Grégory Gilbert VILLEMIN
Grégory Gilbert VILLEMIN

M Grégory VILLEMIN

Annummer :1
(Grégory GilbertVILLEMIN)


  • Född den 24 augusti 1980 - Saint-Dié-des-Vosges, 88413, Vosges, Lorraine, France
  • Död den 16 oktober 1984 - Docelles, 88135, Vosges, Lorraine, France,livslängd: 4 år
1 filer tillgängliga 1 filer tillgängliga

 Föräldrar

 Syskon

 Farmor och farfar, farbröder-morbröder och fastrar-mostrar

 Mormor och morfar, farbröder-morbröder och fastrar-mostrar

 Noteringar

Anteckningar om personen

La chronologie de l'affaire (L'Est Républicain )

La découverte du corps, 16 octobre 1984.Vers 21 h 15, les pompiers de Docelles découvrent le corps de Grégory Villemin, 4 ans, flottant pieds et poings liés dans la Vologne, à 6 km du domicile familial de Lépanges-sur-Vologne. Son oncle a reçu quelques heures plus tôt (17 h 32) un appel téléphonique revendiquant l'assassinat. Les parents de Grégory reconnaissent immédiatement la voix du corbeau qui les harcèle depuis plusieurs mois.

Première lettre anonyme, 17 octobre 1984. Une lettre anonyme adressée à Jean-Marie revendique le crime : « J'espère que tu mourras de chagrin, le chef. Ce n'est pas ton argent qui pourra te redonner ton fils. Voilà ma vengeance, pauvre con. » La lettre a été postée à Lépanges-sur-Vologne, le jour du meurtre, avant la levée de 17 h 15 (d'après l'oblitération). Ce corbeau harcelait le couple Villemin depuis trois ans.

L’épreuve des dictées,18 octobre 1984.Début de l’épreuve des « dictées » : pendant plusieurs jours, quelque 140 membres ou proches de la famille Villemin vont se livrer à des pages d’écriture (notamment en recopiant le dernier message du corbeau) sous le contrôle des gendarmes.

L’enterrement 20 octobre 1984.Obsèques de Grégory à l’église puis au cimetière de Lépanges. La mère hurle : « Grégory chéri, reviens ! Non, je ne veux pas ! Pourquoi t’ont-ils fait ça ? » De nombreux journalistes et curieux assistent à la cérémonie.

Le portrait-robot 22 octobre 1984.Les enquêteurs diffusent le portrait-robot d’un homme soi-disant aperçu rôdant le soir du crime autour de la poste de Lépanges : 40 ans, 1,80m, forte corpulence, lunettes, cheveux châtains mi-longs.

Partie civile 24 octobre 1984.Jean-Marie et Christine Villemin se constituent partie civile ce qui leur permettra d’avoir désormais accès au dossier. Ils prennent pour avocat Me Garaud de « Légitime défense ».

Première reconstitution 25 octobre 1984.Les gendarmes de Bruyères procèdent à une reconstitution avec un mannequin. Après plusieurs essais, ils concluent que l’enfant n’a pas été jeté à l’eau entre Deycimont et Docelles, là où des traces de pneus et de talon de femme avaient été relevées le lendemain du crime mais en plein centre du village, tout près de l’endroit où il a été trouvé.

2e portrait-robot 26 octobre 1984.Un homme se présente spontanément à la gendarmerie de Bruyères : c’est lui que le portrait-robot désigne, à tort. Il n’a aucune peine à se disculper. Un second portrait –robot basé sur le témoignage d’un cafetier de Docelles, est aussitôt diffusé.

Expert et graphologue 30 octobre 1984.Réunion à la gendarmerie de Nancy entre les principaux responsable de l’enquête, l’expert en écritures qui a commencé d’analyser les dictées et une graphologue parisienne dont c’est la première apparition dans l’affaire. L’expert déclare que ses premiers travaux lui donnent à penser que le corbeau pourrait être Bernard Laroche, cousin de Jean-Marie, mais demande davantage de temps pour rendre ses conclusions définitives.

Bernard Laroche arrêté et inculpé 31 octobre 1984.Les gendarmes passent outre cette recommandation et interpellent sans plus attendre Bernard Laroche à son domicile d’Aumontzey et Marie-Ange à son usine de Gérardmer. Le couple est relâché le lendemain après-midi car tous deux ont pu fournir un alibi pour l’heure du crime.

Murielle Bolle craque 2 novembre 1984.Murielle, jeune sœur de Marie-Ange qui a témoigné que son beau-frère était chez sa tante Louisette (handicapée mentale) passe 36 heures en garde à vue. Après avoir confirmé son premier témoignage, la très jeune fille (15 ans et demi) craque : « J’ai menti ».

Bernard Laroche inculpé 5 novembre 1984.Le juge d’instruction Jean-Michel Lambert inculpe Bernard Laroche. Il est aussitôt écroué à la prison Charles-III de Nancy où les autres détenus le menacent : « À mort, Laroche à la Vologne ». Le lendemain, Murielle se rétracte, innocentant Laroche.

Avocats de la CGT 6 novembre 1984. À la demande de la direction de l’usine Ancel-Set où travaille Bernard Laroche, maitres Gérard Welzer et Paul Prompt, avocats de la CGT à Épinal et Paris, prennent en main la défense de l’inculpé.

Confrontation 9 novembre 1984.Bernard Laroche est confronté dans le bureau du juge Lambert avec Murielle qui confirme sa rétractation. Ses avocats demandent aussitôt sa mise en liberté provisoire. Elle sera refusée pour trois raisons : possible arrestation prochaine des coauteurs du crime, nécessité d’attendre les conclusions des experts, sécurité de l’inculpé lui-même.

