Sainte Marie

  • Née vers -26
  • Décédée vers 40,à l'âge d'environ 66 ans
  • Mère de Jésus Christ

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Demi-frères et demi-sœurs

Du côté de Anne (Mère de Marie) de JUDÉE, Sainte Anne, née vers -50, décédée

 Grands parents paternels, oncles et tantes

 Grands parents maternels, oncles et tantes

 Notes

Notes individuelles

Générale#Marie, fille de Joachim et de Anne, épousa Joseph, menuisier-charpentier à Nazareth en l'an - 8 de l'ère chrétienne. Son premier né, Jésus, naquit en Août - 7, au cours d'un voyage dans le sud de la Judée. Marie eut 9 enfants. Excellente mère, elle fut peut-être aveuglée par la promesse que son fils était l'élu de Dieu si bien qu' elle ne comprit pas la mission divine que son fils revendiqua très tôt . Elle espéra longtemps qu'il prit position vis à vis de l'état religieux et qu'il revendique ses droits au trône de David. Cette immense déception fit qu'elle se détourna de son fils aîné et entraîna avec elle dans ce rejet, la majorité des frères et soeurs de Jésus. Jésus connaissait le désappointement de sa mère, mais ne fit rien dans un sens ou dans l'autre pour la détourner de ses idées préconçues. Marie, les frères et soeurs de Jésus comprirent réellement après sa mort, en voyant le mouvement naissant des premiers chrétiens, qui il était, et combien ils s'étaient fourvoyés dans leur jugement.
Marie de Nazareth
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Religion
Religions abrahamiques :
Judaïsme - Christianisme - Islam
Cet article fait partie d'une série sur le Christianisme
Fondements
Bible
Jésus-Christ
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Vierge Marie
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Monachisme
Événements et fêtes
Nativité
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Branches du christianisme
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Orthodoxie
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Ministres du culte
Évêque - Prêtre - Pasteur - Diacre
Constructions religieuses
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Basilique - Cimetière
Monastère -
Temple

Marie s'appelle en grec Mariam (?a??aµ), en hébreu et en arabe Miryam (???? - ????). Mais la tradition en France veut que l'on l'appelle Marie.
Elle est la mère de Ieschoua, Jésus de Nazareth, qui est pour le Christianisme et l'Islam, le Messie proclamé et attendu par le judaïsme.
Elle est présente dans le Nouveau Testament, des apocryphes comme le Protévangile de Jacques ou l'Assomption de Marie, et le Coran.
On l'appelle parfois Marie de Nazareth (ou de Jérusalem, lieu traditionnel de sa nativité). Elle est la femme de Joseph.
Elle est aussi appelée la Vierge Marie et la Mère du Seigneur.
Pour l'ensemble du Christianisme et l'Islam, elle présente la particularité d'avoir enfanté étant vierge. Voir Conception virginale.
Pour les principaux courants historiques du Christianisme, l'orthodoxie et le catholicisme elle est la "Mère de Dieu", selon la définition du Concile d'Éphèse.
Sommaire [masquer] ? 1 Étymologie ? 2 Données textuelles ? 2.1 Les Évangiles ? 2.2 L'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe de Césarée ? 2.3 Le Protévangile de Jacques ? 2.4 Le Coran ? 3 Perspectives religieuses ? 3.1 Catholicisme et orthodoxie ? 3.2 Protestantisme ? 3.3 Islam ? 4 Bibliographie ? 5 Voir aussi ? 5.1 Dogmes ? 5.2 Cultes ? 5.3 Liens externes

Étymologie [modifier]
Marie correspond à l'hébreu Myriam (nom en particulier de la sœur de Moïse)
De nombreuses interprétations ont été données au nom, mais à ce jour aucune ne s'est imposée. La racine égyptienne m.r.y (= aimer) semble pourtant avoir la préférence.
En revanche, il convient de tenir pour une parétymologie purement poétique l'hypothèse de l'hébreu mar yam (´ goutte de mer a), latinisé en stilla maris, lui-même devenu Stella maris (´ Étoile de la mer a). On rencontre souvent l'explication par laracine hébraïque ´ marah a "rebelle" ou "chagrine". L'étymologie populaire fait dériver le nom de ra'ah, "voir", d'où "prophétesse" ou 'wr, "éveiller" ou encore de mara, "maîtresse".

