Jean-Baptiste Nicaise LANGLET

H  Jean-Baptiste LANGLET

(Jean-Baptiste Nicaise LANGLET)


  • Né le 7 décembre 1841 - Reims
  • Décédé le 7 mars 1927 - Reims , à l’âge de 85 ans
  • Docteur en médecine,
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 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Frères et sœurs

 Notes

Notes individuelles

conseiller municipal de Reims (1888, 1900), officier d’Académie (1900), député de Reims en 1889, maire de Reims en 1908 et 1918, conservateur du Musée des Beaux-Arts , directeur de l’École de médecine de Reims , officier de la Légion d’honneur (1920), Docteur en médecine, ancien maire de la Ville de Reims, officier de la Légion d’honneur (1926),

Eugène Dupont, La Vie Rémoise en 1872 : Jean-Baptiste Langlet ! Ce nom, magnifié par la Grande Guerre et la défense de Reims (1914-1918), attire la plume du chroniqueur aussi impérieusement que l’aimant aspire le fer. Il évoque une vie qui peut se définir : intégrité, honneur, devoir civique. Aussi toute une lignée de fils dévoués à la patrie rémoise, issus des profondeurs d’une classe plébéienne, en ascension vers des destins meilleurs. L’Histoire en dira ce qu’elle doit, en temps voulu, lorsque nos successeurs voudront savoir ! La documentation locale retient seulement à cette heure ses origines et la notation de son habitat. Donc, le I9 août 1807, Nicaise-Timothée Langlet-Doriot, 60 ans, croyer, rue Dieu-Lumière, appose sa signature à la mairie de Reims, sur l’acte de l’état civil qui enregistre la naissance de son petit-fils, Jean-Baptiste Nicolas Timothée, issu du mariage de Nicaise Langlet, 34 ans, docteur en chirurgie, rue Neuve, 73, avec Marie-Jeanne Henrot, sœur de Jean-Baptiste Henrot, 21 ans, cultivateur à Liry (Ardennes), et de Élisabeth Céline Henrot, 24 ans, épouse de Nicolas Chevalier, cultivateur, audit Liry. Le 24 février 1835, Nicolas-Timothée Langlet, contremaître de fabrique, rue Suzain, 2, à Reims, épouse Thomasse Julie Bouchette. Cette dernière était née le 30 mai 1813, à Reims, de Pierre Jacques Nicolas Bouchette, 33 ans, rue Brûlée, et Marguerite Charlotte Viellart, de même âge ; les témoins à l’état civil sont Jacques Tortrat-Tisserand, 31 ans, couvreur, rue du Bourg-Saint-Denis (au n° 98 actuel de la rue Chanzy), et Remi Simon Michelet, 39 ans, tisserand, rue du Jard. L’officier de l’état civil est l’adjoint Camu-Didier. De ce mariage naît le 7 septembre 1841, Jean-Baptiste Nicaise Langlet, qui sera Maire de Reims en 1914. Ses parents, Langlet-Bouchette habitent à cette époque à l’ancien numéro 46 de la rue du