Family Book



 "Généalogie(s), histoires et Histoire"



Bonjour à tou(te)s,

Je débute cette rubrique ! Je l' étofferai au fil de mes découvertes et/ou de mes envies...

Aucun de nos ancêtres directs n' a laissé son nom à l' Histoire; c' et pourquoi j' ai voulu rendre hommage à des qualités auxquelles le génie ne contribue pas: l' intelligence dans l' effort, la persévérance voire la ténacité et, par-dessus tout, le bon sens. Cet héritage moral nous a été transmis, il était donc juste et nécessaire de connaître celleset ceux à qui nous le devons.

Tout naturellement je leur dédie cet arbre, en témoignage de gratitude et de respect. Je le dédie aussi et surtout peut-être à celles et ceux qui sont notre AVENIR : mes deux filles, mes deux fils, mes neveux etmes nièces, leurs enfants et ceux bientôt, je le souhaite, à naître encore. Par eux, j' en suis persuadée, va se poursuivre une longue tradition de labeur et de probité.

Et nommément aujourd' hui

à Valentine et Cécile MICHEL, mes filles

à Yannick PIERROT et Antonin ROUQUIER, mes petits-neveux

la vie devant moi !

Marly le 26 avril 2018

= En guise d' introduction =

<<On va, on mène sa vie tout occupé de chaque jour et on néglige d'interroger ceux qui auraient pu nous renseigner sur le passé lointain.Quand on s' en préoccupe, ils sont morts.

Charles PÉGUY disait que la mémoire d' une génération s' arrête au mur des quatre, formé par les grands-parents. Au-delà commence un savoir plus ou moins incertain, plus ou moins lacunaire. En dehors des traditions orales, il se conserve sur des fibres d' une texture moins périssableque celle de notre tissu nerveux, sans être pour autant à l' abri de moisissures végétales, des hommes incendiaires et des animaux rongeurs. L' avant mémoire est en papier.
>>

Pr. Jean DELAY, Avant Mémoire, ch.1 Histoire d' une quête, GALLIMARD, 1979
== De la généalogie à la philosophie: quelques réflexions ==


Une généalogie ennuie tout naturellement ceux qu' elle ne concerne pas...!

L' énumération de noms inconnus, chronologiquement superposés dans une nomenclature de générations, paraît fastidieuse. Elle cesse de l' être si chacun des individus qui la composent est réintégré dans sa personne, situé dans son milieu, replacé dans son époque. le rôle qui leur est alors dévolu de témoins de leur temps, vu et vécu sous une incidence particulière par des personnages en situation, multiplie les ouverturessur un passé qui leur est commun avec beaucoup d' autres. Dans cette perspective l' enquête généalogique n' est qu' un fil conducteur pour revivre le Temps et rencontrer l' Histoire.

<< Nous n' en finirions pas si nous voulions étreindre, d' une seule main, tout ce qu' il y a nécessairement de réalité historique, de fécondité historique, dans une monographie familiale. >> écrivait LucienFEBVRE (1). Là réside en général l' intérêt des fouilles d' archéologie familiale. Inégalement, mais toujours, elles exhument des morceaux d'Histoire, ou du moins en ramènent quelques parcelles. Ce qui est évident pour des lignées notoirement mêlées aux affaires publiques ne l' estpas pour de lignées obscures parce que nous les ignorons. Mais dès qu'on réussit à les approcher, on voit y apparaître sous des aspects concrets, institutionnels ou événementiels, la corrélation de leurs destinsavec l' Histoire qui est la loi commune à tous les niveaux d' une société. Le sort des petits, comme celui des grands, dépend moins d' eux-mêmes que de la conjoncture. Tout autant que les "importants" - ou se croyant tels - les gens sans importance - ou soi-disant tels - se trouventimpliqués, consciemment ou à leur insu, dans chaque mouvement du corpssocial auquel ils appartiennent. Ce déterminisme apparaît mieux dans un enchaînement de générations considéré sous l' optique de la longue durée qu' à l' échelle d' un individu réduit à la courte vue de sa journée.

Dans les années 70, a-t-on dit, s' est produit l' "éclatement" de l'Histoire, un démantèlement en un grand nombre de disciplines qui ont diversifié les questionnements et amené aux fidèles de Clio des disciples venus d' horizons inattendus. << Hier encore consacrée au récit des évènements qui frappèrent les contemporains, à la mémoire des grands hommes et aux destins politiques des nations, l' histoire a changé ses méthodes, ses découpages et ses objets. >> (2). Non moins qu' un pays considéré dans son ensemble, les historiens d' aujourd'hui s' attachent àanalyser la vie quotidienne de ses habitants et à comparer leurs conditions d' existence. Les problèmes d' un paysan du Beauvaisis ne leur paraissent pas moindres, ni moins datés, que ceux d' un courtisan de Versailles. Le siècle de Louis XIV fut aussi celui de vingt millions de Français.

Chaque monographie familiale apporte sa contribution particulière à la connaissance du passé.

Une famille est faite d' une intrication de lignées dont les influences, transmises par le sang ou par l' éducation, s' opposent et se composent. Seule compte la lignée directe dans l' hérédité d' un germe mais l' héritage d' un milieu dépend d' autres facteurs que la transmission séminale des gênes. Le rôle des collatéraux y apparaît souvent considérable. Au sens le plus large le groupe familial n' est pas seulement uneentité biologique, limitée aux consanguins ou parents par le sang, mais une entité sociale, englobant les affins ou parents par l' alliance. Aussi bien la généalogie proprement dite n' est-elle que l' assise d' une socio-biographie où la vie d' un individu est reliée à celle d' un ensemble génétiquement et aussi socialement défini, donnée de culture autant que de nature.

La disparition est l' évolution naturelle des souvenirs. les exigences de l' attention au présent contribuent efficacement à les réduire, puis le temps fait son Åôuvre et les efface. Cependant la mémoire d' une lignée, comme celle d' un individu, est sujette à des défaillances qui ne sont pas toutes involontaires. Elle aussi est soumise aux ordres du cÅôur et se laisse prendre, plus ou moins spécieusement, à ses pièges. << J' ai fait cela, dit ma mémoire. Je n' ai pas fait cela, dit mon orgueil. C' est la mémoire qui cède. >> (3) Il aura suffi au philosophe d' un aphorisme pour éclairer certaines occultations. L' oubli peut être omission désirée sinon voulue, voire aussi pieusement entretenue qu' une mémoire. Il n' est pas facile de distinguer rétrospectivement dans la méconnaissance d' un passé familial la part de la fatalité et celle de la nécessité, le rôle de la destruction et celui de la discrétion.L' érosion du récit n' est pas toujours tout à fait aveugle et chaque remémoration devient en définitive récit.

  • Notes:

    (1) Lucien FEBVRE, Pour une histoire à part entière, SEPVEN, 1961.

    (2) Pierre NORA, Introduction à la bibliothèque des Histoires, GALLIMARD,1978

    (3) Friedrich NIETZCHE, Par delà le bien et le mal, Leipzig, 1886

== La "marmite généalogique" ou comment et pourquoi cet arbre existe ==
=== Le(s) but(s) de cet arbre en ligne ===

Mes travaux de généalogie me conduisent à essayer de construire une grande toile généalogique pour mieux comprendre et montrer comment les liens entre les familles sont tissés. Comment des parcelles familiales peuvent s'éparpiller d'un village à un autre, d'une région à une autre, d'un pays à un autre.

Cette reconstitution va bien au-delà de ma propre généalogie directe. Ce "retissage" permet, avec la prise en compte des collatéraux, de retrouver des cousinages dont nous n'avions même pas idée.

Il permet aussi, assez souvent, de compléter des branches incomplètes que lâÇÖon rencontre par exemple sur Généanet ou sur dâÇÖautres serveursparce que certains chercheurs se sont seulement contentés dâÇÖindiquerleurs ascendants sans se soucier des collatéraux, voire même des remariages de leurs ancêtres directs.


Ces essais de reconstitution des familles, je les réalise principalement

- à partir des tables des mariages des villages avec le maximum de précision sur les dates et les lieux,

- avec les archives en ligne,

- avec des "reprises" de mes travaux historiques personnels et professionnels,

- travaux que je complète parfois avec d'autres données en ligne.

Des compléments - notes, liens etc... - peuvent également être ajoutés.

Ainsi lorsquâÇÖ il sâÇÖagit dâÇÖune personnalité marquante - soit historiquement, soit du fait de l' actualité -,je fais des renvois de liens vers les sites concernés, telle une biographie par exemple âǬ Généralement mes informations sont plus denses et plus précises lorsque un liende parenté - un "cousinage" - est avéré avec mes propres ancêtres, ou ceux de mes enfants....
Parfois ces informations sont les fruits dâÇÖéchanges mutuels entre cousin(e)s. A chaque fois que cela est possible, je fais des renvois en ligne vers dâÇÖautres bases, dâÇÖautres sites. Il nâÇÖest donc pas dans mes intentions de réaliser toutes les branches avec exhaustivité; dâÇÖailleurs je nâÇÖy parviendrais pas (câÇÖest ainsi que bon nombre de dateset lieux de naissances et de décès restent à rechercher âǬ) ! Il fautégalement laisser à chaque chercheur le plaisir de découvrir par lui même les informations qui lui manquent...


Ceux qui recherchent ne doivent pas non plus tout prendre pour argent comptant. Ils doivent toujours s'efforcer de vérifier les données fournies par des tiers, car toute erreur est humaine.

Les tables de mariages comportent aussi parfois des erreurs - notammentcelles de l' UCGL - que je rectifie dès quâÇÖun élément probant me permet de le faire.

Je ne suis pas non plus exempte dâÇÖerreurs de saisies que je corrige par la suite lorsque lâÇÖon veut bien me les signaler et/ou que je peux les détecter.


En résumé ma base sur Généanet, nâÇÖest pas une base figée car je la complète régulièrement.

CâÇÖest une base dâÇÖorientation donnant des pistes vers les villages concernés pour aider celles et ceux qui recherchent leurs ancêtres âǬ Je tente de la construire le plus sérieusement possible âǬ Elle est interactive avec dâÇÖautres sites grâce aux liens divers que je mâÇÖefforce dâÇÖajouter dans certaines notes âǬ

Je mâÇÖefforce encore de faire le maximum pour aider celles et ceux quime sollicitent, mais je ne peux pas et je ne veux pas faire toutes les recherches à leur place âǬ Il faut bien comprendre aussi que tout ceci nâÇÖest que bénévolat et que je ne suis tenue à aucune contrainte si ce nâÇÖest que le désir d aider les autres et, surtout, de me faire plaisir ! Alors, nâÇÖexigez pas autre chose de ma part âǬ! Mais faisons des échanges dâÇÖinfos car les échanges sont indispensables ! Les fruits de ces échanges sont toujours reportés dans ma base Généanet, ce qui permet au maximum de personnes de pouvoir en profiter.

Je remercie toutes celles et tous ceux qui m'aident dans cette quête généalogique et qui continuent de m'alerter !

Merci de mâÇÖalerter à chaque fois qu'un lien quelconque peut les aider à progresser dans leur propre généalogie ... à chaque fois quâÇÖest découvert un cousinage potentiel ... à chaque fois quâÇÖune erreur est constatée.

C'est cela aussi lâÇÖauthentique entraide !

Et puis âǬ Indiquer les sources lorsque lâÇÖon utilise les infos, câÇÖest sympa âǬ ça ne coûte rien âǬ ça encourage beaucoup âǬ alors merci !


Pensez encore, si vous puisez dans ces données, à mettre un lien dans vos notes entre ma base et la vôtre, comme je le fais moi-même ...; celafacilitera aussi les recherches pour les autres !...

Si vous recopiez des notes, copiez aussi les références par respect de celles et ceux qui m'aident dans ces travaux; cela ne dévalorisera pas votre travail, bien au contraire ! Et, là encore merci !


Enfin ne pas perdre de vue ce rappel qui est en quelque sorte une règle d'or en matière de généalogie : ne pas tout prendre pour argent comptant !

Toujours s'efforcer de vérifier les données fournies par des tiers car toute erreur est humaine. De plus, aucun fichier "Gedcom" n'est incorporé dans cette base et toutes les saisies sont réalisées manuellement ... N'étant pas infaillible des erreurs peuvent exister !

Si vous ne souhaitez pas figurer sur cette base, veuillez m'en fairela demande spécifique par écrit.

=== Les "sigles" spécifiques utilisés sur cet arbre en ligne ===

Vous allez rencontrer au cours de votre navigation sur cette base, sur certaines fiches, des "sigles" qui pourront vous laisser perplexe...

Il s' agit en fait d' un système de codage qui me permet de me retrouver plus rapidement dans les liens qui unissent les uns et les autres.

  • Glossaire

    • (*) mes sosas "de la main gauche"
    • (**) la lignée maternelle de mes beaux-fils & les lignées - maternelle ou paternelle - de mes neveux PIERROT & MICHEL
    • (***) les lignées - maternelle ou paternelle - de mes cousin(e)s germain(e)s & des cousin(e)s germain(e)s de mon époux
    • (****) les lignées - maternelle ou paternelle - des cousin(e)sgermain(e)s de mes parents & des cousin(e)s germain(e)s de mes beaux-parents
    • (*****) les lignées - maternelle ou paternelle - des cousin(e)s germain(e)s de mes grands-parents
    • (x¹, x², x³) rang d' ordre d' enfants portant le même prénom dans une même famille
    • (±) existence d' un jumeau
    • (âÇá) "Morts pour la France" de la 1ère Guerre Mondiale
    • (âÇí) "Morts pour la France" de la 2de Guerre Mondiale


= Chez le notaire =
== Généralités ==


On s' étonne aujourd' hui de la place que tenait la tabellion dans les coutumes de nos ancêtres. La plupart des actes importants de leur vie, tant privée que publique, étaient notés et gardés - gardenotés - dansson étude. Les notaires, se succédant souvent de père en fils, détenaient ainsi les papiers de générations successives et connaissaient le passé lointain d' une famille, ses secrets, ses vicissitudes... Ils étaient, en quelque sorte, les gardiens patentés de son avant mémoire.

Quand on ignore - ce qui est le cas le plus fréquent en généalogie - le nom du notaire de famille, on peut espérer le découvrir si l' on connaît le domicile de son client car la plupart des habitants d' un village - ou d' un quartier si il s' agit d' une ville -, surtout si ils étaient de condition modeste, et il en fut ainsi de la plupart des miens, passaient leurs actes au plu près de chez eux, dans leur paroisse. A partir de cartes topographiques - comme celles dites "de Cassini" - du département concerné et d' un sondage systématique chez les tabellions duvoisinage, on tombe généralement juste. Ensuite un dépouillement méthodique parmi les liasses, de lustre en lustre, permet de reconstituer lavie de nos ancêtres

Il existe, toutefois, deux exceptions notables à cette généralité géographique.

La première, si un membre de la famille, voire de la parentèle - exerçait lui-même la profession de notaire. Dans ces conditions particulières, c' est chez lui, presque uniquement, que se passaient les transactions, en vertu de l' adage << Les affaires de famille restent dans la famille >>. Ainsi mes ancêtres balnéens (de Bains lès Bains) allaient-ils enregistrer leurs actes notariés chez leur cousin du Val d' Ajol, à une soixantaine de kilomètres de leur domicile...

La deuxième, peut-être spécifique à la Lorraine ducale, liée à l' existence de "notaires itinérants" présents aux différentes foires ou marchés. En effet, nombre de transactions se passaient lors des foires (annuelles ou mensuelles) et il était nécessaire de les faire authentifier par un notaire. Afin que nul d' entre-eux ne soit favorisé par rapport aux autres, la profession avait établi une sorte de rôle d' astreinte qui prévoyait qu' untel ou tel autre serait l' unique représentant à unefoire donnée pour l' année X. On peut ainsi retrouver un paysan de Plombières lès Bains ayant passé transaction chez un notaire de Bruyères lors de la foire aux bestiaux de Poussay... (j' ai choisi volontairementdes localités assez éloignées les unes des autres pour mieux illustrermon propos).