Données textuelles [modifier]

Les Évangiles [modifier]
? Matthieu
Le texte expose la généalogie de Jésus et sa conception virginale du fait de l'Esprit Saint, qui sera annoncée à Marie puis à Joseph par l'ange Gabriel.
´ Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ. a (Mt 1, 16)
´ Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint Esprit, avant qu'ils eussent habité ensemble. a (Mt 1, 18)
´ Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l'enfant qu'elle a conçu vient du Saint Esprit ; a (Mt 1, 20)
´ Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l'adorèrent ; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe. a (Mt 2, 11)
´ N'est-ce pas le fils du charpentier ? n'est-ce pas Marie qui est sa mère ? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères ? a (Mt 13, 55)
? Marc
´ N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? Et il était pour eux une occasion de chute. a (Mc 6,3)
Ce verset et celui, équivalent, de Mt 13, 55, posent la question de l'existence des frères et sœurs de Jésus qui ne seraient pas à comprendre comme étant des enfants de Marie selon les Églises catholique et orthodoxe.
A ce sujet, le Nouveau Testament mentionne :
´ Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie mère de Jacques le mineur et de Joses, et Salomé.a (Mc, 15, 40)
´ Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d'aller embaumer Jésusa en (Mc 16, 1),
´ Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala a (Jn 19,25).
´ Jude, serviteur de Jésus-Christ, et frère de Jacques a (Jude 1),
Sur cette question des ´ frères et sœurs a de Jésus, voir l'article Famille du Seigneur
? Luc
Cet Évangile commence par la naissance miraculeuse de Jean le Baptiste, fils de Zacharie et d'Élisabeth, annoncée par l'ange Gabriel, qui se rend ensuite auprès de Marie pour lui dire qu'elle aussi va avoir un enfant, comme sa parente Élisabeth.
´ Salut, pleine de grâce ! Le Seigneur est avec vous. a (Lc 1, 28).
´ Vous êtes bénie entre les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. a (Lc 1, 42).
´ Voici, en effet, que désormais toutes les générations me diront bienheureuse, parce que le Puissant a fait pour moi de grandes choses. a (Lc 48-49).
? Jean
Il n'évoque pas la naissance du Christ mais l'associe au miracle des Noces de Cana (Jn 2, 1-11) et à la Crucifixion où Jésus la confie à Jean avant de mourir.
´ Jésus, voyant sa mère, et auprès díelle le disciple quíil aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. a (Jn 19, 26-27).

L'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe de Césarée [modifier]
Elle a de l'importance concernant la question des ´ frères a de Jésus.
´ Jacques, celui qu'on appelle frère du Seigneur car il était nommé lui aussi fils de Joseph et Joseph était père du Christ a (Hist. Eccl. 2,1).
´ Simon, fils de Clopas, qui est mentionné dans le livre de l'Évangile, était digne du siège de cette Église : il était, dit-on, cousin du Sauveur. Hégésippe raconte en effet que Clopas était le frère de Joseph a. (Hist. eccl. 3, 11).

Le Protévangile de Jacques [modifier]
D'après ce texte, non reçu comme canonique, elle est la fille d'Anne et de Joachim et aurait été ´ consacrée au Seigneur a par un vœu de sa mère puis confiée à Joseph avant la conception de Jésus.
Ce texte montre que la croyance chrétienne en la virginité perpétuelle de Marie est attestée dès le IIe siècle.
´ Anne répondit : ´ Aussi vrai que vit le Seigneur Dieu, je ferai don de mon enfant, garçon ou fille, au Seigneur mon Dieu et il le servira tous les jours de sa vie. a a (Protév. Jc 4,1).
Voir l'article spécifique : Protévangile de Jacques

