• Décédé le 17 avril 1913

 Union(s)

 Notes

Notes individuelles


deces: Noisy fut le siège d'une catastrophe au début du siècle. Une ascension ludique dans les airs s'est muée en tragique accident le 17 avril 1913. Montés dans un ballon Zodiac piloté par Jacques Aumont-Thiéville, les cinq passagers ont trouvé la mort. D'après les témoins de l'époque, le temps était incertain, les averses brutales. La nacelle aurait traversé une violente averse de grêle avant d'être projetée contre le mur d'une maison. Parmi les aéronautes, on dénombre quatre aviateurs militaires : les capitaines Clavenad et de Noüe, le lieutenant de Vasselot et le sergent Richy. Pour faire la lumière sur ce drame, André Schelcher est chargé d'une enquête par l'aéro-club de France. D'où il ressort que le trajet mortel du ballon s'est déroulé sur 10 km, avant une descente vertigineuse et une chute au sol. C'est à Fontenay qu'il aurait été plaqué à terre par la violence de la tempête.
La balade vire à la tragédie
A partir de 1910, le ministère de la Guerre avait institué des ascensions en ballon libre pour les pilotes de l'aviation militaire. Il s'agissait pour les aviateurs d'un entraînement au séjour prolongé en l'air, au repérage par les cartes et par la vue aérienne de la terre. Ils pouvaient ainsi développer leur connaissance de l'atmosphère. Le ballon libre constituait alors une bonne méthode.
En ce 17 avril, le vent soufflait de l'ouest, faisant traverser Paris aux sphères. 180 kg de lest sont à la disposition des cinq aéronautes lors du départ au parc de l'aéro-club de France à Saint-Cloud. Il est 14 h 10. A 14 h 20, les jeunes pilotes passent la tour Eiffel à 840 mètres. Des témoins racontent qu'ils ont vu le ballon disparaître vers l'Est de Paris dans un nuage, tandis que la pluie et le vent se font plus violents.
La promenade dans les airs se transforme en tragédie à 14 h 40. A Fontenay-sous-Bois, le guide-rope, grosse corde de 120 mètres, traîne sur l'agglomération, la nacelle rasant les toits. Jacques Aumont-Thiéville, le pilote, était probablement à court de lest. Il tenta d'alléger le ballon en détachant le guide-rope. Rien n'y fait. Il s'écrase contre une maison. Ce choc fut probablement fatal à trois passagers assommés et tués, dont Jacques. Après le décès de ce dernier, seul compétent en pilotage de ballon, la catastrophe est inéluctable. La nacelle heurte un mur, puis un toit avant de traverser la forêt de Nogent. Elle passe audessus du fort de Villiers puis se dégonfle et s'abat avec une vitesse terrible.
Toute la France fut choquée par ce drame qui causa la mort de cinq jeunes gens. M. et Mme Louis Raphaël Cahen d'Anvers offrirent à l'aéro-club de France une parcelle de terrain. Un monument y fut érigé en 1939 à quelques mètres de l'endroit où s'abattit la nacelle.

  Photos & documents

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