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GÉNÉALOGIE de LAUNAY (ALIAS LASNE), LAISNÉ, LAISNÉ de TINNETOT, LESNE DE MOLAING
Branches issues de Jehan LASNE (alias de LAUNAY/LANNAIS) des sgrs de Lannay, capitaine de la Châtellenie de Courtrai, puis rebelle au comte de Flandre, battu à Nevele (1381), devenu capitaine de Neufchâtel en Bray (1414), personnage se confondant sans aucun doute avec Jehan de LAUNOIT dont l'histoire est relatée dans les chroniques de Froissart (sur les troubles de Flandre). Ce rebelle flamand est l'auteur des lignées LASNE, LESNE, LAISNÉ, originaire de Neufchâtel en Bray suivant la notice généalogique LESNE de MOLAING (1878) ; voir PDF suivant :
http://herve.laine-bucaille.pagesperso-orange.fr/Iletaitunefois_facbook.pdf

Hervé LAINÉ

 

 Family Book



 Essai généalogique sur la famille Lenne, Lasne, Lesne, (de) Laenne, Laisne, Laisne(é), (~1240 - à nos jours) - Flandre - Hainaut - Normandie - Hainaut - Lorraine - Paris - Laisné (de Lasne, de Lame) de Saint Saire, "Roncherolles - Forgettes, Cotteblanche " (Pays de Bray) - Laisné de Tinnetot, Parmetot, Saint-Hilaire, Lillebec, Bouquelon et La Bouteillerie (Pays de Bray, Rouen & Pont-Audemer) - Lesne de Molaing & Petit-Cambrésis (Pays de Bray & Lorraine) - Elle est très probablement issue de Olivier de LAUNAY, chevalier breton, marié vers 1214 avec Marie de LANDAS.



Sur le portail est représenté le blason primitif (antérieur à 1500 environ) commun à toutes les branches laisné et Lesne de Molaing.

AVANT-PROPOS - LES ORIGINES D'UNE RECHERCHE - Il y a des légendes qui se transmettent de génération en génération. Ainsi en va t-il pour notre famille.La généalogie publiée, d'après des archives familiales, par Michel GAUDART de SOULAGES, époux d' Agnès de PLACE (fille de Odile LESNE de MOLAING) dans la revue " Héraldique & Généalogie" N° 159 a permis de confirmer ce que je savais déjà, ignorant qu'une branche (aînée ?) avait subsisté et gardé les privilèges de la noblesse : Cette branche était devenue Lorraine.Ce nouvel apport n'apporte pas la réponse à une légende tenace (et pourra-t-elle même se vérifier ? - j'en doute) .En outre, si cette généalogie comble des lacunes, elle apporte des éléments nouveaux, des pistes intéressantes ; Qu'en est-il de la descendance des autres branches familiales dont le nom s'orthographie de bien des manières différentes ?Aussi, ne faudra-t-il jamais perdre de vue que si je me suis passionné autant pour cette famille dont je porte le nom, cherchant dans les différentes archives de la maison du Roy, c'est bien pour lever la lumière sur l'origine du premier représentant (une des traditions se situant dans cet entourage royal !)Qui était Jehan LESNE, LASNE ou LAISNE ? un personnage connu du Roy de France ? Et peut-être trop connu pour se réfugier en Normandie après la bataille de Roosebeke (30 000 morts) ? Craignait-il pour sa vie ? Est-il le Joanne LAISNE de Rouen qui obtint lettre de rémission en 1408-1409 signé par le Roy de France -Trésor des chartes - Ce qui pourrait expliquer la présence de Jehan LASNE à Neufchâtel en Bray en 1414 où il en est le capitaine des ville et château, et à Arques, la présence de son fils Clément LAISNE (alias LASNE), Procureur du Vicomte d'Arques - nommé par le Roy de France - en 1412. Réconciliation ? En tout cas, la descendance occupe des offices royaux sur différentes provinces de France.Puit vint le choc de 1415 ; les anglais débarquent en Normandie ; Jean LASNE et son fils Clément épousent la cause anglaise au Neufchastel de Nicourt. Mais avaient-ils le choix ?HL 2005

Depuis ce questionnement de 2005, les recherches ont évolué en décembre 2008 grâce à des apports précieux; notamment celui de Hedwige MIRIEU de LA BARRE qui m'a communiqué les détails d'une notice généalogique rédigée en 1871 par les "Archives de la Noblesse et du Conseil Héraldique de France". Ce document comporte quelques erreurs lorsque l'on prend la peine de vérifier certains détails. Il peut manquer aussi une génération lorsque l'on compare certaines dates mentionnées, mais en confrontant la généalogie à d'autres sources comme les cahiers de Dom Lenoir microfilmés aux Archives Nationales, on comble quelques lacunes en complètant la descendance.Ce document à le mérite aussi, par rapport à la notice publiée dans la revue "Héraldique et Généalogie N° 159" de communiquer quelques informations sur les origines du Capitaine de Neufchâtel en Bray avant qu'il se réfugie dans cette ville. En s'intéressant davantage à la bataille de Roozebeke en 1382, on peut suivre le cheminement de Jean LESNE. quelles circonstances ont fait que Jean LESNE se soit retrouvé dans une bataille à quelques lieues de Audenarde ou quelques heures plus tôt Philippe Van Artevelde faisait le siège de la ville ?Artevelde, instruit de l’arrivée des armées du duc de Bourgogne, mobilisa ses troupes pour se déplacer vers l’ouest. C’est au Mont d’or, près du village de Rozebeke qu’eut lieu l’affrontement qui fit près de 30 000 morts.


PRÉAMBULED'après une notice généalogique rédigée en 1871 par les " Archives de la Noblesse et du Collège Héraldique de France ", retranscrite d'après les papiers de famille LESNE de MOLAING, il est mentionné que " des traditions de famille jointes à des présomptions basées sur des rapprochements historiques permettent de croire que la famille LESNE de MOLAING aurait eu pour auteur un cadet de la puissante maison d'ESNE issue elle même d'un cadet de la puissante maison de LANDAS qui fournit les premiers comtes de Hainaut ".

Tout d'abord, plusieurs remarques sont à faire au sujet de cette notice de 24 pages...

LA PREMIERE. A priori, il m'avait semblé que l'auteur, sans doute le directeur des " Archives de la Noblesse et du Collège Héraldique de France ", avait raccroché des bribes de généalogies ou des personnages (portant des orthographes approchantes ; LASNE, LAISNE, LESNE), à partir de documents que l'on peut aisément retrouver dans les différentes archives de la Bibliothèque Nationale et des Archives Nationales. Lorsque, pour la première fois, je me suis rendu dans les différentes salles de recherches de ces vénérables institutions, à l'époque, je l'avoue, j'avais eu beaucoup de mal à relier entre eux les pièces de ce gigantesque "puzzle" généalogique composé de une ou quelques générations de familles ou de personnage isolé qui n'avaient, semble t-il à priori, aucun lien de parenté entre eux.Par exemple, pouvais-je soupçonner que Auguste LESNE, auquel on lui a attribué des armes d'office "de sinople à un fermail d’or" donc différentes des véritables armoiries, appartenait à la famille sur laquelle j'effectuais des recherches. Sans doute y aurais-je découvert les LESNE de MOLAING un peu plus tôt.Par contre, ce qui peut paraître étonnant, c'est que dans cette notice de 1871, on y retrouve Jehan LASNE ou LAISNE, Lieutenant du bailli de Caux et de son père un personnage parfaitement inconnu ; Clément LASNE ou LAISNE qu'on ne peut découvrir nulle part, sauf dans les cahiers de Dom Lenoir, (76 volumes de 400 pages chacun, microfilmés par les Archives Nationales), découverts dans un château de Basse-Normandie en plein milieu du XXème siècle soit près de 80 ans après que la notice généalogie fut rédigée ! Même si on y décèle des lacunes, des générations manquantes et quelques erreurs chronologiques, cette généalogie basée sur des papiers de famille mérite d'être approfondie par l'étude des originaux, car des questions se posent encore, notamment sur Jehan LAISNE, Garde de la Prévosté de Sens et Chirurgien du Roy ; ainsi que la branche des LAINE de LA VALLÉE dont les membres ont vécu en Champagne-Ardenne au château de Magnicourt .Quant au père de Clément LAISNE, il m'était parfaitement inconnu ; j'ai découvert sa trace dans la revue "Héraldique et Généalogie N° 159" d'avril-juin 2001. il se prénomme Jehan, s'est réfugié après la bataille de Rozebeke en 1382 à Neufchâtel en Bray, où il en est devenu le Capitaine de la ville (il l'était en 1414), prouvant ainsi qu'il appartenait à une noblesse ancienne.J'ai longtemps pensé que Jehan LASNE était un écuyer d'Olivier de MAUNY (d'après les montres) car la question se posait ainsi à ce moment ; " quelles familles féodales du nom de LAISNE, etc... existaient avant 1382 ? ". J'avais également découvert la trace d'un Jehan LASNE, sgr de Chaville près de Paris et premier valet de la Chambre du Roy qui accompagna Charles VI en Flandre. Je reste encore interrogateur sur ce personnage...Mais petit à petit, l'idée que cette famille LESNE était originaire de Flandre s'était imposée peu à peu, ayant remarqué qu'une rivière portait ce nom (d'ailleurs, beaucoup de rivières ont des noms presques identiques ; L'Aisne, l'Esne (aujourd'hui l'Austreberthe), la Lasne, la Haine, et j'en passe...).Finalement, à ce jour, la rivière "la Lasne" n'aurait aucun rapport avec mes recherches, mais la famille serait bien originaire de Flandre, car une recherche succincte d'ordre historique permet d'en savoir davantage sur le parcours Jean LASNE ou LESNE quelques heures plus tôt avant la date du 27 novembre 1382, date de cette fameuse bataille de Rozebeke (aujourd'hui Westrozebeke). Car l'Histoire n'ignore pas que les troupes (on avance le chiffre de 100 000 Gantois) commandés par Philippe Van ARTEVELDE, assiégeaient la ville d'Audenarde (Oudenaarde ou Audenaerde), située sur le bord de l'Escaut quelques heures plus tôt avant l'issue de cette célèbre bataille. Assiégeant la ville, cette armée impressionnante occupait, j'imagine, les villages des alentours ; Bevere, Eyne, Heurne, Ename, etc...Il semblerait bien que ce soit ici que l'histoire normande a commencé, Eyne s'avèrant être le fief principal de la famille de LANDAS "d'EYNE" dont des membres sont inhumés dans l'église. Curieuse coïncidence au regard de la tradition de famille mentionnée plus haut. Mais il y a sans doute d'autres pistes que nous explorerons ci-après.

SECONDE REMARQUE ; il semblerait que le nom de ce fief fut à l'origine de notre nom de famille, même si celui-ci a connu de grandes mutations, notamment en Normandie. Nous savons que ce fief appartenait à la famille de LANDAS qu'il convient donc d'étudier maintenant pour mieux comprendre ce qui s'est passé. A préciser aussi que les membres de cette famille de LANDAS, étaient non seulement seigneurs de la terre d'Eyne en Flandre, mais également seigneurs d'Esne dans la Cambrésis, précision utile si l'on veut mieux comprendre la généalogie de LANDAS et les quelques confusions des généalogistes, que l'on perçoit notamment chez l'auteur de la notice généalogique LESNE de MOLAING.Il est expliqué que la seigneurie d'Esnes en Cambrésis est passée dans la famille de LANDAS par mariage. On y cite Eustache (Etienne) de LANDAS, marié avec Ne D'ESNES, héritière de la terre d'ESNES en cambrésis.Cette Ne d'ESNES (sans doute se prénommait-elle Marguerite) était non seulement l'héritière de la terre d'Esnes en Cambrésis qui conférait la titre de Pair du Cambrésis (il y avait 12 pairies), mais aussi de la terre d'Eyne en Flandre, qui conférait le titre de Béer de Flandre (il y avait 4 béeries). Cette Ne d'ESNES était une PETEGHEM-EINE, fille d'Alard (ou Adalard ou Athelardus), sgr de la Chatellenie d'Eyne connu dans l'Aubrac pour avoir construit un monastère-hôpital.

Plus tard, en 1261, on cite un Guillaume, sgr d'Eyne qui vendit à l'Hôpital d'Audenarde un bonnier (un peu moins d'un hectare et demi) de terre à l'Eyndriesch ?Je ne pense pas qu'il faille le confondre avec Williaume LENNE, feudataire du fief de Frasnes le Buissenal assis à une quinzaine de km plus au sud (Ce document faisait-il partie des papiers de famille ?).Cependant, même si Jehan LASNE ou LESNE / LENNE appartenait à une noblesse ancienne, je n'ai pas retrouvé trace de lui ou sa famille dont les membres paraissent inconnus dans les années antérieures au XII ème siècle ? S'agissait-il alors d'un surnom ? Portaient-ils un autre nom ?Je vais tenter une hypothèse en rapport avec certains témoins identifiés au sujet de la vente d'un terrain le 21 janvier 1308 à Tournai.

TROISIEME REMARQUE ; la notice fut rédigée à une époque où il n'existait pas encore de généalogies imprimées sur la famille de LANDAS (suivant les références Colonel Arnaud). Quelles étaient alors les sources ?

CE QU'EXPLIQUE LA NOTICE ?

  • I "Des traditions de famille jointes à des présomptions basées sur des rapprochements historiques, permettent de croire que la famille LESNE de MOLAING aurait eu pour auteur un cadet de l'antique et illustre maison d'ESNE issue elle même d'un cadet de la puissante maison de LANDAS qui fournit les premiers comtes de Hainault et les comtes de Montfort d'Evreux"

Ce nom d'ESNE rajouté à celui de LANDAS dans certaines généalogies que j'ai pu consulter correspond à la ville d'Esne dans le Cambrésis (en France). Cependant, ces éléments ne semblent pas corroborer vu la distance. Mais en recherchant des éléments généalogiques sur cette famille de LANDAS, il semble qu'à un moment, il y ait eu deux lignées (ce n'est pas encore très clair), l'une des seigneurs d'Esne (dans la Cambrésis) et l'autre des seigneurs d'Eyne (en Flandre), fief situé à proximité (15 à 20 km) au nord de Frasnes le Buissenal, aux portes de la ville d'Audenarde. Il semblerait même que cet ancien village d'Eyne soit aujourd'hui intégré dans la ville.

PREMIERE PISTE - EYNE PRÈS D'AUDENARDEAdmettons que Jehan LASNE ou LESNE ait vécu dans les environs d'Audenarde.D'abord quel rapport entre le patronyme porté et le nom de la seigneurie ? Lesne ou d'Esne me semble bien différent ! Il faudrait supposer plusieurs phases dans la modification du nom. Premièrement, les membres de la famille de LANDAS auraient progressivement abandonné celui de LANDAS pour celui d'Eyne, d'Eine, d'Haine, etc.. Porter comme nom celui de la seigneurie était fort courant à cette époque. Je suppose que d'autre variantes existent comme de L'eyne, variante qui sera développé plus bas en raison de l'usage en Normandie.Quant à la bataille de Rozebeke, que peut-on imaginer ? L'ost royal est convoqué à Arras le 12 novembre 1382, le 20 les troupes françaises sont en Flandre, et une à une toutes les villes de Flandre tombent, tandis que 100 000 Gantois assiègent Oudenaarde. Philippe Van ARTEVELDE, instruit de l'arrivée des armées de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, gendre du comte de Flandre Louis de MALE, marche à l'ennemi. La confrontation a lieu sur le Mont d'or à proximité de Rozebeke où près de 30 000 soldats périrent, les autres qui avaient pu s'échapper se rendirent à Gand.Quant à Jean LESNE ou LASNE faisait-il partie du nombre ? S'est-il rendu peu de temps après sur Neufchâtel en Bray ? Comment connaissait-il cette ville fortifiée ? Puis-je soupçonner Jean de MAUQUENCHY, Maréchal de France, un de ceux qui participa à l'ost de Flandre et qui possédait fiefs dans la pays de Bray de l'avoir aidé ?

