Pierre Paul STUMPFF
  • Né le 21 septembre 1822 - Eguisheim,68078,Haut Rhin,Alsace,FRANCE
  • Décédé le 10 août 1890 , à l’âge de 67 ans
  • Archeveque
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naissance objet multimedia: pdf C:\Documents and Settings\joly\Bureau\Généalogie\Actes genealogiques\Stumpff\Stumpff Pierre Paul 1822\Stumpf Pierre paul 1822 - 1890.pdf

evenement: correspondance (source: lettre administrative 30 Octobre 1862 - Stumpf pierre paul - courrier constantinople; -Internet
AU FRERE VINCENT DE PAUL BAILLY
Nîmes, le 30 octobre 1862.

RÉSUMÉ: IL LUI ENVOIE SES DIMISSOIRES ET UNE LETTRE POUR LE P. STUMPF. -LE P. GALABERT PASSERA PEUT-ÊTRE
PAR ROME POUR OBTENIR LA PERMISSION D'OFFICIER EN BULGARE. -QU'IL VANTE SES QUALITÉS AUPRÈS DE SIMEONI. VARIA.


Cher ami,

Voici vos démissoires et la lettre au P. Stumpf. Je suis sûr que plus tard Simeoni
vous arrangera encore mieux les choses. Je réfléchirai pour le P. Gal[abert]. Je lui ai
fait peur de ne pas l'envoyer à Rome; depuis lors, il est presque propre. Je le ferai
peut-être passer par Rome, pour lui faire obtenir la permission d'officier en bulgare.
Si vous voyez Simeoni, vantez sa mortification, sa science, ses bons renseignements
qu'il a toujours eu l'esprit de donner; cela compensera le reste.

Mille choses aux novices qui ne sont pas mille. J'espère que le P. Jérôme vous dira
quelque chose à m'écrire. Du reste, j'ai eu hier une copie d'une lettre du P.
Dufougeray au P. Pétetot qui est parfaite(1).

Adieu, et *totus vobis tribus*.

E.D'ALZON.

1. ACR, 2 CK 6 -Cette lettre fut écrite de Constantinople, le 23 juin 1862, et contient un excellent exposé de la
situation de l'Eglise bulgare catholique à cette époque.

BULGARES -MISSION DE BULGARIE -ORDINATIONS -RITE SLAVE -DUFOUGERAY, JESUITE GALABERT,
VICTORIN -KAJZIEWICZ, JEROME -PETETOT, LOUIS-PIERRE -SIMEONI,
GIOVANNI -STUMPF, PIERRE-PAUL -CONSTANTINOPLE -ROME) (source: lettre administrative 2 fevrier 1872 - stumpf pierre paul - eveceher nimes; -Internet
AU PERE MELCHIOR FREYD
Nîmes, le 2 février 1872.

RÉSUMÉ: L'ÉVÊQUE DE MARSEILLE -LE P. CAUSSETTE -LE P. STUMPF.

Mon cher et bien-aimé Père,

Cette lettre a un double but:

1° J'attendrai, si vous le voulez bien, de proposer à un évêque l'ecclésiastique de
Marseille dont vous m'avez parlé, voici pourquoi: l'évêque de Marseille(1) est
mourant, dit-on. Il avait une glande cancéreuse à la mâchoire, près de la dent de
sagesse; une première opération a été faite, mais les émotions du procès de son
frère ont renouvelé le mal, et le pauvre homme peut mourir dans une seconde
opération. Donc en pareil état de choses j'ai pensé préférable attendre quelque
temps, prêt à faire ce que voudra votre protégé, soit pour Versailles, soit pour
Montauban, soit pour Fréjus.

2° Vous avez vu les religieux du Père Caussette(2). L'enquête que leur demande la
Congrégation est difficile. Toutefois, M. l'abbé de Combiez, Sulpicien, m'a dit de
telles choses sur ce pauvre malheureux que je crois devoir tout faire pour l'écarter de
l'épiscopat. Or, nous allons avoir à Nîmes le Père Sudreau, Dominicain, qui affirme
avoir les mains pleines de faits sur le P. Caussette, et qui promet de parler si on
l'interroge juridiquement. Vous pourriez dire à Mgr de Luca(3) de donner une
commission à l'évêque de Nîmes ou, comme celui-ci tient à ne pas faire de peine à
Mgr de Toulouse, on peut me donner toutes les commissions que l'on voudra; on sait
assez que je ne veux rien, pour que l'on ne puisse soupçonner chez moi d'autre
sentiment que le désir d'écarter de l'épiscopat un sujet indigne.

Je vous prie, bien cher Père, si vous croyez devoir communiquer ma lettre à Mgr de
Luca, de lui offrir mes plus tendres hommages.

E.D'ALZON.

Croiriez-vous que l'on m'écrit d'Alsace pour me conjurer de faire des démarches pour
obtenir que votre ex-Père Stumpf(4) soit nommé auxiliaire de l'évêque de Strasbourg ?
Vous comprenez que je n'ai pas répondu.

1. Mgr Charles-Philippe Place (1814-1893), évêque de Marseille depuis 1866, deviendra archevêque de Rennes en 1876 et cardinal en 1886.

2. Le P. Jean-Baptiste Caussette (1819-1880), supérieur des Prêtres du Sacré-Coeur, était vicaire général de Mgr Jules-Félix Desprez (1807-1895) depuis 1859, année où ce dernier était devenu archevêque de Toulouse. Le P. Caussetteétait un prédicateur de renom. Il est aussi l'auteur de plusieurs livres et le P. d'Alzon avait rendu
compte de son ouvrage *Dieu et les malheurs de la France* dans le n° de juin 1871 de la *R.E.C.*

3. Mgr Pietro De Luca, de la Congrégation des Evêques et Réguliers. Le P. d'Alzon écrit *Lucca*.

4. Pierre-Paul Stumpf (1823-1890) deviendra évêque titulaire de Césaropolis et coadjuteur de Strasbourg en 1881, puis évêque de Strasbourg en 1887.) (source: lettre administrative 12 janvier 1862 - Stumpf pierre paul - archevecher; -Internet
AU FRERE VINCENT DE PAUL BAILLY

Nîmes, le 12 janvier 1862.

RÉSUMÉ: SES LETTRES NE SONT PAS ÉGARÉES. -QU'IL ESSAIE DE SAVOIR S'IL EST VRAI QUE LA CONGRÉGATION DE
L'INDEX A DONNÉ RAISON AUX THÉOLOGIENS DE LOUVAIN SUR LA QUESTION DU TRADITIONALISME. -N'A-T-IL PAS BESOIN
D'ARGENT? -IL PENSE QU'IL POURRA VOIR SANS DIFFICULTÉ LE CARDINAL BARNABO. -QU'IL NE PERDE PAS DE VUE LA
POSSIBILITÉ D'AVOIR UN COUVENT. -LES AFFAIRES TOURNENT AU ROUGE SOMBRE. -IL IRA LE VOIR APRÈS PÂQUES.

Mon bien cher ami,

J'avais éprouvé un grand effroi que quelques-unes de vos lettres ne fussent égarées. Elles m'arrivent enfin, mais sans ordre de date. Peu importe, pourvu que je les aie.

Voici une grosse affaire que je vous prie de me vérifier. M. Chaillot(1) m'avait dit qu'au mois de mai dernier la Congr[égation] de l'Index avait donné raison aux théologiens de Louvain sur la question du traditionalisme(2). On a dit le contraire à Mgr de Nîmes. Qui dit vrai? Le P. Semenenko(3) est de la Congrégation. Demandez-lui s'il peut parler, car s'il est encore obligé au secret, il ne dira rien; sinon, demandez-lui quelques détails. Si en faisant le naïf, vous pouviez faire parler le P. Stumpf(4), ce serait bien mieux encore; mais il faudrait beaucoup de prudence et de réserve.

N'avez-vous pas besoin d'argent? Quant au cardinal Barnabo, je pense que vous pourrez le voir sans difficulté; mais je crois que la Propagande a maintenant deux cardinaux(5), l'un pour l'Asie, l'autre pour le Nouveau Monde. Ne perdez pas devue la possibilité d'avoir un couvent. Mgr Chaillot, s'il le veut bien, vous en fera donner un. Ce serait précieux, parce que dans ce cas nous aurions un peu plus d'argent pour l'établissement.

Sanctifions-nous, mon enfant. Je crois que les affaires tournent à un rouge bien sombre(6). Tenons-nous prêts à tout.

Adieu. Mille fois vôtre en N.-S.

E.D'ALZON.

Vous pouvez bien attendre pour l'audience du Pape. J'irai vous voir de suite après Pâques, à moins de très grands empêchements.

1. Mgr Chaillot était consulteur de la Congrégation des Evêques et Réguliers.

2. Il faut dans ces doctrines de Louvain distinguer deux éléments: le *traditionalisme* et l'*ontologisme*. Le traditionalisme avait fait l'objet en mai 1861 d'une lettre approbative du cardinal d'Andrea, préfet de la
Congrégation de l'Index. Les adversaires de Louvain obtinrent que la question fût transmise au Saint-Office qui, le 18 septembre, condamna sept propositions imputées aux théologiens de Louvain et à des théologiens français et relevantde l'ontologisme (*DTC*, art. *Dieu*, col. 806-810 et *Ontologisme*). A ce moment, le cardinal d'Andrea avait démissionné de sa charge de préfet de la Congrégation de l'Index pour n'avoir pas à condamner le livre de Mgr Liverani, *Il papato, l'impero et il regno d'Italia* (1861) qui préconisait une fédération italienne dont feraient partie les Etats pontificaux.

