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Chevalier de la Légion d'Honneur (Blocus_Sélestat_1814)

  • Né le 19 juillet 1769 (mercredi) - Dorlisheim, canton et arrond. de Molsheim, Bas-Rhin
  • Décédé le 10 mars 1847 (mercredi) - Mulhouse, Haut-Rhin, à l'âge de 77 ans
  • Officier - Commandant militaire de la place de Sélestat (1813-1814)

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Frères et sœurs

 Notes

Notes individuelles

- sous-Lieutenant dans la Garde Nationale (1789) - Lieutenant au 2ème bataillon des Volontaires Nationaux du Bas-Rhin (04/10/1791) - Sous-Lieutenant à la Légion de Kellermann (01/07/1792) - Bataille de Valmy (20/09/1792) - Capitaine dans la Légion du Nord (28/11/1792) - Campagnes de Rhin et Moselle, Nord, Vendée.

- 1799 : certificat médical : a une vue très faible - Campagne d'Helvétie (avec Masséna) - Capitaine, affecté au service du Recrutement du département de Sambre et Meuse - 14/06/1804 : Chevalier de la Légion d'Honneur (par Napoléon 1er) - Vers juin 1807 : affecté à la 5ème Légion de Réserve; envoyé en Espagne le 17/12/1807 - 07/1808 à mai 1810 (22 mois), prisonnier sur les pontons de Cadix, en Espagne. S'en évade.

- 14/05/1811 : nommé chef de bataillon au 127ème R.I. - Décembre 1812 : "attaché à la suite" du Grand Etat-Major en qualité de commandant d'armes - 02/1813 : commandant d'armes de 4ème classe - 19/09/1813 : commandant d'armes de la ville de Sélestat (67). Subit le siège jusqu'à sa fin, le 06/05/1814; le 10 avril, il prononce cette phrase, gravée depuis sur la Porte de Strasbourg à Sélestat : Je ne livrerai jamais aux ennemis de ma patrie la place qui m'a été confiée tant qu'il y restera pierre sur pierre". - En 1820 : Croix de Saint-Louis.

- 25 années de service actif, 16 campagnes, 22 mois prisonnier de guerre.

- Voir aussi : http://blogselestat.centerblog.net/ (rubrique "Les personnalités", page 2).


- Dossier LH : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=Cnoms&VALUE_1=SCHWEISGUTH&FIELD_2=PRENOMS&VALUE_2=&FIELD_3=DATE-NSS&VALUE_3=&FIELD_4=LIEU-NSS&VALUE_4=&FIELD_5=Nom%20de%20jeune%20fille&VALUE_5=&FIELD_6=SEXE&VALUE_6=%20&FIELD_7=COTE&VALUE_7=&NUMBER=3&GRP=0&REQ=%28%28SCHWEISGUTH%29%20%3aNOM%2cNOM2%2cNOM-JF%2cNOM-MARI%2cSURNOM%2cNOTES%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=100&DOM=All


- Extraits de : Le siège de Sélestat, texte du commandant Pardiallan. Strasbourg, Imprimerie Alsaciennte 1905, pp. 244-247 :

... La place de Schlestadt, commandant un noeud de routes important, n'était pas en meilleure posture que Strasbourg à la fin de l'année 1813. Son commandant, un Alsacien SCHWEISGUTH, mit la ville en état de siège à la fin de décembre et prit aussitôt ses dispositions en vue d'assurer une défense énergique, malgré la faiblesse de la garnison placée sous ses ordres. Celle-ci comprenait un régiment de gardes nationaux du Haut-Rhin et les dépôts des 10ème léger, 40ème d'infanterie de ligne et 9ème Hussards, plus vingt hommes du 2ème régiment suisse, au total moins de deux mille hommes dont plus de la moitié n'avaient jamais servi.

A peine les travaux les plus urgents étaient-ils achevés que, le 5 janvier, le général bavarois de Wrède, suivi d'un demi-escadron de chevau-légers et d'un bataillon, vint faire la connaissance de la place; en même temps le général autrichien Volkmann, avec un régiment d'infanterie et deux escadrons, s'avança par Marckolsheim et Heidolsheim.

Saisissant aussitôt cette occasion d'éprouver la valeur de son monde, Schweisguth exécuta une sortie. L'escorte de Wrède eut un homme tué et dix blessés et dut se retirer précipitamment. Le bataillon d'infanterie étant intervenu sur ces entrefaites, les défenseurs reculèrent jusque sous le canon de la place, puis renforcés de quelque artillerie prirent à nouveau l'offensive, mais ne tardèrent pas à être refoulés.

Le 8 janvier, le général de Pappenheim prit le commandement du corps de siège et s'établit à Châtenois. Il fit pousser les travaux d'approche et, dès le 29, malgré le mauvais temps, trois batteries étaient achevées. Situées à 400 pas seulement des ouvrages avancés, elles étaient établies, l'une à l'est de la Lohmühle, la deuxième sur le chemin de Kintzheim, la troisième à la Tuilerie. Toutes trois ouvrirent le feu la nuit suivante et, de minuit et demi à trois heures du matin, lancèrent dans la ville soixante bombes, deux cent quarante obus et cent vingt boulets, qui incendièrent vingt-deux maisons, plus ou moins rapprochées de l'arsenal, dont il fallut, séance tenante, évacuer le contenu.

A ce bombardement succéda une sommation qui n'eut aucun effet. Schweisguth se contenta de répondre au parlementaire de Pappenheim, lequel lui offrait des conditions avantageuses : ""Chargé par mon souverain de lui conserver cette place, je me rendrai digne de ce choix qu'il a fait et je saurai me défendre.""