Finalement, je pense avoir trouvé réponse à ce questionnement concernant le rapport entre le patronyme porté et le nom de la seigneurie ; Lesne / d'Esne.J'ai recherché un bon moment l'explication sur cette mutation orthographique dont un bout de réponse se trouve dans louvrage sur les "sires de Cysoing" de Théodore LEURIDAN. Cette explication est localisée à la région de Cysoing (ou à la Flandre et le Hainaut). On peut y découvrir, dans cet ouvrage, que les tenanciers des fiefs pouvaient porter le nom de leur seigneurie de bien curieuse manière, utilisant la particule "de" suivie de l'article "le" ou "la" .Par exemple :Dans la généalogie de LANDAS, on y découvre une "Agnés de le WASTINE". Curieux quand même !Dans l'ouvrage "Les sires de Cysoing", on peut y découvrir un " Jean de le Houssoie, doyen de Saint Pierre (page 80)", un Michel de le Deule, bailli de Lille (page 73), Amaury de Le Douve (page 75), jakemon de Le Raspaille (page 94). Ces cas ne doivent pas être isolés ; j'imagine fort bien les formes "de le Esne" ou "de l'Esne"... Ce qui explique parfois cette particule en Normandie pour la descendance normande ; de Leane, de Laine... J'ai lu aussi dans "Notices Généalogiques Tournaisiennes" par P.A. du CHASTEL de LA HOWARDERIE ; "Guillaume l'ECUYER, sgr de Villedieu les Poèles" épousant Jehane de l'ESTRÉE (pour Jehane d'ESTRÉES)

NOTES SUR LE PATRONYMEEn Normandie, le patronyme Lenne, Lesne, Lasne, Laine est parfois accompagné d'une particule (ce qui n'est pas synonyme de noblesse comme certains peuvent encore le croire aujourd'hui). Cette particule signifie que le patronyme à pour origine un nom de terre. Cette particularité est intéressante, car sans doute connaissait-on, du côté de Neufchâtel en Bray au XIV ème et XV ème siècle, les origines de cette famille. Puis-je aussi supposer que les seigneurs d'Eyne en Flandre pouvaient aussi bien être nommés du nom de leur seigneurie "d'Eyne" ou "de L'Eyne". Lorsque la notice a été écrite, l'auteur avait-il a sa disposition des documents originaux allant dans ce sens ? Ou bien y avait-il déjà à cette époque des allées et venues entre la Flandre et la Normandie. Autre question que je me pose "pourquoi Jean LASNE s'est-il réfugié à Neufchâtel, s'il ne connaissait pas cette ville avant ?"Et curieusement cette famille d'EYNE semble disparaître au XIII ème siècle tandis que les LENNE ou LASNE semblent apparaître à la même époque à une quinzaine de km au Sud de Audenarde, à Frasnes le Buissenal, fief relevant de la baronnie d'Antoing dépendante de la seigneurie de Leuze et une génération plus tard, à Tournai ou ses environs.

NOTES SUR EYNEAutrefois, être seigneur d'Eyne conférait le titre de Pair de Flandre (Béer dérivant de Pair signifiant Baron). Les quatre premiers nobles de Flandre ont toujours porté ce titre, c'étaient les barons de Pamele, d'Eyne et Heurne, de Boulers et de Cysoing.

  • Référence ; Histoire de la Flandre et de ses institutions civiles et politiques
  • Messager des sciences et des arts de la Belgique, ou, Nouvelles archives ... Par Société royale des beaux-arts et de littérature (Ghent, Belgium), Société royale d'agriculture et de botanique de Gand
  • Messager des sciences et des arts, publ. par la Société royale des beaux ... Par Messager des sciences historiques
  • Messager des sciences historiques; ou, Archives des arts et de la ... Par Société royale des beaux-arts et de littérature de Gand, Société royale des beaux-arts et de littérature (Ghent, Belgium), Société royale d'agriculture et de botanique de Gand
  • Dans l'église, on peut y voir encore le tombeau de Gérard de LANDAS reprenant le texte trouvé sur un site internet ; Il y a lieu de signaler encore ici le mausolée découvert à l'église de Saint-Brice en 1842, orné d'une fière statue de chevalier, représentant un membre de la famille Mouton) mort en 1290, et que Waagen et Piot ont signalé comme une œuvre remarquable (); l'intéressante tombe du XV*" siècle, conservée à l'église de Mouscron, et qui représente en ronde - bosse Gérard de Liedekerke, le seigneur du lieu, accompagné de son épouse Alborga ('•) ; le mausolée, si indignement mutilé, du Sire Gérard de Landas, qu'on voit à l'église d'Eyne près d'Audenarde; les mausolées, avec statues couchées, que l'on voit dans cette dernière ville, à l'église de N.-D. de Pamele, etc.
  • Dans l'ouvrage messager des sciences historiques page 229 et 230 ; on peut y lire à propos de l'Hôpital d'Audenaerde ; Le premier document des archives est un diplôme de 1202, de Baudouin de Constantinople , par lequel il donne à la nouvelle fondation un emplacement pour établir un moulin à eau, sur un bras de l'Escaut, près de la porte d'Eyne. Ce moulin n'y a été construit que bien longtemps après , car sur un plan de cette partie de la ville à vue d'oiseau , dressé apparemment pour une contestation sur cet emplacement, on voit le cours d'eau libre, et les tours des fortifications sont celles construites par le duc (230 ) Jean-sans-Peur, en 1400; il fut abattu lorsqu'on reconstruisit les murs de la ville en 1579.
  • Dans l'ouvrage messager des sciences historiques page 262 ; En 1261, l'hôpital acheta de Guillaume, sire d'Eyne (un autre ?) , un bonnier de terre à l'Eyndriesch, et Robert de Nieuwkerke fit don de deux maisons tenant à l'enclos".
  • II " Le personnage le plus anciennement connu par les documents historiques est Williaume LENNE, feudataire du fief de Frasne le Buisnel, l'une des pairies du Hainaut dont la fille fut mariée à Jean OLIVIER (référence ; Monuments historiques sur la Flandre et le Hainaut Tome 1 page 14 - Saint Genois)."

Frasnes le Buissenal : ce village est situé près de Tournai dans le Hainaut. Préalablement, jusqu'en 1235, il était situé en Flandre jusqu'à ce que Gossuin (Hugues) d'ANTOING, suzerain de Williaume LENNE, devienne seigneur d'Antoing.On sait que la seigneurie principale de Frasnes fut divisée en deux parties à une époque indéterminée. La première partie était la propriété des seigneurs de Leuze, (de la maison d'OISY dit d'AVESNES) et relevait de la baronnie d'Antoing et elle appartenait, au XII' siècle, à une famille qui en portait le nom et dont les armes parlantes - d'or à un frêne de sinople - justifiaient, s'il en était besoin, l'étymologie de ce nom. En 1439, elle appartenait à Jacques de LA HAMAÏDE, membre d'un lignage de très ancienne noblesse.La deuxième fraction de Frasnes, appelée " du Chasteler " était tenue en 1410 par la famille de Cuinghien qui possédait aussi la seigneurie des Mottes, sise dans la même localité, ainsi d'ailleurs que plusieurs autres seigneuries particulières, telles que les terres de Le Val, d'Hergies, d'Ogimont et du Soulchoit.

Gossuin (ou Hugues) d'ANTOING "capitaine du château d’Antoing en 1233. devient le maître des lieux à la mort de ses frères, ce qui le fait basculer dans le camp du comté de Hainaut . Avoué du chapitre d’Antoing et des biens de l’abbaye de Saint-Amand , spoliateur des biens de l’abbaye de Liessies (dans les environs de Frasnes), avoué des biens de Saint-Martin à Tournai , maître du péage sur l’Escaut , bailli d’Antoing en 1235, bourgmestre en 1241 : il devient un personnage considérable et s’intitule seigneur d’Antoing. Le chapitre est obligé, en 1225, de reconnaître ce titre et le seigneur tente d’expulser les chanoines en les confinant dans l’enceinte castrale. En 1230, Hues ou Hugues, chevalier, seigneur d’Epinois et d’Antoing, vend son alleu de Hirchonwez à l’abbaye de Marquette , près de Lille."

  • suite du premier paragraphe II ; "Il paraît avoir eu pour fils Jean LASNE (LIASNE), lequel vendit conjointement avec Pierre de HEUCHIN (HOUCHIN), une pièce de terre sise aux portes de Tournay le 23 ème jour de janvier 1308 en présence de Rogier de CLERMES (CLERMÉS ou CLERMEZ), Jean VILLAIN, Jean de GHILLENGHIEM, Mathieu du MORTIER et Jacques d'AVESNES." Ce qui nous amène à la piste suivante

DEUXIEME PISTE - LES TEMOINSCi-dessous les quelques généalogies concernant certains témoins (sans doute des proches de Jean LASNE et Pierre de HEUCHIN).Si l'on considère la parentèle de Jean VILAIN ; ils sont alliés aux GHILLENGHIEN et aux CLERMÈS. Notons aussi que le témoin est marié avec Jeanne de LAUNAY (LANNAY), fille de Olivier (Oliphart) de LANNAY, sgr de Lannay et Jeanne de LALAING. Notons sur ces LANNAY ou LAUNAY, Oliphart fils de Jehan de LANNAY, sgr de Lannay, Grand bailli du Hainaut et Ne d'ENGHIEN, héritière de Thieusies (doute sur ce fief de Thieusies?).Lannay est un petit fief situé à Nomain et relevant de La Motte d'Orchies. FAMILLE DE LANNAY - Le seigneur de Launay qui portait emmanché d'argent et de sable criait "LANDAS" . Les armoiries sont celles des LANDAS. Armorial de Tournai et du Tournaisis Par Fr.-J. Bozière page 141 -

GENEALOGIES DES FAMILLES DES TEMOINS

  • Pierre de HOUCHIN (HEUCHIN): non identifiéSur généalogie LEPREUD'HOMME ; " PREUD’HOMME (LE OU DE) ; famille noble d’extraction et d’ancienne chevalerie, originaire du Cambrésis, où elle est connue par des monuments historiques dès l’an 1200. Carpentier, dans son Histoire de Cambray, mentionne Pinsard le PREUD'HOMME, chevalier, mort en 1351, et Jacques le PREUD'HOMME, lieutenant gouverneur d’Oisy en 1354, lequel avait épousé Antoinette de HEUCHIN, dame d’Ostricourt. Cette famille est divisée en plusieurs branches, celle d’Haillies et celle de Fontenoy. Cette famille LE PREUD'HOMME a également un lien de parenté avec la famille de CLERMEZ ; Alard DE PREUD’HOMME, IIe du nom, chevalier, seigneur d’Aunapes, du Crux, d’Haluin, etc., mourut l’an 1360. Il avait épousé Agnès de CLERMEZ, fille de Guillaume..."
  • Rogier de CLERMÈS, sgr de Clermès, est-il le fils de Williaume de CLERMÈS, + 1312, fondateur de de la chapelle de Sainte-Marie-Madeleine, en l'église de ce nom à Tournai et Catherine de RUEZ, + en septembre 1305 -
  • Jean VILLAIN; sgr de la Boucharderie et Jolain ; famille apparentée aux GHILLENGIEN et aux CLERMÉS
  • Jean de GHISLENGHIEN (GHILLENGHIEN) , sans doute appartenant à ceux qui deviendront plus tard les sgrs de Neufvilles -
  • Mathieu du MORTIER, sans doute le père de Gossuin du MORTIER, grand bailly de Tournai.
  • Jacques d'AVESNES, ; non identifié, mais un Jacques d'AVESNES des seigneurs de Leuze à créé des troubles dans le Tournaisis. ce n'est sans aucun doute pas le même.

TROISIEME PISTE - LES LIEUX

  • Clermès - Les Bois de Clermès sont dépendant de la baronnie de Rumes appartenant à la famille de LAUNAY / LANNAY / LANAI
  • La Boucharderie (pour Vilain) - terre située à Camphin en Pèvèle près de Landas et Cysoing
  • Jolain (pour Vilain) - fief dépendant de la baronnie de Rumes appartenant à la famille de LAUNAY / LANNAY / LANAI /
  • Ghislenghien (pour Ghislengien) - situé à 5 km de Frasnes le Buissenal
  • Neufvilles (Pour Neufvilles et Ghislenghien) - A l'est de Frasnes ( 15 km) et Ghislengien ( 10 km)
  • Frasnes le Buissenal (pour Lenne) - 15 km d'Audenarde -
  • Ostricourt (pour de Heuchin) - située au sud de l'arrondissement de Lille, à 25 km de Lille

QUATRIEME PISTE - GUYOTTE DE NEUVILLE (NEUFVILLES)

ENFANT(S) DE EUSTACHE (ETIENNE) DE LANDAS & Ne de PETEGHEM-EINE1 1 1 1 1 1 1 4 2 Gauthier de LANDAS, X vers 1150 avec Guyotte de NEUVILLE

La seigneurie principale de Neufvilles releva de la pairie de Lens, puis de la terre de Berlaimont ; elle appartint, aux XIIe et XIIIe siècles, à des chevaliers qui portèrent son nom. Elle appartint d'abord aux chevaliers de Neuville, puis de 1350 à 1528, aux d'Ittre et Ghislenghien, aux le Flameng jusqu'en 1601, puis aux de Glymes, vicomtes de Jodoigne et, enfin, au XVIIIe siècle, aux d'Auxy. Charles d'Auxy était seigneur de Launois et de Neuvilles en 1777 (3).

CINQUIEME PISTE - WILLAUME, BATARD DE CYSOINGCette piste mérite qu'on s'y intéresse même si elle nous éloigne de Eyne.

Relevé dans l'ouvrage sur les sires de Cysoing de Théodore LEURIDAN, page 70 ; le comte du CHASTEL mentionne la présence à Tournai d'un Williaume, bâtard de Cysoing, clerc, greffier de la cité de Tournai qui serait fils naturel ou d'Arnould, sire de Cysoing, mort en 1257, ou de Hellin, son successeur. Willaume vivait en 1291, avait épousé Maryen de LEUZE, l'une des héritières en 1281, de Gossuin de LEUZE, en son temps échevin de Tournai, et avait eu deux enfants ; Williaume de CYSOING, clerc, marié avant 1318 à Sarre de BIERVLET, et Isabelle de CYSOING, mariée en 3 ème noce à Mgr maître Nicolas de SECLIN, chevalier de loi

SIXIEME PISTE - "D'AZUR A UN AIGLE D'OR BECQUÉE ET MEMBRÉE DE GUEULES"A partir de ces nouvelles informations, situant bien l'origine familiale en Flandre, je me pose la question si les armoiries primitives ne seraient pas celles dont Simon LAISNÉ, sieur de Tinnetot affirmait l'ancienneté, poussant d'Hozier à les lui octroyer (Archives Nationales). Ce blason LAISNÉ "d'azur à l'aigle d'or becquée et membrée de gueules" est peut-être un indice en rapport avec le Saint Empire Romain Germanique , vaste territoire; allant au délà de la Savoie, jusqu'aux marches du Frioul, vaste région en Vénétie à l'Est de l'Italie.

Ce n'est pas innocemment que j'évoque les marches de FRIOUL car l'emblème héraldique correspond exactement au même blason LAISNÉ "d'azur à l'aigle d'or becquée et membrée de gueules" (voir sur wikipédia la page sur FRIOUL en Italie). J'ai pensé qu'il s'agissait d'un hasard. Mais lorsque l'on s'intéresse davantage à ces marquis de Frioul, on y découvre que le fondateur de cette maison ; Evrard (ou Eberhard) de FRIOUL était le fils de Unroch, comte de Ternois (situé dans le département du Pas-de-Calais, dont le centre est Thérouanne) . Evrard épousa Gisèle, (fille de l'empereur Louis le Pieux) et fonda avec elle l'abbaye de Cysoing.L'ouvrage de Théodore LEURIDAN sur les sires de Cysoing nous éclaire un peu mieux.La généalogie serait la suivante ;

Unroch 1er, 19 ème duc de Frioul et marquis de Trévise eut pour fils ;

Saint Evrard (+ 867) marié avec Gisèle de FRANCIE (fille de Louis le Débonnaire, roi de France) qui eurent pour enfants quatre fils et 3 filles1 1 Unroch reçoit les biens situés en Lombardie et en Allemagne1 2 Bérenger reçoit la cense d'Annapes avec ses dépendances moins Gruson1 3 Adelard reçoit les terres de Cysoing (près de 150 arrière-fiefs), Camphin, Somain et aussi Gruson avec tout ce qu'il avait attribué à l'église de Cysoing1 4 Rodolphe reçoit le bourg de Vitry1 5 Ingeltrude1 6 Judith1 7 HelwigeLiens en rapport avec cette généalogie :

  • Descendance de Evrard de FRIOUL et Gisèle de FRANCIE.
  • Généalogie de FRIOUL

Evrard de FRIOUL aurait été ramené d'Italie pour y être enterré dans l'abbaye de Cysoing. Il serait intéressant de découvrir si ce blason "d'azur à l'aigle d'or becquée et membrée de gueules" est présent dans cette abbbaye.

