Charles-Grégoire de BEAUCHAMPS
Sosa : 202
Chevalier, Marquis de Beauchamps, Seigneur de Grand-Fief, de Champfleury, de la Neponthiére, de Béemont, Warzée et la Mellé

  • Né le 25 juillet 1731 - Cherbonnières, Charente Maritime
  • Baptisé le 26 juillet 1731 - Cherbonnières, Charente Maritime
  • Décédé le 5 mai 1817 - Paris, Rue St-André-des-Arts, Seine , à l’âge de 85 ans
  • Inhumé - Saint-Jean-d'Angély, Charente Maritime
  • Colonel de Cavalerie, Député de la noblesse aux Etats Généraux de 1789, et à l'Assemblée Constituante, Maréchal de Camp
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Charles Grégoire de BEAUCHAMPS (1731-1817)

Chevalier, Marquis de Beauchamps, Seigneur de Grand-Fief, de Champfleury, de la Neponthiére, de Béemont, Warzée et la Mellé

Chevalier de Saint-Louis

Député de la noblesse aux États généraux de 1789 pour la sénéchaussée de Saint-Jean-d'Angély

Biographie nouvelle des contemporains (1821)

BEAUCHAMP (Charles-Grégoire, Marquis de), député aux Etats-Généraux et Maréchal-de-Camp, naquit dans le Poitou, le 25 juillet 1731. Entré de très bonne heure au service, il était, à la bataille de Rosbach, cornette au régiment d'Escars cavalerie ; il reçut quatorze blessures dans cette malheureuse affaire, et néanmoins il rapporta son drapeau sur sa poitrine. Nommé par la noblesse député de la sénéchaussée de Saint-Jean d'Angély aux états-généraux, il ne parut point à la tribune. Absent de Paris, lorsqu'une partie de cet ordre protesta collectivement contre lesmesures prises par l'assemblée nationale, à son retour, il dit à Regnault de Saint-Jean d'Angély, son collègue de la même députation, mais non du même parti, ce qui n'avait apporté cependant aucun refroidissement dans leur amitié : "Il faut bien que je proteste ; je sais me battre, mais je ne sais pas écrire ; rédige-moi ma protestation particulière". Son ami s'y prêta de la meilleure grâce, et rédigea en conséquence les réfutations les plus énergiques de ses propres opinions. Après la session, en 1791, le marquis de Beauchamp fit un voyage dans le pays de Liège,où il avait de belles propriétés, qui servaient d'asile à beaucoup d'émigrés. Il s'y trouvait, dans sa terre de Beaumont, lorsqu'un matin, à cinq heures, on vient l'avertir que les soldats de la république arrivent. Il fait sonner la cloche du château, et annonce à ses nombreux hôtes qu'il faut qu'ils s'éloignent. Lui-même il monte à cheval, et se rend chez M. Mercy-d'Argenteau, où était M. le comte de Serent, avec les ducs d'Angoulême et de Berry dont le comte était gouverneur. Il l'invite à partir sur le champ avec les deux princes, avis qui ne fut point négligé. Le marquis de Beauchamp fut considéré en France comme émigré, et traité comme tel à Liège, lorsque les Français y entrèrent. Tous ses biens qui étaient considérables furent vendus, et, en 1802, il n'en rentra pas moins en France. C'est à son ami Regnault qu'il s'adressa, non pour rédiger sa demande en radiation, mais pour l'appuyer de son crédit. "La chose n'est pas facile, lui ditcelui-ci au bout de quelques jours ; la police a fait des recherches, et l'on a trouvé dans les cartons je ne sais quelle protestation que tu t'es avisé de signer en 1791. -"Oui, celle que tum'avais dictée." Le marquis de Beauchamp fut néanmoins rayé ; mais il ne retrouva en France que des amis ; rien ne lui restait de cette grande fortune, dont il avait si honorablement joui. Résigné à son sort, il a vécu paisiblement dans le sein de sa famille, où il est mort, le 5 mai 1817, sans que ses malheurs eussent altéré l'aimable égalité de son caractère, et l'eussent porté jamais à faire d'autres voeux que pour l'honneur et la prospérité de sa patrie.

Dictionnaire historique et généalogique des familles de l'ancien Poitou (1846)