Le bombardement fut donc repris la nuit suivante, mais poussé avec moins de vigueur, parce que les artilleurs bavarois n'étaient pas suffisamment approvisionnés. Il y eut bien quelques commencements d'incendies, mais ils furent promptement éteints. Dans les nuits des 5 et 6 février, l'assiégeant rouvrit encore le feu, puis adresse de nouvelles sommations à Schweisguth; mais celui-ci ne voulut rien entendre et déclara qu'il défendrait la ville jusqu'à la dernière extrémité. En même temps il adressa des compliments aux pompiers et aux habitants, leur disant :""...un temps viendra où vous serez libres, et on dira des habitants de Schlestadt ce qu'on a dit aux dernières guerres des habitants de Lille, de Valenciennes et de Condé : ils prouveront qu'ils sont français...'""

Découragé à la vue des faibles résultats obtenus par leur artillerie, d'ailleurs presque dépourvus de munitions, les Bavarois désarmèrent leurs batteries. Il y eut alors une période de calme dans les opérations qui dura jusqu'au 16 février, jour où Schweisguth fit exécuter par de l'infanterie, des hussards et deux pièces une sortie dans la direction de Guémar. L'opération fut couronnée de succès. Les Bavarois, surpris, se replièrent sur le Galgenbuckel, qui avait été organisé défensivement, mais se voyant tournés par les hussards, ils évacuèrent cette position et se jetèrent en désordre sur le gros du corps de siège. Poursuivis par les hussards, ils perdirent deux officiers et une trentaine d'hommes. Pappenheim, étant venu à la rescousse avec de l'infanterie et de l'artillerie, les défenseurs durent se contenter de l'avantage obtenu et rentrèrent dans la place, après avoir infligé aux troupes venues en dernier lieu une perte d'une vingtaine d'hommes. Une autre sortie, exécutée le 6 mars, fut moins heureuse. Les Français y perdirent une cinquantaine d'hommes. Après cela, les deux partis demeurèrent tranquilles jusqu'au 24 mars. Dans la nuit suivante, Schweisguth essaya un coup de force qui ne réussit pas, contre les avant-postes établis sur la route de Colmar. A partir de là, il ne tenta plus rien de sérieux.

Dès que les événements de Paris furent connus, Pappenheim s'empressa d'en informer son adversaire, mais celui-ci lui répondit : ""Vos nouvelles, fussent-elles authentiques, ne changeront en rien mes sentiments; la prise d'une capitale ne décide pas du sort de l'Empire, et les armées françaises sauront trouver encore d'autres champs de bataille; des militaires comme moi bannissent toute idée d'entêtement; honneur et devoir, voilà les bases de leur conduite.""

Le 10 avril, Pappenheim, lui ayant envoyé une lettre, dans laquelle, entre autres, il disait : ""Vous continuez à défendre la cause perdue d'un régime proscrit heureusement pour le bonheur de la France et de l'univers entier"", Schweisguth lui riposta séance tenante : ""Vous pouvez vous dispenser de dire des choses injurieuses contre mon souverain : notre devoir est de nous battre sans approfondir les intentions de nos gouvernements, et je vous prie de ne plus traiter un pareil sujet. Je ne livrerai jamais aux ennemis de ma patrie la place qui m'est confiée, tant qu'il restera pierre sur pierre. Si la paix est faite, pourquoi vous acharnez-vous à vouloir que je remette entre vos mains une place qui appartient à la France ? C'est à vous à évacuer le pays, dès que vous croyez à la paix.""

Insensible à ce fier langage, Pappenheim passa le lendemain la revue de ses troupes sous le canon de Schlestadt, mais les défenseurs ne laissèrent point échapper cette occasion de lui envoyer quelques boulets. Furieux, il riposta par quelques obus qui firent plus de bruit que de mal, et, immédiatement après, envoya une nouvelle sommation à laquelle Schweisguth répondit : ""Tous les ordres de mon Gouvernement me sont transmis par mon général de division qui est à Strasbourg. Je persiste dans ma première détermination; je consens à ne plus tirer dès que vous ferez cesser vos travaux et que vos avant-postes se retireront hors de la portée du canon.""

Enfin le 16, après avoir reçu des instructions de Strasbourg, l'opiniâtre commandant de place consentit à signer un armistice. Pappenheim, aussi entêté que lui, maintint le blocus pendant une quinzaine de jours, espérant toujours prendre Schlestdt par la famine. Malgré la désertion qui éclaircissait les rangs de la garnison, désertion favorisée par le général bavarois, Schweisguth ne se laissa pas émouvoir. '""Il croit entrer plus vite, écrivait-il, il se trompe, il restera toujours assez de braves pour lui défendre l'entrée.""

De guerre lasse et constatant que les Alsaciens étaient plus entêtés que les Bavarois, Pappenheim leva le siège le 6 mai.

En récompense de sa belle conduite, Schweisguth fut d'abord relevé de ses fonctions, laissé sans emploi jusqu'en 1819, puis mis en non-activité.

 Sources

  • Famille: "Les amis de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat", annuaire 1990.

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Jean SCHWEISGUTH 1684-   Eve Françoise BURGH †1756    
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Pierre Frédéric SCHWEISGUTH 1723-1789   Catherine SCHWEND 1736-1809
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Charles François SCHWEISGUTH, Chevalier de la Légion d'Honneur 1769-1847



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