Notons toutefois que j'ai relevé quelques cimiers rappelant l'emblème héraldique et les couleurs : ceux des LANDAS devenus CYSOING et des VILAIN de LA BOUCHARDERIE.

  • cimier de Hellin I de CYSOING (descendant direct des LANDAS), sire et avoué de Cysoing (les sires de Cysoing page 65) : ... ; il devait avoir alors plus de 40 ans, car on le cite parmi les chevaliers qui assistèrent au tournoi de Compiègne, en 1238. Ses armes sont ainsi décites : Bandé d'or de d'azur de 6 pièces. Heaume au lion d'or et d'azur. Cimier : une aigle naissante éployée d'or (référence Demay, sceaux de Flandre N° 771)
  • cimier VILAIN de LA BOUCHARDERIE ; je cite l'ouvrage de P. A. du CHASTEL de LA HOWARDERIE tomme III page 617.ARMES : écartelé aux 1 et : d'argent, fretté de gueules, au chef d'azur chargé de 3 étoiles d'or à six rais, rangés, qui est VILLAIN ; aux 2 et 3 : émanché en pal d'argent et de sable dix pièces, qui est LAUNAY ; CIMIER : tête et col d'aigle d'or entre un vol d'azur et d'argent : LAMBREQUINS et BOURLET : de gueules et d'or

Cependant, j'ignore toujours la relation entre cette aigle héraldique et les LASNE... à part que je peux presque comprendre que l'histoire ne se passe plus dans les environs d'Audenarde, mais dans les environs de Cysoing ou Landas. Ce qui nous ramène encore à la famille de LANDAS.Pourquoi Simon LAISNÉ de TINNETOT tenait-il tant à ces armoiries...

A cette époque, il est cependant courant de modifier les armoiries. Elles seront fixées plus tard (je n'ai plus la date exact de cet édit).

Admettons que Jehan LASNE, se réfugiant à Neufchâtel en Bray après cette bataille de Roozebeke, aurait prit soin de modifier ses armoiries, uniquement par souci de sécurité - la modification d'un blason se pratiquait couramment à cette époque avant que l'on réglemente le port des armoiries. N'oublions pas que Jean LESNE était en danger et son écu devait être connu. Découvert, il aurait été décapité, d'autant que Jean de MAUQUENCHY dit Mouton de Blainville, Maréchal de France, présent lui aussi à Roozebeke, possédait fiefs dans le pays de Bray à une dizaine de kilomètre de la puissante forteresse de Neufchâtel. Ainsi les armes "d'azur à une aigle d'or, becquée et membrée de gueules" seraient devenues" d'azur à un chevron d'or accompagnées de 3 roses d'argent ". Cette modification aurait eu lieu en 1382, avant son arrivée dans la ville de Neufchâtel en Bray. Avaient-ils pris les armoiries d'un parent, notamment de sa mère ?Depuis, ces nouvelles armes sont communes à toutes les branches de Normandie et de Lorraine. Reste à s'interroger sur la devise "Impavidi Fiumus" signifiant plus exactement "Nous fumes sans peur" - "Nous fûmes tranquilles" ou la seconde "l'aisne veulx estre". Cette dernière devise est-elle liée à cette seigneurie dont les seigneurs seraient qualifiés " d'ESNE" ou "L'ESNE" ou de L'ESNE ?. Il faudrait consulter l'ensemble des originaux.J'avoue que cette explication sur les armoiries ne me satisfait pas...

SEPTIEME PISTE - "LA MAISON DE LAUNAY / LANNAIS / LANAI

Au fur et à mesure de mes recherches, il s'est avéré qu'une famille de LAUNAY / LANNAY / LANAI, à l'origine alliée à la famille de LANDAS après la bataille de Bouvines, était devenue centrale ; Olivier de LAUNAY, gentilhomme breton, prisonnier à la bataille de Bouvines s'allia vers 1214 avec Marie de LANDAS et prit des armoiries similaires à celles de la famille de son beau-père et prit pour cri "LANDAS".

II ENFANT(S) DE GUILLAUME DE LAUNAY & ALIX DE PLUSQUELLEC1 1 Olivier de LAUNAY, ° vers 1190, Chevalier, gentilhomme breton, prisonnier à Bouvines le dimanche 27 juillet 1214, prend les armes similaires à celles de son beau-père ; émmanché d'argent et de sable de 10 pièces et le cri "LANDAS", devient sgr de Lannay, terre dépendante de la baronnie de LANDAS, X vers 1214 (après Bouvines donc) avec Marie de LANDAS, (fille de Alard de LANDAS, chevalier, sgr de Gruson et Fontaines, acheta l'avouerie de Marchiennes en 1252. et Alberge de LANDAS) - Alard est fils de Amaury VIII de LANDAS et Mathilde de JOIGNY (armoiries à l'aigle) et Alberge de LANDAS est fille de Gérard de LANDAS, sgr d'Eyne et d'Esne et Albergis de LENS) Référence ; NGT = Notices généalogiques Tournaisiennes Tome 1 page 40

J'ai quelques soupçons par rapport à la notice rédigée en 1871.Je pense que l'auteur a tenté d'expliquer l'origine du nom en comparant deux orthographes presque similaires LESNE et d'ESNE. Ce qui est plausible finalement et nous ramène à l'hypothèse développée dans la première piste. Le nom viendrait de la seigneurie d'Eyne.

J'ai maintenant une autre hypothèse en rapport quand même avec les " rapprochements historiques" mentionnés dans la notice. Ce qui demande d'en savoir plus.

Toutefois, si je considère chacun des éléments, chacune des pistes que j'ai essayé d'étayer, quelques unes m'amènent vers Tournai. Et concernant cette ville, considérant les témoins lors de la vente passée à Tournai en 1308 ; Jean VILAIN et Rogier de CLERMÉS, tous deux m'amènent à Rumes, car chacun des témoins y possédent fiefs, ou terres, ou bois.Or les LAUNAY, alliés aux VILAINS, tenaient dans les environs de Landas, le fief de Lannay. Plus tard, en 1386, par mariage avec Catherine d'AILLY, ils posséderont la baronnie de Rumes. En consultant les notices généalogiques tournaisiennes par P.A. du CHASTEL de LA HOWARDERIE, j'ai pu constater diverses orthographes " de LANNAY / LAUNAY / LANAI ".J'aurais tendance à penser que LASNE ou LENNE est une variante du nom LANNAIS ou LANAI (comme ailleurs le U devient un N comme du MOUCEL / du MONCHEL ou du MOUCHY / de MONCHY). La terminaison E de LASNE peut avoir été un E latin se prononçant comme AI. On a d'ailleurs aussi cette forme de LAUNÈS.

C'est sur deux thèses que je vais essayer d'étayer, pour apporter une réponse qui ne viendra pas tout de suite, j'en reste persuadé. Ces pistes auront eu le mérite d'apporter des réponses à mes multiples questions de départ.

Suite...

  • Dans l'évéché de Cornouailles, ou se situe la famille de PLUSQUELLEC, (donc les LAUNAY ?) une famille du même nom porte : d'argent à l'aigle éployée d'azur, becquée et membrée de gueules (sieur du Plessix, Kervern, de La Salle, Cosquer), blason sensiblement identique à celui des LAISNÉ... Etonnant.

QUELQUES REPONSES ....

  • COMMENT EYNE PASSA DES PETEGHEM AUX LANDAS ?;

Celle des PETEGHEM mettant en évidence que Eine fut possédé par cette maison.

ENFANTS DE ENGLEBERT II DE PETEGHEMAlard de PETEGHEM, ° vers 1030, châtelain de Eine au XI ème siècle, X avec Mathilde ?

ENFANTS DE ALARD DE PETEGHEM & MATHILDE ?Conon I de PETEGHEM, ° vers 1055, sgr d'Eine, Oudenbourg, vivait en 1100, X avec Hazeca ?

ENFANTS DE CONON I DE PETEGHEM & HAZECAAlard II de PETEGHEM, ° vers 1080, sgr d'Eine et Oudenbourg, vivait en 1118 - ces lui qui fonda le monastère hôpital dans l'Aubrac, faisant un voeu après s'être perdu au cours d'un pélérinage sur Saint Jacques de Compostelle.

ENFANTS DE ALARD II DE PETEGHEM &Conon II de PETEGHEM, ° vers 1110, sgr d'Eine, Oudenbourg et ValdsloGautier I de PETEGHEM, ° vers 1100, sgr d'Eine et Oudenbourg, Vladslo et LillersNe (Marguerite) de PETEGHEM-EINE, dame d'Eyne (en Flandre) et de Cysoing , et d'Esnes en Cambrésis, X vers 1126 avec Eustache (Etienne) de LANDAS, avoué de Marchiennes, Béer de Flandre (à cause du fief d'Eyne), sgr d'Eyne (en Flandre), fils de Amaury VI de LANDAS et Ermentrude de BETHUNE)

Ensuite la seigneurie passe aux LANDAS

ENFANT(S) DE AMAURY VI DE LANDAS & ERMENTRUDE DE BETHUNEGérard de LANDAS, né vers 1121 + 1203, sgr d'Eyne en Flandre et sgr d'Esne en Cambrésis, chevalier du temple, gist à Eyne (en Flandre), X avec Alberge de LENS, (fille du chatelain de lens)

ENFANT(S) DE GERARD DE LANDAS & ALBERGE DE LENSArnould de LANDAS, ° vers 1155, sgr d'Eynes (près Audenarde) Béer de Flandre, et d'Esnes (en Cambrésis), Pair du Cambrésis, affranchit les serfs de sa seigneurie en 1222,X avec Mathilde d'OISY (dite Mathilde de CAMBRAI), morte l'an 1219 (fille de Simon d'OISY, sgr d'Oisy et de Crèvecœur, châtelain de Cambrai, vicomte de Meaux et Ade de VERMANDOIS)

ENFANT(S) DE ARNOULD DE LANDAS & MATHILDE D'OISY DITE DE CAMBRAIGérard de LANDAS, ° vers 1190, chevalier, sgr d'Esnes et Cauroir, (Béer de Flandre ?), X1 avec Alix (Adèle de BEAUVOIR, + 1260 (fille de Mathieu), X2 avec Marguerite de CAUROIR,

C'est là qui'il faudrait y placer le cadet de la maison d'ESNE issue de celle de LANDAS " on cite Guillaume, sgr d'Eyne. en 1247 " il avait engagé ses dîmes sur la paille de sa seigneurie: mais cette hypothèque étant regardée comme insuffisante, Waulier, sire de Heestert, et Guillaume, seigneur d'Eyne, se portèrent garants pour cette rente par un acte daté de 1247.On cite aussi un Guillaume sire d'Eyne ", mais semble appartenir à une génération plus récente. Peut-être le fils du précédent. En 1261, l'hôpital (d'Audenarde) acheta de Guillaume, sire d'Eyne, un bonnier de terre à l'Eyndriesch . et Robert de Nieuwskerke fit don de deux maisons tenant à l'enclos". Je suppose qu'il s'agit là d'un Guillaume "anciennement" de LANDAS portant maintenant le nom de sa seigneurie. A Audenarde, une porte se nomme la porte d'EYNE (voir site internet ; http://www.archive.org/stream/messagerdesscien1837gand/messagerdesscien1837gand_djvu.txt ).Voir aussi http://bookline-03.valenciennes.fr/bib/fondsvirtuels/microfilms/CasimirdeSars/accueil.asp ;

Ce Guillaume, sire d'Eyne serait un fils cadet de Arnould de LANDAS et Mathilde d'OISY dite de CAMBRAI. Il serait né vers 1200, on a peu d'éléments sur lui. Son père Arnould paraît être celui qui fut fait prisonnier et enfermé dans les forts de Paris après les révoltes de Flandres.Il pourrait être le père de Williaume LENNE, feudataire du fief de Frasnes le Buissenal, fief qui dépend de la baronnie de Leuze. dont le fils supposé Jean LASNE vend une pièce de terre à Tournai en présence de témoins telles que Jacques d'AVESNES et Jean VILLAIN, ainsi que d'autres non identifiés.On cite un Jacques d'AVESNES dans l'ouvrage "Histoire de Tournai et du tournésis Par Alexandre-Guillaume Chotin" page 163 et 164, mais fils de Walter d'AVESNES et Ide de TOURNAI. Celui-ci causa des troubles.

On sait que la seigneurie principale de Frasnes fut divisée en deux parties à une époque indéterminée. La première partie était la propriété des seigneurs de Leuze, (de la maison d'OISY ou d'AVESNES) et relevait de la baronnie d'Antoing et elle appartenait, au XII' siècle, à une famille qui en portait le nom et dont les armes parlantes - d'or à un frêne de sinople - justifiaient, s'il en était besoin, l'étymologie de ce nom. En 1439, elle appartenait à Jacques de La Hamaide, membre d'un lignage de très ancienne noblesse.

PARALLEMENT UNE AUTRE BRANCHE DE LANDAS EST DITE SGR D'EYNE MAIS SEMBLE SANS DESCENDANCEIl est dit aussi que deux branches de la famille de LANDAS ont possédé la seigneurie d'Eyne près d'Audenarde

ENFANTS DE GERARD DE LANDAS & ALBERGISEnglebert de LANDAS, ° vers 1115, sgr d'Eyne, avoué de Cysoing ou il gist, X avec Gilette de ROEULX, (peut-être fille de Arnaud de HAINAUT, sgr de Roeulx et Béatrix d'ATH, dame de Roeulx - Arnaud étant le fils de Baudouin de Jérusalem

ENFANTS DE ENGLEBERT DE LANDAS & GILETTE DE ROEULXGuillaume de LANDAS, ° vers 1142, chevalierThéodoric de LANDAS, ° vers 1145, chevalierJean de LANDAS de CYSOING, - ancêtre des sires de CYSOING

Plus tard, une des (ou la) seigneurie d'Eyne semble appartenir à la famille de BEVEREN, famille dont les membres étaient seigneurs de Dixmude.

On cite en 1385 Henri de BRUGES, sire de la Dixmude et de Heyne semble posséder cette terre en 1385 sous Philippe le Hardi soit 3 années après la bataille de Rozebeke ; voir Histoire des ducs de Bourgogne de la maison de Valois, 1364-1477 ... Par Prosper Brugière de Barante, Amable-Guillaume-Prosper Brugière Barante, Louis Propser Gachard. Comment l'a t-il acquis ?Henri de BRUGES est aussi cité dans les chroniques de Froissard.

Je n'ai rien trouvé au sujet de Henri de BRUGES, mais sur BEVEREN. Rien trouvé dans l'ascendance qui explique que Henri de BRUGES soit sgr d'Heyne.

CONCLUSION

A travers la lecture de la notice généalogique LESNE de MOLAING, notamment sur les origines historiques ; des découvertes sur les LAISNÉ de TINNETOT, notamment sur les armes "anciennes" que Simon voulait reprendre ; sur nos propres traditions familiales, très ancrées, voulant qu'autrefois, nous détenions fiefs, sans oublier un lignage supposé royal - informations importantes au regard de mon père et transmises de père en fils - m'expliquait t-il (j'étais encore un enfant) - elles restent anecdotiques et circonscrites au cercle familial ( je revois encore le visage de mon père heureux et encore étonné par cette information délicate et difficile qu'il me rapporte. Est-il gêné par cette extravagance transmise à son fils âgé d'une dizaine d'années ?). Je ne suis pas devenu généalogiste par hasard, ces cinq, dix minutes ou davantage d'échange ont profondément modifié mon existence. Psycho généalogie ?

