Chronique familiale



 "Souvenez-vous que le nom d'un homme est pour lui le mot le plus agréable et le plus important de tout le vocabulaire" Dale Carnegie.


Je vais tout d'abord faire un rappel trés simplifié sur l'origine des noms de famille, car le sujet est vaste et complexe. Le processus de formation des noms remonte aux environs du XIIéme siécle. A cette époque les personnes sont désignées par un seul nom donné par la famille comme elle donne aujourd'hui un prénom. A partir du XIéme siécle, pour plusieurs raisons, on assiste à un "boom démographique" qui provoque une grande confusion au sein de chaque village entre les différents Guillaume, Raoul, Jacques......qui y vivent.Dès lors, chacun va recevoir un surnom qui va s'ajouter à son nom. Dans un second temps ce surnom individuel va se transmettre héréditairement.

Les surnoms tirent leurs origines de cinq sources principales:

  • -surnom formé sur des noms de baptêmes(chrétiens,germaniques.....)
  • -les métiers ou professions
  • -les lieux d'habitation (toponyme)
  • -les traits particuliers(particularités physiques ou de caractére)
  • -les surnoms analogiques ou anecdotiques

C'est ainsi que les noms propres semblent s'être fixés en France vers 1350, mais il n'en est pas de même pour l'orthographe de ces noms. Pour nos aïeux,les mots avaient essentiellement une valeur auditive. L'ordonnance de Villers-Coterets, prise par François Ier en 1539, qui rendait obligatoire la tenue des registres paroissiaux, n'a pas pour autant fixé l'orthographe. La notion d'orthographe apparaîtra vers 1740, pour les seuls noms communs, avec le dictionnaire de l'Académie. Chaque curé avait sa maniére d'écrire influencée par la prononciation ou des formes latinisantes. Il en ira de même pour les officiers d'état civil (peu lettrés en milieu rural) face à une population souvent illettrée et utilisant le parler local. Nés du langage parlé, les noms, lorsqu'ils sont appelés à être écrits ne peuvent généralement pas être épelés par nos ancêtres analphabètes, d'où des graphies en principe phonétiques, au point de pouvoir évoluer dans le corps d'un seul et même acte pour désigner une seule et même personne. Ce n'est qu'avec la création des livrets de famille vers 1877 que les noms sont en principe fixés définitivement

Sommaire

 1 - GENEALOGIE JEAN-CLAUDE(BRANCHE PATERNELLE)

 1.1 - BRANCHE GRAND -PERE PATERNEL

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1.1.1 - FAMILLE JULIEN

LANGEAC:Autrefois Langhat, prononcer "Landzat"

Berceau de la famille Julien, Langeac est une cité de 4100 habitants, en Hte-Loire, au Sud de Brioude, sur la rive gauche de la riviére Allier.En 1225, elle fait partie de l'apanage d'Alphonse de Poitiers, frére de Saint-Louis. Ce gros bourg est, en 1239, une des 18 prévôtés d'Auvergne (ce qui l'autorise à avoir une enceinte fortifiée) et un archiprêtré ayant autorité sur 70 paroisses. A la fin du XIIIéme, sous Philippe le Bel, elle devient une des 13 "Bonnes Villes d'Auvergne", ce qui lui confére certains priviléges notamment celui d'avoir une milice. En janv 1487, Charles VIII accorde le consulat aux langeadois , c'est-à-dire le droit de s'administrer eux-mêmes avec 4 consuls et un corps de 12 conseillers.
Langeac est par dessus tout un bourg commercial et artisanal. Elle compte aussi une bourgeoisie libérale (notaires, praticiens, procureurs...) peu nombreuse mais aisée et instruite.Du milieu du XIXéme au milieu du XXéme, avec l'exploitation des mines de charbon, de spath-fluor et d'antimoine, et l'arrivée du chemin de fer, Langeac va connaître une nouvelle phase de croissance pour atteindre 4900 habitants en 1960. La fin de "l'occupation" cheminote et miniére a entrainée,depuis 50 ans, une baisse de population.La tendance actuelle semble à la stabilité

ETYMOLOGIE:

D'abord prénom(les Saint-Julien sont nombreux) devenu un nom de famille courant surtout dans le sud de la France (Ardéche,Bouches du Rhône...) Issu du latin Julius, Julianus mais trouve peut-être une origine dans Iule(fils d'Enée). A noter:iule=vers luisant

LES JULIEN A LANGEAC:

On trouve dans les actes d'état civil les variantes orthographiques suivantes:Julhen,Julhien, Juillien, Jullien mais elles sont relativement ponctuelles et toujours rattachables à un Julien. Ces variantes sont simplement dues au patois local. Ici le lh se prononce "yeu" et c'est pourquoi on le retrouve dans la transcription écrite (voir mes observations dans le préambule). Encore récemment, lorsque je travaillais, mes collégues de la Hte-Loire m'appelaient Ju"y"en

On a la certitude de la présence de Julien à Langeac (Hte-Loire) dés 1600 (avant les actes n'existent pas). Les premiers que l'on trouve:Antoine, Ysabeau et Marguerite sont frére et soeurs. Antoine est mentionné "bourgeois". Ysabeau est mariée à un chirurgien et leurs descendants occupent des fonctions telles que notaires royaux, l'un aura comme parrainle marquis de La Fayette. Restons prudents, ils ne sont pas rattachables à l'arbre pour l'instant.

Vers la fin du XVIIémé (18-7-1692) , mention d'un Julien "jeune" fils à feu Julien "vieux" enterré dans la chapelle Notre Dame. Ce lieu de sépulture nécessite certains moyens financiers. Le 30-10-1678 a été baptisé Jean Julien fils à autre Jean Julien, son parrain est autre Jean Julien son oncle.

Vers le milieu du XVIIéme, plusieurs mentions: tout d'abord l'origine établie de notre famille avec Julien Jean dit Gabier. Il est vigneron au lieu de Von (hameau de Langeac de l'autre côté de l'Allier sur la route du Puy). De lui descendra une branche de vignerons qui évoluera en mineurs, cheminots aprés le milieu du XIXéme ainsi qu'une branche de tisserands. On trouve également une branche de voituriers-muletiers (ancêtre du taxi?) et une branche de tailleurs d'habits, le tout sans liaison apparente mais ce qui intrigue c'est la présence de la famille Chazelet, pére, fils et petits fils (tous cordonniers) aux mariages et baptêmes dans les différentes branches, ce qui laisse penser que des liens existent certainement.

===Le tailleur d'habits: Le tailleur d'habits est à l'époque un itinérant qui fait le porte à porte (comme les rémouleurs), il prend les mesures de son client qui lui confie la toile issue de sa chenneviére (parcelle où l'on cultive du chanvre).Le travail du tailleur ne se limite pas à la confection.Retaille et rapetassage (rapieçage) font partie de ses attributions (mon pére appelait un morceau de tissu: un petas)
===Le chanvre: Si le lin est un matériau de luxe peu présent dans les gardes-robes paysannes (si ce n'est pour les chemises de corps des femmes), le chanvre quant à lui est omniprésent. Il est l'apanage de tout un chacun et est implanté sur la meilleure parcelle. Récolté à la fin de l'automne, les tiges liées en bottes et mises à tremper dans un fossé ou une mare. Les fibres se séparent sous l'effet de l'eau. Elles sont livrées au peigneur qui va produire des écheveaux de filasse destinés aux fileuses et tisserands.

JEAN dit GABIER:

Revenons à notre Jean dit Gabier: que peut signifier ce surnom? En terme de marine, le gabier est celui qui est haut placé dans la mature et commande la manoeuvre. La vigne , à cette époque, tient une place primordiale dans l'économie de Langeac à tel point que, la ville étant un consulat depuis 1487 par lettres patentes de Charles VIII, le 3éme consul est nécessairement un vigneron. Il existe également jusqu'en 1834 un "ban des vendanges" qui fixe la date de la vendange dans les différents terroirs, à respecter sous peine d'amende. Notre Gabier a t-il était consul? Etait-il chargé d'organiser le ban des vendanges? Von étant adossé au Mont Chouly habitait-il une maison ayant une position dominante dans le hameau? Ce ne sont que des hypothéses!! Il manque beaucoup d'actes de baptême dans cette période mais on relévera que Jean, le dernier de ses fils, a pour parrain Jean Lamothe(famille d'avocats au parlement et procureurs fiscaux).

HUGUES,FRANCOIS,DOMINIQUE:

Chose étonnante le petit-fils de Jean dit Gabier, couramment dénommé Dominique, a trois prénoms (Hugues, François, Dominique). Fait rare à l'époque car celà ne se trouvait que dans la noblesse ou la haute bourgeoisie. Je n'ai pas son acte de baptême mais il y a de fortes présomptions pour que son parrain soit Hugues, François, Dominique Morin, greffier en chef de la prévôté de Langeac (nous verrons apparaître cette famille plus tard). Le 20 décembre 1767, notre Dominique prend possession d'une maison achetée le 19 à Vital Hyacinthe Servant d'Amourette, bailli de Langeac. A celà rien de trés étonnant mais ce qui l'est plus, c'est que:

  • -sa 1ére fille, Marie, née le 6-10-1767, a pour parrain et marraine le couple Servant d'Amourette.
  • -Sa 2éme fille, Claudine, a pour parrain Michel d'Amourette et pour marraine Dame Claudine Niollac (le terme de dame est réservé dans les actes à une personne d'un certain rang)
  • -Son 1er fils, Barthélemy dit Cassandre (dont je n'ai pas l'acte de baptême), a comme témoin à son mariage Jean, Joseph Morin, notaire royal (revoilà les Morin).
  • -Son 2émé fils, Jacques, aura comme 1ére épouse Catherine Marie (les Marie sont des bourgeois de Langeac: apothicaire, orfévre, marchands...,également seigneur de Chilhaguet).
  • -Le plus étonnant est le baptême de son 3éme fils, Mathieu dit Dage, qui a pour parrain Mathieu Toussaint Lagrange (Docteur en médecine) et pour marraine Dame Anne Guémond épouse de Vital Servant d'Amourette (avocat au parlement, bailli de la ville et du marquisat de Langeac). Sont également présents Claude, François Reboul (notaire royal, procureur d'office du baillage de Langeac) et Guillaume Servant (procureur de la prévôté royale de Langeac). Qu'est-ce qui vaut donc tant d'honneur à une famille dite de vignerons?
===La prise de possession Nous avons vu que notre ancêtre Dominique a pris possession d'une maison le 20-12-1767.La prise de possession consacre une curieuse coutume et relate un étrange cérémonial (XVIII éme siécle essentiellement). Ce jour-là, le notaire royal se transporte avec les témoins requis à cet effet et l'acheteur.Ils ouvrent la maison, entrent et vont à la fenêtre d'une piéce donnant sur la rue. Le notaire fait mettre l'acheteur devant la fenêtre et crie par trois fois à haute et intelligible voix qu'il met celui-ci en possession de la maison. Puis aprés être descendus devant la maison, le notaire fait prendre à l'acheteur une poignée de terre qu'il doit jeter en l'air et crie encore par trois fois qu'il le met en possession de la maison.Si personne ne s'est opposé, il remet les clés et dresse l'acte devant la maison en présence des témoins
===Les vignerons: S'il existe quelques petits propriétaires vignerons qui cultivent leur petite parcelle mais aussi celles des autres, la plupart des vignes sont la propriété des gens riches. Les nobles s'intéressent à la vigne qui constitue une part non négligeable de revenus auxquels s'ajoutent les droits seignieuriaux; la haute bourgeoisie (notaires, avocats, orfévre, maître tanneur.....) sont aussi des propriétaires de vignes. Ceux que l'on nomme "vignerons" sur les registres sont surtout des journaliers, des brassiers dont la profession consiste à travailler la vigne des autres. Ils sont payés à la journée ou suivant une coutume locale "le colonage", sorte de métayage qui permet de partager la récolte entre propriétaire et vigneron.