3. Fondateur des Pères Résurrectionistes, chez qui, à Saint-Claude des Bourguignons, résidaient les étudiants assomptionistes. Il était consulteur de la Congrégation de l'Index.

4. Spiritain, directeur au Séminaire français.

5. La Propagande avait deux préfets: le card. Barnabo, *Prefetto generale* et le card. Mertel, *Prefetto dell'Economia*. Le card. Barnabo était également préfet de la *Congregazione speciale per le Affari del rito
orientale*, nouvellement créée par Pie IX.

6. Le P. d'Alzon pense à la politique hostile du gouvernement français vis-à-vis des sociétés de bienfaisance et des congrégations religieuses, et plus particulièrement aux menaces qui pèsent à Nîmes sur l'Association de
Saint-François de Sales.

ERREUR -BARNABO, ALESSANDRO -CHAILLOT, LUDOVIC -D'ANDREA, GIROLAMO LIVERANI,
GIUSEPPE -MERTEL, THEODULPHE -PIE IX -PLANTIER, CLAUDE-HENRI SEMENENKO,
PIERRE -STUMPF, PIERRE-PAUL -AMERIQUE -ASIE -ETATS PONTIFICAUX LOUVAIN
-NIMES -ROME, EGLISE SAINT-CLAUDE DES BOURGUIGNONS) (source: lettre administrative 17 Fevrier 1862 - stumpf pierre paul - archevecher; -Internet
AU FRERE VINCENT DE PAUL BAILLY
Nîmes, le 17 février 1862.

RÉSUMÉ: L'AFFAIRE DE LOUVAIN. -LA VISITE AU CARD. BARNABO N'EST PAS URGENTE. -POURQUOI A-T-ON DÉFENDU À
L'ABBÉ GAY DE PRÊCHER À SAINT-LOUIS-DES-FRANÇAIS? -LUI-MÊME PRÊCHERAIT VOLONTIERS UN MOIS DE MARIE À
ROME, MAIS PAS À SAINT-LOUIS. -MGR CHAILLOT. -IL PRÉFÉRERAIT QUE L'ON TROUVE UN PETIT COUVENT À LOUER. LA
FRANCE CONNAÎTRA SANS DOUTE BIENTÔT UNE CRISE FINANCIÈRE. -SANCTIFIEZ-VOUS. -DÉFECTIONS QUI MENACENT
PARMI CERTAINS RELIGIEUX.

Merci, mon cher enfant, de tout ce que vous me dites sur l'affaire de Louvain. Les détails que vous me donnez m'éclairent parfaitement. Si vous savez quelque chose
de plus, vous m'en ferez part(1). Si vous n'avez pas encore vu le cardinal Barnabo, vous pouvez vous dispenser d'aller le chercher pour le moment(2). Je me propose
toujours d'arriver le mercredi après Pâques. Les étrangers seront partis et ce sera une bonne chose. Savez-vous pourquoi on a défendu à l'abbé Gay, vicaire général
de Poitiers(3), de prêcher à Saint-Louis des Français? Je crois qu'une bonne chose serait que je pusse prêcher le mois de Marie, mais il faudrait que ce ne fût pas à
Saint-Louis, où très certainement je n'aurais pas la parole. Vous savez que la question des honoraires n'en est pas une et que je payerais plutôt. Voyez cela, mais
très prudemment; j'en dis un mot à Mgr Chaillot.

Quant à ce cher Monseigneur, je m'en rapporte à vous, mais je n'en maintiens pas moins mon dire. Il est un peu gêné pour ses *Analecta*. Il voudrait les faire faire sous
sa direction(4). Je crois qu'on peut vous employer, vous et votre frère, à quelque chose de mieux. Toutefois, soyez toujours très bien avec lui. Que je préférerais que
tout doucement vous puissiez trouver un petit couvent à louer, que nous achèterions ensuite! Il vaudrait mieux que d'abord il fût seulement *louable,* parce que par ce
moyen, si la révolution arrive, nos fonds ne seraient pas trop compromis; mais sans trop d'empressement cherchez ce couvent, et puis nous verrons à mon arrivée.

L'on est à Paris un peu dans le trouble. De là, conversion des rentes. Cela pourrait être utile à la vente de nos terrains. On vend le 4 1/2 et [on] n'achète pas le 3 %; car
il faut que tout cet argent retiré ait son placement. Je crois que d'ici à peu nous aurons en France une crise financière.

Quoi qu'il en soit, sanctifiez-vous. Nous allons avoir d'horribles scandales parmi certains religieux. Le gouvernement ramasse ses pièces(5), et il importe que nous
dédommagions N.-S. par notre dévouement à son coeur de tant d'horribles défections.

Adieu, mon bon ami. Je ne puis vous dire avec quelle tendresse de coeur je vous aime. Mille choses à vos deux compagnons.

E.D'ALZON.


1. Dans ses lettres du 25 janvier et du 4 février, Vincent de Paul avait transmis au P. d'Alzon les renseignements obtenus auprès de Mgr Chaillot et du P. Stumpf sur cette question.

2. Le P. Bailly répondit à ce sujet le 24 février 1862: "Vous me dispensez d'aller chez le cardinal Barnabo! Mais j'y ai fait la plus longue séance qu'on puisse imaginer... Le cardinal a
insisté pour savoir si vous aviez reçu une lettre qu'il vous a fait écrire au sujet des séminaires d'Orient; il m'en offrait une copie et il avait été convenu à peu près que je reviendrais.
Faute de réponse, je n'y suis pas allé et j'ai cru voir, la dernière fois que je l'ai rencontré, qu'il nous regardait avec étonnement comme des gens qui agissent bizarrement. Il m'avait parlé
d'oeuvres projetées que je ne connaissais pas, et j'aurais voulu une réponse pour l'entretenir".

3. Le P. Bailly raconte longuement, le 24 février, que l'ambassadeur de France et son gouvernement s'y sont opposés.

4. Mgr Chaillot venait d'offrir au P. d'Alzon de lui céder la moitié de la propriété des *Analecta* et de former ses jeunes gens pour leur continuation (lettre du 8 février).

5. Avant 1860, l'autorité civile avait toujours veillé à tenir aussi secrètes que possible les poursuites intentées
contre des ecclésiastiques pour faits scandaleux. Il n'en fut plus de même par la suite (MAURAIN, p. 533-540).


AMOUR DU CHRIST -BIENS-FONDS -DEFECTIONS DE RELIGIEUX -MOIS DE MARIE -
PREDICATION -PRUDENCE -SCANDALE -SPECULATIONS FINANCIERES -BARNABO, ALESSANDRO -CHAILLOT, LUDOVIC -GAY, CHARLES-LOUIS -MAURAIN, JEAN -STUMPF,
PIERRE-PAUL -LOUVAIN -PARIS -POITIERS -ROME -ROME, EGLISE SAINT-LOUIS DES FRANCAIS) (source: lettre administrative 2 fevriers 1872 - stumpf pierre paul - archevecher; -Internet
AU PERE MELCHIOR FREYD
Nîmes, le 2 février 1872.

RÉSUMÉ: L'ÉVÊQUE DE MARSEILLE -LE P. CAUSSETTE -LE P. STUMPF.

Mon cher et bien-aimé Père,

Cette lettre a un double but:

1° J'attendrai, si vous le voulez bien, de proposer à un évêque l'ecclésiastique de Marseille dont vous m'avez parlé, voici pourquoi: l'évêque de Marseille(1) est mourant, dit-on. Il avait une glande cancéreuse à la mâchoire, prèsde la dent de sagesse; une première opération a été faite, mais les émotions du procès de son frère ont renouvelé le mal, et le pauvre homme peut mourir dans une seconde opération. Donc en pareil état de choses j'ai pensé préférable attendre quelque temps, prêt à faire ce que voudra votre protégé, soit pour Versailles, soit pour Montauban, soit pour Fréjus.

2° Vous avez vu les religieux du Père Caussette(2). L'enquête que leur demande la Congrégation est difficile. Toutefois, M. l'abbé de Combiez, Sulpicien, m'a dit de telles choses sur ce pauvre malheureux que je crois devoir tout faire pour l'écarter de l'épiscopat. Or, nous allons avoir à Nîmes le Père Sudreau, Dominicain, qui affirme avoir les mains pleines de faits sur le P. Caussette, et qui promet de parler si on l'interroge juridiquement. Vous pourriez dire à Mgr de Luca(3) de donner une commission à l'évêque de Nîmes ou, comme celui-ci tient à ne pas faire de peine à Mgr de Toulouse, on peut me donner toutes les commissions que l'on voudra; on sait assez que je ne veux rien, pour que l'on ne puisse soupçonner chez moi d'autre sentiment que le désir d'écarter de l'épiscopat un sujet indigne.

Je vous prie, bien cher Père, si vous croyez devoir communiquer ma lettre à Mgr de Luca, de lui offrir mes plus tendres hommages.

E.D'ALZON.

Croiriez-vous que l'on m'écrit d'Alsace pour me conjurer de faire des démarches pour
obtenir que votre ex-Père Stumpf(4) soit nommé auxiliaire de l'évêque de
Strasbourg ? Vous comprenez que je n'ai pas répondu.

1. Mgr Charles-Philippe Place (1814-1893), évêque de Marseille depuis 1866, deviendra archevêque de Rennes en 1876 et cardinal en 1886.