1382 - Roozebeke, choc considérable pour celui obligé de quitter sa terre natale, obligé d'abandonner son ou ses fiefs ( à moins que...).A partir de ce personnage venu se réfugier à Neufchâtel, chaque lignée aurait été soucieuse de transmettre à sa propre descendance un héritage historique ou spirituel. Certaines branches l'auraient oublié, d'autres transmises (et pour ce qui nous concerne la terre de Forgettes possédée durant près de 5 siècles y aurait contribuée, d'autant que notre branche se serait maintenue dans une sorte d'aisance qui aurait fait fait que la tradition perdure, n'ayant pas eu à endurer ou survivre à des crises - dans ce cas on oubli tout, je pense)..Mais quelle est la part de vérité finalement ?J'ai maintenant quelques pistes nouvelles ; Audenarde et ses proches environs ; Jean LASNE qui vendit un terrain à Tournay dont les témoins appartiennent à la petite noblesse si j'ose dire, dont certains membres exercent des fonctions de baillis (du Hainaut et de Tournai), rappelant celle du Lieutenant du bailli de Caux en Normandie. De Tournai, nous passons à Frasnes (une des 6 pairies du comté de Valenciennes ?). Le suzerain est identifié ; un d'ANTOING.Quant aux LANDAS, leurs membres paraissent être les suzerains de plusieurs fiefs et dépendances en Hainaut, Flandre, Tournésis et Tournaisis, Cambrésis et sont alliés aux plus grandes familles féodales ou souveraines.

Enfin, quel rapport entre le blason de Saint Evrard du FRIOUL inhumé à Cysoing et celui des LAISNÉ en pays de Bray ?

Comme je l'écrivais en 2005 "Aussi, ne faudra-t-il jamais perdre de vue que si je me suis passionné autant pour cette famille dont je porte le nom, cherchant dans les différentes archives de la maison du Roy, c'est bien pour lever la lumière sur l'origine du premier représentant (une des traditions se situant dans cet entourage royal !" Mais j'ignorais alors que cette aventure m'amènerait en Flandre.

Voir sur mon site l’ensemble de l’étude LESNE et LANDAShttp://pagesperso-orange.fr/herve.laine-bucaille/Descendance/L/laisne_1.htm'


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ARMES : Les branches Lasne ou Laisne (sans accent final) du pays de Bray et les Lesne (qui deviendront de Molaing) s'étant séparées vers 1515, on peut en déduire que les les armes primitives étaient "d'azur au chevron d'or accompagné de 3 roses d'argent".Viendront ensuite quelques variantes sur quelques branches parisiennes :

  • "d'azur au chevron d'or chargé d'une étoile de sable et accompagné en chef de 2 roses d'argent et en pointe d'un coeur de même " ;
  • "dazur au chevron d'or accompagné de trois étoiles du mesme" ;
  • "d'azur au chevron d'or accompagné en chef de 2 quintefeuilles d'argent et en pointe d'un mouton" ;
  • "d'argent au chef d'argent au croissant d'azur entre 2 étoiles de gueules".Il existe aussi pour les branches du pays de Bray une variante ;
  • "d'azur à une aigle éployée d'or becquée et membrée de gueules".

Simon LAISNÉ, sieur de Tinnetot, Lieutenant Général en la vicomté de Rouen, à qui d'Hozier avait octroyé d'office les armes "d'azur au chevron d'or accompagné de 3 roses d'argent" en 1699, fit une requête afin de porter celles "d'azur à une aigle éployée d'or becquée et membrée de gueules" dont il afirmait l'ancienneté. Ce qu'il obtint par ordonnance du 22 avril 1701. Cependant les armoiries qui sont peintes dans l'église de Marbeuf dans l'Eure représentent "d'azur au chevron d'or accompagné de 3 roses d'argent".

Pour les Lesne de Molaing, les armes pleines furent modifiées ; elles sont "de gueules à un chevron d'or accompagné de trois violettes d'argent" . Les armes primitives sont pourtant représentées avec une brisure sur les grandes armes. Elles sont " Ecartelé :

  • au 1, d'azur au chevron d'or chargé d'une étoile de gueules accompagné de 3 roses d'argent; -
  • au 2, de sinople à un fermail d'or;
  • au 3 de gueules à un chevron d'or accompagné de trois violettes d'argent;
  • au 4, d'azur au chevron d'or accompagné de trois étoiles du mesme"
  • DEVISES : "Impavidi Fuimus" pour la branche Lesne de Molaing, mais qui semble commune à l'ensemble des branches, cette devise se rapportant à l'origine celtique du nom. "Impavidi Fuimus" signifie " nous fûmes impavides " ou "nous fûmes tranquilles" (voir chapitre NOTE SURLE PATRONYME). - Pour la branche du pays de Bray, nous avons connaissance de celle-ci "l'aisné veulx estre" représentée au dos des ouvrages imprimés par Albert Lainé, imprimeur rouennais. Cette devise prend alors tout son sens si on considère qu'au XV ème siècle (ou au tout début du XVI ème siècle au moment de la séparation des Lesne vers la Lorraine) il y eut la volonté de modifier un patronyme à consonnance péjorative pour opter la forme Laisne.
  • SUPPORT : 2 lévriers
  • CASQUE : "timbré d'un casque de chevalier orné de ses lambrequins" - il s'agit d'un casque de noblesse d'ancienne extraction (question posée dans Héraldique-Noblesse).
  • CIMIER : un col et tête de cygne d'argent allumé et becqué de gueules

NOTE SUR LE PATRONYME

L'accent sur le E survient lorsque se normalise la transition du latin au français. Rappelons que le e latin se prononçait é.

VARIANTES RENCONTRÉES

  • Lasne (prononciation anglaise)
  • Lesne ou Lesné (qui a donné) la branche du Cambrésis
  • Laine (cahiers de Dom Lenoir)
  • Laenne (cahiers de Dom Lenoir)
  • Lanier (cahiers de Dom Lenoir - mais j'ai un doute - Comment se prononçait ce nom à l'époque qui aurait pu donner l'accent aigu sur le e final)
  • Laisné, puis Lainé (en Normandie & Paris)" de l'Eaue " à ne pas confondre avec la famille de L'EAU (sans e final) :A Roncherolles en Bray se tenait la masure (ou manoir) "Jehanne de L'EAUE " correspondant au fief de Cotteblanche.A Bernay ; Jehan de L'EAUE, capitaine de Bernay qui dans la généalogie de Agnès de PLACE est nommé Jehan LASNE, capitaine de Bernay. Dans l'ouvrage "Un chef de guerre du XV ème siècle, Robert de FLOCQUES, Bailli royal d' Evreux" de André PLAISSE (publication de la Société libre de l'Eure - 1984 ), est cité page 121 Jehan de L'EAUE : "Peu avant août 1443, Jehan de l'EAUE, Capitaine de Bernay reçoit l'ordre << d'aler promptement et hastivement jour et nuyt de Rouen à Conches avec d'autres et illec entrer pour résister aux adversaires du roy... estans en grant nombre devant ledit lieu de Conches tendens de iclui lieu prendre par assaulx et puissance, que Dieu ne vueille."Ce qui correspond bien à la forme LASNE ou LE ASNE, LEANE -> LEAUE - le N et le U se confondant à cette époque comme MONCHY ou MOUCHY, MOUCHEL ou MONCHEL.

Le nom primitif étant LASNE, on peut se demander pourquoi s'est-il transformé au fil des années en LAISNE, puis LAISNÉ.Etait-il péjoratif de porter un tel nom au XIV ou XV ème siècle ? LASNE pouvant évoquer cet équidé bien présent autrefois dans nos campagnes.

Une recherche sur ASNE m'a permis de découvrir que ce mot avait un rapport avec l'eau ayant découvert 3 noms de rivière en France et en Belgique.

  • La LASNE : il existe en wallonie (Belgique) une ville qui se nomme Lasne. Ce nom est emprunté à la rivière "la Lasne" - Ce nom d'origine celtique signifie "plat,uni, tranquille" ou si l'on veut," rivière aux eaux calmes ". On en revient à la devise traitée plus haut "Impavidi Fuimus", ce qui corroborait un nom de famille d'origine celtique.
  • L'ESNE, ancien nom de la rivière l'Austreberthe allant de Pavilly à Duclair en Normandie, mais qui néanmoins à laissé une trace dans le nom d'un village Anglesqueville l'Esneval (val de l'Esne)
  • L'AISNE qui est le nom de la rivière coulant dans le département du même nom.

Curieusement, toujours en rapport avec l'eau, un canard se nommait autrefois un asne d'ou le nom de l'oiseau de proie ; le faucon lasnier. Ce qui peut expliquer l'origine du cimier, ou les armoiries présentant une aigle héraldique. Mais à l'origine, était-ce bien une aigle ?

QUELQUES RÉFÉRENCES DE LASNE OU LAISNÉ "ANCIENS"

  • l'ASNE (Normandie) - Hugues l'ASNE, Compagnon de Guillaume le Conquérant (liste des compagnons inscrite dans l'église de Dives sur Mer) " Immediately to the south of Gilbert's manors lay the lands which William FITZ-OSBERN had granted to Hugh L'ASNE.40 The center of these holdings was the castle of Snodhill, commanding the northern entrance to the valley.41 A minor castle was located nearby at Urishay " vu sur site http://www.ku.edu/~ibetext/texts/nelson/4.htmlHugh L'ASNE (1020-1101) père d'une fille ° ca 1048, mariée avec Robert de CHANDOS (1045-1120).
  • ADSM 54 H 246 (abbaye de Montivvilliers) Guillaume L'ASNE (1240-1295)
  • books.google - Annales de comité flamand de France (1877) page 109 ; Jehan LASNE pour i fief tenu de Gassel.
  • books.google - annales de cercle archéologique de Mons (1896) ; parchemin lacéré, scellé sur simple queue et en cire rouge du seel de Jehan Lasne
  • LESNÉ (Bretagne) - La maison de LESNé est originaire de Bretagne où elle a demeuré longtemps. Jean LESNÉ, escuyer se trouva suivant les registres de la chambre des comptes à une montre de messire Olivier de MAUNY, (cousin d' Olivier du GUESCLIN) chevalier banneret à Pontorson le 1 Mai 1371 et une autre à Sablé le 1 juin 1371. " d'azur au chevron d'argent accompagné en chef de 2 étoiles d'or et en pointe d'un croissant de même". Durant la guerre de 100 ans, des liens ont unis la Bretagne et l'Angleterre ; des bretons sont allés guerroyer en Flandre, province faisant partie d'une partie de la France riche "le Grand Ouest" .

Monstre de Olivier de Mauny, chevalier banneret, à Pontorson, 1 May ; Le dit messire Olivier ; Messire Eustache de Mauny, chevalier bachelier ; Messire Geoffroy Giffart, chevalier bachelier. Escuyers : André Deverie, Olivier Féron, Olivier Hérouart, Jehan du Mont, Thibaut Augier, Perrin Boos, Thibaut Boais, Roland le Royer, Guyon de Loncaunoy, Guyon de St-Perrin, Geoffroy Pestel, Thomas Selestre, Guillaume Ermine, Perrot Simon, Alain de Mauny, Jacquet de Plumangat, Perrin Ferchaut, Eon Ferchaut, Phelippot Morhen, Jehan Fulari, Estienne Champin, Alain de Crayne, Raoul Piedvache, Jehan de Leveen, Jehan Bernard, Jehan Laisné, Jehan de Ruée, Jehan Vallée, Bertrand de St-Plon, Perrot Bertin, Berthelot de Maillechat, Olivier de la Barre ».

  • LASNE (1327) ; collection DOUET D'ARCQ - Simon LASNE (voir affranchi)
  • LASNE (1342) ; collection DOUET D'ARCQ - Jean LASNE, prêtre pour la succession de Pierre LAISNE, jadis curé de Loîché
  • LASNE de DAVENESCOURT (1347); Jean LASNE de DAVENESCOURT- Sceau dans la collection DOUET D'ARCQ (voir Archives Nationales cote JParmi la collection de sceaux du Moyen âge (voir catalogue DOUET D'ARCQ aux Archives Nationales), celui de 'Jean LASNE de Davenescourt (1347) - cote JJ 68 167 ; Davenescourt est un petit village proche de Montdidier en Picardie, non loin de Beauvais où naquit un autre Jehan LASNE, sgr de Chaville et Valet de Chambre de Charles VI, lui même contemporain de Jehan LASNE qui prit part à la révolte des Flamands.

J'ai l'intuition qu'il doit y avoir un lien entre ces 3 personnages distincts.Reste à prendre connaissance du sceau de Jehan LASNE de DAVENESCOURT pour lever le doute ou pour en savoir davantage. Davenescourt se situe à environ 70 km à l'Est de Neufchâtel en Bray, et à 70 km au Sud-Ouest du Câteau Cambrésis.

