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Jeanne Marie le GUILLOU
(Jenny le GUILLOU)


  • Née le 30 vendémiaire an IX (22 octobre 1800) - PLEYBEN (29)
  • Décédée le 13 novembre 1869 - PARIS (75006) , à l’âge de 69 ans
  • Inhumée en novembre 1869 - PARIS (75020)
  • Gouvernante du peintre Eugène DELACROIX
3 médias disponibles 3 médias disponibles

 Parents

  • Jean le GUILLOU, né le 2 décembre 1766 - PLEYBEN (29), décédé le 18 novembre 1834 - PLEYBEN (29) à l’âge de 67 ans, Couvreur
    Marié le 28 vendémiaire an VI (19 octobre 1797), PLEYBEN (29), avec
  • Jeanne Marie le VELLY, née le 12 novembre 1772 - PLEYBEN (29), décédée le 2 février 1848 - PLEYBEN (29) à l’âge de 75 ans

 Union(s) et enfant(s)

 Frères et sœurs

 Notes

Notes individuelles


Jenny le GUILLOU jeune fille, portrait présumé


Jenny le GUILLOU



Cette Bretonne d'origine modeste, «montée» à Paris vers les années 1816, devient couturière de la famille de M. Pierret, condisciple de lycée du peintre Eugène Delacroix. Entrée au service de ce dernier en 1835, elle sera sa gouvernante jusqu'à sa mort. Acquérant une autorité croissante, elle devient en fait la confidente du peintre et sa collaboratrice, préparant sa palette, organisant son emploi du temps et ses expositions. L'artiste lui a fait don d'une vingtaine de ses œuvres dont son autoportrait au «gilet vert», un portrait d'elle et un autre de sa fille. C'est entre ses mains qu'il rend son dernier souffle. Jenny ne lui survit que six ans et repose, non loin de lui, au Père-Lachaise.



Elle fut gouvernante, amie et confidente du peintre Eugène Delacroix, qui lui fit son portrait vers 1840, (exposé au musée Eugène Delacroix ; donation Jenny le Guillou).
Officiellement, Delacroix rencontre en 1833 Jenny Le Guillou chez son ami Pierret, condisciple de lycée, où elle est couturière (Institut Culturel de Bretagne). Il semblerait qu'il la connaissait déjà vers 1820 (voir : Une prière pour Baudelaire).
Jeanne-Marie Le Guillou, dite Jenny, entre au service du peintre Eugène Delacroix vers 1835, et prit progressivement une place de plus en plus importante dans la vie de du peintre, elle y restera jusqu’à la mort de l’artiste, recueillant son dernier souffle le 13 août 1863.

Elle fut sa fidèle gouvernante, presque sa garde du corps, veillant sur son maître et ami avec un dévouement total, épargnant au peintre tout souci matériel. Au fil des ans, elle devint son amie et sa confidente. Eugène Delacroix dit d’elle en 1855, c’est «le seul être dont le cœur soit à moi sans réserve».

Alexandre Dumas l’évoque dans La causerie sur Delacroix, publiée dans le journal La Presse en 1864, en voici quelques lignes : «Delacroix racontait que c’est en peignant Marino Faliero qu’il avait trouvé sa théorie des couleurs. Il lui fallait, pour son doge décapité et ses sénateurs, des manteaux d’or, et il avait inutilement employé les jaunes les plus éclatants : ses manteaux étaient restés ternes. Il résolut d’aller au Louvre étudier les Rubens, pour essayer de ravir à cet autre titan le feu du ciel. Il chargea alors sa camérière, sa gouvernante, sa bonne, sa Jenny le Guillou, d’aller chercher un cabriolet. Jenny vint au bout d’un quart d’heure annoncer que le cabriolet était à la porte».

Baudelaire raconte : «un dimanche, j'ai aperçu Delacroix au Louvre, en compagnie de sa vieille servante, celle qui l'a si dévotement soigné et servi pendant trente ans, et lui, l'élégant, le raffiné, l'érudit, ne dédaignait pas de montrer et d'expliquer les mystères de la sculpture assyrienne à cette excellente femme, qui l'écoutait d'ailleurs avec une naïve application ». L'anecdote rapportée par l'écrivain témoigne de l'affection du maître pour sa gouvernante qui lui était devenue «plus chère qu'une sœur».

