• Né le 4 mars 1821 - Epernay
  • Décédé le 6 avril 1902 - Avenay, Marne , à l’âge de 81 ans
  • Inhumé le 9 avril 1902 - Avenay, Marne
  • Avocat (1850, 1894), membre du Conseil général de la Marne (1869), maire de la Ville de Reims (de février à décembre 1874), bâtonnier de l’ordre des avocats de Reims,

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Frères et sœurs

 Notes

Notes individuelles

président et doyen de l’Académie de Reims, ancien conseiller général, ancien président du Comité royaliste de la Marne (1902),

Eugène Dupont, La Vie Rémoise en 1902 : Disparaît un homme de haute lignée spirituelle et intellectuelle, mêlé à la vie rémoise, l’avocat royaliste Henri Paris, gros homme à face martiale, au toupet de cheveux bouclés, à l’impériale bien fournie, visage gardant des traces de variole, gloire du prétoire, ou il pérorait depuis le 19 mars 1846. En 1877, Mac-Mahon l’avait mis à la tête de la municipalité. Décédé à Avenay, pays originel des Paris, il y est inhumé le 9 avril.

51, rue des Capucins (1874), Reims (1894),

PARIS (Henri). Avocat, l’une des célébrités du barreau rémois, né â Épernay, le 4 mars 1821, décédé à Avenay, le 6 avril 1902. Henri Paris vint à Reims en 1846. C’est donc, pendant un demi-siècle qu’il resta attaché à ce tribunal où il avait marqué sa place et auquel sa haute valeur intellectuelle jeta un si vif éclat. Henri Paris fut un maître. Que ne se rappelle-t-on avec un sentiment de réel respect, ce vieillard aux cheveux longs et bouclés, à l’œil pénétrant, gravir les marches du Palais, allant y porter sa parole chaude et vibrante. « Véritable et terrible jouteur, il semblait puiser dans la lutte même des forces nouvelles. Loin de l’abattre, la lutte l’exaltait. Pas de redites. La plaidoirie de son adversaire lui fournissait des armes inattendues... » Ces paroles que prononçait à ses obsèques M. Mennesson-Champagne, bâtonnier de l’ordre des avocats, disent à quel degré il avait le don de la réplique qui lui venait d’ailleurs d’une parfaite connaissance de la jurisprudence. Cette élocution abondante, claire, précise, que beaucoup se rappellent avoir entendue en plus d’une circonstance solennelle, il la conserva sa vie entière et la mit encore au service de la défense du droit et de la liberté dans le procès intenté à S. E. le cardinal Langénieux, à la suite des processions de 1900. C’était sa dernière plaidoirie, c’était le dernier effort d’une lutte qu’il avait soutenue sans faiblir jamais. Henri Paris fut maire de Reims de 1874 à 1875. Représentant du parti légitimiste, il alliait à ses convictions monarchistes un libéralisme sincère. Il fut nommé douze fois bâtonnier de l’Ordre et il y a six ans, en 1896, ses confrères célébraient solennellement le cinquantenaire de son inscription au barreau de Reims, couronnement d’une carrière si noblement vécue et si digne d’être donnée en exemple. L’année suivante, le 14 mai, une autre compagnie, l’Académie nationale de Reims, à laquelle Henri Paris appartenait depuis 1843, fêtait également les cinquante ans de présence à ses réunions ; il en avait été élu membre titulaire en 1847, secrétaire général en 1852, président en 1861, 1865, 1877 et 1890 et enfin doyen en 1899. Henri Paris y fit de nombreuses lectures et publia, dans les « Travaux » de la docte société, de nombreuses relations. Nous citerons seulement (1869) les « Cahiers du Bailliage de Reims avec documents pour servir à l’histoire des États-Généraux de 1789 », son plus important ouvrage, mais cet homme de vaste savoir n’était pas resté inactif dans sa retraite et l’an dernier il éditait ses « Souvenirs de Famille », charmant livre plein de douce poésie, illustré de séduisants tableaux de la vie familiale d’Avenay, milieu qu’il chérissait et qui devait recevoir sa dépouille mortelle. Il le quittait d’ailleurs en philosophe : « Le présent est si triste, écrivait-il, dans la préface de ce volume, qu’il n y a pas à regretter de n’y plus prendre part ». Phrase qui le peint tout entier et qui dit assez son amour pour le bien et pour la morale, vertus que certains disent bannies de notre société décadente, mais qui germent encore cependant en bien des âmes. Albert Baudon. Source : AMB 1903.

 Sources

  • Union: contrat du 26 avril 1848, par Roger, notaire à Ay

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Jean Charles Louis PARIS 1769-1824   Marie Anna Joséphine POLIN 1769-1849   Claude Pierre Jacques FOUCAULT 1770-1854   Marie Françoise WAUBERT 1769-1834
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Auguste Simon PARIS 1794-1869   Arsène FOUCAULT 1799-1856
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Henri PARIS 1821-1902



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