Le Coran [modifier]
Le Coran parle de peu de femmes, mais n'en nomme qu'une seule : Mariam. Elle est parfois la sœur d'Aaron;allusion a son activité de pretresse au temple selon le coran et parfois la mère de Jésus Christ. Dans la Sourate 3 La famille d'Imram, il est très certainement fait mention de cette dernière. Elle est la fille d'Imram, et le Seigneur confie sa garde à Zacharie. Le Coran ateste que Dieu place lui même le Messie dans le ventre de Marie.
? 3.35. (Rappelle-toi) quand la femme d'Imran dit : ìSeigneur, je T'ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte-le donc, de moi. C'est Toi certes l'Audient et l'Omniscientî.
? 3.36. Puis, lorsqu'elle en eut accouché, elle dit : ìSeigneur, voilà que j'ai accouché d'une filleî; or Allah savait mieux ce dont elle avait accouché ! Le garçon n'est pas comme la fille. ìJe l'ai nommée Marie, et je la place, ainsique sa descendance, sous Ta protection contre le Diable, le banniî
? 3.37. Son Seigneur l'agréa alors du bon agrément, la fit croître en belle croissance. Et Il en confia la garde à Zacharie . Chaque fois que celui-ci entrait auprès d'elle dans le Sanctuaire, il trouvait près d'elle de la nourriture. Il dit : ìô Marie, d'où te vient cette nourriture ? î - Elle dit : ìCela me vient d'Allahî. Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter.
? 3.38. Alors, Zacharie pria son Seigneur, et dit : ìô mon Seigneur, donne-moi, venant de Toi, une excellente descendance. Car Tu es Celui qui entend bien la prièreî.
? 3.39. Alors, les Anges l'appelèrent pendant que, debout, il priait dans le Sanctuaire : ìVoilà qu'Allah t'annonce la naissance de Yahya, confirmateur d'une parole d'Allah . Il sera un chef, un chaste, un prophète et du nombre des gens de bienî.
? 3.40. Il dit : "? mon Seigneur, comment aurais-je un garçon maintenant que la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérileî ? . Allah dit : ìComme cela ! î, Allah fait ce qu'Il veut.
? 3.41. - ìSeigneur, dit Zacharie, donne-moi un signe.î - ì Ton signe, dit Allah, c'est que pendant trois jours tu ne pourras parler aux gens que par geste. Invoque beaucoup Ton Seigneur; et, glorifie-Le, en fin et en début de journée.î
? 3.42. (Rappelle-toi) quand les Anges dirent : ìô Marie, certes Allah t'a élue au-dessus des femmes des mondes.
? 3.43. ìô Marie, obéis à Ton Seigneur, prosterne-toi, et incline-toi avec ceux qui s'inclinentî .
? 3.44. - Ce sont là des nouvelles de l'Inconnaissable que Nous te révélons. Car tu n'étais pas là lorsqu'ils jetaient leurs calames pour décider qui se chargerait de Marie ! Tu n'étais pas là non plus lorsqu'ils se disputaient .
? 3.45. (Rappelle-toi,) quand les Anges dirent : "? Marie, voilà qu'Allah t'annonce une parole de Sa part : son nom sera ìal-Masihî ìHissaî, fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allahî.
? 3.46. Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des gens de bienî.
? 3.47. - Elle dit : ìSeigneur ! Comment aurais-je un enfant, alors qu'aucun homme ne m'a touchée ? î - ìC'est ainsi ! î dit-Il. Allah crée ce qu'Il veut. Quand Il décide d'une chose, Il lui dit seulement : ìSoisî; et elle est aussitôt.

Perspectives religieuses [modifier]

