Family Book





Summary

 1 - Bienvenue sur notre arbre généalogique.

Celui-ci présente la généalogie et principalement les ascendants directs des familles CASTAIGNE, RICHET, DELRIEU, VALLANTIN DULAC, BAILLY, COUILLARD et BOISJOLY.

Certaines branches familiales ont été étudiées avec un soin particulier tel que les COUSTOLLE, RAOULX, HEREDIA, RICHET, TRÉLAT, RENOUARD, LE BER, GUIMBERTEAU, VIDAUD et AUBRY.

 2 - Les CASTAIGNE

La famille Castaigne dont nous sommes issus apparaît au début du XVI°siècle à Bordeaux ; selon une tradition orale bien tenace mais non confirmée par des actes probants, la famille serait d’origine italienne où le premier des membres identifiés, Pierre Castaigne, apparaît à Gênes sous le nom de Petrus Castanea dans un acte latin daté du 15 mai 1511. Ce dernier y est désigné comme chargé d’affaire de François de Rochechouart, gouverneur de la ville de Gênes pour le roi Louis XII. Nous serions donc possiblement apparentés au pape Urbain VII qui s’appelait « Castagna » . Les armoiries de ce pape et celles de la famille sont en tout cas étrangement ressemblantes, pour ne pas dire similaires. « en chef, une châtaigne éclatée … »

A Bordeaux, les Castaigne était au XVI° siècle une famille de notaires (Jehan de Castaigne fut le notaire chargé de la succession de Pierre Eyquem de Montaigne ,père de Michel) ; une branche de la famille embrassa rapidement la religion réformée et , suivant les armées protestantes vers l’intérieur des terres, s’établit à Bassac en Saintonge et y fit souche. En 1670, un des descendants de cette lignée, Philippe de Castaigne, lassé des vexations et poursuites des catholiques abjura la religion réformée. Il exerça comme ses aïeux la profession de notaire qui devint, en 1671, dérogatoire (c’est à dire incompatible avec l’état de noblesse) ; il abandonna donc alors la particule. Il fut également comme ses enfants et petits-enfants juge-sénéchal de l’abbaye de Bassac et notaire royal héréditaire.

Pas moins de dix générations de médecins se succédèrent jusqu’à nos jours, dont les plus éminents au XX° siècle. Ainssi Joseph Castaigne (1871-1951) fit une carrière médicale particulièrement brillante qui entraîna rapidement sa nomination de médecin des hôpitaux de Paris et de professeur agrégé ; il devint ensuite directeur de l’École de médecine de Clermont-Ferrand. Son fils Paul (1916-1988) eut également une carrière médicale brillante et rapide et s'illustra comme neurologue à la suite du Pr. Alajouanine; il présida à la rénovation de l’hôpital de la Pitié-Salpetrière dont il devint doyen dès son érection en faculté autonome en 1968.

Ils sont aussi dans le clergé, représentés par Gabriel de Castaigne qui apparaissait encore naguère dans le Larousse, conseiller et aumônier du roi, avec les faveurs du roi Henri IV qui lui donna en 1600 l’évêché de Saluces, continuées par celles de Louis XIII. Ses ouvrages ésotériques publiés en 1661 sous le titre « Les œuvres du R.P. Gabriel de Castaigne, tant médicinales que chymiques » lui valurent encore post mortem un certain succès. Il y a aussi Philippe Michel Castaigne qui, prieur de l’abbaye de La Chaise-Dieu, reçut le fameux cardinal de Rohan exilé chez lui après l’affaire du collier de la Reine.

On compte des officiers brillants comme le commandant Philippe Castaigne (officier d’ordonnance de l’empereur Napoléon III) et auparavant le colonel Jean Emmanuel Castaigne, chevalier de Saint-Louis, qui s’illustra dans les campagnes napoléoniennes, et ses deux fils, officiers dans les campagnes d’Algérie et du Mexique. Cette tradition militaire perdure encore dans cette branche de la famille.