Outre certaines fonctions évoquées avec Jean dit Gaubier, nos vignerons Julien ne seraient-ils pas simplement les vignerons attitrés des familles d'Amourette,Morin...? Où assurent- ils une fonction particuliére auprés du bailli? Nous arrivons à la révolution et l'on ne trouvera plus ce genre de relation dans les actes

BARTHELEMY dit CASSANDRE:

Reprenons avec notre ancêtre Barthélemy dit Cassandre. Il a un fils Vital dit Cassandre. Le surnom de Cassandre désigne un homme pessimiste. On notera que le surnom suit le lignage comme pour le différencier des autres branches. S'il n'est plus accolé au nom par la suite, il n'en reste pas moins que cette branche était désignée par "les Cassandres" (dixit René) et que les langeadois allaient boire un verre chez la Marie Cassandre (soeur de Romuald et Jules), nous sommes vers 1930/1945.

VITAL dit CASSANDRE

Vital dit Cassandre sera le dernier vigneron de la lignée. C'est la mutation industrielle qui se profile. L'apparition du phylloxéra (vers 1880) ruinera définitivement la viticulture langeadoise.
Au recensement de 1856, il habite rue du cimetiére. Le cimetiére actuel datant de 1878, il s'agit donc de l'ancien cimetiére St François (actuelle place Jules Maigne) à proximité des Capucins (derrière la poste).

  • -Un de ses fils, Vital, émailleur (perleur), aura 2 enfants Jules et Jean qui rejoindront l'usine Michelin de Clermont. Jules sera le pére de Jean-Baptiste, 2éme ligne de l'A S M de 1927 à 1939.
  • -Ses 2 autres fils Amable (célibataire) et Jean (notre arriére gd pére) seront mineurs à Marsanges (entre Langeac et Tailhac). On peut penser qu'ils travaillent à la mine de charbon dont l'exploitation industrielle débute en 1831, puis s'accélére vers 1870 avec le chemin de fer (20000 tonnes annuelles) puisque c'est seulement à partir de 1890 que commence l'exploitation du gisement de fluorite que Péchiney va mettre en valeur.

JULIEN JEAN:

Incorporé le 11-7-1862 comme remplaçant administratif au 37éme régiment de ligne, puis muté le 22-7-1864 au 76éme régiment de ligne à Avignon, il fera 7 ans de service militaire et sera libéré le 10-7-1869, avec le grade de sergent de 2émé classe et un certificat de bonne conduite.
===La conscription: Aprés la révolution qui a supprimé le recrutement de soldat de métier par volontariat, la loi Jourdan du 5-7-1798 a institué le service militaire national auquel tout citoyen valide peut être astreint.La loi Gouvion St Cyr de 1804 a établi que l'enrôlement se ferait par tirage au sort.Le jour du tirage , il vaut mieux tirer les "bons numéros" . La durée du service varie selon les époques. Sous le 2éme empire, elle est de 7 ans.C'est seulement en 1905 que le service militaire deviendra obligatoire pour tous.
===Le remplaçant: Pour les désignés, il n'y a que deux moyens pour échapper à la durée du service: obtenir la réforme ou payer un remplaçant.Cette derniére possibilité existera jusqu'en 1872. L'opération du remplacement est risquée car il faut que le remplaçànt ne déserte pas avant un an et un jour. Il faut passer par un "marchand d'homme" et il était préférable de souscrire une assurance car les arnaques sont nombreuses.
===Les godillots: Les chaussures des militaires n'étaient pas confortables et les pieds droit et gauche n'étaient pas différenciés. On les portait alternativement pour les user de façon égale. Il faut attendre 1843 pour avoir des souliers différenciés et surtout le cordonnier Alexis Godillot qui ajoute une tige de cuir pour recouvrir la cheville et devient à partir de 1859 le fournisseur principal du Ministére de la Défense. Comme beaucoup de soldats ne connaissaient pas la droite de la gauche, on leur mettait de la paille d'un côté et du foin de l'autre.Au lieu de "gauche-droite" la consigne de marche était "paille-foin".

A son retour de l'armée, il sera donc mineur à la mine de Marsanges. A partir de 1901, il occupera la fonction de garde-champêtre à Langeac.

De Julien Jean descendrons:

  • -Marguerite (Marie) Marguerite pour l'état civil mais appelée Marie par la famille et les langeadois. Sans descendance. Elle tient un café au 12 Avenue Carnot(quartier des Capucins), fait son vin dans son cuvage de la rue de l'Enclos, le commerce de champignons ainsi qu'une activité de vide-grenier.
  • -Clémence, sans descendance. Elle habite 6 cour des Capucins. Elle est perleuse.
    ===Les perles: Il y avait dans les ruisseaux autour de Saugues des moules perliéres, désignées sous le nom de unio ou, plus communément, mulettes. Leur exploitation entraine leur disparition. La fabrication de la fausse perle (bulle de verre teintée d'une solution à base d'écailles de poisson appelée essence d'Orient) est importée à Langeac en 1854 par Mr Dioudonnat. Cet émailleur(ancien nom de perleur) installe un atelier en ville où sont triées et calibrées les perles alors que la production se fait à domicile (180 perleuses environ). Un établi muni d'un soufflet actionné par pédales active la flamme d'une lampe à pétrole qui chauffe l'extrémité d'un tube de verre.La perleuse provoque la dilatation en soufflant dans le tube et la bulle de verre, détachée par une sciotte (petite scie), est placée dans un godet. Un collecteur passe récupérer les perles, fixe le prix et distribue les tubes de la prochaine commande.
  • -Romuald.D'abord émailleur (perleur) avant son départ pour le service militaire, il est incorporé le 12-11-1896 au 44éme régimentd'infanterie où il sera clairon le 21-9-1898. Libéré le 20-9-1899, il entre à la Cie P.L.M. comme manoeuvre le 28-9-1899, il sera chauffeur de route pendant 6 mois. Trés malade (probléme pulmonaire), il sera réformé le 1-1-1921. Il habite rue de l'Enclos (quartier des Capucins) où il continuera à faire des perles. Il n'aura qu'un fils, Jean qui occupera la fonction de secrétaire de mairie et qui sera également secrétaire de l'amicale des sapeurs-pompiers dés sa création le 5-9-1942
  • -Virginie (Eugénie). Elle aura 7 enfants(Joannes, Marie, Albert, Lucien, Clémence, Marie-Antoinette, Jeanne): c'est la branche Pacalet. Elle habite rue de l'Enclos. Je posséde une photo d'elle au milieu du personnel de l'entreprise Faury. Mr Faury installera en 1878 le 3éme atelier de perles de Langeac qui poursuivra seul cette activité aprés la 1ére guerre mondiale et fermera vers 1930
  • -Jules. Son service militaire terminé, il entre comme cantonnier à la Cie P.L.M. à Langeac en septembre 1907.

    • -Apres son mariage avec Mercédés (mai 1909), le couple prend la direction de Viellespesse (Cantal) où il habite le passage à niveau 292 (dit la maisonnette du Vialard) sur l'ancienne ligne de Brioude à St Flour (mise en service le 1er juin 1910, le service voyageur disparut en mai 1940 et la voie fut démontée afin d'utiliser les rails pour le transsaharien). Dommage qu'il n'ait pas été là-bas plus tôt car lors des travaux de terrassement en 1908 un trésor de piéces arvernes a été découvert.Toujours est-il que la maisonnette existe encore et est en excellent état d'entretien.Là sont nés Gaston(1910), Marius(1911) et Jean(1912).

    • -Entre 1912 et 1913, ils rejoignent Chanteuges où ils n'habitent pas une maisonnette mais dans la rue principale.Ici naîtront Clément(1913), Joseph(1916) et Antoinette(1918).

    • -Vers 1919, retour à Langeac, au 10 de la rue Dioudonnat (quartier des Capucins). Y naîtront René(1920) et Albert(1925).

    • -En juin 1925, départ à Monistrol sur Allier. Ils logent à côté de la gare, au 1er étage du bâtiment dit de la machine fixe (le RdC est occupé par les pompes qui aspirent l'eau de l'Allier pour remplir le château d'eau alimentant les locomotives à vapeur). Ce bâtiment est en excellent état d'entretien, le RdC a été aménagé en logement.

    • -Mai 1926, départ pour Pomeyrols (Cne de Naussac 43). Pomeyrols est un petit hameau d'une dizaine de maisons situé sur la crête et ils habitent une maisonnette garde-cloche au fond de la vallée de l'Allier à 2 km environ. Dans ce trou,il n'y a que la riviére et la ligne de chemin de fer qui passe de tunnels en viaducs. A l'époque, la sécurité est manuelle et le garde-cloche (travail de la grand-mére) reçoit l'annonce qu'il fait suivre à la maisonnette ou à la gare suivante. Le train ralentit au passage pour approvisionner en pain la maisonnette (les enfants s'en inspireront pour faire le jeu du lancer de pain). Parfois Jules (alors chef de canton) se faisait raccompagner à la maisonnette en wagonnet (petit élément sur rail que l'on déplace en poussant ou avec une draisine) en jouant du tuba(cornet à piston) et celà résonnait dans toute la vallée. Cette maisonnette est toujours debout, inhabitée depuis trés longtemps, elle résiste fiérement aux vicissitudes climatiques. Pour combien de temps encore?

