Message d'information du propriétaire de l'arbre

close

Bonjour cher visiteur et peut-être cousin, n'hésitez pas à me faire parvenir vos conseils, corrections et adjonctions. Les mises à jour seront publiées en fin de semaine.

Selon la loi sur la protection des données, toute personne figurant sur un arbre généalogique en ligne peut exiger de son propriétaire la suppression des informations la concernant,  elle et ses enfants mineurs. Un simple courriel au webmestre suffit : jean@pharisa.ch  Attention, cette demande ne peut pas être effectuée pour un tiers (parents, cousins, famille, ...) ni pour une personne décédée ou pour une recopie de branche généalogique. 

Pour obtenir une chronique, une monographie familiale ou une fiche individuelle personnalisée, cliquer sur cette ligne


  • Né le 3 juin 1833 (lundi) - Nigra Aqua, SUISSE
  • Baptisé le 4 juin 1833 (mardi) - Nigra Aqua, SUISSE
  • Décédé le 24 octobre 1895 (jeudi) - Neirivue , à l’âge de 62 ans
  • Inhumé le 28 octobre 1895 (lundi) - Neirivue

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Demi-frères et demi-sœurs

Du côté de Simon Jude GEINOZ 1785-1847

 Notes

Notes individuelles

Célébrant du baptême : Ignace Thorin, curé

Après avoir terminé son école primaire à Neirivue, ayant déjà perdu son père à l’âge de 14 ans il fut envoyé au collège de Saint-Maurice, puis à Saint-Claude en France et enfin à l’école cantonale de Fribourg, laquelle avait remplacé le collège si florissant des pères jésuites. Ses études classiques terminées, il alla étudier le droit à l’université de Fribourg d’abord, puis à l’université de Berlin, en grande réputation alors.

Rentré en Suisse, il travailla au bureau de M. le notaire Cuony, excellente école de régularité et d’application. En 1857, il fut nommé secrétaire de la préfecture de la Gruyère et en 1860 préfet de la Veveyse, se faisant remarquer pendant les six ans qu’il occupa ce poste, par son activité, son esprit d’ordre et son impartialité, lui attirèrent l’estime et l’affection de tous ses administrés, du clergé en particulier.

Aux élections générales de 1861, il fut élu député du cercle de la montagne et représenta la Gruyère au Grand Conseil jusqu’en 1881.

En 1866, le 28 décembre, il fut élu conseiller d’Etat et reçu la direction de la guerre. Ce poste pouvait convenir à ses aptitudes car il était officier dans les milices fribourgeoise et il avait pris par en 1856 à la mobilisation contre la Prusse.

A cette époque où les finances cantonales, obérées par l’établissement du chemin de fer, créait de sérieux embarras à la Haute administration cantonale, le nouveau directeur de la guerre fut réellement à la hauteur de sa tâche. Il sut concilier la plus sévère économie avec les exigences du département militaire ce dont lui savait gré M. Louis de Weck-Reynold, l’habile directeur des finances cantonales.

La guerre franco-prussienne de 1870 vint encore multiplier les embarras du directeur de la guerre. Il dut s’occuper non seulement des troupes envoyées à la frontière mais aussi des cinq années des internés de l’armée de l’Est. Avec sa perspicacité, son activité son énergie Il surmonta tous les obstacles. Il fut même obligé de prendre des mesures sévères à l’égard d’officiers français qui ne se gênaient pas de jouer au billard pour 50 ou 100 francs la passe, alors que la population fribourgeoise se privait de son temps et de sa nourriture pour soulager leurs malheureux compatriotes. Il nous semble encore l’entendre raconter, entre deux prises de tabac, son indignation et son mécontentement des prodigues officiers, n’eut pas grand effet sur l’honorable magistrat dont le devoir était le seul mobile.

M. Geinoz n’avait qu’une parole et il ne savait pas la cacher. Il ne voulut que le bien du pays d’une autre manière que l’un ou l’autre de ses collègues au Conseil d’Etat. De là, quelques froissement qui l’engagèrent à quitter le pouvoir exécutif pour prendre la direction du crédit Gruérien il avait contribué à fonder en 1873. C’est sous cette direction de M. Geinoz que l’établissement financier susnommé vécut ses plus beaux jours. Non seulement les actions du crédit étaient appréciées et recherchées, mais les bénéficiers des communes et des ecclésiastiques étaient autorisées tacitement à y déposer leurs fonds. L’évêché lui-même était actionnaire et déposant.