Bourg-Saint-Denis, devenu le n° 115, dans un immeuble situé exactement tout contre le Café Franchecour, là même où, en 1872, tenait boutique de quincaillerie Mouton-Hubert, caissier-comptable à la maison Givelet frères, rue de la Peirière, 3, et gendre de Hubert-Bara, ancien serrurier. Les témoins de cette naissance sont Jean-Baptiste Thierry Langlet, employé de commerce, rue du Jard, 10, et Auguste Langlet, 31 ans, contremaître de fabrique, rue du Bourg-Saint-Denis, 46, tous deux oncles de l’enfant. C’est Jean-Baptiste Lanson, adjoint au maire, qui reçoit la déclaration. En 1847, les Langlet-Bouchette quittent le Bourg-Saint-Denis pour aller habiter au n° 67, rue de Venise. C’est de là que Jean-Baptiste Langlet se souvient parfaitement avoir vu les flammes du vaste incendie de l’usine Croutelle, à Fléchambault, allumé en février 1848, par des ouvriers tisserands et fileurs à la main qui redoutent la concurrence redoutable des métiers mécaniques à vapeur. La vie intérieure de cette intéressante famille va désormais s’écouler en ce quartier populaire, aux confins du Grand-Jard expirant. C’est là même, qu’il y a cinquante ans, Jean-Baptiste Langlet, devenu un des jeunes médecins les plus recherchés de sa ville natale, unit ses destinées à celles de Louise Marie Lévêque, de Pontfaverger, née le 15 août 1842, à Togny-aux-Bœufs (Marne), et fille de Louis Hormisdas Lévêque, 56 ans, époux de Marie Clémence Vincent, âgée de 50 ans. Les témoins du mariage sont : en présence du docteur Bienfait, le frère de l’épousée, Paul Louis Victor Lévêque, médecin, rue de Vesle, 39 ; son oncle Sébastien Lévêque, médecin à Paris, cité des Fleurs, aux Épinettes ; Auguste Langlet, rue du Bourg-Saint-Denis, 96 ; et Émile Henrot, commis-négociant en laines, rue Neuve, 75. Tout Reims sait le reste et demeure plein d’admiration et de vénération pour le beau vieillard qui, retiré à la Maison de Retraite, consacre ses dernières forces à la renaissance de notre Musée des Beaux-Arts, dont il est Conservateur, aidé par son neveu le peintre Paul Bocquet ; il espère, croyons-nous, en ouvrir les portes au public rémois et aux visiteurs étrangers dès le plus proche printemps, si toutefois la main-d’œuvre nécessaire pour le classement, le nettoyage et l’accrochage aux murs des tableaux et des tapisseries ne lui fait pas défaut en ces derniers mois. Ce nom glorieux se refuserait d’ailleurs à jeter quelque ombre sur ceux qui vont suivre, car, parmi eux, tous appartiennent à des familles rémoises des plus honorables et qui marquèrent d’une empreinte profonde leur existence dans la cité.

