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  • Décédée le 2 décembre 1901 (lundi) - Neyruz, 1740, Fribourg, Espace Mittelland, SUISSE

 Parents

 Notes

Notes individuelles

La fin tragique d’Etienne Chatton, bourgeois d’Avry-sur-Matran

Dimanche 1er décembre 1901. Les cloches de l’église de Neyruz appellent les paroissiens à la grand-messe.Etienne Mettraux, buraliste postal, se rend avec sa famille à l’Office célébré par le curé Jean-Louis Marmier. Seule Louise, âgée de 17 ans, est restée pour « garder la maison ».
Celle-ci abrite non seulement la poste, mais encore une épicerie appelée « le magasin ». Personne, en ce paisible dimanche matin, n’imagine qu’un drame s’y prépare. Le cousin meurtrier . Et pourtant ! Etienne Chatton, le neveu d’Etienne Mettraux,caché depuis la veille dans la grange contiguë à la poste, va commettre l’irréparable.Il se présente à sa cousine Louise, seule à la cuisine.Elle lui offre une collation. La jeune fille ne pense pas un instant que son cousin est venu pour commettre un vol. Les deux jeunes gens bavardent, puis Etienne dit qu’il va s’enaller à Orsonnens chez son oncle Chappuis. Louise s’apprête à lui ouvrir la porte lorsqu’il la frappe violemment à plusieurs reprises au moyen d’une hache trouvée dans le « cache-colliers ».Il lui assène un dernier coup en pleine figure, laissant la hache plantée dans le front. Il s’empare ensuite des 309 fr. contenus dans la caisse de la poste. Puis, terrorisé par le meurtre qu’il a commis, ils’enva à la grange,où il se cache dans le foin jusqu’au mardi matin.Lorsqu’il quitte sa cachette, son cousin, qui l’aperçoit en larmes, ne se doute pas encore qu’Etienne est l’assassin de sa sœur Louise.

Les parents horrifiés

En revenant de l’église, la famille est étonnée de trouver porte close. On appelle Louise. Pas de réponse ! Un membre de la famille se rend alors dans le jardin et pénètre dans la maison par la porte du corridor restée ouverte. C’est là que gît lajeune fille, dans une mare de sang. Lorsque ses parents affolés s’approchent, la victime tente péniblement de se retourner et la hache tombe de son front. Son calvaire durera jusqu’au lendemain matin à trois heures, malgré l’assistance des docteurs Nicolet, de Prez, Clément et Comte de Fribourg.
Ce meurtre terrorise et écœure l’opinion publique. La peur d’une récidive envahit la région, tout spécialement les fermes isolées. L’arrestation du meurtrier est impatiemment attendue…En premier lieu par les proches de Louise dont$ les noms apparaissent dans les chroniques de La Liberté qui évoquent le meurtre : ses frères Fernand, Paul et Urbain, sa sœur Mathilde, Honoré et Françoise Ruffieux, le domestique et la servante.

L’arrestation

Vers huit heures, le mardi soir, un agent de police lausannois interpelle Etienne Chatton au Café du Chemin de fer situé près de la gare de Lausanne. Il est arrêté non pas pour meurtre, mais pour un vol de 400 fr. signalé par la préfecture de Fribourg. Mais, divers indices contribuent peu à peu à faire peser sur Chatton de graves soupçons au sujet du forfait de Neyruz : il a déjà tenté 45 fois de dévaliser son oncle le buraliste ; son cousin signale qu’il l’a vu le mardi matin ; un boutonde manchette que des témoins assurent lui appartenir a été trouvé dans la flaque de sang.
Quand le meurtrier est ramené à Fribourg, le 5 décembre, il passe tout près d’un lynchage. Une foule menaçante a envahi les abords de la gare. L’accusé, entouré d’un peloton de$gendarmes, doit traverser cette foule qui vocifère des cris de mort. Chatton est suivi par des centaines de personnes jusqu’à la préfecture ; il est frappé à coups de pied jusqu’à son entrée dans le bâtiment. Interrogé par le préfet Charles Wuilleret, il finit par tout avouer. En achevant des aveux fréquemment interrompus par les larmes, Chatton déclare qu’il demande pardon à Dieu et aux hommes, qu’il mérite la mort et qu’il se soumet à la justice humaine
.
Etienne et son milieu