  • LESNE (Flandres) - Paul DENIS du PEAGE: Oeuvres Diverses; Mélanges généalogiques, 2 ème série. Dans SEC. Recueil 36 à 39; [8° Lc21. 136 quater
  • LASNE (Hainaut français) J. BRUNET-MORET: Recueil généalogique de la famille BRUNET-MORET; L'auteur, Ville d'Avray, 1966, in-4 mult. - BIBGEN
  • Archives Nationales : Radulphe LAISNé en 1380 (A.N. JJ 107 -105)
  • LASNE / LESNE (Dom Lenoir 104 mi 8 page 63) ; Lettres patentes du 13 mars 1384 du Roy Charles VI par lesquelles Jean LASNE doit prendre possession de l'office de forestier du bois de la Haye de Valognes pour en jouir par le dit LESNE aux gages de 16 deniers par jour
  • LASNE (1389) ; collection DOUET D'ARCQ - Jean LASNE, Valet de chambre du Roi
  • LASNE (Paris) - Bernard GUENéE - Tribunaux et gens de justice dans le bailliage de Senlis * Jehan LASNE, huissier au parlement de Paris, prête 100 francs en 1390 à la ville de Beauvais.Sans (aucun) doute le même ; Jehan LASNE, Ecuyer, premier valet de chambre du roi Charles VI (1398), devint seigneur de Chaville le 28 décembre 1398 en se rendant acquéreur de tous les droits banaux sur le four de Chaville, le moulin du Doisu, les terres de l'étang du moulin moyennant 20 livres tournois. Il s'efforce d'accroître son domaine le 29 janvier 1399 par l'acquisition des propriétés d' Adam JORIAC, hôtelier et bourgeois de Paris et de sa femme Perrette, nièce de feu Robert SAGET et feue Guillete sa femme, constituées de maison, manoirs, masures, terres, bois, prés, vignes, aulnaies, saulnaies, cens et rentes. L'ensemble de ces propriétés s'étendaient sur les territoires de Viroflay, Chaville et Sèvres, plus 60 sols parisis de droits à prendre sur leurs biens, le tout moyennant une somme de 300 écus d'or frappés au coing du Roi et formant un montant global de 337 livres, 10 sols tournois.Son épitaphe en l'église des Billettes à Paris: Cy gist Jehan LASNE, escuier et varlet de chambre du roy, né de Beauvais lequel suivit le roy ez voyages de Flandres et d'Allemaigne, et suivit moult long tems monseigneur Arnault de CORBIE, jadis chancellier du roi, VI ème de ce nom ; lequel escuier donna de ses biens à l'esglise de ceans et trespassa l'an MCCCC et XVIII, veille des Saint Lorens - Priez Dieu pour luy.Les armes ; "de sinople aux 3 ânes d'argent" (en héraldique, vers 1400, la couleur sinople est toute nouvelle signifiant ainsi qu'il s'agit d'armes parlantes nouvelles).Les lettres patentes du roi Charles VI disent que "Chaville, qui est au grand chemin à passer repasser et venir de Normandie et de Bretagne à Paris, a esté anciennement bonne ville et peuplée de 80 à 100 feux (foyers soit environ 320 à 400 habitants), ou les repassants trouvaient moult bien leurs vivres et estoyent bien logiez" Cette réputation de bon accueil des "repassants", c'est à dire des voyageurs, est due sans doute aux possibilité d'accueil de l'Hôtel-dieu. La seigneurie de Chaville va ressortir alors du Châtelet de Paris (voir plus haut ; Jean LASNE était aussi huissier au parlement de Paris). Il fit l'acquisition en 1409 d'un hôtel le long du chemin royal avec grange et dépendance dont la situation laisse penser que Jehan LASNE en fit sa résidence secondaire et correspondrait à l'emplacement de l'ancienne demeure seigneuriale détruite plus tard par les LETELLIER ( LOUVOIS ).Par lettres patentes du 14 juillet 1401, Charles VI, à la demande conjointe des frères et soeurs de l'Hôtel-Dieu et de Jehan LASNE, change le ressort de la juridiction dont dépend Chaville au bénéfice de celui de la Prévôté de Paris (Chaville dépendait anciennement de la châtellenie et prévôté de Chateaufort)A la mort de Jehan LASNE, en l'an 1418, la seigneurie de Chaville est déjà considérable ainsi qu'en fait foi une disposition testamentaire du 26 juillet 1418 par laquelle il " dispose en faveur de l'Hôtel-Dieu de l'universalité de ses biens sous réserve de l'usufruit sa vie durant, à charge par l'Hôtel-Dieu de faire célébrer annuellement et à perpétuité en l'église de Chaville, 100 messes ; savoir aux 5 fêtes solennelles, aux 5 fêtes de Notre Dame, aux 12 fêtes des Apôtres, à chacun des dimanches de l'année, une des messes du jour en mémoire et recommandation des trépassés et le surplus des 100 messes de Requiem à tel jour qu'il plaira aux dits religieux, pour les âmes de Jehan LASNE, de ses parents, amis et bienfaiteurs.Sa vie auprès du Roi l'obligeait à vivre à Paris près de l'Hôtel Saint-Paul où réside Charles VI. Il était paroissien de l'église Saint Jean de Grève. Plusieurs LASNE semblent avoir vécu à Chaville au XV ème siècle, homonymes ou parents, aucune descendance de Jehan LASNE n'est connue et son testament ne cite aucun membre nominativement, même éloigné de sa famille. En homme prudent, il testa le samedi 16 juillet 1418 par devant maîtres Jean BEGUINOT et Adam LE BOUCHER, notaires jurés du roi au Châtelet de Paris. Son testament, document inédit, donne de précieuses indications sur son entourage qui est très méconnu. Il désire être inhumé en l'église des Billettes à Paris.Cette seigneurie de Chaville avait une superficie de 300 arpents (126 ha 63 a) et rapportait au seigneur 10 écus d'or, 20 livres paris de redevances et en nature 34 poules et 2 quartiers et demi de poule, 16 chapons, 2 pourceaux et un quartier de fromages acquittés par les propriétaires censitaires.
  • Bibliothèque Nationale (salle des manuscrits - libre accès); parmi les noms d'escoliers étudiants le droit à Orléans ; Stephanus LAISNE et quelques autres (document à retrouver)
  • Archives Nationales : Joanne LAINSNé en 1397 (A.N. JJ 152 -166)
  • Archives Nationales : Lettres de rémission signées par le roi pour Joanne LAISNé de Rouen en 1408-1409 (A.N. JJ 163 -313) - JJ = Trésor des Chartes ?
  • d'ESNE (morts à la Bataille d'Azincourt), + à la bataille d'Azincourt ; le Baudrain d'ESNE & Sausset d'ESNE - fragments généalogiques d'ESNE -Robert d'ESNE, gouverneur de Coucy qui retourne au Cateau-Cambrésis en 1412
  • LAISNE (104 Mi 16 page 221 à 230) - compte de la vicomté d'Arques au terme de la Saint Michel 1412) N° 45488 Concerne Clément LAISNE
  • LAINSNÉ (Dom Lenoir 104 mi 10 page 253) ; Lettres Patentes concerne Jehan LAINSNÉ, Grenetier du grenier à sel de Domfront qui n'a pas vendu assez de sel en 1427
  • LASNE (Dom Lenoir 104 Mi 17 page 293 à 295) - (compte de la vicomté de Neufchâtel du terme de pâques 1436) N° 45701 : concerne Clément LASNE
  • LASNE (Dom Lenoir 104 mi page 154) N° 47430 ; Jean LASNE vérifie le 9 avril 1467 les aveux de Jacques de LA MOTTE à cause de Jenne de CANTEPIE son épouse alliée aux Bracquemont
  • LASNE (Dom Lenoir 104 Mi 43 page 211) ; Jean LASNE pour 1/8 ème de fief assis à Saint Saire
  • 1469 : Marc LAISNÉ, bourgeois, possède la terre de Croissy (sur Seine) et passe un contrat avec ses deux vassaux : deux pêcheurs, le 2 janvier 1475. Cet accord sera observé par tous les seigneurs jusqu'à la Révolution.
  • Sans référence sur le Net .. Ainsi la filleule de Louis XI, Jeanne LAISNé qui allait devenir célèbre sous le nom de Jeanne HACHETTE, tomba dans une embuscade tendue par le duc de Bourgogne, elle en fut sauvée par les loups... En 1472, elle se vengea du duc, au siège de Beauvais. Charles le Téméraire, lui, périt devant Nancy et fut en retour, justement dévoré par les loups.
  • LASNE (Dom Lenoir 104 Mi 43 page 217) ; Jean LASNE, Escuier
  • Michel de BRACQUEMONT, sgr de Bennetot dont la seigneurie est le chef-mois de toutes les terres y attenant et s'étendant sur plusieurs paroisses, fief qui passera à Marie LASNE (104 Mi à revoir)
  • LAISNE (Dom Lenoir 104 Mi 74) Jean LAISNÉ, Tabellion au Pont de l'Arche en 1537
  • LAISNE (Dom lenoir 104 Mi 17 page 276 ?) ; Nicolas LAISNE
  • LAISNÉ (Paris) - Pierre LAISNé, Bourgeois de Paris - D'azur au chevron d'or chargé d'une étoile de sable et accompagné en chef de 2 roses d'argent et en pointe d'un coeur de même (Armorial de Paris)
  • ADSM - Série B ; Chambre des comptes - Tutelles (Tables des noms d'hommes) : Hector LAISNÉ : tome 12, p 52 V°
  • ADSM - Série B ; Chambre des comptes - Aveux - table des propriétaires de fiefs
  • Simon LAISNÉ = voir Linctot, fief, vicomté de Pont Audemer ; V° Volume 198 pièce 3
  • Jadis jean LAISNÉ : fief Liffremont, fief vicomté de Rouen Volume 211 pièce 10 - faut-il lire Palais Jean ? - Liffremont est un fief de Roncherolles en Bray).'*Simon LAISNÉ' = voir Linctot, fief, vicomté de Pont Audemer & Pontautou; V° Volume 196 pièce 1
  • ADSM - Mémoriaux de la Cour des aides de Rouen
  • Charles François LAISNÉ, Sieur de Secqueville ; Tome 52 p 192
  • Estienne LAISNÉ ; Tome 3 p 208 V°
  • Jean LAISNÉ ; Tome 30 page 66
  • Simon LAISNÉ, sieur de Lintot (il s'agit de Tinnetot); Tome 47 page 118
  • ADSM - Série TabellionnageJean Isaac LAISNÉ, escuyer, Sieur de Saint Hilaire : 23 mai 1670 chez Maître Maubert
  • Noble Homme Pierre LAISNÉ, Sr de Lintot et Simon LAISNÉ, avocats, enfants de Simon LAISNÉ et Delle Madeleine DURAND ; 12 mars 1655
  • Simon LAISNÉ, escuyer, sieur de Lintot fils aisné de Pierre LAISNÉ, secrétaire du Roy et demoiselle Renée GAFFET : 27 janvier 1670 chez maître Maubert.


LES LASNE / LAISNE AU MOYEN ÂGE (FRAGMENTS GÉNÉALOGIQUES) - RAPPEL

  • I 1 Jean LESNE alias LASNE, ° vers 1350, «Ayant pris part à la révolte des Flamands, contre le Roi de France, lesquels furent battus à Rosbecque (Roosebeke) en, fut obligé de quitter le Cambrésis et se réfugia en Normandie. Il embrassa le parti du Roi d'Angleterre devint Capitaine (Gouverneur) de la ville de Neufchâtel en 1414 (d'après la généalogie Agnès de PLACE)
  • II ENFANT(S) DE JEAN LASNE
  • 1 1 Clément LESNE alias LASNE alias LAISNE, (LAISNE en 1412 à Arques (voir compte de la vicomté d'Arques), LASNE en 1436 à Neufchâtel en Bray (voir compte de la vicomté de Neufchâtel), né vers 1380 (1383 ?), Procureur en 1412 de Jehan GERME, vicomte d'Arques et de Neufchâtel en Bray (Dom Lenoir 104 mi 16), puis, après l'invasion des anglais, exerce en 1436 au Neufchastel (Dom Lenoir 104 mi 17), la charge d'Avocat (1) et de Conseiller de Catherine de FRANCE, Reine d'ANGLETERRE (2) pour son douaire de Neufchâtel en Bray.(quittance de ses gages payés par Guillaume Le VIGNERON, Vicomte dudit lieu à la date du 8 novembre 1436) d'après papiers de famille LESNE de MOLAING détenus par Agnès de PLACE
  • 1 2 Jean LESNE alias de LEANE ou de L'EAUE, écuyer, Capitaine de la ville de Bernay pour le Roi d'Angleterre (charte du 12 novembre 1443) cité comme débiteur de Mgr Louis d'ESTOUTTEVILLE (charte du 22 juin 1438 à Caen) - d'après les papiers de Michel GAUDART de SOULAGES)
  • 1 3 Guillaume LESNE cité comme témoin au sujet d'un terrain vendu au sgr. de Beauville (charte du 21 juin 1430 à Caen)
  • 1 4 Michel de LESNE alias de LAINE abbé de Saint-Gérard de Brogue dépendant de l'église de Namur, abdique en 1447 , + 1448.
  • III ENFANTS DE CLÉMENT LASNE
  • 1 1 1 Jehan LASNE (alias LAISNE), né vers 1410, écuyer, Lieutenant et Commis en la vicomté de Neufchâtel en Bray et ressort de monseigneur le bailli de Caux. En 1458, il est le seigneur d'un 8 ème de fief nommé Bracquemont assis en la paroisse de Saint Saire . En 1458 toujours, un autre Lieutenant du bailli de Caux, Jehan LE SAUNIER, lui donne à ferme pour une durée d'un an la seigneurie de Compainville (1/2 fief de haubert) appartenant à Guillaume de BRACQUEMONT (Dom Lenoir 104 mi 9). marié sans doute au moins deux fois, Xa avec Ne, Xb avec Ne de BRACQUEMONT
  • 1 1 2 sans doute Guillaume LANIERS, LAINE, LASNE, auquel Henri VI, Roy d'Angleterre octroya des terres dans le pays de Caux en 1445-1446 Dom Lenoir -
  • ENFANTS DE JEAN LASNE & ????
  • 1 1 1 1 Jean LASNE X 1475 avec Marie de TOURNEBU (Dom Lenoir pourrait donner le nom des parents) - concernant cette génération, il doit s'agir d'un fils du précédent ; la généalogie d' Agnès de PLACE donne Marie de TOURNEBU comme épouse du lieutenant du bailli de Caux, ce qui ne parait pas probable ;
  • 1 1 1 2 un autre Jehan LAISNE (le même ou un frère, dit dans un aveu «Franc-Archer de Forgettes>> né vers 1440, semble + avant 1472 (ce qui reste contradictoire avec le mariage de 1475), est au moins le petit fils de Clément LAISNE. Ce Franc-Archer, nommé par les officiers royaux, qui peut aussi se confondre avec Jehan LAISNE dit Maubroussage qui est dit dans un aveu le fermier de l’abbaye de Beaubec. D'après mes notes un fermier était également un "receveur". Sans doute faudrait-il consulter le notariat de Neufchâtel où on m'affirme qu'il existe de forts nombreuses pièces sur cette famille (seul un spécialiste de l'écriture ancienne et du latin pourrait retranscrire les textes)
  • ENFANTS DE JEAN LASNE & Ne DE BRACQUEMONT
  • 1 1 1 3 Messire Thomas LASNE, curé de Saint Saire en 1478 (Dom Lenoir 104 mi 11 et cité dans l'ouvrage de DECORDE), probablement + avant 1504. Il avoue tenir, à Beaussault le 13 septembre 1499 devant le vicomte de Neufchastel, 1/8 fief assis à Saint Saire (Bracquemont), fief dans la mouvance de Noble Homme Antoine de ROYE, chevalier, sgr de Beaussault. Notons que ce fief fut tenu plus de quarante années, sans qu'il y eut anoblissement, signifiant ainsi qu'il possédait déjà cet état. Rappelons que l'édit des Francs-Fiefs de Montils les Tours de 1470 reconnait comme nobles les possesseurs de fiefs nobles en Normandie, les possédant sans discontinuer depuis quarante ans soit antérieurement à la fin de la Guerre de 100 ans.En 1504, d'après BEAUCOUSIN dans son "Registre des fiefs et arrières fiefs du pays de Caux", Antoine de BOULLAINVILLIERS tient le fief Bracquemont.
  • 1 1 1 4 Marie LASNE, dame de Bennetot (Dom Lenoir), X avec Colart de CANOUVILLE dit de Malleville, chevalier + en 1493, (frère de Jean de CANOUVILLE et de MALLEVILLE, chevalier, sgr de Raffetot et de Malleville, agé de 47 ans en 1496 (d'après acte de Dom Lenoir)- Terres et seigneuries relevant du fief de Bennetot en 1461 - - Aveu et dénombrement du fief de Bennetot en 1497
  • 1 1 1 4 Jeanne de LAINE (vu de LAME), dame de Saint-Saire *, ° vers 1440, (qui se confond peut être avec Jehanne de L'EAUE, qui tenait d'ancienneté la " masure ( manoir) Jehanne de L'EAUE, X vers 1460/1470 avec Georges CALLETOT de BERNEVAL, d'ou une fille ; Louise Jeanne de CALETOT, dame de Saint-Saire, qui se marie en 1486 avec Antoine de BOULLAINVILLIERS, sgr de Bazancourt * (Au milieu de la crypte de l'église de Saint Saire, une dalle funéraire indique ; CLAUDE FRANÇOIS DE SES MAISONS, DECEDÉ LE 6 FEVRIER 1779 MESSIRE DE SES MAISONS, LIEUTENANT GENERAL DES ARMEES DU ROY AYANT EPOUSE MDLLE DE LA FONTAINE SOLAR DE LA BOISSIERE LAINÉ DE SAINT SAIRE. ).


NOBLESSE ANCIENNE DES LAISNE & DÉROGEANCEJehan LASNE étant capitaine (un capitaine était également gouverneur d'après mes notes) de la ville de Neufchastel démontre qu'il appartenait à famille noble d’ancienne extraction, ce qui est corroboré par la tenue d'un fief noble (appartenant aux Bracquemont) par Thomas LASNE, curé de Saint Saire, plus de quarante années (voir droit coûtumier), de 1458 à 1499 sans avoir été anobli par les francs-fiefs en 1470.La dérogeance survient après la guerre de cent ans. Les fiefs des Bracquemont passe à la descendance de Jean LASNE et de son épouse Ne de BRACQUEMONT. Quant aux autres descendants de Jean LASNE, un Jean s'installe en Lorraine vers 1515, l'autre reçoit la terre de Forgettes (terre non noble) qui présente un caractère extrêmement juridique curieux (voir rubrique "Note sur la terre de Forgettes".


LES ALLIANCES ANCIENNES

LES TOURNEBUD'après la généalogie d' Agnès de PLACE, Jehan LASNE, s'est marié en 1475 avec Marie de TOURNEBU (dont on ne connait pas les parents). Ayant consulté les cahiers de Dom Lenoir, assurément, des TOURNEBU vivaient dans la vicomté de neufchâtel. Quant à Jehan LASNE, s'étant marié en 1475, il doit être un fils de Jehan LASNE, lieutenant du bailli de Caux qui signait en 1443 et 1469.

