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 Chronique familiale




 Les origines

"Silvestre : cette famille est d'origine écossaise. Vers le commencement du XVIème siècle, après avoir perdu ses biens à la suite des événements qui troublèrent l'Ecosse à cette époque, une branche passa en Lorraine, s'adonna aux Arts et vint s'établir en France en 1631. " d'après Frantz de Silvestre - 1900 - lettre au Vicomte de Royer Saint-Micourt, Directeur du Gotha Français.

Nous ne disposons à vrai dire d'aucun document de cette époque prouvant l'origine écossaise de la famille. Les recherches, effectuées tant au 19ème siècle que récemment, n'ont permis d'établir aucun lien entre la famille Silvestre et son supposé pays d'origine. Plusieurs éléments viennent cependant à la défense de cette hypothèse, à laquelle nous nous rallierons :

  • Les premiers membres connus de la famille, Marin et Gilles, sont parfois désignés sous le nom de " Silvester " par des biographes proches de leur époque, nom qui relève sans conteste d'une origine anglo-saxonne ;
  • De plus, l'origine écossaise des Silvestre est solidement ancrée dans la tradition familiale et ce dès les premières générations installées en France. Elle est notamment mentionnée dans les lettres de noblesse accordées à Louis et à son neveu Nicolas-Charles au 18ème siècle.
  • Enfin, le contexte historique de l'époque favorise cette possibilité : la Lorraine a servi de terre d'exil à beaucoup de familles catholiques écossaises, chassées par les guerres de religion au 16ème siècle. Marie Stuart s'est elle-même réfugiée à plusieurs reprises chez son oncle le Duc de Lorraine, alors champion du catholicisme.

Quant à la date exacte de passage en Lorraine, elle se situe probablement au cours du 16ème siècle, les différents documents dont nous disposons aujourd'hui la situant entre le début du 16ème et le début du 17ème siècle.

Une autre branche de la famille serait passée d'Ecosse en Bourgogne à la même époque, où sa trace a été perdue. Edouard de Silvestre, dans son ouvrage " Renseignements sur quelques peintres et graveurs des XVIIe et XVIIIe siècles ", avance l'hypothèse que le graveur Israël Silvestre le vieux, actif à Anvers en 1542, en serait issu. Il faut en effet se rappeler que les états de Belgique étaient passés à cette époque sous domination allemande, sous le nom de " Cercle de Bourgogne ", par le mariage de Marie de Bourgogne avec l'Archiduc Maximilien d'Autriche. De plus, nous n'avons jamais eu connaissance qu'un membre de la famille, portant le nom de Silvestre, se soit établi dans la province française de Bourgogne. Quoi qu'il en soit, le lien entre Israël Silvestre et un autre graveur, portant le même nom et travaillant à Anvers un siècle plus tôt, reste une énigme.

 Les Fondateurs

Marin Silvestre

On ne connaît pas grand chose de la vie de Marin Silvestre, qui résidait à Nancy à la fin du 16ème siècle. Ses dates de naissance et de décès restent inconnues, ainsi que le nom de sa femme et ceux de ses parents. Il est désigné sur l'acte de mariage de son fils, Gilles, en 1618, comme " cordonnier à Nancy ", en qualité de témoin.

Tout ce que nous savons de lui est donc qu'il était encore vivant lors du mariage de son fils. Est-ce Marin, ou ses parents, qui fit le voyage d'Ecosse pour rejoindre le duché de Lorraine ? 

Gilles Silvestre, Peintre verrier

Gilles Silvestre, dont on ne connaît pas la date de naissance mais que l'on peut vraisemblablement situer entre 1590 et 1595, débute sa carrière comme cordonnier, probablement auprès de son père. Il épousa à Saint-Epvre de Nancy, le 5 août 1618, Elisabeth, fille de Claude Henriet et d'Adrienne de Rambervilliers. C'est avec son beau-père qu'il s'initia à la peinture pour entreprendre finalement une carrière artistique comme peintre verrier.

Claude Henriet était originaire de Châlon en Champagne et assez bon peintre. On lui doit en particulier les vitraux de la cathédrale de Châlon qui firent sa réputation, ainsi que plusieurs Vierge à l'Enfant. Vers 1586, appelé auprès du Duc Charles II, il s'installe en lorraine où il occupe rapidement la charge de premier peintre. Il enseigne le dessin et la peinture à Gilles, en même temps qu'à son fils Israël Henriet et au graveur Jacques Callot, qui restèrent amis jusqu'à la mort de ce dernier.

Gilles Silvestre passe pour avoir poussé assez loin l'art de la peinture sur verre et bénéficia de la protection du Duc de Lorraine dont il devint peintre verrier. On ne connaît malheureusement aujourd'hui aucune œuvre de sa main dont l'attribution soit suffisamment certaine pour juger de ses talents.

Gilles et Elisabeth eurent au moins 4 enfants, dont François, né vers 1620, dessinateur et graveur connu pour avoir gravé des paysages, Israël; également graveur et dessinateur dont l'œuvre est passée à la postérité et Jeanne, plus jeune que ses deux frères.

Les dates de décès de Gilles et de Elisabeth ne nous sont pas connues mais se situent probablement en 1631, au cours de la grande peste qui désola Nancy entre 1630 et 1637. C'est en effet durant cette année qu'Israël rejoint à Paris son oncle maternel Israël Henriet, ayant perdu toute sa famille.

Documents :

  • Acte de mariage de Gille Silvestre et Elisabeth Henriet le 5 août 1618

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