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Ascendance complète, Site Notaires 21, 

Bonjour, depuis mes débuts en juillet 2006, j'ai eu la chance de progresser rapidement avec les AD21 et 71 en ligne.

Merci d'échanger avec moi et de me signaler toute erreur car malgré des sources 'fiables', registres en lignes des AD21 et 71, et une partie en mairie pour mes propres recherches, il y a sûrement quelques erreurs de lecture, d'interprétation ou de saisie.

Si vous êtes intéressé, jetez un coup d'oeil à ma chronique familiale.

 

 

 Family Book



  L'OR DE MES AIEUX


Summary

 1 - Chronique en construction

Jacky_enf.jpg

Photo : Jacky vers 3-4 ans devant la maison des grands-parents Millet

Pourquoi ce titre ?

Il est en lien avec leur terre d'origine, voir plus loin ch. 3. Leur or, c'était pour beaucoup, le flamboiement du soleil dans les feuilles de vigne en automne. Pour d'autres certainement, une fortune modeste et un rang social envié (marchand, procureur, chirurgien...). Mais pour la grande majorité d'entre eux, gens de labeur, soit ils en ont très peu touché dans leur vie, soit même jamais !Enfin, c'est sans doute le cas pour d'autres généalogistes, nous effectuons nos recherches pour retrouver nos racines et réviser nos leçons d'histoire-géo, mais quelque part dans notre tête nous fantasmons sur un ancêtre riche ou célèbre, et une descendance qui le serait resté ! Toutefois je ne me fais pas d'illusions, et ne craigniez rien mes cousins, cousines, je n'ai aucune intention de vous réclamer une part de trésor...sauf un trésor généalogique !

Mon intérêt pour la généalogie a germé avant l'été 2006. J'avais une nièce de mon père qui avait fait une recherche dans les registres de la mairie d'Ouges sur mes arrières-grands-parents et leurs 16 enfants, et sur mes arrières-arrières-grands-parents. Soit une vingtaine de personnes, sur 3 générations. Elle avait envie de remonter plus loin dans le temps, de même que mon père et un de mes frères. Au même moment, un article de presse vantait le blog de Geneanet. Après lecture du blog, j'ai fait une recherche Google sur le patronyme Berger et je tombais sur le contrat de mariage de mes arrières-arrières-grands-parents. Ce fut le déclic. J'ai lu quelques livres de Beaucarnot, fréquenté 2-3 mairies, les AD, acheté Geneatique. Lorsque 2 mois plus tard, les AD21 mettaient en ligne les registres, je me lançais tête baissée dans la recherche de mes ancêtres, y consacrant des centaines d'heures, parfois au-delà de minuit ou d'autres fois dès 4 heures du matin, y compris des vacances associant randonnées en montagne et recherche avec un ordinateur portable dans un café avec une connexion Wi-Fi. Depuis, j'ai dû y consacrer 4000 à 5000 heures. La généalogie est devenue une passion dévorante comme pour beaucoup de généalogistes. J'apprécie son côté enquête policière, l'entraide et le partage, et la redécouverte de la géographie, de l'histoire, des traditions locales, des métiers de nos ancêtres. Je découvre l'onomastique (éthymologie des noms de famille) et la paléographie (étude de l'écriture manuscrite ancienne).

voir La Généalogie intéresse de plus en plus les français Télé Matin https://www.youtube.com/watch?v=y5FOi3zrlrc

 2 - Mariage, enfant naturel, légitime

Les enfants naturels sont fréquents au 19è. 72 pour 1000.Il était bien vu que chacun fasse ses preuves avant le mariage. Au 20è, 2 pics vers 1910 et 1940 (lié à la période de guerre?1940 oui). Voir le graphique dans le billet de bloghttps://scribavita.fr/blog/nom-famille-enfant-naturel-theorie

 3 - Morts pour la France 1914-1918

http://gw.geneanet.org/hautdebit_w?lang=fr&guerre1418=1&mode=confirmed

Acte le plus ancien que j'ai trouvé branche Millet :

sosa 13183 Arbel Ysabeau, Baptême 12.09.1555 à Nozeroy (relevé CGFC, je n'ai pas de mérite)

sosa 6591 Morestin Estiennette, Baptême 02.05.1580 à Sens-sur-Seille 71

sosa 12640 Cahuet Denis, Sépulture 03.09.1611 à Sens-sur-Seille 71

 4 - Les lieux d'origine de mes ancêtres

Ma branche paternelle est à 100% originaire de Côte-d'Or.BERGER : Izeure ( mais ce n'est sans doute pas le berceau, car répandu vers Auxonne ), puis Layer-le-Franc, hameau de Saulon-la-Chapelle, Broindon, Ouges, Marsannay-la-Côte, Dijon.MONIOT : Frôlois, Gevrey-Chambertin, Saulon-la-Rue, Fénay, Marsannay-la-Côte.

Ma branche maternelle essentiellement de Saône-et-Loire, mais avec une branche qui vient de la Meuse et de Belgique (province du Luxembourg), et une autre de l'Allier, une dernière de Haute-Saône, Territoire de Belfort et Vosges.MILLET : Sottesard, hameau de Bosjean, Frangy, Sens, Mervans, Dampierre, Beaune, Gevrey-ChambertinGUICHARD : Vendenesse-lès-Charolles (5 générations, plus d'un siècle), Ballore, Martigny-le-Comte,Chalon-sur-Saône.

70% de mes ancêtres sont Côte-d'Oriens, et 10% Saône-et-Loiriens, je peux donc dire : Je suis fier d'être bourguignon.

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Créée en 1790, la Côte-d’Or aurait pu s’appeler « Haute-Seine » puisque le fleuve de la capitale y prend sa source, ou « Seine-et-Saône » du nom de ses cours d’eau principaux… mais, sur cette terre d’art (qu’il soit art de vivre ou architecture), on aime à parler de saveurs et de couleurs : on préféra, pour désigner la Côte-d’Or, le flamboiement du soleil dans les feuilles de vigne en automne. Source : http://www.cotedor-tourisme.com/bourgogne-decouvrir-la-cote-d-or-histoire_fr_06_03.html

 5 - D'où vient mon nom ?

Berger

En principe, le nom désigne une personne exerçant le métier de berger (latin vervecarius > berbicarius). Mais un berger peut en cacher un autre : si le nom vient d'Alsace-Lorraine, il désignera plutôt un montagnard (< berg = montagne). Dans le Midi, il est parfois une transformation de Verger (= jardin fruitier).

Moniot

Porté notamment en Bourgogne (21) et dans les Vosges, devrait être un diminutif de Moine (voir Lemoine), plutôt que de Monier (voir ce nom). On peut aussi penser à un hypocoristique de Simon.

Millet

Très fréquent en France (18, 86, 71 notamment), c'est dans la plupart des cas un diminutif du prénom Emile, ou encore du nom de personne d'origine germanique Milo (mil = bon, généreux). Peut aussi évoquer un champ de mil. Variante occitane : Milhet.Ou désignait un marchand de millet

Guichard

Nom de personne d'origine germanique, Wichard (wig = combat + hard = dur), très fréquent en Bourgogne (71), dans le Forez et dans l'Ouest (44). Diminutifs : Guichardon (01, 71), Guichardot (71, 39), Guichardet (42), Guichardaz (Savoie ou Franche-Comté).