LES BRACQUEMONT (SEIGNEURIE DE SAINT SAIRE)Parmi les enfants de Jehan LASNE (alias LAISNE), lieutenant du bailli de Caux, j'ai pu recenser :

  • Marie LASNE, dame de Bennetot (Dom Lenoir), X avec Colart de CANOUVILLE dit de Malleville, chevalier + en 1493, (frère de Jean de CANOUVILLE et de MALLEVILLE, chevalier, sgr de Raffetot et de Malleville, agé de 47 ans en 1496 (d'après acte de Dom Lenoir)

Sur la seigneurie de Bennetot : elle appartenait à Michel de BRACQUEMONT (Dom Lenoir)

  • Jeanne de LAME (il faut lire sans aucun doute de LAINE), dame de Saint-Saire , ° vers 1440, (qui se confond peut être avec Jehanne de L'EAUE qui tenait d'ancienneté la " masure ( manoir) Jehanne de L'EAUE " devenu " fief de Cotteblanche " à Roncherolles en Bray, X vers 1460/1470 avec Georges CALLETOT de BERNEVAL, d'ou une fille ; Louise Jeanne de CALLETOT, dame de Saint-Saire, qui se marie en 1486 avec Antoine de BOULLAINVILLIERS, sgr de Bazancourt * (Au milieu de la crypte de l'église de Saint Saire, une dalle funéraire indique ; CLAUDE FRANÇOIS DE SES MAISONS, DECEDÉ LE 6 FEVRIER 1779 MESSIRE DE SES MAISONS, LIEUTENANT GENERAL DES ARMEES DU ROY AYANT EPOUSE MDLLE DE LA FONTAINE SOLAR DE LA BOISSIERE LAINÉ DE SAINT SAIRE).

La terre de Saint-Saire appartenait à Jean de BÉTHENCOURT (mort en 1425), découvreur des Iles Canaries, sgr de Béthencourt, Grainville la Teinturière, baron de Saint Martin le Gaillard, sgr de Saint Saire, Lincourt, Biville, le Grand Quesnay et Haqueleu ; Mort sans enfants, Jean de BETHENCOURT engagea les terres de Béthencourt et Grainville en 1425 à Robert de BRACQUEMONT, amiral de France et d'Espagne.

En 1480, la terre de Saint-Saire échut à Jean de BRACQUEMONT, né vers 1455, sgr de Saint Saire (sans doute un fils de Robert de BRACQUEMONT).

  • Messire Thomas LASNE, curé de Saint Saire en 1478 (Dom Lenoir 104 mi 11 et cité dans l'ouvrage de DECORDE), probablement + avant 1504. Il avoue tenir, à Beaussault le 13 septembre 1499 devant le vicomte de Neufchastel, 1/8 fief assis à Saint Saire (Bracquemont), fief dans la mouvance de Noble Homme Antoine de ROYE, chevalier, sgr de Beaussault.

LES BRACQUEMONT (SEIGNEURIE DE COMPAINVILLE)

1 Olivier de BRACQUEMONT, (76 ans en 1414)+ à Harfleur le 15 septembre 1415, né vers 1340, sgr de Compainville X avec Isabelle de CHANTEPIE (fille de Jean de CHANTEPIE, sgr de St morice et le Til)

1 1 Guillaume de BRACQUEMONT, 13 ans en 1415, sgr de Compainville

1 1 1 Guillaume de BRACQUEMONT, sgr de Compainville, aveu du 17 février 1474 - fils de Guillaume de Bracquemont

A noter qu'en 1458, d'après Dom Lenoir 104 mi 9, Jehan LASNE (alias LAISNE) est le seigneur d'un 8 ème de fief nommé Bracquemont assis en la paroisse de Saint Saire . En 1458 toujours Jehan LE SAUNIER, lieutenant du bailli de Caux lui donne à ferme pour une durée d'un an la seigneurie de Compainville (1/2 fief de haubert) appartenant à Guillaume de BRACQUEMONT .

En déduisant ainsi que l'épouse de Jehan LASNE, LAISNE) était une BRACQUEMONT.


LE RÔLE D'UN LIEUTENANT DU BAILLI DE CAUX

Le Lieutenant et Commis en la vicomté de Neufchâtel en Bray ressort de monseigneur le bailli de Caux. Officier Royal, il représente le Roy. Son rôle: celui de tenir les assises pour rendre la justice. Dans le cas de condamnation à mort, il fait exécuter les condamnés. Il reçoit aussi l'hommage et la foi des seigneurs des différentes sergenteries dépendant de la vicomté de Neufchastel. Il a aussi un rôle militaire, se faisant présenter les montres des gens d'armes de cette châtellenie (Voir document ci-dessous)

Collection Albert DUBUS; Revue des gens d'armes et de trait de la Cappitainerie du Neufchastel de Nycourt (an mil IIIIc XVII),

Monstres des gens d'armes de de trait de la retenue de noble homme Emond MULSO, escuier, à lui ordonnées à cause de sa cappitainerie du Neufchastel de Nycourt, tant pour la seuretté et sauvegarde d'icellui lieu de Neufchastel, que pour servir le Roy nostre sire sur les champs; prinses et receues illeuc le quinzième jour de février l'an mil IIIIc XVII (?), par nous, Jehan LASNE, lieutenant au Neufchastel de monseigneur le bailly de Caux, Robert de LA MARE, viconte audit lieu, et Henry TYEWSELLAY, contrerolleur de la garnison d'icellui lieu à ce commis; lesdites monstres servans pour ung cartier d'an commencant le XXIX è jour de décembre dudit an, et finé le XXIX è jour de mars enssuivant . Lesquels gens d'armes et de trait les noms et surnoms s'ensuivent:

Et premièrement,

Lances à cheval

Dany FARINDON, escuier, lieutenantRenier NEWPORTJehan NEWTONThomas LINCHONSRichart NEWPORTHenri DEANRobert FAUCONNIERJehan PONERThomas SEREMYTHWillaume CHENYGieffray HELLOUARDMichel HAINNARDFuillaume DALTONGuillaume BOUTEILLERJehan WALQUERMichel BRANCHERJacques DELAUNAYThomas LICHEJehannin JOURNéLorens COUQ Somme: XX lances à cheval

Lances à pié

Henry TYEWSELLAY, contrerolleurJehan LESAUNIERWillaume PAINTRELorens BROUINJehannin GOUDEMANJehan LECATPerquin DOUXZEBERYJehan DUREMORTJennequin LICHEBONDJehan LIEMPESomme: X lances à pié

Archiers

Jehan TROMPETTEPhilippe DECAILIYRobert YOESSALEJehan PHELIXPhelix BONEURWillaume CASSEBYThomas NOURSRichart NERTHenry CONDORWillaumin OFEWESTONWillaumin THOMETONJehan CLAYDONEdouard CARFILLEJehan WITEMANJehan ROSEJehan LYCHERobin RAOULLINJehan RORICHPierres RICHARTGilles BAUDOOYNThomas LAMBERTToussins de VILLIERSJehan OFCARSOWALDGuillaumin DELESTABLEJean DANYWillaumin LENBREBYThomas OFYRLANDCharlot DUBUSWillaumin COQUEHOURDPerrin GREFFIER

Thomas MARCHANT, Colin VASSE, archiers au contrerolleurSomme: 32 archiers

LES BAILLIS DE CAUX

Jehan de Montgommery, bailli de caux (1430-1443)Clément Bourse, Lieutenant Général (1431 ? -Jean Lenffaut, Lieutenant commisGuiffroy le Prestre dit le BretonHenry Lecat, Lieutenant en la vicomté de Neufchâtel (1424-1435), fut vicomte de Neufchâtel en 1426Jehan Lasne, lieutenant commis en la vicomté de Neufchastel en 1443 (quittance à la Bibliothèqie nationale)

Anthoine d'Aubusson (1466-1477)Jehan Le Saunier, Escuyer, lieutenant commis à Neufchastel (1446 - 1447)

Guillaume de Prunelé, bailli de Caux (1459-1461)Robert Hellart, Lieutenant GénéralJehan Lasne, lieutenant en la vicomté de Neufchastel et ressort du bailli de Caux en 1461 et en 1469Jehan Laisné, escuyer, lieutenant en la vicomté de Neufchâtel délivre un certificat en 1466 (référence Amédée Hellot)Jehan Gosselin, lieutenant à Arques, présent à l'échiquier de St Michel en 1469Guillaume Desmares, Escuyer, qui tint les assises de Caudebec en 1475Guillaume le Parmentier, Escuyer, qui tint les assises de Caudebec en 1477Jehan le Mareschal qui présida les assises de Caudebec en 1477 à CanyEdmond Mulso, capitaine du Neufchastel de NycourtRobert de La Mare, vicomte de NeufchâtelHenry Tyewsellay, contrôleur de Neufchâtel & lance à pied


NOTE SUR LES FRANCS-ARCHERS

28 avril 1448: institution du corps des francs-archer pour compléter les compagnies d'ordonnances

Devant les désastres causés par la supériorité des archers anglais, Charles VI établit dés 1411 des confréries d'archers pour la garde des principales villes du royaume.Le 26 mai 1446, Charles VII institua quinze compagnie d'ordonnances dont les archers à cheval qui en formaient la moitié. Puis le 28 avril 1448, pour compléter les compagnies d'ordonnance, on créa la milice des francs-archers.Beaucoup de privilèges et exemptions d'impôts divers (exempt de guet, taille, gabelle, aides dispensées aux gens de guerre) furent accordés à cette nouvelle milice, ce qui explique que de gros négociants et puissants hommes d'affaires se mirent dans les rangs afin d'intégrer ce nouveau corps.Payé par le roi, le franc-archer devait s'équiper à ses frais.Les francs-archers furent d'abord choisis par les officiers royaux de chaque élection (en l'occurrence les prévots), et dés 1485, par les habitants de chaque paroisse qui devait fournir un équipement complet.Les montres et revues montraient que de jeunes nobles s'y enrôlaient comme volontaire.En 1481, le roi fit abatte le corps des francs-archers, conservant en réalité ceux de Normandie et quelques hommes d'élites dans chaque province.

Il y avait en 1448 ; 8000 francs-archers, en 1469, 16000 francs-archers.

L'EQUIPEMENTLe franc-archer était armé d'une sallade de guerre, dagues plus longues que les coustillers et tranchant comme "rasouers", espée longue à 2 mains, arc d'if de 6 pieds de haut et 18 flêches empennées de plumes longues de 4 palmes 1/2. Le bouclier était recommandé.Sous Louis XI, le franc-archer était habillé de jacque (petit vêtement serré à la taille), boutonné et lacé par devant laissant voir les mailles à la manche et sur les cuisses (ceux qui portaient des brigandines pouvaient les conserver, mais devaient les changer dés la première occasion).La livrée royale était verte et blanche sous Charles VII et rouge et blanche sous Louis XI

Le jaque ; 5 livresL'épée à 2 mains ; 2 livres et 5 sousLa dague ; 14 sousLa salade (heaume ou casque) ; 4 livresL'arc de 6 pieds et la trousse ; 1 livreLe hoqueton ; 18 ou 19 sous

EN 1472

La salade sans visière ; 20 sousLe bonnet sous la salade ; 16 deniersLe gorgerin ; 12 sousLa brigandine avec garde bras ; 6 livres et 10 sousLe hoqueton de dessus ; 20 à 30 sousLe hoqueton de dessous ; 10 sousL'arc ; 7 sous12 cordes ; 2 sous18 flèches ; 5 à 8 sousL'épée à 2 mains ; 18 sousLa ceinture ; 12 à 16 deniersLa dague avec couteau ; 14 sousLe cheval ;


NOTE SUR LES LAISNÉ de TINNETOT

les LAISNÉ de TINNETOT ont leurs origines dans le pays de Bray (contrairement à ce que pouraait faire penser le nom de leur fief principal). Ce qui est corroboré par les armes, par le mariage avec la fille du sire de Liffremont (fief assis à Roncherolles en Bray) et par la possession de la ferme de la Frenaye à Bosc Roger sur Buchy (à 4 km de Forgettes) : je cite pour compte par Messire Simon LAISNE, sieur de Tintot (Tinnetot ?), Conseiller du Roy ancien Lieutenant Général en la Vicomté de Rouen, avec Pierre Papillon l'aîné, son fermier en sa ferme de la Fresnaye, paroisse de Bosc Roger (sur Buchy), des arriérages du fermage de la ditte ferme de riber (?) par le dit Papillon au dit Sieur de Tintot, il s'est trouvé que par un script de compte fait entre eux portant date du douzième jour de mars 1683, le dit Papillon soit demeuré redevable au dit Sieur de Tintot de la somme de 350 livres arrivages au dit fermage... côte 2E25/48, à la date du 04/12/1693, passé devant notaire DROUSSY à Buchy:

I1 N. LAISNÉ, je suppose que Simon & Richard Laisné qui achetèrent le fief de Lillebec et de Tinnetot étaient frères, ainsi que jean dont les fils tiennent la terre de Tinnetot.Sources ; Dictionnaire Historique de l'Eure par Charpillon & Caresme - ils descendent assurément de Jean LASNE, Capitaine de Neufchâtel en Bray en 1414 dont les armoiries sont similaires.

II ENFANT(S) DE N. LAISNÉ

1 1 Richard LAISNé, procureur au parlement de Rouen, puis Président aux aides, acheta en 1598 à Françoise, Catherine et Anne MALHORTIE, avec la permission de Claude de MALHORTIE les fiefs de Lillebec (1/4 fief de haubert) et de Bouquelon et en 1599, acheta le fief de la Bouteillerie à Claude de MALHORTIE lui même (d'après Dictionnaire Historique de L'Eure). X le 24 avril 1577 à Rouen (paroisse Saint Michel) avec Madeleine du ROZÉ

1 2 Simon LAISNé qui acheta le fief de Tinnetot le 22 septembre 1604 à Claude de MALHORTIE, sgr de Campigny ; il pourrait être Denys Simon LAISNé, procureur en la cour des aides qui eut un fils Pierre LAISNÉ né le 3 janvier 1602 à Rouen (paroisse St Martin sur Renelle)

1 3 Honorable Homme Jean LAISNÉ, + avant avril 1628, X vers 1580 avec Anthoinette LE TENNEUR

III ENFANT(S) DE RICHARD LAISNÉ & MADELEINE DU ROZÉ

1 1 1 Madeleine LAISNé, héritière du fief de Lillebec X avec Richard du MOUCEL, sieur de Mellemont, de Richemont, du Framboisier (fief probablement acheté au sieur de MALHORTIE), et de Lillebec (par sa femme) reçu conseiller au parlement de Rouen en 1587, ° en 1579, + le 9 juin 1655 à Rouen (St Eloy) (fils de Louis du MOUCEL et Catherine de BOISMARE, réf. FPN p 481 et Chartrier de la Rivière Bourdet)

ENFANT(S) DE SIMON LAISNÉ &

1 2 1 Pierre LAISNÉ, ???né le 3 janvier 1602 à Rouen (paroisse St Martin sur Renelle)

ENFANT(S) DE JEAN LAISNÉ & ANTHOINETTE LE TENNEUR

1 3 1 Simon LAISNé, avocat au parlement, sieur de Tinnetot, procureur en la cour des aides de Normandie, ° 1610 + avant le 12 mai 1655 (notaire MAUBERT à Rouen 2E 1 / 2647 - les héritiers sont nommé leur procureur général et spécial me MERIEN procureur au Parlement de Paris et lui ont donné pouvoir de comparaître en lad Cour de Parlement de Paris ) , X le 30 avril 1628 à Rouen (Saint Maclou) et 2 mai 1628 à Rouen (Notre Dame de la Ronde) et par CM du 20 avril 1628 avec Honnête femme Madeleine DURAND, veuve de Jean HIS, Bourgeois de Rouen , (fille de maître François DURAND, huissier en la chambre des comptes de Normandie X le 6 août 1577 à Rouen (Saint-Eloi) avec damoiselle Marie VERON )Voir Contrôle normand pour ce couple : 1628 --->5 BP 25 (Volume 406 - Folio 125)5 BP 194 folio 125, acte très difficile à lire au vu de l'extrème paleur des pages)Un Simon LAINNET, est marié le 17 octobre 1574 à Mélamare avec Jeanne DURAND, ?