Devant la poste 22 novembre 1984.Christine Villemin est confrontée dans le bureau du juge Lambert avec quatre collègues de travail qui affirment l’avoir vue le 16 octobre en quittant l’usine un peu avant 17 h, se diriger vers la poste de Lépanges, s’arrêter devant et y déposer une ou plusieurs lettres. La mère de Grégory maintient qu’elles se trompent et l’ont vue, en fait, la veille.

Remis en liberté 4 février 1985.Le juge, contre l'avis du ministère public, libère Bernard Laroche, qui reprend son travail. Mais il reste inculpé d’assassinat. Ce jour-là, devant les journalistes, Jean-Marie Villemin annonce son intention de le tuer à la sortie de son travail. Marie-Ange Laroche demande alors, pour son mari, la protection de la gendarmerie qui la lui refuse (mais la gendarmerie n'était plus chargée du dossier à ce moment-là).

Police judiciaire 18 février 1985.Le juge Lambert saisit la police judiciaire de Nancy et reçoit longuement dans son bureau MM. Pierre Richard, sous-directeur du bureau des affaires criminelles à la PJ qui prend personnellement l’affaire en main et Gérard Andrieu, directeur du SRPJ de Nancy.

Le meurtre de Bernard Laroche 29 mars 1985.Jean-Marie Villemin, ne croit pas en l’innocence de son cousin. Il décide de se faire justice lui-même et abat d’un coup de fusil Laroche. Il se constitue prisonnier. Le lendemain, il est inculpé d’assassinat et écroué. Marie-Ange Laroche obtiendra par la suite la condamnation de l'État pour ne pas avoir empêché la mort annoncée de son mari.

Obsèques de Laroche 2 avril 1985.Obsèques sans incident de Bernard Laroche à l’église puis au cimetière de Jussarupt. On apprend que le juge Lambert avait l’intention de rendre prochainement une ordonnance de non-lieu définitif à son égard.

Saverne 28 mai 1985, Jean-Marie Villemin est transféré à la prison de Saverne. Raison officielle : le rapprocher de Petitmont où Christine s’est réfugiée début avril chez sa grand-mère.

Mutation 13 juin 1985. Le capitaine Sesmat est muté "sur sa demande" à Berlin.

Reconstitution à Aumontzey 20 juin 1985.Reconstitution du meurtre de Bernard Laroche devant son pavillon d’Aumontzey. Malgré un impressionnant service d’ordre, la crainte d’une nouvelle vengeance est si forte que Jean-Marie Villemin porte un gilet barre-balles.

Christine Villemin soupçonnée 5 juillet 1985.Le juge Lambert inculpe Christine Villemin d'assassinat et la place sous mandat de dépôt. Les éléments à charge sont une nouvelle étude graphologique la désignant comme le corbeau, ainsi que des cordelettes identiques à celles ayant ficelé Grégory retrouvées dans la cave du domicile familial. Des collègues de travail affirment l’avoir vue au bureau de poste de Lépanges précisément le jour et l’heure auxquels le corbeau a posté la lettre.

Libérée 16 juillet 1985.Bien qu’enceinte de 6 mois Christine Villemin a entamé depuis la prison de Metz-Queuleu une grève de la fin. Son mari (il a été transféré de Saverne à Nancy) a également arrêté de s’alimenter. Finalement, la chambre d'accusation de Nancy, relevant l'insuffisance des motifs de mise en détention provisoire, la libère. Mais elle confirme dans le même temps l'ordonnance de mise en accusation qui sera annulée ensuite par la Cour de Cassation. Son cas divise radicalement les acteurs de l'affaire, entre ceux qui sont persuadés de son innocence et ceux qui la considèrent coupable.

Duras « se libère » 17 juillet 1985.Marguerite Duras publie une tribune « Sublime, forcément sublime Christine V. » dans le journal Libération. Elle pointe la culpabilité criminelle de Christine Villemin. L'article est précédé d'un avertissement, « La transgression de l'écriture », rédigé par Serge July qui rappelle la liberté inhérente à l'écriture de l'artiste.

Naissance de Julien Villemin 30 septembre 1985.Christine Villemin accouche à 22 h 10 d’un petit Julien, Jean-Marie, Gilbert à la maternité de Lunéville.

Confrontation et reconstitution 22 octobre 1985. Nouvelle et interminable confrontation générale (près de 9 h) dans le bureau du juge Lambert. Huit jours plus tard, une reconstitution aux hauts de Lépanges est organisée. Jean-Marie et Christine sont laissés seuls pendant plus d’une heure dans leur ancienne maison puis ressortent main dans la main.

Les Villemin aux Assises 9 décembre 1986.La cour d’appel de Nancy renvoie Christine Villemin devant la cour d’Assises pour le meurtre de Grégory. Déjà le 22 juillet 1986, Jean-Marie Villemin avait été renvoyé aux assises mais cette fois-ci pour le meurtre de Bernard Laroche.

Police scientifique 23 février 1987.À la suite des insuffisances de l'investigation criminelle de la gendarmerie lors de cette affaire, les pouvoirs publics décident la création de la Section technique d'investigation criminelle (STIC), futur Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale.

Dijon reprend l’enquête 17 mars 1987. Cassation de l'arrêt de renvoi de Christine Villemin. La cour d'appel de Dijon reprend l'enquête. Elle ordonne un supplément d'information, successivement mené par le président Simon jusqu'en 1990, puis par son successeur le président Martin.

Reconstitution 17 novembre 1987. Une reconstitution est réalisée pour tenter de déterminer l'endroit exact où l'enfant a été jeté dans la Vologne. Elle soulève plus de questions qu'elle n'apporte de réponses.

Jean-Marie Villemin libéré 24 décembre 1987. Jean-Marie Villemin est libéré. Placé sous contrôle judiciaire, il est assigné à résidence dans l'Essonne.