 6 - Les métiers

Les métiers de la terre :

Pour la Saône-et-Loire, j'avais établi ce classement dans la hiérarchie sociale :

- Fermier (c'est celui qui possède les domaines et les loue aux laboureurs et aux grangers, il en existe en général qu'un seul par paroisse)

- Laboureur (le paysan moyen, il a son exploitation familiale mais peut louer des terres au fermier)

- Granger (il n'a rien mais loue les terres du fermier en échange d'une partie de sa récolte)

- Manouvrier (comme son nom l'indique, il n'a que ses mains)

Les métiers du bois :

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  • Les scieurs de bois Jean Berger à Izeure et les scieurs de longLes scieurs de long sont chevrier ou renardier. Debout sur le rondin, le chevrier pèse de tout son poids sur la scie, tandis que le renardier, sous le bois, tire de toutes ses forces, puis le mouvement s'inverse. Un travail extrêmement physique qui laisse l'un avec d'épouvantables douleurs dans les reins, et l'autre avec les yeux rougis par la sciure. Les scieurs étaient appelés sur des chantiers où ils demeuraient souvent plusieurs jours consécutifs, logés par l'employeur (le marchand de bois) dans des conditions souvent précaires. La place devait être partagée entre scieurs, bûcherons, équarrisseurs, rouliers et écorceurs. Lorsque le travail de notre scieur touchait à sa fin, les ouvriers étaient envoyés sur d'autres chantiers, parfois très loin de chez eux.

Voir Les charbonniers http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article367

  • Les sabotiers

Mon arrière grand-père maternel Claude Marie Millet était ouvrier sabotier à St Germain-du-Bois en 1896, puis à Beaune, avant de devenir vigneron à Gevrey. Je pense que c'est son beau-frère (Jean Louis Berthuly, de 13 ans son ainé) originaire de l'Allier (Auvergne) qui lui a appris le métier. J'envisage d'approfondir mes recherches sur Beaune, pour savoir s'ils avaient un atelier

Jean Daval, à la Guiche vers 1720

SABOTIER : Dans les campagnes, tout le monde porte sabots, sauf parfois les enfants qui vont nu-pieds. Une situation qui va durer jusqu’au milieu du XXème siècle, il n’y a pas si longtemps... Le métier de sabotier reste pourtant un métier de pauvre, que l’on pratique en forêt et qui nourrit mal.Sabots des forêtsLes paysans d’autrefois font parfois leurs sabots eux-mêmes : après tout, la matière première est à portée de main - de pied pourrait-on dire - et la forme n’est pas si difficile à tailler. Ce métier reste pourtant l’un des principaux artisanats de l’Ancien Régime. Seul le sabotier connaît l’art de bien les sculpter, de les garnir de cuir ou de les clouter pour les renforcer.Les sabotiers les plus pauvres travaillent dans la forêt, transportant établi, cabane, famille et basse-cour au gré des coupes. Ils vivent là tout ou partie de l’année, choisissant leur bois (noyer, aulne, pin, bouleau... mais surtout vieux et sain), le dégrossissant, en ébauchant la forme et en creusant les sabots. Ensuite, il faut laisser le bois sécher. Femmes et enfants participent au travail en ramassant des fagots et en allumant le feu.Les travaux de finition sont effectués au village, où les sabotiers les plus aisés ont une échoppe. Les autres vendent leurs produits sur les marchés, mais aucun sabotier ne vit confortablement de la vente de ses sabots.

Sabots de fêteLes artisans sont les maîtres de l’ornementation des sabots. Mais les paysans décorent aussi leurs sabots de fête au cours des longues veillées d’hiver, une tradition particulièrement vivace dans les régions de montagne. On y dessine souvent des motifs géométriques et on passe le bois au brou de noix pour le colorer et en masquer les imperfections.

La fabrication des sabotsUne fois le bois choisi, l’artisan le débite à la hache, qui lui sert aussi à dégrossir la pièce et à ébaucher la forme générale du sabot. C’est avec la scie qu’il prépare la semelle, avant d’assurer les finitions avec une herminette (petite hache au manche fixé perpendiculairement à la lame). Il faut ensuite creuser le sabot, là où le pied doit trouver sa place. L’artisan pratique la taille sur un petit billot de bois bien calé entre ses jambes. Il esquisse le trou avec une vrille, une tarière ou bien encore un outil qu’on appelle l’amorçoir. Puis il creuse la cavité avec des cuillers à lames très tranchantes et de différentes tailles, employées successivement au fur et à mesure de l’avancée de la percée.Pour adoucir le bois à l’intérieur du sabot et qu’il ne reste plus ni bosses ni rugosités pouvant blesser le pied, le sabotier utilise un boutoir, c’est-à-dire une lame effilée en demi-cercle, emmanchée au bout d’une barre qu’il fait tourner pour bien râper et lisser la forme intérieure. Il se sert aussi d’une ruine, une très fine lame courbe, pour les finitions.Pour l’extérieur, il assure la forme définitive avec un paroir, longue lame souvent fixée à l’établi. Il ne reste plus ensuite que les finitions : la fixation d’une bride en cuir (on l’effectue souvent au dernier moment, sur le pied du client, pour mieux ajuster le sabot), la pose de clous sous la semelle pour renforcer le bois qui s’use vite sur les chemins caillouteux, mais parfois aussi le dessin sur le sabot des ornementations (frises dans le bois, petites rainures réalisées avec une rainette).

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.

Voir les outils http://membres.lycos.fr/fermenoel/sabot.html

Chaque essence a ses qualités et ses défauts. Le "retrait" c'est-à-dire la rétraction du bois lors du séchage ( 2 à 3 mm ); Il faut en tenir compte pour le calcul de la pointure ! Le peuplier, bois tendre, permet au sable et au gravier de s'incruster; ceci augmente sa dureté et empêche de glisser ( utilisé pour chausser les marins-pêcheurs, et mariniers ...); Ces sabots de labeur étaient taillés dans la partie du tronc la plus proche des racines, réputée plus dure. La question du poids du bois avait également son importance, étant donné que les personnes ne quittaient pas leurs sabots de la journée. Le frêne donnait des sabots plus résistants à l'eau pour les paysans et le merisier des sabots vernis pour les Dames.

Le déclin du métier de sabotier s'amorça avec la mécanisation et l'apparition de saboteries industrielles à la fin du XIXe et début du XXe siècle. Il disparut pratiquement en totalité après la Deuxième Guerre mondiale.

Voir une saboterie mécanisée http://archives.tsr.ch/vualatele-080209/metiers-sabotier

Voir une saboterie Bressane en activité http://www.sabotiers-bressans.com

Lire la passionnante recherche de Simone Lagoutte sur les sabotiers de Mayenne : photos de huttes. http://simone.lagoutte.free.fr/

Les meuniers, 9 branches.