Beauchamps (Charles-Grégoire, Mqis DE) a assisté par procuration à l'assemblée des nobles du Poitou en 1789, et fut nommé député de la noblesse de la sénéchaussée de St-Jean-d'Angély aux états généraux. Il fut un des signataires de la protestation du 24 juin 1790 contre le décret du 10 juin de la même année, concernant l'abolition de la noblesse. Il était entré de très-bonne heure au service, était cornette, à la bataille de Rosbach , au régiment d'Escarscavalerie, lorsqu'il reçut quatre blessures, qui ne l'empêchèrent pas de rapporter son étendard. Plus tard, il émigra, et servit dans un des corps sous les ordres de LL.AA. RR. Après le licenciement de leur armée, il se rendit dans ses terres du pays de Liége, qu'il tenait du chef de sa femme, et donna asile dans son château à un grand nombre d'émigrés. ll se rendit caution pour la nourriture de ceux qu'il ne pouvait pas loger, et pour les fournitures que les marchands leur consentaient sur sa garantie. Bientôt tous ses biens furent confisqués en France et dans le pays de Liége, après l'occupation par l'armée française. Lorsqu'il fut rentré dans sa patrie, au sein de sa famille, il supporta avec courage et résignation la perte d'une fortune dont il avait fait un si noble usage, et mourut en 1817, avant d'avoir vu l'acte réparateur qui devait lui rendre une faible partie de ce qu'il avait dépensé au service de la cause royale. ARMOIRIES. — LA FAMILLE DE BEAUCHAMPS porte « d'azur à un aigle au vol abaissé d'argent, becqué et » membré de même. » — D. M.

Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (1891)

Député à la Constituante de 1789, né à Saint Jean d Angély (Charente-Inférieure), le 25 juillet 1731, mort à Saint-Jean-d'Angély, le 5 mai 1817, il embrassa la carrière des armes, prit part à la bataille de Rosbach (5 novembre 1757), y reçut quatorze blessures et put rapporter sur sa poitrine son drapeau en lambeaux.

Il était colonel de cavalerie, lorsqu'il fut élu (avril 1789) député de la noblesse aux Etats généraux pour la sénéchaussée de Saint-Jean-d'Angély. Très attaché aux idées de l'Ancien Régime, mais plus habile à manier l'épée que la parole, il pria son compatriote et son ami Regnault de Saint-Jean-d'Angély, bien que d'opinion opposée, de rédiger en son nom une vigoureuse protestation contre les actes de l'Assemblée, ce qui fut fait.

De Beauchamp émigra auprès de Liège, où il avait des propriétés ; à l'approche des armées républicaines, il courut prévenir lui-même les ducs d'Angoulême et de Berry, qui purent échapper avec lui ; mais tous ses biens de France et de Belgique furent confisqués. En 1802, il voulut se faire rayer de la liste des émigrés, et réclama, dans ce but, la protection de Regnault de Saint-Jean-d'Angély, très haut placé en ce moment auprès du premier consul. Regnault lui répondit que sa demande était arrêtée par certaine protestation retrouvée dans les dossiers de la police : « Eh ! sans doute, dit de Beauchamp, celle que tu avais rédigée pour moi. » Il fut rayé de la liste et put rentrer en France.

À la rentrée des Bourbons, il sentit se réveiller en lui son vieux dévouement monarchique, et, en 1815, avant les Cent-Jours, âge de 84 ans, il écrivit à Louis XVIII :

« On ne compte plus ses années, sire, quand il s'agit de défendre un roi que l'on adore ; j'avais demandé ma retraite à Votre Majesté, à cause de mon grand âge, et dans l'espoir où j'étais que l'universalité des Français aimerait à jouir de la bienfaisante constitution que venait d'accorder Votre Majesté. Puisque je suis aussi cruellement détrompé, disposez de moi, Sire, désignez moi un poste, soyez sûr de ma fidélité et je remercierai Dieu de m'avoir fait vivre aussi longtemps pour pouvoir prouver à Votre Majesté mon dévouement sans borne. Paris, rue Saint André des Arts, n° 55. »

Il fut promu au grade de maréchal de camp, le 29 février 1816, et mourut l'année d'après.

Revue de Saintonge & d'Aunis: Bulletin de la Société des archives (1897)

Charles-Grégoire de Beauchamps émigra et servit à l'armée des princes. Après le licenciment, il se rendit dans ses terres du pays de Liège qu'il tenait de sa femme, Louise-Hélène, baronne de Rosen, morte le 22 septembre 1789, enterrée le 23 à Cherbonnières.Il donna asile dans son château à un grand nombre d'émigrés, soulagea les autres se rendant caution pour eux. Tous ses biens ayant été confisqués en France et dans le pays de Liège, il tomba dans la pauvreté; rentré dans son pays il supporta avec résignation la perte d'une fortune dont il avait fait un si noble usage. Il mourut en 1817, sans postérité, dit M. de La Morinerie, des deux alliances qu'il avait contractées ». Or dans l'étude sur Charles Renouard, publiée dans le Journal officiel du 5 novembre 1879, M. Bertauld. procureur général à la cour de cassation, écrivit : « Charles Renouard naquit à Paris, le 22 octobre 1794, de M. Antoine Renouard, membre dela commune de Paris en 1793, et de Marie de Beauchamps, fille d'un député aux états généraux. » (Voir Bulletin de la société des Archives, t. n, 44 et 90.1 II n'y a pas eu aux états généraux d'autre député du nom de Beauchamps que notre Charles-Grégoire. Un Joseph Beauchamp, fut député de l'Allier, mais à la convention. Saint-Jean d'Angély, le 19 septembre 1896. Amédée Mesnard.