    • -Mars 1931, départ de l'Auvergne pour "la Pierre des Rochers" (Cne de Bonnevaux dans le Doubs). Là encore la maisonnette, inoccupée depuis longtemps, est toujours campée sur le bord de la route. Les enfants de Marius et René peuvent lui dire merci car, sans cette escapade francomtoise, ils ne seraient pas là.

    • -Fin 1938, 6 mois à Dijon Porte Neuve pour prendre le dernier grade

    • -Et ce sera la retraite à Tailhac (prés de Langeac) dans la maison de famille de Mercédés. Cette maison est construite à l'emplacement de l'ancien château et Jules retourna tout le terrain à la recherche d'un soi-disant trésor selon la rumeur locale. Autre source d'amusement: j'aurais bien aimé voir sa tête s'il avait su qu'il descendait des seigneurs de Tailhac.
      Enfin, c'est là que ma mére venait aider Mercédes à faire la "bugeade".
      ===La bugeade: Une à deux fois par an, a lieu la lessive des grandes piéces de drap: la bugeade. On place le linge dans un baquet et on le recouvre d'un sac de cendres de bois et de débris de savon. On porte de l'eau à ébullition que l'on verse lentement dans le baquet. On recommence les opérations toute la matinée. On sort alors le linge encore fumant. Il est placé dans des corbeilles et transporté par brouette jusqu'au ruisseau ou au lavoir. Rinçage , brossage et savonnage se suivent en tapant énergiquement à l'aide d'un battoir en bois.

    • -Derniére étape début 1946 à Cosne sur Loire (9,rue de Predelles) où ils rejoignent une partie de leurs enfants (Joseph, René, Albert).C'est là que, nous les petits-enfants (Dédé, Jean-Pierre et moi), avons appris le tarot sous l'oeil d'un grand-pére tenté par le démon du jeu mais dédaigneux de nos jetons en plastique.Il préférait les espéces sonnantes pour jouer.

Toute la fratrie (Marguerite, Clémence, Romuald, Virginie et Jules lors de son passage) sera cantonnée dans le quartier des Capucins. Joannes Pacalet s'installera au 10 rue Dioudonnat, Albert Pacalet au 2 Cour des Capucins, Aimé Pacalet(le fils de Joannes) est toujours 6 Cour des Capucins dans la maison de la tante Clémence. Le quartier des Capucins est à la sortie Sud de Langeac, au départ de la route de Pinols
En 1856,à l'exception de Vital dit Cassandre déjà au Capucins (rue du cimetiére), La plupart des autres branches sont établies rue du Pont, rue Lamothe, rue de l'Allier donc sur l'accés N O en venant de la route du Puy.

Le patronyme Julien a complétement disparu de Langeac.
Le dernier représentant de notre branche pour ce patronyme, Jean Julien (fils de Romuald), est décédé en 1963.
Joseph(1954), son fils Jean-André(1958), sa petite fille Mélina(1976), dont la tombe est au cimetiére, sont les derniers représentants du patronyme Julien pour les autres branches.

LA TOMBE FAMILIALE DE LANGEAC:
Dans cette tombe, légérement sur la gauche aprés l'entrée, on trouve:

  • -Jean Julien (l'arriére gd-pére)
  • -Romuald (son fils)
  • -Fernand Julien (son petit-fils),fils de Jules et Mercédes et frére jumeau d'Albert
  • -Clémence Pacalet (sa petite -fille), fille de Virginie
  • -Jean Julien (son petit-fils), fils de Jules et Mercédes
  • -Marguerite(Marie) Julien (sa fille), soeur de Jules et Romuald .
  • -Jules Brun ,mari de Marguerite(Marie)

1.1.2 - FAMILLE BISCARAT

ETYMOLOGIE

la biscarre est une piéce de charpente qui supporte le faîtage. On peut donc penser à un surnom d'une personne qui travaille le bois

LA FAMILLE BISCARAT

Ce patronyme était trés répandu et concentré dans le secteur du Mont-Mouchet, en particulier à Auvers (Hte-Loire) et ses différents hameaux. Cette commune semble être le berceau des Biscarat. Certes, certaines branches essaimeront dans les alentours, mais une migration plus lointaine ne se fera qu'aprés le milieu du XIXéme.

La branche Biscarat qui nous concerne, est établie au lieu de Lair (hameau à 2 km d'Auvers). C'est essentiellement une famille de cultivateurs-laboureurs. Ils sont tous nés là, sans exception, de Jean dit la Chambre (né vers 1615) aux 2 soeurs Rose et Marie-Jeanne. Rose sera la mére de Romuald et Jules Julien. Sa soeur Marie-Jeanne sera la mére de Léonie Verneyre qui épousera son cousin germain Romuald.

Jean, son fils Jacmé, son petit fils Jean, portent le surnom de "la Chambre".Là encore on trouve un surnom qui différencie un lignage. Je n'ai pas ,pour l'instant, d'explication rationnelle à ce surnom.

LAIR

Aujourd'hui, le hameau de Lair n'a plus que 7 habitants. Il y a toujours une famille Biscarat. Les parents, assez agés, avec un fils célibataire qui est le dernier cultivateur du hameau.Ils ont abandonné leur grande maison de famille pour habiter dans l'ancienne école.Il y avait là une école car, au milieu du XXéme, il y avait encore sept à huit familles de cultivateurs avec une moyenne de 8 enfants par famille. L'institutrice habitait à 4 km et venait à cheval. La cloche qui est toujours sur le bâtiment servait également de guide les jours de brouillard.
Mais vécut ici également, jusqu'à la fin du XVIIIéme, la famille de Rochemure, seigneurs du lieu (Gabrielle de Rochemure est la grand-mére de Rose Biscarat). Egalement, une famille de petite noblesse: les du Verny puis Duverny(Agnés du Verny est l'arriére grand mére de Rose Biscarat)Nous parlerons de ces 2 familles plus loin.
Rose Biscarat a quitté Lair à 25 ans.Elle avait là de nombreux cousins Duverny.Je ne peut concevoir qu'elle n'ait pas connu certaines de ses origines.En a t-elle parlé à ses enfants? A Marie ou Clémence qui avaient plus de 20 ans lorsqu'elle est décédée. Toujours est-il que celà n'est pas parvenu jusqu'à la génération de nos parents. J'ai une carte postale datée de 1915 écrite par un Jules Biscarat(alors à l'armée) à la grande-tante Marguerite(Marie) intitulée "chére marraine". Celà prouve qu'elle, au moins, avait des relations avec les Biscarat. En 1951, je suis allé avec le grand-pére et Albert au Mont-Mouchet, je ne l'ai pas écouté dire: "C'est le pays de ma mére". Alors ???-Je rajoute ce jour que j'ai une lettre de Jean JULIEN à son fils Romuald(transmise par Jeanine la petite fille de Romuald)qui lui dit que son frère Jules est parti voir la famille à Gaud (famille Verneyre) et à Lair(famille Biscarat), donc notre grand-père Jules connaissait ses origines

AUVERS

Auvers, dont dépend le hameau de Lair, est une petite commune de Hte-Loire nichée sur un plateau à 1000m d'altitude, au pied du versant Est du Mont-Mouchet et dominant la vallée de la Desges. Chef lieu de commune, elle n'est pas plus importante que les différents hameaux qui la composent (Lair, Nozeyrolles, Chanteloube,...).Avant 1900,la commune était à Nozeyrolles (lieu de mariage de notre arriére gd-pére Jean Julien). A cette date, elle a été déplacée à Auvers ainsi que l'église...

LE MONT-MOUCHET

C'est un mont de la Margeride qui culmine à 1497m. Il se trouve à la jonction de 3 départements(Hte-Loire à l'Est, Cantal au Nord-Ouest, Lozére au Sud-Ouest). En 1944, ce fut le lieu de rassemblement des maquis d'Auvergne, avec pour mission de retarder l'avancée des divisions allemandes remontant du Sud vers la Normandie. Du 2 au 11 Juin 1944, 3 colonnes allemandes montent à l'assaut du Mont-Mouchet. Les combats seront durs, 200 morts de chaque côté. Les représailles allemandes seront terribles. Les villages de Claviéres, Paulhac, Lorciéres sont incendiés.Les fusillés sont nombreux à Ruynes(26),Claviéres(13),Pinols(11),St-Flour(25)

La vie et les relations au XVIIIéme et XIXéme siécle

Ce coin de Margeride a été et demeure un pays isolé, à l'écart des grands axes de communication.Ce premier constat d'isolement est doublé d'un second lié, celui-là, aux conditions climatiques difficiles qu'on y rencontre une bonne partie de l'année. C'est la raison pour laquelle les mariages ont toujours lieu entre Novembre et Mars, période de moindre activité.Sous un même toit il y a souvent une dizaine de personnes: les grands-parents, des oncles et tantes célibataires, les parents, avec parfois leurs fréres et soeurs également célibataires, ainsi que les nombreux enfants. Les petites exploitations agricoles où cohabitent plusieurs générations restent les plus répandues et l'économie rurale demeure autarcique. C'est pourquoi de nombreux paysans exercent une activité complémentaire: sabotier, menuisier, bourrelier, bacholier, tisserand.

Les actes d'état civil font apparaître (à travers les mariages) que les relations se nouent entre les habitants des communes autour du Mont-Mouchet(Paulhac,La Besseyre St-Mary, Claviéres,Ruynes,Pinols...), rarement au delà. On va à Saugues à l'Est, au Malzieu au Sud pour les foires. Curieusement la liaison avec Langeac et la vallée de l'Allier est inexistante à l'époque. Est-ce l'ancienne appartenance à la baronnie gévaudanaise de Randon(Châteauneuf-Randon) qui crée cette tendance à aller vers la Lozére plutôt que vers les terres des marquis de Langeac ?Toujours est-il que Jean Julien est un des premiers langeadois à avoir contracté mariage dans ce coin (1870).A celà une explication trés simple: les mines.Nous avons vu que les langeadois quittent la terre pour la mine. Il en sera de même pour les paysans de Margeride; les fratries nombreuses entrainent le morcellement des terres et l'on y vit de plus en plus chichement. Les mines de Marsanges et Barlet seront donc un lieu de rencontre entre les deux communautés

LA BÊTE DU GÈVAUDAN

Elle est encore là tapie dans les mémoires. Aprés avoir fait couler beaucoup de sang autrefois, elle continue, aujourd'hui, à faire couler beaucoup d'encre. C'est sûr et certain: de l'été 1764 jusqu'en juin 1767, au moins 147 personnes, uniquement des femmes et des enfants, sont tuées par une bête féroce. Les registres paroissiaux, les comptes rendus des chasses sont là pour prouver que la Bête a bel et bien existé.