La majorité en Saône-et -Loire :Benoit Guichard, Les Guichard 6 générations à Vendenesse, puis Ballore pendant 200 ans. Voir l'excellent article "Vendenesse-les-Charolles Un peu d'histoire Les moulins sur La Semence" Recherches d’Angèle Léchère et Josette Beurrier.

"Lire 1ère partie : les moulins""Lire 2è partie : 5 pages, page 1, le moulin des Landes"Lire page 2, le moulin Aublanc"Lire page 3, le moulin de Collanges"Lire page 4""Lire page 5"

Les Crochet sur 3 générations à Ballore. Les Devillars sur 3 générations à Palinges. Les Alesveque à Viry. Chandon, à Paray-Le-Monial. Hugon en 1831 à Serley.Les meuniers épousent des filles de meunier. Ils ont souvent un autre métier. Les miens sont aussi laboureur, charpentier, marchand.

2 en Côte-d'Or : Gremeau vers 1650, à Reulle-Vergy moulin de Nault ou Nouhaut, Lhuilllier en 1804 à Vosne

1 en Belgique : François vers 1757 à Buzenol

MEUNIER : Meunier, tu dors ? Transformer le blé en farine, que le boulanger changera en pain, est une tâche primordiale dans la société traditionnelle française. Aussi, moulins et meuniers sont-ils fêtés dans notre patrimoine culturel, des comptines enfantines aux images d’Épinal coquines…"Tourne, tourne joli moulin..."Les premiers moulins à eau se multiplient à l’époque carolingienne, précédant les moulins à vent dont l’usage ne se généralise qu’à partir du XIIème siècle. L’installation d’un moulin, surtout à eau, nécessite un investissement important que l’aristocratie est seule à pouvoir supporter. C’est donc le seigneur qui édifie le bâtiment et qui en garde ensuite le monopole. En vertu du droit de ban, il oblige le paysan à l’utiliser et à lui donner en paiement une part du grain. L’étendue du ressort de chaque moulin, la banlieue, est fixée à la distance qu’un âne chargé peut parcourir en une demi-journée.Le prélèvement, appelé émoulument, effectué par le meunier sur le blé à moudre ou sur la farine, correspond en général à 1/24 de la farine de la mesure moulue. Un droit de mouture, ou de moultage, peut être perçu par les ministériaux du seigneur mais, bien souvent, les meuniers-fermiers conservent pour eux l’ensemble ou une partie de la redevance versée.

Un artisan qui veille au grain

Dans l’Ancien Régime, le meunier, installé surtout sur les rivières, tient essentiellement un rôle d’intermédiaire et moud le grain à façon. Il offre ses services moyennant rémunération : c’est la mouture de pratique. De lui dépend la production locale du pain de ménage et la consommation urbaine. Pour éviter les monopoles dans le domaine du pain, au XIVème siècle, on interdit au meunier d’exercer la professsion de boulanger, et vice versa.Dès le XVIIème siècle, pour accroître leurs gains, les meuniers diversifient leurs activités. Ainsi, pour limiter les déplacements de leur clientèle boulangère, ils proposent des services de transport. Les meuniers les plus aisés possèdent leurs propres voitures et équipages, les autres louent les services de conducteurs. Les moins fortunés se déplacent en personne pour transporter la marchandise en grains, puis en farine. Dans les petits moulins, le meunier travaille souvent avec un seul ouvrier, le garde-moulin, qui veille sur la mouture pendant que son patron visite la clientèle et aide au rhabillage. Au XVIIIème siècle, malgré les interdictions officielles, nombre de meuniers se font marchands de grains et les plus aventureux font fortune. Ils deviennent des négociants, maîtres du commerce des grains et de la farine, et assurent toutes les tâches en amont de la boulangerie.

Le meunier nous roule-t-il dans la farine ?

Le meunier, entre le Moyen âge et la Révolution, devient un personnage important, aisé et jalousé. Sa richesse lui permet souvent d’être prêteur, et même usurier. Il a droit au titre de Messire ou de Maître. Bien qu’issu du peuple, il côtoie le seigneur et fait partie des notables. Certains, s’élevant dans la hiérarchie sociale, fondent de véritables dynasties. Des meuniers-vignerons d’Anjou ont droit à une sépulture dans l’église. Le duc de Brissac pense avoir pour ancêtre un meunier surnommé Brise-sac, allusion à son habitude de déchirer les sacs de blé pour y prélever une part illicite du grain...Personnage ambigu, le meunier passe aussi pour sorcier. On lui attribue le pouvoir, hérité de son patron saint Martin, de guérir l’enchappe, maladie des ganglions. Il sait aussi faire disparaître les rhumatismes en frappant la partie malade de son marteau à rhabiller.

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.

Les métiers de la vigne

Les vigneronsParmi mes sosas j'ai 128 vignerons en 46 branches, essentiellement en Côte-d'Or où je suis né mais aussi en Saône et Loire.

Je n'ai pas de renseignements sur les vignerons au 17è et 18è.Mais j'ai des livres qui décrivent bien la vie et le travail au 19è, début 20è. :- Vignerons de Bourgogne Coll. Mémoire en images, Jean-François Bazin Ed. Alan Sutton, 2008, 128 p. €19.90- La vie quotidienne des paysans bourguignons au temps de Lamartine, Henri Vincenot, Hachette, 1976, 448 p. , épuisé (chapitre sur le travail, Vendange et vendange)- Archives de Bourgogne, Coll. Archives de la France , Jacques Borgé et Nicolas Viasnoff, Balland, 1980, 235 p. (chapitre La vigne169-207 : Etienne, ouvrier et propriétaire, Jours de vendanges, La vigne est malade, Le sermon de Bacchus).

J'ai été souvent surpris de découvrir des vignerons en plaine, à Fauverney et région, à Mâlain... mais il faut savoir qu'avant le phylloxéra en 1878, chaque département bourguignon compte 40 000 h de vignes, pour tomber à 8000 h après. Il faut aussi savoir qu'à l'époque selon Vincenot, " tout paysan "maintient" farouchement son cépage personnel, au prix des pires peines. Chaque ferme fait sa "boette" (boisson courante). " J'ai souvent rencontré dans les actes nos vignerons en même temps laboureurs, même en Côtes. Je ne me rappelle plus l'auteur (je crois J-L Beaucarnot), qui explique que ceux-ci étaient tantôt laboureurs, tantôt vignerons selon la saison, car les surfaces exploitées étaient réduites.

Les métiers du tissage :

Tissier, tissier de toiles, tisserand : Pierre Bergeril travaille des fibres de chanvre. Il tisse donc la filasse, livrée par le meunier. Ce dernier, grâce à son foulon, broie la plante ramollie par le rouissage (trempage dans l’eau) pour séparer la filasse (fibres) de la chènevotte (tige). Après le broyage qui se fait en deux temps, afin que la filasse soit bien pure, cette dernière est livrée au tisserand.