Non-lieu pour Christine Villemin 3 février 1993. La cour d’appel de Dijon prononce un non-lieu en faveur de Christine Villemin pour « absence totale de charges », une première en droit pénal. Habituellement un non-lieu est rendu pour absence suffisante de preuves ou d'éléments de preuve, le non-lieu rendu apparaît donc comme une véritable réhabilitation. La cour révèle également que des charges « très sérieuses » pèsent toujours sur Bernard Laroche.

Jean-Marie condamné à 5 ans 16 décembre 1993. Jean-Marie est condamné à 5 ans d'emprisonnement par la cour d’assises de Dijon, dont un avec sursis. Comme il a purgé une partie de sa peine pendant sa détention préventive, il est relâché peu de temps après l’annonce du verdict.

L’ADN du timbre inexploitable 14 juin 2000. À la demande des parents de Grégory, l'enquête est rouverte et l'espoir est relancé par l'analyse de l’ADN présent sur un demi-timbre qui aurait pu conserver la salive du « corbeau ». Mais les analyses ne donnent rien, les experts déclarant à l'époque l'ADN inexploitable. La procédure est clôturée par un arrêt de non-lieu, le 11 avril 2001.

L’État condamné Mai 2002. La cour d’appel de Versailles condamne l'État à verser 63.000 euros à Marie-Ange Laroche et Murielle Bolle en réparation d'une « inaptitude à remplir sa mission » et souligne un « manque total dans la maîtrise et dans la conduite de l'enquête et de l'instruction ». Ces critiques s'étendent au supplément d'instruction mené à partir de 1987. Le tribunal des conflits saisi par les deux, avait rendu un arrêt le 19 octobre 1998. La veuve pouvait alors demander une réparation à l'État du fait de l'absence de protection de Bernard Laroche.

70 000 euros pour les Villemin 30 juin 2004. L'État est condamné à verser 35.000 euros à chacun des parents de Grégory pour dysfonctionnement de la justice.

Les soupçons du colonel Sesmat Septembre 2006. Le colonel de gendarmerie Sesmat, qui a dirigé l'enquête, laisse entendre, dans son livre « Les deux affaires Grégory », que de lourds soupçons pèsent sur Laroche.

Demande rejetée 25 octobre 2006. Demande de réouverture de l'enquête par Murielle Bolle ; elle sera rejetée le 9 janvier 2007.

Six épisodes à la télé 28-30 octobre 2006 : France 3 diffuse les six épisodes du film « L'affaire Villemin » (réalisés par Raoul Peck), qui retrace l'assassinat jamais élucidé du petit Grégory, et dont la programmation avait été retardée en raison de plaintes en justice.

Diffamation ? 26 janvier 2007. Les avocats de Marie-Ange Laroche et ceux de Murielle Bolle assignent pour diffamation, Patrick de Carolis et la chaîne France 3, devant le tribunal de grande instance de Nanterre. Jean-Marie Villemin ne sera pas réhabilité 26 juin 2007.

26 juin 2007. Le parquet général indique ne pas s'opposer à la réhabilitation demandée par Jean-Marie Villemin en vue d'effacer sa condamnation prononcée en 1993 pour le meurtre de Bernard Laroche qu'il tenait pour l'assassin de son fils Grégory, le 16 octobre 1984. Cependant le 3 juillet, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris rejette la demande de réhabilitation.

Philippe Besson condamné 19 septembre 2007 : L'écrivain Philippe Besson et les éditions Grasset, qui en 2006 ont publié un roman intitulé "L'Enfant d'octobre" inspiré de l'affaire Grégory, sont condamnés à payer de lourdes amendes à Christine et Jean-Marie Villemin.

Déboutées 30 janvier 2008 : le tribunal de Nanterre examine la plainte pour diffamation déposée par la veuve et la belle-sœur de Bernard Laroche contre la chaîne France 3. Le 27 mars, elles seront déboutées de leur action.

Réouverture de l’enquête 9 juillet 2008 : Saisi par les époux Villemin, le procureur général de la cour d’appel de Dijon demande la réouverture de l'instruction, pour une nouvelle recherche d'ADN. Le 3 décembre suivant, la cour d'appel de Dijon ordonne la réouverture de l'enquête.

Des traces ADN 22 octobre 2009 : L'expertise, réalisée par le laboratoire lyonnais Biomnis (ex-Mérieux), a révélé la présence de deux profils distincts, un masculin et un féminin, sur timbre et une lettre du corbeau. Finalement les analyses ADN faites sur la lettre du corbeau envoyée aux Villemin ne donnent rien. En effet, les traces identifiées ne correspondent à aucun des 150 protagonistes de l'affaire. En 2010-2011, six nouvelles analyses sont ordonnées mais une fois encore, la justice fait chou blanc.

Les scellés ne donnent rien 5 mai 2010 : le parquet général de Dijon annonce que les analyses ADN réalisées sur les scellés ne mènent à aucune piste, confirmant une information de L'Est républicain.

Recherches tous azimuts 20 octobre 2010 : Jean-Marie Beney, le procureur général de la cour d’appel de Dijon ordonne que la justice rouvre l’enquête pour « l’analyse du cheveu retrouvé sur le pantalon du petit Grégory, « l’analyse du cœur des cordelettes » ayant servi à l’attacher, procède à « la comparaison des enregistrements des voix du corbeau et les voix des différents protagonistes de l'affaire », « à la recherche des traces digitales sur les parties collantes des enveloppes » et « à la recherche des traces de foulage sur la lettre de revendication du crime »

Pas d’ADN ou si peu 16 janvier 2012. Le procureur général, Jean-Marie Beney annonce qu'« il n'a pas été possible d'extraire d'ADN du nœud des cordelettes ». Le cheveu a, quant à lui, révélé un ADN mitochondrial qui n'a pu être mis en relation avec personne Marie-Ange Laroche condamnée pour diffamation 31 janvier 2012. Marie-Ange Laroche, la veuve de Bernard Laroche, un temps suspecté de l'assassinat du petit Grégory Villemin, a été condamnée à 1 000 euros d'amende avec sursis pour avoir diffamé Étienne Sesmat, premier enquêteur sur l'affaire. La voix du corbeau analysée 1er septembre 2012. Maître Thierry Moser, avocat des époux Villemin, déclare à la presse que l'expertise de la voix du corbeau, conservée sur des cassettes audio aujourd'hui numérisées, sera désormais possible : « Les gendarmes de l'IRCGN, après consultation des techniciens, ont répondu que l'expertise peut être tentée malgré les difficultés de faisabilité ». La nouvelle enquête consistant à comparer la voix du corbeau avec les enregistrements réalisés par des journalistes lors de reportages.

