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Connaître le passé peut nous aider à comprendre le présent, pour mieux appréhender l'avenir.

 François Pierre Joseph
Grand-officier de la Légion d'Honneur , Sélestat - Légion d'Honneur , Sélestat - Personnalité liée , Baron d'Empire

  • Né le 2 octobre 1768 (dimanche) - Sélestat (personnalité liée), canton du dit, arrond. de Sélestat-Erstein, Bas-Rhin
  • Baptisé le 2 octobre 1768 (dimanche) - Sélestat, canton du dit, arrond. de Sélestat-Erstein, Bas-Rhin
  • Décédé le 16 novembre 1850 (samedi) - Strasbourg, Bas-Rhin, à l'âge de 82 ans
  • Inhumé - Strasbourg (67), cimetière Sainte-Hélène
  • Général de division - Baron d'Empire - Maire de Sélestat du 11/02/1820 au 09/08/1830.
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 Parents

 Union(s)

 Notes

Notes individuelles

Général de division - Baron (19/03/1808) - Blessé à la Bérézina - Grand Officier de la Légion d'Honneur (10/08/1813) - Chevalier de Saint-Louis (08/07/1814). Mis à la retraite le 01/11/1833.

Il a participé aux guerres de Vendée, qui furent un véritable génocide, où il fut surnommé "le boucher de la Vendée". (voir le site :https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Vend%C3%A9e )

Depuis 1836, son nom figure sur l'Arc de Triomphe, à Paris, parmi ceux des 386 généraux, ayant participé aux guerres de la République et de l'Empire.

Le 16/03/1972, le Conseil municipal de Sélestat donne son nom à un nouveau boulevard (ce qui serait assez contestable, au vu de son passé et de ses agissements aux guerres de Vendée, ainsi d'ailleurs que son inscription sur l'Arc de Triomphe à Paris).

- Voir aussi : http://blogselestat.centerblog.net/

- Photo : armes du général Amey - http://i88.serving.com/u/f88:11/68/75/th/amey10.jpg - Photo : maison AMEY (1822 à 1830), 5, Place du Marché Vert, Sélestat. Photo de l'auteur.


Dossier Légion d'Honneur : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=Cnoms&VALUE_1=amey&FIELD_2=PRENOMS&VALUE_2=&FIELD_3=DATE-NSS&VALUE_3=&FIELD_4=LIEU-NSS&VALUE_4=&FIELD_5=Nom%20de%20jeune%20fille&VALUE_5=&FIELD_6=SEXE&VALUE_6=%20&FIELD_7=COTE&VALUE_7=&NUMBER=1&GRP=0&REQ=%28%28amey%29%20%3aNOM%2cNOM2%2cNOM-JF%2cNOM-MARI%2cSURNOM%2cNOTES%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=100&DOM=All


Voici ce qu'en dit Wikipédia :

Biographie

Il est né à Sélestat (Bas-Rhin) le 2 octobre 1768 1, fils de François-Pierre, chirurgien-major au régiment Suisse de Waldner, et de Ursule COLLIGNON, entra comme cadet, le 1er octobre 1783, dans le régiment de Vigier-Suisse. Il obtint un avancement assez rapide. Sous-lieutenant le 18 juin 1788, il fit ses premières armes dans les rues de Nancy, le 31 août 1790, avec le Régiment de Châteauvieux.

Licencié le 7 octobre 1792, il fut fait capitaine de la 1re compagnie de la légion du Rhin, le 10 du même mois. Il passa presque aussitôt à celle des côtes de La Rochelle, puis à celle de l'Ouest, et servit avec distinction sous Duhoux, Menou, Kléber et Marceau. Il se fit plus particulièrement remarquer à la prise du Mans, où il eut un cheval tué sous lui(les 12 et 13 décembre 1793).

Nommé adjudant-général et chef de bataillon, le 23 juin 1793, puis adjudant-général chef de brigade, le 4 brumaire an II (25 octobre 1793), il devint général de brigade le 8 frimaire (28 novembre 1793) suivant. Il reste en Vendée jusqu'au mois de septembre 1794 où il commande la garnison de Mortagne et combat auprès des colonnes infernales.

En janvier 1794, l'officier de police Gannet l'accuse de laisser ses soldats tuer des civils en les jetant dans des fours: Amey fait allumer des fours et lorsqu'ils sont bien chauffés, il y jette les femmes et les enfants. Nous lui avons fait des représentations ; il nous a répondu que c'était ainsi que la République voulait faire cuire son pain. D'abord on a condamné à ce genre de mort les femmes brigandes et nous n'avons trop rien dit; mais aujourd'hui les cris de ces misérables ont tant diverti les soldats et Turreau qu'ils ont voulu continuer ces plaisirs. Les femelles de royalistes manquant, ils s'adressent aux épouses des vrais patriotes. Déjà, à notre connaissance, vingt-trois ont subi cet horrible supplice et elles n'étaient coupables que d'adorer la nation. La veuve Pacaud, dont le mari a été tué à Chatillon par les Brigands lors de la dernière bataille, s'est vue, avec ses 4 petits enfants jetée dans un four. Nous avons voulu interposer notre autorité, les soldats nous ont menacés du même sort...

