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 Chronique familiale



 Petite histoire familiale des Augustins (Mortemart)


Extraits de "De la Meuse à la Vienne… GENEALOGIE DE LA FAMILLE DESERT" de Robert Désert: Il se trouve qu'Henri II Désert (dit Papapère) était un grand chasseur et qu'il souhaitait acquérir ou louer des terrains lui permettant de se livrer à cette activité. Par l'entremise d'un ami d'études, Michel Gondinet, il fit la connaissance de René de Fombelle qui possédait une propriété à proximité du bourg de Mortemart, situé dans la Haute Vienne, à 80 kilomètres environ de Poitiers. Il s'intéressa donc à cet endroit en commençant par y louer des terres sur lesquelles il pourrait chasser. En 1897, il put faire l'acquisition, dans le village de Mortemart, d'un ancien couvent appelé «Les Augustins» du nom des moines fondateurs qui en avaient été dépossédés à la Révolution. La propriété est constituée essentiellement d'un grand bâtiment dont les origines doivent remonter au XV° ou au XVI° siècle et qui a été doté au XVIII° siècle d'une belle façade en granit. Papapère, une fois l'acquisition effectuée, entreprit et mena à bien de très importants travaux : Réfection de l'intérieur de la maison avec pose de planchers là où ils manquaient! Reconstruction des bâtiments de la ferme, aménagement d'un jardin potager avec bassins d'irrigation! - Creusement d'étangs etc.