En juillet 1764, on recense les premiéres victimes du côté de Langogne.Les diverses chasses, conduites par le capitaine Duhamel et ses 57 dragons, la font remonter en Lozére (Le Malzieu,St Chély) avant qu'elle ne se fixe définitivement dans la région du Mont-Mouchet.
Un célébre chasseur de loups normand, Mr Denneval, propose au roi de débarasser en rien de temps le Gévaudan de cette Bête. Mais c'est un échec, le Gévaudan n'est pas la Normandie.
Louis XV décide alors d'envoyer son propre lieutenant des chasses,Antoine de Beauterne.Celui-ci établit son quartier général, en juillet 1765, au château du Besset. Ironie du sort, la Bête égorge sa servante.De dépit ,il s'en va tuer un gros loup à Ste Marie des Chazes, où la Bête n'a jamais fait de victimes, et regagne Versailles couvert d'honneur et de gloire. Quelques mois aprés les tueries recommencent. Pour le roi et les autorités locales, la Bête est officiellement morte. Qu'on se débrouille!
Il faut attendre le 19 juin 1767 où, au cours d'une chasse organisée par le jeune marquis d'Apchier,Jean Chastel de La Besseyre-St-Mary tue la Bête à la sogne d'Auvers. Cette fois-ci, le calme est revenu.Mais la légende demeure, tenace.

Entre autre,elle aura tué:

  • -Le 25-7-1765, à Lair, Claude Biscarat âgé de 7 ans (neveu d'autre Claude Biscarat notre ancêtre)
  • -Le 29-4-1767, à Lair, Rose du Verny âgée de 10 ans (soeur d'Agnés du Verny notre ancêtre)

1.1.3 - FAMILLE DE ROCHEMURE

La noblesse

Tout d'abord,la fameuse "particule". Elle est en la matiére un véritable mythe. En réalité, elle ne signifie rien, apportant , tout au plus, une présomption d'ascendance notable. Seules des lettres de noblesse officielles prouvent la noblesse, tout le reste n'est qu'apparence et peut n'être que fantaisie orthographique accidentelle ou recherchée.

Les noms nobles ont connu des types de formation particuliers. Les plus anciennes familles, que l'on appelle la noblesse d'extraction, sont nobles de toute antériorité sans posséder aucun titre écrit. Leurs ancêtres étaient souvent déjà des compagnons des rois carolingiens. Plus tard, lorsque le roi se réorganisa et repris le pouvoir en main, il décerna des lettres d'anoblissement à des familles qui avaient déjà reçu des surnoms. Au XIIIéme et XIVéme, il arrive souvent que le titre conféré se soit substitué au nom préexistant. A partir de la Renaissance, le nom patronymique s'est en principe conservé, style: Julien de Rochemure par exemple. Clin d'oeil!

La société féodale est basée sur les liens d'homme à homme. Le roi, ne pouvant défendre et administer seul son royaume, le partage entre des vassaux qui lui devront l'assistance militaire et l'aide financiére. Le vassal fait de même avec ses arriéres-vassaux, et celà jusqu'à une unité territoriale à échelle humaine: le fief que le seigneur administrait directement, autrement dit la seigneurie. A ce niveau, le seigneur concédait la terre par lots individuels appelés tenures, qu'il partageait entre les paysans. Il leur garantissait la protection militaire. Eux, en échange, lui devaient des redevances en nature ou en argent (le cens). Comme le fief confié au vassal, la terre concédée par le seigneur n'était que tenue, c'est-à-dire remise de façon précaire et révocable. C'est seulement à partir du XIIIéme que les fiefs tendent à devenir héréditaires.

Lorsque naissent les noms, il est toutefois encore possible de changer de statut et de position sociale. Jusqu'au XIIéme, la noblesse n'a rien d'un ordre privilégié. On peut y rentrer par l'acquisition d'un fief ou par l'accés à la chevalerie qui se recrute en partie encore chez les roturiers. Ce n'est qu'à la fin du XIIéme que la noblesse se ferme sur elle-même et surtout au XIIIéme, lorsque le roi s'arroge le monopole des anoblissements. Jusqu'alors les nobles sont avant tout des militaires et se contentent d'être exemptés de la taille.

ORIGINE DES ROCHEMURE -L'ARDÈCHE-

Le piton rocheux de Rochemure (Roca Moeria) est situé en Ardéche, dans la moyenne vallée de l'Eyrieux, sur la commune de Saint-Jean-Chambre.

===La roca:Le substantif "roca" a participé à la formation d'un grand nombre de toponymes castraux. La roca apparaît comme une forme particuliére de fortification fossoyée contemporaine des mottes castrales, semblable dans son origine et sa destination, mais morphologiquement distincte dans la mesure où elle est façonnée dans le rocher sans apport de matériau meuble.

Quel est le patronyme d'origine des Rochemure? Sont-ils issus de rameaux de familles de l'aristocratie locale (les Mézenc, les Chapteuil, les Clérieux...) ou assurent-ils soit un rôle militaire (miles), soit le contrôle du château (dominus). Au XIéme, tout se passe encore comme si la domination de fait d'un individu sur un château ne rendait pas impératif l'usage d'un titre spécifique. Un simple prénom auquel s'ajoute un toponyme suffit à établir la situation du personnage.

Les Rochemure sont une race de chevaliers.
===Blason: Bandé d'argent et d'azur.

  • -Le premier personnage répertorié de cette lignée, Jareton, est connu pour une donation qu'il fait, en 1160, à l'hôpital St Jean de Jérusalem du Puy
  • -Son fils Francois Armand, chevalier, participe comme croisé à la 3éme croisade en 1189.
    ===La 3éme croisade:Le plus important personnage du monde musulman était alors le sultan d'Egypte, Salâh al-Din dit Saladin, qui avait étendu sa domination sur une grande partie du Levant et établi de bons rapports avec les chrétiens.Mais la violation du statu-quo par quelques seigneurs fanatiques ramèna la guerre dans la région.Saladin battit les chrétiens à la bataille d'Attin et entre vainqueur dans Jérusalem en 1187.La prise de la ville entraina l'appel à la 3éme croisade.Elle fut appelée la croisade des rois parce qu'à sa tête se trouvaient: l'empereur Frédéric Barberousse, le roi de France Philippe Auguste et le roi d'Angleterre Richard Coeur de Lion. A peine arrivé en Asie Mineure, Frédéric Barberousse se noya pour avoir traversé la riviére Saleph(aujourd'hui Göksu) avec son armure. Les 2 souverains survivants reprennent la ville de St-Jean d'Acre. Le roi de France n'avait qu'une seule hâte: retourner dans sa patrie et profiter de l'absence de Richard pour mettre la main sur les possessions françaises de ce dernier.Resté seul, le roi anglais accomplit des prodiges mais ne fut pas en mesure de battre Saladin. Aussi conclut-il, en 1192, une trève avec son adversaire.Jérusalem restait aux mains des musulmans qui s'engageaient à protéger les pélerins chrétiens se rendant dans la ville Sainte.Les Francs conservaient les ports du Levant et Chypre.
  • -Avec Aymon,au début du XIIIéme,les Rochemure deviennent vassaux des comtes de Valentinois(Valence-Drôme) lesquels rendent hommage au roi de France pour Rochemure.
  • -Hugues Guigon deviendra, au milieu du XIIIéme, co-seigneur de Voguë (Ardéche).Les Rochemure conserveront cette co-seigneurie au moins jusqu'à la fin du XVéme, puisque:
    • -En 1494,Jacques de Rochemure léve une taille sur les habitants de Voguë pour le mariage d'une de ses filles
    • -En 1498,Louis de Rochemure fait effectuer des travaux dans son château de Voguë
  • -Guillaume est dit damoiseau.Un damoiseau n'a pas reçu l'adoubement pour devenir chevalier.Il ne peut y avoir 2 chevaliers en même temps dans une même lignée

LES ROCHEMURE ARRIVENT EN GÈVAUDAN

  • -Aymar Tout en conservant la seigneurie de Rochemure, il sera le 1er seigneur du Besset(Le Besset-Cne de La Besseyre Saint-Mary en Haute-Loire)
  • -Son fils Simon sera de surcroît capitaine de la garnison du château d'Aubenas (Ardéche)
  • -Puis Lambert qui épousera Jeanne d'Ancezune de Caderousse, d'une grande famille du Vaucluse
  • -Puis Hugues Hugonin
  • -Jacques Par son mariage avec l'héritiére de la famille Merle( qui n'a rien à voir avec notre grand-mére) va agrandir les possessions Rochemure dans le Gévaudan avec notamment Serverette, Le Bois du Mont (prés Serverette), Le Bouchet-Fraisse (prés Grandrieu), Verdezun (prés du Malzieu), tout celà en Lozére.
  • -Louis qui se marie avec Jeanne d'Ancezune de Caderousse d'une grande famille du Vaucluse.
  • -Aymar épousera Catherine de Monteynard, illustre famille trés bien possessionnée dans le Dauphiné ainsi qu'en Ardéche (Chalencon).Ce sera l'apogée de la famille de Rochemure.Il auront 4 enfants:

    • -Son fils, autre Aymar décédera jeune et la famille tombera de "lance en quenouille", c'est à dire qu'il n'y a plus d'héritier mâle et ses 3 soeurs se partageront l'héritage.

    • -L'ainée, Jeanne, aura Le Besset. Elle se mariera avec un membre de l'illustre famille de Beaumont, également originaire du Dauphiné. A la 1ére génération les descendants accoleront de Rochemure à leur patronyme mais abandonneront vite, de Beaumont étant plus "porteur". Leurs descendants feront, aprés la révolution, des mariages avec des familles de la Besseyre St-Mary ( cultivateur,forgeron...)

    • -La seconde,Anne' notre ancêtre, héritera du Bois du Mont, Verdezun, La Coste(Auvers).Aprés un premier mariage, elle se mariera avec Antoine Leynadier. Selon certains généalogistes, il semblerait qu'Antoine Leynadier soit l'enfant d'un fils naturel de Louis de Rochemure.

    • -La 3éme,Françoise, aura Le Bouchet-Fraisse. Elle se mariera 3 fois.