Catholicisme et orthodoxie [modifier]
Voir líarticle Mariologie.
Les Églises catholique et orthodoxe accordent une place spéciale à la Vierge Marie, qui est l'objet d'un culte particulier.
Une grande partie de la spiritualité mariale (l'adjectif n'est utilisé que par les catholiques) a été développée postérieurement à l'époque de la rédaction des Évangiles, mais elle se fonde sur le texte de Luc 1, 26 et suiv. qui rapporte l'Annonciation, la Visitation et le Magnificat.
Le concile d'Éphèse (431) et les suivants reconnaissent Marie comme Theotokos, celle qui a mis Dieu au monde, la ´ Mère de Dieu a.
La virginité perpétuelle de Marie fait partie du dogme catholique et orthodoxe. Les ´ frères de Jésus a mentionnés en Mc 6, 3 sont des demi-frères, fils de Joseph, selon la tradition orthodoxe qui suit le Protévangile de Jacques, ou des cousins selon la tradition catholique : deux d'entre eux sont, en effet, signalés comme fils d'une ´ Marie, mère de Jacques et de Joset a en Mc 15, 40, qu'il faut identifier à Marie, femme de Clopas d'après Jn 19, 25, le troisième Jude est le frère de Jacques(Ju 1) et le quatrième Simon est clairement désigné comme un cousin germain, fils de Clopas le frère de Joseph, dans l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe de Césarée qui signale aussi que ´ frère du Seigneur an'est pour Jacques qu'une appellation. (voir la section des données textuelles)
L'immaculée conception de Marie est un dogme de l'Église catholique, décrété le 8 décembre 1854 par Pie IX dans sa bulle Ineffabilis Deus. Ce dogme signifie que Marie, mère de Jésus-Christ, fut conçue exempte du péché originel.
L'Assomption est un dogme catholique selon lequel, au terme de sa vie terrestre, Marie a été ´ enlevée corps et âme a au ciel, le 1er novembre 1950, ce point de foi est défini sous forme de dogme par la constitution apostolique Munificentissimus Deus du pape Pie XII.
Marie est vénérée par les chrétiens catholiques et orthodoxes, qui invoquent son intercession et qui la célèbrent en particulier le 1er janvier (Sainte Marie Mère de Dieu) le 15 août (Dormition et Assomption), le 25 mars (Annonciation du Seigneur),le 8 septembre (Nativité de la Vierge Marie) et le 8 décembre (Immaculée Conception de la Vierge Marie).

Protestantisme [modifier]
Les protestants dénoncent le culte rendu aux saints, et en particulier le culte marial catholique.
Pour eux Marie est vierge avant la naissance de Jésus, mais a d'autres enfants, les frères et sœur de Jésus cités dans les évangiles. Voir l'article sur les Desposyni.
Luther insiste contre ce qu'il pense être les abus du culte marial et le transfert du l'œuvre de redemption vers Marie.
Calvin va plus loin en affirmant que Marie a besoin du pardon, et refuse de fêter les fêtes mariales. Il reste prudent sur le terme "Mère de Dieu", qui pour lui est d'importance uniquement pour rappeler à la fois l'humanité et la divinité du Christ.
Le protestantisme est resté longtemps muet à propos de Marie. C'est à partir du dogme de l'Immaculée Conception en 1854 puis de celui de l'Assomption en 1950 que se creuse à nouveau l'écart avec les catholiques.

Islam [modifier]
Marie est également citée sous le nom de Maryam dans le Coran Myriam mère de Issa Jésus.
Dans l'Islam, Marie est simplement une femme, bien que bénie par Dieu et particulièrement pieuse. Le culte rendue à Marie semble bien éloignée des pratiques musulmanes, comme en témoignent ces versets :
? 4.155. (Nous les avons maudits) à cause de leur rupture de l'engagement, leur mécréance aux révélations d'Allah, leur meurtre injustifié des prophètes, et leur parole : ìNos cœurs sont (enveloppés) et imperméablesî. Et réalité, c'est Allah qui a scellé leurs cœurs à cause de leur mécréance, car ils ne croyaient que très peu .
? 4.156. Et à cause de leur mécréance et de l'énorme calomnie qu'ils prononcent contre Marie.

