Chronique familiale



 BERNARD-BOURON




Sommaire



  Origine du nom "BERNARD"

  • Bernard, Bernat, Bernad


    • Bernard est un nom, puis un nom de famille et un prénom
      vient du nom propre germanique Bernhardt, Bernhard, Bernhart, latinisé en bernhardus, Bernardus, francisé en Bernard.



      • - « Bernhard »
        • Du vieux haut-allemand
          • bero = ours et de harti = dur .
        • de l'Allemand
          • bern = Bär ou Baer = ours + suffix hard = dur signifierait « impitoyable »
            ou
        • racine ber = ours + hard = dur signifierait « courageux »




      • - « Bernhardt »
        • racine bern = ours + hardt = fort signifierait « puissant ».



      • - « Bernard »
        • Du germain
          • beran = ours et de hard = fort .



    • Pour beaucoup de dialectes et ou patois du Sud-Ouest Bernard se dit aussi:

      BÉRA,BÉRAT,BÉRAD,BÉRAR,BÉRARD,BERNAR,BERNART,BERNA,BERNAC,BERNAT,BERNAD, BERNADA,BEYNA,BEYNAT,BENA,BÉNA,BENARD,BÉNARD.
      En Basque Beña, Beñat.

      • Le sens donné varie et peut signifier :
        - « tanière de l'ours »
        - « ours d'ici »
        - « ours solitaire »
        - « ours malheureux »
        - « petit ours »
        - « grand ours ».

      • bernart est un adjectif avec le sens « sot, niais, nigaud » en ancien français dès le XIIIe siècle, le sens est conservé en occitan.
        Bernad et Bernat sont aussi des formes méridionales, notamment catalanes.

      • Bernard est une référence :
        - à une qualité de guerrier et ou de chef de guerre Celte.
        - à un défaut ou réaction de l'ours.
        - à un clan ou à un peuple de l'ours.
        - à un lieu où vie l'ours.
        - à l'action de pécher comme un ours dans les cours d'eau.
        - à l'action de récupérer le miel des ruches sauvages.
        - à l'ours en tant que divinité païenne protectrice.



    • Cette appellation servira de patronyme dans la société gallo-romaines à partir du Ve siècle.

      • Le contexte d'évolution du nom Bernard.
        Dès le Vème siècle, la période romaine avait apporté les noms latin et le modèle des noms multiples (ex; Julius Caïus, Caesar).
        Les Francs germains puis le christianisme triomphant, impose le système du nom unique.
        En attribuant un nouveau nom le jour du baptême, tel Bernard, les chrétiens voulaient marquer une rupture avec le monde ancien et symboliser l'entrée dans un monde nouveau.
        Désormais, nos lointains ancêtres ne portent plus qu'un seul et unique nom, celui qu'ils ont reçu le jour de leur baptême.

      • Pendant cinq siècles, l'utilisation du nom de baptême permet de tenir des registres, mais se heurtant aux problèmes d'homonymie, avec l'essor démographique de certaine communauté, on utilise des adjectifs qualificatif joint au nom unique.
        Le surnom, tirés soit de l'aspect physique de la personne, tel "le bernat", soit de son lieu d'origine, "du bernard", soit de son métier "le Bernard".
        Qualifiant complémentaire précisant l'identité, rappelons que les surnoms étaient toujours attribués par l'entourage, jamais choisis par les intéressés, c'est ainsi que Bernard devint Bernard le grand.

        Pendant les 3 siècles suivant, période des XIème, XIIème et XIIIème, le système du nom unique a volé en éclats,les noms de famille se forment et le nom de baptême devient le Prénom.




    • En occitan le nom de Bernat est aussi un sobriquet donné à plusieurs animaux:

      • bernat-pudent « tout animal exhalant une mauvaise odeur »,
      • rat-bernat « grimpereau » (Aveyron) et Languedocien
      • bernat-l’hermite « pagurus bernhardus », qui est passé en français.
        Le qualificatif d‘ermite est dû au fait que ce crustacé vit toujours solitaire et s’installe dans un coquillage comme dans un ermitage (*).
      • tsami sen Bernar appellation de la voie lactée dans la Drôme.




