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 Chronique familiale



 BRAIVES


Sommaire

 BRAIVES

 Présentation

La commune de Braives est née de la fusion en 1977 de 8 communes : Avennes, Braives, Ciplet, Fallais, Fumal, Latinne, Tourinne et Ville-en-Hesbaye. Ces différents villages sont situés dans la vallée de la Mehaigne, excepté Tourinne qui constitue un bel exemple de village de plateau hesbignon.

Avennes : En 1240, Avesnes. En 1341, Avennis.

Braives : En 1434, Breyves. En 1510, Breyve. En 1635, Braive.

Ciplet : En 1062, Cipletum.

Fallais : L’étymologie du nom Fallais doit être cherchée dans le mot germanique Fels, rocher. On trouve Faleys, Falaix, Fallez.

Fumal : En 1046, 1147, 1186, Fimale, Formala.

Latinne : En 1260, Latinne. Latines dans les documents romans.

Tourinne : En 974, Tourinne. La chaussée à cause de la chaussée romaine.

Ville-en-Hesbaye : En 1610.

Braives est entourée des communes de Hannut et Geer au nord, de Burdinne et Wasseiges à l’ouest, de Wanze au sud, et de Faimes et Villers-le-Bouillet à l’est.

Le 28 février 1991, elle forme, avec les communes de Burdinne, Héron et Wanze, le 2ème parc naturel créé en Wallonie : Le Parc Naturel des Vallées de la Burdinale et de la Mehaigne, d'une superficie d'environ 11.000 hectares.

 Liens

Voir: http://www.braives.be

Voir aussi: http://www.burdinale-mehaigne.be/

Le village de Fallais : http://fallais.be/index.html

Le Site Non-Officiel de ce Hameau de Latinne : http://users.belgacom.net/hosdent/

Fanfare Royale 'Le Progrès' de Braives (Belgique) : http://braives.be-music.com/

 ARRIVEE de Walter PLISNIER, nouveau curé à Ville-En-Hesbaye.

Extrait du registre paroissial 2 de Ville-En-Hesbaye par Michel COURBOIS.

Walter Plisnier se raconte…

Eglise_de_Ville_en_Hesbaye.jpg Le soubsigné at esté fait curé de Ville en Hesbaye l’an 1727, par nomination de la parte de l’université de Louvain, la cure estant vacante par la morte du révérend sr Remÿ Centron qui fut curé icy près de quarante ans. A mon arrivée, j’ay trouvé une maison, grange, écuries – le toute de paillotage – fort caduc dans toutes ses parties et menaçante ruines. N’ayant pas grand gout d’y demeurer longtems, par rapport à la modicité des revenus et la pauvreté des batiments, je me suis addressé à messieurs les décimateurs pour avoir supplément de compétence, comme mon prédécesseur, qui ne pu avoir qu’une seule fois dix écus (comme les confrères voisins m’ont raconté), et encor, avec toutes les soumissions imaginables, n’osant se titrer autrement que « leur pauvre vicaire », et avec asseurance de chanter messe spéciale pour la conservation du chapitre, ce que j’ay veu par les copies de ses lettres.

Je ne dit point cecy pour donner une méchante teinture de cet honnête bon israëlite, car il passait pour irréprochable dans tous les environs, mais uniquement pour faire voir que j’ay dû essuier beaucoup des peines pour faire nouvelle entrée dans toutes affaires. J’ay donc présenté requete, comme mon prédécesseur, l’an 1727, que j’avois montré à monseigneur Claes, chanoine du chapitre St Paul, qui m’avoit asseuré, pour la saincte entrée, qu’on ne m’accorderait rien parce que j’avais signé, soubs la requete, « curé » ; que mon prédécesseur n’avoit jamais mis autrement que « vicaire ». A quoy j’ay répondu que je prétendois d’être curé et non pas vicaire, et que si on ne me vouloit rien accorder, que je demanderois ma compétence. Enfin, on m’accordat quinze écus et, un peu après, encor cinq écus.

L’an 1728, je me représentai encor de même qu’auparavant, avec un peu plus de connoissance de la modicité des revenus. On m’accorda vingt-cinq écus. L’an 29, trente écus. L’an 30, trente-cinq écus ; et leur parte de menues dismes, ils me l’avoient laisser suivre en entrant dans la cure, sans en être requis, marque qu’ils scavoient bien qu’il y avoit défaut dans la compétence. L’an 31, d’abord, après Pâque, je les ay attaqués en procès, conjointement avec la communauté, au conseil de Namur, après avoir obtenu lettre d’arrest sur la disme, pour fonder juridiction – tout ce qui se confirme par le procès que mon successeur poura examiner à son loisir. Après pourtant les avoir interpellé par toutes voies amiables, disant qu’avec les fraix on feroit batir la maison, que je ne demandait au chapitre que deux cens écus une fois, sans conséquence ou qui me les feroient tenir par tierce main, que je tacherois aussi d’avoir quelque chose de la communauté qui auroit été fort contente de donner la moitié de la maison pour éviter procès, ils n’ont rien voulu entendre, ni présenter un denier.