1 3 2 Pierre LAISNé, écuyer, sieur de Tinnetot, avocat, conseiller du Roy référendaire en la chancellerie du Parlement de Normandie,+ / 1688, X 2 mai 1628 à Rouen (Notre Dame de la Ronde) avec Renée GAFFET,

IV ENFANT(S) DE SIMON LAISNÉ & MADELEINE DURAND

1 3 1 1 Simon LAISNé de TINNETOT, avocat en la cour, Bailly et Haut justicier de la Magdeleine de la ville de Rouen, Lieutenant Général en la vicomté de Rouen, conseiller du Roi, anobli en 1699, ° vers 1645. C'est probablement lui qui bénéficia du privilège de Saint Romain en 1679 pour avoir tué son ami le sieur de QUEVREVILLE d'un coup de fusil, A noter " Pour compte par Messire Simon LAISNE, sieur de Tintot (Tinnetot ?), Conseiller du Roy ancien Lieutenant Général en la Vicomté de Rouen, avec Pierre Papillon l'aîné, son fermier en sa ferme de la Fresnaye, paroisse de Bosc Roger (sur Buchy, des arriérages du fermage de la ditte ferme de riber (?) par le dit Papillon au dit Sieur de Tintot, il s'est trouvé que par un script de compte fait entre eux portant date du douzième jour de mars 1683, le dit Papillon soit demeuré redevable au dit Sieur de Tintot de la somme de 350 livres arrivages au dit fermage...Xa le 26 novembre 1657 à Rouen (Saint Godard) avec Marie Elisabeth Charlotte MOYSAN, Xb le 21 août 1674 à Gouy avec Marie du MOUCEL + le 23 octobre 1678 à Rouen (Saint Patrice) à 24 ans inhumée dans le choeur de l'église Saint Godard, (fille de Louis DUMOUCEL et Anne LEGRAS) : NOTA : (fille de Louis du MOUCEL, sieur de Gouy et Anne LE GRAS) d'après Frondeville (FPN p 486) - (fille de Thomas du MOUCEL et Marie LUCAS d'après Chartrier de la Rivière Bourdet, cette dernière information étant érronée.

ENFANT(S) DE PIERRE LAISNÉ & RENÉE GAFFET

1 3 2 1 Simon (François) LAISNÉ, Escuyer, sieur de Tinnetot, demeurant en la paroisse de Saint Samson sur Risle (St Samson de la Roque ?), Xa par CM du 7 avril 1668 (reconnu le 16 février 1669 chez DUPUYS, notaire à Rouen (2E 01 / 2446) avec Marie de CALMESNIL, (fille de ) , Xb le 8 octobre 1669 à Rouen (Saint Nicaise) (et par CM du 5 octobre 1669 chez BOREL, notaire à Rouen (2E 01 / 2327) avec Françoise MARTEL, (fille de Guillaume MARTEL et Madeleine de CAHAGNE) , Xc le 22 janvier 1689 à Rouen (Saint Nicaise) et par CM du 29 novembre 1688 à Rouen, chez le notaire COIGNARD (ou CAVÉ), (côte 2E07/001) avec Anne Louise de LESTANDART, (fille de deffunt Louis de LESTANDART, sgr de Liffremont et de Dame Magdelaine Le VAILLANT)

1 3 2 2 Marguerite LAISNÉ, X par CM du 3 mars 1669 chez CAVÉ, notaire à Rouen (2E 1 / 2357) avec Guillaume II de MONTGOUBERT, Commissaire principal aux greffes de la grande chambre du Palais de justice de Rouen, ° le 2 mars 1646, + le 20 septembre 1706 à Fréville, (fils de , (fils de Guillaume I de MONTGOUBERT, Greffier au Parlement de Rouen et Marie MARIAGE )

1 3 2 3 Jehan Isaac LAISNÉ, Escuyer, sieur de Saint Hilaire

V ENFANT(S) DE SIMON LAISNÉ & MARIE ELISABETH CHARLOTTE MOYSAN

1 3 1 1 1 Marie Madeleine LAISNÉ, X le 20 avril 1684 à Rouen (Saint Candé le Vieil) avec Thomas François LEBOUTEILLET, (fils de Thomas LE BOUTEILLER et Susanne LE CLERC)

1 3 1 1 2 Simon LAISNÉ, Escuyer, sieur de Parmetot, baptisé le 16 septembre 1658 à Rouen (Saint Godard), + le 16 mars 1727 à Rouen (Saint Lo), X par CM du 22 juillet 1700 (reconnu le 22 juillet 1707 chez LAUVON, notaire à Rouen (2E 10 / 31) avec Marguerite LE TEURTRE,

1 3 1 1 3 Marie Madeleine LAISNÉ, ° le 10 janvier 1661 à Rouen (Saint Godard)

1 3 1 1 4 Marie Madeleine LAISNÉ, ° le 2 février 1663 à Rouen (Saint Godard)

1 3 1 1 5 Nicolas LAISNÉ, ° le 1 août 1667 à Rouen (Saint Godard), + le 1 août 1667 à Rouen (Saint Godard)ENFANT(S) DE SIMON LAISNÉ & MARIE DU MOUCEL

1 3 1 1 6 Marie Françoise LAISNé de Tinnetot , ° le 29 janvier 1677 à Rouen (Saint Patrice), + le 9 juin 1765 à Rouen (Saint Laurent) à 88 ans X 8 février 1700 à Rouen (St Laurent) avec Nicolas ROMé, sieur du Tot et Tocqueville, baron du Bec Crespin (marié une première fois avec Marie PILLON fille d'Isaac sieur de Grémare, élu d'Arques et Marguerite LE CAUCHOIS (FPN p 426)

1 3 1 1 7 Louis Jacques LAISNÉ, baptisé le 23 octobre 1678 à Rouen (Saint Patrice)

ENFANT(S) DE SIMON LAISNÉ & ANNE LOUISE DE LESTANDART

1 3 2 1 1 Simon Louis LAISNé de Tinnetot, avocat, Lieutenant Général en la Vicomté de Rouen, Echevin de la ville de Rouen, X le13 septembre 1713 à Gouy et par CM du 15 août 1713 chez TRAVERSAIN, notaire à Pont-Saint-Pierre (2E 14 / 1573) avec Anne Geneviève du MOUCEL de GOUY (fille de Jacques du MOUCEL et Anne Madeleine SALLET (chartrier de la Rivière Bourdet)Il ya également un autre contrat : Simon Louis LAISNÉ et Anne Louise du MOUCEL le 2 juin 1714 chez LEMOINE, notaire à Rouen (2E 13 / 027)

VI ENFANT(S) DE SIMON LOUIS LAISNÉ & ANNE GENEVIEVE DU MOUCEL

1 3 2 1 1 1 Anne Marie Florence Louise LAISNÉ de TINNETOT, X le 9 août 1735 à Rouen (Saint Lo) avec avec Jacques François Aimé de PAUL de RENNEVILLE, seigneur de Marbeuf, Grand pannetier héridital pour le Roy en Normandie, Franc-jugeur de ses forêts, Conseiller en les cours des Comptes, Aides et Finances de Normandie de 1734 à 1765 (fils de Laurent Aimable de PAUL et Marie LANGLOIS)


NOTE SUR LA TERRE DE FORGETTES (A RONCHEROLLES EN BRAY)'

Enclavée en plein coeur de la vicomté de Neufchâtel-en-Bray, la paroisse, Roncherolles-en-Bray (comme celle de La Ferté-en Bray) dépendait de la vicomté de Rouen. Pourquoi cette particularité ?

Roncherolles en Bray comprenait autrefois une dizaine de fiefs (Quenonville, Betas, Le Mesnil au Doyen, Le grand-Quesnay, Cotteblanche, Liffremont, Glatigny, Fretencourt, Le Treflet, l'Epinay) que tenaient des vassaux. Forgettes qui en fut un naguère, fut donné en 1199 à l'abbaye de Beaubec par Raoul de FORGETTES. Les cahiers de Dom Lenoir nous informe qu'au lendemain de la guerre de cent ans, tout le pays n’était que désolation et ruines : << Sur le mont de Mauquenchy, Sommery et Roncherolles en 1425 , la fiefferme d'Andiffer a été et est encore presque en non valoir par le fait des guerres : item que les maisons dudit lieu appartenant à la dite fiefferme sont tous en ruine>>.Cette fiefferme semble bien se situer aux proches environs de Forgettes.Nous savons précisément que Jehan LAISNÉ, Franc-Archer de Forgettes était présent en ce lieu au lendemain de la guerre de cent ans et que ses descendants passérent des aveux avec l’abbaye de Beaubec pour des terres assises à Roncherolles en Bray. durant des décennies et les siècles suivants.Mais comment se fit un arrangement avec l'abbaye de Beaubec avec ce franc-archer ?Jehan LAISNÉ, jouissait déjà de conditions particulières étant " Franc-Archer " (lire note sur les franc-archers). Sans doute le cadet d'une famille nombreuse, tenta-t-il d'assurer une tranquillité relative à sa descendance en tenant des terres dépendant de l'abbaye. Le quatorzième siècle avait été si horrible (la peste noire, les routiers (la peste rouge), les navarrais, les chevauchées de Bertrand du GUESCLIN, la guerre de cent ans). Était-ce un moyen de faire face à l'adversité de ce temps en s'accaparant d' une pièce de terre à cette abbaye, car c'est à cette époque que celles cisterciennes tombent pour la plupart en commende, c'est à dire qu'un abbé religieux demande à un abbé laïc pouvant être de sa famille une protection armée, procurant à ce dernier de substantiels revenus. Jehan LAISNÉ, devait sans doute être l'homme de la situation.

Forgettes pouvait-il être un alleu de par la volonté du roi, compte tenu de la situation particulière du " père ", lieutenant du bailli de Caux à Neufchâtel en Bray - qui ne pouvait détenir de fiefs dans la vicomté où il exerçait ? En effet, il ne pouvait être contrôleur et contrôlé. jehan LAISNE, lieutenant du bailli de Caux pouvait être le premier détenteur de Forgettes. Puis la terre transmise à son fils franc-archer qui n'avait pu hériter des terres de son demi-frère et de ses deux demi-soeurs.

De plus, Michel de LAINE, abbé de l'abbaye cistercienne de Saint Gérard de Brogne (près de Namur) et oncle du Lieutenant du bailli de Caux pouvait avoir la possibilité de trouver un arrangement avec l'abbé de Beaubec (du même ordre cistercien), car Roncherolles présentait le lieu idéal pour assurer à sa descendance une existence pérenne.Plusieurs des branches LAINÉ et LAISNÉ détenaient encore au XIX ème siècle des pièces de terre sur Forgettes. Il faut bien sûr tenir compte des différents héritages, des ventes au fil des siècles.

La terre de Forgettes est-elle un alleu puisque possédée en pleine propriété ?

  • Notes sur les alleux: Il s'agit d'une terre qui ne relève d'aucun seigneur. Elle ne comporte ni hommages ni services nobles. L'alleu d'un paysan (franc-alleu roturier) ne supporte donc ni redevances, ni services, ni droits dus à un seigneur foncier. Le droit de propriété y est absolu. En pays de droit coutumier toute terre est réputée allodiale et libre à moins que l'on ne prouve le contraire. En pays de droit écrit, il faut présenter un titre particulier pour pouvoir revendiquer un alleu. En 1692, le besoin d'argent incite Louis XIV à se déclarer seigneur de tous les alleux du royaume. Il les confirma alors dans leurs franchises moyennant finances.

(lat. allodium). Du francique alôd, propriété complète, héritage, puis héritage immobilier. Durant le Haut Moyen Age, l’alleu désigne les biens patrimoniaux par opposition aux acquêts. Sous les Carolingiens, l’alleutier doit la dîme à l’église et l'aide militaire au souverain si celui-ci est attaqué. Ensuite (XIe-XIIIe siècle), l’alleu désigne un bien possédé en pleine propriété, le plus souvent hérité et sans seigneur, par opposition à la tenure paysanne et au fief : l'alleu ne comporte ni hommage ni services nobles ; dans celui des paysans, par opposition à tenure, l'alleu, terre indépendante de tout seigneur foncier, n'entraîne ni redevances, ni services, ni droits. Surtout répandu, à tous les niveaux, dans le Midi.

  • Note sur les abbés laïcsCependant, en ces temps de grands dangers, c'était parfois l'abbé religieux lui-même qui demandait protection, ne pouvant lui-même, en tant que moine, défendre sa communauté par la force. Il pouvait ainsi faire appel à un abbé laïque pour cela, ce dernier n'hésitant pas parfois à confier cette charge à un membre de sa famille et même à inféoder l'abbatiat à un de ses fidèles, pour jouir des revenus du monastère : c'est la commende (commendise dans le midi, sauvement du Lyonnais à la Bourgogne, tensement au Nord). La direction d'une abbaye pouvait aussi être bicéphale, un abbé régulier étant le chef spirituel des moines, pendant qu'un autre abbé, séculier cette fois, gérait le patrimoine du monastère, tous deux étant le plus souvent de la même famille.

Les biens importants de l'abbaye, dès l'époque Carolingienne font l'objet de bien des convoitises : en effet, l'honneur abbatial est confondu avec l'honneur épiscopal ou l'honneur comtal, tenus pour des bienfaits et concédés comme tels à des laïcs. Eucher, premier évêque d'Orléans à avoir été canonisé depuis Saint-Aignan, paya de l'exil ses protestations contre le mode de transmission systématique des charges accordées à un grand. Mais le mauvais pli était pris, les "bénéfices" attachés aux charges allaient devenir des fiefs héréditaires, donnant ainsi naissance à ce qu'on appellera plus tard l'époque féodale. Les abbés profitant de la commende (commenda) sont abbés commendataires au sein d'une abbaye en commende, par opposition aux abbayes en règle avec, à leur tête, un abbé régulier. La commende, critiquée par l' Eglise, était une source de généreux profits pour les rois et les nantis du royaume. C'est le dépôt d'un bénéfice entre les mains d'une personne qui ne peut pas le tenir en titre. La commende est temporaire ou perpétuelle. Temporaire, elle ne procure en principe aucun droit au revenu du bénéfice administré. En principe, car, les dépenses et les parts affectées à l'entretien de l'abbé commendataire sont déduites, et pouvaient toujours faire l'objet de rusés calculs !


NOTE SUR L'ABBAYE DE BEAUBEC

Cette abbaye dépendait de l'ordre de Citeaux.

Un abbé est le premier personnage d'une abbaye. Dans le cas de celle de Beaubec, l'abbé concourrait à rendre la justice comme membre de l'Echiquier (dés 1499). De plus, il jouissait de l'administration d'une haute justice qui avait été donnée à l’abbaye, avec la terre de la Rosière, Par Hugues de Gournay (référence Jean-Paul Portelette: Revue Généalogique Normande N° 50).

UN PEU D'HISTOIRE - LE DECLIN DE L'ABBAYE

Un accord eut lieu en l'an 1211 entre le chapitre de Rouen et les religieux de Beaubec, ces derniers recevant les dîmes en ferme perpétuelle contre une obligation de rendre chaque année au chapitre de Rouen à la Toussaint 55 mines de fourment.

