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A la mémoire de mon père, né entre deux cultures, il savait l'importance de donner des racines aux enfants pour qu'il leur pousse des ailes; et aussi qu'on ne grandit vraiment que dans la difference. Avec le respect comme valeur, il a commencé notre généalogie en 1988.

Selon Antonio Machado "Se hace camino al andar" Le chemin se construit en marchant.

A mon tour, je transmets pour mes enfants, mes petits-enfants, ma nièce et sa famille et tous nos proches. Et pour vous qui allez retrouver un lien avec nous et nos points d'ancrages pour que perdure cette volonté de tendre la main.C'est toujours une émotion de rendre lisibles des souvenirs d'enfance, de rencontrer la vie de ceux qui nous ont constitués, de retrouver des lieux de mémoire.

  ...inconnus à qui je dois la vie,Croyez-moi, je vous aime, malgré les décennies. Jerome Gasulla Mes Vieux

 "Una lenga per la mementa, una lenga per l'esperança" Une langue porte la mémoire et construit l'espoir. Marie Rouanet  

 

 

 Chronique familiale





  BIENVENUE CHEZ NOUS


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De l'Olivier, des Lauriers, des Muriers sauvages de mes grands mères aux vignes de mes grands pères...
Notre Arbre aux couleurs, aux saveurs du Sud.
Hommes et Femmes de la Méditerranée qui un jour, par amour, par devoir ou par nécessité
changèrent de village, de vallée, de région, de pays pour trouver notre berceau. Merci à vous.
Ven con nosotros a caminar
Sommaire

 1 - FONTIES-d'AUDE (moun vilatge)

FONTIES d'AUDE MON VILLAGE ne se laisse pas oublier....

"J'aime ce pays et j'aime y vivre parce que j'y ai mes racines, ces profondes et délicates racines qui attachent un homme à la terre où sont nés et morts ses aïeux, qui l'attachent à ce qu'on pense et à ce qu'on mange, aux usages comme aux nourritures, aux locutions locales, aux intonations des paysans, aux odeurs du sol, des villages et de l'air lui même.....J'aime la maison où j'ai grandi...."("Le Horla" - Guy de Maupassant)

 1.1 - LA NATURE

FONTIES D'AUDE est situé dans le département de l'Aude et la région du Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Fontiesois et les Fontiesoises.

Fontiès d'Aude se trouve à 9 kilomètres de la cité de Carcassonne,à la limite ouest de la zone d’appellation Corbières, Corbières occidentales,au pied de l'Alaric.son territoire s'étend jusqu'à la rivière Aude.

Entouré par les communes de Montirat, Monze [premier village du Val de Dagne(Val de Diane)qui va vers Montlaur (Mont de l'Or)(je prenais le "car" du val de Dagne pour renter chez moi..], Trèbes, Rustiques, Floure. La grande ville la plus proche de Fontiès-d'Aude est Carcassonne et se trouve à 9,25 kilomètres à l' ouest à vol d'oiseau. La gare la plus proche de Fontiès-d'Aude se trouve à Carcassonne (9.04 kilomètres), Verzeille (12.53 kilomètres), Couffoulens (11.77 kilomètres), Pomas (15.89 kilomètres).

La commune est située à 113 mètres d'altitude et s'étend sur 6,4 km²(604 hectares.La latitude de Fontiès-d'Aude est de 43.187 degrés Nord et la longitude de Fontiès-d'Aude est de 2.455 degrés Est.

Fontiès-d'aude est la 19335 ème ville au classement des communes de France ayant le plus d'habitants. La ville de Fontiès-d'aude avait une population de 337 habitants au recensement de 1999.(311 en 1968,239 en 1975,281 en 1982,336 en 1990.) Cette commune compte 48,7% d'hommes pour 51,3% de femmes. Le nombre d'habitants a progressé de 6,74% de 1999 à 2004. Elle compte 409 habitants.Avec une densité de 66,6 habitants par km², Fontiès d'Aude a connu une hausse de 8,9% de sa population par rapport à 1999.

La commune de Fontiès-d'Aude compte 73,1% de propriétaires pour 22,5% locataires.

Le fleuve l'aude, le Ruisseau de Bazalac, le Ruisseau de Merdaux sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune de Fontiès-d'Aude. .

C'est un site antique et wisigothique mais hélas peu de traces subsistent...

Le dolmen de La Madeleine d'Albesse fait partie des grands monuments mégalithiques (avec les dolmens de Laroque-de-Fa, Pépieux, Boun-Marcou), où les Campaniformes succèdent aux indigènes constructeurs des dolmens ou allées couvertes.

À 1,5 km environ de Monze, sur le sommet d'un mamelon escarpé, faisant partie des premiers contreforts des Corbières, près du domaine de la Madeleine d’Albesse, dépendant de la commune de Fontiès-d'Aude, se trouve un dolmen à peu près ruiné.

http://atraverslesages.over-blog.com/la-montagne-d-alaric-riche-en-vestiges-des-chass%C3%A9ens-et-des-m%C3%A9talliques-en-face-du-minervois-riche-en-m%C3%A9taux

Dans la région audoise, le Campaniforme est représenté , Domaine de la Pièce d’Alquier à Fontiès-d’Aude en tant que petite occupation du Campaniforme.

Chiffres clés

Pays France Région Languedoc-Roussillon. Département Aude Canton Capendu-11068 Code INSEE 11151 Code postal 11800 Longitude: 2.454722 E Latitude: 43.186943 N Population: 402 habitants Densité: 67 hab/km² Nom des habitants les Fontiesois et les Fontiesoises. Superficie 6 km² 607 hectares Altitude: 105 m Point culminant 195 m

Divisions Administratives

Communauté d'agglomération "CA du Carcassonnais" Région: Languedoc-Roussillon Département: Aude Arrondissement: Carcassonne (11000) Canton: Chef-lieu de 35 cantons Cadastre PLU plan local d'urbanisme, POS plan d'occupation des sols

 1.1.1 - AUDE

" l'Aude un département industriel , sinon très commerçant. Il possède des usines , des forges peu considérables à la vérité , mais très nombreuses. C'est un des départemens de la France où le peuple, actif, économe et plein d'ordre , jouit de plus d'aisance , de santé et de bonheur."

Dictionnaire du commerce p 162 1839 https://books.google.fr/books?id=AGI8AAAAcAAJ&pg=PA162&dq=manufactures+de+draps+aude&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjAidKV66raAhWKJMAKHWZPC08Q6AEIPzAE#v=onepage&q=manufactures%20de%20draps%20aude&f=false

AUDE (11)

Nom du fleuve: Selon toute vraisemblance, le nom actuel vient d'une déformation progressive d'Atax donné par Strabon (dans sa Géographie, livre IV), mot emprunté au terme gaulois atacos signifiant fougueux ou très rapide.

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1917_num_61_5_73891

le blason de la ville de Carcassonne. Le trosne ou la Toison de l'Agneau, à cause de la douceur et courtoisie de ses habitants et si jadis d'Atacins ils eurent le surnom d'Audacieux, qui a donné le nom d'Aude au fleuve Atax, nom qui devient d'Audax....

http://losciutadins.blogspot.fr/2012/03/le-blason-de-la-ville-de-carcassonne.html

Le fleuve prend sa source dans le massif du Carlit, au lac d'Aude à 2 185 m d'altitude, dans la commune des Angles (département des Pyrénées-Orientales). A la fin de son trajet,l'Aude pénètre dans la large plaine alluviale de Narbonne, en partie conquise sur le golfe du Lion et parsemée de sites d'anciens étangs, avant de se jeter dans la Méditerranée. Sa vallée s'élargit à Trébes, trois ruisseaux se rejoignent: la bretonne la gourde et madon

C'est ma rivière,c'était la rivière de mes parents et de mes grands parents, promenades (1k du village) avec mon grand père qui cueillait des plantes médicinales , baignades avec les amis, pendant que les grands mères lavaient les draps qui ensuite séchaient sur les pierres plates chauffées par le soleil et sur lesquelles nous nous allongions...ça n'a pas été la rivière de mes enfants polluée et devenue inaccessible(trop d'arbres) ma rivière...

 1.1.2 - LES CORBIERES

LES CORBIERES

Pays où la vigne tutoie le ciel, court du bord de mer aux portes de Fonties, cette terre balayée par les vents marins, faite de roc et de lumière, quelques fois sauvage et mysterieuse... Cette appellation est peut-être due aux corbeaux qui se régalaient des carcasses de moutons décimés par les épizooties.le pastoralisme était autrefois très important dans l'Aude.

Région de moyenne montagne, aux terrains calcaires et schisteux, elle subit les influences du climat méditerranéen,(caractérisé par des étés chauds, ensoleillés et secs, des précipitations réparties sur trois saisons et l'influence de la tramontane) ce qui en fait une région connue pour son vin d'appellation d'origine contrôlée(AOC) produit sur un vaste territoire au sud de l'Aude.

La culture de la vigne dans le massif des Corbières remonte au IIe siècle avant notre ère, elle fut introduite par les marchands grecs mais se développa réellement au début de l'occupation romaine.

Le vin de Corbières (principalement du vin rouge) est reconnu par l'institut national des appellations d'origine (l'INAO)(aujoud'hui institut national de l'origine et de la qualité) comme vin de qualité supérieure (VDQS) depuis 1951, puis comme appellation d'origine contrôlée (AOC) depuis 1985.

Les cépages traditionnels sont:

  • Le Grenache noir et blanc(apporte alcool et moelleux)le grenache est un révélateur,il apporte de la rondeur, il ne prend jamais la première place,il résiste aux fortes chaleur.Le Grenache à besoin d' expositions sèches, en terrains argilo-calcaires.
  • Le Carignan (le plus répandu composant essentiel du vin AOC Corbieres), donne au vin son caractère charpenté, rude en bouche, il a une maturité tardive.Le Carignan se contente de sols peu fertiles et très bien exposés. Carignan et Grenache, sont des cépages à port érigé, sans obligation d’être conduits sur espalier : leur taille est libre. La surface foliaire se calcule différemment, car les rameaux reçoivent le soleil par le haut et les côtés. Le Carignan est la pièce maîtresse des assemblages.
  • Aujourd'hui hélas remplacé par la Syrah qui donne un vin au goût plus universel, La Syrah, cépage languedocien abandonné au XIXème siècle, est exigeante. Elle est difficile à tailler car hyper végétative.Elle a besoin d'une alimentation en eau assez régulière et d'une exposition un peu fraîche.
  • Le Cinsault ( cépage rosé), Le Mourvèdre, Le Terret Noir et blanc,le cabernet sauvignon implanté dans les années 1960,le Merlot.
  • L'Aramon (grands rendements) L'Alicante (vin teinturier) ont presque disparus.

"J'écoute, j'attends, aux aguets du temps, j'attends et j'écoute... Mon pays est noir de trop de lumière." Jean Lebrau.

Jean Lebrau, né le 20 octobre 1891 à Moux (Aude) où il est mort le 11 octobre 1983, est un poète et écrivain français.

Marié à COMIGNE en 1938? avec ? Vidal..

Initié à la poésie par son compatriote Henry Bataille, Jean Lebrau : attaché à Genève au consulat de France, attaché à la préfecture de l'Aude à Carcassonne, il était également propriétaire-viticulteur. fort de l'amitié de Joë Bousquet, de Joseph Peyré et de François-Paul Alibert, Jean Lebrau entre en poésie et devient le poète de la montagne d'Alaric, des vignes et du vin des Corbières. Il laisse une production importante, pleine de finesse empreinte de sensualité. Jean Lebrau repose dans le cimetière de Moux.

 1.1.3 - L'ALARIC

L'ALARIC

Le Alaric en question est Alaric II, roi des Wisigoths, qui livra ici quelques vaillantes batailles contre les Francs au 5ème siècle. On dit dans la région qu'il a enterré un fabuleux trésor dans des grottes sous la montagne.

Son nom a pour origine l'installation en 412 dans le Sud-Ouest de la France actuelle des Wisigoths, un peuple germanique qui fonda dans la région un royaume avec Toulouse pour capitale. Leur roi Athaulf (410-415) - beau-frère et successeur du roi Alaric (395-410) - y fit construire un puissant fort. La légende raconte que le tombeau du roi Alaric se trouverait dans une grotte creusée dans la montagne. Alaric étant mort en 410 dans le Sud de l'Italie, il est possible que ce soit plutôt le roi Alaric II, qui régna de 484 à 507 et qui fut le dernier monarque du royaume wisigoth de Toulouse.

voir Procope de Césaré et Alarichttp://www.507vouillelabataille.com/spip.php?article69 et http://www.507vouillelabataille.com/spip.php?article77

https://books.google.fr/books?id=t-DQAAAAMAAJ&pg=PA200&lpg=PA200&dq=Procope+de+C%C3%A9sar%C3%A9e+et+Alaric&source=bl&ots=e7MuwdUblO&sig=uov0rgfsgA7xYos3X0G7rE6YPUo&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjDw7DO2IzNAhXR0RoKHZwjBO8Q6AEIMTAF#v=onepage&q=Procope%20de%20C%C3%A9sar%C3%A9e%20et%20Alaric&f=false

https://books.google.fr/books?id=a2hdAAAAcAAJ&pg=RA1-PA100&lpg=RA1-PA100&dq=Procope+de+C%C3%A9sar%C3%A9e+et+Alaric&source=bl&ots=kaQ5zR7h2f&sig=n987yHSgD95be0hkcrIogdiIIq0&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjDw7DO2IzNAhXR0RoKHZwjBO8Q6AEIKDAC#v=onepage&q=Procope%20de%20C%C3%A9sar%C3%A9e%20et%20Alaric&f=false

https://books.google.fr/books?id=fg5lAAAAcAAJ&pg=PA44&lpg=PA44&dq=Procope+de+C%C3%A9sar%C3%A9e+et+Alaric&source=bl&ots=rYdJiCYaPq&sig=76mXdaAO8BeBaeza1cmV0ISHuvA&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjDw7DO2IzNAhXR0RoKHZwjBO8Q6AEIMzAG#v=onepage&q=Procope%20de%20C%C3%A9sar%C3%A9e%20et%20Alaric&f=false http://www.lindependant.fr/2015/04/09/aude-l-hypothese-d-un-tresor-dans-l-alaric-relancee,2015378.php

Erreur OU PAS historique imputable à Procope de Césarée qui confond Carcassonne et Vouillé (près de Poitiers), où décéda Alaric II, ce que confirme la chronique de Grégoire de Tours.

En 506, est publié à Aire-sur-l'Adour un abrégé de droit romain, appelé Bréviaire d'Alaric, à cause du roi wisigoth Alaric II, siégeant à Toulouse, sa capitale. En promulguant cet ouvrage, le roi authentifiait l'œuvre des jurisconsultes gallo-romains qui y ont rassemblé les lois romaines les plus importantes, lois qui furent constamment utilisées pendant le Moyen Âge au point de constituer la base du Code civil de 1804. Ce texte apporte à la civilisation européenne l'héritage fondamental de Rome : la notion d'État, la distinction entre droit public et droit privé, les statuts sociaux, la régulation des transactions commerciales, les rapports avec l'Église, bref, tout ce qui constitue un monde où la violence barbare est jugulée par le droit normatif. Ainsi s'explique que cet ensemble de lois ait été accepté par le royaume des Francs, puis par l'Europe carolingienne, puis enfin par les juristes modernes. C'est du Bréviaire d'Alaric que nous tenons le principe fondamental : " Nul n'est censé ignorer la loi ". http://ostaldoccitania.com/le-breviaire-d-alaric/l=fr

Depuis des temps immémoriaux, les Hommes qui se rendaient de la Méditerranée à l'Océan, les Hommes du Néolithique, les Ibères, les Celtes, les Romains, les Wisigoths... sont passés auprès de cette montagne, ils ont tous vu cette haute silhouette rehaussée par l'éclairage du soleil couchant

Cette montagne est un trait remarquable du paysage de par sa forme voutée (Plis)et de par les bandes de rochers mis à nu qui la strient sur toute sa longueur, conséquence d'un bouleversement géologique.

La Montagne d'Alaric est une particularité à la fois géologique et climatique : climatique, car à la limite entre le climat méditerranéen et un climat de type océanique aquitain. L'on peut y observer fréquemment des ruptures climatiques évidentes, chutes de neige, de pluie ne dépassant pas le village. Géologique, car la surrection des Pyrénées provoquée par le rapprochement des plaques européennes et espagnoles provoqua au moins en trois temps le plissement, la cassure et l'élévation des couches calcaires déposées à l'ère tertiaire glissant sur le socle hercynien. Ainsi, l'on peut observer à Moux, la faille éponyme depuis le roc de Rolland jusqu'à la campagne de Didier, revisitant ainsi les différentes couches géologiques du Primaire au Tertiaire.

