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Essai de généalogie de  la famille d'Humières (  Dolmieyras ( au 13e siècle) , Dolmière(s) , d'Olmières ensuite) , originaire du Rouergue ( Millau puis Conques) , dont descendent tous les d'Humières vivants aujourd'hui et donc des familles alliées sur lesquelles je travaille au fur et à mesure . 

Les informations détaillées sur les "vivants" ne sont  accessibles  qu' aux "invités".  

Des erreurs sont inévitables. Merci de me les signaler. 

Merci à ceux qui utilisent mes informations d'en citer la source.  

Mes principales sources sont  : archives familiales d'Humières, état-civil,  archives départementales, archives familiales de Laage, archives Beauchet-Filleau, ouvrages, l'internet, Gallica, Général Gaston d'Humières +, Charles d'Humières +, Etienne d'Humières +, Guy d'Humières +, Maxime d'Humières +, CGR, EGMT, CGA, Roglo, Geneanet etc.

N.B :  Cette famille d'Humières est complètement distincte de celle des d'Humières de Picardie, dont le patronyme est d'ailleurs éteint à ce jour; Les armes sont également différentes.


 


(Henry Marie Roger d'HUMIÈRES)


  • Né le 13 février 1920 (vendredi) - Paris, 75016,75, Ile-de-France, France
  • Décédé le 5 janvier 2015 (lundi) - Marcolès, 15117, Cantal, Auvergne, France , à l’âge de 94 ans
  • Inhumé le 9 janvier 2015 (vendredi) - Marcolès, 15117, Cantal, Auvergne, France
  • Colonel de Cavalerie. (e.r.)

 Parents

 
 

 Union(s) et enfant(s)

 Fratrie

 Notes

Notes individuelles

Officier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre 39-45 , T.O.E. Officier de l'ONM ; Croix de guerre des Théâtres d'Opérations Extérieures (Indochine), Croix de la Valeur Militaire (Algérie), Médaille des blessés, et aussi ... Officier des Palmes Académiques ! (Décoration ultérieure, pour l'écrivain).

Domicile: La Pépinière, Marcolès , 15220.

Démobilisé à l'Ecole de Cavalerie à Tarbes fin novembre 42, il est en Auvergne avec les Compagnons de France puis aux Eaux et Forêts; il participe au sein de l'ORA, région R6, à des activités de renseignement au profit des maquis de la égion. Il rejoint ensuite le ler bataillon du 152e RI, avec lequel il opère jusqu'en fin 44, où il revient dans l'ABC. Du 2e RSM au Maroc, il passe en 46 à Compiègne au Service prémilitaire, à Saumur en 49, puis est détaché du 5e Dragons à Vienne (Autriche) pendant un an. Prend en Indochine en octobre 50 le commandement d'un Escadron de chars légers du ler Chasseurs, blessé en opérations près de Ben-Tam (Tonkin) le 5 avril 51, et rapatrié sanitaire fin mai 51. Stagiaire à l'Ecole d'État-Major en 52-53 (14e Promotion). De Marrakech en 54 et du ler Cuirassiers en 55 il part en 56 pour Alger commander une Cie de Hauts-parleurs et Tracts, puis participe aux actions d'information et de formation de la jeunesse (Jeunes bâtisseurs, Jeunes en Algérie). Chef de corps du CMFP N°2 (Appelés DOM et moniteurs SMA) à Fontenay-le-Comte, de 63 à 65, puis sert au 9e Hussards, et enfin au CER du SGDN. Quitte le service en mai 1972, étant Colonel.

Poursuit dans la vie civile ses activités liées à l'insertion des déshérités, notamment venant de l'extérieur, comme chargé de mission à la Direction de la Population et des Migrations du Ministère du Travail, de 72 à 76, puis auprès des Délégués à la Formation Professionnelle du Midi, basé à Montpellier, où il s'efforce de développer les activités de formation des Harkis et des membres de leurs familles jusqu'en 82. Officier de la Légion d'honneur. Croix de Guerre

ESM Saint-Cyr, promotion Maréchal Pétain.