Une fois livrée, elle est filée à l’aide d’une quenouille pour former des bobines. Ce travail effectué, le tissier s’installe devant son métier à tisser, en chêne, installé dans un coin de la pièce à vivre. Il fait courir la navette, tandis que sa femme lui prépare le fil sur le dévidoir, un bruit monotone accompagnant son geste machinal. C’est elle, une fois la toile terminée, qui va, pour l’adoucir, la rincer dans l’eau. Le rinçage achevé, elle étale la toile dans un pré en bordure de la rivière afin de la faire blanchir. (extrait d'un article de Claude Thoret 10/04/2020 La Gazette)

Que fait exactement le "Tissier de Thoille" ? Je n'ai jamais vu parler chez les notaires, de l'outillage utilisé.Chez un Maréchal, on trouve les marteaux, l'enclume ; on peut lire certains contrats de Marchés d'apprentissage pour le métier de Charon, de Chirurgien, de couvreur, de Charpentier, de Boulanger. Pas de "Tissier de Thoille".Ce métier est cependant très répandu ; il est probable que parmi les nombreux exécutants, certains sont les patrons, ou Marchands, mais un grand nombre doit travailler à la maison, en famille, à planter Chanvre et Lin dans la fameuse Chenevière que possède tout meix, les faire tremper pour récupérer les fibres. Pour le lin, on fait la différence entre la plante mâle et femelle, cette dernière de meilleure qualité ; on en tire de beaux draps, serviettes, chemises et vêtements du dimanche. Et peut-être les meilleures voiles de bateau.Pour le chanvre, c'est une autre destinée ; il est principalement utilisé pour la confection des vêtements de travail ; il est aussi grandement utilisé dans la confection des cordages marins ; sous Louis XIV, Notre Marine Royale avait notamment réquisitionné tous les chanvres provenant de Bourgogne ; ceux-ci étaient convoyés sous bonne escorte jusqu'à Toulon. Les Chantiers Navals de cette Ville en utilisaient une importante quantité. Le seul instrument que je connaisse, est le battoir Foulon, qui fonctionne avec la force hydraulique ; était-ce pour battre le chanvre pour en retirer la fibre, ou pour rendre plus souples les pièces brutes ? Pas de réponse. Je suppose que les Grands-Mères devaient déjà filer les cannettes, puis sur un "Métier" apporté par un Marchand, la famille entière s'activait nuit et jour. (Note De Jean-Pierre Outters qui a transcris de nombreux actes notariés en Côte-d'Or).

Métier rare : postillon Pierre Moniot, à la poste de Gevrey en 1750, le maître de poste est Simon Sebilotte (fils de Jeanne Moniot) qui est témoin au mariage de Pierre, et qui décédera vers 40 ans d'un coup de pied de cheval au bas ventre.

La Poste aux Chevaux est formée des différents relais dirigés chacun par un maître de poste lequel commande ses postillons et loue des chevaux. C'est un privilège. Elle fut fondée par Henri IV le 8 mai 1597.La distance entre les Relais est divisée en poste, demi-poste ou quart de poste. Un quart de poste équivaut à peu près à deux kilomètres.La location d'un cheval se paie vingt sols par poste. Courriers et voitures ne peuvent changer de chevaux qu'en empruntant ceux du relais.Les journées de route sont limitées pour les moindres à douze lieues, pour les autres à quatorze ou quinze lieues.La poste accomplit le trajet au galop. Les particuliers en voitures ou à cheval ne peuvent aller qu'en demi-poste, c'est-à-dire au trot. Montées et descentes se font ordinairement au pas.Les chevaux ne peuvent être conduits que par un postillon du relais qui a fourni les chevaux.S'il s'agit d'un courrier monté sur un cheval (bidet) il est obligé d'avoir avec lui un postillon qui le précède et règle l'allure.S'il s'agit d'une voiture, le postillon pendant bien longtemps la guidera monté sur le premier cheval de droite.La voiture peut être précédée par un avant-courrier, mais celui-ci généralement chargé d'annoncer l'arrivée de la voiture, ne peut la précéder que d'une seule poste, ce qui correspond à peu près à huit kilomètres. Au départ, le courrier peut s'attarder afin de régler la dépense ou autres détails, mais il ne peut se laisser distancer que d'une poste.Le courrier ayant annoncé la voiture, dès l'arrivée de celle-ci, les chevaux sont dételés et des chevaux frais les remplacent immédiatement.L'arrêt ne se prolonge guère un peu que pour le relais où a lieu le dîner. Pour le trajet de Paris à Amiens, ce repas avait lieu au relais de Saint-Just.Le postillon qui a accompli son parcours, ramène ses chevaux au pas, ceci après les avoir fait "rafraîchir", c'est-à-dire se reposer. Il est interdit de retenir le postillon.Dans le cas d'impossibilité de relayer par manque de chevaux, le postillon pourra accomplir le trajet jusqu'au relais suivant, mais ceci après avoir fait rafraîchir ses chevaux. Il est interdit de le contraindre de force.Le nombre de postillons et des chevaux, est en fonction du nombre des voyageurs : s'il s'agit de cavaliers montés sur des "bidets", il ne peut y avoir plus de cinq chevaux pour un seul postillon, car il est considéré que ramener six chevaux au pas est absolument le maximum permis.Les chevaux des relais ne peuvent être ni réquisitionnés ni saisis. Ils sont marqués d'une fleur de lys à la cuisse droite ; ils ont à la cuisse gauche la marque du relais à qui ils appartiennent.

LA POSTE AUX CHEVAUX EN PICARDIEPar M Dubois Butard - Bulletin de la société des antiquaires de Picardie - Société Académique de St-Quentin

http://www.cheval.culture.fr/fr/page/les_relais_de_poste Relais de Postes aux Chevaux

Un métier ou plutôt une fonction, Marguillier : 3 marguilliers dans les sosas de mon épouse voir sosa 390, 1020, 1810

Qu’est ce qu’un marguillier ?C’est un membre du conseil de fabrique (association cultuelle qui gère le mobilier, l’immobilier et les questions pratiques comme l’éclairage, le chauffage, etc. d’une église). Ce conseil est composé de trois membres :

• le fabricien qui administre les biens temporels de l’église de la paroisse. Il est élu pour deux ans,

• le marguillier, élu en principe pour neuf ans, s’occupe des questions pratiques.

• enfin, le troisième membre est le curé de la paroisse.

L’élection du marguillier se fait lors d’un "grand jour" (jour ou se réunit tout le village, en assemblée pour délibérer de tous les problèmes qui se posent). Les habitants sont prévenus lors de la messe du dimanche précédant le "grand jour". Au jour "J" ils sont avertis au son de la cloche. Cette assemblée se déroule, suivant le temps, soit dans la vieille halle, soit au portail de l’église (qui est très large). Elle est présidée par le prévôt royal et les trois syndics (représentants des habitants du village qui administrent la communauté). Elle se fait en présence du curé et du fabricien.

Lors de l’élection du marguillier, l’assemblée doit définir son "marchef" (convention qui fixe les tâches et les gages de ce dernier).