LES ROCHEMURE-2éme MAISON

  • -Louis Leynadier de Rochemure, fils d'Anne et d'Antoine Leynadier, reléve le nom et les armes des Rochemure, ce qui était possible lorsque le nom n'était plus porté. C'était parfois une condition au mariage d'une héritiére "Oui, mais les enfants porteront mon nom". Il héritera du Malzieu, Verdezun et Serverette. Son frére Antoine aura Le Bois du Mont , ce qui lui vaudra des démélés avec son suzerain ,le seigneur de Peyre, auquel il refuse de préter l'hommage (Le château du Bois du Mont existe toujours sur la route de Serverette à Javols)
  • -Son fils Guillaume aura:
    • -Antoine: tige de la branche des seigneurs du Clos à Grézes(Hte-Loire)éteinte dans la famille de Morgues vers 1833
    • -Marc, notre ancêtre, qui suit.
  • -Marc, écuyer, seigneur de la Coste (Auvers) .Il aura:
    • -Jean-Baptiste: tige des seigneurs des Enclos aux Echandelys (Puy de Dôme).Je n'ai pas trouvé trace des Enclos
    • -Jean-Jacques,notre ancêtre,qui suit.
  • -Jean-Jacques: Garde du corps du roi. Seigneur de Lair (Auvers) et du Croizat (Jullianges-Hte-Loire).Il recevra par son mariage avec Marie Thérése de la Bastide (La Bastide prés de Vorey-Hte-Loire) la terre de Jorat (Jullianges-Hte-Loire,au Nord-Est du Puy) où il ira s'installer.Il aura:
    • -Antoine:Ecuyer, seigneur des Aiguilhes (Cne de Saint-Rémy de Chargnat prés d'Issoire, Puy de Dôme) par son mariage avec Catherine de Guilhen, héritiére de cette famille.Pour l'anecdote, le pére de Catherine, qui était chevalier, n'avait pas les moyens de s'acheter un cheval. Cette branche s'éteindra dans la famille de Bournat.Le château des Aiguilhes existe toujours, il est converti en table d'hôtes.
    • -Marc: Ecuyer,seigneur de la Coste(Auvers).Seulement 2 filles survivront, elles contracterons mariage dans les familles de Reynaud et de Grenier.
    • -Jean-Jacques-Louis ,notre ancêtre qui suit.
  • -Jean-Jacques-Louis, écuyer, seigneur de Lair (Auvers) et du Croizat (Jullianges).Il aura 2 fils prénommés tous les deux Jean-François.
    • -Le 1er Jean-François, notre ancêtre qui suivra.
    • -Le 2éme Jean-François, seigneur du Croizat reste à Jullianges. Il aura 2 filles:Claire-Thérése et Marie-Victoire. Je suis en relation avec un lyonnais, Luc Beaumont, dont la fille est mariée avec un descendant de Marie-Victoire.
  • -Jean-François, écuyer, seigneur de Lair où il vient s'établir, se mariera avec Agnés du Verny.Ils auront:
    • -1fils, Jean-François, dont les 3 enfants seront sans postérité.
    • -1 fille,Gabrielle, qui se mariera aprés la révolution (1803) avec Pierre Migne, un cultivateur de St-Privas du Fau(Lozére). Elle sera la grand-mére de Rose Biscarat (mére de Jules, Romuald, Virginie)

Aprés des recherches, il semble que le patronyme "de Rochemure" ne soit plus porté à l'heure actuelle.Il n'en reste pas moins que des descendants existent puisque nous en sommes.....

1.1.4 - FAMILLE du VERNY

J'ai choisi cette famille car elle est un exemple typique de l'évolution sociétale de certaines familles avec la révolution.

ETYMOLOGIEToponyme d'un lieu planté de vergnes(nom gaulois de l'aulne)

LES du VERNY à JULIANGES (Lozére)

La famille du Verny est, à la fin du XVIéme, une famille de petits seigneurs terriens originaire du Chambon,cne de Julianges (Lozére).On trouve successivement:

  • -Etienne, seigneur du Chambon
  • -Antoine, seigneur du Chambon
  • -Jean, seigneur du Chambon, marié à Anne de Brun du Bois Noir

LES du VERNY à LAIR (Auvers-Hte-Loire)

  • -Philibert Qu'est-ce qui conduit le fils de Jean et Anne de Brun, à venir s'installer à Lair(Auvers).Est-ce la proximité du Bois Noirs (à 3km)? Où celle de La Besseyre St-Mary (pays de sa femme Anne Sauguet)? Je l'ignore.Philibert aura entre autres enfants:

    • -Louis, notre ancêtre, qui suivra.

    • -Laurent, dont je voudrais vous parler.Il est maître verrier au Bois Noir (verrerie de la famille de sa grand-mére dont nous reparlerons). Les maîtres verriers, transformant la matiére, passaient à l'époque pour des alchimistes, donc des gens qui pactisaient avec le diable. On a beaucoup brodé sur la "Béte du Gévaudan" et un auteur local, Pierre Cubizolles, dans son livre "Loups Garous" accuse Laurent Duverny d'avoir dressé des loups à attaquer.
  • -Louis,seigneur de Taillére à Julianges(Lozére) mais habite à Lair.Il est marié à Anne Chirac avec laquelle il aura 6 enfants dont:

    • -Agnés, notre ancêtre, mariée à Jean-François de Rochemure et mére de Gabrielle de Rochemure.

    • -Rose,tuée à Lair, le 29-4-1757 par la "Béte".Elle avait 10 ans.

    • -Laurent, dont on posséde plusieurs actes le concernant qui vont nous permettre de suivre l'évolution du nom de cette famille:
      • -Son baptême: Baptême le 25-5-1755 de Noble Laurent du Verny,fils de Noble Louis du Verny, seigneur de Taillére.
      • -Son mariage: Mariage le 28-8-1794 de Laurent du Verny de Taillére avec Marie Borde(il a 39 ans,son épouse 13 ans)
      • -Naissance de sa fille: le 6-9-1813, Laurent Duverny,cultivateur, a présenté un enfant de sexe féminin qu'il prénomme Anne-Marie
      • -Son décés: Décés le24-11-1839 de Laurent Duverny déclaré par Barthélemy Duverny, son fils.

La révolution est passée par là, la particule a disparu. La famille perd son statut de seigneur pour devenir de simples cultivateurs.A partir de là, le patronyme se fixera en "Duverny" pour toute la fratrie et sa descendance fort nombreuse au XIXéme à Lair.

1.1.5 - FAMILLE CHIRAC

Juste un petit mot sur cette famille qui nous donne une autre image de la noblesse: la noblesse de robe.
Elle est originaire de Chaliers (Cantal) d'où on a un trés joli point de vue sur un méandre de la Truyère.
Cette famille est connue depuis la fin du XIVéme. Docteurs es lois, notaires royaux, juges de la baronnie de Margeride, ils sont seigneurs de Bar, Corbiéres, Védrines, Paladines ...Ces charges sont lucratives, et si la noblesse d'épée est de moins en moins riche, ce genre de famille achéte des fiefs et noue des alliances matrimoniales trés intéressantes. A partir de la fin du XVIéme, elle occupe de hautes charges militaires: capitaine de cavalerie, commissaire d'artillerie....
Anne Chirac épousera Louis du Verny, seigneur de Taillére.

1.1.6 - FAMILLE de BRUN du BOIS NOIR

Encore une famille atypique de la noblesse.

En 1521, Pierre de Brun (originaire du Languedoc), écuyer et verrier, prend à bail des bois aux abords de la chapelle Ste-Madeleine de Galdissart(aujourd'hui ruinée) dans le Bois Noir(Cne de Desges,Hte-Loire) le long du ruisseau le Gourgueyrou affluent de la riviére la Desges.
Par contrat passé devant Me Morin,notaire royal à Paulhaguet(Hte-Loire), le marquis de Villeroy, qui détenait un privilége général et exclusif pour l'établissement des verreries, lui accorde le droit d'édifier à ses frais un atelier comprenant 4 ouvriers et d'y produire"toute sorte de verres à boire"

===Les gentilhommes verriers
Ces familles vont bénéficier des priviléges royaux accordés par Charles VI: les gentilhommes verriers peuvent accéder par leur travail au statut nobiliaire, porter l'épée et coiffer le chapeau brodé
===Le verre
On peut schématiser la fabrication du verre comme résultant de la fusion d'un mélange à base de silice(sable ou quartz) et d'alcalis ou salin(soude et potasse).L'adjonction du fondant basique permettait d'abaisser la température de fusion aux environs de 1500°C et donc d'économiser le bois. La potasse, ou plus exactement le carbonate de potassium, se trouve dans les cendres provenant de la combustion des fougéres que l'on coupait vertes de la fin mai à la mi-juin.La qualité de la production laisse un peu à désirer et ne justifia jamais d'un renom tel le verre lorrain.
===La verrerie du Bois Noir
Les ruines de la verrerie du Bois Noir sont toujours bien visibles au bord du chemin forestier qui longe le Gourgueyrou.Sur la droite la maison d'habitation, sur la gauche côté ruisseau la petite verrerie.Un peu plus les ruines de la chapelle.

LES de BRUN du BOIS NOIR

Cette famille, lors de la recherche de la noblesse en 1666, fut maintenu dans ses priviléges du fait de son activité de maître verrier

  • -Pierre crée donc la verrerie du Bois Noir vers 1521.
  • -puis son fils Pierre
  • -puis son petit-fils Armand''
  • -on trouve ensuite Pierre, écuyer,seigneur du Bois Noir et de Sévéraguet (paroisse de Moissat-l'Eglise dans le Cantal) mais habitant depuis 1660 environ à Segonzat (paroisse de St-Gervazy dans le Puy de Dôme prés d'Ardes-sur-Couze) fief venant de sa grand-mére Anne de Besse. Il aura comme enfants entre autres:

    • -une fille Anne, notre ancêtre mariée à Jean du Verny.

    • -un fils Gabriel qui reprendra la verrerie avec plus ou moins de bonheur puisque, dans sa réponse à la convocation du ban et arriére ban de sept 1674, il requiert être déchargé du service attendu que tous ses biens sont saisis et qu'il ne jouit de rien.

C'est le petit fils d'Anne et Jean du Verny, Laurent du Verny, que nous avons évoqué précédemment,qui reprendra la verrerie. Malheureusement, l'ouverture, en 1769, de la verrerie royale de Margeride à Védrines-St-Loup( Cantal),dotée de 8 fours, entrainera la fermeture de toutes les petites verreries de Margeride. Aprés plusieurs péripéties, la verrerie royale fermera définitivement ses portes en 1792, la forêt ayant été dévastée. Les habitants du secteur n'avaient même plus de quoi se chauffer. Seule la verrerie de Chamblard (La Besseyre-St-Mary) continuera son activité jusqu'en 1834.

Jean-Joseph de Brun

Une rue de Langeac porte le nom de Jean-Joseph de Brun. Ce descendant de la famille de Brun est né le 25-3-1805 à Chanteuges (Canton de Langeac).Polytechnicien, il choisit de faire carriére dans la marine. Aprés des voyages aux Antilles et au Mexique, il reçoit le commandement d'un petit bateau à vapeur, Le Coursier, avec lequel il effectue la premiére traversée de l'Atlantique avec ce type de navire.Capitaine de frégate, il accomplit la longue campagne de relevés hydrographiques et cartographiques de l'Océanie et en Nouvelle Calédonie aprés sa prise de possession par la France en 1853. Il décéde à Langeac le 5-3-1860.