C' est une aubaine pour qui chemine à la poursuite d' une ombre, de la voir se matérialiser chez son notaire.

Dans l' hypothèse la plus favorable - et, malheureusement, la plus exceptionnelle - c' est là que le "de cujus" a contracté mariage, donné, reçu, loué, vendu, acquis, emprunté, hypothéqué ses biens, doté ses enfant, testé, légué et, à l' instant où le mort saisit le vif , été inventorié et ses biens partagé entre ses hoirs. La recherche dans les minutiers notariaux privilégie lourdement les aspects économiques d' une existence. Elle met ainsi l' accent sur des précisions pécuniaires (1), qu' avant Balzac, il était insolite et malséant d' expliciter en littérature ou ailleurs.

En fait, le répertoire notarial contient une gamme d' actes variés, du contrat d' apprentissage à l' acquisition d' un office, d' une attestation de notoriété à une fondation de charité, d' une constitution de rente ou de tontine à une promesse, dûment enregistrée, de réconciliation entre une mère et ses enfants... Les pièces maîtresses concernant habituellement les mariages, les testaments et les inventaires.

== Le contrat de mariage ==


Le contrat de mariage - généralement conforme à la "coutume locale'...donc pouvant différer suivant le régions concernées - renseigne sur ladot, le douaire, le préciput et permet de situer le milieu. La qualitédes témoins qui signent est intéressante à plus d' un titre. Tantôt, ils sont exclusivement pris dans la parentèle, et la feuille des signatures représente l' équivalent de la future photographie de famille. En la comparant d' une génération à l' autre, on peut suivre les agrandissements, les diminutions, les variations du cercle, la disparition et le renouvellement des individus qui le composent. Plus souvent, au groupe de parents et d' alliés, se joignent des amis, de gens du même métier, des clients, des voisins... Au fur et à mesure que l' on s' élève dans l' échelle sociale, la composition des signataires évoque de plus en plus la manifestation de prestige et donne tout son sens à la locution d'Ancien Régime: << entrer dans l' alliance >>, l' alliance étant laparentèle qui résulte d' un mariage.

Le seul énoncé des différents témoins d' un mariage montre, souventesfois, combien était grande la solidarité familiale que l' on appelait alors du beau nom de solidité: elle englobait la lignée directe, mais aussi les lignées collatérales, les consanguins et les utérins mais aussi les affins, cad les alliés.

Jean-Louis FLANDRIN, dans un de ses ouvrages (2) sur l' ancienne société française, a rappelé que la force de la parenté par alliance n' y était pas moindre qu' en Angleterre où le même mot kin signifait aussi bien allié que parent. Lorsque Louis XIV, voulant éviter que quelques familles ne dominent les tribunaux royaux, décida de régler << les degrés de parenté qui rendent les offices incompatibles dansun même siège >>, il écartera non seulement les << les parents au premier, second et troisième degrés, qui sont de père et fils, de frère, oncle et neveu >>, mais aussi les << alliés juqu' au second degréqui sont beau-père, gendre et beau-frère >>. La solidarité parentale, traditionnelle dans les grandes maisons, ne l' était pas moins dans les familles bourgeoises et dans les milieux populaires. Ainsi les appellations frère ou sÅôur désignaient-elles, aussi bien des frères et sÅôurs par le sang que des beaux-frères et des belles-sÅôurs.

Armoire_trousseau.jpgQuelques définitions:
  • la dot : La dot incombait intégralement à la famille de la mariée. Elle visait à aider le couple à démarrer sa vie commune.

    Elle se limitait généralement au trousseau pour les familles modestes mais, dans les plus aisées, elle pouvait inclure un apport en numéraire qui variait fortement selon le niveau social de la famille.
  • le trousseau : Cela désignait le linge personnel (jupes, jupons, bonnets...) et le linge de maison (draps, serviettes...) qu' une jeune fille devait posséder avant son mariage. A partir du XVIIème siècle, ce trousseau était rangé dans la traditionnelle armoire de mariage que la promise amenait le jour des épousailles.
  • le douaire : C' est la portion des biens que le mari réserve à son épouse survivante.
  • le préciput : C' est pratiquement la même chose que le douaire.Son montant doit, impérativement, être précisé dans le contrat de mariage.

== Le testament ==


Le testament, olographe ou dicté, était souvent dans la France classique un acte long et solennel. Il peut déceler, par son préambule, ses dispositions, son style, voire son graphisme, le caractère du testateur.En Lorraine, le préambule est, presque toujours, celui-ci: << Comme il n' y a rien de plus certain que la mort et de plus incertain que l' heure d' icelle... >>.

Les ardentes professions de foi, les invocations à la cour du paradis- avec supplique à tel ou tel saint électivement chômé -, les donations aux Åôuvres pies, à la fabrique paroissiale, aux ordres monastiques, la fondation des obits, le calendrier prévu pour la célébration des messes, l' ordonnance des obsèques, les oboles aux pauvres mendiants, membres vivants du corps de Jésus-Christ, le lieu souhaité pour l' inhumation, témoignent des attitudes religieuses devant la mort du XVIème au XIXème siècles.

Aujourd' hui, certains historiens voient dans l' amenuisement testamentaire des formules et dispositions religieuses au cours du XVIIIème siècle, le signe d' une déchristianisation progressive au profit des Lumières. (3)

== L' inventaire après-décès ==


Les inventaires constituent le meilleur moyen de connaître et comparer les patrimoines, les enrichissements ou les appauvrissements au coursd' une existence et d' une génération à l' autre. La description du logis, celle des meubles, habits, linge, vaisselle d' étain ou d' argent puis de faïence ou de porcelaine et, quand il en existe, des bijoux, des tableaux, des livres, donnent des indications sur le cadre et le niveau de vie, les goûts ou même le goût du propriétaire. Dans quelques cas, l' énumération des livres d' une bibliothèque permet de percevoir un environnement culturel. La partie la plus "féconde" pour le généalogiste, est habituellement celle qui concerne "les papiers". Quand ils sont bien détaillé, quand il renvoient à des références exactes - ce qui estfréquent - et à d' autres documents conservés - ce qui l' et beaucoup moins - ils permettent de récapituler sinon tout le curriculum vitae, du moins certaines tranches de vie.

L' inventaire est toujours suivi d' un partage qui comporte la répartition des biens de famille entre les différents héritiers. Il arrive que cette dernière donne lieu à des contestations, voire des procès... On passe alors de l' étude du notaire chez les gens de justice, et, parfois, pour longtemps !

  • Notes:

    (1): La livre d' Ancien Régime correspondait approximativement à 2000 anciens francs (Franc POINCARÉ), 20 francs nouveaux ou 3,5 euros... Ceséquivalences, toutes relatives, indiquent seulement un ordre de grandeur.

    (2): Jean-Louis FLANDRIN, Familles - Parenté, maison, sexualité dansl' ancienne société, HACHETTE 1976, édition revue et augmentée LE SEUIL, 1984

    (3): Philippe ARIÈS, L' homme devant la mort, LE SEUIL, 1977

= En passant par la Lorraine, avec mes sabots dondaine âÖ½ =

= En marge de l' Histoire =
== Les Gentilhommes de Laveline ==
Blason_GdL.jpg

Entre tous les événements qui forment, en quelque sorte, les pivots de son histoire, le Lorrain évoque d' abord le plus glorieux : la bataille qui, au soir du 4 janvier 1477, s' engage sous les murs de Nancy. D'un côté le duc René II et ses alliés helvétiques et alsaciens ; de l' autre le grand duc d' Occident, Charles le Téméraire, brûlant d ' effacer là le souvenir des désastreux revers subis à Grandson et à Morat et du même coup d' anéantir les petits peuples qui osent faire obstacle à ses desseins. Pour René, c' est donc plus que son indépendance, l' existence même de la Lorraine qui est en jeu. L' issue de cet ultime affrontement sera pour le vaincu une défaite irréparable. On sait ce qu' il advint : contre toute attente, mais non contre tout espoir, la destinée de celui dont les ambitions démesurées avaient fait trembler l' Europe entière s' acheva dans les eaux glacées de l' Etang Saint Jean. Victoire fameuse : elle illustre à jamais René II et fait de lui l' un des plus grand de nos ducs, non point seulement par le succès des armes, mais parce qu' elle marque aussi à la fois un aboutissement et le point de départ d' une ère nouvelle pour notre pays. ½ On se demanda alors , écrit Auguste DIGOT, qu' elle était la petite nation qui, par sa fermeté et son courage, avait su résister aux efforts du terrible Bourguignon, et l' opinion plaça au premier rang le prince généreux et brave qui la gouverna après l' avoir sauvée ».

http://www.ina.fr/video/SXF01008656

Mais pour y parvenir, de combien d' épreuves a-t-il dû triompher depuis qu' il porte la couronne ! Espérances déçues, alliances rompues ou trahies, et, par-desssus tout, une guerre dans laquelle la Lorraine a failli irrémédiablement sombrer. A ce succès final, le peuple a pris sa large part; habitants des villes et des campagnes sont venus grossir lestroupes conduites par leur duc; les deux faits sur lesquels nous avonsbâti cet ouvrage illustrent bien ce que fut pour René II le loyalisme et l' attachement de ses sujets.

Oui, victoire de grande conséquence, que met en lumière cette phrase empruntée à BARRÈS : ½ âǬ c' est à peu près, en se constituant patrie contre l' étranger que la Lorraine naît comme nation ». Et il ajoute : ½ Dès lors il y a un caractère lorrain ».

A l' égard de René II , son triomphe est celui de la persévérance et du courage sur la force ostentatoire, de la modestie sur la vanité, de l' action réfléchie et délibérée sur l' entreprise hasardeuse, du bon sens enfin, et pour tout dire, sur la déraison. De quoi il était juste, avant toute chose, de lui rendre ce bref hommage.

=== Avant-propos ===

En 1877, il y aura donc bientôt cent ans, l' archiviste Henri LEPAGE faisait paraître, extrait des Mémoires de la Société d' Histoire et d' Archéologie Lorraine, un opuscule d' une soixantaine de pages, intitulé
½ Varin Doron, de Bruyères, et les Gentilhommes de Laveline ».Cette étude, la première, est restée la seule sur un sujet pourtant exceptionnel, en raison à la fois des événements auxquels se relie l' exploit du premier, et de la singulière distinction dont les seconds furent l' objet.

Partant des faits rapportés par la Chronique de Lorraine, dont l' auteur était contemporain, repris ensuite par LE THIERRIAT, CHEVRIER, dom CALMET et, tout près de lui, Auguste DIGOT, grâce aussi et surtout aux documents d' archives que sa fonction lui rendait aisément accessibles,Henri LEPAGE, après avoir retracé les circonstances dans lesquelles s'illustrèrent donc Varin DORON et les habitants de Laveline, examine les faveurs et les privilèges qu' ils reçurent du prince régnant, et comment ces faveurs et ces privilèges furent maintenus ou confirmés à leursdescendants. Etude certes remarquable par l' abondance des textes analysés ; il lui manque cependant d' être exhaustive. LEPAGE, en effet, n'emploie pas toutes les sources d' information utilisables et nécessaires en l' occurrence, notamment les minutes des notaires et tabellions et les registres paroissiaux. Ces textes lui eusent permis d' éclaircirbien d' apparents mystères et, du même coup, de vérifier si les preuves produites par certains bénéficiaires de lettres patentes s' établissaient sur des actes authentiques ou controuvés. Pourquoi les négligea-t-il alors qu' il n' en ignorait pas l' existence ? Cette lacune s' explique, à notre avis, par le tort que nous avons de considérer tout actepublic, s' il émane
du pouvoir souverain, comme un témoignage irrécusable et formel de vérité à l ' égard de celui ou de ceux qu' il concerne. A mesure que nous progressons dans nos recherches, nous constatons au contraire que les patentes, spécialement à partir du règne de Léopold, lorsqu' il s' agit de reconnaître une noblesse ancienne dont les preuves ont été prétendument perdues âÇô et l' on invoque de préférence ½ le malheur des guerres » - ne font souvent qu' accréditer le mensonge et l' imposture. Il serait tentant de nommer ici les noms de ceux qui, au XVIIIe siècle, profitèrent d' une opportune homonymie et de complaisances à coup sûr rémunérées, pour se faire conférer des titres auxquels ils n' avaient pas droit. Même en nous limitant aux familles de la région de Bruyères, nous nous écarterions du sujet précis de cet avant-propos. Nous le reprendronspour un dernier mot.

Sans prétendre avoir consulté tous les fonds diponibles âÇô une vie d' homme n' y suffirait pas âÇô nous avons eu pour souci constant de n' en écarter d' aucune sorte, et malgré notre éloignement des lieux où ils ont conservés. C' est pour nous l' occasion d' affirmer notre reconnaissance à tous ceux qui nous ont souvent évité démarches et déplacements, soit en nous offrant le résultat de leurs propres recherches : contribution d' autant plus précieuse à nos yeux que nous la savions inspirée par la sympathie ; soit en nous communiquant à Vesoul âÇô et nous voulons nommer ici MM les Directeurs des Services d' Archives des Vosges et de Meurthe et Moselle âÇô les documents nécessaires à notre travail, chaque fois qu' une réglementation de plus en plus stricte, hélas ! le leur permettait.

Au nombre des premiers, nous nous en voudrions de ne pas mentionner particulièrement ceux qui ont guidé nos premières approches : nos amis Georges POULL et Georges MARANDE, et, en outre, le commandant Pierre de ROZIÈRES, M le chanoine BRUNEAU, Mlle Marguerite FRIENTZ et Mme RATTAIRE-MICHE, MM Jean-Vigor Adrien CUNY et Paul MICHELON, tous généalogistesaussi fervents que passionnés.


Terminant son exposé sur Varin DORON, Henri LEPAGE demandait si ses recherches avaient produit un résultat qui valût la peine qu' elles lui avaient donnée. C' et avec la même question que nous livrons maintenantau lecteur le résultat des nôtres.

Jacques MATHIEU, Vesoul, le 8 février 1975.

=== Varin DORON ===
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Les épisodes et le dénouement de la bataille de Morat sont trop connus pour qu' il soit nécessaire de les rappeler ici. A Grandson, Charles le Téméraire avait subi une défaite ; à Morat les Bourguignons sont exterminés ou mis en déroute, et leur prince lui-même ne doit son salut qu' à la fuite (1).

Pour un petit rappel des faits, copier/coller le lien suivant : [http://arretsurinfo.ch/comment-les-suisses-ont-vaincu-charles-le-temeraire/ ]

René II s' était joint aux Suisses, leurs chefs lui ayant promis aideet assistance pour reconquérir son duché. Il reçoit d' ailleurs une part appréciable du butin, notamment l' artillerie du duc de Bourgogne, puis, avec les six cent hommes qui ont participé au combat, va prendre ses quartiers à Strasbourg. Il sait qu' après le succès de Grandson, quelques compagnons restés fidèles à sa cause ont enlevé par surprise le château de Vaudémont, et que plusieurs garnisons bourguignonnes, craignant un soulèvement général, se sont réfugiées derrière les murs de Nancy. Il a vu enfin, lorsque, se rendant à Zurich, il a traversé sa Lorraine, la joie avec laquelle le peuple se pressait à son passage pour l' acclamer. Pour lui la chose est sûre : le moment de se remettre en campagne est proche. Il en attend l' occasion avec impatience.

