artistes tel que Voltaire. Elle créa également la manufacture de Sèvres en 1756, défendit l'Encyclopédie de Diderot en 1752 et protégea le duc de Choiseul.
La fin de sa vie
Durant les dernières années de sa vie, elle sut rester l'amie la plus fidèle du roi. Bien que ce dernier l'ait délaissée pour les jeunes courtisanes du parc aux cerfs, il la combla de présents tels que l'hôtel d'Evreux qui devait passer à la postérité sous son nom actuel : l'Elysée. Il lui offrit également les châteaux de Choisy-le-Roi et Crécy en 1746, et lui fit construire en 1750, le château de Bellevue dont il ne reste rien, un marchand de bien l'ayant vendu pierre par pierre à la révolution.

Il resta toujours au près de cette femme qui l'avait tant aimé et qui aurait tellement souhaité lui donner un enfant. Hélas leur liaison resta stérile. Madame de Pompadour fut blessée dans sa chair le jour où elle apprit la mort de sa fille à l'âge de neuf ans. Une appendicite maligne l'avait foudroyée alors que s'ouvrait à elle un avenir des plus prometteurs. Ayant toujours été d'une constitution fragile et Versailles n'étant qu'un couloir de courants d'air, Madame de Pompadour tomba malade. Ce fut une maladie lente qui atteint ses poumons. Elle s'éteignit le 15 avril 1764 à l'âge de 43 ans.

Ce fut la seul personne étrangère à la famille royale qui décéda à Versailles, car il était interdit qu'un cadavre séjourne au palais ne pouvait y mourir que les princes de sang. Son corps fut exposé à l'hôtel des Réservoirs, dans une chapelle ardente. Aucun membre de la famille royale ne vint lui rendre un dernier hommage. Le roi ordonna des funérailles ducales. Elle fut inhumée auprès de sa mère et de sa petite fille à la chapelle des Capucins place Vendôme dont il ne reste rien aujourd'hui.

 Sources

  Photos & documents

{{ media.title }}

{{ media.short_title }}
{{ media.date_translated }}

 Aperçu de l'arbre

François POISSON   Anne-Geneviève Gabrielle LE CARLIER       Jean de LA MOTTE   Marguerite MION    
|
8
  |
9
    |
12
  |
13
 



   


 
|     |  
Claude I POISSON 1631-1694   Marie MARANJÉ   Jean de LA MOTTE †1737   Marie Louise THIERCELIN
|
4
  |
5
  |
6
  |
7



 


|   |
François POISSON 1684-1754   Louise Madeleine de LA MOTTE
|
2
  |
3



|
Jeanne Antoinette POISSON, marquise de Pompadour 1721-1764


  1. gw_v5_tour_1_title

    gw_v5_tour_1_content

  2. gw_v5_tour_2_title (1/7)

    gw_v5_tour_2_content

  3. gw_v5_tour_3_title (2/7)

    gw_v5_tour_3_content

  4. gw_v5_tour_3bis_title (2/7)

    gw_v5_tour_3bis_content

  5. gw_v5_tour_4_title (3/7)

    gw_v5_tour_4_content

  6. gw_v5_tour_5_title (4/7)

    gw_v5_tour_5_content

  7. gw_v5_tour_6_title (5/7)

    gw_v5_tour_6_content

  8. gw_v5_tour_8_title (6/7)

    gw_v5_tour_8_content

  9. gw_v5_tour_7_title (7/7)

    gw_v5_tour_7_content

  10. gw_v5_tour_9_title

    gw_v5_tour_9_content