    • Saint-Bernard,(*)après trois années de vie monastique, fonda l'abbaye de Clairvaux (1090-1153) dont il fut le premier abbé.
      Pour répandre la parole de Dieu,il a voyagé en Europe et conseilla les rois et les princes.
      Il consacra sa vie à préserver l'unité de l’Église.
      Il prêcha la 2e croisade et fonda soixante-douze monastères.
      Il participa à la fondation de l'Ordre des cisterciens, ces moines " blancs " eurent une influence considérable sur le développement de tout le monde chrétien, et de la diffusion du nom de baptême BERNARD donné notamment aux orphelins qui le transmettrons pour certain à leurs enfants comme patronyme.


  • Répartition


    • Le nom Bernard est le second nom de famille le plus porté en France, juste derrière l'intouchable Martin.


  • Conclusion


    • Nos ancêtres nous ont transmis un nom qu'ils n'ont pas choisis, et dont la signification reste difficile à définir, tant les hommes et les générations se succédant, ont fait varier le sens du nom BERNARD.
      Le meilleur sens que l'on doit donner au nom BERNARD serai donc celui qui nous satisfasses le plus.
      Je verrais bien l'action de pécher comme un ours dans les cours d'eau.
      et vous?

Jean Christian BERNARD


  ARMORIAL DU BORDELAIS :"BERNARD"

  • Sénéchaussées de Bordeaux, Bazas et Libourne. TOME I




  La Commanderie de Notre-Dame d'Arveyres

Posée sur un modeste promontoire surplombant une boucle de la Dordogne, à environ 5 kilomètres au sud-ouest de Libourne et 25 km à l'est de Bordeaux, département de la Gironde (33), Province d'Aquitaine, France.
Voila La petite commanderie d’Arveyres, sur un site magnifique d’environ quatre hectares.

Une commanderie était un monastère dans lequel vivaient les frères de l'ordre en Occident.Constituée à partir de bien foncières et ou immobilières, provenant de dons ou de legs permis à l'ordre d'établir partout en Europe des Commanderies, 700 en France, Angleterre, Espagne, Portugal, Écosse, Irlande, Pologne, Hongrie, Allemagne, Italie, Belgique et aux Pays-Bas.Les commanderies templières, servant de base arrière pour financer les activités de l'ordre en Orient, d'assurer : le recrutement; la formation militaire; la formation spirituelle des frères de l'ordre, avaient aussi pour rôle hospitalier de recevoir de protéger et d'aider les pèlerins à seule fin de remplir leur serment " protéger les routes et les chemins, de s'appliquer à défendre les pèlerins contre les attaques ou les embûches des voleurs et des maraudeurs. "