 1.2 - BRANCHE GRAND-MÈRE PATERNELLE

1.2.1 - FAMILLE MERLE

ETYMOLOGIE

surnom d'une personne chantant ou sifflant comme un merle.Ce patronyme est extrémement répandu.

LES MERLE A SAINT-HAON

Les premiers Merle de l'ascendance sont originaire de Saint-Haon, petite commune surplombant la rive droite de la vallée de l'Allier au sud de la Hte-Loire et proche de l'Ardéche ou de la Lozére sur la rive gauche.Ils habitent à Château-la-Ville, gros hameau situé à 4km environ au sud-ouest de la commune. On peut penser que ce sont des cultivateurs.Propriétaires?

  • -On trouve tout d'abord Jean né vers 1650.
  • -son fils Pierre marié d'abord à Marie Guigon avec laquelle il eût 3 enfants, puis à Jeanne Parier dont le pére est maître-tanneur et le grand-pére est seigneur de la Mouteyre.
  • -son petit-fils Jean aura pour épouse Anne Surrel (ou de Surrel) famille de notaires royaux et de seigneurs locaux. Il est curieux de constater qu'au XVIIIéme, on retrouve une fois de plus ce genre de schéma, mais alors que les Rochemure sont une famille au riche passé mais finissante, à contrario les Surrel sont une famille dont la notoriété va se continuer jusqu'à la fin du XIXéme. On peut donc s'interroger sur les raisons de cette union.Il serait intéressant de connaître l'origine du nom de ce hameau qu'est Château-la-Ville.Il surplombe la vallée de l'Allier .Avait-il un rôle de surveillance et de contrôle de la vallée? Jean et Anne Surrel auront 13 enfants, dont:
  • -l'avant dernier Etienne, marié à Magdeleine Broussard, partira s'installer au Mas de Boudoul prés de Mazemblard, à l'extrémité nord de la commune de Saint-Haon (env.7km).Compte tenu de la grande fratrie, la place à Château-la-Ville devait être prise par les ainés.Ils auront 6 enfants

LES MERLE A TAILHAC

  • -Jean, l'ainé des enfants d'Etienne, quittera Saint-Haon pour rejoindre Tailhac prés de Langeac (Hte-Loire), où il exercera le métier de sabotier.Il se mariera à Tailhac avec Marie Gaillard à l'âge de 35 ans.
    Quelles sont les raisons qui l'ont conduit de Saint-Haon à Tailhac ? Et quel peut être en soi l'attrait d'un trés petit village comme Tailhac ? Mystére! Pour l'époque, ce n'est pas la porte à côté, d'autant qu'il n'y a pas encore le chemin de fer. Il aura 3 enfants dont:
  • -Anne:Elle est denteliére (dentelleuse selon l'expression locale).Selon le recensement de 1856, elle habite rue du "priouré".Elle a 1 fille Virginie et 1 fils Antoine, tous les deux enfants naturels. Qui sont les papas?
  • -Antoine est mineur à Marsanges.Il est marié à Marie Sauvant.Ils auront:

    • -Virginie née un an avant mariage. Le jour de son mariage, Antoine clame haut et fort devant l'assistance que Virginie est sa fille. Par un jugement duTribunal de Lyon en date du 24-1-1903, Virginie née Sauvant deviendra Virginie Merle. Antoinette m'avait dit qu'il se disait qu'elle était partie aux Amériques et qu'elle avait péri dans le naufrage du Lusitania. Ce naufrage a eut lieu le 7-5-1915, or elle est décédé le 24-2-1903 à Lyon.

    • -Vainsant,Louis que j'ai finalement retrouvé sur un recensement de 1911 comme habitant au Pont d'Alleyras (Hte-Loire) avec son épouse, son fils Jean, ses filles Marie et Antoinette(marraine de Nénette).Il y est dit forgeron à Vabres (depuis 1966,cne d'Alleyras).

    • -Eugéne établit dans la région parisienne à Jouy en Josas (Yvelines) .Invalide à la suite de la 1ére guerre mondiale.2 fils d'un 1er mariage(Georges et Jean) et 2 fils du 2éme (Lucien et Paul)

    • -Marie-Mercédes, notre grand-mére (voir avec Julien Jules)

    • -Jean .Il se marie le 28-7-1914 à Palaiseau (Essonne), avec Marceline Cahors, avant de partir au front. 2éme classe au 238éme régiment d'infanterie, il sera tué le 9-11-1914 à Ambleny dans l'Aisne. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Tailhac.

    • - 2 filles et 1 fils décédés prématurément.

Les Merle à Tailhac étaient surnommés "les bourgeois". Un sabotier, un mineur...on reste rêveur. Est-ce parce que leur maison était sur l'ancien emplacement du château? L'alliance Surrel a-t-elle suivi par le bouche à oreilles?
Le château est dit en bon état en 1700.A-t-il était démoli à la révolution?L'espace a-t-il été vendu comme bien national? Aucun document ou ouvrage d'auteur ne parle de sa disparition. J'ai simplement un plan de masse qui semble indiqué qu'il était côté église donc à l'est de la parcelle. La maison est côté ouest dans ce qu'on pourrait appelé la basse-cour du château. La maison a été trés bien restaurée au vu des photos qu'on en a en 1945 et l'image actuelle. Cette maison appartenait à la famille puisque c'est le grand pére qui l'a vendue. Mais qui l'a faite construire? Antoine? Ou bien l'a-t-il achetée? Les réponses sont certainement dans les archives notariales.
Nota de derniére minute: Ce jour 8 juillet 2013,au cours d'une petite escapade à Tailhac,nous avons trouvé la maison rasée et, à la place, une nouvelle maison est en cours de construction.Le propriétaire m'a dit que, si extérieurement elle semblait en bon état,il n'en était pas de même intérieurement. Une page se tourne!

1.2.2 - FAMILLE SAUVANT

ETYMOLOGIE

Sauvant(ou Sauvans ou Sauvan):Du latin sylvanus: homme des bois. Sylvain est le dieu des forêts

LES SAUVANT A VENTEUGES

C'est une famille de cultivateurs essentiellement. Toute la lignée est établie au hameau de Masset sur la commune de Venteuges Hte-Loire (entre Saugues et Langeac) de Vidal né vers 1670 à Marie, notre arriére grand-mére qui épousera Antoine Merle. On trouve:

  • -Vidal,marié à Marie Flandin
  • -son fils Louis, marié à Marie Cathebrat
  • -son petit-fils Jean-Louis, marié à Marguerite Trincal
  • -puis Jean-Laurent marié en seconde noce à Marie-Jeanne Orlhac
  • -puis autre Jean-Louis marié à Marie Anne Charital.Ils auront 11 enfants:

    • -Marie Virginie mariée à Félix Jarlier

    • -Philoméne

    • -Marie mariée à Antoine Merle ,nos arriéres grands-parents

    • -Anne Marie

    • -Jeanne Marie

    • -Lucie mariée à Jean Limagne

    • -Louis Vincent marié à Félicité Molhérat puis à Marie Agnés Brunel

    • -Marie Agnés

    • -Marie Jeanne

    • -Jean-Pierre

    • -Jean-Baptiste marié à Léonie Plantin

1.2.3 - FAMILLE SURREL ou de SURREL

ETYMOLOGIE

Le nom Surrel est typiquement vellave (du Velay). C'est un nom de terroir, un toponyme. Il n'y a pas d'autre terroir dans l'hexagone portant ce nom avec cette orthographe(2r). Il semble donc évident que la terre patronymique est le petit hameau de Surrel sur la commune de Retournac (Hte-Loire) à 40 km env du Puy.Ce nom pourrait provenir d'une zone plantée de sureaux, mais celà reste discutable car en Velay le sureau s'appelle "sahuc" (patois: sayou)

ORIGINE

La population carolingienne est constituée de paysans libres et non libres. Les premiers sont propriétaires de leur exploitation appelée "alleu". Un alleutier doit au roi le service militaire et, s'il a plus de 60 ha, il doit payer son équipement militaire.Si l'aristocratie carolingienne est d'un statut supérieur, parmi les hommes libres il n'y a pas de distinction juridique entre les nobles et les autres.

Les Surrel sont certainement dans la classe des alleutiers. Leur mode de vie communautaire, la structure de l'habitat en hameau en sont les indices. Au Xéme siécle (sous les carolingiens) les membres de la famille vivaient donc sous le régime de la communauté familiale. On appelle celà des pariers ou parsonniers, chaque parier à les mêmes droits et devoirs sur la terre.Ils sont installés au lieu de Surrel sur la commune de Retournac. Par la suite , la famille éclatera pour donner de nombreuses branches en Velay, Vivarais...

Aprés l'an mille, la mutation féodale fait apparaître une nouvelles aristocratie. Des hommes nouveaux (miles) s'attribuent des terres et des droits, bâtissent des châteaux et se taillent des fiefs (Ce fût le cas des Rochemure). Les alleutiers vont subir leurs attaques et certains vont disparaître. Certains vendent ou donnent leur alleu pour le reprendre en tenure avec un cens (loyer) à payer, d'autres ont pu rejoindre la petite noblesse gravitant autour des grandes races locales

C'est le cartulaire de Chamaliéres-sur-Loire (Hte-Loire) qui donne le nom des premiers Surrel. Chamaliéres est un prieuré conventuel qui fut définitivement unit vers 950 au monastère Saint-Chaffre du Monastier(Hte-Loire) par Dalmas de Beaumont, à la fois abbé de Saint-Chaffre et prieur de Chamaliéres.Dans les chartes les Surrel ne portent aucun titre, mais à cette époque être choisi comme témoin ou être propriétaire sous-tend un certain rang. Il est toutefois difficile de se faire une idée précise de leur place dans la hiérarchie des XIIéme et XIIIéme siécles.

Nota:A la fin du XIIéme, il n'y a plus de Surrel dans le hameau de Surrel, les reconnaissances de 1687, 1713 et 1738 ne citent plus aucun habitant de ce nom y possédant des terres.