J’ai demandé monsieur Mouchet, advocat au conseil provincial de Namur, et monsieur La Haÿe le vieux pour procureur, pour me patrociner dans cette cause, lesquels ont fait cela. Mais j’ai encor présenté requête à mon ordinair dans ce mois de septembre, mais j’ay eu nihil pour apostille et on m’a retiré leur parte de menue disme. Quelques mois par après, j’ai présenté requête à monseigneur l’illustrissime et révérendissime évêque de Namur pour avoir ma compétence tauxée. On at communiqué ma requête aux décimateurs, tellement que cette cause at ventillé aux environs de deux ans, presque en même temps avec l’autre procès pour la maison rassemblé, et ont presque finis en même temps. Je serois trop prolixe si je voulois écrir tous les altercats pourparler, démarches que j’ay dû faire, tous les voiages de Namur que j’ay fait à ce sujet, encore cent … numerus certus pro incerto …

Cependant, le procès pour la maison ayant ventillé aux environs deux ans, nous avons eu sentence provisionelle à ce que les décimateurs et manans seroient obligé à réparer la maison pastoralle et la mettre dans une état décent et convenable, provisionellement, les laissant entier contre l’un l’autre jusqu’au définitif, justement comme nous avions pris nos conclusions en entrée en cour.

Cella estante ainsi, nous avons convenu d’un plan avec la communauté d’une maison à simple étage, à scavoir une allée séparant la cuisinne et la chambre à manger, un cabinet pour moy, un pour un étranger, un pour la servante, ne pouvant moind et ne voulant plus, par compassion des fraix de la parte des mannans. Nous envoions ledit plan au chapitre ; on le rejette comme non recevable et trop spatieux, ne le comprennant point, supposant que je demandois le bâtiment à double étagée. Nous venons en comparition à Namur devant monsieur le conseiller Aubin, rapporteur de notre procès ; ils disent qu’ils sont content de se conformer à la sentence et de réparer la maison, lequel mot « réparer » avoit esté mis dans la sentence par rapport à deux visites de la vielle maison : une de mon côté par laquelle la maison avoit été jugée par des experts comme fort caduque et menaçante ruine, et l’autre par le sr Bellefroid, bailly de (…) et Gilkinet, greffier, tous deux échevins de ce lieu, y ayant appellé comme adjoint le sire Jean François Zegers Coppin, qui ne scavoit à quelle fin, à ce qu’il m’at dit, sans aucune réquisition ni commission de la communauté, y ayant faussement posé la signature de Melchior Heptia mayeur, sans aucun expert, jugeant la maison suffisante sy on y ajouteroit une couple de cabinets .. Et cela sur serment presté à leur venue en cour et à prester en cas de besoing de justive .. Tellement qu’à cette comparition, ils ont convenu d’envoier un expert de Namur nommé Boullevin sur le lieu de Ville en Hesbaye pour faire un plan. Ce qui fut fait tel que j’ai dit, avec grande crainte que je ne l’aurois pas voulu accepter, ne considérant pas encor qu’ils me donnoient beaucoup plus que je n’avois demandé. Et leur commis at été charmé quand il at vu que je l’acceptais. Remarquez que j’ay fait faire, à mes propres fraix, le cabinet, outre la place à manger, toutes les boissures, ferures, serures, fiches de ladite place à manger, le balustrat de la montée, les réchauts, la petite cave à la laitrie et d’autres bagatelles qui montent bien à la somme de cent et trente écus, laquelle, jointe à tous mes soing, fraix de voiage constituera une autre somme, assez considérable pour que je puisse prier mes successeurs à se resouvenir de mon âme dans leurs prières et sacrifices, comme je fais par cette. Et aussi, avec considération, de la mélioration de la cure qui consiste primo pour les dix muids d’épautre qu’un curé recevoit sur la grosse disme que j’avois estimé à douze esquelin le muid, année par année, dans la spécification des revenues de la cure exiger par les décimateurs, qui, pour faire voir à monseigneur de Namur que j’avois mis les choses au plus bas, ont d’abord présenté quinze esquelins et demy, ce que j’ai accepté à profit, et même transigé comme appert par l’accomodement pour supplément de compétences, qui monte à trente écus tous les ans, et leur parte de menue disme, moiennant cunquante écus qu’ils m’ont donné pour les deux ans que je n’avois rien receu.

Il est à remarqué qu’ils ne m’ont point voulu donner deux cent écus pour finir la chose en amiable. J’ai seu d’un chanoine de la dite collégiale, qu’il en avoient bien à deux mille écus, et un certain msr Mahy, chanoine, qui avoit fait la supposition des fraix, m’at signifié qu’ils montoient considérablement plus, et qu’il ne me diroit jamais la somme entière, et cela avec des exclamations admirables vers le ciel.

A présent nous sommes tranquille, grâce à Dieu, sinon qu’il s’agit de faire neuve grange, écurie, fournil etc …



Index des pages
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  2. gw_v5_tour_2_title (1/7)

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  3. gw_v5_tour_3_title (2/7)

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  4. gw_v5_tour_3bis_title (2/7)

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  5. gw_v5_tour_4_title (3/7)

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  6. gw_v5_tour_5_title (4/7)

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  7. gw_v5_tour_6_title (5/7)

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  8. gw_v5_tour_8_title (6/7)

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  10. gw_v5_tour_9_title

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