• Préparer les divers services religieux, soulager le curé dans ses tâches matérielles (s’occuper des inhumations, gérer les stocks de bougies, de briquets, le vin de messe, etc.)

• Sonner la cloche selon la coutume, le matin, le midi et le soir ; mais aussi lors des temps fâcheux (orage, tonnerre, grêle ou tempête).

• Entretenir l’horloge journellement.

• Blanchir le gros linge (tentures, ornements en tissu, etc.).

En contre partie, il reçoit une rente annuelle de 40 livres, payée solidairement par les habitants. Il est aussi exonéré de la taille royale dont la côte lui revenant est payée, elle aussi, solidairement par tous les foyers fiscaux. (extrait d'un article de Claude Thoret 10/04/2020 La Gazette)

Un métier ou plutôt une fonction, Procureur Fabricien : il occupait une charge probablement bénévole, mais aussi très honorifique. J'ai eu l'occasion chez Pierre Daverlin Notaire de trouver un Réglement déterminant les tâches demandées au Fabricien de Salives en 1667.

<< 1667 Mémoire de ce qui se doibt observer dans la Charge de Fabricien, dans l'Esglise St Martin de Salives >>

"Premièrement" (jamais suivi d'un secon...) Il est nécessaire que dans ladite Esglise, il y ait deux Procureurs Fabriciens, lesquels auront chacunun livre de Receptes et un de Despenses, et tous les articles de Recepte escripts sur le livre de l'un desdits procureurs seront signés de la main de l'autre ; et ce pour esviter au soupçon des abus, ou en tous cas faire faire un tronc, lequel sera fermé avec trois serrures, dont l'une des clefs demeurera entre les mains de Monsieur le Curé, et les deux autres entre celles de qui on jugera à propos.Se chargeront lesdits Procureurs des Ornements et Linges de ladite Esglise, le tout par Inventaire, et notamment des Titres et Papiers sy aulcuns sont /Quant ausdits Ornements, ils auront soing de les desfermer pour les Services quand il sera besoing ; de les Renfermer et de les faire nettoyer et les tenir le plus proprement que faire se pourra.Seront obligés d'avoir un soing très particulier que les linges soient tous tenus blancs, ce qu'on ordonnera de faire au Marguillier, à la manière accoustumée, et notamment que l'Esglise soit propre, nette, sans arraignées, ny poussière sur les Images, et les autels tenus avec le plus de propreté que l'on pourra, singulièrement les Veilles de Jours de feste et Dimanches.Feront Valoir et rechercheront les Biens appartenant à l'Esglise, avec grand soing, et ne feront aulcune admodiation de ses Biens qu'elles ne soient passées pardevant Notaire, lesquelles seront mises au Trésor de l'Esglise, pour servir de Tiltres de possession /Auront soing que Monsieur le Curé soit payé de ses Droicts ponctuellement, dans le temps qu'ils sont dheuz, et qu'il soit servi à l'autel proprement, et au Recteur d'Escholle qu'il prenne garde que les enfants servent à l'autel avec plus de modestie que de passé.Poursuivront ceux qui doibvent à l'Esglise tant en Bans et Redevances qu'autrement, à leur dilligence, et leur sera passé lesdites poursuites en rendant leurs comptes, ce qui a esté juste et raisonnable de faire.Rendront compte tous les ans de ce qu'ils auront manyé et géré des Revenus de ladite Esglise.Lequel Compte se fera sans frais, et dans Iceluy ne sera rapporté ny alloué aucuns articles de Despenses plus hault de quarante sols, sans justifier de quittances des marchets qui pourroient avoir esté faicts à quelques ouvriers, pour travailler aux urgentes nécessités de ladite Esglise.Ne feront faire aulcunes Réparations en ladite Esglise, que du bon advis et consentement de Mondit Sieur Le Curé ; et ou les Ouvriers qu'il conviendroit faire travailler en ladite Esglise, ne sauroient escrire pourfaire quittance de leurs payements, un certificat dudit Sieur Curé suffira pour la descharge desdits Procureurs Fabriciens, sans qu'il soit besoing d'avoir quittance de Notaire ou Greffier.Et à l'esgard des poursuites qu'il seroit besoin de faire pour la recherche desdits Biens, comme cy dessus est dict, ne pourront lesdicts Procureurs Fabriciens en faire aulcungs, qu'auparavant, le Sieur Curé et les Paroissiens non intéressés, n'en soient advertis ; ce que l'on publiera au Prosne, et L'Assemblée se fera en la Maison Curiale, à l'heure qui serapréfixée pour en deslibérer.

Au cours de mes recherches, j'ai rarement rencontré un village expliquant avec autant de netteté, le rôle du Fabricien.

En fait l'Eglise d'une Paroisse, comme aussi la Maison Curiale, propriétés des habitants, sont gérées par "un", voire "deux" Procureurs Fabriciens. Ces derniers sont non seulement chargés de la Gestion des Revenus générés par les Terres dont l'église est devenue propriétaire, mais aussi du "Trésor" représenté par les Ornements, Ciboire, St Sacrement et autres objets généralement faits de fil de soie, ou de métal précieux, voire "d'Images" (tableaux et Saints). Un certain nombre d'exécutants dont le Marguillier, poste généralement confié à un personnage respectable, mais qui, suivant les termes de l'époque, a cessé de travailler en raison de sa "caducité", le Recteur d'Ecole qui est aussi le chantre et sonneur de cloches (on les rencontre à chaque événement (baptême-enterrement-Mariage). Je pense que ces deux derniers s'occupent alors de tenir les lieux en bon état.

 7 - Ancêtres hors normes

La plus jeune mariée 15 ansAntoinette Aulmonier

Marié 4 foisPierre Buzenet,Pierre Colin,Claude Rousselet

Mariage entre noble et fille d'éclusier ma grand-tante paternelle devient Vicomtesse, de plus elle a 19 ans, et son mari 49. Elle devait être bien belle ou alors son père choisissait le futur, car à son remariage il s'agit d'un rentier qui était pensionnaire chez son père !Françoise Millotvoici le faire-part de décès de son mari en 1858.

faire_part_deces_Picot_de_Moras_Xavier_Isidore.jpg

Père de 16 enfants François Bergey , dont 1 mort-né, 4 décès < 1 an, 2 décès < 5 ans, la mortalité est représentative de l'époque.

Père de 18 enfants de 2 mariagesPierre François

 8 - Enigme

Mon arrière grand-mère maternelleCatherine Anastasie Marguerite

Domestique à Chalon, (chez Benoit Guichard ? : à vérifier avec le recensement de1901-1902) à 31 ans, met au monde ma grand-mère et se marie 1 an plus tard. Selon la transmission orale, serait entrée au Carmel de Beaune ( à rechercher aux AD, rien trouvé aux archives de l'Evéché : plausible avec son âge), se serait suicidée en se jetant dans la Saône avec une pierre autour du cou (plausible son mari était marinier : à rechercher dans les archives judiciaires). Elle laisse 2 filles, environ 5 et 8 ans.

