Henry Jean Louis LACROIX
Sosa : 16
  • Né le 22 novembre 1815 - Montélimar, 26198, Drôme, Rhône-Alpes, France
  • Décédé le 3 mai 1893 - Saint Joseph - Montboucher-sur-Jabron, 26191, Drôme, Rhône-Alpes, France , à l’âge de 77 ans
  • Industriel Moulinier en soie, Fondateur de la Société Henry Lacroix
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 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Frères et sœurs

 Notes

Notes individuelles

Henry LACROIX avait été maire de la commune de Montboucher de 1843 (alors âgé de 28 ans) à 1848, puis de 1859 à 1865, et de mars 1874 à fin 1877 (cf etat-civil de Montboucher)
Société Henry Lacroix liquidée en 1891
Chevalier de Saint Grégoire Le Grand le 25 Décembre 1889, accordée par le pape Louis XIII

Acte de naissance (vue 374) :

http://archives.ladrome.fr/?id=viewer&doc=accounts%2Fmnesys_ad26%2Fdatas%2Fir%2FEtat%20civil%2F6%2E6%2E2%2E14_FRAD026_000000529_v2%2Exml&page_ref=18088&lot_num=1&img_num=1

1. Voir le lien ci-après "de l'usine-couvent à l'usine chétienne" sur l'entreprise H. LACROIX de 1840 à 1876 par Patrick Barbaste, qui est le résumé de son mémoire de maîtrise d'histoire (1985) :

http://bcpl.ish-lyon.cnrs.fr/1985_N_3/1DE_L_USI.PDF

2. Voir aussi article de Puygiron sur "Montboucher et l'usine Lacroix":
http://legiron.over-blog.com/article-21567232.html

3. Voir résumé et notes présentant la Société LACROIX aux archives départementales de la Drôme :

http://archives.ladrome.fr/?id=recherche_grandpublic_detail&doc=accounts%2Fmnesys_ad26%2Fdatas%2Fir%2FAutres%20fonds%2FFRAD026_000000492%2Exml


Famille Lacroix
34 J : Fonds de la famille à Montboucher

1882 -1911
Bibliothèque des Archives départementales B 2250 : Famille Lacroix, Montboucher 1844-1991. :

135 J - Fonds de la société Lacroix.
Sommaire : Société Lacroix
1888-1989
Description physique :
Genre/Carac. phys. : Document d'archives 257
Organisme : Ce fonds est consultable dans la salle de lecture des Archives départementales de la Drôme. 14 rue de la manutention, 26000 Valence
Auteur : Les agents du chantier insertion encadrés par Isabelle Boullay ; sous la direction de Michèle Nathan-Tilloy, directeur des Archives départementales de la Drôme
Description du profil :
Nom de l'encodeur : Cet instrument de recherche, d'abord saisi au format word perfect 6, converti en word, a été encodé au format XML-EAD en 2007 par Grégory et Pascal Fontaine de la société FFAS dans le cadre du marché d'encodage en date d'octobre 2005 suivi par Sylvie Vasseur, Isabelle Boullay et Marion Guignier sous la direction de Simon-Pierre Dinard.
Langue : Instrument de recherche rédigé en Français
Règles de description : L'instrument de recherche initial ne respectait pas ISAD (G) mais lors de sa conversion en instrument de recherche électronique les différents niveaux de description ont été reconstitués.