Charles Grégoire de Beauchamps par Françoise Fernet (a revoir)

Étudiant en 1743

Cornette au régiment d'Escars-Cavalerie en 1745, dès l'âge de 14 ans.

Il fit la guerre de sept ans, et fut grièvement blessé à la Bataille de Rosbach (05/11/1757), néanmoins il sauva son drapeau.

Lieutenant 6 mai 1758

Capitaine le 13 novembre 1759

Il fut à nouveau blessé à la Bataille de Kloster Kampen le 15 octobre 1760 Son régiment fut incorporé dans celui de Penthièvre en 1763. Cette même année, il fut promus Chevalier de Saint-Louis.

Mestre de camp de cavalerie en 1773

Employé à l'État-Major du camp des Côtes d'Aunis en 1781

Colonel de cavalerie

Député de la Noblesse en 1789

Émigré

Campagne de 1792 dans l'Armée des princes comme chef de section dans la Compagnie de cavalerie formée des gentilhommes de Saintonge, Aunis, Angoumois, commandés par le Comte de Montausier.

Se retira après le licenciement de l'Armée (Novembre 1792) dans ses terres situées dans le pays de Liège, puis à Maestricht.

Pris part à la défense de Maestricht en février 1793 avec les gentilhommes de Saintonge qui s'armèrent à cette occasion.

Dût fuir de nouveau en 1794 et trouva exil à Brunswick.

Se trouvait encore dans cette ville en 1796 et demandait au Roi le titre de Maréchal de Camp.

Maréchal de Camp le 20 août 1799, rang au 1er janvier 1793.

A cessé de servir le 31 décembre 1799, totalisant plus de 52 ans de présence sous les drapeaux.

Rentré en France en 1800.

Mais ce dont des brèves notes militaires ne parlent pas, c'est la vie étonnante de fastueuse que mena le jeune Marquis de 1761 à 1780. Toute une époque de sa vie que, d'après les souvenirs de famille, sa descendance a complètement ignorée. C'est seulement lors de la parution du livre de P. Hanquet: "Les LIVERLO à Liège" publié par la Société des bibliophiles Liégeois, que nous avons appris, en 1963, tous les détails de son premier mariage et de sa vie à Liège.

Il existait à Liège une très grande famille, les Liverlo, dont les origines remontaient au XVe siècle. De drapiers et marchands au début, ils s'étaient considérablement enrichies et les générations successives avaient occupé les postes les plus importants de la ville: banquiers, échevins, bourgmestres, tréfonciers et chanceliers. Le dernier Liverlo, Louis-Lambert, Bourgmestre de Liège depuis 1717 qui par la mort de ses deux frères avait hérité des domaines et de tous les biens familiaux, s'était marié deux fois sans avoir pu avoir de descendance. Il avait d'abord épousé en 1729 Marie-Albertine de Gaen qui lui avait apporté en dot le domaine d'Odeigne. Puis, deux ans après la mort de sa femme, il s'était remarié à l'âge de 50 ans avec une fille de 20 ans, Marie-Jeanne-Françoise van Buel, fille de Guillaume-Mathias van Buel, Président du Conseil Ordinaire, charge occupée par sa famille depuis plus d'un siècle. Lorsque Louis-Lambert de Liverlo mourut à 75 ans, toutes les branches Liverlo étaient éteintes; seule restait sa jeune épouse "qui avait réjoui et entouré ses dernières années". Il lui laissait par testament la totalité de son opulente fortune. Cinq ans plus tard, le 7 juin 1761, Marie-Jeanne-Françoise van Buel, veuve de Louis-Lambert de Liverlo, épousait à Bas-Oha, Charles-Grégoire de Beauchamps. On ne peut mieux faire que de donner des extraits du livre de P. Hanquet:

