Docteur ès droits à Louvin

  • Né en 1513 - Vesoul
  • Décédé
  • Avocat au bailliage d'Amont

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Frères et sœurs

 Notes

Notes individuelles

SIMON RENARD, chevalier, seigneur.de Bermont, Bourbévelle, né à Vesoul vers 1513,reçu docteur es droits à Louvain,avocat au bailliage d'Amont, lieutenant général à Vesoul, puis, le 24 avril 1547, conseiller maître des requêtesordinaires de l'hôtel de l'Empereur. Gouverneur provisoire du duché de Milan, et présent à la bataille de Mulberg en1547,il siège à la diète d'Augsbourg en 1548 et il est institué chevalier de la Clef Dorée et comte palatin par patentesde Charles Quint de janvier 1548 et 1549 datées de Brùxelles Ambassadeur en France en 1549,puis en Angleterre, où ilnégocie en 1554 le mariage de Philippe II et de 1a reine Marie, il est en 1556,à Vauxolles, le principal négociateur dela trève de ce nom avec Henri II. Conseiller au Conseil Privé de Madrid en 1564,et.tombé peu après dans la disgrâce deS.M C, il y mourut le 8 août 1573";dans son lit, assassiné peut-être"par les sbires de son ennemi Granvelle" .Il avaitépousé Jeanne Lullier fille de Nicolas seigneur.de Raucourt , et de Guyotte d'Orchamps.

Général DE MESMAY


RENARD (Simon), 'homme d'Etat, naquit à Vesoul au commencement du XVI. siècle. Ayant terminé ses études à l'Université.de Dole, il prit ses degrés en droit, et fut pourvu, bientôt après, de la charge de lieutenant-général au bailliaged'Amont (178). Son mérite et sa capacité le firent connaître du chancelier Perrenot de Granvelle, et de son filsl'évêque d'Arras, devenu célèbre sous le nom de cardinal de Granvelle. Par leur protection, il obtint une place demaître des requêtes au conseil de Flandre, et parvint rapidement aux premiers emplois. Nommé d'abord ambassadeur enFrance, il fut ensuite envoyé à Londres pour conclure le mariage de l'infant don Philippe (depuis roi Philippe Il) avecMarie(Stuart), reine d'Angleterre. Renard montra beaucoup d'habileté dans celle négociation, et triompha de tous lesobstacles qui s'opposaient à une alliance vivement désirée par l'évêque d'Arras, et que la France ne voyait pas sansinquiétude. Depuis il fut employé dans plusieurs affaires importantes, et eut part au traité de Vaucelles (t556), donles conditions furent trouvées ruineuses pour l'Espagne. Renard, dans cette circonstance, s'était écarté des ordres desa cour, et le roi Philippe Il lui en témoigna son mécontentement. Persuadé que Granvelle l'avait desservi, Renards'unit aux ennemis de ce ministre et vint à bout de soulever contre lui la noblesse des Flandres. Il se permit, àl'égard de son bienfaiteur, les railleries les plus indécentes (179), et finit par pousser Ies mécon- tcnts à ledénoncer au roi comme 1auteur des troubles des Pays-Bas. Granvelle feignit longtemps d'ignorer les menées de
Renard; enfin, ne pouvant plus les dissimuler, il se contenta de lui écrire pour se plaindre de son ingratitude Nevous. Souvenez-vous plus, lui mandait-il, que c'est moi qui vous ai toujours soutenu, défendu et protégé partout Est-ceainsi que vous reconnaissez mes bontés, et que vous récompensez mon amitié. Pensez à vous-même, et je serais toujoursprêt à vous servir (180) Loin de profiter de ces sages conseils et de reconnaître ses torts, Renard se flatta qu'aidépar le prince d'Orange et par le comte d'Egmond, il viendrait à bout de raire renvoyer le cardinal, et peut-être de luisuccéder dans l'administration des Pays -Bas. Granvelle perdit enfin patience, et crut devoir punir un ingrat. Un desdomestiques de Renard, convaincu d'avoir vendu les secrets de l'Etat, avait été condamné à mort par le parlement deDole. Dans ses interrogatoires, il avait laissé échapper quelques mots qui pouvaient compromettre son maître, mais qu'onavait négligé d'éclaircir. Le cardinal fit rechercher les pièces, et parla au conseil des charges qui existaient contreRenard. Celui-ci demanda des commissaires pour le juger, et déclara qu'il ne rentrerait point au conseil avant qu'on nelui eût rendu justice. L'emportement qu'il mit dans ses plaintes déplut à la cour, et il reçut l'ordre d'aller servirdans le comté de Bourgogne. Renard refusa d'obéir, prétextant que sa santé ne lui permettait pas de supporter lesfatigues d'un si long voyage; mais voyant que les seigneurs f1amands n'osaient pas le soutenir ouvertement, il prit leparti d'aller en Espagne, où il espérait trouver des amis plus capables de servir sa haine contre Granvelle. Avant sondépart, il avait eu l'imprudence d'adresser au roi une requête par laquelle il lui reprochait de laisser ses servicessans récompense, et qu'il terminait en donnant la démission de sa charge de conseiller d'Etat, demandant pour toutegrâce d'être payé de ses appointements arriérés. Le roi, choqué de cette requête; le reçut très-froidement, et, aprèsune courte audience, le congédia. Renard languit plusieurs années à Madrid, dans la misère, et y mourut, dit l'abbéBoisot (Projet de la vie du, cardinal de Granvelle, p. 106), de chagrin ou autrement ( 18 f ),le 8 août 1575. L'écrivainqu'on vient de citer fait ainsi le portrait de ce négociateur: .C'était un homme fort habile, ardent, beau parleur, maisrailleur et turbulent. .Les Ambassades de Renard, 3 vol. in-fol. , font partie de la collection des Mémoires du card. deGranvelle conservés dans la bibliothèque: de Besançon. (Biog. univ., t. XXXVII, p. 323.) -Simon Renard s'était marié àJeanne Lullier, de laquelle il eut sept enfants; Nicolas Renard, dernier rejeton de cette race, mourut à Vesoul en 1698.(Mém. pour servir à l'hist. de la ville de Vesoul, Yverdun,1779.)

