Antoine, Claude, Henry MERLIN

H  Antoine, Claude, Henry MERLIN Henri

(Antoine, Claude, Henry MERLIN)
chevalier de la Légion d'honneur

  • Né le 18 mars 1861 - Châteaudun, 28088, Eure-et-Loir, Centre, FRANCE
  • Décédé le 10 décembre 1942 - Le Thoult-Trosnay, 51570, Marne, Champagne-Ardenne, FRANCE , à l’âge de 81 ans
  • Avocat, conseiller municipal du Thoult-Trosnay, conseiller général puis sénateur de la Marne, vice-président du sénat
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A participé à la Grande Guerre

L'actualité de la guerre au jour le jour
Unité(s) : Sous-intendance
Domicile lors de la mobilisation : le Thoult-Trosnay (51)

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 Relations

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 Chronologie


 Notes

Notes individuelles

Elu sénateur le 11 avril 1920. Réélu le 6 janvier 1924 et le 10 janvier 1933. Fin de mandat le 31 décembre 1941.

Sources :
- Dictionnaire des parlementaires français. Notices biographiques sur les ministres, députés et sénateurs français de 1889 à 1940. Tome VII. Paris : Presses universitaires de France, 1972, pp. 2440-2441.

Merlin (Antoine Claude Henry), né le 18 mars 1861 à Châteaudun (Eure-et-Loir)

Fils d'un conseiller honoraire à la Cour de Paris, Henry Merlin prépare son baccalauréat au lycée Louis-le-Grand, puis s'inscrit en faculté, à Paris, où il passe avec succès sa licence ès lettres et sa licence en droit.
Avocat à la cour de Paris, il s'initie à la gestion des affaires publiques au conseil municipal de la petite commune du Thoult-Trosnay dans la Marne, où il est élu en 1894. Quatre ans plus tard, il est conseiller d'arrondissement ; en 1901, conseiller général du canton de Montmirail.
Le 11 avril 1920 marque pour Henry Merlin, le début d'une longue carrière parlementaire. Candidat aux élections sénatoriales, en remplacement de M. Vallé, décédé, il obtient dès le premier tour 627 voix sur 962 votants. Le 6 janvier 1924, ses grands électeurs lui renouvellent leur confiance puisqu'il emporte au premier tour 834 voix sur 962 votants. Le 16 octobre 1932, il se représente lors du renouvellement du Sénat. Bien que vice-président du Conseil général de la Marne, il lui faudra passer l'épreuve du second tour car il n'a recueilli au premier que 480 voix sur 975 votants, manquant son élection de quelques suffrages. Au second tour, il en obtient 498, ce qui lui vaut son troisième mandat à la haute assemblée.
Inscrit au groupe de la gauche démocratique radicale et radicale socialiste, il se révèle rapidement comme un parlementaire assidu, sage et compétent, qui fait autorité. Il est d'abord membre de la commission de l'administration générale, départementale et communale et de prévoyance sociales, de la commission des départements libérés de l'invasion. Puis, en 1926, il accède au poste enviable et convoité de président de la commission de l'administration générale. Enfin, en 1937 et en 1938, il est élu par ses pairs vice-président du sénat.
Vouloir résumer l'activité parlementaire de Henry Merlin est une entreprise impossible : on peut dire qu'à la tribune du Sénat aucun sujet ne lui a été étranger.
Notons cependant qu'une de ses préoccupations essentielles fut le sort réservé aux populations des régions libérées par l'ennemi après sa défaite de 1918. Dès 1920, il intervient sur le projet de loi relatif aux réseaux d'énergie électrique de ces territoires. Ce souci se manifestera sans cesse au cours des années suivantes, qu'il s'agisse du régime fiscal ou de la perception des impôts dans ces régions meurtries. En 1927, neuf ans après la fin des hostilités, il dépose encore une proposition de résolution tendant à la nomination d'une commission de vingt-sept membres chargée d'examiner les projets et propositions de loi relatifs aux départements libérés de l'invasion.
Plus généralement, il porta sa sollicitude aux victimes de la guerre, les soldats d'abord.
Les pupilles de la Nation, les veuves, les orphelins trouvent aussi en Henry Merlin un ardent défenseur. Il défend avec autant de chaleur les biens des sinistrés et intervient à chaque occasion à propos des droits à réparation, des dommages de guerre, de leur constations, de leur évaluation, de leur paiement ou de leur cession.
En tant que juriste, il suit très régulièrement la question des loyers et des baux ruraux, des baux à ferme, des baux d'immeuble à usage commercial ou industriel, de même que le problème de la propriété commerciale. C'est sans doute à ce titre qu'il est désigné par ses collègues comme membre suppléant, puis comme membre titulaire de la Cour de justice.
Il fut aussi le porte-parole d'une grande commission et pendant près de quinze ans président de la commission de l'administration générale.
Retenons enfin que Henry Merlin, en tant que représentant d'un département viticole et agricole, prit la parole à différentes reprises sur des questions relatives au travail de la terre.
Homme de cœur, administrateur consciencieux et chevronné, Henry Merlin se retira de la vie publique au moment de la deuxième guerre mondiale.
Il était chevalier de la Légion d'honneur.