 9 - Secret de famille

J'ai découvert:

- un cousin à mon grand-père maternel condamné aux travaux forcés à perpétuité et dégradation militaire pour meurtre en 1908, bagnard 10 ans et mort en Guyane. Mon grand-père n'avait que 6 ans. Il n'a pas dû connaître ces faits.

- ma grand-mère maternelle et une tante née de père inconnu, mais cela était fréquent au siècle passé. Ce n'est que 104 et 84 ans plus tard que je l'ai appris.

Article intéressant sur le sujet https://www.filsantejeunes.com/les-secrets-de-famille-5196

 10 - Graphie et évolution des patronymes

Les patronymes n'ont pas d'orthographe figée jusqu'à la création du livret de famille en 1884.

Mes 4 patronymes de base, ne sont pas sujet à beaucoup de fantaisies :

Millet, Guichard, Moniot,mais mon patronyme qui me semblait ne pas être compliqué à écrire, va connaître des variantes :Berger, Bergé, Bergey, Berget, BergezLes frères signent avec une graphie différente dans un même acte.Actuellement, à ma grande surprise une branche Bergey existe.

Par contre j'ai rencontré des patronymes de mes sosas qui ont beaucoup varié :

Chamson, Chameçon, Chameson, Chamesson, Chammeson, Chamsont

Gardey, Guardei, Guaidey, Guedey, Gayday, Garday, Gardai, Gardé, Gaidai,

Thoridenet, Thoridnet, Thoriguenet, Thouriguenet

Beau Soleil, Soleil

 11 - Les signatures de mes ancêtres (sosas)

Il s'agit de signatures avec paraphe qui confirment le statut social

Moniot_Claude_Gallois.jpgClaude Moniot, marchand vers 1670

Moniot_Claude_1695.jpgClaude Moniot, marchand vers 1718

Guichard_Jean_1752.jpgJean Guichard, meunier-propriétaire, Maire de Ballore 20/10/1816 à avril 1823

ou malhabile en 1859

Berger_x_1859_.jpgFrançois Bergey, domestique

mais plus élaborée 21 ans plus tardBerger_Fois_1880_.jpg

 12 - Les prénoms de mes sosas et la popularité du mien Jacky

Anciens et rares

- Anais Le prénom Anaïs vient du prénom hébraïque Hannah.

- Anastasie origine nom grec latinisé Anastasius (né une nouvelle fois)

- Dimanche Le dimanche était dit le jour du seigneur. En latin, seigneur (maitre) se dit Dominus. Et Dominicus signifie "du maitre". Cela a donné ensuite Dominique. Il y a eu ensuite apparemment assimilation entre Dominicus (Dominique) et Dimanche. Dimanche a été déformé en Dimanche, Demanche, puis Demange, Demenge et a été donné comme prénom, puis comme patronyme.D'ailleurs,dans certains vieux actes, on rencontre la forme du prénom Dimanche,Demanche.

L'origine de ce prénom est donc le jour de la semaine Dimanche.

- Mathie pas trouvé origine, sans doute dérivé de Mathieu. Existe aussi comme patronyme.

- Oriesme pas trouvé origine, est un patronyme

Mon prénom Jacky

Dicté par le choix de la marraine : ma tante maternelle Jacqueline, comme cela s'est pratiqué pendant 400 ans.Mon prénom m'a plu enfant, car assez rare vers mes 10-15 ans, et puis le pilote Jacky Ickx était célèbre à cette période.

Je découvre en 2009, que la popularité de ce prénom était maximum en 1951 (donné 3151 fois)

Toujours les mêmes prénoms https://gau-de-campagne-de-marsan.blogspot.com/2023/02/toujours-les-memes-prenoms-avant-1850.html

Avant 1850-1900, les prénoms semblaient figésLa raison en est un rituel immémorial qui voulait « qu’autrefois, le fils aîné prenait le prénom de son père, la fille aînée celui de sa mère, le second fils celui du grand-père, ou du parrain, la seconde fille celui de la grand-mère ou de la marraine. Bref : vous avez compris : chaque génération transmettait ses propres prénoms à la suivante ».

« C’était si traditionnel que, si un veuf s’est remarié plusieurs fois, il donnait son prénom au premier fils de chaque noce ».

Cette mathématique des prénoms que nous vérifions dans notre arbre familial et qui nous a bien aidés et qui vous aidera probablement, permet de supposer raisonnablement et de rétablir des filiations manquantes dans nos arbres…

Toujours selon Marie-Odile Mergnac et Mathilde Morin (La généalogie en 100 clins d’œil, Archives & Culture), « Vers 1810, les deux tiers des garçons se partagent 11 prénoms : Jean, Pierre, François, Louis, Joseph, Antoine, Jacques, Charles, Etienne, Guillaume, André. Et les deux tiers des filles seulement neuf prénoms : Marie, Jeanne, Anne, Françoise, Catherine, Marguerite, Louise, Madeleine, Élisabeth. Même en y ajoutant les prénoms régionaux rares, on ne dépassait pas les 500 prénoms en France, contre plus de 11 000 aujourd’hui ».

« Au XIXe siècle, on s’habitue peu à peu à donner au bébé un deuxième ou un troisième prénom. Le premier reste traditionnel, mais le second permet aux parents un choix personnel ».

« Bernard, par exemple, semble un prénom si traditionnel qu’on imagine porté autrefois partout. Pas du tout : il était régional jusqu’en 1920, auparavant quasi exclusivement du Sud-Ouest, une zone géographique correspondant à l’ancien fief moyenâgeux de Bernard D’Armagnac. À partir des années 1920, ce prénom essaime dans tout le pays et sa popularité décolle, avec un maximum de naissances en 1947 ».

Quand on redonnait au Cadet les prénoms des fils décédés« On n’hésitait pas, jusqu’en 1914, à donner le même prénom à plusieurs enfants vivants d’une même fratrie. À l’inverse, dans certaines régions comme le nord de la France ou l’actuelle Belgique, on ne redonnait jamais un prénom si le frère ou la sœur aînée qui le portait vivait toujours. En clair : si deux enfants d’une même fratrie ont le même prénom, le généalogiste a la certitude absolue dans ces régions-là que le premier est décédé, ce qui facilite les recherches ».

Les prénoms de l’état-civil n’étaient pas toujours les prénoms du quotidien« Un piège que ne soupçonne pas le généalogiste débutant, c’est que, jusqu’en 1914 au moins, les prénoms de l’état-civil n’étaient pas toujours les prénoms du quotidien… D’abord parce que l’état-civil n’était pas pour nos ancêtres quelque chose d’important. Pour eux, l’état-civil, c’était lié au service militaire, à l’administration et aux impôts, donc utile aux fonctionnaires, c’est tout. Pas à la vie courante, à des époques où chacun connaissait ses voisins ».