Etienne Chatton, âgé de 27 ans, d’Avry-sur-Matran, a été jugé et condamné à mort par la Cour d’assises présidée par Emile Bise en janvier 1902. Les recours présentés par l’avocat du condamné, Me Joseph Cosandey, ont été rejetés par la Cour de cassation le 12 février 1902, par le Tribunal fédéral le 29 mai. Et, le 31 juillet, c’est le Grand Conseil qui rejetait le recours en grâce par 76 voix contre 23. Le député Edouard Bielmann a lancé avant ce rejet un vibrant appel à la clémence. Ses propos sont reproduits dans La Liberté du 1er août 1902.
A la lecture des articles de La Liberté qui relatent toutes ces péripéties, la personnalité d’Etienne Chatton se dessine peu à peu. Il est victime d’une hérédité chargée. Abandonné par son père Isidore, alcoolique et multirécidiviste, il a unemaman, Brigitte, qui est une brave femme. Mais celle-ci passe trop facilement l’éponge sur les frasques de son fils.La grand-mère d’Etienne dans la ligne paternelle, surnommée la Mort au daz, elle aussi alcoolique, fut condamnée à la prison pour avoir émasculé son amant…
Placé tout jeune chez son oncle Etienne Mettraux à Neyruz, il y commet divers larcins qui exaspèrent sa famille d’accueil. Chassé de Neyruz, Etienne Chatton ne pourra pardonner la sévérité de son oncle. A l’âge de 16 ans, à Villarsel, Etienne tombed’un cerisier et il reste dix jours sans connaissance. A la suite de cet accident, il serait devenu fragile et très émotif. Sa vie, dans les années qui$ ont suivi, est celle d’un domestique pérégrinant de Zoug à Marseille et d’Orsonnens à Paris, avec des escales dans
les bobinards. On peut constater en lisant les textes consacrés au crime de Neyruz que l’assassin de la jeune Mettraux étai en réalité un « pauvre diable », abandonné à son sort de domestiqu-vagabond-chapardeur. Dans les années 1900, il n’existe aucun Service officiel pour s’occuper des délinquants, aucun suivi ni aucun soutien à des jeunes hors normes, aucune thérapie psychologique, mais des coups de pied au cul et des baffes pour redresser les torts et remettre dans le droi$ chemin. Des méthodes qui peuvent conduire au mépris des lois et des autorités…Une très grande rigueur provoque l’inverse de ce qu’elle recherche. Le crime commis par Etienne Chatton est horrible, inqualifiable. On peut néanmoins se demander si une éducation appropriée n’aurait pas préservé Etienne d’être l’auteur de gestes si atroces.


Derniers instants du dernier Fribourgeois guillotiné…

A 4 heures et demie du matin, dans la nuit du 1er au 2$ août$1902, Etienne Chatton vit ses dernières heures à la prison des Augustins. Le curé-recteur de la paroisse de Saint/Maurice, Louis-Gustave Brasey, l’assiste avec autant de compassion que d’émotion. Il l’avertit de l’heure de l’exécution. Chatton fait preuve de courage et d’une impressionnante résignation. A plusieurs reprises, il demande pardon à sa victime et à la famille de celle-ci. A trois heures du matin, le curé Brasey célèbre la messe du condamné dans la chapelle de la prison. A la communion, Chatton récite les actes d’une voix ferme. Le prêtre pleure et le condamné lui dit : « Pourquoi pleurez-vous ? Ne suis-je pas heureux de mourir ainsi ? »
L’heure de l’exécution s’approche. Chatton, les yeux bandés, avec à ses côtés des ecclésiastiques, prend place au centre d’un petit cortège qui descend les escaliers conduisant à la cour de la prison en récitant les litanies de la Ste-Vierge.
Arrivé à la hauteur des témoins, le condamné est dirigé vers l’échafaud. Mais, au moment où le bourreau Theodor Mengis, de
Rheinfelden, se saisit de lui pour le fixer sur la terrible planche, il cherche à se dégager et demande de pouvoir parler. Il dit distinctement: « Je demande pardon à Dieu et aux hommes; je me repens de mon crime. ».
Le bourreau et ses aides fixent le corps. Dans l’ultime seconde, Chatton dit encore :«Mon Dieu, ayez pitié de moi! ». On perçoit le bruit produit par la chute du couperet .La tête roule dans un panier de sciure, placé derrière la guillotine. Quelques secondes après, les ecclésiastiques présents récitent le «De Profundis».

La disparition de la peine de mort

Lorsqu’on prétend qu’Etienne Chatton fut le dernier condamné à mort exécuté en Suisse, c’est inexact. Il fut le dernier criminel guillotiné dans le canton de Fribourg. Il y eut d’autres condamnations à mort au XXe siècle, des civils et des militaires. Pendant la dernière guerre mondiale de 1939 à 1945, dix-sept hommes ont été passés par les armes,tousmilitaires de 22 à 47 ans, dont un major (employé de banque), un premier-lieutenant (étudiant en philosophie) et deux fourriers (employésde commerce), exécutés pour avoir livré quelques renseignements, à l’Allemagne principalement. Les verdicts ont été annoncés, avec noms et motifs, dans une presse sans pitié qui approuvait ouvertement, en les justifiant, ces exécutions qu’elle qualifiait « d’actes de défense nationale ».
Ce n’est qu’en 1992 que la peine capitale fut définitivement abolie en Suisse, y compris dans le code pénal militaire.

Tiré d'un texte de Jean-Marie Barras (page 44 à 46)

https://www.nervo.ch/wp-content/uploads/2017/03/Textes_divers_sur_Avry.pdf


Voir aussi :

http://familleegger.blogspot.ch/2009/06/la-fin-tragique-detienne-chatton.html

http://guillotine.cultureforum.net/t1832-etienne-chatton-le-dernier-guillotine-romand-1902

Décès

Assassinée à la poste de Neyruz, par Etienne Chatton, le dernier guillotiné du canton de Fribourg. Elle avait 18 ans.
(voir sous "Notes")

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

    Henri Valentin SUDAN CHEVALLEY 1794-1858 Marie Rosalie CAILLE 1796-1864 Jean Jacques GREMION ca 1820- Claudine Mélanie Claudine CASTELLA ca 1820-
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  Joseph Auguste SUDAN CHEVALLEY 1834-1887 Madeleine Joséphine Romaine GREMION 1846-1928
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Etiienne METTRAUX †1920 Marie Louise SUDAN 1871-1957
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Louise METTRAUX †1901


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