Dernière avancée Nord des Corbières, la longue bosse du mont Alaric (d'une quinzaine de kilomètres, s'étirant d'Ouest en Est de la commune de Monze à celle de Fabrezan, sa largeur va grandissant, d'environ trois à cinq kilomètres) domine magnifiquement la plaine de l'Aude, formant un merveilleux belvédère sur l'axe Narbonne/Carcassonne et les Corbières. La montagne est bordée au Nord par la plaine alluviale de l'Aude, au Sud-Est par celle de l'Orbieu, et au Sud par le petit ruisseau des Mattes. Elle est constituée de deux barres rocheuses. La principale, Est-Ouest, d'une longueur d'une quinzaine de kilomètres, est bordée au Nord par la plaine alluviale de l'Aude qui la sépare de la montagne Noire. L'altitude de la crête va croissant d'Ouest en Est, pour culminer à l'extrémité Est au signal d'Alaric ("l’ensegno", à 597 m d’altitude). De là part la seconde barre rocheuse, de direction Nord-Est Sud-Ouest, bordée par la plaine alluviale de l'Orbieu, d'une longueur d'environ six kilomètres, et coupée en son milieu par le ruisseau des Mattes. Outre le point culminant, les principaux sommets sont le roc de l'Aigle (527 m), Miramont (507 m), le rocher de Belaussel (437,9 m). http://atraverslesages.over-blog.com/la-montagne-d-alaric-riche-en-vestiges-des-chass%C3%A9ens-et-des-m%C3%A9talliques-en-face-du-minervois-riche-en-m%C3%A9taux

 1.1.4 - RACONTER MA MONTAGNE

Quand Laric porto capel Prenté gardo pastourel Quand Laric porto capichou Aben la pleijo paouc ou prou.

Les nuages resserrés dans les gorges de la montagne noire, poussés par les vents du nord, viennent se briser contre la Montagne de l’Alaric et se résolvent en pluie. On observe assez généralement que cette pluie s’arrête à Moux, et ne dépasse presque jamais ce village

RACONTER MA MONTAGNE

les Bénitiers de l'Alaric sont des curiosités de la nature que le temps et l'érosion éolienne savent façonner pour mieux nous surprendre. Pour comprendre ces formations, il suffit de vous déplacer de quelques mètres vers l'Est où l'on trouve en bordure de ravin des plaques karstiques crevassées dans lesquelles s'infiltrent les eaux d'érosion.Les Bénitiers ne s'offrent pas à tous les yeux, il faut savoir où ils se trouvent et lorsque on les atteint on est les maîtres de monde car on domine la large plaine du Minervois barrée au nord par la Montagne Noire que domine son Pic de Nore.

À Floure, un dolmen a été signalé sur le mont Alaric dans le tènement dit de Sainte-Colombe, près des bénitiers, au Nord de la vallée de la Bretonne. Ce monument doit se trouver au lieu-dit Laouret où l’on trouve des débris de poteries et des silex.

+Le Minervois

Pays de basses collines qui s'étend de la Montagne Noire, au nord, jusqu'au fleuve Aude, au sud, lequel le sépare des Corbières.Son nom vient du village de Minerve (Hérault), classé parmi les plus beaux villages de France et haut lieu de la croisade contre les cathares.

+Le Pic de Nore

Le versant méridional de la Montagne Noire est situé dans le département de l'Aude et le piémont du versant septentrional dans le département du Tarn. Le sommet culminant à 1 211 m d'altitude est situé sur le département de l'Aude:C'est le Pic de Nore.

+La montagne Noire

est située à l’extrémité sud-ouest(terminaison méridionale)du Massif Central.Elle s'érige à la fin de l'Éocène(30 à 40 millions d’années), à cause de la compression due au rapprochement de l'Ibérie et la formation des Pyrénées. C'est la faille de Mazamet qui permet cette érection sur 1200 mètres. Les roches constituaient un ancien massif hercynien (-360 millions d'années à -540 millions pour les Monts du Sorézois):Cette montagne fait partie des plus vieilles rides de notre globe terrestre. Ces formations disparaissent à l'ouest et au sud sous les terrains tertiaires du Castrais et du bassin de Carcassonne. Les nappes de charriage inversées (les roches les plus anciennes se trouvent au-dessus des roches les plus jeunes) au sud-ouest du massif sont très célèbres.

La tradition des anciens attribue la formation du Pic de Nore à l'action d'une fille de rêve : La Fée Nore

Il existe 2 versions de la légende:

-La fée désolée par les atteintes que le vent du Cers porte aux cultures fiche sa Pique dans le sol.Les rochers attirés par une force magnétique se placent par magie autour de la Pique de Nore

-Bug et Arach se plaignent à Jupiter des ravages occasionnés par le cers.Jupiter courroucé d'être importuné change Nore,Bug et Arach en montagne: Bug et Arach deviennent le sommet de Bugarach, Nore se métamorphose en Pic de Nore

Revenons à l'ALARIC

le Roc Gris, ensemble de crêtes calcaires qui culmine à 418 m d'altitude.Cet éperon rocheux restitue aujourd'hui un patrimoine historique à travers des ruines ou des légendes. En effet, l'autre nom du Roc gris est le ROC DE ROLAND…La légende raconte que Roland, de cet éperon rocheux et pour échapper à ses ennemis, fit sauter son cheval de l'Alaric sur la Montagne Noire (de l'autre coté de la vallée de l'Aude). L'élan du destrier fut si puissant que l'empreinte d'un des ses sabots s'incrusta à jamais dans la pierre.Du roc gris on aperçoit les vestiges du Prieuré de saint Pierre d'Alaric, et derrière le château.

http://souvenir.randonnee.free.fr/2007%20-%20D%20-%20montagne%20d%27Alaric.htm

Au Roc Gris, une enceinte en pierres sèches est d'époque protohistorique : au sommet des "barres", ce mode de construction est typique des éperons barrés des peuples indigènes Élisyques, constituant le peuplement avant l'arrivée des Celtes (-IIIè siècle). Il s’agit d’un poste de guet, naturellement très puissant et pourvu de murailles aux endroits accessibles. Sur les barres de calcaire, on remarque un anneau de Pierre, rocher qui semble avoir été creusé par la main de l'Homme : une série de marches, taillées dans le calcaire permettent d'accéder à ce passage. Passage permettant d'accéder au Camp Roland ? Passage culturel ?

http://www.dailymotion.com/video/xhss82_le-signal-d-alaric_travel?start=6

les Ruines du château moyenâgeux de Miramont

L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1926. Ancienne place forte Wisigothique érigée par le Roi Alaric II avant d’être le théâtre d’une bataille médiévale opposant le chevalier faydit Chabert de Barbaira à Simon de Montfort. Quelques lacets plus bas, empruntez le GR36 jusqu’aux Bénitiers de Floure , site ruiniforme dolomitique dominant la vallée de la Bretonne (40mns).

À Barbaira, le site de Miramont est installé sur un plateau rocheux culminant à 332 m au Nord des pentes de la montagne d'Alaric. Il surplombe le cours actuel de l'Aude qui se trouve à 1,5 km. Le ruisseau de la Bretonne, petit affluent du fleuve, coule au pied de la butte rocheuse. http://www.youtube.com/watch?v=oYCsczlO_To Photos http://www.belcaire-pyrenees.com/2018/02/le-chateau-de-miramont-et-le-village-de-balaira.html

Des champs ont remplacés "nos" vignes et ils sont autant de taches rouges que le nombre de coquelicots le permet. Magnifiques randonnées qui nous conduisent jusqu'au lac de Barbaira.

Sur le versant sud-est, qui surplombe les Gorges du Congoust, étroites et escarpées(120 mètres d'altitude)Les ruines(437 mètres d'altitude) de la chapelle Romane du x siècle St Michel de Nahuze ont été partiellement restaurées dans les années 70 par un ouvrier de Lagrasse, qui y montait chaque jour avec un âne transportant outils et matériaux. La petite vallée abritée située en dessous la chapelle est couverte de fleurs sauvages au printemps.Jusque dans les années 1940, les villageois des alentours y montaient en pèlerinage pour demander la pluie les années de sécheresse.

St Michel de Nahuze est cité dans un document en 902 comme un prieuré des premières années du monastère de Lagrasse.

http://polymathe.over-blog.com/article-36704634.html

Les ruines du Prieuré Saint Jean de Carrière(avant le XII siècle), l'immense table,le pré, la source.. Le silence,le vent,les chênes verts,les arbousiers,les genévriers,les fleurs de sentier botanique,(La montagne d'Alaric, des trésors de botanique, dont l'Allium moly qui dit-on enchanta Ulysse par l'entremise de Circé (les gisements de Moux sont avec Montolieu uniques en France),le chant des oiseaux.les chemins fermés de nos jours que l'on reprend par habitude parce qu’ils nous appartiennent un peu.

Le Signal 600m (tour de guet surveillance des incendies) un des points géodésiques utilisés par l'astronome Pierre Mechain (1744-1804) pour mesurer l'arc du méridien terrestre entre Dunkerque et Barcelone(Le pouvoir politique:Louis XVI décida,pour des raisons d'universalité géographique,de créer le mètre,calculé comme le 10 millionième du quart du méridien terrestre,soit pour celui de Paris dite méridienne verte,la distance de Dunkerque à Barcelone)

1798 6 Octobre – 15 Vendémiaire An VII. Signal d’Alaric Mètre

. Delambre et Méchain sont chargés par la Constituante de mesurer le quart du méridien terrestre afin d’en déterminer sa millionième partie: le mètre.

Rapport de Delambre –

Méchain m’envoyait de Saint Pons tous les triangles depuis l’Alaric et Carcassonne auxquels il ne manquait plus que 2 angles. Je tachai de mettre à profit ces cinquante jours que j’avais été contraint de passer entre Narbonne et Carcassonne après la mesure de ma seconde base. Dont j’avais dès lors le résultat définitif où la longueur véritable du mètre, il convenait que ces résultats soient examinés par les Commissaires.

C’est donc la triangulation de l’Alaric qui finalise la mesure du méridien et du mètre

Delambre convoque dans la foulée un panel de savants européens qui vont entériner ses travaux.

Rapport de Méchain--

« La Montagne d’Alaric est à une demi-lieue de la route de Carcassonne à Narbonne et au sud de l’étang de Marseillette, son sommet à près d’une demi-lieue de longueur. C’est sur la partie la plus haute de ce sommet, vers l’extrémité orientale que le signal de 1740 avait été planté (par Cassini et Lacaille). Il était difficile d’en retrouver la place; cependant on l’a reconnue, du moins à fort peu près, au moyen des indications données par un habitant de Montlaur et un amas de pierre semblaient en indiquer cette place. C’est à cent pas environ des rochers qui sont au bord escarpé de la montagne, au dessus et au Nord ouest du village de Camplong.

Le nouveau signal qu’on y a établi est pareil à celui de Nore, hauteur 2 toises 5 lignes 62, base inférieure 0, 8 333 toise base supérieure 0,4549 toise . Le pied de l’axe de ce signal correspondait à l’intersection des deux diagonales d’un trou carré percé dans une grosse pierre que j’ai fait placer et maçonner dans le terrain au milieu de la base. Ce repaire servira au besoin de retrouver le centre de la station : il a été recouvert d’un très gros tas de pierres et de terre http://www.mouxalaric.fr/chronologies%20Mouxoises10-2.pdf p 124

------------ 1740-1744

Mesure du méridien et carte du Royaume. César François Cassini de Thury dit Cassini III , géographe Royal établit un signal de mesure au sommet de l’Alaric pour «décrire la vraye grandeur des degrés de la terre par les opérations géométriques faites par ordre du Roy (Louis XV) pour lever une carte générale de France. Les opérations seront terminées en 1760. Il est aidé en cela par Lacaille qui comme tous les Jésuites est maître en mathématiques.

Cassini III et Lacaille détermineront la longueur du Méridien avec la précision la plus absolue, ce qui leur vaudra la reconnaissance de leur successeur Delambre «Ces mesures (celles de Delambre et Méchain) ont toujours confirmé les premières et si l’on devait faire un choix, les opérations de 60 Cassini et Lacaille me paraissent sans comparaison les meilleures». http://www.mouxalaric.fr/chronologies%20Mouxoises10-2.pdf p 59

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De la boucle de l'Aude au sommet du signal d'Alaric, le promeneur peut voir défiler toute l'histoire géologique de la région : la vue est somptueuse et le regard embrasse au Nord le Massif Central, à l'Est la Méditerranée, à l'Ouest et au Sud, les Corbières et les Pyrénées.

Pas de mots pour décrire ce que nous ressentons lorsque nous parcourrons (mes amis fontiésois et moi) ces chemins, nos chemins de liberté, de notre enfance. Alaric notre montagne, sans cesse sous nos yeux, sans cesse retrouvée, sens cesse redécouverte. Objet de conférences et de poèmes.Le GR 77 qui conduit au roc gris nous laisse des souvenirs (magnifique journée du 24/9/2013 avec JL, MV, AM et CM) d'exploratrices le balisage par les cairns est pratiquement inexistant et le retour par la combe(seuls les sangliers et nous pour passer là) explose nos orteils à cause du lapiaz , cette zone exposée au vent, arbustive et rocailleuse pleine d'éboulis, ne se laisse pas oublier. La montée au départ de Moux, après le tombeau d'Henri BATAILLE (poète de XIX) et le four à chaux (aujourd'hui habité par M prof de gymnastique maison aux volets bleus) où l'on traitait le calcaire à alvéoline, extrait des carrières. La piste forestière calcaire et argile laisse entrevoir d'anciennes canalisations, elle nous conduit aux ruines de la métairie de Vidal où nous reprenons des forces, avant d'arriver sur la piste.

Allium Moly

L’Abbé Pourret de Narbonne transmet un exemplaire d’Allium Moly de l’Alaric à Lamarck. La plante unique, mythique de l'Alaric, c'est bien sûr l'Ail moly. Si vers la mi-mai, vous rencontrez cette plante sauvage sur quelque pente rocailleuse, figez vous et contemplez la, il serait vain de la cueillir, elle flétrira aussitôt, ne la touchez pas, après avoir lu ce qui suit, vous comprendrez pourquoi. Une légende veut que l'Allium Moly existe en France seulement sur le Mont Alaric. Et la "flore Bonnier" n'a pas peu contribué à accréditer cette affirmation, en précisant que l'on ne trouvait cette plante que dans le département de l'Aude, sur le Mont Alaric et que cette plante y est très rare. En fait, on a signalé des gîtes d'Allium Moly à Montolieu et dans les basses Alpes. Dans son "spéciès", Linné établissant au cours du XVII° Siècle sa Systématique Botanique avait baptisé Alium Moly une plante citée par Théophraste dans son histoire des plantes (Moly= Jaune en Grec). Cette expression moly désigne dans Ovide et Pline une espèce d'ail utilisée contre les envoûtements.Quelques années plus tard, le grand Lamark fut mis en possession d'un ail jaune de provenance française. Il n'est pas invraisemblable de penser qu'il venait de l'Alaric et qu'il avait été communiqué à Lamark par l'Abbé Pourret savant botaniste de Narbonne. Lamarck croyait voir une différence entre l'ail Moly de provenance hellénique et cet ail jaune de provenance Française, il baptisa cette plante Allium Aureum (Ail doré). On s'aperçut vite qu'il y avait une identité absolue entre les deux plantes, Lamark persista dans sa traduction française d'ail doré. Ail doré, Ail magique de Plaine, Ail jaune, l'histoire se complique lorsque dans l'Odyssée, il est question d'un "ail molu" aux racines noires et aux fleurs blanches, difficile à déraciner (il fallait la force d'un dieu) et aux vertus magiques. La magicienne Circé se servait de cet ail molu pour établir des sortilèges (Ulysse) et assurer des guérisons miraculeuses .(BSESA 62 ) http://www.mouxalaric.fr/chronologies%20Mouxoises10-2.pdf p 71

 1.2 - HISTORIQUE GENEALOGIE

HISTORIQUE du VILLAGE

 1.2.1 - LE NOM DE FONTIES

N'a rien à voir avec le nom de Fontaine qui serait dû au grand nombre de sources situés sur le territoire de la commune. Il faut remonter en Gaule Romaine jusqu'à la famille Fontia - Monsieur Fonteius propriétaire de la Gaule narbonnaise de 75 à 73 avant JC. Fonteius est devenu successivement:Foncianum(1095),Fonseano(1215),Fontianum(1227),Fontinianum(1229),Foncianum(1330)Fontiano (1347), Fonteias, Fontianus(1459), Fonteian, Fonteia, Fontié, Fontyers(1532),Fonties sur aude(1781), Fontièrs Rive d'Aude (1807) Fonties Rives d'Aude et Fonties d'aude.(Founties: occitan)

 1.2.2 - LES SEIGNEURS DE FONTIES

  • Au x siècle Fonties dépend du Comté de Carcassonne.