Bibliographie [modifier]
? Marie, Jacques Duquesne, 2004
? Touche pas à ma Mère !, Daniel Ange, 2005
? Manuel des prières à la Vierge, les prières adressées à la Vierge, Émilie bonvin, 2005, ISBN 2848950226
? Marie la Musulmane, Michel Dousse ISBN 2226159037

Voir aussi [modifier]
? Jésus de Nazareth
? Famille du Seigneur

Dogmes [modifier]
? Marie Theotokos (Mère de Dieu)
? Assomption
? Immaculée Conception

Cultes [modifier]
? Mariologie (culte marial)
? Vierge à líEnfant (ou Madone, représentations mariales)
? Annonciation
? La Madunuccia (fête de dévotion mariale en Corse)
? Rosaire
? Nativité, A SANTA (pélerinage à Casamaccioli le 8 semptembre)

Liens externes [modifier]
? La catégorie Sainte Vierge Marie de l'annuaire dmoz.
? Marie, Mère de Jésus-Christ : prières, poésies, rosaire, apparitions, etc.
? Vie de la Sainte Vierge d'après les méditations d'Anne Catherine Emmerich publiées en 1854
? La maison de la Vierge Marie, photo
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Marie (en hébreu et arabe Miryam (???? - ????)), est la mère de Jésus, dit Jésus de Nazareth (ou Jésus-Christ).
On l'appelle parfois pour cela Marie de Nazareth (ou de Jérusalem, lieu traditionnel de sa nativité).
Le Nouveau Testament l'appelle la Vierge Marie et la Mère du Seigneur et le Concile d'Éphèse l'appelle "Mère de Dieu". Le Coran mentionne également Marie en termes très respectueux.

Marie est vénérée par les chrétiens catholiques et orthodoxes, qui invoquent son intercession et qui la célèbrent en particulier le 15 août (Dormition et Assomption) et le 8 septembre (Nativité).

La tradition occidentale et orientale en fait la fille d'Anne et de Joachim en s'appuyant sur le Protévangile de Jacques. Ce texte, qualifié d'apocryphe parce qu'exclu du canon, n'a pourtant jamais été véritablement rejeté de la tradition de l'Église, du moins avant la Réforme. Aucune mention de cette filiation de Marie n'est faite cependant dans le texte canonique du Nouveau Testament.

Le concile d'Éphèse (431) et les suivants reconnaissent Marie comme Theotokos, "Déipare", "celle qui a mis Dieu au monde". Ces termes sont rejetés par l'Église nestorienne (assyrienne). Ils le sont aussi par les protestants, qui rejettent la dévotion à Marie (ce que les catholiques appellent le culte marial) comme ils rejettent la dévotion aux autres saints.

Marie est également citée sous le nom de Maryam dans le Coran, qui lui consacre la sourate 19 où sont évoquées les naissances miraculeuses de Jean-Baptiste (Yahya ñ ya?ya) et de Jésus (Aïssa ñ ?isa). Le Coran ne mentionne pas le personnage de Joseph, mais donne à Marie un frère appelé (Haroun ñ ?arun). Ce manque de correspondance amène certains à identifier dans le Coran une interpolation qui confondrait, erronément, Maryam (Marie, mère du Christ) avec une autre Maryam (la sœur de Moïse) citée dans le Livre de l'Exode, précédant la première d'au moins quinze siècles selon l'histoire, et qui, elle, avait notamment comme frère Haroun (version arabe du nom hébraïque Aaron).

Sommaire [masquer]
1 Origine du nom
2 Les Évangiles
2.1 Interprétation de la critique textuelle contemporaine
3 La tradition ancienne
4 Virginité de Marie
5 Le culte de la Vierge
5.1 Antiquité et haut Moyen Âge
5.2 Moyen Âge et époque moderne en Occident
5.3 Époque contemporaine dans l'Occident catholique
5.4 Quelle est la position des protestants face à Marie ?
6 Miracles et apparitions dans le catholicisme
7 Prières catholiques
7.1 Les fêtes à la Mère de Dieu dans l'Église orthodoxe
8 Voir aussi
9 Bibliographie
10 Liens externes



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Origine du nom
Marie correspond à l'hébreu Miryam (nom entre autres de la sœur de Moïse), sans doute fort répandu au temps du Christ, puisque les Évangiles mentionnent d'autres Marie, par exemple Marie de Magdala (ou Marie-Madeleine) et Marie de Béthanie. De nombreuses interprétations ont été données au nom, mais à ce jour aucune ne s'est imposée, La racine égyptienne m.r.y (= aimer) semble pourtant avoir la préférence.

