Adrien Gustave Marcel LAPRADE
Adrien Gustave Marcel LAPRADE
  • Né le 17 avril 1896 (vendredi) - Saint Priest la Feuille, Moulin de Châtelus, 23235, Creuse, Limousin, France
  • Décédé le 10 novembre 1917 (samedi) - Suippes, 51559, Marne, Champagne-Ardenne, France,à l'âge de 21 ans
  • Inhumé
  • Meunier
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A participé à la Grande Guerre, mort le 10/11/1917

Que s'est-il passé ce jour là ?

 Parents

 Frères et sœurs

 Notes

Décès

Lors de la déclaration de guerre Adrien n’a pas encore 18 ans, il n’est pas mobilisé. Il voit partir ses frères Léonard et Ernest sous les drapeaux et lui continue pour un temps de travailler au moulin. Cette guerre espérée courte se révèle longue et couteuse en vies humaines. Les plus jeunes classes sont appelées en avance. Adrien intègre le 6e Régiment d’Infanterie le 10 avril 1915 comme soldat de 2ème classe pour une formation accélérée. Après 7 mois de classe Adrien est transféré au 123e Régiment d’Infanterie le 1 décembre 1915 et il rejoint le front dans le secteur de Troyon. Il n’a pas encore 19 ans et pourtant il bascule dans l’horreur, c’est la découverte de la vie de tranchées et des deux ennemies des poilus, les attaques et la boue. Il passe son premier hiver de guerre dans la Meuse avant d’être relevé le 13 avril 1916 et de partir, après quelques jours de repos où il fête son vingtième anniversaire, en direction de Verdun ou l’offensive allemande fait rage pour prendre la ville.

Dans la nuit du 4 au 5 mai, Adrien relève avec ses camarades dans le sous-secteur des Carrières. Pendant 9 jours, le régiment oppose une résistance infaillible aux assauts violents et nombreux des troupes allemandes. Les journées des 7 et 8 mai, sont encore plus dures, tant les attaques successives sont accompagnées d’un bombardement incessant d’obus de gros calibre. Adrien tient comme ses camarades jusqu’à l’extrême limite des forces humaines, avant d’être relevé le 14 mai et enlevé par camions. C’est en Argonne que le 123e RI est ensuite envoyé. Jusqu’au 30 septembre, le régiment tient le secteur du Four de Paris. C’est une lutte incessante par mines et autres engins de tranchées que doit affronter le jeune homme. Il est ensuite retiré du front pour des manœuvres, s’entraînant à l’attaque avec l’utilisation des engins nouveaux. Le 25 décembre, il est porté par camions dans la Somme et lendemain il prend le secteur de Berny-en-Santerre.

1917 commence avec de longues journées pénibles de travaux d’aménagement dans un terrain transformé en véritable mer de boue. Le 11 février les hommes sont relevés et se rendent par étapes dans l’Oise puis début mars le régiment fait mouvement pour se porter dans la Somme et il tient le sous-secteur d’Erches pendant 8 jours puis il effectue des travaux dans la région de Etelfay. Le 15 avril alors qu’il est dans l’Aisne, l’ordre général d’opérations annonce pour le lendemain une grande offensive. Le régiment d’Adrien est déplacé à plusieurs reprises et c’est dans le secteur de Vauclerc, à droite de la ferme d’Hurtebise que le régiment relève. Le 25 avril, l’ennemi attaque, les allemands s’emparent de la première ligne et mettent une grande partie du régiment dans une situation critique. Il faut une violente contre-attaque du bataillon de soutien à travers un feu de barrage continu d’artillerie lourde pour rétablir la situation. Le 26 toutes les positions perdues la veille, ont été reprises. Le 5 mai, une nouvelle attaque, française cette fois-ci, se déclenche. Adrien et ses camarades sortent de leur tranchée en deux vagues successives et enlèvent la première ligne adverse et continuent à progresser à travers le bois BI. Les hommes se heurtent à deux mitrailleuses qui arrêtent l’avancée des poilus et permettent aux troupes allemandes de préparer une contre-offensive. Les fantassins tiennent au prix de nombreuses vies et gardent le terrain conquis jusqu’à la relève du 11 mai. Ensuite les hommes retrouvent le secteur bien connu du Vauclerc puis à la mi juin, le régiment est relevé et transporté par camions. Adrien est à Saint-Ulrich et Friessen le 13 juillet. Le séjour en Alsace dure jusqu’au 9 septembre, les hommes travaillent dans les grandes forêts communales pour organiser les positions. Au début d’automne le 123e RI est stationné dans la région de Suippe, puis le 8 octobre il relève dans le sous-secteur Etoile, à 3 km nord-ouest de Souain. Dès son arrivée en secteur, les 11 et 12 octobre, Adrien et ses camarades subissent un bombardement des plus violents, préparatoire d’un coup de main qu’ils arrivent à faire échouer. Les hommes subissent chaque jour des nombreux tirs d’artillerie. Dans la journée du 10 novembre 1917, alors que sa compagnie est en premier ligne Adrien Gustave Marcel Laprade est touché par balle, gravement blessé il est transporté à l’Ambulance 3/18 à Suippes mais il ne peut être sauvé, il meurt de ses blessures à 16h30, il avait 21 ans.

Inhumation

Après guerre, ses parents font le nécessaire pour le rapatriement de son corps, il leur est rendu par le train funéraire au départ de Brienne le Château le 21 février 1922 et repose dans le caveau du cimetière de Saint-Priest-la-Feuille.

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Pierre LAPRADE  Geneviève LAPRADE  Léonard BAILLARD  Marie GAULIER
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Charles LAPRADE  Eugénie BAILLARD
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portrait
Adrien Gustave Marcel LAPRADE 1896-1917