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H  Jean-Baptiste GREMION "Catogan"

(Jean-Baptiste GREMION)


  • Né vers 1750
  • Décédé
  • Révolutionnaire

 Union(s) et enfant(s)

 Notes

Notes individuelles

C'est un autre général qu'a fourni Neirivue. Il naquit vers 1750, non à Neirivue puisque le registre des baptêmes ne faisait pas mention de lui. Le 28 avril 1778, il épousait Marie-Claudine, de fille de Claude Tena, de Grandvillard. Le mariage fut célébré dans la chapelle d'Enney, où Catogan résidait depuis plusieurs mois.

Son surnom de Catogan lui venait de la tresse de cheveux, forts en usage à la fin du 18e siècle que portaient les hommes sur la nuque et appelée Catogan.

Peu après son mariage, Catogan vint se fixer comme aubergiste à Neirivue, où le 6 juin 1779, il eut un enfant auquel on donna le nom de Jean-Claude. Un second enfant naquit le 25 janvier 1781. On lui donna le nom de Jean-Louis.

Catogan joua un rôle assez marqué lors de l'insurrection Chenaux en 1781 et sous le régime helvétique. Il paraît que Chenaux avait de nombreux partisans à Neirivue. Lorsque sa tête fut mise à prix, il se fit garder par ses partisans. Un jour, il se trouvait au cabaret St-Georges à Gruyères avec l’avocat Castella, voyant arriver des hommes du village de Neirivue, armés et séduits par ses intrigues, il dit à haute voix : « Voici mes braves de Neirivue » et il les fit boire ses frais.

À l'occasion de soulèvement de mai 1781, Gremion avait été chargé avec Jean Murith d’entraîner la partie supérieure du baillage de Gruyère, bien qu’il n’eût pas assisté à aucun complot des principaux rebelles.

Le 2 mai, il se trouvait à Bulle avec un changement de vin lorsque une troupe de campagne exaltée l'entoura avec le Major Nicolas Chenaux qui lui dit : « Sois des nôtres, l’ami, ton vin sera le bienvenu ».

Il hésita d’abord, puis sautant en bas du char qu’il confia à quelqu’un de Neirivue, il dit : « eh bien oui, je suis de des vôtres ».  

Le 4 mai, il commandait la troupe des insurgés, environ 2000 hommes, qui s’avancèrent jusqu’à la chapelle Saint-Jacques près de Fribourg. Mais, voyant devant lui une troupe bien armée et organisée, le général improvisé ne trouva pas prudent d’engager la lutte. Il préféra se rendre après avoir engagé les siens à déposer les armes ; ce qui n’empêcha pas leurs Excellence de le faire jeter dans un croton de Jacquemard.

La détention dans laquelle il souffrit même la torture de la corde dura jusqu’au 7 juillet jour où il fut jugé et condamné à un bannissement perpétuel hors de la Confédération. C’est à genoux devant la maison de Ville de Fribourg qu’il dut entendre la publication de sa sentence.

Après son bannissement, il se retira en France. En 1790, il se trouvait au nombre de ceux dont les gouvernements aristocratiques de Berne, de Fribourg et de Soleure demandaient l’extradition et qui fut refusée. Après l’époque de la révolution, Gremion était chef de division dans les Pyrénées. Il rentra en Suisse avec les autres réfugiés politiques à la suite de l’invasion française de 1798 et devint chaud partisan de la république helvétique, dont il fit peindre les couleurs vert, rouge et jaune, aux encadrements des portes de son auberge, incendiée en 1791 mais reconstruite en 1793 au nom de ses enfants et portant l’enseigne « Au Lion d’or. Bon gîte à pied et à cheval. 1973 ».

Après son retour, qui ne fut pas un bonheur pour la localité, il reconstruisit la grange de l’auberge qui se trouvait de l’autre côté de la route et ce fut à cette occasion qu’eut lieu le légendaire souper républicain resté légendaire à Neirivue. On avait fait ce qu’on appelle dans la contrée un  « rîdou » pour mener les bois de bâtisse et tous ceux qui y avaient pris part furent invités au souper. Des « diétzo » remplis de viande y remplaçaient les plats et des « trintchiaux » tenaient lieu d’assiettes. « Vous pouvez en casser tant que vous voudrez » avait dit en riant Catogan à ses invités, persuadé que ces assiettes nouveau genre étaient incassables. L’un des convives, voulant montrer sa force, appuya sur son « trintchiau » sur l’angle du banc et pressant fortement, il le partagea en deux. Mais, reconnaissant trop tard que l’objet cassé portait sa marque, il s’exclama : «  Oh ! Diable ! C’est le mien » ! Ce qui prouve que, pour la circonstance, Catogan était allé à la quête de tous les « trintchiaux » du village. Comme il n’y avait ni verres ni fourchettes, les invités buvaient du goulot de leurs bouteilles et ils se servaient de leurs doigts pour porter à leur bouche la viande que Catogan leur jetait. Malgré tout, on but bien, on rit beaucoup et ce rire se renouvella chaque fois qu’on y parle du souper républicain de Catogan.