Inopinément, elle va lui être offerte par un habitant de Bruyères, Wary (ou Varin) DORON (16). Cet homme, dont la maison jouxte l' église, voit chaque jour les officiers de la garnison ennemie aller à la messe :il devrait donc être facile de les surprendre à ce moment et, après quoi, de soumettre la place. DORON va donc à Strasbourg et se présente à l' hôtel où loge René II. ½ Voilà, lui dit-on, un bon homme que àvous désire parler, qui est de Lorraine ; depuis deux jours il en est parti. » Aussitôt introduit, DORON, qui ne paraît pas s' encombrer depériphrases, prend la parole. ½ Hé duc, tu es bien endormy ! Si tu vols, je te feray seigneur de Bruyères et de tout à l' entour ; je te dirai la manière. » Il lui expose alors son projet. René II, sans douteamusé d' abord par la faconde de son visiteur, l' écoute maintenant avec attention. ½ Donne-moi des gens, poursuit DORON, et je vols estre destronchiez si le capitaine ne prends, et par lui le château se rendra ; après tout à l' environ, Arches, Espinal et Remiremont, tu pourras aller seurement jusqu' à Vaudémont. » Le duc s' inquiète cependant
DORON est-il certain du succès de l' entreprise ? ½ Or ne te chaille », réplique l' autre, imperturbable. ½ Donne-moi des gens et me laisse faire. » Cédant enfin à tant d' assurance, René II manda un capitaine de lansquenets, nommé Rudolff HARNEXAIRE (2) auquel il remit 20florins ½ pour faire la bonne chière », et lui enjoignit de mener l' affaire avec les cent vingt hommes qu' il avait sous ses ordres. ½ En Lorraine te faut aller, lui dit-il. Cet homme te conduira. Sans dire mot, fais ce qu' il te commandera. »

Arrivée après deux jours de marche, la troupe attendit la nuit, cachée dans un bois non loin de la ville, puis, l' obscurité venue, DORON lafit pénétrer dans sa grange, d' où elle se répandit au petit matin pour encercler l' église, lorsque les Bourguignons y furent assemblés. HARNEXAIRE, cela fait, interpella leur chef, lequel ½ bien vit que mal losgié estoit », le menaçant, si il ne donnait l' ordre à se soldats de se rendre sans combat, de lui faire trancher la tête ainsi qu' aux autres officiers. Ainsi fut livré le château de Bruyères. Les jours suivants, HARNEXAIRE, ½ que pas ne dormoit », et avec l' aide de ½ quatorze cents bons gentils compaignons bien armez » (3), prit possession de Saint Dié, d' Arches et de Remiremont au nom du duc de Loraine.

Telle est, dans ses grandes lignes, la relation de la Chronique de Lorraine. Cet exploit, que dom CALMET situe entre le 22 juin et le 14 août 1476, enflamma le patriotisme des Lorrains. Les combats reprirent de toutes parts, pour se terminer l' année suivante, nous l' avons dit, par le triomphe de René II devant Nancy.


Et DORON ? La Chronique passe à d' autres sujets après avoir dit le succès de son stratagème, sans même signaler la récompense que, suivant plusieurs historiens, de Nicolas REMY, en 1605, à Auguste DIGOT, en 1856, il aurait obtenue pour prix du service ainsi rendu à la cause de sonprince. Dom CALMET (4) l' expose en ces termes : ½ Varin DORON, qui avoit le plus contribué au recouvrement du château de Bruyères et à la rentrée du duc René II dans ses Etats, eut pour récompense de sa fidélité l' office de sergent ès prévôtés d' Arches et de Bruyères. Sa postérité posséda cette petite place jusqu' en 1663, qu' elle passa au nommé MION, mari de Barbe DORON, à qui l' on permit de porter le nom de DORON(5). Les MION-DORON ont joui de la même charge héréditaire jusqu' en 1751. »

C' est à Henri LEPAGE que le mérite revient d' avoir voulu vérifier l' exactitude de ces assertions (6), que ne confirmait, fût-ce par une simple mention, aucun des documents originaux du temps. L' authenticité des fonctions conférées au libérateur de Bruyères lui fut soudain fournie, alors qu' il les avait vainement examinés jusqu' alors, par les comptes du domaine de Bruyères: celui de 1618 (7) contient un rôle nominatif des sujets de la prévôté, dans lequel il eut l' heureuse surprise dedécouvrir cette mention: ½ Jacob CHEVALIER, oficier bailliager héréditaire ». Il la retrouva ensuite, avec quelques variantes, dans lescomptes des années 1667 à 1669, concernant cette fois un Hydulphe CHEVALIER, qu' il suppose fils du précédent, intitulé en 1668 ½ sergent héréditaire des prévostez d' Arches et de Bruyères ». Voilà donc, conclut LEPAGE, les CHEVALIER en possession de l' office donné par René II à Varin DORON, avec pouvoir de le transmettre à ses descendants. Il note aussi que le second, cad Hydulphe CHEVALIER, la même année 1668, ajoute à son nom de famille celui de DORON.

Poursuivant ses investigations, LEPAGE cite une curieuse requête (8),adressée au duc Léopold, en 1698, par un habitant de Remiremont, Jean MION-DORON : en considération des services que ses prédécesseurs et lui-même (nous soulignons) avaient rendus au duc Charles IV, celui-ci, par lettres patentes du 14 novembre 1663, ½ accord(a) au suppliantun office de sergent héréditaire dans les prévostez d' Arches et de Bruyères », lequel office lui fut maintenu par ½ un décret de S.A. Charles 5e, du 15 août 1677 » mais dont MION ne put jouir ½ que très peu de temps à cause des guerres »; ce pourquoi il sollicitait de Léopold la confirmation des droits et privilèges attachés à sa fonction. Le duc de Lorraine agréa cette demande par un décret rendu le 20 juillet1698, qu' entérina la Chambre des Comptes, le 13 avril suivant.

Curieuse requête, disions-nous, car si elle confirme, comme le décretde Léopold, les allégations de dom CALMET quant aux MION-DORON, comment expliquer l' attribution au premier de ceux-ci, en 1663, d' un officequ' exerçait encore, en 1669, Hydulphe CHEVALIER ? Le mot de l' énigme, écrit encore LEPAGE, se trouverait peut-être dans les patentes de 1663, mais, par une déplorable fatalité, le registre qui devait les contenir a disparu du Trésor des Chartes. Après quoi il hasarde une conjecture : la branche mâle des DORON étant éteinte, une fille de cette famille aurait épousé Jacob CHEVALIER, lui apportant en dot la charge recueillie héréditairement par son ancêtre, et, de la même manière, la succession serait ensuite passée aux MION. Nous montrerons, en ce qui concerneles CHEVALIER, que cette hypothèse n' est pas dépourvue de fondement, mais il est évident d' autre part qu' elle ne répond pas à la question que nous posions tout à l' heure. Nous allons tenter de le faire.

Hydulphe CHEVALIER, en 1664, reçoit des lettres de rémission pour un homicide commis dix ans plus tôt (9), qui, outre les détails de cette malheureuse affaire, révèle que le même CHEVALIER, après avoir combattu ½ depuis le commencement des guerres dans le régiment du Sr de CLIQUOT », s' était retiré, donc en 1654, à Bruyères ½ à cause d' une grand'maladie à luy survenue ». Pourquoi son état de santé ne l' aurait-il pas contraint à céder son office en 1663, et, de préférence à tout autre, à Jean MION-DORON, qui a peut-être été son compagnon d' armes - il est en tout cas certain qu' un Jean MION fut soldat - mais surtout parce que sa famille du côté maternel porte le nom jadis illustre ? Cettehomonymie (10) ne peut que favoriser sa nomination par Charles IV, CHEVALIER se réservant toutefois, pour quelques années encore, une sorte d' usufruit. Ainsi fera d' ailleurs, en 1729, le fils de Jean MION, atteint d' infirmités : il lui fut permis de se démettre de ses fonctions, tout en gardant l' intitulé permettant de les exercer.

Revenons, après cette conjecture, à celle de LEPAGE. Elle n' est pas,répétons-le, dépourvue de fondement; nous dirons même que la dévolution du titre par les femmes constitue une évidence. Regrettons seulement qu' il n' ait pas consulté avec plus de soin les registres des lettres patentes : il aurait vu qu' une autre famille au moins, entre les DORONet les CHEVALIER, posséda l' office créé par René II. Ces textes, il est vrai, ne lui eussent pas apporté tous les éléments dont nous disposons aujourd' hui, grâce d' une part au fonds de la Collection LAPRÉVOTE (11), en second lieu aux archives du tabellionage de Bruyères; elles dormaient encore dans un grenier, d' où elles n' ont été que récemment extraites.

La Collection LAPRÉVOTE comprend, sous la cote 6F / 126&127, une liasse concernant Bruyères, où l' on trouve une requête présentée, en 1572,par le sieur Jean PAILLEZ, sergent de M le Bailly de Vosges à Bruyères : elle contient non seulement quelques données généalogiques dont il sera question plus loin, mais au surplus des détails inconnus sur Varin DORON lui-même. " Du temps de la guerre de Bourgogne, déclarePAILLEZ, Wary Doron, lors demeurant audit Bruyères, meu de bonne affection envers son prince, auroit faict PLUSIEURS entreprises vertueuses et de grand hasard pour sa vie, qui touttefois auroient prins bonne fin, entre autre à l' aide de certains Allemands DESQUELS IL ESTOIT COGNU A CAUSE DES GRANDES TRAFICQUES QUE ORDINAIREMENT IL FAISOIT EN MARCHANDISES, et envers lesquels il s' employa tellement que (le) chasteau deBruyères, lors détenu par les Borguinons, fut retrouvez et les Borguinons chassez." Passons sur les "plusieurs entreprises" qu' aurait menées DORON : son héritier embellit sans doute la réalité de faits, afin d' attirer plus sûrement sur lui la faveur du prince. La révélation essentielle tient à la condition du libérateur de Bruyères. Nicolas REMY avait fait de lui un laboureur, tant il est vrai qu' une action hors du commun frappe d' autant mieux les esprits qu' elle émane d' un humble personnage... C' est incontestablement PAILLEZ qu' il faut croire : son ancêtre était marchand (12); il a vendu de ses denrées aux soldats du duc de Lorraine; il est donc connu d' eux et, sinon de René lui-même, de son entourage. Voilà pourquoi il est si facilement reçu et écouté; pourquoi HARNEXAIRE et ses lansquenets acceptent de le suivre et d' obéir àses ordres; pourquoi enfin son absence de Bruyères ne risque pas d' inquiéter la garnison ennemie : son négoce l' oblige à voyager, et c' estprobablement sous prétexte d' affaires qu' il a quitté la ville.

Ce document atteste enfin que René II conféra bien à Varin DORON " l' estat et office de sergent du sieur bailly audit Bruyères (...) pourluy et ses successeurs à l' advenir, TOUJOURS AU PLUS ANCIEN DE LEUR LIGNE ", " et de quoy, ajoute PAILLEZ, ils et chacun d' eux en ont joui et usé depuis ledit temps, de degré à aultre, SANS QU' AULTRES QU' EUX ayent (occupé) ledit estat ". Il rappelle enfin une ordonnance rendue en sa faveur par le duc Antoine, dont il joint la copie à sa requête (13), celle-ci ayant pour objet la désignation, en ses lieu et place " d' un sien fils, nommé Demenge PAILLEZ, suffisant pour l' office d' iceluy (cad l' office de sergent) et pour en user fidellement, comme du passé ses prédécesseurs ont faict et accoustumez ". Nous noterons en passant que ledit Demenge fut seulement promu le 12 octobre 1574, le bailli des Vosges étant intervenu entre-temps, prétextant que le droit d' investiture n' appartenait qu' à lui seul (14). Il démissionna au début de l' année 1600, et lui aussi en faveur de son fils (15).

*Notes :

(1) Rappelons le sonnet commis par un chanoine de Saint Dié, Pierre de Blaru dans la Nancéide au sujet du Téméraire :

A Grandson perdit son nom,

A Morat perdit ses Etats,

A Nancy perdit la vie.

(2) M. Robert LUTZ, de Strasbourg, nous a fait à son sujet une intéressante communication. ½ En raison du prénom assez typiquement suisse, écrit-il en substance, il me paraît vraisemblable que le nom soit en fait HARNISTER. C' est celui d' une famille notable de Bâle au XV° siècle, dont une branche se fixa à Strasbourg à la fin du siècle suivant. » Sachant l' importance de la contribution apportée à René II par lescantons helvétiques, nous retenons avec intérêt cette hypothèse. Celled' Auguste DIGOT Histoire de Lorraine, t. III, p. 290, qui déclare qu' HARNEXAIRE était un Allemand et le nomme Hannes SCHERR, doit en revanche être rejetée. Les textes que nous citons dans la note suivantesont sans équivoque à cet égard.

(3) Parmi eux les habitants de villages voisins de Bruyères, le fait étant attesté par plusieurs mandements de 1477, celui par exemple en vertu duquel René II fait payer à Jacquot DORIDAN, de Champ le Duc, les " appoitement(s) que le Harnexaire (sic) lui devoit " AD54, B1, f 411, 413 et 423 v°.

Nous verrons comment le prince régnant témoignera sa reconnaissance auxhabitants de Laveline.

(4) Notice de la Lorraine, t. 1, col. 623

(5) L' abbé de Senones commet ici deux erreurs: cette dénomination futla conséquence non pas d' un décret , mais d' un usage peu à peu établi. D' autre part c' est au fils de Barbe DORON, et non pas à son mari, qu' elle sera donnée pour la première fois.

(6) Déjà quant aux faits, nous nageons en pleine fantaisie. Il ne manque même pas le souterrain cher aux romanciers de cape et d' épée.

(7) AD54 - B. 3799

(8) AD54 - B. 190, n° 173

(9) AD54 - B. 114, f° 34-35

(10) Homonymie en effet, la postérité mâle de Varin DORON étant déjà éteinte en 1543. C' est au plus tard cette année là (voir note 12) que lacharge fut attribuée à un de ses descendants en ligne féminine. Or Barbe DORON naquit vers 1615, et son père par conséquent bien après cette succession.

(11) Déposée aux AD54, série F.

(12) Preuve nous en est donnée par les comptes du passage de Bruyères.

(13) Nous ne l' avons pas trouvée, ni dans les patentes enregistrées, ni le décret lui-même, mais sachant que le duc Antoine régna de 1508 à 1543, nous pouvons au moins affirmer qu' il n' existait plus alors aucundescendant par les mâles de Varin DORON.

(14) AD54 - B. 44, f° 203

(15) AD54 - B. 71, f° 52-23

(16) Un récent voyage en Savoie nous a appris qu' on nomme "dorons" lestorrents de la Tarentaise: doron de Belleville, de Champagny, des Allues ou de Barendaz, tous dans le massif de la Vanoise, ente Moutiers-Salins et Pralognan.

DORON, comme nom de famile, rappellerait-il l' origine de celle-ci ? L'immigration des Savoyards en Lorraine remonte, c' est un fait établi, aux temps les plus anciens. Sachant au surplus que, pour la plupart, ils venaient s' y livrer au négoce, et toujours avec succès, il ne nous parait pas saugrenu de nous demander si Varin DORON - riche marchand, nous l' avons démontré - n' était pas l' un d' entre eux.

=== Les "Gentilzhommes de Leauveline" ===

Qui traverse aujourd' hui Laveline, venant de Bruyères ou de Gérardmer,n' imagine pas que cette bourgade banale et triste, comme tant d' autres enlaidie par l' industrie, sans vestiges apparents du passé, était autrefois peuplée de gentilhommes portant blason et, pour citer leur premier historien, Henri LEPAGE, << jouissant de privilèges que la noblesse elle-même ne possédait pas, bien qu' ils continuassent à tenir modestement le soc de la charrue >>.

Laveline dvt Bruyères.jpg

Le fait, on le sait déjà (1), se rattache à celui que nous venons de rapporter, mais si la Chronique de Lorraine relate longuement les détailset le péripéties de l' action menée par Varin DORON et les lansquenetsd' HARNEXAIRE, elle ne dit rien en revanche de celle que dom CALMET (2) attribue aux habitants de Laveline. << Ils rendirent écrit-il, des services importants au duc René II dans ses guerres avec Charles le Hardi, ayant surpris sur les Bourguignons le château de Bruyères, et l' ayant ensuite vaillamment défendu contre eux >>. Il est à peu prèscertain que dom CALMET tire cette affirmation (3) de celles que les descendants de ces valeureux laboureurs, au XVIIe et au XVIIIe siècles, avaient énoncées dans diverses requêtes aux fins de confirmation, à leurégard, des privilèges recueillis par leurs ancêtres. Les ROZIÈRES, parexemple, déclarent en 1711 que René II les fit gentilhommes << en considération des services importans (qu' ils avaient) rendus à l' Estat en plusieurs occasions, et notamment en la défense de (la) ville et (du) chasteau de Bruyères où ils se seroient fort distingués>> (4). Jean-Philbert MICHEL, en 1736 (5), donnera une version à peu près identique de l' événement, mais qu' il n' est pas possible de vérifier à sa source: les lettres patentes de René II ne sont pas enregistrées au Trésor de Chartes. Nous reviendrons plus loin sur ce détail, quand nous examinerons l' authenticité de la noblesse conférée aux habitants de Laveline. Restons pour le moment à la nature du fait d' armes qui leur valut la faveur du prince.