1er septembre 2012 La voix du corbeau analysée. Me Thierry Moser, avocat des époux Villemin, déclare à la presse que l'expertise de la voix du corbeau, conservée sur des cassettes audio aujourd'hui numérisées, sera désormais possible : "Les gendarmes de l'IRCGN, après consultation des techniciens, ont répondu que l'expertise peut être tentée malgré les difficultés de faisabilité. La nouvelle enquête consistant à comparer la voix du corbeau avec les enregistrements réalisés par des journalistes lors de reportage.

Nouvelles recherches ADN 26 septembre 2012. A la demande des parents de Grégory, la cour d’appel de Dijon autorise deux nouvelles recherches d’ADN sur les vêtements, les chaussures et les cordelettes. Plus d’espoir d’un point de vue scientifique 24 avril 2013. Le procureur général de la cour d'appel de Dijon, Jean-Marie Beney, annonce que les nouvelles expertises ADN menées sur les vêtements et les cordelettes de Grégory Villemin ne permettent d’identifier l’ADN d'aucun des protagonistes de l’affaire, de même l’analyse des enregistrements audio, si elle révèle bien les voix d’un homme et d’une femme ne permet pas non plus d’identifier une personne précise, le procureur ajoute qu'il y a « toujours un espoir dans la mesure où le dossier n'est pas fermé. Mais, d'un point de vue scientifique, l'espoir s'éloigne ».

24 avril 2013. D'un point de vue scientifique, l'espoir s'éloigne. Le procureur général de la cour d'appel de Dijon, Jean-Marie Beney, annonce que les nouvelles expertises ADN menées sur les vêtements et les cordelettes de Grégory ne permettent d'identifier l'ADN d'aucun des protagonistes de l'affaire, de même l'analyse des enregistrements audio, si elle révèle bien les voix d'un homme et d'une femme ne permet pas non plus d'identifier une personne précise. Le procureur ajoute qu'il y a "toujours un espoir dans la mesure où le dossier n'est pas fermé. Mais d'un point de vue scientifique, l'espoir s'éloigne".

Il n'est "pas possible de mettre un nom" sur les profils ADN relevés dans l'affaire du petit Grégory, conclut le procureur général de Dijon. " Il n'y a pas d'identification possible", compte tenu de la difficulté d'exploitation des résultats, jugés "extrêmement minces".

24 avril 2014. Il n'est « pas possible de mettre un nom » sur les profils ADN relevés dans l'affaire du petit Grégory, conclut le procureur général de Dijon, Jean-Marie Beney. « Il n'y a pas d'identification possible », compte tenu de la difficulté d'exploitation des résultats, jugés « extrêmement minces ». L'avocat de la famille Laroche y voit tout de même la "confirmation de l'innocence" de Bernard Laroche et dénonce "un gâchis judiciaire".

3 septembre 2014. « L’assassinat de Bernard Laroche, c’est le temps fort de mon existence, l’un des moments les plus tragiques de ma vie », confie le magistrat dans un long entretien accordé à « L’Est Républicain » à l’occasion de la sortie de son livre sur la justice qui fait grand bruit : « « De combien d’injustices suis-je coupable ? ».

26 août 2016 Toutes les données entrées dans un logiciel.Les pistes de l'ADN et de la voix du corbeau s'avérant inexploitables, les enquêteurs décident de s'intéresser aux centaines de témoignages recueillis tout au long de l'enquête ainsi qu'à tous les éléments matériels. Plusieurs semaines sont nécessaires pour tout entrer dans le logiciel Anacrim."Ce logiciel fait du traitement. Ce n’est pas une machine à laver miraculeuse qui sort le nom du mis en cause", explique Noël Picot, gendarme vosgien.En effet, Analyst Notebook permet de matérialiser les liens existants et les incohérences entre de multiples entités présentes dans une procédure. « Ce qu’on entend par entités, ce sont les personnes, leur emploi du temps, les véhicules, les objets, les numéros de téléphone… », détaille le gendarme Picot qui, ensuite, décortique ces liens et les remet en ordre, sous forme rédigée, au directeur d’enquête qui se charge d’étudier ce travail de réflexions et d’hypothèses.

27 mai 2017 Une synthèse de plus de 500 pagesLes gendarmes remettent à la présidente de la chambre de l'instruction la synthèse de toutes les données entrées dans Anacrim.Plus de 500 pages desquelles les enquêteurs tirent un scénario : Bernard Laroche ravisseur et assassin de Grégory avec la complicité plus ou moins active de Murielle Bolle par "jalousie de la réussite professionnelle, financière et familiale du couple Villemin."Une première hypothèse vite corrigée car le comportement de Laroche après le 16 octobre 1984 ne colle pas avec celui d'un assassin. Dans cette seconde version, "l'intention coupable de Bernard Laroche se serait limitée à l'enlèvement" alors que gravitent autour des complices de "la galaxie des envieux".Pour les enquêteurs, Ginette Jacob est "incontestablement jalouse de la famille Villemin". Les époux Jacob auraient, eux, profité des "cancans" lancés par Michel et sa femme Ginette "pour organiser le harcèlement mis en oeuvre par le corbeau".Leur conclusion est claire : "Le 16 octobre 1984, Marcel et Jacqueline Jacob ont pu assouvir leur haine pour les Villemin en mettant à exécution l’assassinat du petit Grégory Villemin."