Au Moyen-Age, Arveyres fait l'objet d'un conflit permanent entre deux pouvoirs, l'un laïque, détenu par le seigneur de Vayres, et l'autre religieux, détenu par l'Ordre des Templiers tout puissants.
En effet, Arveyres dès le XI° siècle faisait partie de la seigneurie de Vayres , et au début du XII° siècle, des Templiers de retour de croisade séjournent dans la paroisse sur la route des pèlerins vers Jérusalem, pour contrôler le passage du fleuve.
En 1170, Bertrand de Montault, archevêque de Bordeaux, cédant aux désirs et aux prières de ses très chers « fils en Jésus-Christ, Wilhelm Panel, Maître du Temple dans le Bordelais et Raymond Wilhelm de Fronzac » vicomte de Fronsac, donna cette année là à leur Ordre l'église de Saint-Pierre d'Arveyres (aujourd'hui Saint-Pierre de Vaux, annexe d'Arveyres)avec toutes ses appartenances.
Cette charte fut signée en présence « d'Aimart, évêque de Saintes et frère de l'archevêque de Bordeaux », et d'une nombreuse réunion d'ecclésiastiques.En 1197, dans une transaction passée entre l’abbaye de La Sauve et les chevaliers du Temple, il fut question de la paroisse et de l’église d’Arveyres dans laquelle se trouvait implantée la maison de Monfayton.
Si ces deux textes prouvent l’installation des templiers sur la paroisse de Saint-Pierre des Vaux, (Sanctus-Petrus-de-Vallibus), dans le dernier quart du XIIe siècle, ils n’apportent pas la preuve qu’elle ait été suivie aussitôt par la création d’une nouvelle paroisse.
Celle-ci n’a pu se constituer autour de la commanderie templière et du port d’Arveyres qu’à la faveur d’une augmentation de population sur ce secteur et à l’attribution de nouvelles concessions territoriales et juridiques.
Il faut plutôt chercher les origines d’une telle fondation dans le courant du XIIIe siècle.
A cette première donation vint s'ajouter plus tard celle de la seigneurie complète du lieu d'Arveyres; nous ne trouvons que la simple mention de cette charte dans un ancien inventaire.En l'année 1231, le jour de la fête de Saint-Félix, Raymond Gombaud, seigneur de Vayres, donna à l'Ordre du Temple le territoire d'Arveyres, situé dans sa châtellenie; il se réservait qu'en cas de guerre les Templiers viendraient le secourir de tout leur pouvoir.

Suite à ces dons, les Templiers ont établi une maison sur la butte dominant la Palu, à l’abri des inondations, c'est une modeste demeure "hospitalière" dotée d'une chapelle baptisée Notre-Dame-de-Vaux, et située à coté de l'hôpital, entre le port d'Arveyres et celui de Laroque.

Vers 1235, le Temple d’Arveyres est cité pour la première fois alors qu’il venait d’être soumis aux hébergements des troupes du sénéchal de Gascogne, lesquelles avaient causé des dégâts s’élevant à plus de 100 livres.

En 1258, la commanderie est attestée pour la seconde fois dans un acte rappelant que les templiers avaient reçu du vicomte de Fronsac, Guillaume, la moitié des dîmes perçues sur les « artigues » (terres défrichées) de la palu de Marcenay, près de Fronsac, mais qu’ils durent rendre après cette date au prieuré de Sainte-Geneviève de Fronsac, à qui appartenaient les terres.