Extraits de "Mémoires d'un siècle" de Philippe-Henri Désert: De cette ancienne Abbaye, l'aspect général était semblable à celui d'aujourd'hui (plus confortable depuis que notre branche familiale y est établie, notamment, grâce à l'installation de conduites d'eau intérieures et de l'électricité). La cuisine (actuelle salle-à-manger de Georges et Geneviève - NDLR) dallée en granit, ne comportait pas de cuisinière, mais seulement un "potager" où Valérie faisait mijoter les plats sur de la braise de charbon de bois tandis que les rôtis cuisaient sur une broche mue par une "rea" au contre-poids de granit. Située à l'extrêmité OUEST de la maison, la cuisine jouxtait ce qu'on appelait "le cabinet de chasse" (actuelle chambre de Georges et Geneviève - NDLR) où Papapère rangeait, dans trois rateliers accrochés aux murs, ses nombreux fusils et où étaient disposés des banquettes où s'alignaient les bottes, les brodequins et les guêtres de chasse, alors qu'aux porte-manteaux étaient suspendues les vestes de chasse et accrochés les casques, de types "colonial" ou "de zouaves" dont il était obligatoire de se coiffer pour accompagner Papapère à la chasse. A la suite de la cuisine, du "cabinet de chasse", en parcourant la maison d'ouest en est, se trouvait le salon (le même que celui de Georges et Geneviève - NDLR), dont le mobilier, entièrement Empire, avait sans doute été acquis de la précédente propriétaire, Mme de LACOUTURE, en 1900. De lourds rideaux de velours jaunâtre pendaient aux fenêtres ; ensuite venait la salle à manger (actuel "Hall" des Augustins - NDLR), où la table était généralement déployée dans toute sa longueur ; Papapère la présidait sur un fauteuil Henri II puis, après les repas, il allait "faire sa sieste" dans un autre fauteuil plus profond parmi les quatre qui se faisaient face devant la cheminée, occupés généralement par les hommes de la famille fumant pipes ou cigares, tandis que "les dames" prenaient leur café au salon... Toujours d'ouest en est, la pièce suivante était, à la fois, la lingerie et le théâtre (le salon actuel - NDLR). Ce dernier avait été construit et aménagé par Paul-Henri Désert qui y donnait, presque chaque année avant la guerre, la représentation d'une des Revues qu'il écrivait, mettait en scène et faisait jouer, une occasion de faire sa cour à sa future épouse, alors jeune fille et "premier rôle", notamment pour le "Retour de Mme de MONTESPAN aux Augustins", la venue du Commandant "Alexandre LECADET" (sous les ordres duquel Paul-Henri, officier de réserve, avait accompli une assez longue "période militaire") ou bien encore une pièce intitulée "La panne noire", illustrant sur les airs de "La Dame blanche" de LALO les avatars et les accidents qui avaient marqué, dans la famille, les débuts de la circulation des "voitures sans chevaux", appelées plus tard : "automobiles"... Ce théâtre comportait une scène surélevée (qui existe encore dans le salon actuel - NDLR) mais alors surmontée d'un décor peint par Oncle Jean, élève-architecte, représentant (la Famille ne débordait pas d'imagination) la façade-même des Augustins ! Sur les côtés et derrière le décor, des "coulisses" avec une "cabine" pour le souffleur (qui ne disposait pas du "trou" habituel)... Un énorme rideau noirâtre pouvait être descendu pour isoler la scène, qui occupait bien la moitié de la pièce. Aucune communication n'existait alors avec la pièce suivante où l'on ne pouvait y accéder que par le couloir avec, au mur, l'"armoire aux déguisements" où s'entassaient à la fois, les robes XVII° de Mme de MONTESPAN et l'uniforme, vareuse noire, pantalon rouge, du Cdt Alexandre LECADET, ainsi que maints autres oripeaux... Par ce couloir, dont le fond était occupé par le lit de "Guite", on accédait à la pièce suivante (l'actuel "petit salon" - NDLR-) qui servait de chambre à Antoine et Valérie cependant que Joseph, leur fils, couchait côté jardin. (le "réfectoire", alors coupé en deux ménageant ainsi l'antichambre, généralement inoccupé - NDLR). Côté cour, la grande pièce attenante (aujourd'hui la cuisine -NDLR), servait d'orangerie ; on y mettait à l'automne et à l'abri, les orangers, citronniers, lauriers roses et autres arbustes qu'on alignait en été tout le long de la façade, devant les intervalles entre les fenêtres, dans des caisses ou dans des "ponnes", sortes d'énormes cuves en terre cuite où, naguère, on "coulait" la lessive. Cette lessive était faite désormais avec l'eau bouillante obtenue dans une énorme "marmite à cochons" chauffée dans l'espace compris, à la ferme, au delà du lavoir. Au premier étage, d'est en ouest, on trouvait d'abord, au bout, donnant sur le ferme, la chambre de Tante Jeanne (Désert) et Oncle Jean (Jevardat de Fombelle)(qui ne communiquait pas avec la chambre voisine, dite chambre "des neveux" (comme sous Christian - NDLR-). Venait ensuite la chambre de Papa et Maman, puis la chambre boisée, dite "de Mme de LACOUTURE", qui était devenue celle d'Oncle Robert (Désert); à côté, c'était la petite chambre jouxtant la grande chambre centrale, où nous avions, Michel (Jevardat de Fombelle) et moi, nos lits, le sien adossé à la fenêtre, le mien, en face (c'étaient d'ailleurs de beaux lits "Louis XVI" - NDLR-). La chambre centrale où Papapère et Mamanmère couchaient dans des lits"bateaux" jumeaux (qui furent transférés dans le dortoir des filles, au 1° étage de la "ferme" - NDLR-). Ces lits étaient placés contre la cloison Est, le lit de Papapère le plus près de la fenêtre. La chambre suivante, dite "chambre-double", était occupée par Oncle François (Désert) enfant ou jeune-homme, que venaient y rejoindre ses cousins FONT-REAULX alors que ses cousins CONSTANTIN habitaient la "chambre des neveux", décrite à l'est. Venait ensuite, vers l'ouest, la chambre dite "de Clémence", par laquelle on accédait à l'escalier du grenier. Enfin, à l'extrêmité Ouest, la grande chambre boisée à alcove était celle, lorsqu'ils séjournaient aux Augustins, des "CONSTANTIN", le demi-frère aîné, Oncle Alex, et la belle- soeur de Mamanmère, Tante Anne. Côté cour, au premier étage, d'un bout à l'autre de la maison s'étendait "la galerie" sur 11 m de large (la moitié de la largeur du bâtiment) et 50 m de long.

Extraits de "De la Meuse à la Vienne… GENEALOGIE DE LA FAMILLE DESERT" de Robert Désert: Après la mort de papa-père en 1923, la maison servit beaucoup moins et finit par être louée à des religieuses car notre grand-mère ne pouvait plus en assurer l'entretien. Après la mort de cette dernière en 1950, c'est l'aîné des enfants, Henri III Désert, qui hérita de la propriété.

A cette époque, il n'y avait pas d'eau courante ni au rez-de-chaussée ni à l'étage et, chaque matin, Paul-Henri, avec son éternel chapeau aux bords relevés sur la tête, montait des brocs d'eau glacée en provenance de la Fontaine destinés à la toilette matinale réalisée dans de magnifiques cuvettes en porcelaine.

Grâce à la réalisation d'une société civile entre plusieurs des enfants et petits-enfants de Paul-Henri Désert, elle appartient toujours au groupe familial et l'on peut espérer qu'il en sera longtemps ainsi.

A suivre...


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