2. Le P. Jean-Baptiste Caussette (1819-1880), supérieur des Prêtres du Sacré-Coeur, était vicaire général de Mgr Jules-Félix Desprez (1807-1895) depuis 1859, année où ce dernier était devenu archevêque de Toulouse. Le
P. Caussette était un prédicateur de renom. Il est aussi l'auteur de plusieurs livres et le P. d'Alzon avait rendu compte de son ouvrage *Dieu et les malheurs de la France* dans le n° de juin 1871 de la *R.E.C.*

3. Mgr Pietro De Luca, de la Congrégation des Evêques et Réguliers. Le P. d'Alzon écrit *Lucca*.

4. Pierre-Paul Stumpf (1823-1890) deviendra évêque titulaire de Césaropolis et coadjuteur de Strasbourg en 1881, puis évêque de Strasbourg en 1887.

ACTES MEDICAUX -CONGREGATION DES EVEQUES ET REGULIERS -EMOTIONS EPISCOPAT
-INSTITUTS RELIGIEUX -MALADES -MALADIES -BRIEUGNE, TOUSSAINT CAUSSETTE,
JEAN-BAPTISTE -COMBIEZ DE, SULPICIEN -DE LUCA, PIETRO -DESPREZ,
JULES-FELIX -PLACE -PLACE, CHARLES-PHILIPPE -PLANTIER, CLAUDE-HENRI -RAESS,
ANDRE -STUMPF, PIERRE-PAUL -SUDREAU, DOMINICAIN -ALSACE -CESAROPOLIS FREJUS
-MARSEILLE -MONTAUBAN -NIMES -RENNES -STRASBOURG -TOULOUSE VERSAILLES)