En 1799, Catogan fut chargé par le commandant Rodolphe Martin Gapany, de Marsens, de garder avec 300 hommes de la Gruyère et deux canons le défilé de La Tine. Il resta à son poste du 14 au 20 avril mais, ne voyant pas arriver les insurgés, il voulu aller à leur rencontre ou au moins fraterniser avec les patriotes du pays d’Eh-haut. Il marcha sur Rossinière et Château-d’Oex où les patriotes soignèrent sa troupe. A Rougemont, il logea au château ballival, chercha à fraterniser et planta l’arbre de la liberté.

Un dimanche, son aumônier, Chenaux, chapelain de Montbovon célébra même la messe dans le temple, antique église du prieuré. Mais là-haut, Catogan était scandalisé de ne rencontrer, comme il l’écrivait à Gapany, « que des patriotes glacés, regrettant encore les perruques et le joug des baillis bernois".

Sa troupe, apprenant que l’abandon du poste de La Tine avait été désapprouvée par le commandant Gapany, le quitta à peu à peu si bien qu’il dut rentrer presque seul à Neirivue, rapportant peu de gloire de sa campagne, mais par contre le surnom de « général des pois ramés » que lui décernèrent ses soldats, mais nous ne savons pas trop pourquoi.

Avec ses deux fils, il y avait organisé Neirivue une société de viveurs appelée « la bande joyeuse » dont les membres faisaient tapage, non seulement chez eux mais encore dans les villages voisins jusque dans le pays d’En-haut. Dans l’une de ces sorties, la bande joyeuse ne se contenta pas de boire, de chanter et de danser mais elle provoqua au-delà de La Tine une bagarre qui coûta cher à ses auteurs. On dit que c’est à la suite de cette bagarre et de la chute du régime helvétique que Catogan regagna la France avec sa famille. Ses fils, ayant d’ailleurs fait faillite l’année précédente. En inscrivant le baptême d’un enfant illégitime, né le 4 octobre 1803 de Marie-Anne Pythoud et attribué à Jean-Claude, fils de Jean-Baptiste Gremion, dit Catogan, le curé Dupasquier ajoute que ce dernier est retourné en France avec sa famille et lui souhaite de ne jamais revenir.

Gremion entraîna avec lui en France quelques-uns de ses amis de la bouteille entre autres Jacques-Joseph Gremion du Planchamp, qui abandonna sa femme pour suivre l’aventurier et un frère de Marguerite Sophie, femme de Bruno. Ce Pythoud mourut à Vilna, des suites d’une blessure qui l’avait reçu dans une bataille. La veille de la bataille, il avait écrit à ses parents une lettre dans laquelle il leur annonçait qu’on était sur le point d’engager la lutte avec les russes. Cette lettre existait est encore au moment de l’incendie de 1904 dans laquelle elle disparut avec tous les écrits de la famille Castella, dite à Bruno.

On ne sait rien de positif sur le sort de Catogan après son retour en France. Aux dires d’un vieux soldat de Cerniat appelé « Ressort » l’un des rares survivants de la campagne de Russie, Catogan aurait été son compagnon d’armes, courageux, bon soldat, disait-il lorsqu’il n’avait pas bu, sachant très bien danser mais mauvais chanteur. Il semble difficile qu’à l’âge de 60 ans, Catogan ait plus suivre l’armée de Russie mais il est très probable qu’il aura repris du service dans l’armée et sera peut-être resté en garnison quelque part.

On ne connaît rien non plus du sort des fils. Quant à sa femme, elle rentra au pays avec sa fille Agnès. Elles s’établirent à Grandvillard comme sage-femmes. La mère, Claudine Marie, mourut le 1er avril 1832. Le registre des décès la mention comme «  veuve de Jean-Baptiste Gremion, de Neirivue, auparavant ….» Sa fille Agnès se maria trois fois. La première fois le 12 octobre 1807, avec Joseph Alexandre de la Tena (à Trapet). De ce premier mariage, elle eut plusieurs enfants : entre autres François Constant, né le 20 novembre 1807 ; Marie Léonie Eléonore, née le 4 février 1811; Jacques Alexandre Frédéric, né le 11 novembre 1812 ; Eugène qui est mort sans enfants ; Agathe, née le 30 septembre 1819. Celle-ci épousa Eugène Glasson, de Bulle. Elle eut trois filles : Fanny qui vous épousa Casimir Borcard, de Grandvillard, Marie, qui épousa le grand Delacomba des Sciernes et Louise, qui épousa Jules Garin, de Bulle.

Constant eut plusieurs enfants, entre autres Jacques à Trapet, Isidore, etc. Ce sont les seuls descendants de Catogan, connus dans le pays. S’il y en d’autres en France, on l’ignore.

De ces deux derniers mariages avec Jean Currat au notaire, le 15 novembre 1832 et avec Jean-Joseph Gremion, de Gruyères, le 14 juillet 1845, Agnès, la fille de Catogan, n’eut pas d’enfants. Elle mourut à Grandvillard, le 4 juin 1862, âgée de 76 ans. Comme sa naissance ne figure ni dans les registres de Neirivue ni dans celui de Grandvillard, elle sera probablement née en France, vers 1786. Ce qui prouverait que la femme de Catogan avait accompagné son mari dans son exil,

(Rodolphe Bochud, curé de Neirivue)

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