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Le petit-fils du sénateur, le docteur Henri Merlin, se souvient d'une "aubade" (ou plutôt d'un charivari) jouée en 1936 par les féministes devant le domicile parisien du sénateur, qui avait fait ajourner sine die une proposition du groupe féministe de la Haute assemblée tendant à la création de conseillères municipales facultatives adjointes. Voir à ce sujet Célia Bertin, Louise Weiss, A. Michel, 1999, p. 240. "...juillet 1936 un détachement de "femmes nouvelles" coiffées de bonnets de cotons et armées de balais, se rassemble rue mazarine devant la maison du sénateur Merlin, pour lui donner une aubade de saxophones, de pistons, de toutes sortes d'instruments de musique. Dès le lendemain, le Journal décrit la manifestation avec..." Voir aussi Louise Weiss, Mémoires d'une Européenne... Payot, 1970, p. 132 à 136. Le docteur Merlin précise que son grand-père était opposé au droit de vote des femmes car il pensait, que, tout comme son épouse Marie Marguerite Pilastre, les femmes étaient très catholiques et risquaient de voter pour les conservateurs. (Témoignage d'Henri Merlin, Saint-Avertin, été 2008, recueilli par G. Langlois).
Le docteur Henri Merlin décrit la mort de son grand-père :" Or j'étais présent à ses obsèques qui ont eu lieu au Thoult Trosnay sa propriété dans la Marne et non à Épernay. Son décès est survenu en 1942. dans cette commune de la Marne. Il s'est écroulé mort en revenant à pieds du bourg ou il était allé porter son courrier. A une époque où les moyens de transport étaient inexistants tout particulièrement dans une commune de quelques habitants seulement, le domestique a chargé sur une brouette "Monsieur le vice Président du Sénat" et l'a ramené ainsi dans sa propiété. située à deux cents mètres de là." (Témoignage d'Henri Merlin, Saint-Avertin, recueilli par Lionel Delondre).
Henry Merlin avait un cousin, André Armand Bisson, avec lequel il était très proche. Quand il était petit André Bisson allait voir son cousin à pied de Bucy-le-Long au Thoult-Trosnay [soit 89 km.]. Plus tard, les deux cousins ont fait des carrières politiques divergentes. André Armand est devenu royaliste et secrétaire de l'Action française de l'Aisne. Mais les deux cousins sont restés très amis. (Témoignage de Marguerite de Montalivet, née Albouy, petite-fille d'André Bisson, Neuilly-sur-Seine, été 2008, recueilli par G. Langlois).


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Notes historiques sur la ville de Montmirail par le citoyen Léonard, donné par le Sénateur Merlin Direction des archives de France, Chronique des archives departementales, 1925, p. 80.
Conseiller général du canton de Montmirail de 1901 à 1919...
Notice autorité sur le catalogue de la B.n.F. :
Voir aussi : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5492462j
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1894 : Maire du Thoult-Tosnay
1898-1942 : Conseiller municipal du Thoult-Trosnay
1898 : Conseiller d'arrondissement
1901 : Conseiller général du canton de Montmirail
1920 : Sénateur de la Marne
1926 : Président de la ___
1937-1938 : Vice-Président du Sénat

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Claude Étienne MERLIN 1792-1853   Jeanne BRET-MOREL 1794-1873   portrait
Zozime Athanase Antoine DESTOUY 1803-1886
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Florence Eulalie Eulalie PETIT de CHAMPLAIN 1813-1888
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Jean Claude Augustin Claude MERLIN, chevalier de la Légion d'honneur 1819-1892
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Claire Emma Emma DESTOUY 1836-1898
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Antoine, Claude, Henry Henri MERLIN, chevalier de la Légion d'honneur 1861-1942



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