evenement: anciens du college de saint etienne - strasbourg

Le Collège, au fil des années A l'époque du petit séminaire De la réouverture à la fin de la Première Guerre Mondiale Le bouleversement après la Grande Guerre A L'EPOQUE DU PETIT SEMINAIRE La tâche nous est facilitée, pour les années 1866 à 1874, dans la mesure où Pantaléon Mury a tenu un journal (1) . Par contre, nous ne disposons d'aucune information pour les premières années de fonctionnement à St-Etienne. 1864/65 Mgr Mermillod, évêque d'Hébron, auxiliaire de Genève, est venu confirmer le 18 mai 1865 (Registre de confirmations). 1866/67 La rentrée des classes a été retardée par l'évêque à l'occasion de la Fête jubilaire et sur demande du Baron Pron, préfet. Elle s'ouvre le 26 octobre par la messe du St-Esprit présidée par l'abbé Stumpf, qui a parlé en fort bonst ermes de M. Reich, l'ancien supérieur, devenu trésorier du Diocèse. On relève la visite de quelques notabilités, l'abbé Freppel, qui vient prêcher un sermon de charité, le P. Ravière, S.J., directeur de l'Apostolat de la Prière, Mgr Grace, évêque de St-Paul aux Etats-Unis, Mgr Purcell, archevêque de Cincinnati, le P. Horner, ancien élève, supérieur de la Mission de Zanzibar. En décembre, est organisé un triduum en faveur du Pape. Le 26 décembre solennité de St Etienne, au cours de laquelle est chantée une messe en musique, sous la direction de Wackenthaler, maître de chapelle. Le congé de Noël est transf eré par l'évêque au Nouvel An. Le 5 février 1867, Mgr Raess fait la visite des classes. En mars est organisé un triduum, prêché par le P. Roulé, S.J. Il est fait état de cinq exclusions pour mauvaise conduite et vol. Les élèves ne peuvent partir en congé que le Samedi Saint, mais beaucoup étaient déjà rentrés chez eux, pour raison de santé. A l'époque, on organisait déjà des examens trimestriels ; ceux de Pâques étaient bons dans l'ensemble,s auf en Septième, classe extrêmement pauvre de sujets. Le 11 juin, première communion et confirmation par Mgr Raess. Le 19 juillet trois élèves (Goetz Ignace, Runtz Joseph et Weber Georges), partent chez les Spiritains. Les examens de fin d'année ne donnent pas entière satisfaction. La distribution des prix, le 13 août, est présidée par le préfet qui fait prolonger les vacances de 9 jours, de sorte que la rentrée n'aura lieu que le 24 octobre. L'abbé Hecht quitte la maison pour accepter un poste de précepteur en Hongrie. L'abbé Marbach est désigné pour remplacer Straub qui a dû prendre la direction de St-Arbogast. Pendant les vacances, Mgr Kobès, évêque des deux Guinées, séjourne au collège avec un prêtre noir, ainsi que l'évêque de Verdun, en septembre. La chapelle est restaurée intérieurement et extérieurement, pour la rendre au moins dé cente. 1867/68 La classe de Troisième aurait dû être dédoublée, à cause du grand nombre d'élèves. Il était prévu de confier la nouvelle classe à l'abbé Wernert ; ce dédoublement ne se fera pas : Mgr ne peut disposer de personne pour le Petit S eminaire, faute de prêtres. L'abbé Léon Chevalier est nommé professeur de Huitième.Le 22 octobre, soit deux jours avant la rentrée, l'abbé Wolff est nommé curé de la Citadelle ; il sera remplacé comme économe par M. Froehlich (char gé, en outre, de la Huitième) et comme professeur d'allemand par l'abbé Marbach. Celle nomination entraîne toute une réorganisation. L'abbé Froehlich devait être remplacé comme professeur de sciences par M. Léon Chevalier, sous-diacr e, bachelier ès sciences et ès lettres ; mais finalement, il garde la Huitième. Le rez-de-chaussée de St-Arbogast recevra une vingtaine de lits pour les séminaristes qu'on ne peut plus loger au Grand Séminaire. La rentrée des élèves se fait, en fait, le 28 octobre. La retraite de rentrée est prêchée par le P. Rousselin, S.J., du 29 octobre au 2 novembre. Les élèves et les professeurs se cotisent pour le Pape ; le jeune de Ditfurt (ancien él ève ?), engagé dans les zouaves pontificaux, est victime de l'explosion d'une caserne, dans laquelle les Garibaldiens avaient caché un baril de poudre. En décembre, la maison donne l'hospitalité à un prêtre polonais, qui, ayant assisté les Polonais dans la dernière insurrection, a dû chercher son salut dans la fluite. Elle héberge aussi un Franciscain d'Herzégovine venu collecter de s fonds pour la construction d'un Séminaire. Les élèves passent Noël et la St-Etienne ici ; ils ne seront en congé que du 31 décembre au 6 janvier. La Dévotion du Pape est introduite en février 1868. La fête patronale de la maison est placée au 25 mars. Du 30 mars au 7 avril auront lieu les examens trimestriels : ils ne semblent pas avoir été satisfaisants en Sixième, Troisième e t Première. Le 8 avril a lieu la distribution des prix de Pâques. L'institution libre St-Arbogast ayant été supprimée par Mgr Raess en cours d'année, une classe de Neuvième est ouverte ici le 17 avril et confiée à M. Leroy. Mgr Raess préside la communion solennelle et la confirmation, le 2 juin.. Le 14 juin, grande procession de la Fête-Dieu à l'intérieur de l'établissement ; nous apprenons, à cette occasion, l'existence de deux congrégations au sein de l 'établissement : la Grande Congrégation, qui a sa bannière (l'Annonciation et l'image de S. Louis de Gonzague l'ornent) et la Congrégation des Saints Anges. Le 4 juillet, la maison offre l'hospitalité à Mgr Foulon, évêque de Nancy. Du 29 juillet au 11 août ont lieu les examens de fin d'année : 5 élèves sur 48 ont échoué à l'examen d'admission au Grand Séminaire ; 5 élèves sur 7 ontr éussi le baccalauréat ès lettres ; l'un d'eux s'est fait recevoir dans l'année bachelier ès-sciences. Les classes de Troisième et de Sixième n'étaient pas assez bien préparées, les Septième et les Huitième faibles. La distribution des prix s'est déroulée sous la présidence de Mgr Raess, le 13 août ; le chroniqueur signale l'absence de toutes les autorités, même M le Recteur de l'Académie. Du fait du départ de l'abbé Dacheux, qui a demandé à entrer dans le ministère, le personnel est entièrement remanié. La rentrée est fixée au 19 octobre. 1868-1869 La première rentrée (pour les élèves nouveaux, ajournés ou voulant sauter une classe), se fait le 19 octobre, et la rentrée des anciens le 22. Entre les deux, avaient eu lieu les examens d'admission. La maison compte trente internes de moins : l'augmentation du prix de la pension (450 au lieu de 420 FF). la cherté des vivres, de mauvaises récoltes partielles, la difficulté de faire admettre des élèves trop faibles ou la nécessité d e répéter certaines classes expliquent cette diminution. Néanmoins l'effectif total reste à peu près le même. Le P. Jenner, S.J., va prêcher la retraite de rentrée. Communion privée et confirmation ont lieu le mardi de la Pentecôte. Mgr Elloy, évêque des îles des Navigateurs, fait un exposé aux élèves sur sa mission, le 6 juillet. Le 10 août, l'évêque de Green Bay (Wisconsin), séjourne dans l a maison. Un élève de 10 meurt le 10 juin, un autre de Septième fait une fugue, à pied jusqu'à Ottrott, le 22, par crainte d'une punition. Fin août, la première année de théologie est transférée à Zillisheim, et le cours de dogme confié à l'abbé Korum, qui laisse de vifs regrets. Encore en 1869, la crainte subsiste que les Jésuites n'ouvrent une maison à Strasbourg, Une lettre de Pantaléon Muiy, du 4 août 1869, en fait foi (2) : MANIERE D'UTILISER LE BATIMENT DE ST ARBOGAST AU CAS OU IL FAUDRAIT PRENDRE UNE MESURE POUR EMPECHER LES P. JESUITES D'OUVRIR UN EXTERNAT A STRASBOURG. 1. Les élèves de neuvième, de huitième et de septième formeraient la petite division qu'on installerait à St Arbogast. 2. Le rez-de-chaussée fournit les trois salles de classe et une salle de piano. Le premier étage donne la salle d'étude et le logement des trois professeurs de ces classes. Aux mansardes se trouve le dortoir. Le local est assez vaste, mêm e pour des classes plus nombreuses que celles de cette année. Une soeur serait spécialement chargée des soins de propreté à donner aux petits pensionnaires. 3. On affecterait à l'usage exclusif des élèves de cette division la partie de la petite cour qui est de l'autre côté de la rigole. Une claire-voie en lattes serait une séparation suffisante. 4. Au commencement et à la fin des classes, la porte de St Arbogast donnant sur la rue des Pierres serait ouverte aux élèves. Le reste du temps, elle demeurerait fermée. 5. Les avantages de cette mesure seraient ceux-ci : soustraire les petits au contact des moyens, et faciliter aux petits enfants de la ville l'entrée de notre maison. La crainte de voir de tout petits enfants se perdre au milieu de deux cent s forts gaillards peut retenir de certains parents. 1869/70 Lors de la première rentrée, le 18 octobre, se présentent 97 nouveaux. Le 21, deuxième rentrée de 403 élèves dont 196 internes, 12 demi-pensionnaires, 31 externes surveillés. Cinq élèves Haut-Rhinois seulement ont quitté la maisonp our aller à Zillisheim ; trois Haut-Rhinois viennent malgré tout fréquenter St-Etienne. Cinq élèves sont renvoyés le 28 novembre. En avril, Mgr Kobès, ancien élève, venant du Concile, passe 15 jours au Collège avant de rejoindre la Sénégambie. Il est accompagné d'un prêtre noir, au grand étonnement des élèves. L'ANNEE TERRIBLE : 1870 Le chanoine Ohresser a relaté en détail les péripéties que connut le Petit Séminaire pendant le terrible siège de 1870 (3). Nous n'extrayons de son travail que les passages directement relatifs à notre maison. Le 2 août, les élèves furent renvoyés chez eux et la rentrée des classes fut, en principe, fixée au 10 octobre. La plus grande partie de l'établissement fut aussitôt occupée par les services d'un hôpital militaire : la salle de thé âtre, les classes qui donnent sur la cour des Grands et les dortoirs du second étage y furent affectés. Dès le soir du 6 août, les premiers blessés de la bataille de Froeschwiller furent amenés ici ; bientôt ils furent au nombre de 40 . D'autres viendront s'y ajouter lorsque les combats se rapprocheront de Strasbourg. Le 13 août, 80 infirmiers du 1er Corps d'Armée, qui n'avaient pu rallier leurs unités furent logés dans le bâtiment St-Arbogast ; le même jour commençait le bombardement de la ville : des victimes civiles allaient devoir être soignée s ici. Les soeurs du Bon Pasteur, trop exposées, trouvèrent refuge auprès des soeurs du collège. Le 19 août arrivèrent neuf orphelines blessées de l'asile St-Antoine. Elles furent soignées par le médecin en chef de l'hôpital militaire, leD r Fr. Herrgott. Le 19 août, le collège subit des dégâts du fait de l'éclatement de trois obus derrière le collège. Plus de 30 personnes du voisinage vinrent