1.2.2.1 - Comtes de CARCASSONNE et Comtes de FOIX

  • 1067-1070:Ermengarde comtesse de Carcassonne Ermengarde de CARCASSONNE ,inféode Fontiés au comte de Barcelone(Histoire générale du Languedoc l.xv.c.19-De Vic chronique épiscopale carcassonne p62)
  • 1083:Donation par Ermengarde,vicomtesse de Béziers, à l'église du saint Sauveur de la bienheureuse Marie de Carcassonne, des dimes qu'elle possède dans la seigneurie de Fontiès d'aude.(-v.Campendu:Seigneurs)
  • 1095,21 avril: Roger II,comte de foix, Roger II de FOIX donne en engagement, Fonties(villa de fonciano,cum suis terminibus) à Ermengarde sa cousine et à Bernard-Aton Bernard-Aton IV TRENCAVEL ,fils d'Ermengarde, vicomtesse de Carcassonne (Histoire générale du Languedoc.preuve cccx.col.337.du t II.édit. in fol.archives du château de Foix)
  • 1125:Confirmation du même acte, de la part de Roger III, Comte de Foix Roger III de FOIX (ibid,preuve cccc.col.434.Mêmes Archives)
  • 1210:Fonties, dépendant de Carcassonne, dut participer à la guerre à la guerre des Albigeois et son château fut pris par Simon de Montfort, il passa ensuite dans le domaine royal.
  • 1229:Louis IX, Roi de France, Saint Louis IX de FRANCE ROI de FRANCE assigne à Roger Bernard, Comte de Foix, Roger-Bernard Ier de FOIX 1000 livres tournois de rente annuelle, à prendre sur divers lieux qui avaient appartenu à ses ancêtres, parmi lesquels Fontiès (Fontiano) (ibid.t.III Preuve CXCIV.COL 343 Cartulaire de Foix)
  • 1292:juillet,à Perpignan. Esclarmonde de Foix, Esclarmonde de FOIX femme de Jacques II de Majorque, Roi de Majorque, fait hommage à Roger Bernard,comte de Foix, son frère, de la terre de Fontiés, au diocèse de Carcassonne, dont elle lui fit donation pour en jouir pendant sa vie et cinq ans après sa mort (ibid.I.XXVIII.28.Cartulaire de Foix) Voir note.
  • 1340:Pierre de Rupe (miles de Fontiano) est lieutenant du Sénéchal de Carcassonne.V.Montlaur:Donneuve; et plus bas: maison de la Roque.

https://books.google.fr/books?id=AJBdAAAAcAAJ&pg=PA342&dq=de+corcelles+de+fonties&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj3iMfPt5HNAhWBahoKHbE7Bb8Q6AEIJTAA#v=onepage&q=de%20corcelles%20de%20fonties&f=false

1.2.2.2 - Maison de CORSELLES/de COURCELLES

  • 1490:(circa) Dénombrement de Jean de CORSELLES du lieu de Fonties , avec toute juridiction et censives.(plus la seigneurie basse de Floure (Flouran), inventaire des archives du Roy dans le château de la cité de Carcassonne.Doat.v.252.f.221.recto-bibl,imp.mss.)
  • 1512:,août 11 Mariage (Contrat de mariage) de noble Guillaume de CORSELLES (de la cortelle) Guillaume de COURCELLES - Familles FONTIES D'AUDE- , fils de Jean seigneur de Fontiérs et de Floure, diocèse de Carcassonne, avec Françoise Hébrail (cf:F-A Aubert de La Chesnaye-Desbois. dictionnaire de la noblesse VIII.4.)en présence de la Marquise de Milglos (sa tante femme de Bertrand de Bar fils d’Édouard de Bar seigneur de Capendu et de Marseillette) et de Ponthus Hébrail (son frère)deux filles naquirent de cette union: Hélène et Jeanne. Elle se maria ensuite avec Antoine de Mage Antoine de MAGE (Première épouse d'Antoine de Mage :Jeanne de FERRIER) seigneur de Salsa dont elle n'eut point d'enfants. Testament le 5 mai 1530 par devant Antoine Cazeneuve, notaire de Trèbes, dans lequel elle nomme ses filles héritières de ses biens, legs à Ponthus (qui avait déjà(le 13/6/1515)reçu 2000 livres tournois de sa sœur: don de sa tante la marquise de Milglos), Pierre, Marquis, Rose ses frères et sœur.

Cartulaire et Archives des Communes de l'ancien diocèse et de l ..., Partie 1

1.2.2.3 - Famille d'HEBRAIL

François d'HEBRAIL François d'HEBRAIL, seigneur de la cortade, rivière, tonnac et cornabruc épousa en 1468 marguerite de Milglos (fille d'Arnaud baron et seigneur de Dalob,sénéchal de Carcassonne en 1462 conseiller chambellan du roi et son grand écuyer et de Isabeau de Cabaret Dame de Villarzel) la sœur de Marguerite, la Marquise de Milglos avait reçu de son mari le 13/6/1497 la somme de 3000 écus d'or et la jouissance des terres de Capendu et de Marseillette.N'ayant pas d'enfants, les biens passèrent à la maison de Cortade. François et Marguerite eurent pour enfants:Pons ou Ponthus,Marquis(chevalier, seigneur de Rivière et de Cornabruc marié avec Jeanne de la Palu, ils eurent 4 enfants: Philippe, Armand et Jacques (chevalier de Malte, commandeur de Morlas) et Françoise religieuse au monastère de saint-benoît de la Salvetat) Pierre,(chevalier de Malte) Rose (décédée sans alliance), Françoise (mariée avec Guillaume de Corselles fils de Jean)

Jean de CORSELLES avait cessé de vivre en 1530 (V.Floure et Barbaira)

La terre de Fontiés passa par mariage, de la maison des Courcelles , dans la maison de la Roque.

18/2/1515 Jean de Ferrier est signalé comme Seigneur de Fonties et de Villar en Val, il devait y avoir partage avec la famille de la Roque

1.2.2.4 - Maison de la ROQUE

http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-206420&I=385&M=tdm Et (Nobiliaire des diocèses de MONTPELLIER, ALAIS, LODEVE.p281.art37.-bibl.imp.mss.)

Guillaume de la ROQUE,Seigneur de Fontiés, jugé noble par ordonnance de l'intendant de la province, du 14 Janvier 1669, d'où est extrait ce qui suit:

- Famille du Diocèse d'ALAIS.

Guillaume La Roque,seigneur de Fontiès, la Cadière et autres lieux capitaine appointé au régiment de Picardie, cy devant au régiment du LANGUEDOC, et après fut capitaine lieutenant de la compagnie des chevaux légers de M.le prince Robert, palatin du Rhin.

Louis de la Roque, chanoine au chapitre de la Cité de Carcassonne, demeurant à Fontiés, diocèse du dit Carcassonne, Noble Jean de la Roque, demeurant au lieu de la Roussière, paroisse de Viols ,diocèse de Montpellier; et Gabriel de la Roque, seigneur du dit Fontiès.

  • 1580:Testament de noble Raymond de la Roque, seigneur du dit lieu, par lequel il fait légat à noble Louis de la Roque, son fils,ensemble à noble Bertrand de la Roque, Guillaume de la Roque et Barthélemy de la Roque, ses autres enfants , du 30 mars 1580.
  • 1659: 2 Juin, Contrat de mariage de noble Gabriel de la Roque et de Corselles, seigneur de Fontiès et autres places, assisté de noble Guillaume de la Roque, sieur du Puechredon, son oncle,Louis de Siran, sieur de Cavanac et Bertrand de la Roque, ses cousins, avec demoiselle Antoinette de Saint-Ravy.

Née de COURCELLES de FONTIÈS Mariée avec Bertrand de La ROQUE (Parents : H Raymond de La ROQUE , cosgr de la Roque-Aynier †1580/ & F Florette DAX ) dont

GABRIEL DE LA ROQUE Gabriel de la ROQUE Marié avec Antoinette de SAINT-RAVY dont

H Guillaume de la ROQUE † marié le 1er juillet 1659 (mardi) avec Anne Françoise de CASTILLON

F Jeanne de la ROQUE †1714 mariée en 1664 avec François de LASSET ca 1617-1699 dont

    H Guillaume de LASSET ca 1665-ca 1730
    H Jacques de LASSET †/1733 marié le 17 décembre 1697 (mardi), Carcassonne, 11000, Aude, Languedoc-Roussillon, FRANCE, avec Jeanne Thérèse de DOUMERC † dont :
        H Germain de LASSET †
        F Marie de LASSET †
        H Joséph de LASSET 1702-1750
        H Pierre de LASSET 1704-
        H Jean Dominique de LASSET †
        F Marie Thérèse de LASSET †
        F Marie Anne de LASSET †
    F Antoinette de LASSET † mariée avant 1697 avec Jacques d'ALQUIER †
    F Suzanne de LASSET † mariée le 13 avril 1706 (mardi), Montlegun,11090,Aude,Occitanie,France, avec François d'AUBERJON †
    H Jean de LASSET †
    H Pierre de LASSET † Pierre de LASSETmarié en 1696 avec Françoise d'HAUTPOUL † dont :
        F Jeanne de LASSET 1695-
        H Pierre de LASSET 1696-
        F Marie de LASSET 1697-

  • 1601: Arrest du Parlement de Toulouse donnée entre Guillaume de la Roque, coseigneur du dit Fontiès, d'une part, et Gabriel de Corselles, seigneur de Fontiès, tuteur de Gabriel de la Roque, seigneur de dit lieu; par lequel il déclare la substitution opposée au testament de feu Ramond de la Roque, du 31 mars 1580, ouverte au profit de dit de Corselles au nom que procède, par le décès du dit François de le Roque, fils du dit feu Ramond, le dit arrest du 24 juillet 1601.
  • 1668: 1 Juillet et 4 Aoust, Contrat de mariage de noble Guillaume de la Roque, fils de messire Gabriel de la Roque, seigneur de Fontiès et autres places, avec Demoiselle Anne-Françoise de Castillon.

1.2.2.5 - Seconde moitié du XVIII éme siècle (1771-1773-1786)

MM de Cazes, du parlement de Toulouse, possèdent la seigneurie de Fonties avec celle de Villar en Val.

Cazes (Clément-Jean de), conseiller au Parlement de Toulouse, de 1747 à 1775.Nobiliaire toulousain, Volume 1 Cazes (Paul) , conseiller au Parlement de Toulouse , de 1690 à 1737. Cazes (Clément-Joseph de) , conseiller au Parlement de Toulouse, de 1716 à 1743. Cazes (Clément-Jean de), conseiller au Parlement de Toulouse, de 1747 à 1775.

https://books.google.fr/books?id=ZCdaXKWg-GEC&pg=PA207&dq=de+cazes+parlement+de+toulouse&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiql5uKp5XNAhXFVRoKHdXdAuoQ6AEIJjAC#v=onepage&q=de%20cazes%20parlement%20de%20toulouse&f=false

En 1725, M. Paul Cazes, président du parlement de Toulouse était seigneur du lieu. En 1775, c'est Madame veuve Montlaur (plus connue sous le nom de Jeanne Destaville), qui est seigneuresse de Floure. Jeanne Destaville, seigneuresse de Floure serait née le 01 juin 1737 à Capendu (11), fille de Pierre Destaville, ...donatrice de l'hospice de carcassonne...En 1790, Jeanne Destaville institua les hospices de Carcassonne ses héritiers. La valeur des biens donnés était évaluée à 345 000 francs. Son leg est mentionné sur la tombe. On peut voir la pierre tombale de Jeanne Destaville à l'entrée du cimetière de notre commune sur le côté gauche de la porte. http://floure.fr/cadre-de-vie/histoire [DC 1745 P47/250-1673-1792-d'un ouvrier chez Mr de Cases seigneur de Fonties] Jean-Paul de Cazes appartenait à une vieille famille de robe : son bisaïeul, P. de Cazes, marquis de Fonties, avait été ... ses ancêtres, dans la robe et dans l'armée, devaient lui faciliter tout particulièrement l'entrée du Parlement de Toulouse.La fin du Parlement de Toulouse - Page 181

A cette époque(1771), les impôts payés par Fonties étaient les suivants:

la taille,le taillon,les mortes-payes,les garnisons,les étapes,l'extraordinaire,les frais de l'assiette qui s'élevaient à 1662 livres,12 sols,4 deniers. Messire de Cazes payait 155 livres, M Pons(curé)3 livres, Rodier (avocat) 08 livres, Étienne André(cultivateur)10 livres.

1.2.2.6 - Seconde moitié du XVIII éme siècle(1789)

-Le dernier seigneur fut Antoine Thoron (décédé avant 1797)de Fonties , négociant, 1er consul et maire de Carcassonne.

2 E 86 Livre de comptes du sieur Thoron, de Fontiès - d'Aude : état des sommes qui lui sont dues.1790 http://audealaculture.fr/sites/default/files/Archives/Inventaire%20de%202%20E%20%28complet%29.pdf p15/64

Il signa ,parmi les membres du Tiers État, possédant des biens nobles,une lettre adressée au roi par les états du Languedoc, à effet de défendre leur existence attaquée. Antoine avait des parts dans la Manufacture Royale de Montolieu dirigée par son oncle puis par ses cousins germains. Genealogie:http://gw.geneanet.org/ect?lang=fr;p=antoine;n=thoron et https://books.google.fr/books?id=mzgVAAAAQAAJ&pg=PA595&dq=manufactures+de+draps+aude&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjAidKV66raAhWKJMAKHWZPC08Q6AEIJzAA#v=onepage&q=manufactures%20de%20draps%20aude&f=false p603

Les seigneurs de Fonties possédaient, à titre patrimonial la haute, moyenne et basse justice.laquelle ressortissait de la Sénéchaussée de Carcassonne.Il y avait deux consuls choisis par le seigneur sur une liste présentée par la communauté.L’élection se faisait le 1er Janvier.Ils prêtaient serment devant le juge du lieu.

Sources :

  • Dictionnaire topographique du département de l'Aude abbé Antoine Sabartés curé de LEUCATE Paris Imprimerie Nationale (MDCCCCXII) archives départementales.1912
  • Cartulaire et Archives des communes de l'ancien diocèse et de l'arrondissement administratif de Carcassonne par M MAHUL ancien député de l'arrondissement de Carcassonne volume1 Paris v Didron libraire(rue st dominique-st germain)et Dumoulin libraire(quai des augustins ,13)(CIO.DVIII.LVII)---------Émile génie(haut de page)---------- archives départementales Cartulaire et Archives des Communes de l'ancien Diocèse et de l ..., Volume 1 Par Alphonse Mahul 1857 https://books.google.fr/books?id=3BhDAAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false p342

 1.2.3 - EMPIRE- ROIS- REPUBLIQUE

1.2.3.1 - L'Empire:

Liste du conseil municipal en 1800: Delite, Avar, Ferrier, Fanal, Bourdel, Thoron, Fornieu, Bonnecazes, Daydé, Boyer.

En 1803 M Trouvé,préfet de Napoléon 1er,demande au maire du village de surveiller les étrangers et les gens dangereux.

De 1808 à à 1810, les Fontiésois durent des charrettes chargées de denrées destinées à l'armée de catalogne.

  • 1813.Les terres du Seigneur de Fonties furent vendues comme biens communaux.exécution de la loi du 20 mars 1813.Produit de l'adjudication:395ff converti en rente 5010 (5%) inscrite au grand livre de la dette publique (mémorial administratif de l’Aude.t.x.p.705). Cette année là, la récolte s'éleva à 432hl.

1.2.3.2 - Le retour des rois:

Un inventaire de la mairie en 1820 fait état de 4 fusils à baïonnettes, d'un sabre et d'un buste du roi Charles X Charles X de FRANCE 68e et dernier roi de France dynastie des Bourbons

En 1829 le préfet félicite M Cabié pour l'organisation de la fête en l'honneur de Charles X. Mai 1825 Sacre de Charles X- En Novembre c'est la Saint Charles fêté partout en France de 1825 à 1830 Fête de S.M. Charles X (27, 28, 29 Juillet 1830 ont lieu Les trois Glorieuses. Septembre 1830 on prête serment à Louis Philippe)

*L’École:

Le 27 avril 1829,l'instituteur de Fontiés d'Aude reçoit le droit d'écrire des lettres en franchise postale comme pouvait le faire le maire et le curé du village. Le 20 avril 1832, le comité d'instruction primaire s’inquiète du sort des instituteurs retirés( la retraite n'existait pas). En 1834 un comité local composé du maire, du curé, de M.loubet, Cabrié, Severac est chargé de trouver un instituteur dans le village. En 1836 M Taudou, maitre d'école, est jugé et demis de ses fonctions, pour fautes graves, entre autres il n'enseignait pas le calcul. En 1836, le comité local choisit un nouvel instituteur, M Sabatier, qui fut invité à prêter le serment suivant: "Je jure fidélité au roi des français, obéissance à la charte et aux lois du royaume" En 1861 l'école doit payer 257fr au percepteur, en effet l'enseignement était payant, sauf pour les familles très pauvres(8 familles en 1864) En 1865 l'institutrice gagnait 125 fr.