C’est ainsi que notre tante Fernande de Mont-de-Marsan ne s’est jamais appelée Fernande (en hommage à son jeune oncle Fernand Flocel mort pour la France quelques jours avant l’armistice du 11 novembre 1918) , mais Marie ; que notre père Alphonse (pourquoi ce prénom très peu usité ?) se prénommait Pierre pour l’état-civil, ce que nous avons découvert lors de son décès ; que j’ai longtemps cherché notre grand-père paternel Alexis, alors qu’il se prénommait Jean comme presque tous nos ancêtres depuis le milieu du XVIIe siècle (mais qui m'a valu de porter Alex en troisième prénom en son souvenir) ; que notre grand-père maternel ne s’est jamais appelé Elie (mais pourquoi donc Elie, prénom très peu usité dans la vaste forêt landaise ?), mais Jean, lui aussi…

De Jeanne à Marie et de Marie à JeanneCe qui déroute également dans notre partie des Landes, c’est que beaucoup de Jeanne pour l’état-civil de naissance, se voyaient ensuite prénommées Marie dans leurs autres actes de la vie courante : mariage, naissances, décès… C’est le cas de notre arrière-grand-mère paternelle, Jeanne à sa naissance (1859), puis Marie, puis Jeanne sur son acte de décès. À notre connaissance, rien ne vient expliquer ce ballet incessant des deux prénoms chez une même personne. Le généalogiste doit donc s’attendre à cette bascule de ces deux prénoms et ne pas hésiter à les attribuer à une même ancêtre !

La raison en était que les voisins le plus souvent illettrés qui déclaraient une naissance ou un décès ne connaissaient que le prénom de tous les jours et pas celui couché sur le registre des baptêmes ou des naissances, mais surtout que Monsieur le curé ou Monsieur le maire, débordés ou distraits, ne se donnaient pas toujours la peine de vérifier le prénom de naissance dans les registres, même quand l’enfant mourrait l’année de sa naissance ou suivant sa naissance, alors qu’il n’y avait que quelques pages à tourner pour retrouver le prénom originel !

La répétition des prénoms dans notre arbre familialEn date du 21 février 2023, parmi les 2 300 personnes présentes dans notre arbre généalogique élargi aux branches collatérales, il y a 425 Gaüzère qui ne sont pas tous nos parents directs, mais qui ont le plus souvent vécu dans le petit village de Campagne (un millier d’âmes), situé à une dizaine de kilomètres du chef-lieu du département, Mont-de-Marsan.

Voici leurs prénoms les plus fréquents avec très rarement un deuxième prénom associé : 129 d’entre eux se prénomment Jean (soit 60 % des hommes), 76 Jeanne (soit 36 % des femmes), 33 Marie (soit 16 % des femmes), 19 Pierre, 15 Bernard, 13 Catherine, 11 Dominique (dont une seule femme), 7 Marguerite, 7 André, 5 Elizabeth et 3 Louise.

 13 - Ancêtre le plus ancien par branche

Jean Berger 9ème génération

Symon Moniot 11ème génération

Benoit Guichard 10ème génération

Pierre Millet 9ème génération

 14 - Vie aux Enfants de Troupe

Notre père René Berger nous a souvent parlé des enfants de troupe pendant notre enfance.Orphelin de père gendarme. Il entre en 1931, à l'âge de 7 ans avec son frère Charles 8 ans, à l' Ecole Militaire Enfantine Hériot , à La Boissière à 17 km de Rambouillet (78). Ils sont conduits par leur mère. Charles en arrivant à l'école dit : je ne veux pas faire la guerre (il décède d'un "accident de vélo" à 16 ans).L'école compte plus de 300 élèves en 1932.Il en sort en 1938, à 14 ans avec le Certificat d'études primaires, après 1 année d'apprentissage de mécanique.

Selon mon père, sa mère n'avait pas les moyens de les reprendre aux vacances. Ils les passeront donc à Castel-Port-Mer (pas d'électricité, éclairage avec des lampes tempêtes). Mais son frère Maurice qui habite Paris, ira les chercher plusieurs week-end.Sur la photo René et Charles

1931_Berger_Rene_Charles_Enf._Troupes.jpg

Orphelins, fils de mutilés, ou de militaires en activité, tous ces enfants jouissent des mêmes avantages que leurs ainés des Ecoles militaires préparatoires (gratuité de l'entretien et des études, voyage au tarif militaire, hospitalisation).

La vie quotidienne

L'Ecole est placée en lisière de la forêt de Rambouillet, aux confins de la Beauce dont l'étendue rectiligne permet d'apercevoir, dans le lointain, les clochers de la cathédrale de Chartres. Elle couvre après les dernières généreuses donations une superficie de près de 20 ha, dont près de 600 ares de parcs et 240 de terrains de jeux. Son ensemble est remarquablement équilibré: les bâtiments harmonieusement conçus puis agrandis, sont entourés de grandes cours, de bosquets et de pelouses, qui les dégagent et les parent. Une allée, bordée de parterres, monte vers l'Ecole et débouche sur son esplanade: la cour d'honneur. Au milieu de celle-ci, le monument de marbre blanc, sommé du buste du fondateur, représentant la France accueillant l'orphelin et l'instruisant.

La vie des élèves est bien remplie, les activités sont en effet variées et nombreuses. Il y a les cours, les lectures des notes, les jeux, les repas, les soirées dans les dortoirs, les séjours à l'infirmerie, le passage chez le coiffeur, le renouvellement du linge, le sport, le scoutisme, la fanfare, les sorties, les vacances. Pendant la période d'été, sous la surveillance des cadres habituels, les élèves qui ne peuvent être reçus par leur famille sont envoyés à Castel-Port-Mer dans une villa que Mme Douine (veuve du commandant Hériot) a donné à l'Etat, où ils bénéficient du bon air breton.

Des religieuses de l'Ordre de St Vincent de Paul, avec leur inlassable dévouement, donnent leurs soins aux plus petits et sont chargés des services généraux d'ordre intérieur.

Ils portent l'uniforme en permanence : 1 d'été (short, vareuse), 1 d'hiver (pantalon, vareuse), 1 cape.

Devise de l'Ecole : "Ils seront élevés dans le culte de l'honneur et de la patrie".

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La croix identifie notre père (sur les deux premières photos : 1932-1933 et 7 juin 1936).

Communion_Berger_Rene_1936.jpg

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 15 - Branche Moniot

Le foyer des Moniot semble être Frôlois, car c'est dans ce village que l'on trouve le plus d'actes.Mais un foyer existe à Fraignot et Vesvrottes dès 1600, (x Etienne Moniot Claudine Coquet CM source cousin généalogique http://gw.geneanet.org/champ51). On en trouve aussi à Vanvey (1679), Aignay-le-Duc (1657).Je n'ai pu établir de liens au moyen des arbres Geneanet. Une recherche plus approfondie avec les CM serait nécessaire.