s'abriter à demeure dans les caves du Collège. Le 20, Mgr Raess vint, pour la Septième fois , visiter les blessés. Dans la nuit du 23, le Collège subit des bombardements, alors que le drapeau de la Croix-Rouge flottait sur le toit. : des obus tombèrent dans les deux cours, ainsi que dans le dortoir des domestiques (actuelle salle des professeurs du second étage). Dans la nuit du 24 au 25 août - fatale à la magnifique bibliothèque de la ville - un seul obus tomba sur le collège. La nuit suivante, le toit de la nef de la cathédrale était en feu. Les chanoines vi nrent dire leur office à St-Etienne. Entre temps, les blessés s'amoncelaient dans la maison. Le 26, la Seconde Division des infirmiers établit, entre le bâtiment St-Arbogast et la chapelle, des fours de campagne pour préparer la nourriture. Le 27, un nouvel obus tomba sur la buanderie (derrière la chapelle), endommageant le toit de la chapelle, mais ne blessa personne.. Le colonel Fièvet allait mourir dans nos murs : E. Schweitzer a immortalisé son enterrement par une aquarelle qui orne l'ouvrage de Fischbaeh sur la Guerre de 1870 ; elle nous montre le collège, endommagé par des éclats d'obus, depuis le pont St-Guillaume. Il fallut transformer le Jardin Botanique (cour de l'Ecole des Arts Décoratifs, à la Krutenau) en cimetière provisoire p our enterrer les morts du siège. A cette date du 27, le collège hébergeait 87 blessés, dont plusieurs dans un état désespéré. Le bombardement continuait : le 4 septembre, plusieurs obus tombèrent sur la maison l'un d'eux traversa le toit de la chapelle. Dans la nuit du 5 au 6, un autre tomba dans l'étude des moyens transformée en ambulance ; il dispersa 220 balle s, mais personne ne fut blessé. Les nuits suivantes furent horribles : des obus tombèrent un peu partout. Les bâtiments du collège furent abîmés et leur solidité en fut même compromise. Il pleuvait par endroits dans la chapelle. Un ob us enleva le faîte du bâtiment central sur près de 4 mètres. Chaque matin, il fallait enlever des charretées de débris de tuiles. Pendant ce temps, les blessés continuaient d'affluer et la canonnade ennemie gagnait en intensité entre le 11 et le 15 septembre. Le 16, un obus éclata dans le coin de la cuisine : deux soeurs et trois jeunes filles de service furent bless ées. L'après-midi, un autre obus entra dans la chapelle, qui se trouva ouverte à tous les vents comme elle l'était déjà à la pluie. D'autres obus tombèrent encore sur la maison, notamment le 25 septembre, faisant une blessée, deux au tres encore le 26. Jusqu'au 27, l'ambulance du Petit Séminaire avait accueilli 287 blessés elle en comptait alors 101, pour la plupart des militaires. C'était le jour de la reddition : les Allemands firent leur entrée en ville : tous lesb lessés de l'ambulance en ressentirent une vive douleur et les larmes perlaient dans beaucoup d'yeux. Le 4 octobre, un prince de Hohenlohe, haut dignitaire de l'Ordre des Hospitaliers, visita l'ambulance et donna un napoléon à plusieurs blessés qui laissaient chez eux femmes et enfants. La visite de la Grande Duchesse de Bade, annoncée po ur le 8, fut décommandée. En revanche, un commissaire de police vint perquisitionner dans la maison, sous le prétexte fallacieux que des armes y étaient cachées, notamment dans la cave. Il fit chou blanc. Ce qu'il y avait de vrai, c'estq ue les infirmiers militaires avaient encore leurs armes, déposées au dortoir de St-Arbogast la police prussienne vint les enlever. Le 20 octobre, l'ambulance comptait encore une cinquantaine de blessés, qui furent évacués dans leurs foyers, au Grand Séminaire ou à l'Hôpital Civil. En tout, il y avait eu une trentaine de décès au Collège. Le 15 décembre, le Dr H errgott, médecin de l'établissement, est nommé chevalier de la Légion d'Honneur, pour ses services d'ambulance. Les dégâts causés aux bâtiments furent énormes. Pour ces dommages, le Petit Séminaire perçut en 1873 la somme de 9 955 francs or. La rentrée des classes put se faire après la Toussaint : c'est dire qu'on avait dû se dépécher de procéder à des réparations d'urgence. Les élèves eurent droit à un nouveau spectacle : le dimanche, ils pouvaient admirer ( ?) les mi litaires qui venaient assister ici à l'office, puisque la chapelle allait servir d'église de garnison. Le Supérieur notera que l'ordre de la maison en sera troublé : le sermon qui avait lieu après la grand-messe est provisoirement suppri mé et remplacé par des instructions faites dans les salles aux diverses divisions du Catéchisme. Le 26 mars 1871, le Supérieur Muiy se félicite de ce que les soldats prussiens ne viennent plus à notre chapelle. 1870/71 La première rentrée, peu nombreuse, a lieu le 14 novembre. Le 24 novembre, rentrée des théologiens de première année : il en vient à peine une vingtaine. Une seconde rentrée aura lieu le 1 décembre : il manque tous les élèves de l' arrondissement de Belfort, où sévit encore la guerre. Le lycée croyait pouvoir rouvrir ses classes, mais, comme cela devait se faire au compte du gouvernement prussien, le proviseur n'a pu y consentir et la maison resta fermée. Le 15 décembre, une cinquantaine d'élèves, des meilleurs, vienn ent continuer leurs classes au Petit-Séminaire. Plusieurs professeurs du lycée, qui donnaient des cours particuliers à d'anciens élèves, furent expulsés par les Prussiens : de ce fait, certains lycéens firent encore leur rentrée à St -Etïenne le 15 février 1871. Il n'y aura pas vacances de nouvel an, les élèves étant rentrés un mois plus tard qu'à l'ordinaire. D'ailleurs, les communications par chemin de fer sont fort difficiles et dans beaucoup de villages règnent des maladies endémiques. Le 11janvier, la maison est de nouveau éelairée au gaz, après une interruption de plusieurs mois causée par le bombardement. Le 14 mars, un incident vint troubler la maison. De grands internes ayant salué du cri de Vive la France ! quelques prisonniers de guerre revenus d'Allemagne, deux officiers empoignèrent leur maître d'étude, M. l'abbé Lang, pour le mener chez le général d'Ollech, commandant la place de Strasbourg. Celui-ci le met aux arrêts au Petit Séminaire, en attendant qu'il soit appelé devant un tribunal. Si le Petit Séminaire, a déclaré le général, était un foyer d'agitation , il serait supprimé. Le 16 mars, l'abbé Lang passe devant un tribunal qui reçoit sa justification. Le gouvernement adressera à Mury une pièce dans laquelle il reconnaît que l'abbé Lang n'a point provoqué les cris des élèves, mais q u'il ne les a pas assez énergiquement réprimés. Il demande que l'abbé ne puisse plus conduire les élèves à la promenade et que le Supérieur lui inflige une punition proportionnée à sa faute (1). L'abbé part en retraite d'ordination le 19 mars et sera nommé vicaire à Ottrott. Le Supérieur en avise qui de droit! La situation devient difficile entre les autorités qui ne connaissent aucun ménagement, l'évêque qui craint pour l'existence de ses établissements d'instruction et les parents qui envoient leurs enfants pour recevoir une éducation fran caise, note Mury. A la rentrée de Pâques, l'effectif augmente encore d'environ cinquante nouveaux élèves la maison compte alors 441 élèves (223 internes, y compris 72 théologiens de première année, 8 demi-pensionnaires, 17 externes surveillés et 188e xternes libres). Les hostilités avec les autorités prussiennes vont s'ouvrir, le 28 mai, avec l'arrivée du Dr Arnold, prêtre, qui vient demander, au nom de l'Inspecteur de l'Enseignement Secondaire, les programmes des études. On lira plus loin les périp éties qui ont mené à la fermeture de la maison. L'année s'achève le 5 août par la distribution des prix, sans autorités autres que l'évêque et quelques membres du Chapitre. 1871/72 L'effectif comporte 352 élèves : 169 internes, 7 demi-pensionnaires, 12 externes surveillés et 153 externes libres. A ce chiffre, il convient d'ajouter les 56 théologiens, ce qui donne un effectif de 407. La retraite de rentrée est prêchée par P. Fristot, S.J. En décembre, Mgr Kobès séjourne, à nouveau, quelques jours au Collège. Le 3 décembre, par suite d'une convention entre l'évêché et les autorités militaires, la garnison allemande obtient à nouveau la jouissance de l'église, moyennant 1.100 FF par an. La distribution des prix se fera, sans discours, le 4 août. Pendant les vacances, Mgr de Mérode, ancien ministre de Pie IX, séjourne au Collège. Le il août s'y tenait aussi l'Assemblée Générale des Conférences de St Vincent de Paul. 1872/73 Le 7 octobre a lieu la rentrée des élèves nouveaux et ajournés. Beaucoup d 'élèves sont allés en France avec leurs parents, et bon nombre d'élèves des hautes classes, ayant opté pour la nationalité française, pour échapper au cas que à pointe, sont aussi allés dans divers établissements français (Vesoul, Autrey, Saint-Dié, Besançon...). On s'attend à une diminution de plus de cent élèves sur l'année précédente. La rentrée générale des anciens élèves a lieu le 10 octobre, comportant en tout 179 élèves (84 internes et 95 externes). Le 13 novembre est organisé un service funèbre pour Mgr Kobès, Vicaire Apostolique de Sénégaxnbie, mort à Dakar le 11 octobre. Il avait été le premier préfet de la Congrégation de la Vierge au Petit Séminaire, ancien élève et anc ien maître d'étude dans la maison. Le 30 décembre, l'abbé Marbach est chargé, avec les abbés Korum et Rossé, du Grand Séminaire, de la chaire française à la cathédrale, en remplacement des Jésuites expulsés d'Alsace. L'évêque envoie l'ordre, le 21 mars, de donner congé aux élèves le 22, jour de naissance de l'empereur ; Guillaume Mury prend la chose plutôt mal: Un jour on est insulté dans la personne de son grand-vicaire (le 17 mars, l'abbé Rapp,v icaire général avait été expulsé comme étant le chef de l'agitation catholique dans le diocèse), et le lendemain on se couche devant l'oppression. C'est bien de la générosité! Du 29 mars au 4 avril ont lieu les examens trimestriels ; le Supérieur se plaint de la Seconde dépeuplée : il y manque 13 élèves, presque tous meilleurs que ceux qui sont restés. Au retour des vacances de Pâques, le 28 avril, la maison ne compte plus que 250 élèves, soit 200 de moins que l'année précédente. On relève l'arrivée de deux Allemands (un Prussien et un Badois) en Neuvième. Le 22 mai, un Père Oblat vient parler aux Grands des missions en Amérique du Nord, parmi les tribus sauvages. Y aura-t-il quelque vocation ? se demande le Supérieur. Le 9 juin, comme d'habitude, Mgr Raess vient confirmer et présider la c erémonie de la première communion. Le 26 juillet débutent les examens de fin d'année. 