En revanche, il convient de tenir pour une parétymologie purement poétique l'hypothèse de l'hébreu mar yam (´ goutte de mer a), latinisé en stilla maris, lui-même devenu Stella maris (´ Étoile de la mer a). On rencontre souvent l'étymologie hébraïque de la racine ´ marah a qui veut dire ´ aigrir a.

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Les Évangiles
Le catholicisme et l'Église orthodoxe accordent une place spéciale à la Vierge Marie, "Déipare" (theotokos). Une grande partie de la spiritualité mariale (l'adjectif n'est utilisé que par les catholiques) a été développée postérieurement à l'époquede la rédaction des Évangiles.

Seul Luc parle abondamment de Marie. Cet Évangile commence par la naissance miraculeuse de Jean-Baptiste, fils de Zacharie et d'Élisabeth, annoncée par l'ange Gabriel, qui se rend ensuite auprès de Marie pour lui dire qu'elle aussi va avoir un enfant, comme sa parente Élisabeth. Dans l'évocation de la naissance et des premiers mois du Christ, Marie joue un premier rôle, tandis que Joseph est laissé dans l'ombre. On peut donc dire d'une certaine manière que l'auteur à Théophile est à l'origine du culte marial, car son texte a été commenté par les Pères de l'Église, en particulier par Ambroise de Milan et interprété par les artistes, en particulier par les mosaïstes de l'arc triomphal de Sainte-Marie-Majeure à Rome.

Marc ne mentionne Marie qu'occasionnellement. Jean, qui n'évoque pas la naissance du Christ, l'associe au miracle des Noces de Cana et à la Crucifixion.

Matthieu commence son texte par une longue généalogie remontant à Abraham, mais cette généalogie ne concerne que Joseph. Il précise simplement que Marie se trouve enceinte par le fait de l'Esprit Saint (I:18), mais c'est Joseph qui tient le rôle principal : c'est lui qui pense d'abord à répudier Marie lorsqu'il voit qu'elle est enceinte, lui à qui l'Ange apparaît pour lui expliquer la situation et lui dire de donner le nom de Jésus à l'enfant.

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Interprétation de la critique textuelle contemporaine
Les Récits d'enfance concernant Marie seraient des récits tardifs ajoutés postérieurement à la rédaction des évangiles. De ce fait, la présence de Marie dans le texte dont disposaient les premières communautés chrétiennes serait encore plus parcimonieuse, et se limiterait aux informations figurant dans les Évangiles. Pour beaucoup d'exégètes, leur facture font identifier ces sources à des récits apocryphes dont le propos consiste à combler les vides de l'histoire.

C'est dans cette même logique que les protestants ne prêtent pas foi à d'autres informations sur Marie que celles déjà contenues dans les Évangiles ñ et qui parfois, à les croire, contredisent les récits apocryphes.

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La tradition ancienne
On peut donc penser que le statut de Marie, comme quasi-intermédiaire entre Dieu et les hommes se concrétisa au moment où Jésus était pleinement reconnu comme Dieu le Fils et où l'on s'interrogeait sur sa nature. C'est effectivement cequi se passa lors du concile œcuménique d'Éphèse (431), quand on définit Marie comme "Theotokos", Déipare.

Néanmoins, les écrits fondateurs des premières communautés chrétiennes jusqu'au début du IVe siècle ñ soit le canon du Nouveau Testament ñ ne donnent aucun indice concret sur un quelconque rôle intermédiaire de Marie entre Dieu et les hommes. Tout au plus, sur base de ces sources, peut-on lui attribuer un statut de "maternité universelle", mais il y a là des conflits d'interprétation, surtout entre catholiques et protestants (principalement évangéliques). Le Nouveau Testament affirme clairement "il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus ChristÖ" (1 Timothée 2:5).

La patristique des IIe et IIIe siècles se fonde sur les récits des Évangiles canoniques et, dans certains cas, sur des traditions orales (Jérusalem, Éphèse).