"La veuve de Liverlo avait à ce moment 51 ans, tandis que le brillant officier qui devenait son deuxième époux était à la ville d'atteindre 30 ans. Ces différences d'âge dominent l'étonnante aventure Beauchamps. Il est curieux de constater que le second mari de Marie-Jeanne avait 50 ans de moins que le premier. tandis que de Liverlo était né en plein XVIIème siècle et faisait très Louis XIV, Beauchamps illustre remarquablement l'ancien régime à son déclin en terminera sa vie sous le règne de Louis XVIII. Et cependant ce Français de passage qui s'était laissé prendre aux charmes mûrissants de la douairière et à l'attrait des biens Liverlo n'était pas un aventurier. Beauchamps possédait incontestablement un charme personnel et un magnétisme toute particulier qui maintenaient autour de lui une atmosphère de sympathie. Ceci devait se manifester du pays de Liège comme dans son Aunis natal. De 1761 à 1794, Beauchamps se partagea entre ces deux régions. En terre Liégoise, il est très répandu à Liège, à Spa et dans le Condroz où se trouve Béemont, sa demeure habituelle. A Spa, il est membre, dès 1767, du Club ou Société Anglaise fondée l'année précédente. En 1776, avec des gentilhommes de divers pays, il figure parmi les douze fondateurs de la société dite "La Concorde". Au moins d'août 1778, la liste des Seigneurs et Dames séjournant à Spa Mentionne la présence du "Marquis de Beauchamps, mestre de cavalerie au Service de France". Dans un incident avec un lord Anglais, il trouve d'emblée l'appui du Prince-Evêque de Liège Velbrûck. Familier des Clubs, il était aussi à son aise à Liège comme à Spa où sa présence est fréquemment signalée dans la Société Littéraire fondée par Velbrück. Jusqu'en fin 1779, il avait pignon dans sa rue dans la cité épiscopale puisqu'il était installé dans la belle demeure d'Avory, bâtie, ornée et si richement meublée par les Liverlo, avant de procéder à la dispersion de toutes ces merveilles. Bien en cours et très répandu dans les cercles mondains, Beauchamps devait, en trente années, orchestrer cet ahurissant feu d'artifice, ainsi que nous allons le voir. Bien vite s'était manifesté l'aspect financier de l'union disparate. Moins de deux ans après le mariage, le 25 février 1762, le notaire J.F. BODY vit comparaître devant lui "Noble et généreux Seigneur Charles-Grégoire de Beauchamps Grand-Fief capitaine de cavalerie au régiment de Penthièvre, et Noble Dame Marie-Jeanne-Françoise de Beauchamps née van Buel". Cette dernière fait abandon irrévocable de tous ses biens dans mes termes suivants: "la dite dame seconde nommée voulant donner au dit seigneur premier nommé son mari des preuves nouvelles et plus marquantes de sa tendresse et bienveillance, nous a déclaré, de sa pure, franche et libre volonté, de lui donner, céder et transporter, ainsi qu'elle fait par cette, dès à présent, entre vifs, irrévocablement et à toujours, tous ses biens meubles et immeubles, censaux, féodaux et allodiaux...". Le seigneur donataire veut bien accepter cette donation complète et irrévocable "avec remerciement". Il pousse la gracieuseté jusqu'à laisser à son épouse l'usufruit de ses biens et accepter que, s'il venait à décéder avant elle, la donation serait caduque. Assuré à l'avenir, le jeune époux, dès ce moment, profite largement du présent. les revenus cumulées des époux, pour importants qu'ils fussent étaient loin de suffire et la réalisation des capitaux et des biens s'impose bientôt. Avant d'envisager la réalisation des grandes propriétés, on commence par les grever massivement."

Quels étaient ces biens ? Tout d'abord, à Liège : -Une magnifique propriétaire de plusieurs hectares dans le faubourg d'Avroy où Wathieu Liverlo avait construit en 1630 un véritable Palais que ses descendants avaient enrichi de collections inestimables. -Le Château de Bas-Oha, sur les bords de la Mause entre Huy et Namur. Dès 1779, cette aimable propriété où Beauchamps aimait chasser servit à garantir les prélèvements massifs qu'il opérait. -Une ancienne ferme à Béemont dans la commune de Wazéz en Crondoz que Louis-Lambert de Liverlo avait transformée en une agréable habitation de campagne en y édifiant de nouveaux bâtiments. C'était la demeure préférée de Beauchamps quand il résidait dans le pays. -Enfin le domaine d'Odeigne que Louis-Lambert de Liverno avait hérité de sa première épouse comprenant: Maison, cense, héritaiges, terres, prés et bois

Dès 1765, Beauchamps et sa femme cèdent une série de rente sur les Etats représentant 1200 Florins de rente et vendent une des maisons d'Avroy pour 2450 Florins. La collection de tableaux Liverlo n'est pas épargnée. En 1774, c'est un prélèvement massif de 50000 Florins qui est garanti parles terres de Béemont, Ellemelle, Waréz et Bas-Oha. A ce propos, P. Hanquet écrit encore:

"A cet acte de 1774, l'intervention réservée par elle. Néanmoins, elle n'est pas sans suspendre un peu à ce moment. Le fastueux marquis ne manifesta, faut-il le dire, qu'une fidélité relative à son épouse vieillissante. Très choyé par la société liégeoise, il y avait fatalement noué quelques intrigues. La plus notoire d'entre celles-ci visait la plus jeune sœur du Comte d'Arberg de Valengin, dernier seigneur de la Rochette qui devait plus tard devenir Evêque d'Ypres. Marie-Henriette d'Arberg née en 1742, avait été reçue en 1749 chanoinesse de Nivelles. Elle était la fille du Comte d'Arberg de Valangin, chambellan du prince électeur de Cologne et de sa seconde épouse. Le Comte d'Arberg âgé de 7 ans, avait épousé en 3ème noce de Décembre 1764, Ferdinande Louise de Horion, aussi chanoinesse de Nivelles, fille du grand mayeur et nièce de Velbrück. Il devait mourir en 1767. L'aventure fut plutot brève car la demoiselle Marie-Henriette d'Arberg doit être décédée en 1774. Elle n'en marqua pas moins la vie de Beauchamps qui en conserva une enfant à laquelle il fut particulièrement attaché."