1873/74 Le 6 octobre, à la rentrée des nouveaux, il ne se présente qu'une trentaine d'élèves, étant donné la situation. Beaucoup de parents ont envoyé leur fils à Lachapelle, à la Malgrange, à Nancy, à Lunéville... Le 9 a lieu la rentré e générale : la maison ne compte que 188 élèves : 83 internes, 6 demi-pensionnaires, 24 externes surveillés et 75 externes libres. Une autre raison de désaffection a été l'augmentation du prix de la pension (500 au lieu de 450 FF), qu i empêche les parents de faire faire des études à leurs enfants. L'abbé Marbach va prêcher la retraite de rentrée, du 29 octobre au 2 novembre. Le 25 novembre, le P. Horner, Supérieur de la Mission de Zanzibar, accompagné d'un jeune nègre, racheté à un marchand d'esclaves est l'hôte de la maison. Le 27 janvier se produit la nomination, maladroite et fâcheuse pour le sort de l'établissement, de l'abbé Witzig. Le 1er avril a lieu la distribution des prix du premier semestre : la maison compte alors 206 élèves. Le 29 mai, l'évêque nomme curés deux professeurs en poste, les abbés Schott et Reibel. 24juin : fermeture d'autorité de l'établissement. DE LA REOUVERTURE A LA FIN DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE Il nous a paru intéressant - à tort ou à raison ? - de glaner dans les rapports annuels, année par année, les renseignements les plus notables pour l'histoire du collège. Pour cette période de l'histoire du collège, nous avons été impressionné, à la lecture des Jahresberichte de l'empreinte germanique imprimée par la direction : célébration de l'anniversaire de l'empereur, présence du collège in cor pore lors de l'arrivée du même empereur, plus tard commémoration des victoires allemandes. Cette germanisation se remarque aussi dans le choix des manuels : finalement, même les manuels de français devront être édités en Allemagne. La présence, dès le début, de prêtres diocésains comme professeurs de religion et, plus tard, l'arrivée de jeunes prêtres alsaciens - formés, il est vrai, en Allemagne - était sans doute destinée à faire quelque peu contrepoids àc ette influence. Ils ne sont, en tout cas, pas marqués de germanophilie au point de rejoindre, après la guerre, les rangs des autonomistes. Tel d'entre eux, le futur chanoine Gass, sera, par exemple, proscrit pour francophilie pendant les de ux guerres ; il est vrai qu'il n'était pas l'une des personnalités marquantes du collège. Les autres resteront marqués par leur formation allemande : un Médard Barth publiera toutes ses études sur l'histoire de l'Alsace en allemand ; ce n'est que normal. 1883 Réouverture du collège sous l'appellation Hôhere kathotische Schule an St Stephan, le 5 avril 1883, avec une messe pontificale célébrée par Mg Stumpf. La liturgie se termina sur un Te Deum et le Grosser Gott, wir loben dïch. Le corps professoral se composait du Dr Fuss, directeur, des professeurs Bach, Hahn, Como et des instituteurs Schies et Schorn. Les abbés Ehrhard, Holtzmann et Loyson étaient chargés de l'enseignement religieux, le peintre Huss du dessin.L 'abbé Mercky était chargé de l'aumônerie et de l'économat. Cette première (demi)-année fût endeuillée par la mort d'un élève de Huitième. Selon les habitudes de l'époque, une excursion pour toute la maison fût organisée le 13 juin, qui permit à ce petit monde d'explorer le pays de Bade. Le rapport annuel fait mention également des promenades et des jeux organisés pour les élèves. Le 18 juin, le Oberschulrat Berlage vint visiter la maison et l'inspecter sur le plan des locaux, alors que le Oberschulrat Dr Albrecht inspecta les professeurs du 5 au 7 juillet. L'année scolaire de termine le 4 août 1883/84 A partir du 17 septembre se déroulent les examens de passage habituels à l'époque. Messe du St-Esprit le 20, présidée par Mgr Stumpf. Comme nouveaux professeurs entrent en fonctions les abbés Mercky et Wernert, ainsi que MM. Altemöller , Böffgen et Hohoff, qui sera remplacé en cours d'année par l'abbé Ehrhard. Le Dr Bernhard Barth entame son année probatoire et Auguste Wernert arrive comme instituteur. Le jour de l'anniversaire du Kaiser, la chorale a chanté la Missa regia ! L'office s'est tenniné sur le Grosser Gott, wir loben dich. Le 21 mai, tout le monde partit en excursion, les uns au Haut-Koenigsbourg (non encore restauré), les aut res dans la région de Saverne, pour visiter l'un ou l'autre château. 1884/85 Rentrée le 15 septembre. Création de la Obersecunda. Inspection de toutes les classes par le Oberschulrat Dr Albrecht, du 5 au 16.10.1884. Le Oberschulrat Berlage vint honorer de sa présence le Kaisergeburtstag, le 22 mars 1885 ; après l' office, on se rendit au tout nouveau Palais des Fêtes pour la solennité d'usage. Un internat, placé sous l'autorité de l'abbé Muller, a été ouvert à Pâques. L'excursion habituelle se fit au Nideck ou au Girbaden pour les grands, dans les environs de Saverne pour les petits. La scolarité varie entre 60 et 90 markd par an selon les classes. 1885/86 Une Prima est ajoutée aux classes existantes, ce qui va entraîner le changement de nom de l'établissement qui devient le KATHOLISCHES GYMNASIUM AN ST. STEPHAN. Pour que l'établissement puisse délivrer les diplômes pour le einjdhrig-frei willigen Heeresdienst, le Dr Albrecht vint, à deux reprises, inspecter les professeurs et confère ce droit à l'établissement. Signalons une particularité bien allemande à cause de la chaleur, les élèves furent envoyés en congé pendant quatre après-midi (Hïtzferien !). Lors des festivités pour l'accueil du nouveau Statthalter, Fürst von Hohenlohe, les élè ves eurent également congé quant au corps professoral, il eut l'honneur de lui être présenté en corps le 11 novembre. Deux élèves sont décédés au cours de l'année. 1886/87 Nouveau changement de nom pour l'établissement qui devient le BISCHOFLICHES GYMNASIUM AN ST. STEPHAN ; ce nom, traduit en français, lui est resté. Dorénavant les histoires de la littérature française et les chrestomathies françaises ne seront tolérés que si ces ouvrages ont été édités en Allemagne. Le 10 septembre, le collège assiste en corps à l'entrée du Kaiser, mais la r entrée n'a lieu que le 20. La Oberprima est ouverte. La Nona est supprimée du fait du départ de Bôffgen. La solennité de l'anniversaire du Kaiser fut rehaussée par le panégyrique de l'empereur, dressé par le directeur, qui le comparaît, en la circonstance, à ses prédécesseurs de l'Antiquité ! Les élèves ont été libérés pendant cin q après-midi en raison de la chaleur. Quelques cas de typhus ont entraîné des absences d'élèves. A la fin de l'année, l'abbé Muller quitte la direction de l'internat ; il sera remplacé par l'abbé Stoeffler. Quant au tarif, il reste fixé à 60 Mk pour les petits jusqu'à la Cinquième, 75 Mk pour les Quatrième et Troisième, et 90 M k pour les grands. 1887/88 Rentrée le 19 septembre, messe de rentrée le 22. Du 20 au 23 septembre, première session du Abitur au collège, pour quatre candidats qui ont... réussi. Le 22 novembre, le collège assiste aux obsèques de Mgr Raess. En décembre, l'évê que confirme les contrats de 13 professeurs, ce qui fait que la maison compte 19 professeurs avec contrat définitif. En janvier, première session de l'examen für den einjahrig freiwilligen Heeresdienst. Un deuil qui dut réjouir les élèves : le décès de l'empereur Guillaume I, le 9 mars, leur valut d'être renvoyés à la maison ! Le jour des funérailles, le 16, il leur fallut assister à l'office et subir un discours du directeur, vant ant les mérites de l'illustre défunt et, le 18, ils durent encore assister à l'office solennel à la cathédrale. Le 24 juin va mourir l'empereur Friedrich des solennités similaires vont être organisées, auxquelles participa la chorale. Sur le plan sanitaire, la chronique signale des cas de scarlatine et de rougeole et le décès d'un élève. 1888/89 Le 10juillet 1889, les professeurs Bach et Frauzem sont nommés Oberlehrer par l'évêque. Pendant les vacances, du 20 au 23 août, certains élèves ont assisté avec leurs professeurs aux festivités en l'honneur de l'empereur. Le professeu r Barth s'était soucié d'orner la maison pour la circonstance. 1889/90 Tous participèrent, le 24 avril, à l'accueil de l'empereur à la Place Broglie. Le 14 janvier précédent, le décès de l'impératrice Augusta fut l'occasion d'un Trauerakt. avec panégyrique de la défunte. Tous les élèves furent soumis à un examen de la vue en octobre. 357 élèves eurent à souffrir de l'ïnfluenza : ainsi, le 7 janvier, 120 élèves et 4 professeurs manquèrent pour celle raison. Trois élèves sont décédés en cours d'a nnée. L'évêque, malade, n'a pu confirmer (Registre de confirmation). 1890/91 La chronique scolaire s'ouvre sur l'annonce du décès de Mgr Stumpf, le 10.08.1890, et de la nomination de Mgr Fritzen, et de Mgr Marbach comme évêque-auxiliaire. Le collège assista en corps à leur sacre, le 21 juillet. Le corps professo ral fut présenté à Mgr Fritzen le 25 juillet. Le 25 octobre, la maison rendit un hommage au Comte Moltke pour ses 90 ans, La chronique relate le décès de Vincent Loeffler, portier de la maison, qui avait été nommé ici peu après la guerre de 1870. Le rote Adlerorden IV. Klasse a ét é conféré au Dr Fuss, directeur de la maison. Le siège épiscopal étant vacant, la confirmation n'a pas lieu (Registre de confirmation). 1891/92 Mgr Fritzen vint présider la première communion le 23 juin 1892 ; il revint en juin pour assister aux épreuves de l'Abitur. Les élèves eurent deux jours de congé extraordinaires : le 28 mars, parce que le corps professoral a assisté à la solennité du troisième centenaire de la naissance d'Amos Comenius (Une prime à celui qui saura nous dire deux mots de cet illustre pédagogue !) et le 25 mai, parce que les professeurs assistaient en bloc à la Schulmännerversammlung a Ribeauvillé. On eut à déplorer le décès de deux élèves. Le Dr Bach fut longtemps malade et dut aller faire une cure à Montreux. Les deux évêques, Fritzen et Marbach, assistent à la distribution des prix le 2 août. L'abbé Holtzmann quitte la ma ison pour aller assurer la direction de Zillisheim. 1892/93 En février, pendant quatre jours, Mgr Fritzen assista aux cours de religion du matin dans les grandes classes. De même, il vint inspecter les locaux de l'internat le 5 mars et le 10 juin il vint confirmer des élèves. Il revint le 21 juinp our célébrer le Dixième anniversaire de la réouverture du collège ; à cette occasion, le supérieur Stoeffler bénit la bannière de la maison, toujours conservée. Du fait des élections, il y eut deux jours de congé et trois autres en raison de la chaleur. Un élève est décédé au cours de l'année. On signale aussi deux cas de scarlatine. Mgr Marbach est venu confirmer le 8juin 1893 (Registre de c onfirmation). 