LES SURREL A RETOURNAC

  • -En 1212, Pons Surrel (Pontius Surrellus) est dit baile du port de Retournac. Il est chargé de percevoir les droits liés au trafic sur la Loire du port de Retournac au profit de l'évêque du Puy.
===Le baile ou bayle===
C'est un terme de l'ancien français qui désigne le chef des officiers municipaux chargés de percevoir les droits. Pour les abbayes et prieurés, les bailes étaient leur bras séculier qui rendaient la justice à leur place en échange d'une part sur les droits de la seigneurie. Aun niveau supérieur, le roi avait aussi ses bailes que l'on désignera plus tard sous le terme de baillis.
  • -Son fils noble P...Surrel est également baile de Retournac
  • -Son petit-fils Pierre Surrel fait une reconnaissance de cens en 1333 en faveur du chapitre de Saint-Voy au Puy d'un pré situé au terroir de Rioux
  • -Son arriére petit-fils Durand Surrel posséde prés, vignes, terres et maisons sis à Surrel dont il fait une reconnaissance de cens le 28-10-1451 en faveur du prieuré de Chamaliéres. Il sera ruiné par la guerre de Cent Ans.

LES SURREL AU BOUCHET-SAINT-NICOLAS

  • -Le fils de Durand, "Jehan Surrel" sera recueilli par l'abbé de St-Chaffre du Monastier qui lui fera faire des études de droit et on le retrouvera notaire au Béage.
  • -On trouvera ensuite "Pierre" notaire au Mont de la Fare.
  • -Puis autre "Pierre" notaire royal au Bouchet St-Nicolas (Hte-Loire) marié à Catherine de SAINT-HAON.La fonction de notaire royal se révéle une fois de plus lucrative puisque:
  • -son fils "André Surrel ou de Surrel" sera seigneur du Bouchet, Montchamp, Julhac, Font Rouge,le Thor.Il sera également commissaire du cardinal de Richelieu et convoqué au ban de la noblesse du Puy.Il blasonne:d'azur au cygne d'argent foulant un croissant de même, au chef cousu de gueule chargé de trois étoiles d'or. Il aura pour épouse Marguerite de la Rodde (d'une grande famille du Velay)
  • -Puis Vidal Surrel seigneur de Montchamp, Julhac, Font Rouge.Co seigneur et parier de la baronnie de St-Haon.Bailli du Bouchet-St-Nicolas.En 1639, il fait reconnaissance à l'évêque du Puy pour son fief franc de Julhac.Il est l'auteur de la branche des Surrel de Montchamp, son frére François donnant naissance aux Surrel de Saint-Julien et Surrel de Monbel. Il aura comme épouse Marie Julien du Chier(famille de baillis) dont:
  • -Claude Surrel seigneur de Montchamp.Co-seigneur et parier de St-Haon.Avocat au Parlement.Il épouse Marguerite Boutavin (d'une famille de juges et notaires royaux à Pradelles 43, seigneur de Mortesagnes à St-Arcons de Barge 43) dont:
  • -Vital Surrel seigneur de Praneuf
  • -sa fille Anne Surrel épousera donc Jean Merle.

 1.3 - NOS LOINTAINS ANCÊTRES

Tout d'abord, on constate que les ascendants des Rochemures et ceux des Surrel se rejoignent et font que Julien Jules et Merle Mercédes ont, en partie, de lointains ancêtres communs.

Tout individu de l'arbre dont le nom est précédé d'un cercle avec un point en son centre (de couleur vert olive)est un de mes ancêtres directs. Cliquez sur son nom et lorsque vous serez sur sa fiche individuelle, cliquez sur son numéro "sosa". Vous aurez ainsi sa descendance jusqu'à ma personne. Il vous sera ensuite facile de vous rattacher.

Le nombre d'ancêtres:Prenons un exemple avec Charlemagne, 34 générations nous séparent, ce qui représente environ 17 milliards d'individus. Celà donne le tournis. La France carolingienne comptait environ 9 millions d'habitants? l'Europe environ 25 millions.C'est la raison pour laquelle on dit que 90% des français descendent de Charlemagne. Une seule personne à ce niveau est nécessairement plusieurs fois notre ancêtre.

Quelques familles de votre généalogie:Pour vous faciliter la recherche, je vous indique quelques familles dont vous descendez et dont je mets le patronyme à taper entre guillemets.

  • -des rois de France:"carolingiens", "capet"
  • -des rois d'Angleterre: "d'angleterre", "de wessex", "plantagenêt"
  • -des rois de Pologne: "piast", de Hongrie "arpad", "d'italie", "d'aragon", "d'irlande", "d'ecosse"
  • -des ducs: "de normandie", "de bourgogne", "d'anjou", "d'aquitaine", "de gascogne","de bourbon", "de nevers", "de savoie", de "baviére", "de luxembourg", "de kiev"....
  • -des comtes: "de toulouse", de "provence", "de foix", "de barcelone", "d'auvergne","d'angoulême"....
    mais aussi:
  • -des francs: "de francie et des francs", de "cologne", "de toxandrie"
  • -des wikings: "de jutland", d'uppland", de danemark"
  • -des burgondes: "des burgondes" , des lombards: "de lombardie" ,des alamans: "d'alémanie"
  • -des wisigoths: "des wisigoths", des ostrogoths: "des ostrogoths", "des goths"
  • -"des alains", "des huns", des hérules", "des pictes"
  • -des mongols: "des kumans", des romains: "de rome", des pharaons: "d'égypte"
  • -des émirs: "de cordoue", des califes de Damas: "umayyade"
  • -le prophéte Mahomet: "hashim"
  • -les "visconti", les "grimaldi", Rodrigo"de Bivar" et Chiméne "des Asturies" immortalisés par Corneille
    -"de chine"

Des évêques, des archevêques, 2 soeurs de pape....suite au 1er mariage pour tous!
Cette liste est loin d'être exhaustive.

 2 - GENEALOGIE JEAN-CLAUDE (BRANCHE MATERNELLE)

 2.1 - FAMILLE PELLEGRINI

ETYMOLOGIE: Surnom de pélerin

La famille Pellegrini est originaire de Capizzone,une petite commune de la province de Bergame,à 15 km au nord-ouest de Bergame,sur la route de Bergame à San Pellegrino.
La maison familiale est la 1ére maison,à l'entrée du village, qui se trouve côté gauche de la route venant de Bergame.Elle est adossé au rocher.
Ce village est étagé sur trois niveaux.Le niveau bas, le long de la route de Bergame.Un niveau intermédiaire avec la mairie.Un niveau haut avec l'église et le cimetiére où les tombes Pellegrini sont pléiade.Les Pellegrini sont encore nombreux dans la commune.

  • -Antonio est le 1er ancêtre connu (né vers 1840 env)
  • -Il aura un fils Battista qui est dit"propriétaire".Marié à Luigia Bettinelli,ils auront:

    • -Angelina mariée à Luigi Bugada (également originaire de Capizzone) que l'on retrouvera entrepreneur de maçonnerie à Salins les Bains(39-Jura).C'est l'origine de la branche des Bugada,nos cousins de Salins.

    • -Antoine,célibataire,qui suivra notre grand-pére Giuseppe à Frasne où il sera maçon à l'entreprise Guyon

    • -Giuseppe,notre grand-pére.Il est maçon.Cela lui vaut, vers 1920,d'aller faire un chantier du côté de Crosano di Brentonico.C'est là qu'il rencontrera Narcisa Bianchi(notre grand-mére).Ils se marieront le 31 Mai 1921 à l'église de Crosano.Louise(Luigia) naîtra le 5 juin 1921. Il était temps....à 5 jours prés...
      Puis le couple, le chantier finit, part pour Capizzone.Là naîtront Baptiste(1922),Aristide(1925),Alba(1926).
      C'est la crise en Italie.En 1932,il décide d'aller chercher du travail en France.Il arrive à Frasne prés de Pontarlier(Doubs-25),d'abord seul puis vers 1936, il fera venir sa femme et ses enfants.Voilà la famille enfin réunie.En janv 1938 naîtra Yvonne.En juillet 1938,il entre à l' entreprise Pierre Guyon où il prendra sa retraite en 1961 avec la médaille du syndicat des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics du Doubs.Ils habiteront au 30 grande rue à Frasne.La maison a été superbement rénovée.

    • -Gina elle habite Capizzone vers la place de la mairie

    • -Luigi dit Gigi,dont un fils Gino habitait la maison familiale de la Iale(il est décédé récemment fin 1012) et une fille Marie habitait Serre les Sapins prés de Besançon(Doubs-25)

    • -Nini,qui habite à Capizzone ,vers la 3éme épingle à cheveux en partant du bas

    • -Pierrino

.

 2.2 - FAMILLE BIANCHI

La famille Bianchi est originaire de Crosano, village qui posséde son église et son cimetiére,mais qui fait partie aujourd'hui de la commune de Brentonico, une ville de la province de Trente entre la vallée de l'Adige et le lac de Garde.Comme pour les Pellegrini à Capizzone, le patronyme Bianchi y est trés répandu.

  • -Angelo marié à Lucia Peroni sont les premiers ancêtres connus.Ils auront:

    • -Andréa marié à Colomba Berté dont un fils Angelo habite à Cassano di Brentonico(via A.Degasperi n°22)

    • -Quirino (dcd 1 an)

    • -Ambrosina

    • -Amélia (dcd)

    • -Narcisa, notre grand-mére mariée à Giuseppe Pellegrini (Voir Pellegrini)

    • -Mario marié à Tullia Bertoni dont:

      • -Rino dont le fils Mirvano habite la maison familiale (côté droit) via Vicolo 1 n°45

      • -Lucia veuve d'Angelo Burli et habitant Crosano (via S.Biago N°3)

      • -Enza mariée à Doménico Bersani habite Crosano (Vicolo Primo n° 21)

    • -Luigia (dcd 4 ans)

    • -Onorino marié à Onorina Armani dont:

      • -Daria veuve de Fulvio Bettotti habitant Lavis (Trento) via Bresadola 9

      • -Agnése, célibataire,habitant Rovereto (Trento) viale Vittoria n°3 Elle est propriétaire avec Daria de la maison familiale (côté gauche) via Vicolo 1 n°37

    • -Savina marié à Giovanni di Marco

    • -Agnése (dcd à 18 ans)

    • -Giuseppe (dcd à 2 ans)

    • -Cécilia mariée à ...Raffaelli

    • -Ana Maria

La magnifique petite église de Crosano aura donc vu le mariage de Narcisa et Giuseppe Pellegrini.Le baptistére en marbre aura servi au baptéme de notre mére Louise.
La grande maison familiale qui a vu naître notre mére est toujours là, fiérement campée.Elle appartient pour moitié(côté gauche) à Daria et Agnése et côté droit à Mirvano.Elle est naît côté droit

 3 - GENEALOGIE JACQUELINE (BRANCHE PATERNELLE)

 3.1 - FAMILLE MOINE

ETYMOLOGIE:

Surnom moqueur de quelqu'un de gras ou de paillard. C'est l'image négative que l'on donnait aux moines au Moyen Âge

LES MOINE A VALLEROY-AUX-SAULES

On trouve les premiers Moine connus vers 1715 à Valleroy-aux-Saules (Vosges-88), une petite commune sur les rives du Madon à 8 km au sud de Mirecourt(Vosges-88).