En 1264, Guitard du Borg, gendre de Raymond Gombaud, voulut disputer aux chevaliers du Temple la juridiction d'Arveyres.
Ayant reconnu ses torts, le seigneur de Vayres se vit contraint d’offrir, comme réparation, dans un accord par lequel les Templiers conservent la juridiction d'Arveyres, obtiennent la cession du bois de Tilhède et l’utilisation de 2 cales qui lui appartenaient en propre, en se réservant les redevances perçues habituellement sur les padovens.
Ainsi les Templiers avaient la possibilité de faire embarquer, sans payer de droits, leurs denrées à deux ports voisins sur la Dordogne.
C'est à la suite de cet accord, confirmant les droits de haute, moyenne et basse justices, que sont plantées les quatre croix d'Arveyres qui délimitent la juridiction du Commandeur.
Plusieurs litiges survinrent au cours de siècles à propos de cette enclave juridictionnelle dans la châtellenie, notamment lors des renouvellements des quatre croix en bois qui marquaient les limites de la sauveté templière.
Mais les templiers surent à chaque fois faire prévaloir leurs droits et conserver leurs privilèges jusqu'en 1314.
Les Hospitaliers, à peine entrés en possession du domaine des Templiers à Arveyres, furent obligés, de défendre les droits, qui venaient de leur échoir, contre maintes prétentions rivales.C'est ainsi qu'en 1353, le noble et puissant baron, Bérard d'Albret, entre les mains de qui se trouvait alors la châtellenie de Vayres, reprit la discussion dont nous parlions tout à l'heure et, malgré le désistement consenti jadis par Guitard du Borg, il essaya d'enlever aux chevaliers la haute justice d'Arveyres. Après de longs pourparlers, une transaction fut conclue entre les deux parties : le commandeur devait avoir la haute justice, avec cette réserve que, s'il s'agissait, d'une peine de mort, le coupable devait être remis aux officiers du seigneur de Veyres, lesquels devaient procéder à l'exécution, en dehors des croix de la commanderie ; les habitant d'Arveyres étaient exempts du service de garde et de guet au château de Vayres ; chacune des deux parties s'engageait de plus à ne pas recevoir dans ses terres les vassaux de l'autre. Malgré cette transaction, qui paraissait définitive, nous voyons les mêmes difficultés suscitées de nouveau en 1480, aux commandeurs par « dame Jehane de la Tour », veuve du baron de Vayres, comme tutrice de ses enfants, Jehan et Gabriel d'Albret ; une enquête faite à ce sujet par le sénéchal de Guyenne démontra la validité des droits des chevaliers et, quelques années plus tard, nous trouvons le commandeur, Pierre de Ribon, et messire de Ladouze, gouverneur du château de Vayres, occupés à replanter les croix de limites, qui séparaient les deux juridictions. Pendant cette période, d'autres voisins du lieu d'Arveyres tentaient de leur côté d'arracher quelques portions de ce riche domaine aux Hospitaliers. Les dîmes de cette paroisse leur furent inutilement disputées, successivement par l'abbé de la Faize (1353), par celui de ta Sauve Majeure (1372) et enfin paf les Chartreux du monastère de Notre-Dame de Beauclère (1498).La commanderie prospéra, placée au bord de la Dordogne sur un axe économique fort et put étendre son emprise foncière, non seulement sur les paroisses voisines de Vayres, Saint-Germain-du-Puch, Nérigean, Génissac et Saint-Pierre-de-Vaux mais aussi sur celles plus éloignées de Saint-Quentin-de-Baron, Izon et Salleboeuf.
Elle servait de siège juridictionnel, de résidence aux chevaliers et aux religieux chargés de la garde et l’entretien du patrimoine foncier et immobilier, de lieu d’accueil pour les pèlerins, de centre paroissial et d’établissement agricole où étaient versées les redevances des tenanciers qui en dépendaient.
Nous ne connaissons pas, excepté Guillaume Panet en 1170 et Guillaume de Payressac en 1289, les noms des autres commandeurs de l’Ordre des Templiers qui avaient en charge la commanderie d’Arveyres.

  • Ces quatre croix implantées en 1264, marquant les limites aux possessions de la commanderie d'Arveyres, dont la juridiction était complètement enclavée dans celle de Vayres, ont été, tantôt de bois, tantôt de pierre, ainsi que le prouve une grande quantité de titres faisant partie du château de Vayres, plusieurs fois renouvelées ou restaurées.
    • La croix de Fonsegrède, entièrement en pierre, est la première croix qui délimite le domaine des Templiers, sorte de quadrilatère qui représente l'espace où s'exerce la seigneurie banale de l'ordre.
      Elle est située près de l'église Notre-Dame-d'Arveyres.
    • La croix de Siston est implantée à un carrefour, au lieu-dit Siston, juste en face de la Cure, probablement un presbytère du 17ème siècle qui conserve une tourelle et une fenêtre en pierre ornée de vitraux.
      Le piédestal de cette croix est formé d'une marche sur laquelle est posé un premier bloc de pierre, puis un second bloc plus massif, qui supporte la croix en fer forgé.
    • La croix de Barre, est située à l'extrémité sud-ouest de la paroisse de Vayres sur une petite butte au bord de la route à l'embranchement du chemin qui conduit du bourg de Vayres à celui d'Arveyres, et d'un autre chemin qui vient du hameau de Pesqueyron.
      Il ne reste de ce petit monument qu'une grosse pierre carrée unie, sans ornements, sur laquelle est encastrée une seconde pierre ornée de moulures et entourée d'une guirlande de roses. C'est dans ce socle que venait s'emboiter le fût de la croix.Sur la face nord de cette grosse pierre inférieure, on lit cette inscription:
      PASSANT ARRETE TOY
      ET D'UN ACTE DE FOY
      RENDS UN DEVOT HOMMAGE A CE
      TROPHEE INSIGNE.
      ET S'IL NE T'EST PERMIS D'ARR
      ESTER EN CE LIEU
      POUR SUIVRE TON CHEMIN ARMR
      TOY DE SON SIGNE
      ET PASSE EN ASSURANCE. ADIEU
      .