1893/94 L'année a été relativement perturbée par des départs et des absences de professeurs, ce qui a entraîné une réorganisation de l'organigramme de la maison. Cinq demi-journées chômées en raison de la chaleur. On enregistra le décès de deux élèves. Mgr Fritzen est venu confirmer le 10 juin ; il viendra régulièrement les années suivantes (Registre de confirmation). 1894/95 Du fait de nombreuses maladies, le directeur éprouva des difficultés à assurer toutes les suppléances. Le 14 février, visite de l'établissement par le Statthalter Fürst von Hohenlohe, en compagnie de Mgr Fritzen ; ils assistèrent auxc ours dans quatre classes ! L'évêque revint le 20 juin pour la première communion. Les élèves eurent 7 demi-journées de congé pour raison de canicule ; les cours vaquèrent aussi le 17 juin, fête de St. Adolphe, patron de l'évêque. Trois élèves sont décédés en cours d'année. Pour raison de santé, le Dr Fuss, directeur, doit se retirer. 1895/96 La direction de la maison est confiée au Dr Bach, l'un des professeurs déjà présents lors de la réouverture de la maison. Les cours vaquèrent les 18 et 19 octobre, en raison de l'arrivée de l'empereur ; le 18, il leur fallut pourtant se rendre en corps à la Place Hroglie pour saluer l'illustre hôte et son épouse. Le 14 janvier, il est fait mention pour la première fois de l'Adoration Perpétuelle. Le 18, les cours vaquèrent à nouveau en raison du 2Cinquième anniversaire de la création de l'Empire allemand ; le 27, solennité de l'anniversaire duK aiser. Autres jours de congé : le 19 mars (St Joseph), le 17 juin (St Adolphe, patron de l'évêque). Confirmation par Mgr Fritzen le 11juin. Les tarifs ont été augmentés :120 Mk pour les élèves de Première et de Seconde, 100 Mk pour les autres classes secondaires et 80 Mk pour les classes primaires. L'internat coûte 300 Mk (280 Mk à St Joseph). les devoirs surveillés 8 Mk par mois. 1896/97 L'on ne sait pourquoi, le Dr Bach consigne dans le rapport annuel tous les congés des professeurs, même ceux d'un jour. Il est vrai que les suppléances lui posaient de sérieux problèmes, puisqu'elles incombaient régulièrement aux profe sseurs présents ; parfois cependant, les professeurs stagiaires, qui faisaient leur année probatoire, intervenaient. L'année ne fut pas bonne sur le plan sanitaire: il régnait une espèce d'influenza contagieuse et il fallut fermer la maison du 13 au 17 octobre. La chronique évoque le courage d'un élève de Quatrième qui a sauvé de la noyade un gamin de six ans : le Bezirkspraesident lui a envoyé une lettre de félicitations. La solennité de l'anniversaire du Kaiser fut célébrée, en présence de l'évêque et d'autres personnalités (Freiherr Zorn von Bulach, Freiherr von Freyberg... ) dans la salle de sport nouvellement construite. Le 22 mars fut rnté le cen tenaire de la naissance du Kaiser Wilhelm I. Les cours vaquèrent le 1 mai (2Cinquième anniversaire de la création de l'Université de Strasbourg) et le 15 mai (Arrivée de l'empereur), ainsi qu'aux fêtes religieuses de la maison, sans parler des quatre demi-journées de canicule. Co nfirmation par Mgr Fritzen le 24juin. Le directeur de la loterie offrit 200 Mk à la maison pour la fondation de prix. 1897/98 Enterrement de l'ancien directeur, le Dr Matthias Fuss, le 23 avril 1898. Le 15 mai, les élèves allèrent accueillir le Kaiser sur la place Broglie : cela leur valut un jour de congé le 17. A nouveau, Mgr Fritzen vint confirmer, le 16 juin. Il semble qu'il y ait eu un problème à l'occasion de l'Abitur : cinq élèves ne purent le passer pour raison disciplinaire. 1898/99 Une réorganisation de l'enseignement religieux a été arrangée entre l'évêché et l'administration. Il est également prévu de réduire le nombre de sections en raison du manque d'enseignants. Du fait du départ, à Pâques, du Dr Klein sorge, il fallut répartir les élèves de l' Untertertia en deux sections au lieu de trois. Les professeurs eurent à assurer beaucoup de suppléances pour leurs collègues malades. Cinq élèves sont décédés en cours d'année. Hormis les fêtes habituelles, la chronique ne signale rien de spécial. 1899/1900 L'organigramme scolaire fut à nouveau perturbé, notamment du fait du départ du Dr Thamm. La chronique relate le décès d'un élève. La retraite annuelle y est évoquée aussi, ainsi que l'Adoration Perpétuelle. La maison commémora le 100ème anniversaire de la parution du poème Die Glocke, de Schiller, par trois représentations au Théâtre de l'Union. Six demi-journées de congé pour raison de la canicule. Une mauvaise affaire! Par une correspondance entre l'évêché et la mairie de Strasbourg, nous apprenons que le collège s'est défait d'un tapis aux armes du cardinal de Rohan au profit des musées de Strasbourg. Sans doute s'agit-il de celui qui orne actuelleme nt la chapelle du château des Rohan. La transaction s'est faite au prix d'un tapis neuf; acquis pour la chapelle St-Etienne, soit pour 600 Mk (4). Faut-il vraiment regretter cette transaction ? Le tapis aurait peut-être été la proie des f lammes en 1944. 1900/01 Le tarif pour les classes secondaires est uniformément relevé à 120 Mk. Il y eut, cette année, de nombreuses mutations de professeurs de religion. En cours d'année est décédé le professeur Kappe, qui n'avait que 40 ans. Un élève est également décédé. Le directeur eut à nouveau du mal à faire remplacer les professeurs malades. Mgr Fritzen vint confirmer le 4 novembre. Du 7 au 23 janvier, la maison fut inspectée par le Oberschulrat Dr Scherer. Hormis les fêtes d'usage, la chronique ne s ignale qu'un jour de congé lors de l'arrivée du Kaiser et des congés pour canicule. 1901/02 L'année scolaire fut perturbée par la longue absence, pour maladie, du professeur Vente, qui a obligé à procéder à des regroupements de classe. Un élève de Quatrième est décédé en cours d'aunée. 1902/03 L'année fut endeuillée par plusieurs décès : celui du jeune professeur Fernholz, de Huss, ancien professeur de dessin et de celui de deux élèves. Le 3 mars, la maison fêta le jubilé d'argent du pape Léon XIII : les festivités sont l onguement relatées dans le rapport annuel. En raison de la présence du Kaiser, il y eut congé le 13 mai. 1903/04 Le jour de l'anniversaire du Kaiser, le directeur infligea aux élèves la lecture de sa dissertation sur l'humaniste alsacien Jacques Baldé. Les élèves eurent congé le 13 mai à cause du séjour de l'empereur. La maison fut soumise à in spection du 18 au 24 avril. 1904/05 L'année fut endeuillée par le décès du jeune abbé Schater, âgé de 33 ans, qui enseignait la religion et l'hébreu, ainsi que le décès d'un élève. En mars, une épidémie de scarlatine contraignit à fermer la maison ; en compensati on, le congé de Pentecôte fut écourté. En été, il fallut encore fermer les classes primaires à cause d'une épidémie de diphtérie, du 27 mai au 7juin. Mgr Fritzen et Mgr Zorn de Bulach honorèrent de leur présence la fête anniversaire de l'empereur, le 26 janvier. Le 9 mai fut célébré le 100ème anniversaire de la mort de Schiller. Le lendemain, il y eut congé : l'empereur se trouvait à nouveau à Strasbourg. 1905/06 Il y eut beaucoup de changements dans le corps professoral. Hormis les festivités habituelles, il convient de signaler que Mgr Fritzen vint personnellement inspecter toutes les classes du 8 au 13 juin.. 1906/07 L'année a été endeuillée par les décès de l'abbé Waag et de l'instituteur Schorn, ainsi que de trois élèves. Le 6 juillet, les élèves participèrent à une compétition sportive : un championnat de football organisé par la ville s ur la Gallenmatt. Une photo du corps professoral de cette année a été publiée et commentée par X. Ohresser (5) 1907/08 La chronique note le décès d'un élève ; beaucoup de professeurs durent à nouveau être remplacés pour raison de maladie. Le grand événement fut la commémoration, le 26 mai, du 2Cinquième anniversaire du collège. Les festivités son t rapportées en détail dans le rapport annuel. Le 24, l'évêque avait conféré au directeur l'ordre Pro Ecclesia et Pontifice. Mgr Fritzen ouvrit les solennités par une messe pontificale, rehaussée par le chant de la chorale un orchestre, composé de membres du Conservatoire et du régiment d'infanterie n° 172, joua une messe de Mitterer ; à l'orgue, M. Ringeisen. Le reste des festivités se déroula au Palais des Fêtes, en présence des autorités. Après un prologue un vers, fut exécuté l'hymne du jubilé, sur un texte latin du P. Reuss et une musique de Joseph Ringeisen. Passons sur les scénett es pour en arriver au discours du directeur. Le Dr Bach évoque rapidement sur l'épisode de la fermeture du collège. Il attribue, au moins partiellement, le mérite de la réouverture au Statthalter von Manteuffel, qui avait déjà laissé rouvrir Zillisheim en 1880. Il chante ensuite les louanges de ces pères de famille qui avaient oeuvré pour la réouverture de St Etienne, le fameux Comité des 23. Apparemment, Mgr Stumpf n'aurait pas entrevu toutes les difficultés matérielles qu'allait causer cette réouverture, di fficultés dont souffre encore le collège en 1908. A cette date, 105 enseignants ont déjà oeuvré à St-Etienne depuis la réouverture et 4200 élèves l'ont fréquenté. La maison comporte alors 41 professeurs. La maison fournit, pour lor s, le plus fort contingent à l'Abitur pour l'Alsace. 290 d'entre eux sont allés au Grand Séminaire. Le discours s'achève sur un triple Hock pour l'empereur et le pape, suivi du Lied auf Papst und Kaiser, de Steinhauer, avec choeur et orch estre, et du Treuschwur, de Kistler, qui clôtura la solennité. En annexe figure la liste des professeurs ainsi que celle de leurs publications, réalisées par l'abbé Ehrhard. La plaquette éditée par l'Amicale des Anciens Zur Feier des 25jährigen Bestehens des Bischöflichen Gymnasiums an St Stephan (6), après un historique de l'Amicale, relate les festivités organisées par l'Amicale le 28 octobre 1908 ; elle renferme le sermon de circonstance prononcé par le chanoine Stoeffler lors de l'office célébré au Grand Séminaire, le discours de Karl Hauss, député au Reichstag, et la liste des membres. 1908/09 Le 9juin, l'évêché décrète que le nombre de classes devra être réduit il faut arriver à une seule classe en Sixième, Cinquième et Quatrième et à deux sections pour les classes supérieures, et ce au plus tard en 1912. Celle décis ion était probablement dictée par des raisons financières. Un élève est décédé au cours de l'année. Pour la première fois, il est fait état de la fête patronale, le 18 juillet (Inventio Sti Stephani), parce que la fête proprement dite tombe pendant les vacances. L'on conserve un poème composé pour le 25ème anniversaire de la réouverture de la maison : Dem Bischöflichen Gymnasium in Strassbourg zum Sïlberjubiläum 1908 (7). 