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  • Né le 1er novembre 1817 (samedi) - Villars-sous-Mont, 1666, Fribourg, Espace Mittelland, SUISSE
  • Décédé le 6 février 1888 (lundi) - Rome, ITALIE , à l’âge de 70 ans
  • Historien

 Parents

 Notes

Notes individuelles

Le récit de sa vie, retracée ci-après, a été puisé dans la revue " Nouvelles étrennnes fribourgeoises" de 1918.


Hubert Thorin, de Villars-sous-Mont (1817–1888) mort à 70 ans

Il est né dans ce village le 1er novembre 1817. Il fit ses études littéraires au collège de Fribourg où il entra en automne de l’année 1830 et où il se fit bientôt remarqué que son application de ses talents. Peu à peu sa santé s’altéra et ce ne fut pas sans peine qu‘il termina la classe de rhétorique et en 1837. Il commença cependant le cours de philosophie dans le même collège; Mis soit pour apprendre l’allemand, soit pour changer d’air dans l’intérêt de sa santé, il quitta Fribourg pour aller continuer les études de la philosophie à Schwytz, où les Jésuites venaient de fonder un nouveau collège. A la fin de cette année scolaire, sa santé se trouva sérieusement compromise, il fut condamné à un repos forcé. Il voulut plus tard commencer des études de théologie mais il ne put pas les continuer et il rentra à Villars-sous-Mont. Il y resta pendant plusieurs années sans pouvoir s’occuper sérieusement. Il lisait et s’essayait de à faire de petites compositions en prose ou en vers.

Une catastrophe arrivée à Estavannens le 17 janvier 1843 à laquelle échappa M. Joseph Jaquet, plus tard conseiller d’Etat, le mit en rapport avec ce jeune homme.

« Ce fut pour nous, dit Thorin dans ses mémoires manuscrits le commencement d’une liaison intime, d’une amitié qui ne s’est jamais démentie et a survécu aux événements et même à des dissidences d’opinion, regrettables sans doute, mais j’ai toujours conservé l’espoir de voir disparaître un jour et le plus tôt meilleur. »

C’est à l’occasion de cette catastrophe que Thorin débuta dans le journalisme par un récit qu’il publia dans l’ « Union » journal qui paraissait alors à Porrentruy. Il continua depuis lors à publier des articles dans divers journaux.

Thorin entra dans la vie publique à la fin de l’année 1844. Le 18 décembre il fut nommé juge au tribunal de Gruyères le front et l’année suivante il fut élu conseiller d’Etat dans la séance de neuf du Grand Conseil du 20 juin. Cette nomination étonna grandement celui qui en était l’objet et il ne se résigna que difficilement à l’accepter. Il n’y consentit que cinq mois plus tard et n’entra en fonctions que le 19 novembre 1845. Il fit partie de ce corps pendant deux ans puisqu’à la suite du Sonderbund.

Les changements profonds que subit alors le canton engagèrent Thorin à quitter son pays. En décembre 1847, il se réfugia en Savoie. Il séjourna quelque temps à Annecy puis à Saint-Julien où il rédigea momentanément un journal. Cette position ne lui convenait pas et il quitta la Savoie en février 1848. Arès avoir passé quelques jours de auprès de ses parents à Villars-sous-Mont, il se rendit à Lyon pour occuper une place le précepteur. Il y arriva au moment où éclatait la révolution qui renversa Louis-Philippe du trône. L’année suivante, pour se perfectionner dans la langue allemande, il se rendit à Fribourg en Brisgau et y suivi quelques cours de l’université comme et étudiant bénévole. A la fin de l’année scolaire, il rentra définitivement à Villars-sous-Mont.

Quoiqu’il y vécut dans le calme le plus parfait et ne prit aucune part aux troubles qui agitèrent le canton pendant la domination du régime radical, il subit deux fois la prison sous l’inculpation d’avoir pris part à des insurrections auxquelles il était resté tout à fait étranger.

Lorsque le parti conservateur reprit le pouvoir aux élections de 1856 Thorin fut nommé contrôleur des hypothèques dans la deuxième section du district de la Gruyère (1857), fonction qu’il conserva jusqu’à sa mort.

Il fut aussi juge au tribunal du même district de 1857 à 1874 et député au Grand Conseil de 1864 à 1874.

Bien différent de tant d’autres, il aima les lettres toute sa vie et les cultiva avec persévérance. Il a beaucoup écrit et sur des sujets très divers. Son style est clair, coulant et ne manque pas d’élégance. Ses idées sont nettes et il les exprime avec facilité et précision sans viser à l’effet.

Lorsqu’il touche aux matières politique et religieuse il défend avec conviction et franchise les principes conservateurs et catholiques. Dans les nombreuses réunions de sociétés dans lesquelles il prenait volontiers la parole, il le faisait avec dignité et modération dans la forme, sans se laisser entraîner aux allures de tribun.

Dans l'âge mûr, Thorin s’adonna en particulier à l'histoire nationale. On connaît ses intéres-santes monographies historiques de Neirivue, Villars-sous-Mont, Grandvillard et Gruyères. Avec le curé Jeunet, il a publié une vie de la bienheureuse Louise de Savoie qui a eu un succès mérité. On lui doit aussi la traduction de l'ouvrage allemand de Monsieur Scherrer sur le rétablissement de culte catholique dans la Suisse protestante.

Au commencement de cette année 1888 Thorin pris part au pèlerinage suisse à Rome à l’occasion du jubilé sacerdotal S.S. Léon XIII. A Alexandrie, il fit une chute et se blessa au pouce. Il continua le voyage mais le mal empira. Il eut cependant la consolation d'assister à l'audience solennelle que le Saint-Père accorda aux pèlerins et de recevoir une bénédiction spéciale. Le tétanos se déclara et il mourut le 6 février. Son corps repose à Rome, dans le cimetière de Saint-Laurent hors des murs. Il fut accompagné à sa dernière demeure par Monseigneur Mermillod et les nombreux pèlerins suisses qui voulurent rendre un dernier hommage au bon citoyen et au zélé chrétien.
J.G.


(retranscrit le 10 février 2018, par Jean Pharisa, Bulle)

Naissance

Il a écrit une notice historique sur Villars-sous-Mont :
https://books.google.ch/books/about/Notice_historique_sur_Villardsous_Mont.html?id=gYj1ceBwmj0C&redir_esc=y

Une notice sur Neirivue :
https://books.google.ch/books/about/Neirivue_et_son_p%C3%A8lerinage.html?id=W18pAAAAYAAJ&redir_esc=y

Notice historique sur Gruyères :
http://doc.rero.ch/record/306516

Une notice historique sur Grandvillard :
http://www.estavannens.com/Historique_de_Grandvillard_-_Thorin.pdf

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

     
 
 
 
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Hubert THORIN 1817-1888


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