Décès

Hommage à Henry d’Humières à l’occasion de ses obsèques en l’église de Marcolès le 9 janvier 2015 Merci à vous tous de nous avoir accompagné dans ce moment de douleur familiale. Après ce recueillement religieux autour de notre père, je voudrais en quelques mots trop courts vous parler d’Henry d’Humières, personnalité que beaucoup d’entre vous ont connu, croisé, mais dont très peu ont compris le fil de sa vie, le message qu’il a porté, le combat qu’il a mené pendant plus de 90 ans avec un courage inébranlable d’officier français de la plus haute valeur, convoqué à un moment très particulier de l’histoire de notre pays. Henry d’Humières a traversé les événements brûlants de la deuxième partie du siècle, comprenant que contre les tempêtes du destin que vous ne choisissez pas, il y a une force plus grande, celle de maintenir la dignité des hommes coûte que coûte. Je me souviens d’un long retour de Marcolès en voiture au cours duquel notre père s’était arrêté pour aller saluer les vieux parents isolés d’un de ses soldats mort en Algérie, qu’il n’oubliait jamais derrière lui. Je me souviens de ce beau vieillard musulman, un harki, auquel il avait trouvé un petit travail en Vendée, lui apporter une Bible magnifique, énorme, qui avait dû engloutir ses économies, à la mesure de sa souffrance, et que jamais Henry d’Humières n’avait lâché. Ce rapport à la fidélité, à la parole de la France, mais surtout au respect de l’autre, des faibles et des martyrisés, fut la valeur cardinale d’Henry d’Humières, qu’il assura de façon généreuse, désintéressée, modeste, en accueillant les familles réfugiées, Mong du Viet Nam, les cambodgiens ayant fui le génocide, en se donnant sans compter pour que notre terre de France soit un monde d’humanité. Pour comprendre Henry d’Humières, il faut aller rechercher ses références dans son éducation militaire – Prytanée, Saint Cyr - dans sa tradition familiale chrétienne et nationale, marquée en son sein par les disputes et les conflits qui ont suivi la Grande Guerre. Je ne saurais, je n’oserais parler du désastre de 1940 qu’il lui fallut porter à vingt ans, sortant de St Cyr, lorsque la mort de son père sur le front du nord, l’infamie de l’armistice et les choix définitifs dans les années gelées de l’Occupation, construisirent son destin. Il ne nous a jamais reparlé de cette nuit noire de notre pays où il participa à la résistance clandestine en Auvergne, qui lui valut la croix de guerre 39-45.Il ne parla pas beaucoup non plus du drame indochinois qui suivit où il fut envoyé dans l’armée de de Lattre, puis rapatrié dramatiquement après avoir été mitraillé dans les rizières. Il y eut le long combat de la rééducation au Val de Grâce dont quelques photos mythiques traînait dans nos tiroirs. Et puis le destin français le rappela en Algérie où comme beaucoup de ses compagnons d’armes, il fut écartelé face à un déterminisme de l’histoire qu’il regrettait et à une époque qui lui échappait définitivement ; ces ruptures n’entraient pas dans sa grille idéaliste, humaniste, d’une France éternelle qui s’identifiait avant tout pour lui à celle de Lyautey, le militaire civilisateur qu’il admirait tant, qu’il s’efforça de perpétuer avec le courant d’Uriage, du Général de Segonzac ; il croyait si fort dans la capacité des peuples différents à cohabiter autour du drapeau français, dans le respect des religions, des cultures, des différences, message plus actuel que jamais, autour duquel notre pays doit encore se rassembler. Henry d’Humières aura consacré tout le reste de sa vie à tenter de faire revivre « la mission sociale de l’armée », en soutenant à Nantes l’éducation et l’émancipation des femmes africaines, en défendant bec et ongles le centre de formation de Fontenay pour donner un métier à des jeunes français d’Outre mer, où il eut à coeur de faire partager leur belle culture locale par des métropolitains qui l’ignorait , en défendant la dimension civique du service national, son dernier combat pour garder le lien armée-nation si précieux, qu’il craignait de voir se déliter. Intransigeant face au basculement de ses références historiques, il