Ils eurent pratiquement tous une postérité nombreuse et se trouvèrent ainsi rapidement alliés aux principales familles notables de Saintonge et d’Angoumois.

Pierre Castaigne devint en 1793 le premier maire de Bassac comme le furent ensuite à chaque génération et à chaque élection un représentant de la famille.

Son fils Eusèbe(1804-1866) mérite une mention particulière car il fut un historien et archiviste renommé ; fondateur la « Société Archéologique et Historique de la Charente » en 1844 ; les travaux historiques qu’il publia sont tout à fait remarquables et les recherches qu’il effectua sur sa propre ascendance font encore autorité. Son fils Joseph fut un peintre localement connu ; 2 de ses peintures sont conservées dans l’église de Bassac, où elles figurent en bonne place de chaque côté du maître-autel. Mais, c’est un des fils de ce dernier, André Castaigne, qui fut le plus talentueux artiste, bien connu aux Etats-Unis où il était correspondant de presse, et en France avec ses illustrations de Gaston Leroux. Son autre frère, Joseph, plus littéraire, s’est fait connaître sous le nom de Jean Destrains dans des œuvres poétiques d’un bon niveau.

Par ailleurs, une partie de la famille Castaigne se dirigea dès le XVIII° siècle vers le négoce et singulièrement celui du cognac. Ainsi, au XIX° siècle, Emmanuel Castaigne né en 1846 s’illustra particulièrement dans ce domaine où il connut une grande réussite qui lui permit d’acquérir une fortune importante; il mourut sans descendance et légua ses biens à ses deux sœurs Sophie et Noémi qui avaient épousé deux frères Henry et Gabriel Castillon du Perron.

Le patronyme Castaigne existe dans d’autres régions d’Europe ; la branche belge est très importante de même que la branche normande (qui est protestante); il est difficile dans l’état actuel de nos connaissances historiques et généalogiques de faire un lien certain entre ces différentes branches et la nôtre mais rien n’interdit les hypothèses et les recherches

C'est grâce aux notes d'Eusèbe Castaigne, bibliothécaire de la ville d'Angoulême, sur la généalogie de la famille Castaigne que nous avons pu démarrer notre arbre. Vous pouvez consulter ces notes écrites à la main il y a environ 150 ans en allant sur [Notes écrites par Eusèbe CASTAIGNE]

 3 - Les familles Québécoises, BAILLY, COUILLARD et BOISJOLY

Comme dans bien des familles Québécoises, le nom de famille a changé au cours du temps, un enfant adoptant un surnom comme nom de famille.

C’est ainsi que Noël CARPENTIER est arrivé de France à Trois-Rivières vers 1665 comme domestique de [Pierre LEFÈBVRE]. Il a épousé au Cap-de-la-Madeleine en 1672 Marie-Jeanne TOUSSAINT, une "fille du Roi", c'est-à-dire une jeune femme qui recevait une dote du Roi de France si elle acceptait de venir en « Nouvelle France » pour s’y établir. A cette époque la Nouvelle France manquait de femmes et celles-ci trouvaient maris dès leurs arrivées.

Noël et Marie-Jeanne se sont par la suite établis à Champlain ou au recensement de 1681 ils avaient « 4 bêtes à cornes et 20 arpents de terre », soit près de 7 hectares. Ils ont eu dix enfants dont Médard qui se faisait appeler BAILLY. Les descendants de Médard sont restés dans la région de Champlain pendant un grand nombre de génération puisque j’ai connu la ferme Bailly qui était la propriété du grand père de ma femme Louise et de ses oncles dans les années 1970. Le nom de Bailly est devenu stable sur les actes de baptême vers 1846.