Biographie ou Histoire
A la suite du règlement judiciaire prononcé par le tribunal de commerce d'Aubenas, en date du 9 avril 1985, la société anonyme Lacroix de Montboucher , domiciliée quartier des Crozes à Saint-Priest en Ardèche, est amenée à cesser ses activités dans un délais de trois mois à compter de la dite décision. Malgré les efforts de monsieur Pierre Lançon, administrateur de la société, pour établir un plan social de reconversion, le syndic chargé de la liquidation des biens représenté par Jean-claude Beauquis donne son accord et annonce le licenciement de tout le personnel restant dans l'entreprise pour le 28 août 1985. L'activité cesse définitivement le 30 novembre 1985.
Devant le non renouvellement des ouvraisons, dû à une conjoncture défavorable, et avec l'avènement du modernisme industriel, devait s'achever l'histoire emblématique d'une saga, celle de l'entreprise familiale Lacroix qualifiée en son temps de précurseur dans le domaine de l'industrie sociale avec l'ouverture en 1843 de l'usine-couvent de Saint-Joseph. En effet, avec elle, étaient nés près d'un siècle et demi plus tôt, les prémices d'une économie dont les préceptes firent l'argumentation politicienne de ces dernières années.
Les Moulinages Lacroix
Après beaucoup d'hésitations, l'élevage du ver à soie a envahi la campagne drômoise du XIXème siècle et avec la prolifération des magnaneries, les industries qui en découlent. Avant d'être utilisés pour le tissage, les fils de soie grège devaient être préparés par torsion. Ainsi est née l'industrie du moulinage dont le but était d'effectuer cette opération. Les moulinages fleurirent jusqu'à devenir, à une époque, l'industrie dominante d'une grande partie du département ; C'est en 1910 que l'on en détermine l'âge d'or. Il suffisait de peu de choses pour exploiter un moulinage, l'énergie étant fournie par des roues à aube sur les rivières.
Il faut distinguer trois grandes étapes dans l'histoire des moulinages Lacroix :
- 1840 à 1891 : L'oeuvre de Henri Lacroix.
- 1892 à 1919 : Les Usines Saint-Joseph ou la période trouble dite période transitoire.
- 1920 à 1985 : La société Lacroix de Montboucher.
1840-1891: L'oeuvre de Henri Lacroix
Beaucoup de questions subsistent et demeurent sans réponses quant à l'orientation professionnelle choisie par Jean-Louis Henri Lacroix alors que son père Claude est propriétaire de l'hôtel de la poste à Montélimar. On sait simplement que le roulage des voitures et diligences étant tombé par suite de la création des bateaux à vapeur et des chemins de fer, Henri Lacroix doit renoncer à la profession de son père et entreprendre une autre industrie. La filature et le moulinage ont ses préférences. Son adolescence est consacrée à l'apprentissage du métier de moulinier à Chomérac en Ardèche.
C'est en 1840 que la véritable épopée des moulinages Lacroix prend naissance. Alors âgé de 25 ans, Henri Lacroix s'associe à Fleury-Bith et acquiert de compte à demi la fabrique de Vermenon à Montboucher-sur-Jabron. Elle est sise sur le Vermenon, ruisseau faible mais fort constant avant la construction des fontaines de Montélimar.
En 1841, Henri Lacroix épouse sous le système dotal Clothilde Thibaud, fille d'un juge de paix de Bagnols. Les affaires sont florissantes et l'année 1843 marquera la reconnaissance vouée à monsieur Lacroix ; Il est nommé maire de Montboucher et crée dans le même temps l'usine-couvent de Saint-Joseph. Henri Lacroix développe alors le culte de l'oeuvre sociale au sein de sa propre entreprise, devenue modèle du genre.
L'exploitation commerciale du moulinage incombe alors exclusivement à Henri Lacroix qui implique désormais sa famille et sa belle famille dans l'administration de l' entreprise devenue en nom collectif Henri Lacroix et Cie . Les aménagements du moulinage et de la filature accaparent une part conséquente des investissements de l'entreprise dont FLEURY-BITH semble assumer la charge. Leur association cessera en 1848, laissant Henri Lacroix seul face à ses responsabilités, dans un moment où la mouvance politique et la conjoncture économique lui sont défavorables.
A ce moment, Henri Lacroix est sur le point de fermer l'usine, mais la confiance retrouvée, l'activité reprend et en 1849 les ateliers sont agrandis, on peut recevoir cent ouvrières de plus. Du fait de cet accroissement de l'activité, Henri Lacroix décide de la construction d'un autre moulinage. L'édification de la fabrique Saint-Vincent s'étalera sur deux ans, de 1856 à 1858. L'orientation des investissements diffère. L'entreprise Lacroix se constitue un patrimoine foncier et diversifie ses activités en se lançant dans la minoterie dès 1878.