M. Geinoz aimait son pays et la Gruyère en particulier. Tout ce qui pouvait lui être utile, il le prenait à cœur, même au détriment de ses affaires personnelles. Il fut l’un des principaux fondateurs de la société d’agriculture de la Gruyère, et par l’exemple, il a donné une impulsion marquée de la race bovine fribourgeoise. Il fut aussi l’un des principaux promoteurs du chemin de fer Vevey-Bulle-Thoune qui, mieux que son concurrent Châtel-Bulle-Montbovon, eut pu rendre de réels services au pays.

Pour son malheur, M. Geinoz eut le tort de trop se dépenser en faveur des incendiés d’Albeuve en 1876. Son zèle désintéressé, son esprit pratique et son impartialité à l’égard des victimes du désastre lui firent rencontrer l’opposition de l’autorité souvent peu judicieuse du curé Dumas. M. Geinoz et ses collègues laïques donnèrent leur démission de membres du comité de secours. M. Dumas et ses amis politiques de cet incident et de quelques paroles attribuées à M. Geinoz, aurait laissé échapper dans un moment de mécontentement à l’adresse du curé d’Albeuve, pour faire considérer le Directeur du Crédit comme ennemi du clergé, ce qui ne l’empêcha pas de continuer à remplir ses devoirs de catholique croyant et pratiquant jusqu’à sa mort qui survint à Neirivue le 24 octobre 1895, le trouvant muni de tous les secours que la religion offre à ses enfants.

Appartenant à une localité et à une famille conservatrice, M. Geinoz ne pouvait pas avoir des idées hostiles à la religion. Des idées radicales, mais il n’appartenait pas non plus à l’école Inaugurée récemment par les néo- conservateurs, jadis fougueux radicaux, devenus depuis leur conversion plus conservateurs que toutes les victimes du régime de 1848. Il savait que la raison et la justice ne se trouve dans les extrêmes.

En 1891, le parti conservateur lui avait offert un nouveau siège au Grand Conseil, mais il crut devoir refuser. Trop de confiance accordée au dernier moment à l’entreprise de Raoul Pictet, patronnée par les hommes les plus éminents du pays, lui coûta cher. Mais voulant rester honnête jusqu’au bout, il préféra, à l’encontre de ce qu’avaient fait d’autres personnages qualifiés, assumer lui-même toutes les conséquences de sa malheureuse souscription.

U peu trop entier dans ses idées, il avait une certaine originalité non dépourvue d’agréments. Entre deux prises de tabac, il décochait souvent des traits piquants, des observations spirituelles et souvent aussi d’utiles conseils. En un mot, c’est un homme qui a rendu de nombreux et utiles services et dont la Gruyère, Neirivue en particulier, a le droit d’être fier.

Il a laissé trois enfants, deux filles, Marguerite et Catherine et un fils Simon, devenu le Docteur Geinoz.

(Rodolphe Bochud, curé de Neirivue)

  Photos & documents

{{ media.title }}

{{ media.short_title }}
{{ media.date_translated }}

 Aperçu de l'arbre

             
     
     
     
Jacques Joseph GEINOZ   Pétronille MORAND †1814    
|
4
  |
5
 



 
|  
Simon Jude GEINOZ 1785-1847   Marie Ursule Euphrosine CASTELLA 1803-1888
|
2
  |
3



|
Alexandre Boniface Olivier GEINOZ 1833-1895


  1. gw_v5_tour_1_title

    gw_v5_tour_1_content

  2. gw_v5_tour_2_title (1/7)

    gw_v5_tour_2_content

  3. gw_v5_tour_3_title (2/7)

    gw_v5_tour_3_content

  4. gw_v5_tour_3bis_title (2/7)

    gw_v5_tour_3bis_content

  5. gw_v5_tour_4_title (3/7)

    gw_v5_tour_4_content

  6. gw_v5_tour_5_title (4/7)

    gw_v5_tour_5_content

  7. gw_v5_tour_6_title (5/7)

    gw_v5_tour_6_content

  8. gw_v5_tour_8_title (6/7)

    gw_v5_tour_8_content

  9. gw_v5_tour_7_title (7/7)

    gw_v5_tour_7_content

  10. gw_v5_tour_9_title

    gw_v5_tour_9_content