1.2.3.3 - Monarchie de Juillet:

Le 5/8/1830, après la révolution de juillet, une garde nationale est créée. Le village adopte le drapeau tricolore.la garde nationale est formée de 54 hommes. Pour voter, il faut payer, aussi Fonties n'a que 31 électeurs. En 1839 Mr Marc jacques pave toutes les rues. La dépense s’élève à 890f 3centimes pour 3626 mètres pavés. Le 25 juin 1842 Mr Costes Bernard fait construire un moulin sur les bords de l’Aude.

  • En 1848 la 3°révolution éclatait en France.

1.2.3.4 - la marche vers le 2ème Empire

En 1848 le conseil municipal est le suivant:

Bourdel, Boyer, Cabrié Jean, Cabrié Théodor, Singet, Sié, Séverac, Bazille, Pissié Pierre, Pissié Jean.

Cette année là eurent lieu les élections pour la présidence de la république: Résultats: Louis Napoléon Bonaparte:157 voix - Général Cavaignac: 21 voix.

En 1852 eurent lieu les élections pour le rétablissement de l'empire: Résultats: Louis Napoléon Bonaparte obtint 80 oui sur 80 voix.

Le chemin de fer avait fait son apparition.L'aubergiste de Fontiés M.Severac Bernard, se plaignait de dégats causés par le train le 14 juin 1855.

En 1854 le village achète une pompe à incendies.

1.2.3.5 - La République

En juillet 1891, le préfet fait un subside de 20 000 fr à la commune pour les dégâts causés par la terrible crue de l’Aude.

Depuis l'an VIII: arrondissement de Carcassonne, canton de Capendu. Registre de état civil depuis 1697. Compoix (cadastre de l'ancien régime)1622 La Justice, ressortait de la sénéchaussée de Carcassonne.

1.2.3.6 - Territoire de FONTIERS RIVE D'AUDE

La Lande, Pech-Loubiès, Croux et Mourral d'al Bosc, Joux Lou Bosc, las Roquos, Carrière Vieille et Plo, Champs d'Ouiller, Pech d'al Caux, Plo de Lambert, La Serre, Ginestet.

BLASON:

De sable à 3 pals d'argent (déposé généanet)

COURS D'EAU:

Ruisseaux: -Le Merdeaux, Des Gabiès, Du Bosc, De La Galère, Des Orts, Dal Caux.

ROUTES:

-Route impériale n°113 de Toulouse à Narbonne ( route D 403)..... sur la route départementale 6 113, sur la commune de Fontiès-d'Aude, à hauteur du château de Miramont....2 chemins vicinaux rejoignent la 113.

-Route départementale n°3 de Carcassonne à la Nouvelle par Lagrasse 4 chemins vicinaux rejoignent la n°3.

-Chemin de Trébes

-Chemin de Floure

-Chemin de fer du Midi (devenu voie ferrée D 6113)

-[Autoroute A61 (La construction de l'autoroute A61 a été achevée en 1988, sur la base d'un projet déclaré d'utilité publique en 1970 ; le financement de cette section autoroutière qui relie Toulouse à Narbonne a été assuré par la société des autoroutes du sud de la France, qui bénéficie pour ce faire des recettes des péages autoroutiers)]

DISTANCES:

-1789: distance administrative: 1 lieue 1/2 de Carcassonne

-1811: distance légale de Carcassonne: 11 kilomètres, de Capendu 10 kilomètres.

-Aujourd'hui à 9,6 km (13 minutes) de Carcassonne.

POPULATION:

-1577,Juillet Fontiès est taxé à 11 feux d'imposition(ordonnances des Rois de France de le 3é race VI.284)

-1705 Feux 32

- 1785 -- 30

-1789 -- 46 Âmes 190.

-1818 Maisons 47. Habitants 199.

-1826-------------Habitants 217.

-1834-----------------------219.

-1836-----------------------217.

-1841-----------------------254.

-1846-----------------------272.

-1851-----------------------260. ...........................................................FONTIES 412 HABITANTS EN 2014 (+2,2) Agriculture:

Vignobles,céréales,fourrages artificiels, oliviers.

VISION DU VILLAGE

Village coquet, adossé à l'Alaric, bâti sur un plateau tertiaire mamelonné fertile sur les pentes occidentales de l'Alaric, complanté d'un vignoble à végétation luxuriante, donnant un vin de bonne qualité...Entouré de bois: bois de matet,de gayraud,du bosc,....

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5415869j/f177.item.r=fonties%20d'aude.zoom 2 TOURS attirent le regard La tour rectangulaire du château et le colombier situé dans le jardin d'une ancienne maison de maitre ayant appartenu à la famille Montlaur.( mon arrière grand-père, mon grand-père et mon cousin germain ont été régisseurs de la propriété qui leur appartenait; j'ai donc souvent joué dans cette maison (dont ils avaient les clés) et dans son grand jardin.C'est là que le repas de mariage de mes parents et de ma cousine ont eu lieu ainsi que celui de ma communion solennelle(aujourd'hui profession de foi).

un village qui a résisté à être un village dortoir,et qui jusqu'à présent(2012) y a assez bien réussi..

Fontiès d'Aude et son patrimoine

 1.3 - LE PATRIMOINE

 1.3.1 - LA CROIX DES MÉTIERS

Monument remarquable du 16ème est classée aux monuments historiques Français depuis le 14 avril 1948. En granit elle a, gravé sur une face, des outils (qui étaient une enclume avec pointe inférieure et un marteau) pouvant représenter des "armoiries" de compagnonnage et sur l'autre, une dague ou épée pointe en haut.

De nombreuses croix se trouvaient aux alentours du village, dans des bois, lieux de processions et de recueillements individuels, non entretenues la plupart ont aujourd'hui disparu.

 1.3.2 - LA FONTAINE DES CONCASSEURS

Datée de 1855, est la pièce centrale d'un coin de fraicheur où aiment "papoter" les villageois.

 1.3.3 - L’ÉGLISE:Ecclesia S Marcelli de Fonseano 1215

Paraît remonter au début du XIV siècle.

Le clocher carré moderne(1863)continué par une flèche surmonte le porche également moderne

Dimensions:Abside 5m80 de longueur sur 5m45 de largeur.Nef 12m84 sur 8m25.Hauteur de la voûte 7m60.

Patron Saint Marcel, neuvième évêque de Paris. Mort en novembre 436, fut canonisé par le prodige qu'il aurait accompli, à l'origine de la légende de Saint Marcel : il aurait vaincu un dragon terrorisant Paris et y dévorant les filles de mauvaise vie, par un seul coup de sa crosse.

De style ogival du 13eme siècle qui s’intègre au bâti existant.

  • 1215,15 des calendes de septembre: Donation par Guy, évêque de Carcassonne,au chapitre de St Nazaire, du tiers du décimaire de l'église de st Marcel de FONSEANO provenant des dons de ses prédécesseurs.(De Vic.chronic Episcop.Carcass p89).
  • 1321: La clé de voûte de l'abside porte les armes (Un roc d'échiquier),indiquant la date (1300-1322)du prélat Pierre de Rochefort, évêque de Carcassonne, ce qui a fait attribuer à cet évêque la construction de cette église vers 1530.On voit ses armes aux verrières de l'abside de l'église cathédrale de st Nazaire, en la cité de Carcassonne:"trois rocs d'or,sur un champ d'azur"- Il fit construire aussi les églises de Mas des Cours et de Rouffiac d’Aude.http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k486594j.image.r=Roquefort.f258.hl p206
  • 1459, décembre 8 : Le Chapitre de Église de Carcassonne, présente comme patron, à la nomination de l’Évêque, un chanoine pris en son sein, pour Église ou Bénéfice Vacant, de Fontiès Rives d’Aude ou de Minervois.
  • 1671,mai 5:Acte retenu par La Rose, notaire de Carcassonne. M.Antoine Bonnemaison,chanoine, prenant la qualité de recteur de l'église paroissiale de st Marcel de Fonties, prend aussi celle de recteur de son annexe de st Jacques de Clairan, desquels bénéfices,cure et annexe il fait la résignation.

"Beaucoup d'hommes meurent sans avoir perdu leur clocher de vue." Chateaubriand

Le clocher mesure 22 mètres de haut.La grosse cloche s'appelle Louise et la petite Clara.Fondues par des artisans sainctiers inconnus http://lamotte.pagesperso-orange.fr/ecuras/no7sai.htm

Elles rythmaient notre vie, c'était Louisou (Louis Guilhem) qui les faisait sonner: appel pour la messe,annonce des baptêmes, mariages, des prières, des alarmes (tocsin), Glas (décès) et égrainaient les heures. ... jusqu'à la mise en place d'un système électrique...pour l'horloge...

Enfant je montais avec mes amis, malgré l'interdiction, (porte se trouvant à droite sur le parvis, fermée aujourd'hui) par un escalier vétuste jusqu'au clocher pour les deux cloches.

Les jeunes et les moins jeunes faisaient des plaisanteries,un jour de vendanges, mes cousins: François Colomino (qui venait vendanger chez nous) et Jean Saintamaux ont coupé les cordes des cloches de l'église...pour dormir plus longtemps?...

C'étaient ces mêmes cloches, que Jean Saintamaux, qui conduisait les bœufs vers une vigne pour labourer, entendit sonner pour annoncer la fin de la guerre en 1944, ce jour là, toute la population a arrêté ses occupations pour se rendre sur la place de la poste.

  • En 1806, le toit fut réparé et la dépense s'éleva à 92 livre 2 sols et 6 deniers.
  • En 1827, le toit fut refait à neuf,la dépense s'éleva à 703 fr.
  • En 1828 on envisage la restauration intérieure
  • En 1884,l'église est en très mauvais état, on ne peut y pénétrer sans danger.La nef n'était pas voutée, on fit une légère voute en briques,car les murs n'étant pas contrebutés,il était impossible de la faire en pierre.
  • En 1922,rénovation intérieure et extérieure.
  • En 1937, on place l'horloge communale.
  • En 1987, le toit est à nouveau refait.
  • En 2006, le toit refait par la SARL MAGGI Frères de Capendu.La fléche est restaurée et le coq est réinstallé(établissements FRAISSE). En juin 2006, une réfaction de la porte d'entrée de la sacristie est réalisée.
  • De 2003 à 2009 rénovation

L'abside a 5 pans est ancienne et est construite totalement en pierre, mais ses trois fenetres portent des traces de restauration.La clef de voûte nous montre l'agneau détourné avec,à côté,un roc d'échiquier et ,au dessus, une tête jeune à cheveux longs regardant la nef.Les ogives, au nombre de 6, sont bien dans la forme élégante du XIV siécle.

La nef à 2 travées est voûtée d'ogives très simples, de construction récente.Elles retombent sur des culs de lampes en forme de cônes.Un arc doubleau sépare sépare les 2 travées, les piliers sont anciens , mais les bases ont été refaites au ciment.La retombée de l'arc doubleau sur le pilier ne se fait pas sur un chapiteau, mais sur un simple bandeau sans ornement, limité par 2 tores.Une grande rose récente orne le mur du fond. Deux chapelles anciennes sont de part et d'autre de la nef, près du sanctuaire,une ,plus petite, récente, renferme les fronts baptismaux.Les ogives des grandes chapelles retombent sur des culs de lampe aux angles. Un Saint Roch assez curieux ,du XVII , entouré de l'ange et du chien, se trouve dans la chapelle méridionale.

La rénovation de l'église de 2003 à 2009 a nécessite de nombreux corps de métiers. 268 000 euros qui ont été investis.Mary Annick Cornou (atelier d'art mural) a su avec talent et respect redonner vie aux fresques murales. Les fresques initiales (Baruteaud peintre Toulousain) avaient été réalisées en 1922 (lors d'une rénovation) sous l'exercice de l'abbé LABEAU.Les murs extérieurs avaient aussi été restaurés. l'inauguration,le 19 septembre 2009, a été présidée par Monseigneur Alain PLANET Évêque du diocèse de Carcassonne et Narbonne.

Les places des fidèles dans l'église étaient numérotées selon leur fortune, notre place se trouvait presque au fond à gauche, à côté du confessionnal et des ex voto, la meilleure place à mes yeux, j'avais de la lecture: beaucoup de remerciements et il me suffisait de lever les yeux pour lire et relire les noms: Baruteaud peintre et Labeau curé, de plus j'avais une vue sur l'entrée et la possibilité d'une sortie rapide et je gardais mes habitudes "mon banc", très prisé pour Pâques, lorsque j'allais à "confesse"...comment faire autrement en ces temps là, que d'aller se confesser, au moins pour Pâques....Nous nous inventions des péchés...

Le coq (cochet) fait son apparition sur les clocher au Vème siècle. Le coq-girouette indique le soleil levant (l'est),la nef va vers l'est:on marche donc vers le lever du soleil, vers la lumière qui grandit. Le coq, toujours face au vent, représente le Christ face aux péchés et aux dangers du monde et, par similitude, le chrétien face aux mêmes dangers et aux mêmes péchés. il annonce, à tous, le passage des ténèbres à la lumière.

Les registres de paroisse ont été déposés par extrait, au greffe de la sénéchaussée de Carcassonne, depuis et compris 1672 jusque et inclus1688, et en original, depuis 1737 jusque et compris 1798 (VIGUERIE annales de Carcassonne.J.mss.fel696)

L'église de Monze,après la révolution, dépendait de Fonties d'Aude.Le desservant percevait en 1807, la somme de 273 frs de la commune de Monze

L'église de Montirat fut réunie à Fonties d'Aude par décret du 11 prairial an Xll (31 MAI 1804)le titre d'annexe fut accordé le 13 janvier 1854. les paroissiens s'y rendaient en pelerinage pour y venerer les reliques de saint Eutrope.

source pour Monze et Montirat :SEHT N°25 2013 La paroisse st trinité en Alaric Serge Caulet.Rien pour Fonties.

 1.3.4 - L'ARBRE DE LA LIBERTÉ

Notre Arbre

Fin du XVI Sully Ministre d'Henri IV et protecteur de la nature a suscité une vaste campagne de plantation d'arbres dans le royaume.Il a obtenu un édit d'Henri IV par lequel: "il était ordonné aux maires et aux échevins des mandements du royaume, de faire planter un ormeau dans le cimetière de toutes les paroisses, ou devant de la porte principale de l'église, afin que les habitants qui venaient entendre la parole de Dieu puissent, avant et après les offices divins, discourir sous les ombrages, de leurs intérêts et de ceux de la paroisse."

L'arbre révolutionnaire annonce l'épanouissement de la religion civique du XIXe siècle.Sous la Restauration, ces arbres sont arrachés par centaines, et souvent remplacés par des croix. Au lendemain de la révolution de juillet 1830, les arbres replantés forment autant d'« anticroix ». La révolution de février 1848, suivie d'une éphémère période de fraternisation générale donne lieu à une multitude de plantations d'arbres bénis par le clergé. Enfin, malgré la répression antirépublicaine qui, après le coup d'État de décembre 1851, se traduit par un arrachage systématique, l'arbre réapparaît en 1871.

L’arbre de la liberté est un symbole de la liberté, depuis la période de la Révolution,de la République Française.Il figure depuis 1999 sur les pièces françaises d'un euro et de deux euros.Planté, en général dans l’endroit le plus fréquenté, le plus apparent d’une localité, comme symbole d’affranchissement.

Notre Ormeau de la liberté

Se trouvait sur la place de l'église depuis 1822.Il a été victime de la graphiose, il était si beau notre orme champêtre, il était là depuis toujours, nos parents, nos grands parents, nos arrière grands parents l'avait vu. Il a été remplacé par un marronnier dans les années 1980. C'est Robert Martinez alors cantonnier qui l'a planté, il était fier de son marronnier Robert.

En offrant aux habitants un abri pour se réunir sous ses frondaisons, l'Ormeau nous a accompagné, il était lié à la vie du village, il a été le témoin d’événements de notre vie: bénédictions des chevaux le jour de la St Roch, jeux de billes dans ses racines, confident des conversations de notre jeunesse, ami des révisions du baccalauréat ( je lisais, assise sur la banquette carrée, sous son ombre, les philosophes dans le calme des débuts d'après-midi), condoléances lors des départs, Félicitations lors des mariages, mais aussi accueil des marchants ambulants et activités plus profanes: écoute de musique (premiers mange-disques), petits bals .... cette place est un lieu de mémoire qui unit les fontiésois. Le marronnier a accueilli la génération suivante.