L'oeuvre de Henri Lacroix s'achèvera en 1891 avec la première liquidation de la société et ce même si les moulinages Lacroix continueront d'exister entre 1892 et 1919 sous une forme toujours mal déterminée.
1892-1919: Les Usines Saint-Joseph ou la période trouble dite période transitoire.
Après la liquidation de la société Lacroix en 1891, l'activité familiale des moulinages semble reposer sur des acquis fonciers et matériels. Dès lors, la dénomination de l'entreprise qui gère l'activité du moulinage est société anonyme Usines de Saint-Joseph . C'est en tout cas la dénomination employée en en-tête sur la correspondance de l'entreprise, les documents inhérents à sa constitution faisant défaut. Il est à noter que le dépouillement de la récente comptabilité de l'entreprise Lacroix (1919-1985) a vite révélé les impossibilités d'une histoire économique classique.
En 1892, la S.A. Usines de Saint-Joseph ne compte pas moins de sept administrateurs qui sont autant d'actionnaires, parmi lesquels Paul Lacroix fils, nommé aux fonctions d' administrateur délégué qui semble veiller sur le patrimoine familial investi. Henri Lacroix qui n'avait alors plus de fonctions administratives décédera en mai 1893. La société anonyme des Usines Saint-Joseph ira jusqu'à son terme et sa liquidation interviendra de fait en juillet 1919.
C'est pourquoi il serait erroné de faire l'amalgame de la société Lacroix avec celle des Usines de Saint-Joseph , le lien juridique entre ces deux sociétés n'étant pas clairement défini compte tenu des informations dont nous disposons. Aussi, il serait plus aisé de parler d'une époque transitoire dans l'histoire des moulinages Lacroix.
1920-1985 : La société Lacroix de Montboucher.
En 1920, la famille Lacroix rachète le fond commercial de la société anonyme des Usines de Saint-Joseph pour créer une nouvelle société en nom collectif dont la dénomination est désormais H. et A. Lacroix et J. Bastide . Elle a pour activités le moulinage des soies, le commerce des cocons et des soies, l'exploitation d'une minoterie de farine ainsi que le commerce des grains et farines. Ses administrateurs en sont madame veuve Lacroix née Bouscarle entourée de Pierre et Henri Lacroix.
Les répercussions de la crise de 1929 qui touche amplement l'industrie du textile, et la seconde guerre, se font sentir et l'activité du moulinage, un temps ralenti, reprendra pleinement dès l'après-guerre.
En 1954, Henri Lacroix assure seul la gérance de la société dont la dénomination, suite aux démissions de madame veuve Lacroix et Pierre Lacroix, est S.A.R.L. Lacroix moulinages et minoterie Saint-Joseph. A ce moment, la société est divisée en deux branches bien distinctes l'une de l'autre et indépendantes. Pierre Lacroix est nommé responsable de la minoterie. Cette seconde activité devra évoluer considérablement quant au conditionnement et en 1968, la construction de silos est décidée.
C'est en 1962, que la société Lacroix acquiert sa dénomination définitive en société anonyme Lacroix de Montboucher. La recherche par la société de capitaux extérieurs aboutit à une prise de participation des Moulinages Raymond LUQUET et la nomination aux fonctions de directeur général de Jean Luquet, Pierre Lacroix occupant, lui, le poste de directeur général adjoint.
En 1970, monsieur Pierre Lançon est nommé administrateur et directeur général adjoint en remplacement de Pierre Lacroix décédé le 20 février 1970, dont il est l'héritier. La disparition de Pierre Lacroix compromit l'avenir de l'activité minoterie et le 1er mai 1971, la décision est prise d'arrêter l'exploitation de ce secteur déficitaire. Les silos sont alors loués.
Dès lors, les fluctuations du marché inhibent le bon fonctionnement du moulinage qui continue à produire malgré la mévente des produits. On est alors loin du concept initial de l'entreprise sociale et la direction de la société Lacroix doit désormais jongler avec les effectifs, cherchant des ouvertures de marchés ou proposant des plans de restructuration. La société Lacroix côtoie le chômage partiel et les licenciements collectifs dans l'espoir d'éventuelles commandes d'ouvraisons. Mais les graves difficultés que connaît l'industrie du textile depuis 1970 corrélativement à l'ouverture du marché aux pays sous-développés dans les années 1980, ont raison de la société Lacroix qui doit se résoudre à cesser toutes activités en novembre 1985.