Fin mai 2017 Un mystérieux message dans le registre de l'église.C'est sans doute l'un des éléments qui va relancer l'affaire quelques jours plus tard et qui ne sera révélé que le 28 juin en exclusivité par l'Est Républicain, le jour même de l'interpellation de Murielle Bolle.Un message a été trouvé en cette fin mai, par une paroissienne donnant des cours de catéchisme, sur le registre de l'église.Daté du 13 mai 2008, quelques mots sont inscrits : "C'est bien Bernard L. qui a tué Grégory, j'étais avec lui. Murielle Bolle."Des expertises ADN contradictoires ne permettront pas d'avoir une certitude et le doute plane toujours : canular ou pas ?

14 juin 2017 De nouvelles interpellations : l'enquête relancée à la surprise générale.Surprise et retentissement médiatique énorme lorsque L'Est Républicain annonce, en milieu de journée, trois interpellations et deux auditions dans l'affaire Grégory, 32 ans après les faits.Dans le détail, trois personnes ont été placées en garde à vue :- Marcel Jacob, 72 ans, le frère de Monique Villemin (la grand-mère de Grégory) et oncle de Jean-Marie Villemin.- Jacqueline Jacob, 73 ans, aurait été interpellée en même temps que son mari dans leur maison à Aumontzey.- Ginette Villemin, née Leconte, l'épouse de Michel Villemin (décédé en 2010). Elle sera remise en liberté dès le lendemain sans qu'aucune charge ne soit retenue contre elle. Deux autres personnes ont été entendues à leur domicile, les parents de Jean-Marie Villemin et grands-parents de Grégory : Albert et Monique Villemin.Même plusieurs dizaines d'années après les faits, l'engouement et la curiosité du public restent intacts comme le prouvent les audiences des émissions consacrées à la relance de l'affaire. Dans les Vosges, les journalistes des médias nationaux arrivent en nombre.Lors des auditions, c'est un tableau familial "trop" idyllique pour les enquêteurs qui est dressé par les interpellés.Pour Monique Villemin, ses enfants "s'entendaient tous bien" et Bernard Laroche "était comme mon septième enfant". Les réunions de famille ? "Tout se passait très bien." Son mari ne sera pas beaucoup plus loquace : "Si je savais quelque chose, je l'aurais dit."Les époux Jacob également choisissent d'évoquer une famille sans problèmes : "Des fois, on se retrouvait ensemble pour manger mais pas souvent, non, on n'était pas à l'écart de la famille", affirme Marcel pendant que Jacqueline garde le silence sur de nombreuses questions.

16 juin 2017 Marcel et Jacqueline Jacob mis en examen.Après 48 heures de garde à vue, le couple Jacob est mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivie de mort".Durant sa conférence de presse, le procureur donne plusieurs détails sur les raisons de cette décisions, au lendemain d'une première communication. "Ces deux personnes mises en examen font l'objet d'une incarcération provisoire, afin d'empêcher toute concertation frauduleuse entre les différents protagonistes.Dans la procédure, Marcel Jacob dissimule ses antagonismes avec les parents de Grégory. En 1982, lors d'une dispute, Marcel Jacob a dit à Jean-Marie Villemin 'Je ne sers pas la main d'un chef', terme que l'on retrouve dans les lettres, dans un certain nombre des éléments qui sont incriminés." "Grégory a été séquestré, retenu pendant un certain temps. Les personnes qui ont participé à cet acte d'enlèvement sont les auteurs de ce crime. D'après certaines déclarations, Bernard Laroche aurait participé à l'enlèvement. "Le corbeau est formé par deux personnes : un homme et une femme."

20 juin 2017 Les époux Jacob remis en liberté.Après avoir été mis en examen et placés en détention durant quatre jours "pour empêcher une concertation frauduleuse" et une "pression qui serait de nature à nuire à l’efficacité des investigations" selon le procureur général, les époux Jacob sont remis en liberté, sous contrôle judiciaire.Le parquet général avait, lui, demandé le maintien en détention du couple, afin de protéger les investigations et d'éviter les échanges entre les époux.L'avocat de Marcel Jacob explique les détails de la décision de justice : "Les deux époux ne retourneront pas chez eux dans les Vosges, mais seront placés dans deux logements différents et à des adresses secrètes pour un contrôle judiciaire satisfaisant. Ils ont également l'interdiction absolue de communiquer avec les médias au risque d'une détention provisoire qui alors pourrait être immédiatement ré-ordonnée."