Le 23/2/2012 Notre marronnier a été abattu et la banquette détruite pour agrandir la place pour...places de parking... autres temps ...la banquette reconstruite en plus petite.. un Olivier a été planté...Plus d'ombre en attendant et/ou pendant les offices... Finies les réunions, finie la convivialité.

l'orme est issu de l'ancien français "olme" lui même issu du latin "ulmus"et "lemos" en gaulois.On retrouve "lemos" dans les noms de plusieurs localités dont Limoux.

Pour les grecs et les romains, l'orme est le fils d'Oneiros, fils de la nuit et Dieu des songes ou de Morphée,Dieu du sommeil et des rêves, fils d'Hypnos le sommeil, lui même frère de Thanatos, le trépas.Mort, sommeil et rêves sont donc liés à l'orme. Il était sacré et on lui reconnaissait des pouvoirs oculaires.

Notons que le village de Villesequelande abrite un ormeau de Sully de plus de quatre siècles. En 1994 Il est classé au titre des sites et monuments naturels .En 2013 il a obtenu le label "arbre remarquable de France".

Victor Hugo, en mars 1848 avait planté lui aussi un arbre de la Liberté place des Vosges à Paris et avait dit : "C'est un beau, un vrai symbole pour la Liberté qu'un arbre.La Liberté a ses racines dans le cœur du peuple comme l'arbre dans le cœur de la terre ; comme l'arbre, elle élève et déploie ses rameaux dans le ciel ; comme l'arbre elle grandit sans cesse et couvre des générations de son ombre". AH! VH j'ai une admiration sans bornes pour lui...

 1.3.5 - L'ARBRE DU BICENTENAIRE DE LA RÉPUBLIQUE

Se trouve depuis le 5/3/1989 à l'entrée du premier lotissement 1 olivier remplacé par un magnolia.

 1.3.6 - LE CHÂTEAU

Il a été reconstruit au XVII ème siècle sur les ruines du château féodal

En 1817, il était possédé par M Guillaume Boussac médecin à Saissac.(le 26 mars 1791 il est adjugé pour 53 300 livres à Guillaume Boussac, médecin à Saissac l'Abbaye de Villelongue).En 1813 le fief noble et le château appartiennent à M Boussac (mémorial administratif de l'Aude T, X,p 705 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5415869j/f178.item.r=fonties%20d'aude.zoom Gabriel Victor BOUSSAC est né le 1821/04/30 cf http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=NOM&VALUE_98=%27BOUSSAC%27&NUMBER=4&GRP=0&REQ=%28%28%27BOUSSAC%27%29%20%3aNOM%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=100&DOM=All)

Les actuelles propriétaires,sont les arrière arrières petites filles de Monsieur Jean Alphonse Coste Reboulh (1817-1881) créateur du vignoble de 50 hectares en 1960, la cave de la propriété a été construite en 1869. Elle est à moitié enterrée,ce qui lui confère une grande stabilité thermique.

Il comporte 3 tours:

Une tour datant de l'occupation Romaine (2ème et 3ème siècles environ).

Une tour Wisigothe du 8ème environ.c'est une tour carrée Wisigothe encastrée dans le mur du nord,elle renferme un escalier monumental.

Une haute tour sans fenêtre datant du 14ème siècle environ(donjon)

le corps

Le corps du bâtiment est rectiligne et comprend une partie très ancienne reliant les deux premières tours rondes ,vestiges de l'ancienne construction,qui ont des murs d'un mètre d'épaisseur,et une partie en prolongement, bâtie par Alphonse Coste Reboulh dans les années 1850/1860,reliant la grande tour aux deux premières.

le donjon a été conservé,tour rectangulaire de 24 mètres de hauteur qui se trouve à l'angle nord-ouest.La façade orientale de la tour a 6 m 10 de largeur et celle du nord 5 m 05.Le mur oriental du château est percé d'une porte en plein cintre de 2 m 15 d'ouverture.

Le côté long de la tour est traversé, à sa base, par un passage dont la voûte en berceau est assez grossièrement bâtie avec des dalles placées de champ. Cette voûte avait été comblée. Elle n'a été dégagée qu'en 1925 environ. Ce dégagement a fait apparaître d'une part un casque, du type salade, datant du XIV siècle, et d'autre part, les restes d'une porte sur la façade orientale, à double ventail, dont on voit encore les ferrures des gonds en place et le logement des barres qui consolidaient la fermeture de la porte.

De chaque côté de la porte extérieure, dans les deux murs, on constate la présence de deux sortes des niches obturées avec de la maçonnerie.

Dans la cour du Nord se trouve un puits avec margelle composée de dalles carrées surmontée d'une armature, triangulaire terminée par un bouquet de tulipes, le tout en fer forgé. C'est un bel ouvrage du XVI ème siècle.

Le château, durant mon enfance était totalement accessible à la population,dans les années 80 il avait accueilli une kermesse scolaire. Aujourd'hui le passage vers le village est fermé et si l'on peut franchir l'entrée principale on ne peut plus entrer ni dans la cour ni dans le parc.

N°13] 00 362.Tombe cimetière saint Michel Jean-Alphonse Charles Coste-Reboulh, né le 24 décembre 1817, propriétaire du château de Fontiès-d’Aude, conseiller municipal de Carcassonne de 1871 à 1881, amateur d’art,mécène, a légué à la Ville ses collections de tableaux et de faïences. Mort le 13 juillet 1891.

Ancien élève de Sorèze, il frequenta cette illustre école. Soreze et ses douzes siècles d'histoire , il a connu Anselme de Bernard et fût certainement du premier banquet de 1845 avec le Doyen Forgues ancien de l'école en 1770. Il a connu l'Abbé Gratacap , l'Abbe Jean François Bareille , et surtout le père Lacordaire.

Auteur de "Souvenirs de l'exposition de peinture en 1876" et de " notes sur l'exposition des beaux arts à Carcassonne en 1884 ".

Fils d'une famille de Notable, il fréquentait les personnalités de l'époque, dont Viollet Leduc. Les Coste Reboulh étaient des Drapiers ( commerce florissant de l'époque) Ils demeuraient dans le "Bastion" de Carcassonne , un immeuble porte encore son nom aujourd'hui. Ces Messieurs avaient aussi leurs "campagnes" pour Coste Reboulh, c'était le Château de Fontiès d'Aude .

Dons au Musée:

Son testament ( le 21/07/1888) devant Maitre Raymond Mouton mentionne tous ses dons à la ville. Il légua donc ses tableaux, acquarelles, gouaches, dessins, gravures, marbres, verreries, armes, piéces d'argenterie... dont les pièces suivantes:

- Tableau de Constantin l'Ours, qui represente Alexandre cédant sa maitresse Campaspe au peintre Grec Apelle. - Toiles des maîtres hollandais , Crucifixion de Gamelin , ou une copie du Corrège par Jalabert. - Le portrait d'un conventionnel par Boilly. - Une belle effigie de jeune homme attribué à Nicolas de Largillère. - Tableau "une femme dans les bois" de Pelouse. - Tableau de De Van Goyen représentant une femme. - Au bord de l'eau , une "marine " de Van de Velde , un tableau de Reboulh ( un autre Reboulh du 18è ) peint par Rougé-Peyre. - Le célèbre Tableau de Emile Dardoize " Nuit verte, rivière sous bois". Pierre Cartier un peintre de son entourage executera une copie. - Porcelaines, faïences :dont un plat et une série d'assiettes sur lesquels sont peintes des scènes de la guerre d'Amérique , un véritable joyaux du musée. - Horloges anciennes :un cartel de Louis XVI orne un bureau et une autre fort imposante trône dans la salle de lecture, une dernière du XVII siècle est exposée dans la Bibliothèque municipale. - Ses livres : toute sa collection a été donné à la ville de Carcassonne soit près de 2000 ouvrages dont les éditions illustrées du XVIII siècle.

Il donna même les fonds au musée de Carcassonne pour financer la salle qui recevrait ses dons.

Son épouse Madame Coste Théonie , femme désintéressée incita son mari a accomplir ses dons comme bon lui semblait.

C'est donc sa vision de l'Art , son goût des belles choses , son ivresse des couleurs ,qui le conduisirent tout naturellement vers la création d'un vignoble. Son arrière petite fille (Lissanne) Anne Alice, et Bertrand LOYER ont su et ont perpétué par leurs passion et affection la tradition et le bon goût , ils ont apporté une touche toute particulière basée sur le professionnalisme et la patience. Leurs contributions et leurs initiatives sont aujourd'hui récompensées dans un vin de haute qualité. Anne Alice n'étant plus là ce sont ses deux filles qui s'occupent du château. cf site: http://www.chateau-de-fonties.fr/presentation/histoire_suite1.php

 1.4 - Les HOMMES

La Communauté Villageoise

Si j'ai toujours privilégié l'histoire familiale je n'ai jamais négligé la communauté villageoise que j'ai toujours appréciée et pour laquelle j'ai de l'affection.

Celle de mes ancêtres et la vie à laquelle j'ai eu la chance de participer il y a de cela plus d'un demi-siècle et quelques lustres...

Les cousins, les amis du village, ont souvent une grande place dans les souvenirs d’enfance. Les jeux partagés, les vacances ensemble, souvent la même école … C’est essentiellement avec eux que l’on chérit les souvenirs des parents et des grands-parents défunts.

LA MAIRIE-L'ECOLE:Un même bâtiment

C'est là que sont inscrits nos naissances, nos mariages, nos décès toutes choses essentielles de nos vies.

L'école d’aujourd’hui fut construite vers 1880, un cours pour adulte est crée, il est dirigé par Mr Vidal. En 19.. l'école a été agrandie: construction de la petite classe.

C'est là que mon grand-père maternel (instituteur: Mr Prouzet), mes parents (instituteur Mr Guilhem) moi (instituteurs Mr et Mme Labatut) mes cousins (instituteurs Mr et Mme Jurado) mes fils (instituteurs: Mr et Mme Millian) avons appris à lire, écrire, que nous avons partagé, joué, espéré, aimé...

le 20 novembre 1946 création d'une association d'anciens élèves. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9614244n/f248.item.r=de%20Courtelle%20fonties.zoom

Nouvelle École Le 8/10/2013 pose de la première pierre de la nouvelle école... Le 17/10/2014 inauguration à 18h de l'école primaire chemin du Jeu du Mail.

Le verre de lait voulu par Pierre Mendès France, mis en place dès 1954

le lait je ne l'ai jamais aimé, sauf lorsque j'étais BB, petite fille je ne voulais plus aller à l'école primaire car on nous obligeait à boire du lait. le lait alors n'avait pas le goût de celui d'aujourd'hui....

Témoignages:http://www.mendes-france.fr/2007/11/13/souvenir-du-verre-de-lait/

Je me souviens du lait distribué au moment de la récréation. Il était apporté dans d’immenses récipients d’alu, ayant la forme du traditionnel pot au lait. Là, à l’aide d’une louche, on nous remplissait le bol de plastique translucide, prêté en début d’année, de lait brûlant que nous buvions à petites gorgées, installées sur le pourtour de la cour, accoudées à la murette. J’adore le lait et j’ai toujours dans mes souvenirs le goût ô combien savoureux du bon lait de ferme fraîchement tiré. Je suis née en 1948 et cela se passait en 1957/58.

“ lait-Mendes-France ” comme on disait à l’époque …je suis nulle en politique et suis incapable de vous dire un mot sur la vie de cet homme mais dès que j’entends son nom je l’associe aux petites bouteilles de lait qu’on ns offrait pour le goûter à l’école . Hier au soir il y avait à la TV une émission sur lui et cela a fait tilt une nouvelle fois . Pour être sûre que ma mémoire ne me trompait pas je suis venue sur internet , et voilà …..Je suis de 1947.

Moi aussi j’ai “bénéficié”du lait Mendès France . Je devais être en 9eme (classe qui correspond je crois au CM1 Ou au CM2)au Lycée Ampère à Lyon. Il nous était distribué à la récréation .Il était tiède avec un gout de carton .

Nous détestions ce breuvage …pas seulement à cause de son gout fadasse.Le fait que la distribution amputa la récrée n’arrangeait rien.L’infirmière de l’école avait essayé de rendre la chose plus acceptable en mettant du sucre …c’était pire encore .

Certains veinards pourvus de parents compatissants faisaient faire des certificats par le médecin de famille ….”Mon fils est allergique au lait”…mon épouse m’a raconté que scolarisée, dans les petites classes d’un Lycée de fille elle avait réussi à y couper:Sa mère était prof agrégée et enseignait dans les grandes classes et avait expliqué que “Sabine ne supportait pas le lait “on n’en avait pas demandé plus et elle avait été dispensé du supplice . .......

Moi j’ai du boire le lait ...au point de ne plus vouloir aller en classe...Aujourd’hui encore , à 65 ans, je ne pourrais toujours pas boire du lait avec sa crème trop gras, trop fort en gout …même si j’apprécie le fromage et autres....

Il me semble que ce soit assez fréquent dans ma génération …c’est pourquoi je suis un peu intriguée de trouver des témoignages positifs ….

Ce qui ne veut pas dire que les auteurs de cette mesure n’aient pas été animés des meilleurs intentions …mais comme chacun le sait, selon saint Augustin, c’est de cela que l’enfer est pavé.

LES MAIRES

CABRIE Gabriel 1791-1795, CABRIE François 1795-1808, CABRIE Pierre 1808-1847, GIEULES Jean 1847-1848, CABRIE Théodore 1848-1870, COSTE Alphonse 1870-1871, CABRIE Théodore 1871-1874, CABRIE louis 1874-1876, GOUYRIC François 1876-1878, GOUYRIC Jean 1878-1911, GOUYRIC Edmond 1911-1919, CASSIGNOL Paul 1919-1941, GARRIGOU Joseph 1941-1944, ESQUINES Eloi 1944-1959, CABROL Antoine 1959-1977, GARRIGOU Robert 1977-1995, ESCOURROU Claude 1995-2008, GARINO Alain 2008-en cours

En gras sont dans ma généalogie. Avant...les mariages avaient lieu en Février (avant le carême, pas de mariage en mars avril), en juillet (avant les moissons), en novembre (pas de travail dans les champs),"interdits" en décembre...les lundi et les jeudi, pas de mariage les vendredi.

MORTS POUR LA FRANCE

Le lundi 11 novembre 1918, à 11 heures, dans toute la France, les cloches sonnent à la volée. Au front, les clairons bondissent sur les parapets et sonnent le « Cessez-le-feu », « Levez-vous », « Au Drapeau ». La « Marseillaise » jaillit à pleins poumons des tranchées. Même soulagement en face, dans le camp allemand. Pour la première fois depuis quatre ans, Français et Allemands peuvent se regarder sans s'entretuer. Un armistice a été conclu le matin, à 5 heures, entre les Alliés et l'Allemagne, dernière des Puissances Centrales à rendre les armes. Il laisse derrière lui près de neuf millions de morts et six millions de mutilés. Les survivants ont perdu la foi dans les valeurs morales et spirituelles qui ont fait la grandeur et l'unité de l'Europe. Mais ils veulent croire que cette guerre qui s'achève restera la dernière de l'Histoire, la « der des der »...

Chaque village de France a été marqué par la disparition de l’un des leurs. La guerre a eu des conséquences sur le plan humain et psychologique. Il a fallu s’occuper des vivants et des morts. Pour ces derniers, il est important de perpétuer leur souvenir car comme le dit Victor Hugo dans « Les chants du crépuscule » :

Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe, En vain l'oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe, Passe sur leur sépulcre où nous nous inclinons ; Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle, La gloire, aube toujours nouvelle, Fait luire leur mémoire et redore leurs noms !

Au "nom de tous les miens", enfants de la Patrie, qui au travers de courage, de larmes, de douleurs, de peurs, au péril de leur vie parfois, ont tout donné au nom de notre Liberté.

Pour la défense de la Liberté Honneur et Gloire aux Enfants de Fonties d'Aude Morts au Champ d'Honneur

Nom Prénoms:

1914-1918:

ALLAUX Joseph, ANDRE Jules, ANDRIEU Jacques, BENEZET Adrien, BOSC François, CATHARY Edouard 05/08/1916 Les Souhesmes (55), CHAUVET Félicien, CROS Pierre, DARZENS Joseph, DOUGNAC Joseph, FAURE Léon, GIL François, GLEIZES Louis, GUILHEM François, IZARD Bernard, JACQUET François, JOULIA Jules, MALUSSOU Pierre, MOULINES Jean Pierre, PAPINOU Julien, PAPINOU Pierre, PECH Louis, PELISSIER Joseph Francois 15/09/1915, ROUDIERE Auguste

Allaux Joseph (aimé joseph, justin) dcd le 10/9/1915 en Meurthe et Moselle né à villegailhenc le 8/5/1895 transcrit le 16/6/1916 lieu de naissance.