Histoire de la conservation
Il est à noter que le fonds des moulinages Lacroix est constitué de deux versements côtés respectivement 33J et 135J qui ont fait l'objet d'un dépôt différé.
Le premier a été effectué dans le courant de l'année 1979-1980 sous la direction de monsieur Ermisse alors en fonction aux Archives Départementales de la Drôme ; Monsieur Pierre Lançon en est le dépositaire et le traitement de ce versement est assuré par madame Colette Cros.

Modalités d'entrée
Le second versement a été récupéré le 19 novembre 1993, sous la direction de Michèle Nathan-Tilloyqui a succédé à monsieur Ermisse aux fonctions de directeur des Archives Départementales de la Drôme et qui a délégué monsieur Alain Zimini afin d'effectuer l'enlèvement des archives en les usines de Montboucher-sur-Jabron, auprès de monsieur Pierre Lançon.

Présentation du contenu
Le fonds ainsi constitué assure la continuité historique des Moulinages Lacroix dont il faut distinguer trois grandes étapes définies ci-après. La diversité des documents traitant essentiellement de la comptabilité et du personnel, autant que la vaste période qu'il couvre (1903-1989), confère à ce fonds un intérêt d'ordre socio-économique et un outil de recherche indéniable concernant l'histoire industrielle de la région.

Mode de classement
Ce versement qui représentait 10 mètres linéaires avant son traitement, par le chantier d'insertion des archives dirigé par madame Isabelle Boullay, occupe désormais 7,70 mètres linéaires sur les rayonnages et fait l'objet du présent répertoire.
Le présent répertoire est rédigé conformément au cadre de classement des archives d'entreprises proposé par la Direction des Archives de France. Les documents d'intérêt historique y ont fait l'objet d'un classement par ordre méthodique. Dans les archives du fonds Lacroix, étaient également conservés quelques documents appartenant à monsieur Pierre Lançon mais ne concernant pas la société des Moulinages Lacroix. Ceux-ci sont réunis au sein d'un dossier en fin de répertoire.

Conditions d'accès
L'ensemble des documents est communicable.
Constitution de l'affaire
Direction générale
Domaine
Matériel d'exploitation et d'outillage
Services financiers
Comptabilité
Approvisionnements et fabrications
Service commercial
Personnel
Correspondance générale
Annexe

Naissance

Acte de naissance d'Henry LACROIX
22-23 Novembre 1815


L'an mil huit cent quinze et le vingt trois
novembre à neuf heures du matin
par devant nous adjoint officier public à l'état
civil de la ville de Montélimar département de la drôme
délégué par le Maire est comparu jean claude joseph
barthelemy Lacroix aubergiste de l'hôtel des princes
domicilié en cette ville Lequel nous a présenté un
enfant du sexe masculin né le jour d'hier à trois
heures après midi de lui déclarant et de Magdeleine
Odouard son épouse et auquel il a déclaré vouloir
lui donner les prénoms de Jean Louis Heny les
dittes déclaration et présentation faites en présence
de xxx joseph odouard négociant âgé de quarante
deux ans et de jean louis gallet son xxx âgé
de cinquante et un ans témoins habitant de cette
ville lesquels après lecture en a été faite
l'ont signé avec nous et le père déclarant.