(179) Au baptême du fils du comte de Mansficld, on fit une mascarade dans laquelle un homme habillé en cardinal étaitchassé par un diable avec des queues de renard. Granvelle, dit l'abbé Boisot, ne fit qu'en rire; mais le roi n'yentendit point railleries. (Biog. univ.)

(180) Cette lettre, qui prouve et la modération du cardinal et son attachement sincère pour Renard, est imprimée dansles Memoires pour servir à l'histoire de Granvelle par Lesveque, I, 32 L'abbé Boisot en a publié une Autre, danslaquelle le cardinal offre de l'argent à Renard: .Vous me le .pourrez rendre, lui dit-il, après, avec votre commodité,ou je le recouvrerai .avec le temps, sur vos gages d'Espagne car je désire que vous soyez .accommodé ,et vous poussertout au plus que je pourrai. .(Tbid.)

(181) L'abbé Boisot veut sans doute faire entendre que Renard était soupçouné d'avoir termillé lui-même ses jours. Lebruit en courut dans sa, province, mais il ne s'est pas confirmé. On n'a pas manqué d'accuser le cardinal de Granvelled'avoir fait assassiner Renard; mais, au contraire, il donna des larmes à sa mort, et s'empressa d'offrir ses services àsa veuve et,et à enfants. (lbid

Louis SUCHAUX Gallerie biographique du département de la haute saône

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 Aperçu de l'arbre

Jean Ou Louis RENARD   ? ?    
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Thièbaud REGNARD, Gouverneur de la Seigneurerie de Marast 1515   Jeanne de BLEIGNEY
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Simon RENARD, Docteur ès droits à Louvin 1513-



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