Il s'agit de sa fille, née en 1772 à Londres et baptisée sous le nom de Anne-Louise-Catherine de Saintes. Cependant il est à peu près certain que P. Hanquet se trompe que la mère de Catherine n'était pas Marie-Henriette d'Arberg mais sa jeune belle-mère Ferdinande-Louise, la troisième épouse du Comte d'Arberg. En effet il existe deux actes de Grégoire de Beauchamps indiquant, dans l'un que la mère de Catherine s'appelait Ferdinande, dans l'autre qu'elle était veuve. Le premier est un acte notarié, daté de Novembre 1779, dans lequel Beauchamps abandonne son bien d'Odeigne à sa fille, affublée pour la circonstance d'un état civil fantaisiste:

"Touché de l'état et situation d'Anne-Louise-Catherine de Saintes, orphelin âgée de sept ans ou environ, fille de feu le Sr Grégoire de Grandpré de Saintes, son ancien ami, et de dame Ferdinande de Abriqueborn..."

Le second est un brouillon d'acte de Grégoire de Beauchamps, daté de 1798, retrouvé par Charles Renouard, le fils aîné de Catherine, et qu'il a recopié sous le titre de : Ma mère. Cela prouve que Beauchamps s'était bien gardé de donner à sa fille et à son gendre des précisions sur la naissance de Catherine.

"Le jour de février 1798, en présence de ... est comparu Charles-Grégoire de Beauchamps, ex-député à l'Assemblée Nationale de la France des années 1789, 90 et 91, lequel déclare qu'en 1772, étant alors veuf et sans enfant, il lui est né de feue Madame la Comtesse d'Arberg, domiciliée à Liège, veuve de ... et nièce de Mgr Velbrück alors Evêque régnant à Liège, une fille que la dite Madame d'Arberg a mise au monde à Londres et qui a été baptisée dans la même ville sous la chapelle de l'Ambassade de ... sous le nom d'Anne-Louise-Catherine de Saintes. Que cette enfant restée à Londres jusqu'à l'âge de trois ans, puis amenée à Liège près de sa mère, et de là à Paris en 178.., a été placée par le soussigné en Décembre 1780 au couvent de Madame Chaumont, sis à Paris rue Saint-Denis et confiée aux soins de Mademoiselle de Chèvremont, alors maîtresse des pensionnaires dans ce couvent où elle est restée jusqu'à l'époque de la suppression des couvents en France. Qu'il a toujours été dans son intention et dans sa volonté bien déterminée de reconnaitre et déclarer cet enfant pour sa fille comme elle l'est véritablement et de légitimer par son mariage avec Madame la Comtesse d'Arberg. Lequel mariage, d'abord empêché par des raisons de famille, était sur le point d'être effectué lorsque Madame d'Arberg était morte à Paris des suites d'un cancer en Mai 178... Qu'il ne s'était remarié que quelques années après la mort de Madame d'Arberg, et qu'en attendant qu'il put satisfaire un vœu de son cœur et reconnaitre cet enfant pour sa fille, il avait eu soin de ne pas le perdre de vue, que par acte passé à Liège le... devant Aerts, Notaire, et réalisé dans la même ville, il lui avait fait donation de la terre, maison et chaînage de Odeigne, dont elle jouit actuellement, que par acte passé aussi à Liège, devant Notaire, il a accepté la curatelle et administration de ses biens, de laquelle il ne s'est départi qu'en 1793, lorsqu’il a été question de la marier, qu'il lui tarde de s'acquitter de ce qu'il regarde comme un devoir sacré de fixer l'existence de sa fille. Qu'en conséquence, il déclare formellement qu'il est dans la plus exacte vérité que la dite Anne-Louise-Catherine, jusqu'ici nommée de SAINTES, est la même qui a été mise au couvent de Saint Chaumont, à Paris le ..., qui a épouse le .. Janvier 1794, Monsieur Antoine-Augustin Renouard, est née de lui alors veuf et sans enfant, qu'il l'a reconnue pour sa fille, qu'il veut et entend qu'elle porte son nom et jouisse de tous droits de son enfant légitime et unique, tant droits présents qu'éventuels, et que ses droits aient leur effets pleins et tout entiers tant pour le passé que pour tous présent et avenir. C'est aussi pour éviter toute équivoque de nom et toute surprise qui pourrait jeter l'obscurité sur la dame Anne-Louise-Catherine de Saintes"

Là encore, Beauchamps arrange la vérité à sa manière car, si Ferdinande-Louise était bien veuve à la naissance de sa fille en 1772, lui était toujours marié et sa pauvre épouse ne décèdera que le 23 octobre 1778 en son Château de Béemont. Elle sera enterrée le lendemain dans l'église des Clarisses à Liège près de son premier mari. Mais ce n'est pas tout: entre 1770 et 1780, Beauchamps a encore deux autres filles naturelles: Victoire et Charlotte, dont on ignore la date de naissance et l'identité de leur mère probablement de souche moins illustre. Il se contentera de les envoyer en France à sa jeune sœur Henriette du Bois de Saint-Mandé pour qu'elle les fasse élever à Grand-Fief, mais Catherine ne semble les avoir jamais connues.