    • La croix de Royne se situait sur le plateau au lieu dit Royne; la croix et son soubassement sont entièrement en pierre.
  • L’implantation de ces croix, destinées à délimiter le territoire des templiers, faisait souvent l’objet de litiges lors de leur renouvellement.

C'est sans doute l'importance stratégique du site qui a décidé les Templiers à faire une commanderie de ce domaine.
En effet, celui-ci est situé au débouché de la voie de Périgueux vers Bordeaux et vers l'Espagne, à proximité d'un point de franchissement de la Dordogne au nivaux de l'actuel "port du Nouguey" ou "Port du Noyer".
Les ordres militaires recherché à établir des relais d'accueil et d'hébergement pour les pèlerins partant pour Jérusalem et les croisades orientales ou vers Saint-Jacques-de-Compostelle et la Reconquista espagnole.
La commanderie d'Arveyres fait partie d'un réseau d'établissements installés de part et d'autre du franchissement de la Dordogne sur les voies d'accès à l'Espagne: Pomerol, Lalande de Pomerol, Magrine, Marcenais, Arveyres, Cadarsac, Villemartin, Fargues, Blésignac, St. Genis du Bois, Sallebruneau, Mauriac sur la rive gauche et au centre de l'Entre deux Mers.

Le domaine était administré par la communauté des frères, à la tête de laquelle se trouvait un précepteur ou commandeur qui tenait le rôle d’un abbé dans une abbaye.
Ce commandeur, devait asseoir en seigneurie foncière, la Commanderie, en développant l’activité la plus rentable possible, .
Pour exploiter les ressources locales au mieux, il était secondé par un trésorier susceptible de rassembler des fonds pour le financement des expéditions en Terre Sainte, qui tenait la comptabilité de la commanderie afin de générer les revenus nécessaires au fonctionnement de l’ordre et d’assurer l’entretien de la communauté de moines, le règlement des salaires de ses ouvriers permanents ou saisonniers, et de dégager des excédents, prélevés chaque année par un administrateur de l’ordre.

Les propriétés foncières et immobilières de la commanderie étaient nombreuses et réparties sur plusieurs paroisses, mais étaient aussi complétées par des revenus liés à des privilèges de justice établis dans une sauveté limitée par les quatre croix plantées autour de la Commanderie.
L'ensemble de ce patrimoine conférait à la Commanderie d'Arveyres une place de premier plan dans les commanderies militaires du bordelais.