Xxx Lacroix Gallet
Guibert off p

Notes concernant l'union

Union avec "Clotilde" Marie Emilienne THIBAUD

contrat de mariage du 19 Janvier 1841 reçu par Me Fleury-Bith notaireà Montélimar (AD26, 2E 15 826)

Mariage 19 Janvier 1841
LACROIX Henry& THIBAUD Clotilde
19 Janvier 1841 Mariage n° 40

Pardevant Fleury Bith, notaire à la résidence de Montélimar, et Pierre Charles Cler, son collègue, notaire à la résidence de Pierrelatte, soussignés
Ont comparu :
M. Jean Louis Henry Lacroix, négociant, domicilié à Montélimar, fils majeur de M. Claude Joseph Barthelemy Lacroix, propriétaire, et de dame Marie Madeleine Audouard, demeurant et domiciliés à Montélimar,
stipulant du consentement de son père présent et de sa mère, absente, représentée par M. Lacroix son mari, au terme du mandat reçu Fleury Bithet son collègue notaires à Montélimar, le seize Janvier courant enregistré, d'une part
Et Mlle Marie Émilienne Clotilde Thibaud, fille mineure de M. Jean Baptiste Joseph Thibaud, décédé, juge de paix, et de dame Marie Durand, propriétaire avec laquelle elle demeure à Bagnols,
stipulant avec l'assistance de sa mère, de son consentement et de celuide madame Jeanne Durand sa tante veuve de M. Nicolas François Girard,propriétaire demeurant à Pierrelatte, intervenant à raison de l'avantage qu'elle va faire à Madlle. Thibaud sa nièce, d'autre part,

Lesquels dans la vue du mariage projetté entre M. Lacroix et Madelle. Thibaud, xxx d'arrêté les clauses et conditions civiles ainsi que suit :

Article 1
Les futurs époux adoptent le régime dotal, tel qu'il est établipar le code civil, sauf les modifications ci-après.
Article 2
La future épouse se constitue de tous ses biens présents et à venir : sans exception, les présents consistent aux droits non encore liquidés dans la succession de M. Thibaud son père, dont elle est habile à se dire etpour héritière pour partie.

Article 3
En considération du mariage M.Lacroix fait donation à son fils futur époux qui accepte du huitièmepar préciput et hors part des biens meubles et immeubles dont se composera sa succession, pour que le donataire n'en jouisse qu'après le décès du donateur et celui de Madame Lacroix son épouse, au profit de laquelle la jouissance de l'usufruit en sera expressément réservé par sonmari.
Article 4
M. Lacroix fait encore donation à son fils qui accepte, mais en avancement d'hoirie seulement de la somme de vingt mille francs qu'il lui a comptée, ainsi que celui-ci le reconnait antérieurement à ce jour, dont quittance.

Article 5
Aussi en vue du mariage de M.Lacroix comme mandataire de son épouse et ensuite des pouvoirs qu'elle lui a donné suivant l'acte énoncé, fait donation en avancement d'hoirie sur la succession future de cette dernière à XXX Lacroix leur filsacceptant de la somme de six mille francs qui ne sera exigible qu'audécès de la donatrice et celui de M. Lacroix son mari, sans XXX jusqu'à cette époque après laquelle ils prendront cours de plein droit et sans demande.

Article 6
Madame Durand veuve Girard, voulant donner à lafuture épouse sa nièce une nouvelle preuve de son affection, lui a fait donation entre vifs 1° d'un trousseau estimé par les parties à deuxmille francs ; remise sera faite au futur époux par Madame Girard lejour de la célébration du mariage, et que le mariage célébré sera réputé reçu sans qu'il soit nécessaire de produire aucune reconnaissance ou déclaration qui les constate. 2° et de la somme de vingt huit millefrancs en déduction de laquelle elle a payé à M. Lacroix futur époux qui le reconnait dix huit mille francs, dont quittance : quant aux dixmille francs restants ils ne seront payables et exigibles que dans l'année du décès de Madame Girard et ne produiront intérêts qu'après ladite année. (en marge : voir quittance du 3 Mars 1855).