Il fut ensuite employé aux armées des Alpes et du Rhin depuis l'an III jusqu'à l'an VIII. Au 18 brumaire, Amey se trouvait à Saint-Cloud et fut l'un des témoins actifs de l'audacieux coup de main qui fit sortir le Consulat des ruines du Directoire. Immédiatement après cette journée fameuse, Amey fut attaché à la 17e division et devint ensuite président du conseil de révision. Le 21 brumaire, an X, il s'embarqua avec le général Charles Leclerc pour l'expédition de Saint-Domingue, et, lors de son retour en France, il fut nommé, en l'an XII (11 septembre 1803), membre de la Légion d'honneur, le 19 frimaire, et commandeur de l'ordre le 25 prairial. À cette époque il reçut, dans la 2e division militaire, un commandement qu'il garda jusqu'en 1808.

Créé baron de l'Empire, le 19 mars 1808, il reçut deux dotations de 2 000 fr. chacune en Westphalie. Durant la guerre d'Espagne, il fut détaché du service de l'intérieur et assista au célèbre siège de Gérone en novembre 1809.

Les Espagnols manquaient de munitions et tombaient chaque jour victimes d'une maladie épidémique, lorsque le maréchal Augereau donna l'ordre au général Pino d'enlever le faubourg de la marine. Cet ordre fut exécuté avec un plein succès. Cependant les Espagnols ayant tenté une sortie générale pour resaisir le faubourg, le général Amey, qui occupait une position au-dessous du mont Joui, vint prendre l'ennemi en flanc, le jeta dans une complète déroute et enleva les redoutes du Calvaire et du Cabildo. En 1812, le général Amey fit la campagne de Moscou sous les ordres du maréchal Gouvion-Saint-Cyr. La part brillante qu'il prit au combat de Polotsk (18 et 19 août), et ses manœuvres habiles pendant la retraite, lui valurent une mention honorable dans les bulletins officiels.

Le 19 novembre, il fut promu au grade de général de division.

Le 8 juin 1814, le baron Amey fut nommé, par Louis XVIII, chevalier de Saint-Louis ; il commandait alors la 2e subdivision de la 2e division militaire, sous les ordres du duc de Tarente.

Le 4 mars 1815, il assista à la réception qui fut faite à Limoges par le maréchal au duc et à la duchesse d'Angoulême, démarche que d'ailleurs l’étiquette commandait.

Après le 20 mars, il envoya son adhésion à l'Empereur. Admis à la retraite le 9 novembre 1815 avec une pension de 6 000 francs, il se tint dès lors éloigné des affaires.

Après 1830 il fut mis dans le cadre des officiers généraux comme disponible (7 février 1831). Il est rentré dans la position de retraite en 1833. Il avait épousé en premières noces Anna Marguerite Elisabeth HANTZLER, et, en secondes noces, Caroline Henriette Charlotte de POLENTZ.

Du 11 février 1820 au 9 août 1830, il fut le maire de Sélestat, sa ville natale.

Il décède le 16 novembre 1850 à Strasbourg, en son domicile, au numéro 3 de la rue de la Mésange, et est inhumé au cimetière Sainte-Hélène de cette ville.

Il fait partie des 660 officiers à avoir son nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile. Noms gravés sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile : pilier Ouest, 1re et 2e colonnes.

Ses armes : Coupé:au 1,parti d'argent,à la tour sommée d'une tourelle de sable et ajourée du champ et du quartier des Barons militaires de l'Empire;au 2,d'azur,à trois têtes de léopard d'or Anobli (11 juin 1810(Baron)), Voir Noms inscrits sur l’Arc de Triomphe, Maire de Sélestat (11 février 1820 - 9 août 1830)

http://arnauld.divry.pagesperso-orange.fr/arc_de_triomphe.htm

- Et aussi : Voici une très brève présentation de François-Pierre Amey, dont le nom -inscrit sur le pilier est de l'Arc de Triomphe, comme celui de cet autre criminel de guerre qu'est Turreau- souille et dénature ce monument.... (Extrait du n° 151 -juillet 1985 de la revue du Souvenir Vendéen):

Pierre-François-Joseph Amey, général de division, était né à Sélestat (Bas-Rhin), le 2 octobre 1768, de François-Pierre Amey, chirurgien-major de la Légion Suisse, et de Ursule Collignon. Mort à Sélestat le 16 novembre 1850. Entra comme cadet dans le régiment de Vigier, le 2 octobre 1783, promu sous-Iieutenant au dit régiment le 17 juillet 1788. Arriva rapidement en passant par tous les grades à celui de général de brigade, le 8 frimaire an Il. Il avait servi à l'armée des Côtes de La Rochelle sous Duhoux, puis Menou, qui combattirent contre les vendéens. Blessé en Vendée, le 25 juin 1793, il avait été nommé provisoirement adjudant-général, le 23 juin précédent, et fut confirmé dans son grade le 30 septembre 1793 ; servit sous Kléber et Marceau et fut nommé général de brigade, le 28 novembre 1793. Blessé à la bataille du Mans, le 12 décembre 1793. Il commande une Colonne infernale et en février 1794, brûle la petite ville des Herbiers. après s'être sinistrement distingué en brûlant les femmes des Epesses et des environs dans des fours allumés. Suspendu de ses fonctions, le 6 août 1794, il fut réintégré, le 4 septembre 1794. Pris part ensuite à toutes les guerres de la Révolution et de l'Empire dont il fut nommé baron, le 19 mars 1808…