En novembre 1779, Beauchamps, qui est bien veuf cette fois-ci vend au Comte d'Argenteau son hôtel d'Avroy à Liège pour le prix de 65000 Florins. En février 1780, cette vente est complétée par la cession au même Comte d'Argenteau de deux maisons situées des deux côtés de l’Hôtel d'Avroy pour le prix de 6000 Florins. C'est aussi en 1779, comme on l'a vu, qu'il abandonne ses possessions d'Odeigne à sa fille Catherine et c'est finalement le seul bien qu'il a échappera à ses créanciers.

Quelques années plus tard, Beauchamps repart vers une autre conquête matrimoniale. Il s'agit cette fois-ci de la baronne de Rosen. Louise-Hélène, fille de Lambert-Dieudonné Baron de Rosen, seigneur de Melen, Conseiller de la Chambre des Finances et de la Cours Féodale, avait épousé en première noce le Baron van der Heyden à Blisia, Seigneur de Loye et bourgmestre de Liège. Il était mort sans enfants en Septembre 1783 et quelques mois à peine plus tard, sa veuve par un acte officiel, déclare vouloir suivre Beauchamps en France:

"Je soussigné déclare par cette que c'est de ma libre et sincère volonté que je consens à aller habiter les terres de Monsieur le Marquis que Beauchamps possède en France et même de lui avoir demandé moi même comme une grâce et un grand plaisir pour moi, lui donnant la dite attestation pour qu'on ne puisse jamais croire que c'est lui qui pourrait m'y avoir obligée, fait passé dans ma maison à Liège dans la rue des aveugles le 5 juin 1784. Louis Hélène le douairière Baronne de Blisia, née Baronne de Rosen"

Voici ce qu'écrit toujours P. Hanquet à son sujet: "Le départ de cette dame, veuve de quelques mois à peine, à toutes les allures d'un élèvement. La suite en fut cependant très orthodoxe. Beauchamps devait épousé le veuve liégoise car on trouve à Cherbonnières à la date du 23 septembre 1789, la mention de l’inhumation dans cette paroisse, de "Dame Louis-Hélène, Baronne de Rosen, épouse de Messire Charles-Grégoire Marquis de Beauchamps, etc... décédé la vieille au château de grand-fief"

Il n'est pas impossible que Beauchamps, par ce nouveau mariage, ait tenté de renouveler l'opération Liverlo, la dame étant veuve du dernier des Blisia qui avaient eu au pays de Liège une situation considérable. Ici cependant, le résultat fut beaucoup plus maigre et ne suffit pas à renflouer la fortune du Marquis. La famille Bilsia avait conservé ses biens. Néanmoins Beauchamps entra en possession de certains biens Rosen, notamment de la maison de la rue des Aveugles. Celle-ci fut réalisée le 27 novembre 1811, suite à la procédure faite par Charles-Servais de Rosen, créancier du Marquis, neveu de sa première épouse, et cousin de la seconde. Cette dernière expérience matrimoniale devait conduire Beauchamps à la veille de la période révolutionnaire, qui fut pour lui une occasion nouvelle de manifester ses qualités et de grand seigneur.

Après quelques années passées, semble t-il à Grand-Fief et à Saint-Jean-d'Angély avec ses deux filles et la Baronne de Rosen, Catherine étant restée dans son couvent de Paris, Beauchamps est élu comme Commissaire de l'Ordre de la Noblesse à l'Assemblée Provinciale de Saint-Jean-d'Angély en Février 1789. Une Assemblée de trois ordres est tenue le 16 mars en l'église des Dominicains et du 17 au 23 Mars. Chaque ordre s'emploie à la rédaction des cahiers de doléances. Le 23, la noblesse s'occupe d'élire son député.

"Le 4 février 1789 : La grande séance se tint le 4 février ; elle fut présidée par M. de Bonnegens, le lieutenant général du siège. La Noblesse élut pour commissaires le marquis de Charras et le marquis de Beauchamps. On proclama l’érection de la sénéchaussée de Saint-Jean-d’Angely en États particuliers sur le modèle de ceux du Dauphiné. (...) Le 23 février 1789: Au premier tour de scrutin aucun gentilhomme n’atteignit la moitié des suffrages ; le plus grand nombre s’étaient portés sur M. de Charras et de Beauchamps, qui luttèrent ensemble au deuxième tour. C’est le troisième qui assura le triomphe de M. de Beauchamps. Celui-ci remercia vivement l’assemblée de l’honneur insigne qu’elle voulait bien lui faire ; il la pria, en terminant son allocution, d’avoir égard au mauvais état de sa santé et de lui adjoindre un suppléant."