Pour dire un mot de la famille de ma belle mère, Mariette LANGEVIN, son ancêtre, François-Laurent BRONSARD, né à Saint-Pierre-de-Chemillé près d’Angers, est arrivé en Nouvelle France comme soldat de la Compagnie La Durantaye, puis il s’est établi, dans la région de Champlain, comme maître taillandier, c'est-à-dire fabricant d’outils tels que les marteaux, haches, bêches…

Dès son arrivé on lui a donné le surnom de LANGEVIN, sans doute à cause de ses origines angevines. En 1692, à Batiscan, petit village proche de Champlain, il épouse Marguerite COSSET dont le père Jean était arrivé de Vendée, et la mère Marguerite ÉLOY, elle aussi une fille du Roi, de Normandie quelques années auparavant.

Le nom de Langevin s’est fixé vers les années 1834. Très rapidement les Bronsard dit Langevin sont devenus agriculteurs. J’ai bien connu la ferme des grands parents de ma femme dans les années 1970. Elle était située à quelques kilomètres de la ferme des Bailly dans la commune de Champlain, proche de Trois-Rivières.

Guillaume COUILLARD, l’ancêtre de mon petit fils Thomas est arrivé en Nouvelle France en 1613 comme charpentier et matelot. Il était né à Saint-Malo en Bretagne en 1588. Il épouse à Québec en 1621 Guillemette HÉBERT qui était née à Paris vers 1606. Elle était venue avec ses parents Louis Hébert et Marie Rollet, son frère et ses sœurs s’installer en Nouvelle France en 1617. C’est la première famille à venir s’installer à Québec en tant qu’agriculteur.

Louis avant de venir à Québec avait vécu à Port-Royal en Acadie ou il était épicier et apothicaire. En 1613, suite à l'attaque de Port-Royal par le sous-gouverneur des colonies anglaises, Samuel Argall, les colons français sont forcés de rentrer en France. À Paris, Louis Hébert revoit Samuel de Champlain, qui le persuade de retourner s'établir dans la vallée du Saint-Laurent, où il a fondé Québec en 1608. Les Hébert vendent leur maison de la rue de la Petite-Seine à Saint-Germain-des-Prés et s'embarquent avec leurs enfants à Honfleur le 11 avril 1617. Le navire accoste à Québec le 15 juillet suivant, après une traversée difficile. Malheureusement en janvier 1627, Louis se blesse grièvement en glissant sur la glace et décède le 23 janvier de la même année.

Guillaume Couillard qui jusque la exerçait sa profession de matelot et de charpentier prend la succession de son beau père dans l’exploitation de ses terres. Le domaine prit le nom de la « SAULT-AU-MATELOT ». Il était situé sur la colline de la ville de Québec entre deux ruisseaux. En 1632 dans un livre écrit sur ses voyages [Samuel de CHAMPLAIN ] (témoin à son mariage en 1621) dira de lui qu’il était « un habitant du pays, qui se nourrit de ce qu'il a défriché au pays, appelé Couillard bon matelot, charpentier et calfeutreur [...] auquel nous mettions notre assurance qu'il nous secourerait. »

Guillaume et Guillemette eurent dix enfants, En 1654 Guillaume fut anobli puis les lettres de noblesse furent révoquées puis concédées à nouveau à ses fils Charles et Louis en 1668.

Jean GRIVEAU dit BOISJOLY, l’ancêtre de mon gendre, est né à La Rochelle en Charente Maritime, en 1665. Il arrive en Nouvelle France en 1686 comme soldat dans la compagnie de Macury. En 1686 il épouse à Montréal Marie BOUCHARD dont les parents, Guillaume et Françoise BÉNARD sont arrivés récemment en Nouvelle France. Guillaume était originaire de Neufchâtel-sur-Aisne en Picardie et Françoise de Vouvray-sur-Loir, dans la Sarthe. Les Griveau dit Boisjoly s’installent la génération suivante dans la région de Lanoraie et y resteront comme agriculteur jusqu’au milieu du vingtième siècle.


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