Si l' on admet, contre la Chronique de Lorraine, qu' ils aient participé à la prise du château de Bruyères, il ne faut pas perdre de vue que le mérite de l' initiative revenait au seul Varin DORON, et d' autre part que le succès de cette affaire, grâce à la maîtrise et à l' habilité du capitaine HARNEXAIRE, s' assura sans coup férir, les hommes du duc de Lorraine ne faisant au surplus que le métier pour lequel on les payait. Sans combat, ils n' eurent pas à employer le renfort qu' étaient prêts à leur fournir les habitants de Laveline.

Admettons encore que le même HARNEXAIRE, allant ensuite mettre le siègedevant Saint Dié, Arches et Remiremont, leur ait confié la garde et ladéfense de la place conquise: nous doutons que les Bourguignons, précisément requis par d' autres combats, aient pu distraire de leurs forcesdes hommes en nombre suffisant pour tenter de reprendre Bruyères. Le firent-ils, et les habitants de Laveline leur opposant une défense courageuse, nous ne nous expliquerions pas mieux pourquoi René II leur conféra - il est temps de le dire - un privilège sans exemple dans l' histoire: d' abord parce qu' il distinguait non pas seulement quelques uns d'entre eux qui auraient pu s' illustrer par un acte de bravoure exceptionnel, mais bien tous les hommes de ce village, auxquels, par surcroît,il fut donné de pouvoir transmettre leur noblesse autant par les mâlesque par les filles, dont les maris, on croit rêver ! devenaient gentilhommes du seul fait de leur alliance.

Qu' on ne se méprenne pas: il n' entre aucune intention péjorative dansnotre propos. Nous nous bornons à tenter de mettre en comparaison une si haute récompense et l' exploit qui la fit mériter. Le rôle des habitants de Laveline dans la prise de Bruyères ne put qu' être modeste, et,quant à une éventuelle tentative ennemie en vue de reconquérir la ville, nous persistons à penser qu' elle est peu probable. Leur contribution aux combats ultérieurs, en revanche, l' est beaucoup plus, encore qu'ils ne furent pas les seuls, et de loin, à se mettre aux ordres d' HARNEXAIRE. La Chronique de Lorraine précise le nombre de ces bons gentils compaignons : quatorze cent, c' est-à-dire environ cent fois plus que celui des hommes vivant alors à Laveline. Eurent-ils le mérite d' être les premiers ? Sans doute, car il fallut tout de même quelque particularité, à défaut d' avoir eu l' occasion de manifester leur vaillancepar un fait d' armes hors du commun (6), pour que René II, rentré en possession de ses Etats, les remarquât entre tous ses fidèles sujets et décidât de leur témoigner magnifiquement sa reconnaissance. Nous dironspourquoi, à notre avis, elle ne fut pas seulement motivée par le comportement des habitants de Laveline. Il faut auparavant répondre à la question primordiale: leur noblesse est-elle réelle et véritable ?

Les lettres patentes de René II, nous l' avons souligné précédemment, ne figurent pas dans les registres qui ont été conservés jusqu' à nous. Aucun historien même n' en a eu connaissance, et dom CALMET, dans son "Histoire de Lorraine", ne fait mention que de lettres de confirmation, données beaucoup plus tard, en 1603 et 1627, par les ducs Charles III et Charles IV (7), outre plusieurs décrets, entre 1590 et 1597. Il est vrai que le prince régnant n' aurait pas entériné par un acte officiel des privilèges dont l' origine eût été à ses yeux incertaine. La preuve indiscutable nous sera cependant fournie par les comptes du domaine de Bruyères, où, dès 1502 (8), apparaît une rubrique tout à fait précise àcet égard, intitulée <<Les Gentilzhommes de Leauveline>>. Un rôle d' imposition n' est pas et ne peut être l' équivalent de notre Bottin mondain... Lorsqu' un receveur des finances accorde un statut particulier à une catégorie d' individus, ce n' est pas par vaine complaisance, mais en vertu du droit acquis, sachant ce droit fondé sur une incontestable possession d' état. Il ne nous paraît pas utile de développer plus longuement un sujet dont la conclusion s' impose d' elle-même: lanoblesse des habitants de Laveline est authentique, et c' est de René II qu' ils la reçurent, puisque cette intitulation leur est légitimement donnée sous son règne.

Mais, nous y insistons, à quoi la doivent-ils ? Voici, sur ce point, notre proposition.

Après les neuf semaines de campagne qui ont abouti à la défaite de son armée et contraint René II à chercher asile hors de ses Etats, Charles le Téméraire, le 30 décembre 1475, fait son entrée dans Nancy, où il est accueilli, avec quel empressement ! par les plus grands noms du duché- les fameux "grands chevaux" - nommés: LIGNIVILLE, HARAUCOURT, RAVILLE, VAUDONCOURT, HAUSONVILLE. La noblesse lorraine, écrit Victor de SAINT-MAURIS, << qu' en d' autres temps on avait vue si fidèle aux malheurs de ses princes >> (9), ne se signale alors que par ses trahisons.On conçoit la déconvenue de René II, puis son ressentiment: tous ceux-là, qui, par leur rang et, du même coup, leurs fonctions et leurs prérogatives, auraient dû lui marquer un indéfectible loyalisme, l' abandonnent au contraire à son infortune pour rallier le plus implacable des ennemis. Charles ne poursuit en effet d' autre dessein que l' annexion dela Lorraine, afin d' unifier ses territoires de Flandre et de Bourgogne, que pour lors elle sépare. A Nancy précisément, il annonce qu' il vafaire de cette ville sa capitale: << C'est le pays que le plus desiroy. Je suis maintenant emmy mes pays pour aller et pour venir >>. Pour le duc de Lorraine, sa noblesse est d' autant plus blâmable que le péril est grand, et quand, un an plus tard, la fortune change de camp, lepeuple seul lui apportera l' assistance et les encouragements que l' aristocratie lui a refusé. René II ne l' oubliera pas: son trône recouvré, il punira les plus coupables en confisquant leurs biens. Mais pourquoi n' aurait-il pas infligé à tous un châtiment plus exemplaire à ses yeux, en les atteignant dans leur orgueil de caste ? Il se souvient des paysans de Laveline: si, en définitive, ils n' ont pas combattu plus nimieux que d' autres, il reste que, les premiers, ils ont embrassé spontanément sa cause. Le succès de l' entreprise à laquelle ils se sont associés n' était pas, en dépit des assurances de DORON, nécessairement acquis, du moins sans combat et partant sans danger pour leurs vies. Il était juste et bon de les récompenser: par sa faveur exceptionnelle, René II honore la fidélité de son peuple, en même temps qu' il humilie les transfuges à coup sûr. Nous voyons d' ailleurs un argument favorable à notre thèse dans les nombreuses vexations que les gentilhommes eurentà subir de la Chambre des Comptes, exclusivement composée de nobles oud' anoblis. L' attitude du procureur Arnould de VIGNOLLES, sous le règne de Léopold, illustre bien cet état d' esprit. << Si on n' y prend garde écrit-il en 1711 (10), toute la province de la Vosge sera remplie de gentilhommes de Leauveline >>. Et il ajoute: << Ce ne sont qu' un tas de roturiers qui ne pourront vivre qu' en exerceant la roture à tout moment. Leur prétention faict une brèche irréparable à la noblesse de Lorraine >>. On ne peut plus durement exprimer à la fois mépris et rancoeur, même si plus de deux siècles ont passé depuis que René II a fait gentilshommes les ancêtres de ceux à qui s' adresse cet offensant discours. Déjà en 1593, la Chambre des Comptes avait écarté une requête des gentilhommes de Laveline, prétextant que le décret invoqué par eux afin d' obtenir certaine exemption avait été << vraisemblablement sub et obreptissement obtenu >> (11).

Cette explication vaut-elle d' être retenue ? C' est au lecteur qu 'il appartient de nous répondre (12).



Il n' entre pas dans nos intentions de commenter ici les patentes, arrêts et décrets dont furent l' objet les gentilhommes de Laveline au cours des trois siècles qui suivirent leur anoblissement. LEPAGE l' a faitavant nous; reprendre son étude ne consisterait qu' à la démarquer. Ilva néanmoins sans dire que nous les signalerons dans le corps des généalogies proposées au lecteur. Certains contiennent d' ailleurs, nous ledisions dans notre avant-propos, des erreurs, voire des contre-vérités, dont nous ne manquerons pas, preuves à l' appui, de faire justice.

C' est à partir du premier rôle nominatif de 1522 (12), que ces généalogies ont été établies. Nous avons dû toutefois éliminer plusieurs familles qui, soit qu' elles se fussent éteinte entre-temps, soit par suitede mutation patronymique, n' apparaissent pas dans les premiers actes paroissiaux et notariés qui sont aujourd' hui à la disposition du chercheur. Ce sera le cas notamment des JACQUEMIN et des HOLLAIRE (13).

Quant aux annexes, leurs titres n' annoncent pas des généalogies exhaustives, qui eussent été hors de propos en raison de l' objet même de cet ouvrage. Seule devait être retenue, à l' intérieur de chaque famille,la branche se rattachant par voie d' alliance aux gentilhommes de Laveline, et bien entendu à partir de cette alliance. Il reste que ces annexes commencent, à quelques exceptions près, au début du XVIIème siècle,et s' étendent pour la plupart sur dix générations, parfois plus. Nousne les avons pas poursuivies cependant au-delà de 1870 : les Archives départementales ne détiennent pas l' état-civil postérieurement à cettedate (14a). Aller de mairie en mairie pour le consulter aurait exigé un temps dont nous ne disposons pas. On sait au surplus que les registres de moins de cent ans d' âge (14b) ne sont pas communicables au public
faute de temps encore, nous avons dû renoncer aux démarches qui eussent été nécessaires afin d' obtenir l' accord des contemporains concernés.

Précisons enfin que notre étude s' appuie exclusivement sur des textesauthentiques : registres paroissiaux et donc d' état-civil, actes notarié, archives des séries B et G, pour ne citer que celles-là, mais, n' ayant pas voulu accabler le lecteur par une multiplicité de notes de références, nous nous sommes limité à l' essentiel en ce domaine, demandant de considérer que nous n' affirmerons rien que de bonne source.

*Notes :

(1) Voir chap. précedent, note 2.

(2) Notice de la Lorraine, tome 1, col. 622.

(3) Il se montre beaucoup moins catégorique dans son Histoire de Lorraine (tome 7, chap. CXLV), lorqu' il déclare que : << c' est sans doute en cette occasion que les habitants d' un petit village nommé l' Auveline, proche Bruyères, méritèrent [leur annoblissement] par leur zèle et leur attachement au service du duc René >>.

(4) AD54 - B. 130, f° 26 et AD54 - B. 214, n° 95

(5) AD54 - B. 241, n° 21

(6) Une tradition familiale nous a été rapportée par monsieur Roland de VOINNESSON, suivant laquelle les habitants de Laveline devaient la noblesse autant à leur courage qu' à leur présence d' esprit: dans un combat auxquels ils participaient, se trouvant aux côtés de René II poursuivi par un parti de Bourguignons, il lui sauvèrent la vie en le cachantdans une charrette de foin. Une épée à poignée de nacre aurait été donnée par le duc de Lorraine à l' un deux - vraisemblablement leur chef -que ses descendants se transmirent au cours des âges et qu' a vue encore le père de monsieur de VOINNESSON. Celui-ci suppose qu' elle n' a pas été perdue... mais ignore qui pourrait la détenir aujourd' hui.

(7) AD54 - B. 73, f° 68 v° et AD54 - B. 100, f° 17&18

(8) AD54 - B. 3671

(9) Victor de SAINT-MAURIS Etudes Historiques sur l' ancienne Lorraine, tome 1, pp. 268 & 269.

(10) cf LEPAGE, op. cit., pp. 47 à 49

(11) AD54 - B. 10389, f° 34-35

(12) AD54 - B. 1923. Nous le reproduisons plus loin.

(13) Ceux qui ont étudié comme nous les archives de la région de Bruyères diront qu' on y trouve au contraire de nombreux HOLLAIRE (alias HOLLARD) et JACQUEMIN, spécialement, en ce qui concerne les premiers, à Brouvelieures et à Belmont. En fait aucun texte ne permet même de supposerqu' ils eussent un lien autre que celui d' homonymie avec les HOLLAIREde Laveline, qui, de plus, disparaissent des rôles de gentilhommes après 1618

(14a) Rappelons que l' étude de Jacques MATHIEU fut publiée à l' occasion du 500ème anniversaire de la bataille de Nancy en 1977

(14b) Même remarque que la précédente; l' autorisation de mise à disposition des registres de plus de 75 ans est possible seulement depuis la loi 2008-696 en date du 15 juillet 2008.

=== 1522 : premier role nominatif des GdL ===
==== Gentilhommes ====
Didier WANNESSON : http://gw.geneanet.org/lchoupignon1_w?lang=fr;pz=valentine+odile;nz=michel;ocz=0;p=didier+jehan;n=wannesson

Jehan CLAUDEL : http://gw.geneanet.org/lchoupignon1_w?lang=fr;pz=valentine+odile;nz=michel;ocz=0;p=jehan;n=claudel

Jacquob HOLLARE

Jehan HOLLARE

Demenge CLAUDEL : http://gw.geneanet.org/lchoupignon1_w?lang=fr;pz=valentine+odile;nz=michel;ocz=0;p=demenge;n=claudel;oc=1

Jehan CHASNEL

Demengel FERRY

FERRY

Colin MATHIEU : http://gw.geneanet.org/lchoupignon1_w?lang=fr;pz=valentine+odile;nz=michel;ocz=0;p=colas;n=mathieu;oc=1

Didier MATHIEU : http://gw.geneanet.org/lchoupignon1_w?lang=fr;pz=valentine+odile;nz=michel;ocz=0;p=didier;n=mathieu

Claudel RAUSIÈRE

Aubry ROZIÈRE

Le Mareschal de La Rosière : http://gw.geneanet.org/lchoupignon1_w?lang=fr;pz=valentine+odile;nz=michel;ocz=0;p=nn+dit+le+mareschal+de+la+roziere;n=aaa

JACQUEMIN d' Yvoul

Colas MATHIEU : http://gw.geneanet.org/lchoupignon1_w?lang=fr;pz=valentine+odile;nz=michel;ocz=0;p=colas;n=mathieu;oc=1

Martin JACQUEMIN

==== Vefves ====
Vefve Colas JACQUIN

Vefve Colas COLIN
==== sans mention ====
Bauldouyn, mendiant

source: AD54 - B. 1923

== Les grandes affaires criminelles en Lorraine ==
=== L' affaire des Cardinaux : une monumentale erreur judiciaire (1805)===
=== Le docteur Antoine BUCHILLOT et la famille HYERMETTE (1831) ===
=== Marie-Catherine MOITRIER : dernière femme guillotinée en Lorraine (1850) ===
=== Le curé d' Uruffe (1956) ===
Le prêtre de cette petite commune de Meurthe-et-Moselle (Guy DESNOYERS)entretenait plusieurs relations avec des paroissiennes de la région. LâÇÖune dâÇÖelle, Régine FAYS, âgée de 19 ans, tombe enceinte du prêtre.Elle refuse dâÇÖavorter ou dâÇÖabandonner lâÇÖenfant et promet de garder le secret de sa paternité. Peu avant la date dâÇÖaccouchement, il lâÇÖemmène pour une balade nocturne en 4CV, lui tire dessus à trois reprises et se précipite sur le corps pour lâÇÖéventrer, tuer et défigurer lâÇÖenfant.