Un procès s'ensuivit durant l'occupation anglaise au sujet du paiement de cette dette. En l'an 1221, Robert LEPORC chevalier donna le patronage de l'église de Saint Saire à l'abbaye de Beaubec et en 1227 Guillaume LEPORC (sans doute un descendant) y ajoutait dans la donation la ½ de ses terres.Ainsi appartint aux religieux, les lieux dits : Ostel de Cantecoq, Rouge-Moulin, mesnil-Sigot, Oupillères, Le bois de la Quenotée, le bois Sauvage, le fieu de Bracquemont, le fieffe d'Antifer. (Concernant le fief d'Antifer (nommé parmi les terres trouvées dans la paroisse de Saint-Saire), il se situe en réalité sur le Mont de Mauquenchy et Roncherolles en Bray (voir Dom Lenoir, où j'y ai trouvé le texte suivant " " relevant du roi à cause de la viomté de Neufchâtel.Vers 1259, l'abbaye de Beaubec est en pleine prépondérance et grandeur : Eudes RIGAULT, archevêque de Rouen y séjourne ainsi que des membres de la famille royale jusqu'en 1383 ou un terrible incendie détruisit les bâtiments du monastère.A partir de ce moment, l'abbaye va décliner. Le chapitre ne reçoit plus régulièrement sa rente de 55 mines de froment. Un arrêt de 1429 rendu par Henri V d'Angleterre condamne les religieux à fournir à leur coust et dépens le chapitre de Rouen et pour les arrérages à saisir les revenus et héritagesestants en la dite paroisse tant sur les terres du manoir du chapitre que sur les terres appartenant aux religieux.L'abbaye appela en appel du jugement et le 20 avril 1434, un nouveau mandement réforma le premier en restreignant la saisie aux dîmes que l'abbaye tenait à Saint-Saire du Chapitre de Rouen et en exemptait les manoirs et ostel de Cantecoq et autres dîmes relevant de l'abbaye.

Après l'expulsion des anglais, les moines ne payant plus, un procés recommença. L'abbaye demanda au Chapitre la résiliation du traité de 1211 qui refusa mais proposa un accomodement ; par accord du 20 mars 1483, le Chapitre décharge les religieux de la rente de 55 mines de froment pour arrérages, et les religieux lui abandonnent les 15 livres de rente qu'ils ont sur la cure de Saint-Saire ainsi que le patronage et le droit de présenter à la cure de Notre Dame de Beaubecquet (Les Ventes d'Eawy, c'est à dire les Grandes Ventes), en se réservant pourtant de faire crier par leurs sergents aux plaids et assises, dans le cimetière de cette église.

A la bibliothèque Nationale (salle des manuscrits cat 49), il existe le cartulaire et censier de cette abbaye pour le XIV ème et XV ème siècle sur parchemin et papier ; in 4° de 143 ff (BN, ms, nouv. acq. latins 1801)Voir aussi H. STEIN ; Bibliographie des cartulaires français.


NOTE SUR LE FIEF DE LÉON EN PAYS DE BRAY

D'après un dénombrement de 1455 rendu par la Comtesse de LAVAL, il est nommé un fief de haubert appelé fief de Léon qui s'étend au Bosc-Héroult, Bosc-Bourdet, Sommery, vielmanoir (Vieux- Manoir), Saint Martin du Plessis, Le Héron (situé dans le pays de Bray en Normandie).Ces terres relèvent du fief et seigneurie de Bosc-Héroult.Ce dénombrement est le même que les recherches de Toussains DUPLESSIS ; il est dit dans un ancien terrier de la chatellenie de Bosc-Héroult daté de 1380 qu'elle appartenait audit Jean MALLET (MATTET ?) à cause de Mme Marie de LÉON sa femme héritière de M. Hue de LÉON.

Un acte du tabellionnage de Beaubec mentionne les demoiselles de PLUSQUELLEC à cause de leur seigneurie de Beaubec

AU XV ème siècle les patrons de deux portions de la cure de Nesle en Bray sont Jean et Plaisote de PLUSQUELLEC, Charles DUPONT, sieur de Plusquellec.Le demi-fief possédé à Beaubec relevait antérieurement du fief de Léon qui, à la date du 4 juin 1455, faisait l'objet d'un aveu au Roi par Anne, comtesse de Laval, fille de Guy de MONTMORENCY-LAVAL, mariée en 1404 à Jean de MONTFORT de KERGOLAY, lequel avait pris le nom de Guy XII, comte de Laval.La possession du fief de Léon remontait aux LÉON, POISSY, TALBOT, Etc...Le chef de ce fief de Léon était situé en la paroisse de Bois-Héroult au bailliage de Caux en la vicomté de Gournay en Bray et s'értendait " ès^paroisses dudit Bois-hérout, Vieux Manoir, Saint Martin du Plessis, Le Héron sur la rivière de l'Andelle, La Haye en Lyons, Launay, etc...Le patronage du Bois-Hérout appartenait à la comtesse de Laval

Ainsi au temps où Guillaume du CHASTEL serait venu de Bretagne s'établir en Normandie, deux portions de fiefs appartenaient à des bretonnes de la famille du CHASTEL de Bretagne, présumées tantes d'un Guillaume du CHASTEL qui était peut être le mari de Hélène de MORANT, dame du Mesnil-Bourdet et vivait en 1494.Peut être, car, si la généalogie donnée par Moréri mentionne Thomas du CHASTEL, sgr de Coatélis, elle n'indique pas le nom de sa femme et elle ne mentionne que deux enfants ; Christophe, évêque de Tréguier de 1466 à 1479 et Jeanne femme de Jacques de KERINEL.Notons qu'un érudit breton de premier ordre ne cite point le nom de MORANT dans son énumération des principales alliances des du CHASTEL de Bretagne.Il est prudent de s'en tenir à cet exposé de l'état de la question, donc nous dirons quelques mots de plus lorsque viendra le moment de faire l'état et dont on ne connait que la postérité que depuis Hervé , seigneur du CHATEL, chevalier de l'an 1296.

Elle a le très grand tort de ne pas mentionner le père de ce Hervé ; Bernard du CHÂTEL (1274) qui avait épousé Anne de LÉON, de grande lignée

L'auteur laisse voir aussi qu'il ignorait que les descendants des LÉON avaient, en Haute-Normandie, encore au XV ème siècle d'importants domaines parmi lesquels un fief s'étendant en de nombreuses paroisses du bailliage secondaire de Neufchâtel en Bray, notamment à Bois- héroult, Sommery, Beaubec, Tréforest, Nesle, jusque sur le territoire de Neufchâtel en Bray vers le Mont Ricard

La première illustration de la famille du CHASTEL de Bretagne est Tanneguuy I du CHASTEL, capitaine de Brest, Lieutenant Général des armées du Comte de MONTFORT contre Charles de BLOIS.Ce Tanneguy du CHASTEL, mort en 1352, avait épousé Tiphaine de PLUSQUELLEC, nom qui retient l'attention du chercheur brayon familiarisé avec l'histoire territoriale et nobiliaire du Bray Normand.

L'un des fils de Tanneguy ; Guillaume sire du Chastel et Lesleu, mort en 1370 avait de sa femme Alix LE SOURNI deux fils Hervé, Thomas sgr de Coételis et 3 filles dont la dernière Amicie épousa Maurice de PLUSQUELLEC.



  • COUSINAGE AVEC LES FAMILLES CONCERNÉES- En cours de construction.

Références :Echanges de courriers avec l'Amiral de NAVACELLE, Eric POUILLEVET, Olivier PAYENNEVILLE,

  • Bottin Mondain,
  • Stanislas de LARMINAT ; Le Maréchal Louis-Achille BARAGUEY d'ILLIERS, sa famille ses alliances.

d'ABADIE - d'ABBADIE d'ARRAST - ABSIRE - ADAM - ADAN - ADRAST - ADRIAN - AHALT - ALEXANDRE - ALLARD - ALLARD de SOTTEVILLE de VILLERMONT - ALLETRU - ANDRIEU-GUITRANCOURT - ANSEAUME - ARNAUD - ARNAULD - ARVENGAS - ASTOIN - AUGER - BABIN - BADIN - BALAGNY - BALLESTER - BALLU - BARBIER-SAINT-HILAIRE - BARBOU des COURIERES - BASTON - BAUGIN-BOULZE - BAYLIS - BAYSER - de BEAUNAY - BEECROFT - BELLET de TAVERNOST - BERENGER - BEYENS - BHAJAN - BIDAULT - BILLATTE de VILLEMEUR - BIZET - BLACQUE-BELAIR - BELLANGER - BLANCHARD de LA BUHARAYE - BLAREZ - BLAVET - BOIGUES - de BONFILS - BONNEFOND - BOON - BOUGON - BOUJU - BOULNOIS - BOUQUET - BOURBOULON - BOUTEMY - BOYER - BOUTEAU - BOUTIRON - BRAULT - BRECHET - BROCART - BURDIN - de CACQUERAY de SAINT-QUENTIN - CAÉROU - de CAFFARELLI - CAILLIAU - CANU - CARDON de GARSIGNIES - CARLIER - CARTIER - CAUDRON de COQUEREAUMONT - CAVERO - CERTAIN - CHABERT - de CHABOT-TRAMECOURT - CHAMPENOIS - CHAMPETIER de RIBES - des CHAMPS de BOIS-HEBERT - de CHAUVERON - CHAUVET - CHARLIE - CHARPENTIER - CHESNEAU - CHEVALIER - CHOMEL - CHOQUET - COLARDELLE - COLLACHE - COLON - COOK - COPPINGER - CORMAILLE de VALBRAY - COUILLAUD - COURBAULT - COURTOIS - COURTOIS - de COURTOIS d'ARCOLLIERES - CRETON de LIMERVILLE - DALIMIER - DANDRÉ - DAUDY - DAUGER - DAVIS - DECROIX -DECROIX - DELACOMMUNE - DELAFON - DELALONDE - DELECOURT - DEREN - DESBUISSONS - DESFORGES - DESLANDRES - DESPREZ - DESVIGNES - DIAZ-MONTENEGRO - DIEUSY - DIONISI - DOR - DORANGE - DOUVILLE de FRANSSU - DOYON - DUBOURG - DUBUIT - DUBOSC - DUCROCHET - DUMESNIL - DUPARAY - DUPONT - DUPONT-FAUVILLE - DURAND de CORBIAC - DURIEU de LACARELLE - DUVERDIER - EDEL - ETCHEPAREBORNE - FABRE-ROUSTAN de NAVACELLE - FAUCHILLE - FLAVIGNY - FLEURIOT - FLEURY - FOLLEA - FONTAINE-DESCAMBRES - FONTENEAU - FOURNIER - FREITAS - FRENETTE - FROMAGEOT - GAGER - GAILLARD - de GALE - GALLOO - de GANAY - de GANNES - GARIEL - GARNIER des GARETS - GATELAIS - GAUTHIER - GAZAN - GEORGEON - GERARD - de GHELLINCK d'ELSENGHEIM - 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LE LIEVRE de LA MORINIERE - LE MOTHEUX du PLESSIS - LE PELLETIER - LE PRINCE - LE PROVOST de SAINT-JEAN - LEBÉE - LEBER - LEBLIC - LEBLIC - LEBLIC - LEBRUN - LECLERC - LECOEUR - LECOEUR - LECOINTRE - LECOQ-VALLON - LECUYER - LEFEBVRE - LEFORT - LEFRANÇOIS - LEMESLE - LEROUX - LEROY-BEAULIEU - LE SOMMIER - LESTOREY de BOULONGNE - LOMBARD - LORGNIER du MESNIL - LUCAS de LESTANVILLE - LUNEL - MABILLE de PONCHEVILLE -MAC-CALLUM - MACKIE - MAEZELLE - MAINGUY - de MALHERBE - MARAVAL - des MARES de TREBONS - MARIGAUX - MARRAUD des GROTTES - MARTEL - MARTIN du GARD - MARTIN - MARTIN (Trinidad) - de MAS-LATRIE - MASSE - MASSIANI - MAULMONT d'ARBAUMONT - de MEGILLE - MENARD - du MERLE - MEIGE - MENTZELOPOULOS - de MERVAL - de MIEULLE d'ANGOSSE - MONICAULT - MONIER - de MONS de CARANTILLY - MONTAIGNE de PONCINS - MONTETY - MONTI - MONTPLANET - MORAND - MOUBEMBÉ - NOËL - NOTHNAGEL - O'NEIL - ONFRAY - d'ORSANNE - OUTIN - OVERDUIN - PARADIS - PARTIOT - PAUL-CAVALIER - PAYENNEVILLE - PELISSIER - PEREK - PERREIRA - PERRODIN - PESLE - PESNELLE - PETIT - PETIT - PEYROLLES - PFEIFFER - PIANTELLA - PICHOT de LA MARANDAIS - PILLIARD - PIMONT - PINEL - PINTE - du PLESSIS de GRENADAN - PONTHUS - de PONTON d'AMECOURT - PORTE - PORTIER - POTIER de LA VARDE - POUILLEVET - PREVOST - PREVOST - PUTZ - QUERTIER - QUESNEL - QUINTIN de KERCADIO - RAULET - du REAU de LA GAIGNONNIERE - REDON - REGNIER - RENAUD - REVON -RIANDEY - RIBARD - RICARD - RIGAUD - RIVET - RIVIER - de ROBILLARD de BEAUREPAIRE - ROBERT - ROBIN - ROBIOU du PONT - ROCHE - RÖDEL - RODET - RODIER - de ROLLAND de BLOMAC - ROLLOY - ROSSET - ROSTANT - ROSTANT - de ROUGÉ - ROUSSELIN - ROUSSELIN-LEGRAND - SAGAN - de SAINTE-MARIE d'AGNEAUX - SAINT-GERMIER - SAINT-HILAIRE - de SAINT-SEINE - SARKOZY de NAGY-BOCSA - SARREAU - SAURA - de SAUVILLE de LA PRESLE - SCHROEDER - de SCITIVAUX de GREICHE - SCOTT - SCOTT - de SEZE - SMAILES - SOEUNG - SOUCHIER - SPAAK - SUCHETET - de SURIREY de SAINT-REMY - TACONET - TAILLANDIER - THOMPSON - TISSIER - TODD - TOUTAIN - TOUZET - TRASDALE - TURGIS - VALERY-RADOT - de VALICOURT de SERANVILLIERS - VALIN - VAN BAREN - VANIER - de VAUCELLES - VAUDOUR - de VAULX - VEDEAU - VEILHAN - VERDÉ-DELISLE - VERNIER - de VERTEUIL - VIGNEAU - de VIGNERAL - VIVIER - VOISIN - de WATRIGANT - WAYNE-LONG - WILLARD -ETC ???


MON ASCENDANCEhttp://gw.geneanet.org/index.php3?b=hervelaine&lang=fr&m=A&p=herve+lucien+eugene&n=laine&oc=&v=105&t=N&sosab=10&siblings=on&notes=on&src=on&color=&after=&before=&x=14&y=9

ASCENDANCE DE FRANÇOIS LAISNÉ-SAINTSAËNS parrain de Olivier LAINÉ (voir lien ci-dessus)http://gw.geneanet.org/index.php3?b=flsts&lang=fr&m=A&p=francois&n=laisne+saint+saens&oc=&v=18&t=N&sosab=10&siblings=on&notes=on&src=on&color=&after=&before=&x=12&y=4


  • CATALOGUE DES FAMILLES LAISNÉ EN FRANCE & AILLEURS

http://perso.orange.fr/herve.laine-bucaille/Laisne/catalogue%20laisne.htm


  • François Bruno Lainé (16)
  • Louis Eugène I Lainé (8)
  • Louis Eugène II Lainé (4)
  • Lucien Maurice Marcel Gustave Lainé (2)
  • Hervé Lucien Eugène Lainé (1)



SOURCES

  • DUPONT FERRIER; la GALLIA REGIA
  • Amédée HELLOT; Essai sur les baillis de Caux
  • Les Cahiers de Dom Lenoir; Histoire de la Normandie (76 volumes) / voir aussi aux ADSM,
  • PHILIPPEAUX; Neufchâtel dans son rôle militaire "collection Albert DUBUS" - Montre à Neufchâtel en Bray




ANNEXES

  • DOM LENOIR : COMPTE DE 1412 - ARQUES
  • DOM LENOIR : COMPTE DE 1436 POUR NEUFCHÂTEL
  • DOM LENOIR ; BEAUSSAULT - 1458
  • DOM LENOIR ; BENNETOT - 1461
  • DOM LENOIR ; AVEU ET DENOMBREMENT EN 1497 DE LA SEIGNEURIE DE BENNETOT
  • DOM LENOIR ; INFORMATION A BEAUSSAULT DE 1499
  • DOM LENOIR ; BENNETOT - 1513
  • DOM LENOIR ; RONCHEROLLES EN BRAY - 1513
  • CONTRAT DE MARIAGE Simon LAISNÉ et Françoise MARTEL



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