28 juin 2017 Murielle Bolle interpellée.Dans les Vosges, certains ressentent la même frénésie qu'en 1984. Caméras et téléobjectifs sont de nouveau de sortie et les journalistes interrogent le voisinage comme pour refaire l'enquête 30 ans après.Ce 28 juin, les photographes se tournent vers la maison de Murielle Bolle. Interpellée au petit matin, celle qui avait accusé puis disculpé Bernard Laroche est auditionnée dans le cadre d'une garde à vue au sein de l'escadron de la gendarmerie mobile de Saint-Etienne-lès-Remiremont.Le lendemain, Murielle Bolle est transférée à Dijon où elle est mise en examen pour enlèvement de mineur de 15 ans suivi de mort et placée en détention.L'accusée nie toute implication dans l'assassinat du petit Grégory par l'intermédiaire de son avocat Me Teissonnière qui parle d' "un canevas de ragots, de mensonges".L'Est Républicain revient sur les différents éléments présentés à Murielle Bolle lors de son audition. Parmi ceux-ci, la déposition d'un cousin, qui s'est manifesté à la police après l'arrestation des époux Jacob et qui affirme que l'adolescente a été battue par sa famille afin qu'elle se rétracte.Ce cousin n'est pas le seul à affirmer sa présence lors de violences sur Murielle Bolle. L'Est Républicain rapporte le témoignage exclusif d'une voisine qui se souvient également de cette soirée du 5 novembre : "C’était violent. Toute la famille était là. On entendait Murielle se plaindre. Pauvre gamine, c’était terrible. Je suis alors rentrée de peur qu’on me voie."Il y a aussi les confidences de cette infirmière (décédée en 2014) faites en 2007 lors d'une conversation téléphonique et retranscrites par les gendarmes en 2016. Elle dit avoir assisté à cette violente soirée. "Je suis un peu intervenue parce que c’est vrai qu’ils y allaient avec un peu tout ce qui leur tombait sous la main." Mais ce qui intrigue les enquêteurs, ce sont les confidences que lui aurait faites Murielle Bolle, début 1988 au cimetière de Jussarupt (88). "Et je dis, heu, t’as pas pris le car ce soir-là Murielle, hein ? Alors elle s’est mise à pleurer. Elle me dit : non ! Mais Bernard, Bernard, Bernard ! Ben, je dis : oui ! Mais pourquoi tu t’es rétractée ?" A ce moment-là, Murielle Bolle lui aurait fait cette réponse : "J’ai reçu des roustes." L’infirmière tente alors de lui faire cracher le morceau : "Je lui dis : oui, j’ai vu, mais bon, c’est trop grave !" La technique fait flop. Murielle Bolle se referme : "De toute manière, j’peux pu dire, c’est fini."Interrogée par les enquêteurs, Murielle Bolle a nié s'être retrouvée en voiture avec le mari de sa sœur selon le PV des auditions.Sa première version livrée aux gendarmes puis au juge Lambert, avant de se rétracter ? "Je ne sais pas", "je n'ai pas dit ça", "je n'ai jamais été là-bas", "c'est les gendarmes qui ont tout tapé."Elle semble ne pas avoir de souvenirs de la réunion familiale qui s'est déroulée juste après l'arrestation de Bernard Laroche, dans le pavillon des Bolle, à Laveline-devant-Bruyères. Confrontée au témoignage d'une autre de ses sœurs, elle répète simplement: "je ne m'en souviens pas. Je n'ai pas été frappée", "la rouste, ce n'est pas vrai."

11 juillet 2017 Le suicide du juge Lambert.Son corps a été découvert par une voisine le soir de ce 11 juillet.Le juge Jean-Michel Lambert est retrouvé mort, dans son bureau, au Mans, un sac plastique noué sur la tête.Un parallèle est vite réalisé avec un extrait de son dernier livre. Dans celui-ci, un des personnages, le professeur Chabert, se donne la mort "pour sauver son honneur". Son corps est "découvert par un confrère, la tête recouverte d'un sac plastique, une bouteille de whisky vide au pied du fauteuil". Or ce sont précisément les circonstances de la mort du juge Lambert.L'autopsie réalisée le lendemain confirme la thèse du suicide.

12 juillet 2017 Les carnets du juge Simon dévoilés. Certains disent qu'ils ont peut-être joué un rôle dans le suicide du juge Lambert.Les carnets secrets de Maurice Simon, le magistrat qui lui a succédé dans l’affaire Grégory, constituent un incroyable témoignage sur les coulisses de ce dossier criminel terrible.Ce 12 juillet, L'Est Républicain publie certains passages concernant l'affaire Grégory sur lequel le juge Simon a enquêté entre 1987 et 1990.Dans les extraits publiés, il revient notamment sur son face à face avec Murielle Bolle en 1989 : "Ce sera un combat de cinq heures durant lequel je vais déployer toutes les ressources intellectuelles dont je suis capable pour casser la résistance opiniâtre de la jeune Murielle qui sera une bonne dizaine de fois sur le point de craquer mais se reprendra toujours in extremis car elle est manifestement terrorisée par les comptes qu’elle devra rendre à sa famille. "Ces carnets intimes avaient été communiqués à la justice au début de l'année 2016.

19 juillet 2017 La lettre du juge Lambert à un journaliste de l'Est Républicain. Jusque-là, on pensait que le juge Lambert s'était suicidé sans avoir laissé de lettres.En fait, laissées dans une enveloppe à destination d'une voisine, cette dernière a envoyé quatre lettres écrites par le juge Lambert : pour Nicole, sa femme ; pour sa fille ; pour son éditeur mais aussi pour notre confrère de L’Est Républicain Christophe Gobin.Pourquoi écrire à notre journaliste ? Outre la relation amicale qui s'était nouée au fil des années autour du cinéma et des polars, le juge Lambert souhaitait visiblement s'exprimer.Après accord de la famille et alors que le PS de la lettre est sans ambiguïté ("Je vous autorise, bien entendu, à publier intégralement ce courrier…" ), L'Est Républicain publie en intégralité la lettre du juge Lambert.« J’ai décidé de me donner la mort car je sais que je n’aurai plus la force désormais de me battre dans la dernière épreuve qui m’attendrait », écrit le juge. « Ce énième ‘’ rebondissement ‘’ est infâme (…) La machine à broyer s’est mise en marche pour détruire ou abîmer la vie de plusieurs innocents, pour répondre au désir de revanche de quelques esprits blessés dans leur orgueil ou dans l’honneur de leur corps. Certains de mes confrères ont emboîté le pas avec une mauvaise foi abominable. »« Je proclame une dernière fois que Bernard Laroche est innocent (…) On a depuis 1987 totalement fait abstraction du travail du SRPJ de Nancy (…) Les événements depuis juin dernier sont voués normalement à l’échec (…) Pour ne pas perdre la face, on cherchera alors un bouc émissaire. Autant dire qu’il est tout trouvé… (…) Je refuse de jouer ce rôle. Si j’ai parfois failli, j’ai cependant la conscience parfaitement tranquille (…) On ne connaîtra jamais la vérité parce qu’on refuse de voir la vérité (…) Je préfère sonner la fin de partie pour moi. L’âge étant là, je n’ai plus la force de me battre. J’ai accompli mon Destin. »