1909/10 Deux élèves sont décédés en cours d'année. En raison d'une épidémie de diphtérie, la maison dut être fermée du 15 décembre jusqu'à la fin du congé de Noël. C'est le vicaire général Jost qui est venu confirmer le 22 juin 1911 (Registre de confirmation). L'évêché décide une augmentation des tarifs pour la rentrée 1910 :120 Mk pour les classes primaires, 140 Mk dans les autres. 1910/11 L'année est endeuillée par le décès d'un professeur, Loeffler, et celui d'un élève de Quatrième. Pour la première fois, il est fait mention de représentations théàtrales. Par ailleurs, la chorale chanta, le 9 avril, une Passion, av ec orchestre et choeurs, à la salle de fêtes du Ritter (actuel FEC) ; l'orchestre était renforcé par des membres de la musique du 143ème régiment d'infanterie. Enfin, une fête sportive fut organisée le 22 juillet, entrecoupée de pres tations du club de mandolines du collège. Le 6 mai, le collège assista à l'inauguration d'un monument en l'honneur de l'empereur Guillaume I. L'abbé Stroesser célébra ici sa première messe le jour de la fête patronale (3 août). 1911/12 L'évêché décrète une augmentation des tarifs de scolarité :140 Mk pour les classes primaires, 160 Mk pour les classes secondaires et 600 Mk pour l'internat. Les autorités allemandes décident, devant la pléthore de candidats à l'enseignement, que seuls des autochtones pourront être admis à faire leur année probatoire. Un élève est décédé en cours d'année. En novembre, les internes ont donné des représentations théâtrales : Thomas Morus, ainsi que Die Griechen von Troja, sous la direction de l'abbé Sig ; la partie musicale était placée sous la direction de l'abbé Ehret. Nouvelle fête s portive et musicale le 13 juillet. 1912/13 La Nona est supprimée ; la Septima et la Octava seront combinées. Les deux classes de Quatrième ne doivent pas comporter plus de 56 élèves. Le 17 novembre sera jour de fête : la maison célèbre le jubilé d'or sacerdotal de Mgr Fritzen, en présence du jubilaire en même temps se tient l'Assemblée Générale des Anciens sous la présidence de M. Thomas. L'office fut rehaussép ar l'exécution d'une messe avec orchestre, de Gessner. Le député Hauss fit le panégyrique de l'évêque lors de la réunion des Anciens. Le 22.11.1912 est décédé l'ancien économe Mercky. Pour la première fois est organisée, le 25 mai, la procession de la Fête-Dieu, dans les cours du collège. La troupe théâtrale de l'internat se produisit à nouveau en représentant Der letzte Heid von Marienburg, d'Eichendorff et Der Tilly kommt, de Heinrich Bone. Le 16 mars, les élèves donnèrent une Passion, pour soli, choeur, orchestre eto rgue dans la grande salle de l'Aubette. Pour l'anniversaire de l'empereur, on assista à l'office solennel à la cathédrale, puis les élèves durent subir le discours du Dr Spindler sur l'amour de la patrie. Lors de l'anniversaire de l'empereur, le Dr Schwarz tint le discours dec irconstance, relatant des anecdotes vécues, puisque l'empereur avait été étudiant en même temps que lui à Bonn. L'équipe de gymnastique (ainsi que les mandolinistes) se produisit à nouveau, le 12 juillet, puis partit faire une tourné e de démonstration, le 14 juillet, dans la vallée de la Bruche. 1913/14 L'année fut endeuillée par le décès de l'un des combattants de la première heure, l'instituteur Auguste Schies. Le Professeur Pampuch dut prendre sa retraite pour raisons de santé. Il nous étonne d'apprendre que la fête de St Constantin ait été célébrée avec faste : messe pontificale avec choeur et orchestre, pièce de théâtre (In hoc signo vinces, de Fr. Flinterhoff),... Nous n'évoquerons pas les autres fête s et congés habituels. L'année s'acheva à la bâte, du fait des menaces de guerre, le 31 juillet. La fête de fin d'année n'eut pas lieu. Pendant les vacances, la maison fut réquisitionnée à des fins militaires : du 3 au 18 août, la salle de sport et 8 salle s de classe du rez-de-chaussée furent aménagées pour recevoir des chevaux. L'établissement lui-même fut transformé en hôpital militaire (Festungslazarett XVIII). Néanmoins 8 salles furent rétrocédées pour permettre l'enseignement : celles du pavillon St-Arbogast. 1914/15 Huit classes peuvent fonctionner dans le pavillon St-Arbogast : la Cinquième, les 2 classes de Quatrième et les 2 classes de Troisième, ainsi qu'une Untersecunda. Les autres durent trouver refuge ailleurs: - dans la maison St Antoine, avec entrée rue de la Pierre (de la Courtine) : 3 classes de seconde. - au Kuppelhof (rue des Couples) : la Première et la Sixième. - à St Joseph (rue de l'Ancre) : la classe primaire comportant Septième et Huitième. Les cours reprirent le 15 octobre, soit un mois plus tard que d'habitude. Les cours de physique, de chant et de gymnastique ne purent être assurées, les salles ayant été réquisitionnées. On ne disposait plus d'Aula, ni même de salle de professeurs. Les examens devront avoir lieu dans les salles de classe. Par ailleurs, la nef de l'église ayant été transformée en dépôt de farine, les offices ne purent être assurés, ni les cérémonies habituelles, comme la première communion qui se fit à Ste-Madeleine. L'office pour l'anniversaire duK aiser fut néanmoins célébré, mais à la cathédrale. Le 30 mars, on fêta, en outre, le 100ème anniversaire de la naissance de Bismarck. Il y eut congé les 5 mai, 4 et 23 juin, et le 19 juillet pour célébrer diverses victoires dans les Carpates et dans la Pologne actuelle. Du 21 au 27juin fut organisée la Kriegsbuchwoche, au cours de laquelle les élèves ont collecté 404 livres. Du fait des retards de train, beaucoup d'élèves extérieurs arrivèrent en retard aux cours. En juin et juillet, il fallut accorder des congés de deux à trois semaines aux élèves de la campagne pour aider à la moisson. Après les examens (anticipés) de fin d'année, certains bacheliers durent partir à l'armée. Des réfugiés de Bocholt furent admis à passer les examens ici. Un élève, originaire de Mussig, est décédé en cours d'année. Le 19 juillet, une délégation du collège se rend à l'évêché pour présenter ses voeux pour le 2Cinquième anniversaire du sacre de l'évêque; une messe solennelle eut lieu à Ste-Madeleine, le 21, jour anniversaire ; la chorale chante la Missa in honorem S. Petri, de Singenberger. L'année scolaire s'achève le 31 juillet, marquée par le départ à la retraite du directeur, le Dr Bach.. La rentrée est fixée au 13 septembre. Le plus douloureux fut la mobilisation des jeunes de 18 ans, mesure qui toucha les Primaner, qui, dans les derniers mois de 1914 passèrent un Not-Abitur, avant d'être incorporés (8). Mgr Fritzen dut confirmer les élèves en l'église Sainte-Madeleine, la chapelle du Collège est également réquisitionnée (Registre de confirmation). 1915/16 Le 28 juillet avait été nommé directeur un professeur de la maison, le Dr Schwartz. Même si la maison continue à être hôpital militaire, l'administration militaire rétrocéda cinq salles, ce qui permet de loger la Sixième et Troisième classes de Secunda et de réaménager une salle de professeurs. A Pentecôte, deux a utres salles furent cédées, qui permirent de faire revenir dans la maison toutes les classes, à l'exception de la Prima, abritée dans la maison St Antoine. Il manquait toujours des salles de chant, de physique et de sport : cours de chant et de sport ont donc été supprimés ; la physique, par contre, fut enseignée dans les salles de classe ordinaires. Une inspection générale eut lieu du 19 au 29 octobre 1915, faite par le Oberschulrat Dr Seelisch, suivie d'une autre inspection le 17 février suivant. Il y eut évidemment quelques fêtes patriotiques : 500ème jubilé des Hohenzollern, le 21 octobre; Requiem pontifical à la cathédrale pour les soldats tombés, le 8 novembre ; anniversaire du Kaiser ; célébration des victoires de Nisch( sur les Serbes) et du Skagerrak et reddition du Montenegro. A nouveau, Mgr Fritzen confirma à Sainte-Madeleine, la chapelle servant toujours d'entrepôt: St Stephan ist noch vom städtischen Ernährungsamt besetzt (Registre de confirmation). 1916-1918 Sans doute, du fait de la raréfaction du papier et de la cherté de la vie, le rapport annuel n'a-t-il plus paru pour les dernières années de guerre. Il nous manque donc toute donnée pour relater le cours des choses. Le 7 juin 1917, confirmation par Mgr Fritzen à Sainte-Madeleine (Registre de confirmation). 1918-1919 La maison continua-t-elle à fonctionner selon le régime allemand ? Quoique nous ne disposions d'aucun document, nous le pensons, puisque l'année scolaire avait débuté avant la fin des hostilités. Dans la maison, on dut prendre les évé nements avec des sentiments mêlés, étant donné l'origine composite du corps professoral et des élèves. Mgr Fritzen vient confirmer des élèves pour la dernière fois, le 26 juin 1919 (Registre de confirmation). LE BOULEVERSEMENT APRES LA GRANDE GUERRE. Environ 150 anciens élèves étaient morts sur le champ de bataille, élite qui allait manquer à l'Alsace dans l'Entre-deux-guerres. A nouveau, la maison allait connaître un bouleversement total. Certains professeurs laïcs avaient dû qui tter le pays ; tous les ecclésiastiques sur place ne dominaient pas assez la langue française pour pouvoir continuer à enseigner et à préparer les élèves au baccalauréat français ; certains y réussirent toutefois. Cela explique le r ecours aux Marianistes, après une période de transition, sans doute difficile. On verra les adaptations progressives au système français au fil des années, mais surtout en 1919/20. (1) BGS Ms 190 (2) Lettre insérée dans le Ms 190 de la BGS (3) X. OHRESSER, Où la petite histoire rejoint la Grande : Le Petit Seminaire Saint-Etienne pendant le siège de Strasbourg. L'Année Terrible de 1970, Echo de Saint Etienne, dec. 1967, 4-9 : avril 1968, 11-15 (4) A.E.S., liasse 396. Correspondance du 13.02.1900 (5) X(avier) OHRESSER, Le corps professoral ecclésiastique du Collège Saint Etienne, il y a soixante ans, Echo de Saint Etienne, dec. 1966, 8. (6) Strasbourg, Elsässer Volksbote, 1909 (7) Echo de Saint Etienne, juill.-oct. 1958, 11. (8) Voir : Ernest Lauthe, Nos sexabénaires, Echo de St Etienne, oct. 1956, 21-22.

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Jean Baptiste "Jean" STUMPFF   Marie Elisabeth BOLL 1734-/1800   Francois Ignace WILLEMAN   Marie Anne HEINRICH
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Jean-Baptiste STUMPFF 1767-1823   Maria Anna WILLEMAN 1777-
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portrait
Pierre Paul STUMPFF 1822-1890



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