La commanderie templière (Domus Templi) d’Arveyres regroupait plusieurs constructions autour d’une grande cour rectangulaire drainée par un égout central maçonné et appareillé : une église voutée dédiée à Notre Dame, avec le cimetière qui se trouvait sur son côté sud, extérieurement à la cour ainsi que des bâtiments annexes (chais à vin, cuvier, pigeonnier, écuries) formaient deux ailes perpendiculaires et qui fermaient la grande cour à l’ouest et au sud.
A l’est, était bâtie la maison forte dont il ne subsiste qu’une construction en partie écroulée sur laquelle avaient été flanquées une grange et un appentis au XVIIIe siècle.
L’église Notre-Dame fut détruite lors de la Révolution française, peu après son rachat le 30 brumaire an II (soit le 20 novembre 1793) comme bien national.
Elle était située au sud est de la maison forte de la commanderie.
Le bâtiment orienté à l’est était de petite taille d’une longueur de 17 mètres et d’une largeur inférieure à 6 mètres, selon les mesures données en 1687.
On pouvait y deviner la présence d’un clocher-tour en forme de flèche devant l’église, à l’ouest.
Recouvert d’une toiture à deux pentes supportées par deux arceaux équipés d’une cloche, il était apparemment accolé au nord de la maison forte.
Il existait une petite porte au fond de la nef, sous le clocher, qui communiquait avec le château de la commanderie.
La porte principale à deux battants, devait se trouver aussi sous le clocher, devant le mur ouest.
Le reste de l’église, construit en pierre de taille et voûté en arceau brisé se composait d’une nef et d’un sanctuaire sans doute à chevet plat dont la façade au sommet à deux pentes devait s’élever au-dessus de la voûte de la nef.
De l’ornementation intérieure, on connaît l’existence de tableaux, autels et peintures de croix de Malte, placées sur les murs intérieurs blanchis.
Quatre fenêtres vitrées s’ouvraient dans l’édifice, dont deux apparemment dans la nef. Une sacristie voûtée, carrelée et blanchie, se trouvait sur le côté droit de l’église.
Le mobilier de l’actuelle église Notre-Dame comprend une Vierge et un Christ qui provient de la chapelle des templiers.
Seule l’aile sud est partiellement conservée et remonterait au XVIIe siècle ou au XVIIIe siècle.
On peut y remarquer la présence d’une cave voûtée en berceau.
Les écuries qui se trouvaient à l’ouest se prolongeaient par un mur qui était bordé de douves, protégeant ainsi ce côté où se trouvait l’entrée de la commanderie, marquée par une porte apparemment du XVIIe siècle dont l’arche supportait un écusson aux armes de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
On remarquait aussi de ce côté la présence d’un pigeonnier carré à côté d’un cuvier.
Tout cet ensemble occidental a aujourd’hui disparu.
À l’origine, la maison forte était appuyée au sud, sur une portion du mur de l’église, tandis qu’au nord, elle était bordée par un modeste ravelin et la Dordogne.
Aujourd’hui, l’édifice très dégradé se distingue tout d’abord par son moyen et grand appareil calcaire à joint vif qui, par son allure générale, évoque le XIVe siècle.
Le bâtiment a été cependant fortement remanié aux périodes postérieures, particulièrement au XVIe et XVIIe siècles où des ouvertures ont été agrandies et d’autres murées sur les façades; puis les parties hautes du bâtiment ont été rabaissées sans doute au XVIIIe siècle.
La maison forte possédait ainsi un escalier en pierre qui desservait l’étage où se trouvait des chambres et un grenier, tandis qu’au rez-de-chaussée existait un réduit voûté servant de prison. Antoine du Bourg rapporte même à partir d’une de ses visites, l’existence de murailles entourant le château, garnies de créneaux avec un pont-levis protégé par un fossé.
Dans l’angle nord-ouest de cette bâtisse, surplombant la Dordogne, il y a peu de temps, subsistaient les restes d’une tourelle carrée rabaissée et qui paraissait rapportée.
Il ne subsiste de l’ancien établissement templier que le logis du château (photos) et une partie des chais à vin.
Le reste des vestiges a été démoli ou est tombé en ruine entre le XIXe siècle et aujourd’hui.
De La Commanderie , aujourd'hui il ne reste que les ruines encore visibles au nord de la commune de la tour et de quelques dépendances, dont une cuisine avec sa cheminée et la bouche d'un four, qui date probablement de la fin du XV° siècle ou du début du XVI°, abritant les restes d'une cheminée d’autant plus remarquable qu'elle porte l'écusson de l'Ordre de Malte.
En effet, les hospitaliers de l’ordre de Malte remplacent les Templiers en ces lieux à partir de 1312.