Les Pères tiennent parfois pour authentiques les évangiles apocryphes et les textes apocalyptiques jusqu'au Ve siècle. Ainsi, Ambroise de Milan fonde la doctrine de la Virginité perpétuelle de Marie sur le Protévangile de Jacques. C'est le nom donné au XVIe siècle à un manuscrit apocryphe qui porte le titre de ´ Nativité de Marie, révélation de Jacques a, dans lequel est raconté l'épisode de la sage-femme à la main sèche et sont fournis des fondements anciens au culte rendu à la Vierge Marie. Il date du milieu du second siècle, semble avoir été écrit par un non-juif, peut-être un égyptien, et se concentre sur la question délicate de l'incarnation de Jésus. Il présente la pureté absolue d'une Marie élevée au sein du Temple et fonde ainsi la plupart des développements ultérieurs même si le Décret dit de Gélase (qui fixe au VIe siècle la liste des apocryphes et limite ainsi la liste des évangiles canoniques) ne l'a pas retenu (sur la constitution du canon, voir Canon (Bible)).

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Virginité de Marie
La ´ virginité de Marie a est le fruit d'une imprécision de la traduction grecque de la Bible pré-chrétienne dite Septante. En effet, le prophète Isaïe prévoyait dans la Torah que le messie naîtrait d'une jeune femme (???? ó almah), sans que ce motn'indique si cette jeune femme serait mariée ou non, vierge ou non. Si ce fait avait dû être précisé, d'autres mots auraient été choisis. Le traducteur a transformé almah en pa???e??? (parthenos, qui a bien le sens de "vierge"). Lorsque l'Évangiledit de Matthieu (apôtre) a été rédigé (~60-70), c'est en se servant en grande partie de la Bible des Septante dont le rédacteur reprend la traduction de la prophétie d'Isaïe (les mots grecs sont identiques).

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Le culte de la Vierge

Icône sur verre (transylvanienne).[modifier]
Antiquité et haut Moyen Âge
Les nombreux textes apocryphes postérieurs aux Évangiles ont largement contribué à développer le culte marial. Le plus important d'entre eux est sans doute le Protévangile de Jacques, datable du milieu du IIe siècle et qui se dit écrit par l'apôtreJacques le Mineur, frère ou demi-frère du Christ. C'est lui qui développe le thème de l'absolue pureté de Marie en rajoutant à sa virginité perpétuelle le fait qu'elle-même ait été conçue de façon miraculeuse malgré la stérilité de sa mère Anne. Selon l'opinion des catholiques, ce miracle est l'ébauche du dogme de l'Immaculée Conception, mais l'Église orthodoxe rejette ce point de vue qui tend à isoler la Mère de Dieu du reste de l'humanité.

Le catholicisme développa un culte marial autour des thèmes suivants : célébration d'Anne et Joachim, les parents de la Vierge, Présentation de la Vierge au Temple, Éducation de la Vierge, tous issus du protévangile de Jacques.

L'Orthodoxie vénère la Mère de Dieu d'une façon un peu différente. On ne parle pas de "culte marial" car la dévotion à Marie est toujours christologique et christocentrique. À partir du VIIème siècle, dans l'hymne acathiste, Marie porte le titre de"Général en chef de nos armées". Pleine de maturité et d'énergie, elle organise la résistance contre les ennemis et contre les démons.

La dévotion à la Vierge se développe à la fois dans les Églises d'Orient et d'Occident. Marie est appelée la nouvelle Ève, celle qui met fin au péché originel en enfantant le Christ. Sa pureté est réaffirmée par la croyance en l'Assomption, attestée dès la seconde moitié du VIe siècle, suivant en cela le récit de la "mort" de Marie.

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Moyen Âge et époque moderne en Occident

Dormition de la Vierge, église abbatiale de Fécamp, XVe siècleL'iconographie médiévale nous montre que, dans la religion catholique, la Vierge est quasiment indissociable du Christ : chaque église possède ou possédait sa statue de laVierge à l'Enfant, et les autres thèmes les plus fréquemment développés sont ceux de la Nativité et de la Fuite en Égypte. Mais en même temps la Vierge acquiert un statut de reine, développé dans de nombreux écrits, et saint Bernard transforme en litanies de la Vierge les versets érotiques du Cantique des Cantiques, appliquant à Marie toutes les métaphores contenues dans le texte biblique. De très nombreuses églises et cathédrales lui sont consacrées, sous le vocable de Notre-Dame. La Cathédrale Notre-Damedu Puy-en-Velay, sanctuaire marial, fut l'un des lieux de pèlerinage les plus importants du Moyen Âge et de la Renaissance.