Après les Cent jours, il fit sa soumission à Louis XVIII, fut admis à la retraite le 9 septembre 1815 et se retire dans sa ville natale, Sélestat, dont il est nommé maire, de 1820 à 1830. Présente les clés de sa ville à Charles X, lors de son voyage en Alsace en 1828. Il réside à Strasbourg à partir de 1830 et y décède le 16 novembre 1850. Son nom figure –avec celui de Turreau- sur le pilier ouest de l’Arc de Triomphe de l’Etoile !.....

Deux témoignages sur ses atrocités: - En janvier 1794, l'officier de police Gannet l'accuse de laisser ses soldats tuer des civils en les jetant dans des fours: "Amey fait allumer des fours et lorsqu'ils sont bien chauffés, il y jette les femmes et les enfants. Nous lui avons fait des représentations ; il nous a répondu que c'était ainsi que la République voulait faire cuire son pain. D'abord on a condamné à ce genre de mort les femmes brigandes et nous n'avons trop rien dit; mais aujourd'hui les cris de ces misérables ont tant diverti les soldats et Turreau qu'ils ont voulu continuer ces plaisirs. Les femelles de royalistes manquant, ils s'adressent aux épouses des vrais patriotes. Déjà, à notre connaissance, vingt-trois ont subi cet horrible supplice et elles n'étaient coupables que d'adorer la nation. La veuve Pacaud, dont le mari a été tué à Chatillon par les Brigands lors de la dernière bataille, s'est vue, avec ses 4 petits enfants jetée dans un four. Nous avons voulu interposer notre autorité, les soldats nous ont menacés du même sort..."

-«…il avait même fait fusiller des municipalités entières, revêtues de leurs écharpes » Mariteau, maire de Fontenay-le-Comte.

- Lieutenant-général, commandeur de la Légion d'Honneur, maire de Sélestat (1820-1830), Baron d'Empire par lettres patentes du 15 juin 1810, donataire (r. 4000) sur le Trasimène par décret impérial du 17 mars 1808.

Baptême

- Acte de baptême n°212. Fils de François Pierre, chirurgien-major au régiment Suisse de Waldner. Parrain : COINDET Joseph, "centurio" au régiment Suisse de Waldner, marraine : Maria Anna de Vonderweidt, fille de Jean et de Marie Elisabeth Dydon de COUSTEL, mariés à Fribourg, Suisse.

Décès

- Acte de décès n°2060, 2h, rue de la Mésange n°3. Lieutenant-général en retraite, commandeur de la Légion d'Honneur, jouissant d'une pension de donataire, veuf en premières noces de Anne Marguerite Elisabeth HANTZLER, époux en secondes noces de Caroline Henriette Charlotte de POLENTZ. Témoins au décès : ZIMMER Louis Frédéric, 49 ans, notaire, voisin du défunt, domicilié à Strasbourg, et DISPOT Joseph André, 79 ans, avocat avoué, voisin du défunt, domicilié à Sélestat.

Notes concernant l'union

Union avec Anne Marguerite Elisabeth HANTZLER:
- Probablement mariés en Alsace.

Union avec Caroline Henriette Charlotte de POLENTZ:
- Le couple, semble-t-il, n'aura pas d'enfants.

Union avec Caroline Henriette Charlotte de POLENTZ

- Acte de mariage n°532. Témoins au mariage : BOUCHARD Edme Martial Armand, 53 ans, adjudant commandant, chef de l'état-major de la 5ème division militaire, membre de la Légion d'Honneur, chevalier de l'Empire - STUMPF Michel, 53 ans, greffier de justice auprès du 3ème arrondissement - SALTET (?) Jean François, 35 ans, lieutenant-colonel pensionné, officier de la Légion d'Honneur, chevalier de l'Empire - GRIESBACH Frédéric Jonathan, 32 ans, employé de la Mairie, tous quatre domiciliés à Strasbourg.

 Sources

  • Baptême: Sélestat, E.C., A.M. Sélestat, B, 27/08/1774-19/03/1774 (1768), acte n°212, p. 215
  • Union 2: Strasbourg, M, 1810, original aux A.M. Strasbourg, Adeloch p. 15/19, registre 6
  • Décès: Strasbourg, D, 1850, original aux A.M. de Strasbourg, Adeloch p. 24/94

  Photos & documents

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  Aperçu de l'arbre

François Pierre AMEY   Maria MICHEL   Sébastien COLLIGNON 1714-   Elisabeth SAXER
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François-Pierre AMEY †1810/   Ursule COLLIGNON 1740-1814
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portrait
Pierre François Joseph AMEY, Grand-officier de la Légion d'Honneur 1768-1850



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