LâÇÖÉglise a dû organiser des cérémonies expiatoires pour se laver descrimes du prêtre. Il fut condamné aux travaux forcés à perpétuité.

En 1978, il est le plus ancien détenu de France quand il obtient une liberté conditionnelle.

Né le 24 février 1920 à Haplemont (54), il décèdera le 21 avril 2010 à Plouhamel (56), à 90 ans.


=== L' "affaire Grégory" (1984) ===
16 octobre 1984 : le corps de Grégory VILLEMIN, 4 ans, est retrouvé dans la Vologne, pieds et chevilles attachés, un bonnet enfoncé sur la tête. Trois décennies plus tard, lâÇÖenquête est toujours ouverte.

À lâÇÖépoque, la famille est harcelée par un corbeau qui revendique le meurtre. LâÇÖenquête sâÇÖoriente vers Bernard LAROCHE. Il est rapidement inculpé et écroué, confondu par lâÇÖexpertise graphologique et le témoignage de sa belle-sÅôur. Mais cette dernière se rétracte. Remis en liberté, il sera abattu dâÇÖun coup de fusil par le père de Grégory, fou de douleur. Puis câÇÖest au tour de la mère, Christine VILLEMIN, dâÇÖêtre désignée comme le corbeau. Elle est inculpée et écrouée le 5 juillet1985 avant dâÇÖêtre relâchée, moins de deux semaines plus tard, faute de charges suffisantes. Renvoyée aux assises pour le meurtre de son fils, elle bénéficie le 3 février 1993, dâÇÖun non-lieu pour ½ absence totale de charges ». Une première en droit pénal.

En 2000, lâÇÖenquête est rouverte dans lâÇÖespoir de confondre le corbeau grâce aux traces ADN sur un timbre. Elles sâÇÖavèrent inexploitables.

En 2008, le timbre est à nouveau expertisé, deux traces ADN sont identifiées, mais elles ne correspondent ni aux VILLEMIN, ni à aucun des 186 ADN des protagonistes de lâÇÖaffaireâǬ

Pour lâÇÖheure, les analyses des cordelettes nâÇÖont rien donné, pas plus que celles effectuées sur les vêtements et les chaussures du garçonnet. Des expertises menées sur lâÇÖenregistrement dâÇÖun appel du corbeau, ont conclu à deux locuteurs, un homme et une femme, sans pouvoir identifier formellement ces voix

=== L' affaire BELLO - MAILLANT (1991 & 2011) ===

= Des historiettes =
=== Hubert BAUDELET : les actes respectueux ===

Sous l'ancien régime, au delà de l'âge de la majorité matrimoniale, un enfant majeur devait consulter ses père et mère (ou aïeuls et aïeules si décès ou incapacité des parents) pour se marier. Les parents peuvent approuver sans aucune formalité (d'où la mention présent et consentant dans les actes de mariage); par contre, si l'un d' eux refusait sonconsentement, le fils ou la fille demandait conseil par acte respectueux dressé devant notaire, étant précisé qu'il pouvait alors passer outre à un refus.

L'exigence des actes respectueux (qui perdureront jusqu'en 1933), dénommés sommations respectueuses sous l' Ancien Régime, se justifie par le principe selon lequel les enfants doivent, à tout âge, honneur etrespect à leurs parents. C'est pourquoi l' enfant manquerait à ce devoir s'il ne prenait, préalablement au mariage projeté, le conseil de sesparents qui, le cas échéant, pour des considérations familiales, religieuses, morales, pécuniaires ou autres, pourront le détourner d'une union déraisonnable.

Et c'est ce qui se passe en 1758, lorsque Jeanne BAUDELET, troisième fille d' Hubert et + Jeanne MATHIEU, se met en tête d'épouser Jacques LHÈTE.

Bien que Jeanne soit majeure, son père Hubert est farouchement opposé àcette union. Il semble bien que les raisons de Hubert soient, pour partie, matérielles : en effet, c'est Jeanne
qui tient son ménage et celui de ses trois frères depuis le décès de leur mère en 1754. Mais pas uniquement... car le futur est déjà deux foisveuf...et nanti de six enfants !!!

Jeanne, qui est majeure et peut se passer du consentement de son père, tient bon et se décide à présenter à Hubert, ses sommations respectueuses.

C'est ainsi que le notaire se présente au domicile d'Hubert en ce débutdu mois d'août 1758 afin de lui notifier les désirs de sa fille.

Fin de non-recevoir de la part du père outragé...!

Le notaire se retire et revient le surlendemain, accompagné du curé du lieu et du lieutenant du bailli...afin de faire respecter la loi ducale.

Effet de la canicule ou, plus prosaïquement, d' un abus de boisson alcoolisée ?

Toujours est-il que Hubert BAUDELET tire sur le trio comme sur de vulgaires lapins de garenne !!! Et, afin de, définitivement, ne pas signer les papiers qui lui sont présentés, il se retranche dans << ...son poille et n' ayant rien voulu répondre à ce qu' on (lui) proposait... >>en compagnie de son plus jeune fils, Joseph-Augustin, et qu' ils tirent quasiment sur tout ce qui bouge !

Un vrai Fort Chabrol avant l'heure !

Panique générale dans Darnieulles... Finalement ce sera Nicolas BAUDELET, le frère aîné de Jeanne qui parviendra à "raisonner" les deux forcenés.

Tout finira (presque) bien puisque le 10 septembre 1758 à Darnieulles, Jeanne BAUDELET convolera avec son promis, Hubert étant << ...présentet consentant... >> et signant l'acte. Mais il est significatif qu' aucun des frères de Jeanne ne soit témoin dudit acte.

Pourquoi presque ? Parce que, tout d' abord, Hubert va décéder (de chagrin ?) à peine deux mois plus tard, le 18 novembre 1758 et que Jeanne mourra en couches le 19 mars 1772, âgée seulement de 39 ans.

Jacques LHOTE se remariera, pour la quatrième fois, en novembre 1772....

C'est le curé de Darnieulles qui, gazettier pour la circonstance, relate ces évènements dans
le registre paroissial.

http://diffusion.ad88.ligeo-archives.com/ark:/50275/vta56953842d759e/daogrp/0/13

http://diffusion.ad88.ligeo-archives.com/ark:/50275/vta56953842d759e/daogrp/0/16

Il devait avoir eu la peur de sa vie !

Quant au lieutenant du bailli, a-t-il engagé des poursuites judiciairesà l' encontre d' Hubert et de son fils, ce qui se justifiait puisqu' il y avait eu atteinte à l'ordre public et tentative d' assassinat sur la personne d'un officier ducal ? Si oui, elles ont dû être abandonnéespar suite du décès du principal artisan de la rébellion... car je n'airien trouvé concernant le jugement définitif dans la série B du bailliage d' Epinal.
= Les "dadas" de l' historienne : pour approfondir un peu...=
==Le département des Vosges en 1906==

Cette chronique - qui, en fait, n' en est pas une - a pour but de vous faciliter la recherche dans la base "Vosges 1906" qui est un "catalogue" des personnes vivants dans le département des Vosges lors des recensements de 1911 mis en ligne depuis peu (Merci M. PETRAZOLLER et son équipe !).

===Présentation générale===

====Les communes et les cantons vosgiens====

=====Un peu d' Histoire...=====
Sous la monarchie, la France est morcelée en divisions multiples et plutôt incohérentes : la ½ Province», héritière d' une histoire séculaire, est reine. Les finances ont les ½ généralités », l' armée les ½ gouvernements », la justice les ½ bailliages »... Sans compter les circonscriptions propres à l' Eglise : évêchés, doyennés et paroisses, elles-mêmes parfois dotées de ½ succursales ».
La fin de de la féodalité âÇô dans la nuit du 04 août 1789 âÇô exige des structures nouvelles et harmonisées qui brisent les potentats d' hieret donnent partout des relais sûrs à la Révolution.

Sitôt fait : le département est né, qui regroupe tous les services de l' Etat à un échelon commun.

Les Constituants songent d' abord à pratiquer la stratégie de l' échiquier. Un projet prévoit de découper le pays en 80 carrés strictement identiques, de 324 lieues carrées. La géométrie fera long feu et la géographie l' emportera. En janvier 1790, le partage du territoire se faiten 83 départements, dotés strictement du même statut mais respectant les réalités du terrain en répondant à une règle fixée par les conditions de déplacement de l' époque : ½ La force publique, partant du chef-lieu, doit pouvoir se rendre en n' importe quel point entre le leveret le coucher du soleil. » Bien plus tard, Napoléon III notera : ½ On peut gouverner de loin, mais on n' administre bien que de près. »

Le nombre des départements va beaucoup fluctuer. Napoléon le porte, parses conquêtes, à 130 en 1810 : Bruges, Anvers, Bruxelles, le Luxembourg notamment sont des départements français nommés respectivement ½ Lys », ½ Deux-Nethes », ½ Dyle » et ½ Forêts »... Tous les pays annexéspar l' Empire sont d' ailleurs organisés selon le même modèle, avec départements et préfets représentant le pouvoir central.

Waterloo, l' effondrement de l' Empire et le traité de Paris en 1815 réduisent brutalement le territoire français qui perd notamment Nice, la Savoie et la Sarre et ne recense plus que 86 départements.

Ce chiffre remonte en 1860 à 89 grâce à l' annexion de la Savoie et du comté de Nice mais retombe, après Sedan, en 1871, au niveau de 1815.

Outre les avatars historiques survenus en Alsace-Moselle âÇô voir plus loin - le nombre sera définitivement arrêté par trois grandes dates : accession des DOM en 1946, indépendance de l' Algérie en 1962 et réorganisation de la région parisienne en 1964.

La France métropolitaine compte désormais 96 départements et celle d' outre-mer 04.

De même les Constituants ont voulu briser les féodalités en créant les départements. Ils vont en profiter pour inventer la décentralisationet la démocratie : l' élection est partout la règle, dans les communes, les districts, les départements. Mais les élections cantonales première manière vivront ce que durent les roses...

La Constitution de l' an VIII rétablit l' ordre en France; déjà Napoléon perce sous Bonaparte, premier Consul. Foin de désignation par le peuple : la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), transfère le ½ pouvoir d' administrer » aux préfets, sous-préfets et maires, tous nommés par Paris et assistés de conseils aux maigres attributions. Les hommes forts des départements sont désignés et non élus. Toutcomme ceux qui sont, en principe, chargés de les contrôler : les Conseillers généraux sont, eux aussi, nommés par la tutelle !
Louis-Philippe et la monarchie de Juillet redonnent ses droits à l' élection. La loi du 22 juin 1833 instaure l' élection au suffragecensitaire des Conseils généraux dont les attributions sont définies cinq ans plus tard, le 10 mai 1838. Le suffrage universel s' impose en 1848. Ni le Second Empire, ni la République ne reviendront en arrière.
La IIIème République élabore une grande charte départementale et certains de ses parlementaires vont même jusqu' à consacrer la prééminence des Conseils généraux élus en proposant... la suppression pure et simple des préfets ! Le modéré Adolphe THIERS s' y oppose et l' emporte. Mais la loi du 10 août 1871 reste toutefois l' ossature du système actuel, avec une Assemblée départementale désignée au suffrage universel.

Dans une France encore traumatisée par la défaite et l' insurrection dela Commune (mars 1871), les Conseils généraux apparaissent comme le meilleur refuge de la légitimité et comme le recours du pays profond.

Il faut attendre les heures noires de l' Occupation pour que le suffrage populaire soit mis en veilleuse. Le régime de Vichy suspend les Conseils généraux qu' il remplace, en 1942, par des Conseils départementaux désignés.

La Libération et le retour aux institutions démocratiques provoquent tout naturellement le retour aux Conseils généraux issus des urnes. La Constitution de la Ivème République stipule même que: << les collectivités territoriales s' administrent librement par des conseils élus au suffrage universel. L'exécution des décisions de ces conseils est assuréepar leur maire ou leur président ».

Mais cette disposition restera lettre morte et, jusqu'à la loi de décentralisation du 02 mars 1982 âÇô oeuvre de Gaston DEFFERRE et de François MITTERRAND, tous deux hommes de la IVème... - au niveau départemental, le préfet gardera longtemps à la fois sa casquette et son pouvoir.

Jusqu' en 2015, à raison d' un siège par canton, le mode de scrutin estuninominal, majoritaire à deux tours. Le renouvellement se fait par moitié tous les trois ans. La loi du a remodelé le paysage cantonal - unedivision par deux du nombre des cantons - et renouvelé les Assemblées départementales puisque maintenant, on élit, pour six ans un binôme homme/femme.

Aujourd' hui, les élections cantonales appartiennent pleinement âÇô même si le Président SARKOZY ne les goûtaient guère âÇô au paysage politique de la France.

=====Le département des Vosges: naissance et évolution=====
L' idée maîtresse qui a prévalu lors du découpage était simple : il fallait que la force publique puisse se rendre à cheval en moins d' une journée du chef-lieu à toutes les extrémités du département.
C' est ainsi que le 1er juin 1790, Epinal est choisi comme chef-lieu dudépartement des Vosges malgré les notes de candidature de Saint-Dié etde Mirecourt.


Le choix du nom ½ Vosges » s' est fait dans un large consensus dû, en partie, à l' ancienneté du nom. On retrouve en effet la mention ½ Vosego» - cad Vosges âÇô dans le ½ De bello Gallico » de Jules CESAR;


Le 01 juillet 1790, 36 élus choisis par l' assemblée électorale des Vosges formèrent le premier Conseil Général. Le premier Président de cette assemblée sera un homme au nom prédestiné : Louis Dagobert VOSGIEN.

fiche: http://gw.geneanet.org/lchoupignon1_w?lang=fr&pz=valentine+odile&nz=michel&ocz=0&p=louis+dagobert&n=vosgien


Les communes et cantons vosgiens ont subi nombre de modifications depuis 1790.
  • Le 21 février 1793, la pricipauté de Salm-Salm, enclave lorraine de l' Empire, qui est gérée par la municipalité de Senones depuis la départ de la famille princière durant l' été 1791, demande son rattachement à la France. Ce rattachement est ratifié, sans perdre de temps, par la Convention nationale le 02 mars 1793.

    En 1795, à la suite d' une modification du canton de La Broque, créé à partir des terres de Salm en vallée de la Bruche, des communes alsaciennes environnant Schirmeck et des communes des anciennes terres du Ban de la Roche, initialement incluses dans le Bas-Rhin, sont rattachées au département des Vosges
    .
  • Après le traité de Francfort, le 10 mai 1871, qui entérine la défaite française, une convention additionnelle âÇô signée à Berlin et àParis les 21 et 23 juillet, annexe à l' Allemagne 18 communes vosgiennes âÇô cad la totalité du canton de Schirmeck (Barembach, La Broque, Grandfontaine, Natzviller, Neuviller la Roche, Rothau, Schirmeck, Waldersbach, Wildersbach, Wisches) et la moitié du canton de Saales (Bourg-Bruche, Colroy la Roche, Plaine, Ranrupt, Saales, Saint Blaise la Roche, Saulxures) âÇô comprenant 21 000 habitants et une superficie de 19415 ha.

    Les communes du canton de Saales restées françaises formeront en 1872, avec Le Beulay, le nouveau canton de Provenchères sur Fave.

    L' ensemble des territoires annexés en 1871 sont rendus à la France parle traité de Versailles en 1919... mais les communes anciennement vosgiennes restent inaliénablement rattachées au département du Bas-Rhin.

    La commune de Raon sur Plaine, réduite à 850 ha puisque amputée de son territoire stratégique sur le Donon, est rendue à la France le 12 octobre 1871 et incorporée, sur demande de ses habitants, au canton de Raon l' Etape.