Benezet Adrien, classe 1897, dcd le3/12/1915 à Vitry le François Marne Blessure de guerre ambulance n°112.Transcrit à Fonties d'Aude le 5/2/1916. né le 11/10/1877 à Fonties d'Aude.Fonties en 1906.

Bosc François Jean Baptiste, Classe 1918, dcd le 16/10/1918 à combat Belgique Lithterverlde, Tué à l'ennemi.Transcrit à Fonties d'Aude le 5/7/1919. né le 26/8/1898 à Verdun Aude.

Cros Pierre, classe 1900, dcd le 27/9/1915 à Massiges Marne Tué à l'ennemi.Transcrit à Fonties d'aude le 21/3/1926, né le 26/1/1880 à Conques Aude. (mémoire des hommes p 20) vit à Fonties en 1906 (cf recensement p 6/8 avec son père Guillaume né à Caudebronde en 1840 ils travaillent chez Guilhem.

Dougnac classe 1909, Joseph né en 1879 à Ustou Ariège, domestique ouvrier jardinier chez cecereu louis jardinier dcd le 20/7/1916 dans la somme .Tué à l'ennemi.Transcrit à Ustou le 29/3/1917.Monument aux morts Fonties et Ustou?

Izard Bernard Jean,classe 1907, dcd le 29/8/1918 à combat de Noyon Oise. Tué à l'ennemi. Transcrit le 28/4/1919 à Fonties d'aude, né le 3/2/1887 à Palaja.Vit à Fonties en 1906 recensement p5/8 avec ses parents et ses sœurs.

Jacquet Abel François, classe 1900, dcd le 25/2/1916 Tué à l'ennemi à Douaumont Meuse,Transcrit à Fonties le 19/12/1920. né le 1/8/1880 à Marçais département du Cher.Vivait à Fonties en 1906.

Joulia Jules Georges, classe 1916, dcd le 4/10/1917 à secteur de verdun communes d'Ornes Meuse, Tué à l'ennemi, Transcrit à Fonties le 20/2/1918, né le 14/5/1896 à Malvies .

Pech Louis classe 1907, dcd le 3/2/1915 à Massignes Marne Transcrit à Fonties d'Aude le 15/3/1921.Né le14/11/1882 à Lacassaigne.(aller à p 4 dernière ligne) Vit à Fonties en 1906 recensement p6/8 avec son frere Antoine maçon né en 1839 à Lacassaigne chez leur oncle Jean GUILHEM ne en 1845 à Lacassaigne propriétaire exploitant.

Roudière Augustin classe 1904 dcd le17/10/1915 à Neuville st Vaast Pas de Calais transcrit le 14/3/1916 à Fonties d'Aude Tué à L'ennemi né le 1/10/1884 à Villarzel du Razes.Vit à Fonties en 1906 p6/8 avec ses fils Pierre et Jean, l'épouse de pierre Louise et leur fille Jeanne née à Fonties en 1903.

Papinou Julien Baptiste,frère du suivant, classe 1912 dcd le 16/3/1915 à Souain Perthe les Hurlus Marne né à Lavalette Aude le 16/1/1892,Vivait à Pomas en 1912 livret militaire Fonties entre 1912 et 1914?

Papinou Pierre Julien frère du précédent ,classe 1908 dcd le 18/10/1914 à ANNEQUIN Pas de Calais né à Monsegur Ariège P78/1291833-1892 le 7/3/1888.parents Joseph 22 ans tisserand et Marie Pechou Naudy 17 ans, marié à Rouen le 4/10/1911 avec D Clamare -terre des hommes. Vivait à Donazac en 1908 livret militaire...

NON INSCRIT

FERRASSE Isidore né le 14/10/1887 fils de Baptiste et de Marie Marquié DISPARU le 24/2/1915 au combat du Fortin (ND Beausejour)17/3/1915 à MANS MARNE n°597. 14/09/1887 doc_viewer_editer_marqueur Page 20 FERRASSE Isidore Fontiès-d'Aude (Aude, France) Notes : Soldat au 22e RIC fils de Baptiste et de MARQUIE Marie disparu https://www.geneanet.org/archives/registres/view/43563/1--------RIC registre2.1914-1918-AN -19860727-665- https://www.geneanet.org/search/?place=Fonties+d%27Aude&source=-lagoude&recentes=1&ressource=alert&snapdate=20180415&signature=c62a5e9deb2c81da810d17e77d7d056e#xtor=EPR-3-[AlertNom]-20180527-[voir]--20180527100559

1940-1944:

MONS Louis

En Gras se trouvent sur ma généalogie

LES PRÊTRES

Curé Gayda dans la paroisse de Fontiès-d'Aude, qu'il régît de 1771 à 1786, et où il fut remplacé par Fromiga. Fons fut assermenté persévérant jusqu'à sa mort arrivée en 1793. (D, n° 232). FONS-LA-CAUSSADE (Jean -Pierre), ...Histoire du Clergé de l'Aude de 1789 à 1803: répertoire onomastique Antoine Sabarthès - 1939

Un prêtre pour un village:Abbé Jules BILLOTTE ( mon enfance), Abbé SALVAT (catéchisme et communion), Abbé René ESCOURROU (Mon mariage et la communion de mes fils) décédé le 17 mai 2011 à Montolieu à 84 ans Le Père BEAUDOUIN.

Fontiès fait depuis l'été 2007 partie de la paroisse Sainte-Trinité en Alaric Le redécoupage intervenu au terme du synode diocésain de Carcassonne et de Narbonne, afin de répondre aux besoins contemporains, a donné naissance à la Paroisse Sainte Trinité en Alaric et c’est donc à la tête d’une Équipe Pastorale au service de 28 communes (du Trébéen, de l’Alaric et du Val de Dagne) qu’avec l’abbé Régis Alquier, le père Patrick Gandoulas a entrepris sa mission. Le Père Beaudoin après Fontiès faisait partie de la paroisse Sainte-Trinité en Alaric, l'abbé Gandoulas 2007-2014 puis..

J'ai connu les processions jusqu'aux différentes croix du village (les 3 dans des propriétés privées ouvertes en ce temps là au public) et les reposoirs dressés dans les jardins (privés) du village rendant hommage à la vierge Marie. Habillées en blanc nous marchions dans les rues, couvertes de joncs, nous avions de corbeilles remplies de pétales de fleurs que nous jetions en hommage, à chaque halte, aux vierges de plâtre. Le catéchisme allait de soi ainsi que les vêpres du dimanche et les messes chaque jour de la semaine sainte. Madame Cathary jouait de l'harmonium et je faisais partie du chant de cœur avec mon amie Jackie. Pour les rameaux (dimanche avant Pâques) nous accrochions des friandises aux branches d'olivier et de laurier, ils nous permettaient de patienter quand la messe était trop longue.

LES MEDECINS

Capendu: Lapeyre - Julien - François Jordan et Jean Claude Petit - Bernard Combis

Trébes: Jean Sol - Olivier Bonhomme - Chamati

LES COMMERCES

Fonties 1926 -321 h- Curé: Labeau- Boulanger: Fraisse- Cafés: Fages et Ribes- Epiciers: Chauvet(Vve) et Daydé- Tabacs: Gil- Château: Coste- Vins en gros: Mons augustin- Vignobles propriétaires: A Cabrié, A Coste, J Guilhem- Agriculteurs: Bades (Vve) Gouyric, Loubet, Montlaur https://mail.google.com/mail/u/0/?tab=wm#inbox/14b9bee426b04480

Fonties 1930- 520H- Maire: Cassignol- Curé: Labeau- Cafés: Lapeyre Ribes- Epiciers: Chauvet et Gil (Vve)+ tabacs-Boulanger: Blanquier- Vins du midi: Mons Augustin- Propriétaires: Coste, Pech, Cabrié- Agriculteurs: A Cabrié, Darzens(Vve), Gouyric, Loubet, Montlaur, Pech--- Bottin https://mail.google.com/mail/u/0/?tab=wm#inbox/14b9bee426b04480?projector=1

Le village a eu 1 maréchal ferrant (maison LUCAS) Justin Ausseil (marié avec Marie Gleizes), 2 cafés (Café Ribes et café Lapeyre) remplacés au début des années 60 par une buvette municipale (gérée par la famille Géromin puis par une auto gestion des villageois), où se trouvait la seule télévision du village...1 cordonnier (Marius Géromin),1 boulangerie ( Roger Blanquier), toujours existante (autre boulanger) et voilà...plus de boulangerie depuis 2016, et 3 épiceries (Louise Balmigère impasse fleurie et la famille Sarato (Primeurs) place de l'église, installés après la fermeture de Mme Balmigère dont une étoile du midi (Famille Esquines Éloi et Marthe ) qui se trouvait à la place du café Ribes ;1 buraliste (Jean Bourdel), 1 distributeur de journaux -magazines (Marcelle Garrigou chez laquelle j'allais enfant, souvent nus pieds, le jeudi matin pour acheter " Tartine et Mickey"...) et 3 distributeurs de journaux ( le dernier ( Yves Martin) a arrête son activité en 2010. et ...le commerce de mes parents ( rue de Matet). Mes parents toujours disponibles proposaient donc alimentation, fruits et légumes, boissons, quincaillerie, magazines, journaux plus distribution de "l'indépendant", tabac...derniers commerçants (hors boulangerie) du village.

 1.5 - L'EPICERIE


-Mon épicerie


... de notre enfance, patrimoine du quotidien, fragments dispersés de la mémoire populaire, ponctués de réclames.

Son nom vient du Moyen Âge où la spécialisation des commerces était plus grande que maintenant. L'épicier vendait principalement des épices.

L'épicerie était autrefois un des lieux les plus importants du village. Elle était essentielle à la vie du village. On y trouvait en effet de tout, du tabac à la droguerie en passant par le café et la mercerie.Et surtout on y était écouté.

Les épiceries sont devenues de petits commerces de détails de produits alimentaires en complément des épices. Puis, l'épicerie s'est transformée et l'offre alimentaire est devenue prédominante. Elle est devenue un commerce, également appelé « magasin d'alimentation générale », vendant des produits d'alimentation secs, appertisés et frais et accessoirement elle propose une gamme courte de produits de droguerie et de bazar.Souvent ouverts tard le soir et même les jours fériés, ces magasins de proximité jouent un rôle social important. La plupart offrent l'essentiel des produits de première nécessité, ainsi que des fruits et légumes frais.

Chacun se souvient d'une épicerie qui aujourd'hui paraît désuète.Sacs, boîtes, bouteilles et cageots, savons dop, monsavon, chocolat banania et vache qui rit. Lieu de mystères et de plaisirs oubliés,douceurs d'hier. Je me souviens d'une épicerie rue trivalle à Carcassonne et du bidon de lait que j'allais chercher quand j'étais en vacances chez mes cousins Escudero, et aussi de celle de la place Carnot dont la machine à griller le café embaumait toute la place, mais surtout...

Dans ma tête, il y a une épicerie (la mienne) colorée, odorante, toujours ordonnée, des cartes de vœux et des articles de mercerie, une balance Roberval, un garde à manger, des gâteaux secs vendus au détail, de l'eau de Cologne vendue au centilitre 20, 40... des haricots que l'on vend au poids, du beurre que l'on débite au couteau, de l'huile dans des citernes en verre servie (pompée) au litre (huile qui a gelé lors de l'hiver 1956), le lait dans des bidons que l'on versait dans des bouteilles, les tonneaux d'olives et la louche trouée en bois (joie pour Germain Léro enfant, de mélanger les vertes avec les noires), des fromages et du pâté pour lesquels les clients venaient de loin. Plus tard...une machine à débiter le jambon (Blanc) d' York. Et encore plus tard journaux et tabac.Et surtout des coco boer, des caramels, des bâtons de réglisse, des roudoudou dans des vrais coquillages, des mistral gagnant "bonbecs fabuleux" ils remplissaient le magasin d'enfants à la sortie de l'école, nous aimions tous ça... Mille et un fantômes: simples passants, vendangeurs, clients, amis, assis qui attendaient sur la chaise de l'épicerie, représentants, fournisseurs buvant le café dans la cuisine...Tous s'épanchant...On entendait les nouvelles du quartier, les conversations anodines sur le temps ou la santé et d'autres ...L'épicier(e) est un confident ...muet. Là, j'ai appris l'écoute, l'attention à son semblable et aussi que l'on ne doit rien dire de ce que l'on entend...ce qui ensuite allait de soi dans l'exercice de ma profession d'infirmière. J'ai appris l'aide (crédits et prêts d'argent: Les clients y avaient souvent un compte sur lequel ils faisaient "marquer" le montant de leurs achats qu'ils payaient en fin de semaine ou de mois, et cela sans intérêts ni contrat !) et la reconnaissance.

Quand on tire sur fil toute la pelote se déroule...

Représentants: Maumil un des premiers alimentation générale, Fieu grand-père de jean Planel (café), Rouviere (confiserie (bonbons), Brunac, père de Christian kiné, Trebes (gâteaux),Trote (maman lui cuisinait des pois chiches) et Mayol (fruits), Navals (boissons), Py puis Cassignol (charcuterie), Sarragosse sa femme Jeannine, sa fille Marie Dominique (fromages), Baron, (alimentation), son fils Jean (travail avec tonton André cave coopérative Monze), Élie Rodriguez, représentant du café Malongo (et saxophoniste) qui bégayait sauf quand il chantait avec son orchestre....

Papa, Maman ....A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec vous. Et regarder le soleil qui s'en va...et vous ..." raconter surtout les carambars d'antan et les cocos bohères Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres Et nous niquaient les dents Et les mistrals gagnants..."

Célébration attendrie et Hommage à mes parents, Hommage aux épiciers.

 1.6 - De la VIGNE au VIN


-Mes Grands-Pères et mon Père...L'amour et la fierté de leur métier


LES PROPRIÉTÉS

Une situation géographique privilégiée, balayée tantôt par le vent de l'Ouest (le Cers) ou par le vent de la Méditerranée, (le Marin), tout en étant protégée par la montagne d'Alaric, cette terre bénéficie d'un ensoleillement d'exception et d'un micro-climat favorable à la vigne.

Le vin est une histoire et celle qu’il raconte parle d’une terre et d’un vigneron. La terre offre et révèle. Le vigneron transforme et accompagne. Mais au-delà de ce principe, une magnifique et extraordinaire alchimie agit sur le raisin, œuvre des dieux. Univers secret et mystérieux que celui celui de l'artisan du vin. Depuis son terroir, le vigneron observe et comprend la terre Mère, fertile et féconde. Nul ne peut tricher avec elle.

L’encépagement conservait quelques vieux cépages pratiquement disparus dans la région qui donnait toute la particularité en terme de vinification des rouges. L’âge des vignes de 25 à 60 ans, le sol, l'expertise de la vinification donnait un vin classé AOC (L'appellation d'origine contrôlée ) protection, délimitation des terroirs et cahiers des charges.

Lorsque mon arrière grand-père maternel était régisseur il gérait 12 ramounets ouvriers agricoles embauchés, logés par familles entières (8 familles) les travaux étaient effectués avec l'aide de 2 bœufs, 4 mules et 4 chevaux ( je me souviens de la bénédiction le jour de la saint Roch, il y avait alors 43 chevaux à Fonties)

....un régisseur dirige une propriété qui lui est confiée, il est responsable de la culture des vignes et des soins donnés aux chevaux par les ouvriers.

  • les ramonets (romounéts.):En Languedoc, ouvriers agricoles qui ont la charge de l'entretien et de la nourriture des chevaux et qui les conduisent lors des travaux agricoles
  • les journaliers (journoliès): ouvriers agricoles employés pour les travaux importants: taille, vendanges...

Le terme ramonet est une francisation orthographique du terme languedocien romounét. Il n'est pas présent dans les dictionnaires français......

Jacques Montlaur (habitait le château de Douzens) et sa sœur Françoise (épouse Hélion DEMIMUID-TREUILLE de BEAULIEU) possédaient 10 propriétés qui comptaient en tout 1 million de souches. Fontiés, Douzens, Saint Frichoux, Sautes le bas, Castelnau d'Aude (appartenant à Suzanne Vergues épouse Jacques Montlaur), Comigne, Ferrals, Carbonac (et son château) commune de Monze, Tourouzelles ou Azillanet...