Article 7
Madame Girard déclare se faire réserve du droit de retour par rapport à la somme de trente mille francs donnés y compris la valeur du trousseau ; en cas de prédécès de Mlle Thibaud future épouse sa nièce et de sesdescendants le tout de conformité à l'article 951 du code civil ; cependant la future épouse pourra disposer au profit de son mari jusqu'àconcurrence d'une somme de cinq mille francs qui sera prise le cas échéant sur les trente mille francs donnés. dans le cas où Mlle Thibaud n'aurait pas alors d'autres biens ou s'ils n'étaient pas d'une valeur assez considérable pour que la disposition qu'elle aurait pu faire de la dite somme de cinq mille francs pour recevoir son exécution.

Article 8
Nonobstant le régime ci-devant stipulé et le modifiant quant à XX,M. Lacroix futur aura le pouvoir de partage et liciter, vendre et transporter, échanger et aliéner de toute autre manière les biens et droits immobiliers présents et à venir de la future épouse. Les prix provenant des aliénations seront employés et si acquisition d'immeubles libres qui seront dotaux à la future ou la propriété du mari suivant la déclaration qui en sera faite lors du contrat d'acquisition, et dans cedernier cas les prix seront affectés par privilège spécial sur les biens acquis.

Néanmoins le mari sera dispensé d'emploi s'il possédait lors des aliénations des immeubles suffisants pour répondre des dits prix, et qui d'après la loi seraient soumis à l'hypothèque légale de lasomme ; s'il fournissait une caution XXX hypothécaire, avec toutes autres sûretés pouvant assurer la restitution des dits prix le cas échéant.

Article 9
Le mari sera également tenu de faire emploi de toutes les sommes qui apparaitront ou écheront par la suite à quelque titre quece soit à la future épouse ; les immeubles acquis seront la propriétéde cette dernière ou celle de M. Lacroix suivant la déclaration faitedans les contrats, et dans le cas où ils demeureraient propres à ce dernier, Mlle Thibaud devrait être subrogée aux droits des xxxxx ;

xxxsont dispensés si lors de leur réception il possédait des immeubles suffisants pour en répondre, et qui d'après la loi seraient soumis à l'hypothèque légale de la somme s'il fournissait un cautionnement hypothécaire, ou toutes autres sûretés pouvant assurer la restitution des dites sommes le cas échéant.

Article 10
Il est arrêté et convenu que M.Lacroix ne sera tenu à faire emploi de la somme de dix mille francs donnés par Madame Girard et qui ne sera exigible qu'après elle qu'autant qu'il ne serait plus propriétaire des immeubles qu'il possède actuellement.

Telles sont les conventions des parties. Dont acte : fait etpassé à Pierrelatte dans la maison de Madame Durand veuve Girard.

L'An mille huit cent quarante un, le dix neuf Janvier

et lecture faite les parties ont signé avec les notaires

Clotilde Thibaud
H Lacroix Durand Thibaud
Girard née Durand Lacroix
Girard née Thibaud MadeleineChanxxxx
Thibaud née Durand
Madier née Thibaud

Cler Fleury Bith
notaire notaire

 Sources

  • Naissance: AD26
  • Union: Etat-Civil, archives municipales de Bagnols sur Cèze
  • Décès: TD AD 26 + Etat-Civil AD 26 (vue 25/88)

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Claude LACROIX 1719-1796   Lucie Elisabeth FLORENCON 1728-ca 1813   Joseph FABRE   Marguerite GUILLAUME   ? ?   Suzanne LAUGIER ?    
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8
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9
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10
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13
 



 


 


 
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Jean-Claude LACROIX 1757-1820   Catherine FABRE 1765-/1820   Alexandre AUDOUARD 1753-   Magdeleine CHAMP
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4
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5
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6
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7



 


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"Claude" Joseph Barthelemy LACROIX 1784-1842   "Magdeleine" Suzanne AUDOUARD 1788-1841
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2
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3



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"Henry" Jean Louis LACROIX 1815-1893


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