=====Les Communes vosgiennes: modification de nom officielles=====
  • 1867
    • Belmont > Belmont sur Buttant
    • Grandrupt > Grandrupt de Bains
    • Longchamp > Longchamp sous Châtenois
    • Ménil > Ménil-Rambervillers
    • Provenchères > Provenchères lès Darney
    • Saint Maurice > Saint Maurice sur Mortagne
    • Saint Maurice > Saint Maurice sur Moselle
    • Saulxures > Saulxures sur Moselotte

  • 1868
    • Syndicat de Saint Amé > Le Syndicat

  • 1880
    • Saint Michel > Saint Michel sur Meurthe

  • 1881
    • Provenchères > Provenchères sur Fave

  • 1882
    • Martigny lez Lamarche
    • Pierrepont > Pierrepont sur l' Arentèle

  • 1890
    • Thaon > Thaon les Vosges

  • 1891
    • Plombières > Plombières les Bains

  • 1892
    • Bains > Bains lès Bains

  • 1902
    • Fresse > Fresse sur Moselle

  • 1903
    • Gironcourt > Gironcourt sur Vraine
    • Laveline > Ban de Laveline

  • 1904
    • Ménil-Rambervillers > Ménil sur Belvitte
    • Rupt > Rupt sur Moselle

  • 1907
    • La Neuveville dvt Bruyères > La Neuveville dvt Lépanges

  • 1915
    • Bazoilles > Bazoilles sur Meuse

  • 1917
    • Granges > Granges sur Vologne

  • 1923
    • Etival > Etival-Clairfontaine

  • 1925
    • Saint Benoît > Saint Benoît la Chipotte

  • 1932
    • Marainville > Marainville sur Madon

  • 1937
    • Laval > Laval sur Vologne
    • Saint Etienne > Saint Etienne lès Remiremont

  • 1938
    • Xonrupt > Xonrupt-Longemer

  • 1961
    • Belmont > Belmont lès Darney
    • La Chapelle > la Chapelle dvt Bruyères
    • Châtel > Châtel sur Moselle
    • Circourt > Circourt sur Mouzon
    • Ménil > Ménil de Senones
    • Rozières > Rozières sur Mouzon
    • Vomécourt > Vomécourt sur Madon

  • 1968
    • Lépanges > Lépanges sur Vologne

  • 1999
    • Saint Dié > Saint Dié des Vosges

===Le département des Vosges aujourd' hui===


Les limites cantonales peuvent être modifiées par décret en Conseil d' Etat après consultation du Conseil général. Historiquement, les cantonscorrespondaient, approximativement, aux ½ doyennés » de l' Ancien Régime, échelon intermédiaire dans l' Eglise d' hier, entre la paroisse et l' évêché. L' exode rural et l' expansion urbaine ont rendu profondément caduc ce découpage du territoire, engendrant une très forte sur-représentation des zones rurales et réduisant les villes à une portion congrue sans commune mesure avec leur poids réel. Le département des Vosges n' a pas échappé à la règle et le dictionnaire présenté ici est le reflet de la situation pour les élections cantonales du 13 mars 2008
. cf : les tableaux ci-dessous

  • Superficie : 5 873,78 km2 dont 2 820 km2 de fôrets.

  • Longueur et largeur :
    • Nord/Sud : environ 80 km
    • Ouest/Est : environ 136 km

  • Population (au 01/01/2001) : 380 952 hbts

    source INSEE , recensement 1999

  • Densité population : 65hbt/km2

    source INSEE , recensement 1999

  • Départements limitrophes :
    • Nord : Meurthe et Moselle
    • Nord-Ouest : Meuse
    • Ouest : Haute-Marne
    • Sud : Haute-Saône
    • Est : Haut-Rhin
    • Nord-Est : Bas-Rhin
    • Sud-Est : Territoire de Belforf

  • Chef-lieu et Préfecture :
    • Epinal : 35 794 hbts

  • Chef-lieu arrondissement et sous-préfectures :
    • Saint Dié des Vosges : 22 569 hbts
    • Neufchâteau : 7 533 hbts

  • Cantons : 31

    voir carte et liste ci-dessous

    Carte_des_cantons_2_.jpg

====Le découpage cantonnal====

En 1906 le département compte 03 arrondissements comme aujourd' hui

J' ai choisi de présenter les cantons de 2008 - mais les chiffres de population sont bien ceux de 1906 - pour faciliter la lecture. D' autant plus que, hormis la partition des cantons d' Epinal et de Saint Dié, lepaysage cantonal a peu changé entre 1906 et 1988.
Par contre, depuis la réforme de 2014, le paysage politique - cantonal et même régional - a été profondément modifié !

L' ancienne région Lorraine est intégrée dans un vaste ensemble - qui, par parenthèse ne ressemble à rien... ! - appelé Grand Est qui regroupe trois régions : Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine.

Quant au département des Vosges, il est passé de 31 cantons à 17 cantons seulement, avec des recoupements parfois très surprenants (pour ne pas dire plus... !!!). Soi-disant pour faire des économies... mais comme il y a maintenant, par canton, deux conseillers (un homme et une femme)cantonaux au lieu d' un seul, on en compte 34 au lieu de 31... Cherchez l' erreur !!!

- - - > voir ici la nouvelle carte des cantons : http://elus.vosges.fr/Lesélus.aspx

Cliquer sur la petite bulle pour avoir le nom du "nouveau" canton puis sur le lien en bleu pour connaître les communes qui le composent.


  • Arrondissement d' Epinal

    En 1906, l' arrondissement d' Epinal a une superficie de 296 973 ha et une population de 242 066 habitants répartis dans 15 cantons qui regroupent 243 communes; ce qui donne une densité moyenne de 81h/m².

    En 1920, l' arrondissement comptera 10 765 "Morts pour la France", ce qui représentera une perte de 4.5% de sa population totale.
































































































































    12 communes Canton de Bains lès Bains 16732 ha 9672 hbts 58 hbt/m² 385 MpF 4% pop
    32 communes Canton de Bruyères 22856 ha 16125 hbts 71 hbt/m² 637 MpF 3,9% pop
    26 communes Canton de Charmes 16957 ha 13671 hbts 81 hbt/m² 688 MpF 5% pop
    23 communes Canton de Châtel sur Moselle 25259 ha 18379 hbts 73 hbt/m² 973 MpF 5,3% pop
    21 communes Canton de Darney 21544 ha 8591 hbts 40 hbt/m² 373 MpF 4,3% pop
    30 communes Canton de Dompaire 22234 ha 8904 hbts 40 hbt/m² 379 MpF 4,2% pop
    10 communes Canton de Epinal Est 12803 ha 34200 hbts 267 hbt/m² 1452 MpF 4,2% pop
    13 communes Canton de Epinal Ouest 13435 ha 12454 hbts 93 hbt/m² 612 MpF 4,9% pop
    11 communes Canton de Monthureux 13864 ha 4912 hbts 35 hbt/m² 216 MpF 4,4% pop
    6 communes Canton de Plombières lès Bains 18295 ha 13757 hbts 75 hbt/m² 540 MpF 3,9% pop
    29 communes Canton de Rambervillers 30869 ha 15214 hbts 49 hbt/m² 647 MpF 4,2% pop
    16 communes
    Canton de Remiremont
    25679 ha
    29693 hbts
    116 hbt/m²
    1332 MpF
    4,5% pop
    10 communes Canton de Saulxures sur Moselotte 25018 ha 22829 hbts 91 hbt/m² 1116 MpF 4,9% pop
    8 communes Canton de Le Thillot 22379 ha 20372 hbts 91 hbt/m² 823 MpF 4% pop
    8 communes Canton de Xertigny 25781 ha 13233 hbts 51 hbt/m² 592 MpF 5% pop






  • Arrondissement de Neufchâteau


    En 1906, l' arrondissement de Neufchâteau a une superficie de 160 838 ha et une population de 70 524 habitants répartis dans 07 cantons qui regroupent 184 communes ce qui donne une densité moyenne de 44h/m².

    En 1920, l' arrondissment comptera 2929 "Morts pour la France", ce qui représente une perte de 4.1% de sa population totale.

































































    26Canton de Bulgnéville21433 ha8413 hbts39 hbt/m²388 MpF4,6% pop
    26Canton de Chatenois18904 ha8124 hbts43 hbt/m²342 MpF4,2% pop
    25Canton de Coussey23244 ha6156 hbts26 hbt/m²254 MpF4,1% pop
    26Canton de Lamarche28901 ha10627 hbts37 hbt/m²397 MpF3,7% pop
    31Canton de Mirecourt16827 ha12614 hbts75 hbt/m²567 MpF4,5% pop
    27Canton de Neufchâteau30282 ha15236 hbts50 hbt/m²562 MpF3,7% pop
    23Canton de Vittel21247 ha9354 hbts44 hbt/m²419 MpF4,5% pop




    Arrondissement de Saint Dié


    En 1906, l' arrondissement de Saint Dié a une superficie de 118 154ha et une population de 117 479 habitants répartis dans 09 cantons qui regroupent 91 communes ce qui donne une densité moyenne de 99h/m².

    En 1920, l' arrondissement comptera 4750 "Morts pour la France", ce qui représente une perte de 4% de sa population totale.



















































































    10Canton de Brouvelieures8890 ha3626 hbts41 hbt/m²173 MpF4,8% pop
    13Canton de Corcieux16336 ha11489 hbts70 hbt/m²421 MpF3,7% pop
    10Canton de Fraize19676 ha19355 hbts98 hbt/m²818 MpF4,2% pop
    2Canton de Gérardmer9976 ha10547 hbts106 hbt/m²394 MpF3,7 % pop
    7Canton de Provenchères sur Fave6769 ha4339 hbts64 hbt/m²176 MpF 4% pop
    10Canton de Raon l' Etape12132 ha15107 hbts125 hbt/m²755 MpF5% pop
    15Canton de Saint Dié Est12776 ha8079 hbts63 hbt/m²340 MpF4,2% pop
    6Canton de Saint Dié Ouest12021 ha26582 hbts221 hbt/m²735 MpF2,8% pop
    18Canton de Senones19578 ha18355 hbts94 hbt/m²938 MpF5,1% pop




====Les recensements====
Consultable dans un délai de 30 ans après l' année en cours, ils donnent la situation de chaque individu résidant dans la commune à une adresse donnée.

Le généalogiste a donc devant lui TOUTE la famille à une date X

Les recensements sont classés à la lettre M aux archives départementales, les premiers datant de 1795, mais ils ne sont vraiment ½ exploitables » pour les généalogistes qu' à partir de 1836. Auparavant, les renseignements sont parcellaires.
Et pour les Vosges, ceux de 1886, 1896, 1901 et 1906 ont été longtemps les seuls mis en ligne; depuis début 2016, nous les avons jusqu' en 1936

  • Renseignements donnés par les recensements du XIXème siècle :






















































































































































































    183618411843185118611866187218761881188618911896
    NOMXXXXXXXXXXXX
    PrénomsXXXXXXXXXXXX
    AgeXXXXXXXXXXXX
    Etat-civilXXXXXXXX
    ProfessionXXXXXXXXXXXX
    AdresseXXXXXXXXXXXX
    NationalitéXXXXXX
    Lieu de naissanceXX
    Position dans le ménageXXXX
    ReligionX
    MaladieX


  • Renseignements donnés par les recensements du XXème siècle :












































































































































































































































    190119061911192119261931193619461954196219681975198219921999
    NOMXXXXXXXXXXXXXXX
    PrénomsXXXXXXXXXXXXXXX
    AgeXXXXXXXXXXXXXXX
    Année de naissanceXXXXXXXXXX
    Date de naissanceXXXXX
    ProfessionXXXXXXXXXXXXXXX
    AdresseXXXXXXXXXXXXXXX
    NationalitéXXXXXXXXXXXXXXX
    Lieu de naissanceXXXXXXX
    Position dans le ménageXXXXXXXXXXXXXXX
    Patron, ouvrierXXXXXXX
    Adresse précédenteXXXXX




=Typologie des cantons et des communes vosgiens=

Pour chaque commune, on aura le tableau suivant, puis la liste des lieux-dits et écarts tels que connus en 1906. Pour les villes importantes, j' ai choisi de ne pas mentionner (on les retrouvera dans la base, sur la fiche individuelle) les rues...
Une croix dans la case "Rt" signiifie que le dépouillement du recensement est terminé et intégré à la base.












Code INSEECote ADSup. haPop. 1906DensitéRtMpF% pop



==Arrondissement d' Epinal : cantons et communes==
===Canton de Bains lès Bains===
  • Bains lès Bains











    880294E/292511 ha2384 hbts95 hbt/km² 82 MpF3.4% pop.

    • Les Fontenelles
    • La Terre Chaudot
    • Le Raval
    • La Vieille Chaussée
    • Le Pré Verdot
    • Verrière
    • La Rappe
    • Les Trois Fontaines
    • La Basse du Pommier
    • La Basse Jean Meslin
    • Le Chesnois
    • Le Châtelet
    • La Manufacture
    • Le Moulin au Bois

  • Fontenoy le Château











    881764E/1793455 ha1948 hbts56 hbt/km² 72 MpF3.2% pop.

    • Les Arsondieux
    • Aubegney
    • Beauregard
    • Bellevue
    • La Corée
    • L' Ense Pharisien
    • Grurupt
    • La Loge
    • Les Baraques
    • Les Granges
    • Les Molières
    • La Pipée


  • Grandrupt de Bains











    882144E/218356 ha237 hbts67 hbt/km² 7 MpF2.9% pop.

    • Le Haut du Rhoné
    • Le Centre
    • L' Autre Bout


  • Gruey lès Surances











    880294E/292511 ha2384 hbts95 hbt/km² 82 MpF3.4% pop.

    • Le Hatrey
    • Jérusalem
    • Moscou
    • Surance


  • Harsault











    882344E/2381070 ha844 hbts79 hbt/km² 40 MpF4.7% pop.

    • Le Moulin Ferry
    • Thunimont
    • La Forge de Thunimont


  • Hautmougey











    882354E/239792 ha409 hbts52 hbt/km² 23 MpF5.6% pop.



  • La Haye











    882364E/240734 ha625 hbts85 hbt/km² 31 MpF5% pop.

    • La Citadelle
    • La Voivrotte
    • Les Moulins
    • L' Etang Minfer


  • Le Magny










    882824E/287364 ha117 hbts32 hbt/km² 6 MpF5% pop.

    • La Grange Gardel
    • Le Gros Moulin


  • Montmotier











    883114E/316421 ha142 hbts34 hbt/km² 4 MpF2.8% pop.

    • La Ménardière


  • Trémonzey











    884794E/488907 ha662 hbts73 hbt/km² 25 MpF3.8% pop.

    • Le Haut du Mont
    • La Saboterie
    • Le Saulnier
    • Les Trémeurs


  • Vioménil











    885154E/5272287 ha501 hbts22 hbt/km² 25 MpF5% pop.

    • Jolivet
    • La Pille
    • La Bataille
    • La Savronnière
    • Le Graùont
    • Les Boccards
    • La Brancade
    • Le Tolloy


  • Les Voivres











    885204E/5321204 ha576 hbts48 hbt/km² 28 MpF4,9% pop.

    • Le Moulin des Voivres
    • La Ferme St Joseph
    • La Forge Quenot
    • La Colosse
    • La Grande Fosse
    • La Basse des Orges
    • Le Château de Paille
    • Le Chaudiron
    • Le Beaulieu
    • Le Ban St Pierre
    • La Bernerie
    • Le Grand Bois
    • La Cense de l' Anneau
    • Les Boulots

===Canton de Bruyères===
  • Aydoilles











    880264E/261000 ha604 hbts60 hbt/km²37 MpF6.1% pop.

    • Les Bolottes
    • La Cantine
    • L' Etang Bataille
    • La Havée
    • Le Vieux Moulin


  • Beauménil











    880464E/46331 ha184 hbts56 hbt/km²7 MpF3.8% pop.

    • Le Feing du Sapin
    • Le Ronchamp
    • Les Royes


  • Le Boulay











    880674E/69326 ha163 hbts50 hbt/km²6 MpF3.7 % pop.



  • Bruyères











    880784E/801613 ha3724 hbts230 hbt/km²79 MpF2.1% pop.

  • Champ le Duc











    880864E/88392 ha312 hbts80 hbt/km²30 MpF2.7% pop.

    • Les Anifaings
    • Borémont
    • Le Champ de la Croix
    • La Fénure
    • Gervaux
    • La Goutte Dany
    • Grand-Fête
    • La Gravcière
    • Le Haut de la Fosse
    • Les Rouges Terres
    • Saint Nicolas


  • Charmois devant Bruyères











    880914E/93661 ha411 hbts62 hbt/km²16 MpF3.9% pop.