Pour le Tiers-Etat, c'est son camarade Regnaud de Saint-Angély; avocat au Parlement et en la Sénéchaussée de Saintonge, qui fut élu.

Le marquis de Beauchamps fut cependant absent de Paris lorsqu'une partie de l'ordre de la noblesse protesta collectivement contre les mesures prises par l'assemblée nationale. Très attaché aux idées de l'ancien régime, mais plus habile à manier l'épée que la parole, il pria son compatriote et son ami Regnaud de Saint-Jean-d'Angély, bien que d'opinion opposée, de rédiger en son nom une vigoureuse protestation contre les actes de l'Assemblée, ce qui fut fait. « Il faut bien que je proteste, je sais me battre mais je ne sais pas écrire ». Aussi adressa-t-il à son retour le 12 octobre, tant à l'assemblée nationale qu'à la sénéchaussée, cette énergique protestation « comme monument, disait-il, de sa fidélité à accomplir le mandat qu'il avait reçu. »

Après la session de 1791, le marquis de Beauchamps émigra et rejoint l'armée des princes. Il fit la campagne en 1792 comme chef de section de la compagnie de cavalerie formée par des gentilshommes de Saintonge, Angoumois et Aunis qui se sont réunit vers juillet 1792 à Münster-Mayenfeld et commandés par le Comte de Montausier. Après le licenciement de l'armée il se retira dans le pays de Liège, où ces belles propriétés servaient d'asile à beaucoup d'émigrés. En février 1793, il prit part à la défense de Maastricht, assiégé, et en décembre 1793, il est reçu comme Bourgeois de Liège, ce qui prouve qu'on ne lui en voulait guère des dilapidations des bien Liverlo. Mais ce beau titre ne suffit pas à le protéger, et lorsque les troupes républicaines entrent à Liège, il doit s'enfuir à nouveau en 1794 à Brunswick. Étant considéré comme émigré. Tous ses biens qui étaient considérables, tant en France qu'en région Wallonne, furent vendus dès 1793. A Brunswick, il est bien reçu par le Duc de Brunswick car les Beauchamps et les Lescours étaient alliés aux Desmier d'Olbreuze et le Duc de Bruunswick descendait lui même de la fameuse Eléonore Desmier d'Olbreuze, l'épouse de Georges-Guillaume de Brunswick. Puis on le trouve chez M. Müller, docteur en chirurgie, n°2466, RitterStrass. De cette ville, il demanda le brevet de maréchal de camp, les 27 sept. 1796 et 5 avril 1797, maréchal de camp au travail du Roi du 31 déc. 1797, rang du 1" janv. 1793. Il fut nommé Maréchal de Camp le 1er janvier 1799.

Résigné à son sort, il rentra en France en 1800 complètement ruiné (autorisé en vendémiaire an IX à résider en surveillance à Paris, demeurait, 5, rue Mêlée, en fructidor). Il se réfugia auprès de sa fille Catherine, qu'il avait eue de la comtesse d'Arberg et qui avait épousé le bibliophile Renouard. Le ménage habitait au 42 rue Saint-André-des-Arts puis s'installa en 1807 au 55 de la même rue dans l'ancien Hôtel Renouard de Villayer. Il voulut obtenir sa radiation définitive de la liste des émigrés, et réclama, dans ce but, la protection de son vieil ami Michel Regnaud de Saint-Jean-d'Angély, très haut placé à ce moment auprès du premier consul Bonaparte. Regnaud lui répondit que sa demande était arrêtée par certaine protestation retrouvée dans les dossiers de la police : « La chose n'est pas facile, lui dit celui-ci au bout de quelques jours ; la police a fait des recherches, et l'on a trouvé dans les cartons je ne sais quelle protestation que tu t'es avisé de signer en 1791 ». « Eh ! sans doute, dit de Beauchamps, celle que tu avais rédigée pour moi. ». Il fut finalement rayé de la liste des émigrés par arrêté des Consuls le 25 février 1802, mais dut faire promesse de fidélité à la constitution devant le Préfet de la Seine, en mars 1803. Il vécut paisiblement dans le sein de sa famille ses dernières années de sa vie.