  • -Nicolas dont le fils
  • -Nicolas est tailleur d'habits. A l'époque le tailleur d'habits n'a pas de boutique; c'est un itinérant comme le rémouleur qui fait du porte à porte, prend les mesures de son client pour confectionner l'habit.Il fait aussi du retaillage ou du rapiéçage.
  • -Son fils autre Nicolas est charon à Valleroy-aux-Saules.

LES MOINE A MATTAINCOURT

  • -le fils de Nicolas, François,Eugéne sera cultivateur à Mattaincourt (Vosges-88), petite commune sur les bords du Madon à 4km au sud de Mirecourt, où il se marie avec Anne Odile Collin.Ils auront entre autre:
  • -Eugéne,Victor,Constant également cultivateur à Mattaincourt épousera Marie,Mélanie Français.Ils auront 6 enfants:

    • -Madeleine, décédée de la grippe espagnole à l'âge de 23 ans.

    • -Jeanne mariée à Sébastien Friaise

    • -Georgette mariée à Emile Kurtz

    • -Marie,eugénie(Nini) mariée à Jean Ravanello

    • -Eugéne marié à Marie,Mathilde,Geneviéve Deloy

    • -René marié à Lucie,Charlotte Hinsinger

 3.2 - FAMILLE FRANCAIS

ETYMOLOGIE

Tout d'abord François qui est la forme ancienne de Français dont il partage l'origine latine (franciscus) et germanique (frankisk). C'est donc l'homme du pays des francs dans le sens "d'homme libre". François ne deviendra nom de baptême qu'à la canonisation de St François d'Assise en 1228.

LES PREMIERS FRANCAIS

  • -Le premier Français connu Dominique né en 1673, est laboureur à Bazoilles et Ménil, petit village des Vosges à une dizaine de km au Sud de Mirecourt, prés de Valleroy aux Saules. Il est marié à Anne Marie Nortin originaire de Rozerotte-88(à 2km), dont:
  • -François, également laboureur mais à Dombasle en Xaintois, petit village des Vosges à 10 km à l'Ouest de Mirecourt. Marié à Marguerite Gourdot, ils auront:
  • -François, pâtre à Dombasle en Xaintois,marié à Catherine Marchal, dont:
  • -Nicolas,François, que l'on retrouve vigneron à Vroville(4 km à l'est de Mirecourt).Marié à Marie-Rose Français( d'une branche venant de Domjulien et Domévre sous Montfort à 10 km au Sud-Ouest de Mirecourt).Ils auront:

LES FRANCAIS A MATTAINCOURT

  • -Jean-Nicolas, cultivateur à Mattaincourt (sur les rives du Madon à 4 km au Sud de Mirecourt-88).Il se marie à Marguerite Dabonville, dont:
  • -Dominique,Alfred, cultivateur à Mattaincourt,marié à Marie,Philoméne Noel, ils auront:

    • -Charles,Emile

    • -Marie,Mélanie mariée à Eugéne,Victor,Constant Moine (parents de Georgette, Nini,Eugéne et René Moine)

    • -Marthe,Louise, mariée à Georges,Emile Trébuchet

    • -Alice,Estelle

 4 - GENEALOGIE JACQUELINE (BRANCHE MATERNELLE)

 4.1 - FAMILLE HINSINGER

On trouve ce patronyme sous la forme "Hunziker" en Suisse, puis "Hunzinger" à l'arrivée en France et "Hinsinger" par la suite, variantes introduites trés certainement par le parler local.Je n'ai pas d'explications sur l'étymologie de ce nom.

LES HUNZIKER EN SUISSE

C'est une famille de verriers suisses de la verrerie de Wynau à Aarwangen dans le canton de Berne.Ce sont des mennonites (anabaptistes) qui quitteront la Suisse car leurs relations avec les luthériens étaient conflictuelles.Ils avaient des prénoms trés bibliques (Jakob, Kaspar, Melchior....)

  • -le premier Kaspar HUNZIKER né vers 1590, est verrier à la verrerie de Wynau à Aarwangen (Suisse)Il est marié à Elisabeth Berchtold.
  • -son fils Jakob HUNZIKER également.Marié à Anna Kummer.
  • -de même son petit-fils,autreJakob HUNZIKER, marié à Anna Kummer

LES HUNZINGER A KAYSERSBERG ET RIBEAUVILLÈ

  • -On trouve ensuite Hans HUNZINGER maître verrier, qui se marie avec Anna Barbara Voegel à la chapelle des Trois Epis (prés de Kaysersberg dans le Haut-Rhin-68).En provenance de Berne, il est reçu le 21-11-1706 par les bourgeois de Kaysersberg. Il travaillait à la verrerie de Ribeauvillé (Haut-Rhin-68)
  • -son fils Joseph HUNZINGER, maître verrier,se marie avec Elisabeth Engel à la chapelle Dusenbach à Ribeauvillé.Aprés la fermeture de la verrerie de Ribeauvillé,il crée vers 1737 ,avec son beau-frére Joseph Säger,une verrerie à la Hingrie sur la commune de Rombach le Franc (Haut-Rhin-68)

LES HINSINGER A ROMBACH LE FRANC

  • -Joseph dit le jeune HINSINGER marié à Marie Madeleine Philippe décédera à l'âge de 20 ans.
  • -Joseph HINSINGER marié à Odile Pauly sera laboureur propriétaire à la Hingrie. En effet, la création vers 1764 des verreries de Baccarat et de Bitche porte un rude coup à la prospérité de la verrerie de la Hingrie qui périclitera jusqu'à sa disparition vers 1790.
  • -Joseph HINSINGER ,marié à Marguerite Patrisse,est cultivateur à la Hingrie
  • -Joseph HINSINGER marié à Marie Riotte,sera boulanger puis aubergiste au bourg de Rombach le Franc

LES HINSINGER A FONTENOY LE CHÂTEAU

  • -son filsJean-Baptiste HINSINGER sera tout d'abord apprenti boulanger dans une boulangerie de Sélestat.Qu'est ce qui le conduit à Fontenoy le Château, commune des Vosges sur les bords du canal de l'Est prés de Bains les Bains? Certainement le travail,puisque son future beau-pére y est boulanger.Il fera donc là ,la connaissance de Marie Joséphine Frache, son épouse.Vers 1900,il semble qu'il prenne une boulangerie à Epinal (Vosges-88)où naîtra son 2éme fils André mais il reviendra trés vite au bout d'un an environ à Fontenoy. Il se dit que la boulangerie aurait brûlée entiérement.
    Il habitera sur les bords du canal où il aura une trés petite ferme et fera un peu de maraîchage.Ils auront 12 enfants:

    • -Louis,Henri (que la famille appelle Jean,j'ignore pourquoi).Il habitait la région parisienne (Chaville?)

    • -André né à Epinal et décédé à 2 l'âge de 2 mois.

    • -Jeanne mariée à Camille Charlois,cultivateur à Fontenoy le Château-88

    • -Paul, décédé à l'âge de 2 ans (ébuillanté)

    • -Germaine, mariée à ...Darrenougué puis à Louis Besnard. Elle habitait Allones prés de Saumur-49

    • -Madeleine marié à André Bernard, boucher à Mattaincourt-88

    • -Lucie,Charlotte mariée à René Moine cultivateur à la ferme du Haut de la Vigne (Mirecout-88)j'usqu'en 1953,puis à la ferme de Longchamp à St Didier en Rollat-03 jusqu'en 1961,Montilly au nord de Moulins-03 (1961-1963),enfin à la ferme du Cry de Pont Lung sur la commune de St Plaisir prés de Bourbon l'Archambault-03 qu'il quitteront en 1975 pour prendre la retraite au bourg de Livry( prés de St Pierre le Moutier-58)

    • -Paulette mariée à René Bernard, cafetier à Xertigny-88

    • -Fernande mariée à Albert François

    • -Henriette mariée à Jean Calu. Elle habite St Michel sur Orge-91

    • -Robert marié à Yvonne Chaussigneux,habitant à Xertigny

    • -Odette mariée à Georges Thyrard,contrôleur des eaux et forêts.Ils avaient pris la retraite à Châtel sur Moselle-88

 4.2 - FAMILLE FRACHE

ETYMOLOGIE

En Lorraine, toponyme d'un lieu broussailleux.
On trouve également de nombreux Frache dans le Piémont(Italie).Cette famille serait-elle issue d'une immigration italienne? A contrario, une branche aurait-elle émigrée en Italie?

LES FRACHE EN MOSELLE

  • -Jean vers 1658,est le 1er Frache connu. Il est maître maçon à Riche prés de Morhange en Moselle-57 et marié à Marie-Ursule Buch
  • -puis Sébastien marié à Catherine Paté
  • -puis Charles marié à Catherine Paumier
  • -Jean Nicolas quittera Riche pour être cabaretier à Sotzelin (Moselle-57).Marié à Marguerite Buisson

LES FRACHE A FONTENOY LE CHÂTEAU

  • -Jean Louis quittera Sotzelin pour s'installer boulanger à Fontenoy le Château-88, aprés avoir fait une étape à Selles en Haute-Saône-70. Marié à Augustine Miguet
  • -Nicolas sera également boulanger à Fontenoy le Château.Il se marie à Anna Hermance André. Ils auront:

    • -Alfred,Augustin

    • -Paul,Félicien

    • -Marie-Joséphine, mariée à Jean-Baptiste Hinsinger

 4.3 - FAMILLE RIOTTE

ETYMOLOGIE

Toponyme désignant un petit ruisseau.Personne habitant au bord de celui-ci

LES RIOTTE A SAINTE-CROIX-aux-MINES

On trouve cette famille essentiellement à Ste Croix aux Mines (Haut-Rhin-68)

  • -Colin, né vers 1610, est lieutenant du surintendant à Ste Croix aux Mines.Marié à Sybille Mathis
  • -son fils Claude est dit bourgeois de Ste Croix aux Mines.Marié à Marie Riotte
  • -son petit-fils David est marié à Marie Joly
  • -on a ensuite Simon cultivateur à Ste Croix aux Mines et marié à Marie-Madeleine Battant
  • -puis Jean marié à Anne Ancel
  • -puis Joseph, manoeuvre à Ste Croix aux Mines, est marié à Odile Voinson
  • -enfin Jean-Baptiste de Ste Croix aux Mines est marié à Magdeleine Roth. Ils auront:

    • -Marie-Madeleine mariée à François Million

    • -Marie mariée à Joseph Hinsinger

    • -François marié à Marie Rosalie Jehel

    • -Nicolas

    • -Marie-Rosalie mariée à Jean Baptiste Helsly

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