    • La Creuse
    • Le Moulin
    • La Plaine
    • Le Pont Bresson
    • Le Rayeux


  • Cheniménil











    881014E/103928 ha632 hbts68 hbt/km²42 MpF6.7% pop.

    • Aux Aulnées
    • Le Battant
    • L' Etang Didon
    • Pexonfête
    • Le Ruxullier
    • La Souaie


  • Destord











    881304E/132504 ha236 hbts47 hbt/km²13 MpF5.5% pop.

    • La Noire Babotte


  • Deycimont











    881314E/133632 ha310 hbts49 hbt/km²12 MpF3.9% pop.

    • Le Faing Vairel
    • Les Moises
    • Le Quarond
    • La Voie de Falure


  • Docelles











    881354E/137875 ha898 hbts103 hbt/km²34 MpF3.8% pop.

    • L' Ayré
    • La Beunotte
    • Le Faing de la Hille
    • Gernamont
    • La Goutte
    • Lestange
    • Le Moncey
    • La Perrière
    • Saux
    • Sebarupt
    • La Tyre
    • Vraichamp


  • Dompierre











    881524E/154888 ha280 hbts32 hbt/km²8 MpF2.9% pop.



  • Faÿs











    881694E/172383 ha276 hbts72 hbt/km²32 MpF11.6% pop.

    • La Féculerie
    • Le Haut Passage
    • Le Haut de la Roche
    • La Montagne
    • Le Pont de Prey
    • Le Teinturon


  • Fiménil











    881724E/175513 ha417 hbts81 hbt/km²9 MpF2.1% pop.

    • La Basse de la Combe
    • Blanchamp
    • Cavelure
    • Les Champs François
    • La Grande Goutte
    • Hariopré
    • Malanrupt
    • Les Neuves Terres
    • Stéomont


  • Fontenay











    881754E/178647 ha461 hbts70 hbt/km²X16 MpF.3.5% pop

    • L' Etang
    • La Fosse
    • La Maie
    • Maxifontaine
    • Le Quairon
    • Le Say


  • Girecourt sur Durbion











    882034E/206692 ha355 hbts51 hbt/km²17 MpF4.8% pop.



  • Grandvillers











    882164E/2191746 ha1068 hbts61 hbt/km²36 MpF3.4% pop.

    • Le Bas de l' Aître
    • La Charbonnière
    • L' Etang l' Abbé
    • Le Faing du Bois
    • Le Grand Mont
    • La Haie d' Humbois
    • La Haie des Oiraux
    • Oblinrupt
    • Le Pas Fn
    • Pétinrupt
    • Le Petit Mont
    • Saude Haye
    • Viarmont
    • Le Void l' Oiseau


  • Gugnécourt











    882224E/226511ha247 hbts48 hbt/km²6 MpF2.4% pop.

    • Beaulieu


  • Laval sur Vologne











    882614E/266358 ha430 hbts120 hbt/km²30 MpF7% pop.

    • Les Antileux
    • Devant Faîte
    • Les Grands Faings
    • La Madeleine
    • La Papeterie


  • Laveline devant Bruyères











    882624E/267299 ha288 hbts96 hbt/km²42 MpF14.2% pop.

    • Auneau
    • La Belle Lumière
    • Chemingoutte
    • Derrière la Côte
    • Frémifaing
    • La Gare
    • Le Golé
    • Les Pinasses
    • La Rotène
    • Saint Eloi


  • Laveline du Houx











    882634E/268821 ha428 hbts52 hbt/km²13 MpF3% pop.

    • La Bougre Ménémont
    • Le Calvaire
    • Le Groseiller
    • Hérigoutte
    • Houx
    • Laveline
    • Le Pré Auné
    • La Rive gauche du Barba


  • Lépanges sur Vologne











    882664E/271757 ha1655 hbts218 hbt/km²67 MpF4% pop.

    • Les Baraques
    • La Bolle
    • Bonompré
    • La Bure
    • Calotté
    • Le Chemin de Prey
    • Le Faing de la Cuve
    • Le Faing Vairel
    • La Grande Carre
    • La Haute Verrière
    • Palhieu


  • Méménil











    882974E/302915 ha218 hbts24 hbt/km²6 MpF2.7% pop.

    • Le Clos Martin
    • L' Etang du Renot
    • Le Rein Toussaint
    • Le Rupt de la Souau


  • La Neuveville devant Lépanges











    883224E/305305 ha197 hbts65 hbt/km²9 MpF4.6% pop.

    • Bouzé
    • Le Clos Fays
    • Le Faing Neuf
    • La Gène
    • Grémoménil
    • Malanrupt
    • Le Pré Durupt
    • Vionfontaine


  • Nonzeville











    883314E/336162 ha79 hbts49 hbt/km²1 MpF1.3% pop.

    • La Lèche


  • Padoux











    883404E/3451936 ha591 hbts31 hbt/km²23 MpF3.9% pop.

    • Couches
    • La Creuse
    • Les Hauts Champs
    • Nonfays


  • Pierrepont sur l' Arentèle











    883484E/355623 ha167 hbts27 hbt/km²11 MpF6.7% pop.

    • Le Chapuy
    • La Crauchotte
    • Dracourt
    • Les Errattes
    • L Etang
    • Le Giron
    • Le Gros Fays
    • Hataneau
    • Le Petit Pierrepont
    • La Soie


  • Prey











    883494E/366213 ha113 hbts53 hbt/km²3 MpF2.6% pop.

    • Palhieu


  • Le Roulier











    883994E/406567 ha173 hbts31 hbt/km²8 MpF4.6% pop.

    • La Basse
    • Les Grandes Feignes
    • Fleurifaing
    • Le Moncé
    • Le Raing Lambert
    • Les Vieux Champs


  • Sainte Hélène











    884184E/4211707 ha545 hbts32 hbt/km²19 MpF3.5% pop.

    • La Croix Jean Voirin
    • Le moulin de la Rue
    • La Tranchée d' Autrey


  • Saint Jean du Marché











    884204E/428246 ha139 hbts56 hbt/km²15 MpF4.5% pop.

    • Les Champs Frayances
    • Les Colins
    • La Forêt
    • Ménauchamp
    • Maidor
    • Triauge


  • Viménil











    885124E/524805 ha303 hbts38 hbt/km²13 MpF4.3% pop.

    • La Basse Verière
    • Le Haut de l' Ormée
    • Le Void de la Borde


  • Xamontarupt











    885284E/540500 ha221 hbts44 hbt/km²5 MpF2.3% pop.

    • Les Hattards
    • Le Haut de Gemel
    • Le Haut du Bois
    • Le Haut du Mont
    • La Ravanne

===Canton de Charmes===
  • Avillers











    880234E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Avrainville











    880244E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Battexey











    880384E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Bettoncourt











    880564E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Bouxurulles











    880704E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Brantigny











    880734E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Chamagne











    880844E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Charmes











    880904E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Essegney











    881634E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Evaux et Ménil











    881664E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Florémont











    881734E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Gircourt lès Viéville











    882024E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Hergugney











    882394E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Langley











    882604E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Marainville sur Madon











    882864E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Pont sur Madon











    883544E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Portieux











    883554E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Rapey











    883744E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Rugney











    884064E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Savigny











    884494E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Socourt











    884584E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Ubexy











    884804E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Varmonzey











    884934E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Vincey











    885134E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Vomécourt sur Madon











    885224E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Xaronval











    885294E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.


===Canton de Châtel sur Moselle===
  • Badménil aux Bois











    880274E/27920 ha2311 hbts25 hbt/km²7 MpF3% pop.

  • Bayecourt











    880404E/40690 ha241 hbts35 hbt/km²9 MpF3.7% pop.

  • Châtel sur Moselle











    880944E/961167 ha1477 hbts127 hbt/km²62 MpF4.2% pop.

  • Chavelot











    880994E/101674 ha1112 hbts165 hbt/km²10 MpF0.9% pop.

  • Damas aux Bois











    881214E/1232947 ha581 hbts20 hbt/km²36 MpF6.2% pop.

  • Domèvre sur Durbion











    881434E/1461252 ha410 hbts33 hbt/km²27 MpF6.6% pop.

  • Frizon











    881904E/1931175 ha639 hbts54 hbt/km² 34 MpF5.3% pop.

    • Quartier d' Avière
    • Quartier du Centre
    • Quartier du Haut de Buté
    • Le Château
    • Basse Frizon
    • L' Etang
    • Le Moulin de Late
    • Le Camanoy
    • Le Puid
    • Saint Antoine


  • Gigney











    882004E/203509 ha158 hbts31 hbt/km²9 MpF5.7% pop.

  • Girmont











    882044E/2071239 ha638 hbts51 hbt/km²37 MpF5.8% pop.

  • Hadigny lès Verrières











    882244E/2281367 ha315 hbts23 hbt/km²14 MpF4.4% pop.

  • Haillainville











    882284E/2321253 ha375 hbts30 hbt/km²11 MpF2.9% pop.

  • Igney











    882474E/252920 ha1176 hbts127 hbt/km²63 MpF5.3% pop.

  • Mazeley











    882944E/299759 ha399 hbts53 hbt/km²19 MpF4.8% pop.

  • Moriville











    883164E/3181040 ha740 hbts71 hbt/km²46 MpF6.2% pop.

  • Nomexy











    883274E/3322502 ha2105 hbts84 hbt/km²106 MpF5% pop.

  • Oncourt











    883374E/342798 ha161 hbts20 hbt/km²8 MpF5% pop.

  • Pallegney











    883424E/347394 ha192 hbts49 hbt/km²14 MpF7.3% pop.

  • Rehaincourt











    883794E/386593 ha408 hbts69 hbt/km²23 MpF5.6% pop.

  • Sercoeur











    884544E/4611522 ha246 hbts16 hbt/km²9 MpF3.6% pop.

  • Thaon lès Vosges











    884654E/476918 ha6117 hbts666 hbt/km²401 MpF6.5% pop.

  • Vaxoncourt











    884974E/5071137 ha424 hbts37 hbt/km²19 MpF4.5% pop.

  • Villoncourt











    885094E/521843 ha141 hbts17 hbt/km²6 MpF4.2% pop.

  • Zincourt











    885324E/544640 ha93 hbts15 hbt/km²3 MpF3.2% pop.


===Canton de Darney===
  • Attigny











    880164E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Belmont lès Darney











    880494E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Belrupt











    880524E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Bonvillet











    880654E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Darney











    881244E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Dombasles devant Darney











    881384E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Dommartin lès Vallois











    881494E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Escles











    881614E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Esley











    881624E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Frenois











    881874E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Hennezel











    882384E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Jésonville











    882524E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Lerrain











    882674E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Pierrefitte











    883474E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Pont lès Bonfays











    883534E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Provenchères lès Darney











    883604E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Relanges











    883814E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Saint Baslemont











    884114E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Sans Vallois











    884414E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Senonges











    884524E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Les Vallois











    884914E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.


===Canton de Dompaire===
  • Les Ableuvenettes











    880014E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Ahéville











    880024E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Bainville aux Saules











    880304E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Bazegney











    880114E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Begnécourt











    880474E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Bettegney Saint Brice











    880554E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Bocquegney











    880634E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Bouxières aux Bois











    880694E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Bouzemont











    880714E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Circourt











    881034E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Damas et Bettegney











    881224E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Derbamont











    881294E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Dompaire











    881514E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Gelvécourt et Adompt











    881924E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Gorhey











    882104E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Gugney aux Aulx











    882234E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Hagécourt











    882264E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Harol











    882334E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Hennecourt











    882374E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Jorxey











    882544E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Légéville et Bonfays











    882644E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Madegney











    882804E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Madonne et Lamerey











    882814E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Maroncourt











    882884E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Racécourt











    883754E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Regney











    883784E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Saint Vallier











    884374E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Vaubexy











    884944E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Vélotte et Tatignécourt











    884994E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Ville sur Illon











    885084E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.


===Canton d' Epinal Est===
  • Arches











    880114E/111750 ha1566 hbts89 hbt/km²73 MpF4.7% pop.

  • Archettes











    880124E/121391 ha808 hbts58 hbt/km²46 MpF5.7% pop.

  • La Baffe











    880284E/28901 ha441 hbts49 hbt/km² 14 MpF3.2% pop.

    • Mossoux
    • Les Boudières
    • Mégnauvoid
    • Le Voë


  • Deyvillers











    881324E/134878 ha545 hbts62 hbt/km² 40 MpF7,3% pop.

    • Les Hardars
    • Messifontaine
    • Le Poteau
    • Le Chauffour
    • Clébas


  • Dignonville











    881334E/135592 ha183 hbts31 hbt/km²6 MpF3.3% pop.

  • Dinozé





    88134voir Saint Laurent

  • Dogneville











    881364E/1381146 ha845 hbts74 hbt/km²42 MpF5% pop.

  • Epinal











    881604E/1624269 ha29058 hbts681 hbt/km²1199 MpF4.1% pop.

  • Jeuxey











    882534E/258850 ha477 hbts56 hbt/km²23 MpF4.8% pop.

  • Longchamp











    882734E/2781026 ha277 hbts27 hbt/km²9 MpF3.2% pop.


===Canton d' Epinal Ouest===
  • Chantraine











    880874E/89695 ha1632 hbts235 hbt/km²89 MpF5.4% pop.

  • Chaumousey











    880984E/1001005 ha359 hbts36 hbt/km²27 MpF4.8% pop.

  • Darnieulles











    881264E/128936 ha709 hbts76 hbt/km²25 MpF3.5% pop.

  • Domèvre sur Avière











    881424E/145916 ha262 hbts29 hbt/km²11 MpF4.2% pop.

  • Dommartin aux Bois











    881474E/1491570 ha641 hbts41 hbt/km²25 MpF3.9% pop.

  • Fomerey











    881744E/177503 ha142 hbts28 hbt/km²8 MpF5.6% pop.

  • Les Forges











    881784E/181624 ha684 hbts110 hbt/km²43 MpF6.3% pop.

  • Girancourt











    882014E204/1786 ha873 hbts49 hbt/km²20 MpF2.3% pop.

  • Golbey











    882094E/212952 ha3399 hbts357 hbt/km²162 MpF4.8% pop.

  • Renauvoid











    883884E/3951010 ha123 hbts12 hbt/km²8 MpF6.5% pop.

  • Saint Laurent











    884224E/4301993 ha2838 hbts142 hbt/km²156 MpF5.5% pop.

  • Sanchey











    884394E/446551 ha199 hbts36 hbt/km²13 MpF6.5% pop.

  • Uxegney











    884834E/492894 ha593 hbts66 hbt/km²38 MpF6.4% pop.


===Canton de Monthureux sur Sône===
  • Ameuvelle











    880074E/7556 ha173 hbts31 hbt/km²6 MpF305% pop.

  • Bleurville











    880614E/622023 ha598 hbts30 hbt/km²32 MpF5.3% pop.

  • Claudon











    881054E/1082172 ha710 hbts33 hbt/km²32 MpF4.5% pop.

  • Fignévelle











    881714E/179440ha151 hbts34 hbt/km²4 MpF2.6% pop.

  • Gignéville











    881994E/208558 ha130 hbts23 hbt/km²6 MpF4.6% pop.

  • Godoncourt











    882084E/2171138ha469 hbts41 hbt/km²21 MpF4.5% pop.

  • Martinvelle











    882914E/3042441 ha492 hbts20 hbt/km²17 MpF3.4% pop.

  • Monthureux sur Saône











    883104E/3221902 ha1353 hbts71 hbt/km²58 MpF4.3% pop.

  • Nonville











    883304E/346881 ha245 hbts28 hbt/km²14 MpF5.7% pop.

  • Regnévelle











    883774E/397846 ha344 hbts41 hbt/km²15 MpF4.4% pop.

  • Viviers le Gras











    885174E/51904 ha247 hbts27 hbt/km²11 MpF4.4% pop.


===Canton de Plombières lès Bains===
  • Bellefontaine











    880484E/483911 ha1573 hbts40 hbt/km²79 MpF5 % pop.