Dans son journal 1822-1863 Delacroix cite Montesquieu, Diderot, les philosophes grecs, tant d’autres encore avec naturel, comme cela lui vient sous la plume. Il lit Dumas avec autant de plaisir. Ses amis sont George Sand, Chopin, Mérimée… Amoureux des femmes, Lisette, Laure, telle ou telle maîtresse de maison, aristocrate, domestique rencontrée dans un train, silhouette entrevue, il ne dissocie jamais l’érotisme et le regard du peintre. Son amour au long cours va à Jenny le Guillou. Gouvernante, maîtresse, confidente, avec qui il discute aussi d’art. «Jenny me disait hier…»

La reconnaissance du maître :

Avant de mourir, Delacroix a tenu devant notaire à rédiger son testament et à remercier en particulier Jenny le Guillou qui l'avait fidèlement servi. Il lui a non seulement légué une somme de cinquante mille francs, deux montres, les portraits en miniature de son père et de ses deux frères, mais il a également stipulé qu'elle devrait choisir parmi les meubles qui se trouvaient dans l'appartement de quoi «se composer le mobilier d'un petit appartement convenable». Delacroix avait émit le vœu que sa fidèle gouvernante et amie reposa près de lui, afin qu’elle veille sur lui pour l’éternité comme elle l’avait si bien fait de son vivant.

Jenny est décédée le 13 novembre 1869 à Paris VIe, au 18 de la rue Mabillon, et le plus justement du monde, elle prit place à deux pas du tombeau du peintre sous une simple dalle ne portant que ses initiales «J.G.» Une humble tombe pour celle dont le dévouement peut servir encore d’exemple de nos jours.

Lettre de Jenny le Guillou à Léon Riesener

Biographie par les amis du Père-Lachaise

Musée Delacroix

Jenny et Delacroix, pour comprendre Delacroix (Yves Sjöberg)
Jenny et Delacroix, Eugène Delacroix, sa vie et ses œuvres (E. Delacroix)
Jenny et Delacroix, Eugène Delacroix : documents nouveaux (Théophile Silvestre)

Journal d'Eugène Delacroix 1823-1850
Journal d'Eugène Delacroix 1850-1854
Journal d'Eugène Delacroix 1855-1863

Correspondance d'Eugène Delacroix
DELACROIX, 150è Anniversaire (fichier PDF 15 pages)
DELACROIX et les Charentes (fichier PDF 4 pages)

Extrait manuscrit du testament d'Eugène Delacroix

Jenny la Pleybennoise guidant Delacroix (Dimitri L'hours)
Anne-Lise Sérazin : Jenny Amie éternelle de Delacroix aux Editions L'Harmattan (2017), l'écrivaine s'inspire de documents connus qui servent de trame à son roman.

Naissance

Naissance - 30/vend/An09 - Pleyben (Bourg) LE GUILLOU Jeanne Marie fille de Jean, Couvreur , âgé de 35 ans et de Jeanne Marie LE VELLY, âgée de 26 ans Témoins : Yves GRALL, Bourg/ Jeanne Marie LE GUILLOU, Bourg Notes : le père signe Identifiant CGF de l'acte : N-1800-2916200-51279-18361 - (Relevé 'Etat civil NMD >=1793')

 Sources

  • Personne: AD29, AD75
  • Naissance: lieudit : le Bourg, Acte naissance
  • Décès: acte n°2372, Acte décès
  • Inhumation: cimetière du Père-Lachaise, 49eme division (2eme ligne)

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Henry le GUILLOU 1716-1762   Marie CORNEC ca 1716-1770   François le PAGE 1721-1756   Isabelle le QUÉRÉ 1717-/1774   Nicolas le VELLY 1721-1772   Jeanne KERBAUL 1719-1759   François GRALL 1710-   Marie Marguerite le GAILLART 1717-/1768
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Allain le GUILLOU 1745-1792   Marie le PAGE 1743-1815   François le VELLY 1745-1813/   Jeanne GRALL 1743-1809
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Jean le GUILLOU 1766-1834   Jeanne Marie le VELLY 1772-1848
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Jeanne Marie le GUILLOU 1800-1869


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