se dévoua corps et âme à l’action sociale individuelle, à l’entretien d’une petite flamme française dédiée au respect des faibles et des abandonnés. Beaucoup de témoins continueront de lui adresser du bout du monde, ou ici même, une gratitude tant méritée. Epaulé infatigablement par notre mère, toute dévouée à cette cause humaine, ayant appris à l’attendre, seule à vingt ans au fond du sud marocain puis à cacher son angoisse aux quatre enfants qu’elle a élevés pendant les absences au combat. Henry d’Humières ne fut pas n’importe quel officier ; ce fut un chevalier tombé dans un siècle qui n’était plus le sien mais qu’il servit avec ses convictions charitables indéfectibles, un sens de l’honneur absolu. Puis vint le repli serein à Marcolès, notre matrice familiale, qui fut son seul réconfort de fin de vie. Il puisa dans la solidarité de votre communauté villageoise, dans l’extraordinaire affection des marcolèsiens, dans le partage d’une foi rituelle, l’assurance qu’il existe encore des vraies attentions humaines, désintéressées, qui nous convainquent de chercher à pardonner les faiblesses du quotidien humain. Henry d’Humières n’a jamais baissé la garde dans son combat pour « l’humanité partagée », au nom d’une idée civilisatrice de la France qu’il a voulu nous transmettre, même lorsque la lucidité lui fit douter avec l’âge, qui durcit son sourire si vrai, son regard si droit. Vivre est un combat avec son temps qui nécessite une petite idée de l’éternité, nous a appris Henry d’Humières. Marcolésien, français, soldat, chrétien, père, Henry d’Humières reste un grand Homme, qui garda toujours son cap dans une époque qui ne lui épargna aucun défi, aucune dureté, aucune ingratitude. Son coeur était une âme. En son nom, au nom de notre famille, qu’il me soit permis ici, dans notre église immuable, de vous dire à vous, notre admiration, notre gratitude et notre affection en retour pour la communauté marcolésienne, si loyale, si unie, qui l’a entouré si chaleureusement, et à votre paroisse où il puisait le réconfort de sa foi. En contemplant son corps gisant, recouvert de son uniforme azur de colonel, avec le masque marmoréen du soldat français qui assuma trois guerres et la paix, je l’entends répondre à mes incompréhensions continues, cette pensée des « Désorientés » d’Amin Maalouf : « quand viendra mon tour, s’écrie le héros, je tomberai comme un tronc sans avoir plié et en répétant à qui voudra l’entendre : c’est moi qui ai raison et c’est l’histoire qui a tort ». Je sais maintenant, dans cet instant de déchirement du tissu vivant qui nous reliait, que là où Henry d’Humières ne s’est pas trompé, c’est que nous appartenons, famille d’Humières, marcolésiens, français, à une lignée plus forte que nous et qu’il nous faut poursuivre, transmettre, quelles que soient les distances qui augmentent, les différences qui s’installent, parce qu’une lignée c’est plus beau que des arbres dispersés qui se défendent mal contre les vents. Henry d’Humières a rêvé que nous puissions sur cette terre d’Auvergne maintenir la sève des valeurs de respect, de fidèlité et d’attachement à la France qui coule dans nos veines. Nous lui promettons dans ce monde qui vient, si différent, de garder ici cette lignée de valeurs, comme la source qui coule du Puy Veronet sans jamais se tarir, même si elle connaît des moments de sécheresse, parce qu’elle nous survivra tous, transparente et vivifiante, comme le fut la générosité d’Henry d’Humières et sa leçon de courage, sur le long chemin vers le ciel où il arrive aujourd’hui.

Inhumation

Inhumé dans le caveau familial au cimetière de Marcolès

 Sources

  • Personne: famille d'Humières et Philippe d'Humières & roglo
  • Naissance, union: famille d'Humières
  • Décès, inhumation: famille d'Humières

 Aperçu de l'arbre

Roger Marie d'HUMIÈRES 1849-1923   Jeanne de LESTAPIS 1852-1885    
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Alain Bertrand Marie Gaston d'HUMIÈRES 1884-1940   Andrée BÉJOT 1896-1987
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Henry d'HUMIÈRES 1920-2015



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