Madame Cheuvreux née Girard raconte: "Ce vieil émigré, coiffé à l'Oiseau Royale, portant le costume de l'ancien régime, était pour tous ceux qui l'entouraient, l'objet du plus profond respect. Je m'empressais à lui donner sa canne, sa tabatière, à ramasser ses lunettes, à pousser son grand fauteuil. En revanche, lui s'amusait à me raconter les facétiers du grand et énorme Gargantua, l'histoire du Docteur de Saint-Axe et bien d'autres burlesqueries singulières dont cet intérieur était rempli. A ce foyer où tout le monde l'aimait, Mademoiselle de Chèvremont apparaissait de temps en temps. Sa taille ne s'était point redressée mais sa bonne humeur, sa gaité n'avait pas changé, non plus que ses opinions légitimistes et son esprit résolu. A côté de sa chère Catherine, elle paraissait bien heureuse du bonheur qu'elle avait si hardiment risqué"

Lettre du Marquis de Beauchamps au Roi : "Le Marquis de Beauchamps Ancien Maréchal de Camp demande le traitement de son grade au ROI. SIRE, Le Marquis de Beauchamps, âgé de quatre-vingt quatre ans, implore les bontés de Votre Majesté. A l'exemple de mes ancêtres, je suis entré au service dès mes plus jeunes années ; j'étais cornette au régiment d'Escars Cavalerie en 1746, j'ai fait la guerre de sept ans, j'ai été blessé à l'affaire de Rosback et à celle de Clostercamp ; je suis parvenu au grade de Maréchal de Camp. Nommé Député de la noblesse de Saint-Jean d'Angély aux Etats-Généraux, j'y suis toujours resté fidèle à mes serments, et après la session je me suis empressé d'aller rejoindre Sa majesté et Monseigneur le Comte d'Artois que j'ai suivis dans les plaines de la Champagne avec les gentilhommes de ma province. Je fus assez heureux, après la fin de la campagne, pour donner un asile à ceux qui en avaient le plus de besoin, dans une terre que je possédais dans le pays de Liège, très près de celle de M. le comte d'Argenteau que Votre Majesté a occupée et où j'eus l'honneur de Vous faire ma cour. J'ai été avec plusieurs gentilshommes de ma province au secours de la ville de Maestricht pendant qu'elle a été assiégée. Lorsque le siège a été levé, je me suis retiré de poste en poste jusqu'à la ville de Brunswick, où les bontés de M. le Duc adoucirent infiniment ma malheureuse situation. Il voulut bien se rappeler que ma famille et celle de ma mère avaient eu l'honneur de quelque alliance avec sa maison. Je suis rentré en France en 1802 ; toutes mes terres, tous mes biens y avaient été vendus, et celle que j'avais dans le pays de Liège avait eu le même sort, et d'à peu près cinquante mille livres de rente que j'avais avant la révolution, je n'ai absolument rien recouvré. J'aurais été sans ressource si je n'avais pas trouvé un asile généreux chez ma fille mariée en mon absence, où elle me procure l'étroit nécessaire ; mais elle est aujourd'hui mère de cinq enfants, et ce n'est qu'en diminuant leurs parts qu'elle peut me soutenir. Je demande à Votre Majesté de daigner, pour le peu d'années qui me restent à jouir de la gloire de son règne et de la joie de son retour, me donner quelque secours en attendant le traitement de mon grade, que je la supplie de m'accorder. Je suis avec le plus profond respect, SIRE, de Votre Majesté, le très humble, très obéissant et fidèle sujet. Le Marquis de Beauchamps rue St André des Arts N° 55"

Le 6 mars 1815, le roi l'admit à une solde de retraite de 4.000 F, le maximum accordé, calculée sur la base de 61 ans, 5 mois et 5 jours de service. Son grade de maréchal de camp lui fut confirmé le 29 février 1816. Il mourut le 5 mai 1817 au domicile des Renouard à Paris 55, rue Saint-André des Arts.

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Charles de BEAUCHAMPS, Ecuyer, Seigneur de Charbonnières ca 1635-1688   Marie GROUSSARD ca 1638-1708   Mathieu LE FEBVRE, Ecuyer, Seigneur de la Basiniere 1647-1700/   Marguerite DUBREUIL ca 1650-/1699   Armand de LESCOURS, Chevalier, Seigneur d'Oradour-sur-Glane, de Parençay, de Machecoul, La Plaud et du Puygaillard ca 1625-1700/   Hélène de POLIGNAC, Dame de Parençay et de Machecoul ca 1620-/1695   Louis GREEN de SAINT-MARSAULT, Chevalier, Seigneur d'Azay et du Roullet ca 1635-ca 1685   Suzanne HUSSON 1637-/1678
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Henri de BEAUCHAMPS, Chevalier, Seigneur de Cherbonnières, de Grand-Fief, de Treuil Estancelin ca 1665-1733   Catherine LE FEBVRE 1673-1722   François-Louis de LESCOURS, Chevalier, Marquis de Parençay, Seigneur de Machecoul, Puygaillard, La Plaud et d'Oradour-sur-Glane ca 1660-ca 1734   Elisabeth GREEN de SAINT-MARSAULT ca 1670-1714..1729
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Henri-Charles de BEAUCHAMPS, Chevalier, Seigneur de Cherbonnières, Grand-Fief 1701-1777   Madeleine-Dorothée de LESCOURS 1698-1732
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Charles-Grégoire de BEAUCHAMPS, Chevalier, Marquis de Beauchamps, Seigneur de Grand-Fief, de Champfleury, de la Neponthiére, de Béemont, Warzée et la Mellé 1731-1817


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