 16 - Biographie de Pierre dit Louis Berger, mon grand-père paternel. Le brave de notre famille

Pierre dit Louis Berger Biographie en pdf 3 pages en bas de sa fiche

Alors qu'il était vigneron à 20 ans, il deviendra gendarme à cheval en 1908 à la 2ème légion. Nommé 4 ans à la Martinique, au village Le Lorrain, il aura droit à une citation pour acte de bravoure et à une plaque qui commémore cet acte. Mon père aura beaucoup de plaisir (lors d'un voyage offert par ses enfants pour ses noces d'émeraude) d'être accueilli dans le poste de gendarmerie et de voir cette plaque 78 ans plus tard !Le 23.08.1916 gendarme à pied à la 8ème légion.En 1920, gendarme à la légion d'Alsace et de Lorraine

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 17 - Biographie de Clarisse Moniot, ma grand-mère paternelle

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C'est une mère courage, mariée à 26 ans, à 40 ans elle se retrouve veuve avec 11 enfants de 1 à 17 ans (dont 2 du premier mariage de son mari). Elle enverra les 2 derniers Charles et René (mon père) à l'Ecole Militaire Enfantine Herriot dès 1931. En 1937, elle se remarie à 52 ans avec René Montcharmont, mais ce mariage ne durera pas (j'ai retrouvé une photo du couple coupée en deux dans la hauteur !).

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A 20 ans, elle est serveuse au café du Rocher à Marsannay.

 18 - Biographie de Alphonse Millet, mon grand-père maternel

 19 - Tous cousins

C'est l'outil que Geneanet a créé pour mettre en relation les cousins, grâce à un carnet de contacts et une messagerie.

La généalogie procure aussi le plaisir de découvrir des cousins généalogiques, avec lesquels on peut échanger ses recherches, des trucs et des conseils.

A peine avais-je commencé que je découvrais un cousin par la branche Garot : François Gibassier, contact sympathique qui avait l'idée d'organiser une cousinade. Elle n'a pas encore eu lieu, mais ce fut très stimulant.

J'ai eu la chance de cousiner avec un généalogiste pro : Pierre-Valéry Archassal, par la branche Moniot.Claude Vignat est presque voisin à Marsannay. Certains sont plusieurs fois cousins comme Dominique Druhen, Jean-Louis Bernot, François Gibassier.

Avec plusieurs nous avons échangé nos Gedcom.

Je ne peux les citer tous (148). Je leur adresse un remerciement collectif.

Le plus drôle, c'est que j'ai découvert 4 cousinages avec ma femme par le couple Huguette Tranchant x /1646 Pierre Gauthey. (10/11 générations nous séparent), 1 autre par le couple Emiliand Manière x 1616 Françoise Manière et un 3è par le couple Denis Tybert x/1655 Josette Bon, le dernier par le couple Denis Dugenet x/1653 Claudine Gailler .

J'ai découvert aussi que du côté paternel, je descends de 3 frères Bouret de St Philibert, nés entre 1667 et 1679. Descendre de 2 frères et/ou soeurs n'est pas rare mais là, c'est déjà plus rare.

Tous cousins, c'est aussi l'hypothèse (mais très proche de la vérité), que nous descendons "tous" de Charlemagne. Voir l'article très intéressant :Voir Arnould et Dode : Nos ancêtres les Européens - Histoire Généalogie - La vie et la mémoire des hommes

 20 - Définitions et notes

Au 18e siècle, la "tante à la mode de Bourgogne" (on disait aussi "tante à la mode de Bretagne") était très précisément la cousine germaine (ou la femme du cousin germain) du père ou de la mère.

Dans un acte, qu'est-ce que la "paroisse de droit" ?La paroisse de droit est en fait la paroisse de baptême alors que la paroisse de fait est celle de résidence. Ainsi, l’acte de mariage doit normalement préciser à quelle paroisse appartiennent les conjoints. Mais, en dépit des ordonnances et des déclarations royales, les curés ne font pas souvent la distinction entre la paroisse de résidence (dite "de fait") et la paroisse de baptême (dite "de droit").

 21 - Livres intéressants de ma bibliothèque

1. Livres qui décrivent bien la vie et le travail au 19è, début 20è. :

Vignerons de Bourgogne Coll. Mémoire en images, Jean-François Bazin, Ed. Alan Sutton, 2008, 128 p. €19.90

La vie quotidienne des paysans bourguignons au temps de Lamartine, Henri Vincenot, Hachette, 1976, 448 p. , épuisé

Archives de Bourgogne, Coll. Archives de la France , Jacques Borgé et Nicolas Viasnoff, Ed. Balland, 1980, 235 p.

2. Livres sur les communes de Côte-d'Or :

Département de la Côte-d'Or, Dictionnaire des communes, Emile T., Coll. Monographie des villleset villages de France, 1992, Ed. Comédit, réédit. de 1846, 226 p.

La Côte-d'Or- Les 707 communes Ed Delattre, 2006, 319 p.

Promenade au Vieux Gevrey, Henri Magnien,1992

Noiron-sous-Gevrey, un peu d'histoire, recueil de textes, Liliane Walaine,1996, 122p.

3. Livres sur les noms :

Les noms de famille en Côte-d'Or, Ed Archives et culture, 2006, 304 p.

Laissez parler les noms ! Noms de lieux Prénoms Noms de famille Noms de marques..., J-L Beaucarnot, Ed J'ai lu, 2004, 399 p.

4. Livres de généalogie :

La généalogie facile, J-L Beaucarnot, Ed Marabout, 2006, 240 p.

Généalogie mode d'emploi, J-L Beaucarnot,Ed Marabout, 2009, 128 p.

GeneaNet.org Mode d'emploi, Guillaume de morant, Ed. Archives et culture, 2011, 79 p.

Dépouiller les archives de notaires, P. De Montjouvent, Ed. Autrement Généalogies, 2004, 79 p.

5. Livres divers :

Qui étaient nos ancêtres? De leur histoire à la nôtre, J-L Beaucarnot, Ed. J-C Lattès, 2002, 426 p.

Comment vivaient nos ancêtres De leurs coutumes à nos habitudes, J-L Beaucarnot, Ed. J-C Lattès, 2006, 379 p.

Entrons chez nos ancêtres. L'étonnante quête de notre héritage perdu, J-L Beaucarnot, Ed. J-C Lattès, 2010, 319 p.

Le canton de Gevrey-Chambertin, Coll. Mémoire en images, Jean-François Bazin, Ed. Alan Sutton, 2005, 128 p.

La Côte-d'Or, Coll. Mémoire en images, Sylviane Léveillé et Jean-François Bazin, Ed. Alan Sutton, 192 p.

Contexte Guide chrono-thématique, Thierry Sabot, Ed. chez l'auteur, 2007, 223 p.

Nos ancêtres et les mentions insolites des registres paroissiaux, Thierry Sabot, Ed. Thisa, 48 p.

 22 - Mes liens

Les quiz sur la vie quotidienne de nos ancêtres


Cours de paléographiehttp://archives.haute-saone.fr/n/paleographie/n:113

Débuter sa généalogiehttp://genealogiedunefamilleordinaire.fr/crbst_29.html

La corvée et la construction des routeshttps://www.histoire-genealogie.com/Oyez-Oyez-braves-gens-je-vais-vous-conter-l-incroyable-odyssee-des-routes-de-France-au-siecle-des-lumieres


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