  • Girmont - Val d' Ajol











    882054E/2073499ha612 hbts17 hbt/km²29 MpF4.7% pop.

  • Les Granges de Plombières











    882174E/2201730 ha1261 hbts73 hbt/km²62 MpF4.9% pop.

  • Plombières lès Bains











    883514E/35852 ha1892 hbts3638 hbt/km²32 MpF1.7% pop.

  • Ruaux











    884054E/412924 ha950 hbts103 hbt/km²2 MpF0.2% pop.

  • Le Val d' Ajol











    884874E/4978179 ha7469 hbts91 hbt/km²336 MpF4.5% pop.


===Canton de Rambervillers===
  • Anglemont











    880084E/8595 ha188 hbts32 hbt/km²5 MpF2.5% pop.

  • Autrey











    880214E/211742 ha300 hbts17 hbt/km²13 MpF4.5% pop.

  • Bazien











    880424E/42321 ha187 hbts58 hbt/km²6 MpF3% pop.

  • Brû











    880774E/79895 ha642 hbts72 hbt/km²25 MpF4% pop.

  • Bult











    880804E/82986 ha332 hbts34 hbt/km²7 MpF2.25% pop.

  • Clézentaine











    881104E/1121307 ha356 hbts27 hbt/km²24 MpF6.5% pop.

  • Deinvillers











    881274E/129560 ha99 hbts18 hbt/km²5 MpF5% pop.

  • Domptail











    881534E/1551861 ha695 hbts36 hbt/km²42 MpF6.25% pop.

  • Doncières











    881564E/158764 ha193 hbts24 hbt/km²13 MpF7% pop.

  • Fauconcourt











    881684E/171190ha220 hbts116 hbt/km²4 MpF1.75% pop.

  • Hardancourt











    882304E/234333 ha73 hbts23 hbt/km²4 MpF5.5% pop.

  • Housseras











    882434E/2481961 ha687 hbts34 hbt/km²16 MpF2.25% pop.

  • Jeanménil











    882514E/2561824 ha863 hbts46 hbt/km²24 MpF2.75% pop.

  • Ménarmont











    882984E/303524 ha173 hbts33 hbt/km²11 MpF6.25% pop.

  • Ménil sur Belvitte











    883014E/307861 ha472 hbts55 hbt/km²21 MpF4.5% pop.

  • Moyemont











    883184E/3231230 ha357 hbts27 hbt/km²16 MpF4.5% pop.

  • Nossoncourt;











    883334E/338534 ha222 hbts42 hbt/km²10 MpF4.5% pop.

  • Ortoncourt











    883384E/343439 ha216 hbts50 hbt/km²6 MpF2.75% pop.

  • Rambervillers











    883674E/3742064 ha5584 hbts268 hbt/km²221 MpF4% pop.

  • Romont











    883954E/4021926 ha433 hbts22 hbt/km²21 MpF4.75% pop.

  • Roville aux Chênes











    884024E/409859 ha305 hbts36 hbt/km²8 MpF2.5% pop.

  • Sainte Barbe











    884104E/4203039 ha583 hbts19 hbt/km²39 MpF6.75% pop.

  • Saint Benoît la Chipotte











    884124E/4182077 ha669 hbts31 hbt/km²34 MpF5.25% pop.

  • Saint Genest











    884164E/425626 ha232 hbts37 hbt/km²7 MpF3% pop.

  • Saint Gorgon











    884174E/426576 ha124 hbts21 hbt/km²14 MpF11.25% pop.

  • Saint Maurice sur Mortagne











    884254E/432678 ha221 hbts33 hbt/km²10 MpF4.5% pop.

  • Saint Pierremont











    884324E/439550 ha221 hbts40 hbt/km²13 MpF5.75% pop.

  • Vomécourt











    885214E/533702 ha277 hbts38 hbt/km²14 MpF5.2% pop.

  • Xaffévillers











    885274E/539843ha350 hbts42 hbt/km²20 MpF5.75% pop.


===Canton de Remiremont===
  • Cleurie











    881094E/1111106 ha391 hbts35 hbt/km²21 MpF5.4% pop.

  • Dommartin lès Remiremont











    881484E/1503499 ha1108 hbts32 hbt/km²41 MpF3.7% pop.

  • Eloyes











    881584E/1503499 ha1108 hbts32 hbt/km²145 MpF5.4% pop.

  • Faucompierre











    881674E/170245 ha144 hbts59 hbt/km²4 MpF2.8% pop.

  • La Forge











    881774E/180472 ha337 hbts71 hbt/km²14 MpF4.2% pop.

  • Jarménil











    882504E/255509 ha466 hbts92 hbt/km²24 MpF5.2% pop.

  • Pouxeux











    883584E/3651438 ha1707 hbts119 hbt/km²75 MpF4.4% pop.

  • Raon aux Bois











    883714E/3782405 ha1278 hbts53 hbt/km²61 MpF4.8% pop.

  • Remiremont











    883834E/3901568 ha10548 hbts673 hbt/km²445 MpF4.2% pop.

  • Saint Amé











    884094E/416806 ha1124 hbts139 hbt/km²48 MpF4.3% pop.

  • Saint Etienne lès Remiremont











    884154E/4243439 ha3446 hbts100 hbt/km²119 MpF3.4% pop.

  • Saint Nabord











    884294E/4363899 ha1832 hbts47 hbt/km²87 MpF4.9% pop.

  • Le Syndicat











    884624E/4701823 ha1200 hbts66 hbt/km²70 MpF4.6% pop.

  • Tendon











    884644E/4722185 ha822 hbts38 hbt/km²61 MpF7.4% pop.

  • Le Tholy











    884704E/4782303 ha1327 hbts58 hbt/km²68 MpF5.1% pop.

  • Vecoux











    884984E/5081390 ha1267 hbts91 hbt/km²63 MpF4.8% pop.


===Canton de Saulxures sur Moselotte===
  • Basse sur le Rupt











    880374E/371373 ha1090 hbts79 hbt/km²45 MpF4.1% pop.

  • La Bresse











    880754E/775799 ha5076 hbts88 hbt/km²280 MpF5.5% pop.

  • Cornimont











    881164E/1184023 ha5463 hbts136 hbt/km²278 MpF5.1% pop.

  • Gerbamont











    881974E/200969 ha328 hbts34 hbt/km²20 MpF6.1% pop.

  • Rochesson











    883914E/3982150 ha995 hbts46 hbt/km²56 MpF5.6% pop.

  • Sapois











    884424E/4491691 ha773 hbts46 hbt/km²47 MpF6.1% pop.

  • Saulxures sur Moselotte











    884474E/4543166 ha4055 hbts128 hbt/km²163 MpF4% pop.

  • Thiéfosse











    884674E/475762 ha643 hbts84 hbt/km²37 MpF5.7% pop.

  • Vagney











    884864E/4963226 ha2963 hbts92 hbt/km²126 MpF4.2% pop.

  • Ventron











    885004E/5102449 ha1443 hbts59 hbt/km²64 MpF4.4% pop.


===Canton de Le Thillot===
  • Bussang











    880814E/832763 ha2709 hbts98 hbt/km²111 MpF4% pop.

  • Ferdrupt











    881704E/1731460 ha1281 hbts88 hbt/km²47 MpF3.7% pop.

  • Fresse sur Moselle











    881884E/1911829 ha2228 hbts122 hbt/km²83 MpF3.7% pop.

  • Le Ménil











    883024E/3042041 ha1327 hbts65 hbt/km²44 MpF3.3% pop.

  • Ramonchamp











    883694E/3763074 ha1754 hbts57 hbt/km²70 MpF4% pop.

  • Rupt sur Moselle











    884084E/4156015 ha4506 hbts75 hbt/km²192 MpF4.3% pop.

  • Saint Maurice sur Moselle











    884264E/4333700 ha12949 hbts80 hbt/km²110 MpF3.7% pop.

  • Le Thillot











    884684E476/1497 ha3618 hbts242 hbt/km²166 MpF4.6% pop.


===Canton de Xertigny===
  • La Chapelle aux Bois (88088)











    880884E/903078 ha1820 hbts59 hbt/km²88 MpF4.8% pop.

  • Charmois l' Orgueilleux











    880924E/943592 ha951 hbts26 hbt/km²53 MpF5.6% pop.

  • Le Clerjus











    881084E/1103529 ha1843 hbts57 hbt/km²74 MpF4 % pop.

  • Dounoux











    881574E/159923 ha500 hbts54 hbt/km²19 MpF3.8% pop.

  • Hadol











    882254E/2294903 ha2128 hbts44 hbt/km²87 MpF4.1% pop.

  • Uriménil











    884814E/4901562 ha1172 hbts75 hbt/km²49 MpF4.2% pop.

  • Uzemain











    884844E/4932730 ha1363 hbts50 hbt/km²73 MpF5.3% pop.

  • Xertigny











    885304E/5425734 ha3456 hbts60 hbt/km²149 MpF4.3% pop.


==Arrondissement de Neufchâteau==

Pour le moment, je ne complète pas l' arrondissment de Neufchâteau, n' y ayant,pratiquement aucun ancêtre ou collatéral...

J' ai, néanmoins, intégré les cantons dans la typologie.

===Canton de Bulgnéville===
===Canton de Chatenois===
===Canton de Coussey===
===Canton de Lamarche===
===Canton de Mirecourt===
===Canton de Neufchâteau===
===Canton de Vittel===

==Arrondissement de Saint Dié==
===Canton de Brouvelieures===
  • Belmont sur Buttant











    880504E/50846 ha368 hbts43 hbt/km²12 MpF3.2% pop.

    • L' Arnelle
    • Les Champs Fontaine
    • Le Coqxé
    • Derrière la Fête
    • Le Haut de Belmont
    • Machifour
    • Mézis
    • Périfontaine
    • Le Pré Mougeon
    • Romainfaing
    • Rozé
    • Le Sauvageon
    • La Streille


  • Biffontaine











    880594E/60888 ha595 hbts67 hbt/km²23 MpF3.9% pop.

    • Devant le Cours
    • L' Epaxe
    • Grandfing
    • La Scierie


  • Bois de Champ











    880644E/651769 ha243 hbts13 hbt/km²10 MpF4.1% pop.

    • Auberfosse
    • L' Avent
    • Erival
    • Hallé
    • La Pimpière
    • La Rouge Eau


  • Brouvelieures











    880764E/78736 ha517 hbts68 hbt/km²19 MpF3.7% pop.

    • Colmont
    • Les Chûtes
    • Le Faing Dié
    • Fondrupt
    • La Forge
    • Moxené
    • Poinhet


  • Domfaing











    881454E/147390 ha264 hbts68 hbt/km²27 MpF10.2% pop.

    • Le Faing du Buisson
    • La Halbique
    • Le Haut de Belmont
    • La Hazelle
    • Lajus
    • Malieu
    • Le Ménil
    • Moxené
    • Le Neuf Moulin
    • Périfontaine
    • La Pleine Goutte
    • Xilé


  • Fremifontaine











    881844E/187955 ha480 hbts50 hbt/km²24 MpF5% pop.

    • Bougigoutte
    • Le Moulin de Mossoux
    • Xeuty


  • Mortagne











    883154E/3202222 ha422 hbts19 hbt/km²22 MpF5.2% pop.


  • Les Poulières











    883564E/363298 ha288 hbts97 hbt/km²14 MpF4.9% pop.

  • Les Rouges Eaux











    883984E/405594 ha339 hbts57 hbt/km²18 MpF5.3% pop.

  • Vervezelle











    885024E/513192 ha110 hbts57 hbt/km²4 MpF3.6% pop.


===Canton de Corcieux===
  • Les Arrentès de Corcieux











    880144E/141700 ha600 hbts35 hbt/km²22 MpF3.7% pop.

  • Aumontzey











    880184E/18337 ha587 hbts174 hbt/km²20 MpF3.4% pop.

  • Barbey-Seroux











    880354E/35732 ha388 hbts53 hbt/km²6 MpF1.5% pop.

  • Champdray











    880854E/87946 ha440 hbts47 hbt/km²17 MpF3.7% pop.

  • La Chapelle devant Bruyères











    880894E/912023 ha887 hbts44 hbt/km² 23 MpF2.6% pop.

    • La Rosière & Colimont
    • Pont Dauphin, Pré Galé & Le Golé
    • Devant le Cours
    • Yvoux
    • La Feigneulle
    • La Naye
    • Neuves Granges


  • Corcieux











    881154E/1171740 ha1604 hbts92 hbt/km²56 MpF3.5% pop.

  • Gerbépal











    881984E/2011918 ha963 hbts50 hbt/km²39 MpF4% pop.

  • Granges sur Vologne











    882184E/2212964 ha3832 hbts129 hbt/km²153 MpF4% pop.

  • Herpelmont











    882404E/245556 ha294 hbts53 hbt/km²9 MpF3% pop.

  • La Houssière











    882444E/2491955 ha926 hbts48 hbt/km²36 MpF3.9% pop.

  • Jussarupt











    882564E/261657 ha458 hbts70 hbt/km²21 MpF4.6% pop.

  • Rehaupal











    883804E/387470 ha295 hbts62 hbt/km²11 MpF3.7% pop.

  • Vienville











    885054E/516338 ha215 hbts64 hbt/km²8 MpF3.7% pop.


===Canton de Fraize===
  • Anould











    880094E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Ban sur Meurthe











    880344E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Clefcy











    881064E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • La Croix aux Mines











    881204E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Entre deux Eaux











    881594E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Fraize











    881814E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Mandray











    882844E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Plainfaing











    883494E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Saint Léonard











    884234E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Le Valtin











    884924E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.


===Canton de Gérardmer===
  • Gérardmer











    881964E/1998649 ha10041 hbts114 hbt/km²270 MpF2.7% pop.

  • Liézey











    882694E/2741327 ha506 hbts37 hbt/km²24 MpF4.7% pop.


===Canton de Provenchères sur Fave===
  • Le Beulay











    880574E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Colroy la Grande











    881124E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • La Grande Fosse











    882134E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Lubine











    882754E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Lusse











    882764E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • La Petite Fosse











    883454E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Provenchères sur Fave











    883614E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.


===Canton de Raon l' Etape===
  • Allarmont











    880054E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Celles sur Plaine











    880824E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Etival-Clairefontaine











    881654E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Luvigny











    882774E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • La Neuveville lès Raon











    883234E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Nompatelize











    883284E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Raon l' Etape











    883724E/3791599 ha4718 hbts295 hbt/km² 279 MpF5.7% pop.

    • Chaoré
    • La Trouche


  • Raon sur Plaine











    883734E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Saint Remy











    884354E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Vaxoncourt











    884974E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.


===Canton de Saint Dié Est===
  • La Bourgonce











    880684E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Saint Dié des Vosges











    884134E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Saint Michel sur Meurthe











    884284E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • La Salle











    884384E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Taintrux











    884634E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • La Voivre











    885194E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.


===Canton de Saint Dié Ouest===
  • Ban de Laveline











    880324E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Bertrimoutier











    880544E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Coinches











    881114E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Combrimont











    881134E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Frapelle











    881824E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Gemaingoutte











    881934E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Lesseux











    882684E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Nayemont lès Fosses











    883204E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Neuvillers sur Fave (88326)











    883264E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Pair et Grandrupt











    883414E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Raves











    883454E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Remomeix











    883864E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Sainte Marguerite











    884244E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Saulcy sur Meurthe











    884454E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Wisembach











    885264E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.


===Canton de Senones===
  • Ban de Sapt











    880334E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Belval











    880534E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Châtas











    880934E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Denipaire











    881284E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Grandrupt











    882154E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Hurbache











    882454E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Ménil de Senones











    883004E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Le Mont











    883064E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Moussey











    883174E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Moyenmoutier











    883194E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • La Petite Raon











    883464E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Le Puid











    883624E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Saint Jean d' Ormont











    884194E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Saint Stail











    884364E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Le Saulcy











    884444E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Senones











    884514E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Le Vermont











    885014E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

  • Vieux Moulins











    885064E/ha1 hbtshbt/km²1 MpF% pop.

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