Selon les anciens en 1936 ou en 1938 il y a eu d'importantes inondations à Fontiès avec pour conséquence pas de récoltes donc pas de travail et les ouvriers débauchés : métayers(ouvriers embauchés au mois) et aussi les "ramonets" embauchés à l'année. Montlaur a gardé ses ouvriers. Pendant la guerre, les ouvriers de Montlaur n'avaient droit qu'à 350 gr de pain (car M.Montlaur ne possédait pas, en plus des vignes, des champs et n'apportait donc ni blé ni avoine; alors que ceux de M.Pech ou de M.Mallavialle avaient droit à 500gr de pain.) les injustices des tickets de rationnement...

Les habitants de Fonties étaient presque tous propriétaires (une trentaine de propriétés), plus de 110 personnes travaillaient la vigne plus de 100.000 souches.

Pour les vendanges mes grands-mères étaient mouseigno, elle dirigeaient la colhe nom donné à l'équipe de vendangeurs dans le midi. J'ai beaucoup appris : l'heure c'est l'heure et aussi sur le travail que l'on doit faire (quelque soit le temps), sur l'art de diriger, de contrôler, de féliciter, de partager, l'importance de l'équipe coupeurs, coupeuses, porteurs de hotte (gorb:hotte), charretiers (avant les tracteurs) qui amenaient les comportes à la cave...La mousseigne se place à la première rangée de la vigne, elle règle le rythme du travail, doit aller assez vite pour que le patron soit satisfait, mais pas trop pour ne pas fatiguer et mécontenter les coupeuses, qui alors se vengent (ni vu ,ni connu) en lui lançant des mottes de terre...Elles doivent aussi vérifier que les cascamels (grappillons verts) restent sur les souches.

Les petits propriétaires employaient une main d’œuvre locale et la récolte se faisait souvent le dimanche en famille. Ces récoltes donnaient lieu à des retrouvailles, des cousins venaient aider et nous partagions de grandes tablées. Papa aiguisaient mes sécateurs; Ah qu'il était lourd le seau en fer plein de raisins quand on avait 12 ou 14 ans et qu'il ne fallait pas se laisser distancer, heureusement un déjeuner (foie de porc je me souviens, j'aimais ça), vers 9 heures, scandait chaleureusement la matinée. Par temps pluvieux, les souches mouillées et la boue rendaient ce travail encore plus difficile. Nous redoutions la pluie, car la terre devenait comme de la colle et nous n'arrivions plus à marcher. Les porteurs avec la hotte en fer en faisaient des voyages! Ensuite, le raisin était mis dans des cuves bien lavées. Certains propriétaires, comme papa, avaient leur cave particulière chez eux, car il n'y avait pas de cave coopérative. À la fin de la récolte, le propriétaire offrait le «dius a vol» (littéralement «dieu l'a voulu»), petit repas bien sympathique pris ensemble à la vigne afin de fêter l'achèvement du travail. Nous multipliions les "dius a vol"

http://fr.geneawiki.com/index.php/M%C3%A9tiers_de_la_vigne?utm_source=geneanet&utm_medium=e-mail&utm_campaign=SITE_fr_lettre-hebdo-a14s24

Ce que je regrette c'est l'ambiance, on chantait, on riait, les jeunes gens prenaient des grappes de raisin et mascaraient le minois des jeunes filles qui riaient elles aussi. Puis après, en 1965 -1970, il y a eu la modernisation, les Espagnols sont venus travailler, les remorques ont remplacé les charrettes et les chevaux. Mais les vendanges étaient encore une vraie fête, tous les soirs il y avait bal, il y avait Vie, il y avait partage et papotages sur les chaises sorties dans les rues, on prolongeait l’été, dans l'odeur des cuves pleines et des raisins en fermentation. Les jeunes et les moins jeunes faisaient des plaisanteries... Mon grand-oncle Guillaume Saintamaux (père de Jean) et mon père taillaient très bien. Mon père,selon de nombreux témoignages, était le meilleur greffeur du village.Son père a acheté et transformé nos vignes, il avait une grande capacité de travail:"Joaquin ne s'arrêtait jamais ..."selon André Escourrou. Il a aussi acheté nos deux maisons (après celle dite du pont) et la cave, la cave où je suivais mon père la nuit, pieds nus pour écouter chanter les raisins...Il suivait, à l’oreille et au goût, l’évolution de la macération, de la fermentation malolactique, la maîtrise de cette fermentation ...quel mystère pour moi dans mon enfance...mais aussi quelle confiance dans ce savoir de mon père.... le pressurage à la main et le jus de presse d'une si belle couleur rubis ( entre pierre précieuse et sang)...Ce vin en préparation est l’expression de son vigneron, celle qui reflète la puissance des cépages, la finesse de l'assemblage, le caractère du terroir. Être vigneron, papa, c'était ta fierté.C’est mon histoire car c'est ce que faisait mon père.

Dans la plupart de nos vignes il y avaient des puits (secs de nos jours) et des "Capitelles", petites cabanes en pierres sèches qui servaient autrefois aux vignerons. Aujourd'hui, malheureusement effondrées ou détruites pour récupérer les pierres, par des personnes peu respectueuses...

24/08/2017 Oubliez Bordeaux, selon Vogue, l'Occitanie est la vraie région du vin Selon le magazine américain Vogue, l’Occitanie serait « LA nouvelle région des vins ». Une belle déclaration d’amour de la journaliste Lane Nieset, qui invite les amateurs de cépages de qualité à laisser tomber le célèbre Bordeaux et à lui préférer les vins du « vrai sud de la France ». Car c’est en ces termes que la journaliste désigne la nouvelle grande région du sud. https://www.ladepeche.fr/article/2017/08/24/2633021-oubliez-bordeaux-selon-vogue-occitanie-est-vraie-region-vin.html

L'été, le soir, chacun sortait sa chaise devant sa porte, entre voisins qui étaient des amis (c'était la fête mais on ne le savait pas, pour nous c'était naturel) on prenait le frais, on bavardait et même certains "repapiaient" (répétaient toujours les mêmes histoires) nous les jeunes, allions d'un groupe à un autre, nous glissions un 45 tours dans un tepaz et nous dansions un rock qui amusait ou choquait nos parents, qui pourtant avaient dansé le be-bop. Les enfants eux s'allongeaient au milieu des rues (pas de voitures dans les années 65) sur des sacs et/ou des couvertures pour jouer. Aujourd'hui plus personne ne parle devant les portes dans les soirées bleues. Finie aussi l'effervescence, Les vendanges passent presque inaperçues. Cette évocation réveille de bons souvenirs de mon enfance, de mon adolescence, une bouffée d'air ensoleillé ! Quel village c'était ! On y vivait bien. Nostalgie quand tu nous prends... Ces années étaient douces ....

Peut-être faut-il que je raconte ces années là avant qu'elles ne disparaissent définitivement. Un Fontiésois José Garrigou s'y emploie très bien, nous allons écouter ses poèmes, ponctués de mots occitan qui nous racontent , ses poèmes sont à nous...

L'hiver ( en 1956 ...hiver très rigoureux) nos grands-parents se chauffaient au coin de la cheminée avec souvent comme combustibles des ceps, sarments que ma grand-mère allait chercher à la vigne après la taille et qu'elle ramenait en fagots à la maison....Je me souviens du signe de croix que mes parents faisaient sur le pain avant de l'entamer...le souper était à 18h30 et l'on se couchait vers 20h30... Mes parents avaient l'invitation facile famille et amis, maman était une excellente cuisinière.

La fête c'était aussi pour le carnaval avec Sa Majesté .Fontiésus. Je ne me souviens pas l'avoir vu après 1990. Le 7 avril 1990, il nous a fait l'honneur de se promener dans les rues de notre village, accompagné de quelques camarades et de pas mal d'amis déguisés.Nous étions nombreux à 20h rassemblés autour d'un grillade pour l'entourer,un grand bal masqué a terminé cette amusante journée.

Et les fêtes du village, été et surtout Hiver (Novembre) avec orchestres (tours de tables) et forains attiraient de nombreuses personnes.


-Faire Vivre par la Mémoire mes Héros Disparus


Je dédie cet arbre à Ma grand mère paternelle, c'est mon Héroïne, depuis que j'ai découvert sa vie dont elle ne parlait jamais, en 2008, 26 ans après son décès et 1 an après le décès de son fils...

Après les décès.... Il est difficile de ranger, de trier car en se donne le droit d'entrer dans l'intimité d'une personne, qui plus est, est son père, sa mère, il faut du temps pour s'autoriser ces gestes...

En classant les papiers familiaux chez mes grands parents et chez mes parents, j'ai retrouvé des livrets de famille, des actes divers : contrats de mariages, achats de maisons, des lettres, des comptes, des écrits liés à la vie religieuse et professionnelle, à l'école, des diplômes, des condoléances, des cartes postales dans de belles boites en fer... des photos rangées (école, famille,amis..) par papa, indiquant, au dos, qui elles représentaient et des papiers jaunis (programme de théâtre pour un noël de 1939 dans lequel maman jouait), des livres d'école avec le nom des propriétaires, des revues sur la guerre et le tour de France datant de pour certains de 77ans (passions de papa)...Plusieurs chemises sur les chantiers de jeunesse, des lettres adressées par moi lorsque j'étais pensionnaire au collège à Castelnaudary, des bilans médicaux et surtout des écrits, beaucoup d'écrits dont une généalogie, la belle écriture de papa à l'encre bleue, souvent utilisée (on lui demandait d'être "secrétaire"..."..car il écrivait bien....MERCI PAPA les notes de papa, la mémoire de Francine et des anciens du village, les vieux tiroirs ouverts, les vieilles lettres oubliées et retrouvées...un regard en arrière.... J'ai mis du temps pour me pencher plus attentivement sur les documents trouvés, je savais que je ne pourrais pas tout garder....notamment les revues annotées.. alors j'ai décidé de continuer la généalogie, virées en Ariège,dans le Lauragais et voyages en Aragon, maman, papa et tous les vôtres, et les personnes ayant habité notre village, mon peuple de l'ombre est là , bien vivant...Votre vie n'était pas facile...

Je me suis rendue à la mairie de notre village, et j'ai commencé à remonter le temps. Quelle émotion de retrouver les liens grâce aux actes de naissances, de mariages, de décès rédigés par les maires; et des actes de baptêmes, de bénédiction nuptiale ou de sépulture rédigés par les curés du village.Imaginer les curés penchés sur ces feuillets pour noter les événements de la paroisse, avec une anecdote ou un commentaire, peut-être dû au vin de messe...

Depuis 2007, je continue mes recherches pour étoffer cette généalogie.Je voyage dans le sud de la France, le Nord de l'Espagne,dans la mémoire des gens de mon village, dans le Net: pour le meilleur:cousins retrouvés, échanges émouvants ..nostalgie d'un temps perdu..et le pire: piratage de données...mais ça ne regarde que la conscience de ceux qui font ça ...l'important étant l'échange, le partage c'est cela que ma famille m'a appris et que j'ai transmis à mes enfants..


    Je grimpe tout en haut près des plus grands,puis je descends pour voir mes grands-parents.
    Je cueille une date,un nom, je glisse le long du tronc ,j'attrape une branche à l'avant pour rejoindre Papa,Maman.
    Sans eux ,je n'existerai pas ,mais sans moi l'arbre ne grandirait pas...........

Poème envoyé par Murielle.https://gw.geneanet.org/verger?lang=fr&v=DOMERGUE&m=N


 2 - LA CIVILISATION OCCITANE

  • Languedoc

On a commencé, au XIIIe siècle, à employer, pour désigner cette province, le nom de Languedoc, sous lequel on comprit d'abord tous les pays où on parlait la langue provençale ou lémosine, la langue des troubadours, dite langue d'oc, du mot oc, qui signifie oui dans cette langue.

le Haut-Languedoc renfermant le Toulousain, l'Albigeois, le Lauragais et les pays de Mirepoix et de Carcassonne;

2° le Bas-Languedoc, renfermant les pays de Narbonne, de Béziers, de Nîmes et d'Uzès;

3° les Cévennes, qui contenaient le Vivarais, le Velay, le Gévaudan et le pays d'Alès

Toulouse, capitale de la province, était aussi celle du Haut-Languedoc;

Montpellier était la capitale du Bas-Languedoc. Cette riche et belle province forme aujourd'hui les départements de l'Ardèche, de l'Aude; du Gard, de la Haute-Garonne, de l'Hérault, de la Haute-Loire, de la Lozère et du Tarn. Le Languedoc comprend à peu près la Narbonnaise des Romains.

Une partie de cette province prit plus tard le nom de Septimanie, soit parce qu'elle renfermait 7 diocèses : Narbonne, Agde, Béziers, Maguelonne, Carcassonne, Elne et Lodève, soit parce que les soldats de la 7e légion, Septimanie, y avaient, formé une colonie. Envahie par les Wisigoths en 413, elle reçut le nom de Gothie. Elle fut occupée par les Arabes de 719 ou 720 à 759. Réunie alors à la couronne par Pépin le Bref, elle en fut distraite par Charlemagne, pour faire partie du royaume d'Aquitaine, qu'il érigea en 778. Elle fut ensuite partagée entre le duché de Septimanie et le comté de Toulouse, auquel la Septimanie fut réunie en 918.

Lors de la croisade contre les Albigeois, Raymond VI, comte de Toulouse, leur champion, fut dépossédé de ce comté, dont le concile de Montpellier disposa, en 1215, en faveur de Simon de Montfort. La propriété du Languedoc, ou comté de Toulouse, fut cédée par Amauri de Montfort, fils de Simon, à Louis VIII, roi de France; et Alphonse, comte de Poitiers, fils de Louis VIII, et frère de saint Louis, épousa Jeanne, fille unique de Raymond VII, dernier descendant des comtes de Toulouse, dont il recueillit la succession en 1249. Alphonse mourut sans postérité en 1271, et le Languedoc, acquis à la couronne, y fut réuni en 1361.

..... Au XIIe siècle, le sud-ouest de la France est une région bien différente de celle du nord de la Loire. On y parle une langue distincte (langue d'oc et non d'oïl) et une civilisation brillante et raffinée s'y épanouit. Se déplaçant de château en château, les troubadours, poètes et musiciens, chantent l'amour, mais aussi l'honneur et la négation du droit du plus fort. Ces idées et ces valeurs sont très présentes dans une région où les gens cultivés, surtout dans les villes, ont gardé vivants les souvenirs de la civilisation romaine. Des règles, des lois et des codes limitent le pouvoir des grands et régissent les rapports qui les unissent à leurs vassaux et à leurs sujets. Tandis qu'en Île de France, le roi se bat à cheval et s'impose de diverses manières à ses vassaux récalcitrants, dans les villes du Midi languedocien et aquitain, les habitants élisent des consuls ou des capitouls qui gouvernent et parlent d'égal à égal avec les seigneurs dont ils dépendent. Plus libres, les villes du Midi sont aussi les plus accueillantes aux idées étrangères : leur importante activité commerciale (Toulouse est la troisième ville d'Europe) les met en relation avec de nombreux pays. Les commerçants qui y échangent des denrées et des biens, y puisent des idées qu'ils propagent ensuite vers l'Occitanie.

C'est dans ce milieu, entre le Xe et XIIe siècle, qu' une mystérieuse « hérésie » fait son apparition dans le Midi de la France. Cette religion nouvelle se répandit, son succès fut si rapide qu'il effraya l'Église catholique:

voir aussi http://pierresvives.herault.fr/sites/default/files/1_histoire_du_territoire_languedocien.pdf

La Religion Cathare

Bientôt son expansion et sa menace sont telles que l’Église catholique est contrainte de mener une guerre à l'éradication de cette religion. Deux croisades seront menées par le royaume de France, il s'agit surtout pour le roi de France de dominer tout le Languedoc et l'Aquitaine. La lutte contre les cathares s'achèvera par la chute de la forteresse de Montségur en 1244.

 2.1 - PARLER OCCITAN

LA CROIX OCCITANE

la croix occitane est devenue le symbole de l'Occitanie

La croix du Languedoc est terminée par douze boules dont certains y voient le symbole des douze signes du zodiaque, d'autres des 12 apôtres, d'autres des 12 mois de l'année.....

Signification de la Croix d'Occitanie :

Elle vient de la croix grecque, croix à 4 branches de même longueur, provenant elle même du chrisme X -la lettre khi- anagramme du Christ ; on l'a aussi interprété comme les 4 Évangiles propagés aux 4 coins du monde (attention à ne pas confondre avec la croix latine, qui symbolise le Crucifix de Jésus et de ses martyrs).