D’une manière générale, les Commanderies de l’Ordre, même si elles jouissent de privilèges particuliers, suivent la coutume générale de la région dans laquelle elles sont établies.
La maison d’Arveyres obéit donc à « las fors et las costumas Bordales ».
En 1307, le roi de France Philippe IV le Bel ordonne l’arrestation des Templiers et la confiscation de leurs biens que les hospitaliers s’approprient.
Le blason représente une croix sur laquelle sont ajoutées une bande horizontale et une bande oblique.La rue des Templiers ou l’impasse de la Commanderie nous rappellent encore la présence de l’Ordre. À noter qu’à 1,5 kilomètre du bourg d’Arveyres en direction de Libourne, la présence d’un lieu-dit « La Commanderie du Viaduc ».
Il s’agissait d’un ancien moulin dont il ne reste que peu de vestiges

Aujourd'hui la mairie d'Arveyres a racheté la propriété afin de redonner vie à ce magnifique site, délaissé par les habitants d'Arveyres.

Sources:
www.patrimoine33.com - Isabelle Leparoux & Jean Renier
Jean-Luc Aubarbier, La France des Templiers : [sites, histoire et légendes, Bordeaux, Sud ouest,‎ 2007 (ISBN 978-2-879-01700-6), p. 220Antoine
Georges Bordonove Les Templiers, p. 261
DuBourg (1838-1918): Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France, avec les pièces justificatives et les catalogues des commandeurs. Editeur: L. Sistac et J. Boubée (Toulouse): 1883
www.lordredutemple.com – Histoire des Templiers
www.patrimoine33.com
Ce texte est extrait du livre
Le patrimoine des communes de la Gironde ,
paru aux Editions Flohic en 2001; également des extraits du
Catalogue des archives de la Commanderie,
fonds du Prieuré de Toulouse en avril 2003, par Jean-Luc Piat, archéologue
Par Le Chevalier Dauphinois - Publié dans : Châteaux en Guyenne : 33 40 - Communauté : Le Moyen Age
http://chateau.over-blog.net/arti
cle-gironde-commanderie-templiers-arveyres-122452176.html


  Le Port du Nouguey et la Pêcherie d'Arveyres

Latitude. 44.9167°, Longitude. -0.2500°

Le toponyme Gascon "Nouguey" de la carte de Cassini est remplacé par sa traduction française sur la carte IGN, qui affiche "Port du Noyer", et Les Minutes d’État-major affichent deux erreurs "Po'n't de N'e'uguey" Bien qu'il est clairement noté "Nouguey".
La reconnaissance du nom du port risque de venir des pays étranger. Ainsi les données relatives aux noms géographiques pour Port du Nouguey en France sont prises en compte par la National Géospatial-Intelligence-Agency, un membre de la communauté du renseignement des États-Unis, et une agence du ministère de la Défense des États-Unis (DoD)... bref, par le renseignement militaire américain sous le nom indigène Port du Nouguey(Identifiant Exclusif: 150156)

- Le Port du Nouguey = Lo Pòrt dau Noguèir / Lou Port dau 'Nougueÿ ''
- La Pêcherie = ''La Pesqueiria / La Pesqueÿrie ''
- Arveyres = ''Arveiras / Arbeÿres''
Pour "La Pêcherie", les termes du gascon local exact reste à identifier précisément.
A priori, en nord-gascon, ce serait dans la série "pesquèir*/pesqueyr*".[Tederic]

 Nom ligat (graphie alibertine) : Noguèir 

nòga / noix

Escotatz / Ecoutez : [http://www.gasconha.com/IMG/wav/noga.wav]

Prononcer entre "nogue" et "nogo".
variante : notz (prononcer "nouts")

  • Dérivés de ''noyer'' :
    • en nord-gascon,
      • noguèir (prononcer "nouguèÿ") ou notzèir (prononcer "noutsèÿ")
      • nogueirèda (prononcer "nouguèÿrède") ou notzarèda (prononcer ***"noutsarède"), nogarèda (prononcer "nougarède") :
        endret plantat de noguèirs o de notzèirs
    • hors nord-gascon, noguèr (prononcer "nouguè") ou notzèr (prononcer "noutsè") ou nosèr (prononcer "nouzè")

Sources:

www.gasconha.com/spip.php?page=loc&id_loc=4586
www.geomondiale.fr/noms_geographiques/name.php?uni=184218&fid=1882&c=france


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