Claude Henri de ROUVROY de SAINT-SIMON
Claude Henri de ROUVROY de SAINT-SIMON
Sosa :1
Comte de Saint-Simon

  • Born 17 October 1760 (Friday) - Paris, 75, Ile-de-France, France
  • Deceased 19 May 1825 (Thursday),aged 64 years old
  • Buried 22 May 1825 (Sunday) - Père-Lachaise
  • Militaire, Economiste, Philosophe français, fondateur du saint-simonisme
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Claude-Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon, né à Paris le 17 octobre 1760 et mort le 19 mai 1825, est un militaire, économiste et philosophe français, fondateur du saint-simonisme. Ses idées ont eu une postérité et une influence sur la plupart des philosophes du XIXe siècle. Il est le penseur de la société industrielle française, qui était en train de supplanter la société d'Ancien Régime. L'historien André Piettre1 le décrit par la formule : « le dernier des gentilhommes et le premier des socialistes ».

Il est le cousin éloigné du duc de Saint-Simon, célèbre mémorialiste de la cour de Louis XIV et de la Régence.

Claude Henri, comte de Saint-Simon, né à Paris en 1760 descend d'une famille aristocratique, appartenant à la branche des Sandricourt natifs de Picardie. Son père, Balthasard-Henri de Saint-Simon, militaire comme son père avait eu 9 enfants dont Claude Henri, futur comte de Saint-Simon, l'ainé de ses fils.

Enfant plutôt turbulent, Claude-Henri de Rouvroy de Saint-Simon reçoit son éducation d'un précepteur qui lui transmet les enseignements de d'Alembert et de Rousseau. Il passe son enfance jusqu'en 1777 à Falvy où il s'intéresse à l’hydraulique.

Adepte des idées nouvelles, le jeune aristocrate s'engage à 17 ans dans l'armée de libération des États-Unis aux côtés de La Fayette et du comte de Rochambeau. À la bataille des îles Les Saintes, en avril 1782, il est fait prisonnier puis envoyé en Jamaïque, où il restera jusqu'en 1783, puis rentre en France la même année. À son retour il est nommé maitre de camp au régiment d'Aquitaine stationné à Mézières. L'école royale du génie de Mézières forme alors les ingénieurs militaires, lieu majeur d'enseignement technique avant la création de l'école polytechnique. Saint Simon a ainsi pu suivre les cours de mathématiques de Gaspard Monge. En 1785 il se rend en Hollande officiellement pour observer la situation politique du pays tout en prenant notes des techniques de construction des canaux. Ses connaissances lui serviront dès 1787 en Espagne, travaillant à la mise en place d'un canal entre Madrid et l'océan atlantique. La révolution française le ramène en Picardie, à Falvy et Peronne2.

Pendant la Révolution française, abandonnant sa particule, Saint-Simon s'enrichit par la vente des biens de l'Église. En 1793 il conçoit un jeu de cartes révolutionnaire dans lequel les génies remplacent les rois, les libertés les dames, et les égalités les valets[réf. souhaitée]. En 1798, avec l'argent gagné, il s'installe à Paris dans un appartement en face de l'École polytechnique. Sous l'influence du docteur Jean Burdin, et probablement des Idéologues, il suit alors les cours de physique face à l'École polytechnique. En 1801, il épouse Alexandrine-Sophie Goury de Champgrand, qui animera son salon durant une année. Puis il déménage à proximité de l'École de Médecine, où il prend des cours de biologie et de physiologie.

Saint-Simon souhaitait en effet donner un sens commun à la science, et unifier les principes scientifiques. En 1803, après avoir organisé une souscription en l'honneur de Newton, il écrivit les Lettres d'un habitant de Genève à ses contemporains. Il s'agit d'une sorte d'éloge à la science, considérée comme une nouvelle religion.

Avec le savoir éclectique enregistré de ses contacts avec des scientifiques, mais surtout avec des Idéologues, il bâtit une philosophie prônant le progrès de l'humanité par l'industrie.

En 1814, il prit comme secrétaire particulier Augustin Thierry, un normalien, historien. De cette époque date L'Industrie (1816-1817), qui évoque déjà la question de la politique positive (terme repris par Auguste Comte plus tard).

En 1817, ce fut Auguste Comte, récemment congédié de l'École polytechnique, qui devint son secrétaire particulier, et qui collabora activement avec lui dans la rédaction d'ouvrages philosophiques et d'articles de presse.

De cette époque datent les ouvrages suivants :

    Le Politique (1819)    L'Organisateur (1819-1820) : avec le goût pour l'Histoire qui lui vint récemment par la collaboration de l'historien Augustin Thierry, il eut recours à l'Histoire afin de justifier sa vision du présent, et opposa l'âge industriel à l'âge féodal.

Auguste Comte participa en tant que secrétaire à ces premières réflexions sur le passage de l'âge théologique et féodal à l'âge positif et industriel, idées qu'il détaillera dans le cours de philosophie positive entre 1830 et 1842. Cette fameuse loi des trois états aura une influence considérable sur la société française jusqu’à nos jours.

En 1824, Auguste Comte, agacé par les manières aristocratiques de Saint-Simon, le quitta. Léon Halévy le remplaça comme secrétaire. L'année suivante, Saint-Simon termina son œuvre, qu'il appela le Nouveau christianisme.

Beaucoup de ces thèmes construiront la doctrine socialiste après avoir nourri un mouvement idéologique qui le vénérera comme s'il avait été un véritable prophète : le saint-simonisme.

Il meurt le 19 mai 1825, presque inconnu. Ses obsèques, purement civiles, eurent lieu au cimetière du Père-Lachaise le 22 mai. Sa famille était absente. Plusieurs de ses amis ou anciens amis étaient là : Olinde Rodrigues, Auguste Comte, Augustin Thierry, Barthélemy Prosper Enfantin. Le Dr Bailly et Léon Halévy prononcèrent chacun un discours. La presse se fit l'écho de l'événement, (le Constitutionnel, le Courrier des Pays-Bas, le Globe).

Olinde Rodrigues réunit quelques amis et fonda, avec Enfantin, le journal le Producteur, journal philosophique de l'industrie, des sciences, et des Beaux-Arts.

 Sources

  Photos and archival records

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sosa Louis VI François de ROUVROY de SAINT-SIMON, Marquis de Sandricourt, Seigneur d' Amblainville et de Outrevoisin †1751
 sosa Louise-Gabrielle de GOURGUES   
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sosa Balthazar Henri de ROUVROY de SAINT-SIMON 1721-1783
 sosa Blanche Isabelle de ROUVROY de SAINT-SIMON 1737
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sosa Claude Henri de ROUVROY de SAINT-SIMON, Comte de Saint-Simon 1760-1825