Les 3 pommettes par branches peuvent signifier la Sainte Trinité, le total des 12 pommettes symbolisant les 12 apôtres (qui eux même sont 12 en référence aux 12 tribus d'Israël, qui peuvent l'être elle-même en fonction des 12 signes du zodiaque, etc). Une autre interprétation serait que ces 12 pièces sont la représentation d'un double faisceau de 6 lances entrecroisées. http://oc.land.free.fr/pagecroix.php




 2.2 - L'OCCITAN

Qu’es aquò ? Quelle est donc cette langue qui pour se nommer a choisi ce « òc » qui veut dire oui? On appelle occitan ou langue d’oc une langue latine parlée dans le Sud de la France et dans douze vallées alpines d’Italie et en Val d’Aran en Espagne

Longtemps j'ai cru que certains de ces mots étaient Français, mais non, ils ne sont qu'à nous, la langue d'oc vaut bien la langue d’oïl... Ces mots n’ont souvent pas d’équivalents en français commun.

François I, par l’ordonnance de Villers-Cotterêts, des 10 et 15 -08-1539, demanda à ce que les actes ne soient plus écrits en latin mais dans la langue maternelle donc ... en français, dans tout le royaume.

En 1790, à la révolution, la plupart des paysans de France parlait un dialecte différent, ce qui entraîna le décret du 5 brumaire AN II : « dans toutes les parties de la république, l’enseignement ne se fera qu’en français ».

Les tribunaux républicains en 1794 interprétèrent cette ordonnance en considérant que, seule, la langue d'oil était la langue maternelle des habitants de la république française.

L'école de la république imposa aux enfants de lire, écrire et parler français.Le français devint la langue des lettrés, des bourgeois et des riches ...Le patois Occitan était parlé par certains jusqu'au milieu du vingtième siècle. ............... Depuis quelques années, un large public se révèle très attaché à la culture occitane en général. Il demande beaucoup d’informations concernant son héritage culturel. Justement, l’un des rôles des élus locaux ou régionaux, ou bien des acteurs de la promotion du tourisme, n’est-il pas de donner les clés de ce patrimoine ? D’autant qu’elles permettent de se réapproprier souvent une culture parfois oubliée mais jamais très loin. La mise en valeur des noms de lieux dans une signalétique bilingue et leur explication par le biais de supports divers peut jouer un rôle pédagogique majeur. Elle réhabilite en même temps la langue, vecteur de tant de données... Elle permet en particulier de lire et de comprendre l’environnement. la langue occitane, comme les autres langues multiséculaires marquant le territoire français, s’inscrit dans la richesse multiculturelle de l’espace européen. Une des premières attestations du terme de langue d’oc se rencontre chez Dante qui, dans le De Vulgari eloquentia, classe les langues romanes d’après la façon de dire oui dans chacune d’entre elles (oïl, oc, si).

Différents autres termes ont été employés pour désigner l’occitan : langue romane, provençal, limousin, gascon..., les trois derniers désignent également une variété régionale de la langue. Les termes occitan, langue occitane, Occitanie, attestés dès la fin du xiiie siècle (surtout en latin), restent d’un emploi rare jusqu’au début du xxesiècle. Ils ont été popularisés par le mouvement occitaniste. Au Moyen-Âge l’occitan est utilisé non seulement en littérature mais aussi pour la rédaction de documents non littéraires. Cet usage est attesté par des chartes dès le xiie siècle. Il s’étend à l’ensemble des régions occitanes au xiiie siècle et se développe aux xive et xve siècles. Au cours de ces deux siècles, l’usage de l’occitan, concurremment au latin, est courant dans tous les domaines de l’écrit (documents officiels, archives, notariat, contrats, correspondances...). De fait, l’introduction du français a lieu au moment même où l’occitan est sur le point de supplanter définitivement le latin comme langue écrite usuelle. Les documents en occitan les plus tardifs, rédigés en Provence orientale et en Rouergue, datent des environs de 1620. Le Béarn fait exception puisque l’occitan y est utilisé jusqu’en 1789. Au xxe siècle la langue d’oc a été dotée d’une orthographe unifiée, inspirée de la graphie en usage dans les textes médiévaux. Cette orthographe, dite classique ou occitane, atténue à l’écrit les différences dialectales, tout en respectant l’originalité de chaque dialecte.

 2.3 - LE PATOIS

L’occitan est parfois appelé patois.

Sauf que les personnes qui vous disent qu’elles parlent « patois » n’ont peut-être pas conscience que leur Patois est une langue enseignée non seulement dans les universités d’Occitanie, dans les IUFM, mais également à Paris et dans de nombreuses universités dans le monde : Baltimore, Vienne, Naples, Barcelone...

C’est aussi la langue des troubadours qui ont véhiculé, au Moyen-Âge, leurs valeurs au travers de l’Europe.

En Italie, l’occitan est même reconnu par la loi, depuis 1999. Il concerne 150 000 personnes dans l’ouest du Piémont.En Espagne, l’occitan est, depuis 2006, devenu langue constitutionnelle, au travers du nouveau statut de la Catalogne. L’occitan est reconnu officiellement maintenant sur l’ensemble du territoire catalan (Generalitat de Catalunya), alors qu’il ne l’était jusqu’à présent que dans le Val d’Aran. En France, les collectivités territoriales s’investissent de plus en plus dans le développement de l’occitan. https://www.ieo-oc.org/IMG/pdf/quesaoiFrVpdf-2.pdf

Quelques Mots Occitans

la cartagene:apéritif ou digestif:on empêche la fermentation en ajoutant de l'alcool de vin à 90°(le trois six)la cartagène titre à 16° et même 20 ° attention à la douceur apparente.

cansalade:poitrine de porc salée

encaper:réussir comme un chef.

s'escaner:s’étouffer

s'espatarrer:s’étaler de tout son long

se mascarrer: se noircir (cuisine au feu de bois)participe passé mascarat qui pouvait être le surnom d'une personne.

escamper:reverser un liquide

s'escamper:partir en douce...avec un amoureux.

s'esclaffer:de rire signifie éclater,écraser.

charrer:prononcer -tcharrer bavarder interminablement.

l'an que ben:l'année qui vient, l'an prochain.

cheus:jésus,cheusus puis cheus:étonnement.

pandourel:le pan de chemise.

boudu:bon dieu:boudiou.

saquette:musette qui contient le casse-croûte.

estabousi:ebahi,stupéfait.

remouliner:vent qui tourbillonne mais aussi répéter toujours la même chose.

padene:poêle à frire.

toupis:pots de terre cuite et vernissée.

piboul:pas dégoudi.

babard:prétentieux.

septmesou:enfant né au 7eme mois.

piboulade:champignon de peuplier.

Mamé(e), mamet(te):grand-mère

ça rail:ce n'est pas important.

le cussou(avoir):douleurs des personnes âgées.en réalitébestiole de la famille des coléoptères qui se nourrit de bois et détériore les poutres et les meubles.

Amaury: stupide et même bougre(cathare) d'amaury. AMAURY était le fils de Simon de MONFORT( chef de la croisade contre les albigeois)Amaury devint connétable de France, la vie en Languedoc a été modifiée par leur détermination et leur succès dans la lutte contre les cathares.La rancune est tenace!

Longtemps j'ai cru que certains de ces mots étaient Français, mais non, ils ne sont qu'à nous, la langue d'oc vaut bien la langue d’oïl...

Et la lune vieille et la lune nouvelle, vous savez vous, ce qu'elles signifient et tout ce qu'on leur prête? J'aurais dû demander à mon grand-père ou l'écouter....

Et aussi:

- Qu'es aquò ? : Qu'est-ce-que c'est ? - Es quicòm aquò : c'est quelque chose ; à quicom près : à quelque chose près. - Escampes-toi ! : part, file d'ici. - Finter : épier, attendre de voir. - L'escarpolette : la balançoire. - Une piotte : s'utilise au sens figuré ou propre : une dinde. - Se tauper : attraper, généralement pour manger "le butin" !. - Faï petar lou Pastaga : trop facile ! - Fauto de tourdre, manjo de merle : Faute de grives, on mange des merles. - Un pétas pour faire partir la pousque : un chiffon pour nettoyer la poussière ; Pétasser : repriser, réparer. - Tuster : copier, tricher. - Fouzeguer : fourrer son nez dans les affaires, d'où quelqu'un de fouzigue... - Frisquet : frais, un peu froid. - Les poutingues : les remèdes, les médicaments. - Quelle tchatche ! : se dit de quelqu’un qui parle énormément. - Fenestrou : petite fenêtre. - Un poutou : un baiser affectueux. - Tout fai ventre: Tout fait ventre - Péguer : coller ; Desempéguer : décoller, dépêtrer ; Empéguer : percuter, "rentrer dedans".

Le diminutif "-ot" s'ajoute lorsque l'on veut donner un aspect plus vieux ou de moindre importance. Le suffixe Ac : hérité des Romains, il termine le nom de nombre de villages et signifiait champ.

Té, come vas ? : Tiens, comment vas-tu ? Ba pla, cou çi, cou ça, : ça va, balin-balan / comme-ci, comme-ça, Atche, y a degun aqui,: regarde, il n'y a personne ici fas pas bon travaia quand la cigalo canto : il ne fait pas bon de travailler quand la cigale chante. Eh Bé ! Por que lou bi y lou soulèou faï canta ! : Eh, parce que le vin et le soleil font chanter ! Me faï bisquer là, fatche de con ! : là, tu me fais marcher là, espèce de con ! Arro, ni a proun ! : maintenant, il y en a assez ! Voy changar un moussi l'aigo dis óulivo : je vais changer un peu l'eau des olives (pisser). Per que fa ? : Pour faire quoi ? per que me fas caguat ! : parce que tu me fais caguer (Et d'où : le cagadou : les toilettes, ). couillon de la lune : imbécile macarel ! fan de chichouno ! Noundidiou Mila diou Vau maï un fais ben lia que dous mal astaca Mieux vaut un fagot bien lié que deux mal attachés

 2.4 - LES NOUVEAUX TROUBADOURS

La Nòva Cançon occitana

Marti, Patric, Mans de Breish, d’autres encore : ceux qui dans l’immédiat après 68 modifient radicalement le paysage culturel d’oc et l’image de sa langue, en faisant de la chanson l’arme de diffusion massive du message révolutionnaire de l’occitanisme de ce temps.. Homme d'oc, tu as droit à la parole, parle! ..... Un païs ont som nascut/ Un païs, ont son venguts/ Son venguts, e nos an pres la tèrra/ ... https://journals.openedition.org/lengas/303

Et 2017 OCCITANIE MOUN PAÏS - YouTube Vidéo pour "ES MOUN PAÏS OUN SOUN NASCUT JADIS paroles" https://www.youtube.com/watch?v=ougdddhnc-Y

 2.4.1 - Mon cousin le chanteur Occitan Christian ALMERGE

En 2006 sort « De Tautavel à Trencavel », un album qui, outre les parodies de la chanson française et anglo-saxonne, introduit avec un titre comme « Lo corbas e lo rainard » (Le corbeau et le renard) la musique traditionnelle de la Langue d’Oc. Cette fable, ainsi que « Lo capairon roge » (Le chaperon rouge), constituent de déroutants hommages à Jean de La Fontaine et Charles Perrault.« Ce qui m'intéresse, c'est de faire revivre le patrimoine culturel de l'Occitanie », concède Almerge. C'est l'histoire d'un saltimbanque qui n'a souvent écouté que son « feeling ». Un fervent défenseur de la langue d'Oc aussi. Qui joue de la musique, qui chante et qui possède quelques vrais fans sur la place carcassonnaise. "L'Òme de Tautavel" (L'Homme de Tautavel), délirante saga d'un homo erectus ... la Malepère en passant par le "Petit Òme Nadal", parodie du Petit Papa Noël

 2.4.2 - Mon ami le poète Fontiesois José GARRIGOU

Mon ami le poète Fontiesois José GARRIGOU.

"Je rassemble alors mes esprits, quelques amis et nous irons dès qu’il fera noir, cueillir la lune, dans l’abreuvoir ! " OUI José faisons cela...

Conférence

"Claude Subreville l'initiateur de cette conférence et Henri Ruffel le président de l'association de la sauvegarde du patrimoine, présentaient les deux intervenants.

Samuel POLI dans une première partie a résumé la partie historique avec l'invasion des wisigoths en 412, le règne d'Alaric II roi des wisigoths de 484 à 507 mais aussi l'histoire des châteaux de Roquenégade, Miramont et du prieuré de St Michel de Nahuze. Il a également parlé de la topographie de ce massif, paysage calcaire, parsemé de cyprès, qui domine de ses 600 mètres la plaine d'Aude, qui est une réserve de minéraux pour les géologues et qui a aussi d’innombrables grottes cachées qui font le bonheur des spéléologues.Et (cf conférences dont celle de Rustiques ..le vendredi 13 mai 2011.."si Alaric m'était conté...") et....

Le public a ensuite écouté avec émotion José Garrigou, le poète de Fontiès d'Aude, qui avec beaucoup de talent a fait revivre l'histoire de l'Alaric, mais a aussi mit en poème la vie des viticulteurs et la crise qui secoue actuellement la viticulture."

L'association de sauvegarde du patrimoine de Rustiques vous invite à une conférence qui aura lieu au foyer de Rustiques le vendredi 13 mai à 20 H 30. On y découvrira l'histoire de la montagne Alaric, mais aussi les balades, les sentiers, les sites...Cette conférence sera animée par Samuel Poli, retraité, qui a parcouru l'Alaric dans tous les sens et qui saura nous faire partager sa passion pour cette montagne. Il s'est intéressé aux Goths, Templiers et autres et à ce titre il est doté d'un savoir remarquable. On écoutera également José Garrigou, enfant de Fonties d'Aude, qui a une âme terrienne et qui a écrit trois livres de poèmes ..et en 2018..il y en a 5 ...et de essais philosophiques ...

« Candèla de Pluèjo » troubadour de légende. 2000

PRIX SPECIAL DU JURY Concours de la Société des Poètes et Artistes de France Languedoc – section recueil – 2000.

Aux peuples opprimés ;

parce qu’une poignée d’hommes fortement cautionnée peut toujours, des jardins de Paris à l’autre bout du monde, disposer à sa guise du droit de vie et du droit de mort.

Le mot de l’auteur

Si « Candèla de Pluèja » n’a jamais vécu ailleurs que dans mon esprit, j’éprouvais depuis fort longtemps, par le biais de son existence imaginaire, le désir de relater en rimes les événements de la croisade contre les Albigeois.

Peut-être parce que cette période de haines, de persécutions et de massacres est toujours omniprésente en chacune de nos villes, chacun de nos villages, chacun de nos lieux-dits du Midi, en chaque recoin de garrigue, en chaque clairière, en chaque âme, en chaque esprit !

Peut-être parce que de nouvelles périodes de haines, de persécutions et de massacres nous viennent régulièrement… mais surtout parce qu’à l’aube du siècle nouveau l’expérience n’a pas servi !

Si aujourd’hui les quatre coins du monde sont à feu et à sang, en 1209 ce même feu prenait en Languedoc. La croisade dura quinze ans. Quelques volutes de fumée s’envolent encore des entrailles d’Occitanie.

VOICI UN POÈME

Félix promène le chien, Guitou promène le bois,

Gérard et Grégoire promènent le balai,

Jeannot promène sa canne, Paulette promène sa foi,

et pour la Fête Dieu l’abbé promène le dais.

Le vent Marin promène, sur les vignes en fleurs,

ses cheveux blancs d’écume et ses doigts de velours ;

quand sous les aubes des nouveaux enfants de chœur

le vent de Cers promène les herbes de l’amour.

Alain promène son macaron tricolore,

Serge ses balles pour les chevreuils, les sangliers,

les képis bleus promènent leur boîte à Pandore,

et La Cabrole ses charentaises trouées.

Dès l’aurore on y rencontre Pan qui promène

entre les amandiers quelques nuages blancs,

et dans les caves on y voit le brave Diogène

qui cherche un tonneau à se mettre sous la dent.

Jeanne promène sa jument, Claude son tombereau,

Rose promène Charles sur son fauteuil roulant,

Michel et Nanie promènent sur les coteaux

leur nez de retraité et leur âme d’enfant.

L’automne promène ses syrahs en comportes,

l’été promène ses cigales de pin en pin,

le printemps ses muguets pour les filles accortes ;

l’hiver promène les sueurs des fours à pain.

Ici l’on se promène depuis la nuit des temps ;

on n’est que de passage, alors, bon an mal an,

ici l’on vit en marge, et sur notre ballant

flottent un air de tanins, des plumes de faisans

et puis le rouge et or du drapeau Occitan !


liens famille V Hugo

http://mariehugo.com/doc/Press_5_juin_2010.pdf lien jean hugo et ses enfants

https://www.franceculture.fr/peinture/trois-artistes-de-la-famille-hugo-que-vous-ne-connaissez-pas



LA CIVILISATION OCCITANE

AMOUR MARIAGE GENEALOGIE

SAINT LAURENT de la CABRERISSE

FONTINIANUM FONTIES d' AUDE

La PEYREGADE MONTFERRIER

Les MANUFACTURES de DRAPS

TREBES AUDE


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