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  • Né le 9 février 1824 (lundi) - Nigra Aqua, SUISSE
  • Baptisé le 9 février 1824 (lundi) - Nigra Aqua, SUISSE
  • Décédé le 22 avril 1866 (dimanche) - Neirivue, 1669, Fribourg, Espace Mittelland, SUISSE , à l’âge de 42 ans

 Parents

 Union(s)

 Frères et sœurs

 Notes

Notes individuelles

Parrain : Antoine Joseph Sudan, Nigra Aqua
Marraine : Catherine Geinoz, Nigra Aqua
Célébrant : Ignace L.J. Thorin, curé de Neirivue


Il fut un commandant militaire de grade moins élevé que Jean-Baptiste Gremion, dit Catogan, né vers 1750 et révolutionnaire avec Nicolas Chenaux, mais pour une cause plus noble. Il a souffert pour ses idées, qu’il était convaincu être justes, et c’est à ce titre qu’il mérite ici une mention, car savoir s’imposer pour une cause qu’on estime être celle de la justice et du droit est un acte noble méritoire devant dieu sinon toujours devant les hommes.


En 1847, Vital âgé de 23 ans seulement avait dû faire 81 jours de service dans l’armée régulière où il avait obtenu le grade de sous-lieutenant. Malgré la chute du Sonderbund, il resta fortement attaché au parti conservateur dont il était à Neirivue le membre le plus actif. Lors de la tentative d’insurrection, les 23 et 24 octobre 1848, il fut chargé d’entraîner les communes de la Haute-Gruyère, Neirivue en particulier, et partit, revêtu de ses habits militaires, ce qui ne pouvait que le compromettre plus gravement aux yeux des autorités.


La tentative ayant échoué grâce à l’indécision des dirigeants, Vital, comprenant qu’il ne manquerait pas d’être l’objet de poursuites, prit le parti de s’expatrier et fit partager son opinion par M. Joseph Jacquet d’Estavanens, sous les ordres duquel il avait agi. Le 25, ils prirent le chemin de l’exil en se dirigeant sur Bellegarde, Boltigen et le canton d’Unterwald, où grâce à l’influence du Père Rothenfluh, qui avait enseigné autrefois au collège de Fribourg, ils purent se munir de passeports et de recommandation pour l’étranger. Leur intention était de prendre du service militaire à Naples.


Après être resté quelques semaines à Wofenschiessen, où résidait le Père Rothenfluh, ils prirent le chemin du Gothard, qu’ils passèrent le 8 décembre. Le 9, ils traversèrent le canton du Tessin, puis, passant par Milan, Marengo, Pavie, Alexandrie ils arrivent à Gênes, où ils eurent la douleur de constater que leurs bourses ne contenait pas de quoi payer le bateau jusqu’à Naples. Force fut à M. Jaquet de vendre pour 85 francs une montre en or, cadeau de sa mère. Avec cela, ils purent s’embarquer, et après trois jours de traversée, ils arrivèrent Naples.

Ici, nouvelles déceptions. Malgré les excellentes recommandations dont ils étaient porteurs, en particulier de M. Aloïs Reding, ils ne purent obtenir le poste d’aspirant-officier qu’ils sollicitaient. Vital Geinoz préféra rentrer au pays, plutôt que de prendre un engagement de simple soldat. Muni d’un peu d’argent que lui remis son compagnon d’infortune, il parvint, à force d’économie et de privations à atteindre Genève où on lui procura une place de domestique chez M. Regard à Cessy ( ?). Il resta là 5 ans pendant lesquels il put, de temps à autre, visiter furtivement ses vieux parents. Mais il devait user de grandes précautions, car il était frappé d’un bannissement, sans compter une imposition de 190 francs que lui octroyait le décret du 23 décembre 1848.

Soupçonnant sa présence le syndic alla un jour fouiller toute la maison paternelle, sans oublier le buffet de l’horloge. Mais le fugitif avait déjà déguerpi. Une autre fois cependant, usant de moins de prudence et pensant qu’on l’oubliait s’est laissé conduire un bout de chemin par son beau-frère, Maxime Geinoz. Mal lui en prit, car à peine arrivé à Bulle, il fut appréhendés par un gendarme et écroué dans des prisons du château où ses amis politiques lui faisait parvenir depuis le Cheval-blanc une nourriture plus soignée que celle des prisonniers ordinaires. Ses descendant racontent que, ayant à payer une somme de 500 francs pour une imposition et amende, il la versa a entièrement en pièces de un et 2 centimes pour donner de la besogne à ceux dont es biens des couvents ne parvenaient pas rassasier l’appétit. C’est ses amis qui l’avait aidé à réunir cette somme dont le versement lui permit de regagner la frontière de respirer hors du canton l’air de la liberté.

A la chute du régime radical, il rentra à Neirivue mais ce ne fut pas pour longtemps, car M. Moura qui avait à Genève un grand commerce de bois qui avait pu apprécier les qualités du proscrit gruérien, le rappela et lui confia le soin d’une partie de son commerce. Se voyant maintenant ans une position stable, Vital épousa le 4 novembre 1857 une gruérienne. Marie Julie Constance Currat, de Grandvillard, fille de Jean-Pierre Currat, qui avait fait toutes les campagnes du 1er Empire et dont les mémoires ont été publiées en 1894 dans le journal  »Le Fribourgeois ». Vital avait déjà eu de son union 5 enfants, 3 garçons et deux filles, lorsqu’une hydropisie du cerveau vint prématurément l’enlever à l’affection des siens le 22 avril 1866.

Comme il n’avait pas hésité à faire le sacrifice de son repos, de ses biens et même de sa vie, pour une cause essentiellement bonne, celle du droit opprimé et de la religion persécutés, il a laissé, dans un siècle vénal, un exemple à imiter par tous eux qui ont une conscience droite et un cœur noble.

Voici les noms des 11 « agents plus ou moins compromis dans l’insurrection du 20 novembre 1849, en exécution du décret d’amnistie du 23 décembre 1848 :

Pythoud Joseph, fils de Pierre, Pythoud Nicolas, Pythoud Joseph, fils d’André, Gremion Vincent, Gremion Justin et Gremion Cyprien, Geinoz Jean, Geinoz Joseph, fils de Pierre. Geinoz Bruno, Geinoz Hyacinthe et Geinoz René, maréchal.

Ils suivirent Vital Geinoz dans le mouvement insurrectionnel du 24 octobre 1848. Ils étaient partis en secret, de nuit, et n’avaient pas même été jusqu’à Bulle, lorsqu’un contrordre est venu leur faire rebrousser chemin. Rentrés en silence, leur équipée aurait été ignorée si l’aubergiste chez qui ils avaient fait remplir leurs gourdes, ne les avait pas trahis en les signalant au syndic qui fit son rapport à la Préfecture. Ainsi, du moins, l’ont-ils toujours cru.

(Rodolphe Bochud, curé de Neirivue)

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

     
 
 
 
Pierre François GEINOZ 1795-1871   Marie Thérèse SUDAN 1792-1864
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Antoine "Vital" GEINOZ 1824-1866


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