Notes concernant l'union

Cf. Eugène Dupont, « La Vie Rémoise en 1872 » : Jean-Baptiste Langlet ! Ce nom, magnifié par la Grande Guerre et la défense de Reims (1914-1918), attire la plume du chroniqueur aussi impérieusement que l’aimant aspire le fer. Il évoque une vie qui peut se définir : intégrité, honneur, devoir civique. Aussi toute une lignée de fils dévoués à la patrie rémoise, issus des profondeurs d’une classe plébéienne, en ascension vers des destins meilleurs.L’Histoire en dira ce qu’elle doit, en temps voulu, lorsque nos successeurs voudront savoir ! La documentation locale retient seulement à cette heure ses origines et la notation de son habitat. Donc, le 19 août 1807, Nicaise Timothée Langlet-Doriot, 60 ans, croyer, rue Dieu-Lumière, appose sa signature à la mairie de Reims, sur l’acte de l’état civil qui enregistre la naissance de son petit-fils, Jean-Baptiste Nicolas Timothée, issu du mariage de Nicaise Langlet, 34 ans, docteur en chirurgie, rue Neuve, 73, avec Marie-Jeanne Henrot, sœur de Jean-Baptiste Henrot, 21 ans, cultivateur à Liry (Ardennes), et de Élisabeth Céline Henrot, 24 ans, épouse de Nicolas Chevalier, cultivateur, audit Liry. Le 24 février 1835, Nicolas Timothée Langlet, contremaître de fabrique, rue Suzain, 2, à Reims, épouse Thomasse Julie Bouchette. Cette dernière était née le 30 mai 1813, à Reims, de Pierre Jacques Nicolas Bouchette, 33 ans, rue Brûlée, et Marguerite Charlotte Viellart, de même âge ; les témoins à l’état civil sont Jacques Tortrat-Tisserand, 31 ans, couvreur, rue du Bourg-Saint-Denis (au n° 98 actuel de la rue Chanzy), et Remi Simon Michelet, 39 ans, tisserand, rue du Jard. L’officier de l’état civil est l’adjoint Camu-Didier. De ce mariage naît le 7 septembre 1841, Jean-Baptiste Nicaise Langlet, qui sera Maire de Reims en 1914. Ses parents, Langlet-Bouchette habitent à cette époque à l’ancien numéro 46 de la rue du Bourg-Saint-Denis, devenu le n° 115, dans un immeuble situé exactement tout contre le Café Franchecour, là même où, en 1872, tenait boutique de quincaillerie Mouton-Hubert, caissier-comptable à la maison Givelet frères, rue de la Peirière, 3, et gendre de Hubert-Bara, ancien serrurier. Les témoins de cette naissance sont Jean-Baptiste Thierry Langlet, employé de commerce, rue du Jard, 10, et Auguste Langlet, 31 ans, contremaître de fabrique, rue du Bourg-Saint-Denis, 46, tous deux oncles de l’enfant. C’est Jean-Baptiste Lanson, adjoint au maire, qui reçoit la déclaration. En 1847, les Langlet-Bouchette quittent le Bourg-Saint-Denis pour aller habiter au n° 67, rue de Venise. C’est de là que Jean-Baptiste Langlet se souvient parfaitement avoir vu les flammes du vaste incendie de l’usine Croutelle, à Fléchambault, allumé en février 1848, par des ouvriers tisserands et fileurs à la main qui redoutent la concurrence redoutable des métiers mécaniques à vapeur. La vie intérieure de cette intéressante famille va désormais s’écouler en ce quartier populaire, aux confins du Grand-Jard expirant. C’est là même, qu’il y a cinquante ans, Jean-Baptiste Langlet, devenu un des jeunes médecins les plus recherchés de sa ville natale, unit ses destinées à celles de Louise Marie Lévêque, de Pontfaverger, née le 15 août 1842, à Togny-aux-Bœufs (Marne), et fille de Louis Hormisdas Lévêque, 56 ans, époux de Marie Clémence Vincent, âgée de 50 ans. Les témoins du mariage sont : en présence du docteur Bienfait, le frère de l’épousée, Paul Louis Victor Lévêque, médecin, rue de Vesle, 39 ; son oncle Sébastien Lévêque, médecin à Paris, cité des Fleurs, aux Épinettes ; Auguste Langlet, rue du Bourg-Saint-Denis, 96 ; et Émile Henrot, commis-négociant en laines, rue Neuve, 75. Tout Reims sait le reste et demeure plein d’admiration et de vénération pour le beau vieillard qui, retiré à la Maison de Retraite, consacre ses dernières forces à la renaissance de notre Musée des Beaux-Arts, dont il est Conservateur, aidé par son neveu le peintre Paul Bocquet ; il espère, croyons-nous, en ouvrir les portes au public rémois et aux visiteurs étrangers dès le plus proche printemps, si toutefois la main-d’œuvre nécessaire pour le classement, le nettoyage et l’accrochage aux murs des tableaux et des tapisseries ne lui fait pas défaut en ces derniers mois. Ce nom glorieux se refuserait d’ailleurs à jeter quelque ombre sur ceux qui vont suivre, car, parmi eux, tous appartiennent à des familles rémoises des plus honorables et qui marquèrent d’une empreinte profonde leur existence dans la cité.

 Sources

  • Personne, famille: généalogie établie par Remi Langlet le 26 février 1982.

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Nicaise LANGLET 1773-1816   portrait
Marie-Jeanne HENROT 1781-1809
  portrait
Pierre Jacques Nicolas BOUCHETTE 1781-1864
  portrait
Marie Pierrette Marguerite Charlotte VIELLART 1780-1867
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portrait
Jean-Baptiste LANGLET 1807-1887
  Julie BOUCHETTE 1813-1876
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portrait
Jean-Baptiste LANGLET 1841-1927



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