28 juillet 2017 Murielle Bolle confrontée à son cousin. "Tout ça pour ça" titrait l'Est Républicain peu après la fin de la confrontation entre Murielle Bolle et son cousin qui affirme que les rétractation de la jeune fille de 15 ans à l'époque sont dues à des violences. Trois heures de confrontations où chacun est resté sur ses positions selon les avocats et le procureur général qui ont chacun improvisé des points presse sur les marches de la cour d'appel de Dijon. Le procureur a insisté sur la « crédibilité » du témoignage du cousin qui aurait passé là un test crucial. L’avocat dudit cousin, Me Tymoczko, qui n’a pas pu assister à la confrontation, son client n’étant que témoin, est sur la même longueur d’onde. "Il a réitéré l’ensemble de ses déclarations et a donné des détails qui montrent sa connaissance de la famille Bolle", assure-t-il.Ce que contestent formellement les défenseurs de Murielle Bolle : "Elle ne se souvient pas de lui. Elle ne l’a pas reconnu et l’a vouvoyé", précise Me Ballorin. Sa cliente n’a pas craqué. Au contraire. Elle a maintenu n’avoir rien à voir dans la mort du petit Grégory et n’avoir jamais subi de violence de la part de sa famille, le 5 novembre 1984, pour revenir sur ses accusations contre son beau-frère Bernard Laroche.Le lendemain, le cousin de Murielle Bolle raconte sa confrontation : "Je me souviens d’un cousin et d’une cousine mais je ne vais peut-être pas me souvenir d’un chien. Elle arrive à ne pas se souvenir d’un cousin. Elle se rappelle de mes sœurs mais elle ne se rappelle pas de moi alors que j’étais régulièrement là-bas. Qui se fout du monde ?"Quelques jours plus tard, L'Est Républicain, qui a pu consulter le PV de la confrontation, revient en détails sur cet après-midi où Murielle Bolle a assuré ne pas connaître Patrick F. et ne pas avoir reçu de coups. "- Reconnaissez-vous votre cousin ? » « - Non pas du tout. Je n’ai pas souvenir de lui et même le nom ne me dit rien." "Je n’ai été frappée ni par mes parents ni par ma sœur." La confrontation a surtout permis à Murielle Bolle de réaffirmer son innocence et celle de Bernard Laroche : "Je suis innocente. Je n’ai pas participé à la mort de Grégory, ni Bernard non plus. Bernard était là (chez sa tante Louisette-ndlr) quand je suis rentrée de l’école en bus."Mais ce qui ressort de cette journée, c'est aussi le doute autour de la date de la supposée "rouste" dont témoigne le cousin : celui-ci a maintenu que celle-ci avait été « lynchée » par sa famille pour qu’elle se rétracte et revienne sur ses accusations contre Bernard Laroche, son beau-frère. Il a ajouté très vite un bémol : « mais je ne me souviens pas du jour, le 5 ou le 6 » novembre 1984. Problème : il est impossible que la scène se déroule le 6 car à ce moment-là, Murielle Bolle s’est déjà rétractée et a innocenté son beau-frère. Il ne sert donc plus à rien de lui mettre des claques. Si elle a pris une « rouste », cela ne peut être que le 5.Peu après la confrontation, Murielle Bolle a fait une crise d'angoisse. Un médecin appelé à son chevet jugé son état suffisamment inquiétant pour qu’une surveillance particulière soit mise en place en prison afin de prévenir une tentative de suicide.

4 août 2017 Murielle Bolle remise en liberté. Le parquet général souhaitait maintenir Murielle Bolle en prison et l'avait annoncé. "J’ai pris des réquisitions écrites pour m’opposer à la demande de remise en liberté, essentiellement pour les nécessités de l’enquête et l’efficacité des actes à venir", dans la mesure où Mme Bolle "a fait l’objet de pressions", a déclaré le procureur général Jean-Jacques Bosc.Malgré cela, après 36 jours derrière les barreaux, la chambre de l’instruction de la cour d’appel a décidé de remettre Murielle Bolle en liberté mais avec un contrôle judiciaire strict : elle doit "pointer" deux fois par semaine à la gendarmerie et a interdiction de parler aux médias. "Si on voit son visage à la télévision elle retourne en prison. Nous faisons un appel à la responsabilité de tout le monde", a prévenu Me Teissonnière, son avocat.Tout juste sait-on que si elle a pu sortir, c'est grâce à un habitant de la Nièvre, ancien maire d'une petite commune, qui a proposé de l'héberger. Quelques jours plus tard, ce dernier témoigne : quand elle est arrivée, "elle était fatiguée. Je ne lui ai posé aucune question." Murielle Bolle vit donc recluse "dans un appartement de 55 m² , 2 chambres, séjour, salle de bains et parquet, sans vis-à-vis avec vue sur la campagne", décrit son hôte qui ajoute "Je me fous de ce que les gens pensent de moi !"

