Guy Joseph Albert GUILLIER de CHALVRON
Guy Joseph Albert GUILLIER de CHALVRON
Sosa :8
Croix de guerre , chevalier de la Légion d'Honneur, Mort pour la France

  • Né le 21 avril 1877 - Nevers
  • Décédé le 28 mai 1916 - Verdun - Cumières- Meuse,à l'âge de 39 ans
  • Capitaine au 155e Régiment d'Infanterie
6 médias disponibles 6 médias disponibles

A participé à la Grande Guerre, mort le 28/05/1916

Que s'est-il passé ce jour là ?
Domicile lors de la mobilisation : Laval (53)

 Parents

  • Léonard Gaston GUILLIER de CHALVRON, né le 5 septembre 1837 - Chateau-Chinon, 58, décédé le 18 février 1889 - Nevers, 58 à l'âge de 51 ans,
    Rentier

    Marié le 6 juin 1866, Cathédrale Saint Cyr - Nevers, 58, avec
  • Marie, Adélaïde BLAUDIN VALIERE, née le 30 juin 1847 - Moulins, 03000, Allier, Auvergne, FRANCE, décédée le 1er janvier 1904 à l'âge de 56 ans

 Union(s) et enfant(s)

 Frères et sœurs

 Notes

Notes individuelles

Né rue de l'Embarcadère, n°20, actuellement avenue de la Gare, à Nevers.
Il fit ses études au Collège Diocésain de Nevers, puis chez les Jésuites de Bellevue-Yseure, près de Moulins. Il intégra ensuite l'Ecole Préparatoire de la rue des Postes et de Fourvières, près de Lyon, puis l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (promotion Bourbaki, où il entre 97ème sur 550), comme le fit au préalable son grand-père, Marie Jean François.

Sa première femme, Claire Goussard, morte de tuberculose dans l'année qui suivit son mariage, avait une soeur, qui épousa le cousin de Guy, Hubert Blaudin Valière, également auteur de la généalogie Chalvron.

Ce fut un soldat d'une bravoure calme et froide. Ce qui fait son originalité, c'est que ce soldat est resté humain et qu'il a eu grande pitié pour ceux qu'il commandait. De plus, il avait un fort esprit critique. Il obéit toujours, mais n'admire pas servilement (En fait son journal personnel est rempli de critiques sur le bien fondé de cette guerre et surtout sur les décisions de son commandemant). Il entretenait une correspondance nourrie avec son oncle Albert Blaudin Valières. Quelques extraits:
"On a eu la prétention, entre le 1 et le 8 octobre, d'enlever la 2° et la 3° lignes allemandes. Mais rien n'a réussi. Le 6, le 155° était en tête de l'attaque, et il a été décimé. Impossible d'entamer la 3° ligne adverse et on s'est butés contre leurs fils de fers. Ce jour là, je suis resté avec mon bataillon, sous un feu d'artillerie formidable. Nous étions terrés dans un boyau et les allemands ont fait un tir de barrage pour nous empêcher d'avancer. Les obus éclataient partout. Nous étionsenterrés dans notre boyau. Quand cela a été calmé, j'ai mené mon bataillon sur la ligne pour rejoindre les débris des deux autres, et il n'y a pas eu moyen d'avancer. Ces offensives mal combinées ne peuvent réussir."

"Voilà deux mois et demi que nous sommes au front de Verdun et, après un petit repos, on nous y ramènera. Les hommes grognent fort, car, jusqu'à présent, jamais on ne maintenait si longtemps, sur ce front, les corps d'armée. Il est vrai que nos généraux et états-majors en profitent pour se faire citer, décorer, avancer, le tout à nos dépens. Ils nous couvrent de félicitations, mais en se servant les premiers, bien entendu. Aussi y a-t'il un gros mécontentement dansla troupe et il pourrait bien s'ensuivre des mécomptes."

"Ce n'est pas une guerre d'hommes, c'est une guerre de matériel"

"Les allemands sont des brutes, des sauvages, mais ils ont une armée formidable, remarquablement équipée, solidement encadrée, très disciplinée,une infanterie remarquable, invisible, tirant parfaitement, une artillerie de campagne médiocre, mais une artillerie lourde de premier ordre. Nous, en face, nous avons une artillerie de campagne excellente, une artilerie lourde très insuffisante, une infanterie mal instruite, mal équipée, mal encadrée, surtout dans le Midi et les réserves, ayant parfois mauvais esprit, et nous payons, en ce moment, tout ce que nous a valu la république, surtout depuis 1895."

"C'est très joli d'attaquer, mais ces attaques là ne peuvent avoir lieu que sous la protection d'un feu artillerie formidable. Dès que l'infanterie a gagné un ou deux kilomêtres, l'artillerie ne pouvant la suivre, c'est fini, la halte s'impose. On ne déplace pas facilement l'artillerie lourde et on ne peut marcher qu'avec elle."

"La solution de cette guerre viendra de Russie ou des Balkans, comment et dans quel sens, c'est le secret d'en haut."

"Cela finira cahin-caha, et tout le monde va à la ruine, mais tous les peuples ensemble."

"Pour amener la conclusion de ces évènements, il reste évidemment la main de Dieu. C'est le facteur essentiel et sur lequel il faut compter."

C'était un petit homme mince( 1.69m d'après sa fiche matricule), aux yeux gris vert, élégant et racé, un sourire ironique et fin, parfois même un peu narquois. Il est mort d'un éclat d'obus et l'on a jamais retrouvé son corps. Une plaque à son nom se trouve dans l'ossuaire de Verdun.
Quelques semaines après sa disparition, Jules Richard, son beau-père a reçu un avis de décès confirmé par une décision du tribunal de Chateau Chinon, datée du 11/04/1918 (voir sa fiche sur la base données du Ministère de la Défense). Mais Constance, son épouse, n'a jamais voulu y croire. Elle a attendu cinq ans avant de reconnaître sa mort.
D'après sa fiche matricule, il aurait dû être versé dans la réserve le 29/10/1916, donc 5 mois après sa mort.

pour mémoire: 155e RI, 79e Brigade, 2e bataillon, 8e compagnie. Dans la bataille de Cumières le Mort Homme et la fameuse cote 304, le 155e défendait le village de Cumières. Ce village a finalement été rayé de la carte, n'existe plus et fait partie des villages "morts pour la France". Pour comprendre le déroulé de la bataille, lire le Journal des marches et opérations du 155e, disponible sur la base du Service Historique du Ministère de la Défense. Ou le témoignage d'André Joubert dans le Mort Homme en 1946, in "la Grande Guerre vécue, racontée illustrée par les combattants", Aristide Quillet, 1922

 Sources

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

portrait
Marie, Jean, François GUILLIER de CHALVRON, Chevalier de Saint-Louis Chevalier de la Légion d'Honneur et de Saint Ferdinand 1790-1841
 Joséphine de LA FERTE MEUNG 1811-1876 Alphonse Hyacinthe BLAUDIN VALIERE 1806-1883 Adélaïde Virginie Zoé GOMBAUD de SEREVILLE 1817-1891
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Léonard Gaston GUILLIER de CHALVRON 1837-1889
 Marie, Adélaïde BLAUDIN VALIERE 1847-1904
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Guy Joseph Albert GUILLIER de CHALVRON, Croix de guerre , chevalier de la Légion d'Honneur, Mort pour la France 1877-1916