27 septembre 2017 Controverses à propos des expertises.Alors que les avocats de Murielle Bolle annoncent qu'ils vont demander l'annulation de la mise en examen de leur cliente, une nouvelle controverse éclate concernant l'expertise psychologique de cette dernière, rendue publique. « Pour nous, ce document est d’une pauvreté intellectuelle incroyable », réagit Me Ballorin. La défense parle d'"amateurisme".Le document conclut à une "tendance à l'entêtement" et évoque un "événement majeur, traumatique, survenu dans la vie de l'intéressée entre 13,4 et 16,2 ans" grâce au test de l'arbre. Il évoque évoque aussi le rejet de l'histoire-géographie à l'école par Murielle Bolle, indiquant que "classiquement, on reconnaît que les enfants qui rejettent cette matière ont été confrontés à des histoires dans leur famille."Quelques jours plus tard, c'est une expertise graphologique qui fait parler d'elle : celle de Jacqueline Jacob. Pour les experts, la grand-tante de Grégory Villemiin est l'auteur de deux lettres anonymes de 1983. De plus, selon cette expertise, la lettre revendiquant l'assassinat en 1984 aurait été écrite par quelqu'un qui a eu accès "à un même lot d'enveloppes" que celles utilisées par Jacqueline Jacob. Un lien existerait donc bien entre Jacqueline Jacob et le tueur. Sans surprise, ses avocats dénoncent "un tissu d'inepties" et rappellent que sept experts en écriture avaient désigné Christine Villemin, la mère du petit Grégory, comme en étant l’auteur de la lettre de revendication de l’assassinat de son fils.

4 octobre 2017 L'alibi de Marcel Jacob.Pour l'avocat de Marcel Jacob, "l'affaire est terminée". Stéphane Giurana révèle à l'Est Républicain comment il a retrouvé un élément déterminant pour son client : il montre que l'alibi de Marcel Jacob au moment de l'assassinat du petit Grégory a été "vérifié par les gendarmes". Le suspect était donc bien, selon cette pièce du dossier, "à son travail de 13h à 21h à l’usine Walter Seitz à Aumontzey."Pourquoi cet oubli ? Les enquêteurs actuels sont-ils passés à côté de ce « détail » ? Il est certain, en revanche, que les gendarmes de la Section de recherches (SR) ont focalisé sur les témoignages, anciens également, du responsable du personnel de l’usine, Walter Seitz, et de deux contremaîtres. Interrogés en mars 1989, ces derniers confient que les ouvriers pouvaient s’absenter clandestinement de l’entreprise mais que c’était rarissime en journée. Les gendarmes actuels en déduisent que l’alibi de Marcel Jacob est « incertain », qu’il pouvait quitter son boulot discrètement.Paradoxalement, leurs collègues de l’époque arrivaient à une conclusion diamétralement opposée. « L’emploi du temps de chacun des époux (Jacob) a été vérifié et correspondrait à ce qu’ils disaient. Pour moi, les investigations effectuées sur ce couple n’ont pas justifié de plus approfondir vers ces personnes et je ne sais pas ce que le magistrat a décidé ensuite », a déclaré, en décembre dernier, l’un des enquêteurs de 1989. Dans le même temps, on apprend que Jacqueline Jacob a refusé d'être examinée par un expert psychologue. Ses avocats parleront quelques jours plus tard d'un "alibi inattaquable". Le jour de la mort du petit Grégory, le 16 octobre 1984, elle affirme qu’elle travaillait avec son mari au tissage d’Aumontzey. Plus précisément, elle a participé, toujours avec son époux, à une réunion syndicale.

27 octobre 2017 Le contrôle judiciaire des époux Jacob maintenu. Les magistrats dijonnais ont refusé de modifier le contrôle judiciaire auquel sont astreints Marcel et Jacqueline Jacob depuis le 20 juin. L’avocat de Marcel, Me Stéphane Giuranna, avait plaidé deux jours plus tôt pour un aménagement du contrôle judiciaire afin de permettre à son client de revenir dans les Vosges.Me Alexandre Bouthier, l’un des conseils de Jacqueline, avait lui carrément réclamé la main-levée c’est-à-dire la fin du contrôle judiciaire.Une décision qui n'est pas une surprise, le couple devant être entendu par la juge d’instruction courant novembre.

17 novembre 2017 Jacqueline Jacob entendue sur le fond de l'affaire.Ses avocats parlent d'un "alibi inattaquable". Le jour de la mort du petit Grégory, le 16 octobre 1984, elle affirme qu’elle travaillait avec son mari au tissage d’Aumontzey. Plus précisément, elle a participé, toujours avec son époux, à une réunion syndicale. Pour la première fois depuis cinq mois, Jacqueline Jacob est entendue ce 17 novembre devant la juge d'instruction. Durant deux heures et demie, cette femme de 73 ans au caractère réputé difficile, a accepté de s’expliquer. Et son avocat, Me Frédéric Berna, confirme sa défense devant micros et caméras.Trois jours plus tard, le contrôle judiciaire de Jacqueline Jacob était assoupli et cette dernière était autorisée à rentrer dans les Vosges.

Quels sont les éléments sur lesquels a été interrogée Jacqueline Jacob ?Le 5 décembre, l'Est Républicain évoque deux éléments particuliers sur lesquels a été interrogée la septuagénaire et qui posent toujours question :- la possibilité de s'absenter de l'usine. Impossible selon Jacqueline Jacob. Pas vraiment selon l’ancien propriétaire de la société Walter-Seitz et la fille du couple Jacob qui assure qu’elle a « toujours entendu qu’on pouvait s’absenter comme on voulait dans leur travail ».- une lettre mystérieuse laissée par Jacqueline Jacob à son mari en 1991, quand elle part avec son amant. "«Je te quitte pour partir avec Roger et cette fois sans espoir de retour car, toi et Valérie, vous m’avez forcée à revenir sous la contrainte." Une contrainte en rapport avec un lourd secret ?

 Källor

  • Födelse, död: Fichiers des personnes décédées établi par l'INSEE

  Foton och arkivuppgifter

{{ media.title }}

{{ media.short_title }}
{{ media.date_translated }}

 Översikt över antavlan

bild
sosa Albert VILLEMIN 1930
 bild
sosa Monique JACOB 1931-2020
 sosa Yvan BLAISE 1929-1976 bild
sosa Gilberte CHATEL 1931-2005
||||






||
bild
sosa Jean-Marie VILLEMIN 1958
 bild
sosa Christine BLAISE 1960
||



|
bild
sosa Grégory VILLEMIN 1980-1984