De plus, les Cisterciens développent la dévotion du Rosaire, reprise ensuite par les Dominicains, transformée en fête religieuse au XVIe siècle, après la victoire de Lépante (1571). Car la Vierge est maintenant associée aux combats que le catholicisme doit mener contre les hérétiques. La Réforme met en doute le culte de la Vierge, c'est donc la Vierge qui mènera le combat contre les réformés. Les retables du Rosaire se multiplient, tout comme les représentations de l'Immaculée Conception et celles de l'Assomption, sans compter les innombrables miracles peints notamment sur les ex-voto.

Dans líOccident latin, le mois de mai est dédié à Marie, semble-t-il, depuis le XIIIe siècle. On raconte que saint Philippe Néri (1536-1595) avait líhabitude de rassembler les enfants, le 1er mai, autour díun petit autel de Marie. Mais cíest au XVIIIe siècle, que se répandit la coutume díune célébration familiale du mois de Marie, à líinstigation des Jésuites. Le pape Pie VII, en 1815, approuve officiellement la pratique de cette dévotion.


Marie au paradis[modifier]
Époque contemporaine dans l'Occident catholique
La notion de combat semble également au cœur des représentations de la Vierge au XIXe siècle, qui lui associe Jeanne d'Arc dans la défense de l'Église contre l'impiété et le républicanisme. Ce n'est pas un hasard si l'Immaculée Conception devient un dogme en 1854, et si la dévotion du Rosaire gagne encore en ampleur après les miracles de Lourdes. Quelques décennies plus tard, le pape Pie XII instituera l'Assomption en dogme (1950).

Ces dernières années, sans pour autant désavouer le culte de la Vierge, on s'est efforcé d'en contenir certains excès. Le concile Vatican II considère comme légitime et nécessaire la dévotion à la Vierge, mais met en garde les fidèles, comme le rappelle le pape Jean-Paul II :

´ le Concile engage les théologiens et les prédicateurs à éviter toute exagération comme toute attitude minimaliste dans la façon de considérer la dignité de Marie. Car, en vénérant l'image, on honore la personne de la Mère de Dieu. L'authentique doctrine mariale, dans la fidélité à l'Écriture et à la Tradition, se réfère au Christ : en Marie, tout vient du Christ et est orienté vers Lui. Enfin, les Pères conciliaires mettent en garde contre la vaine crédulité et la prédominance des sentiments. La dévotion mariale authentique pousse à une affection filiale envers la Vierge et suscite la ferme décision d'imiter ses vertus. a §

À partir du concile Vatican II, on a cherché à réduire le culte rendu à la Sainte Vierge dans un souci d'œcuménisme avec les Protestants. En effet durant le concile, un texte à part avait été préparé sur la sainte Vierge. En fait,les Pères du Concile ont préféré le supprimer et insérer des passages la concernant dans les textes sur l'Église

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Quelle est la position des protestants face à Marie ?
Ils la reconnaissent comme un modèle de foi, une figure qui peut nous guider. Cependant, elle n'a pas de rôle d'intercession auprès de Dieu. Le Magnificat est lu dans le sens de la théologie de la grâce : Marie reconnaît que tout lui vient de Dieu.Elle est l'humble que Dieu regarde, non pour ses mérites ou qualités, mais par bonté.

Marie, une femme hors du commun ? Au contraire ! Sa simplicité la rend proche de nous et la place au rang d'exemple pour signifier à chacun et chacune d'entre nous que notre vocation est de vivre dans la communion avec Dieu. Petite fille de Nazareth, un village au Nord de la Palestine, elle n'a pas eu de chance, Marie. Elle n'a jamais fait ce qu'elle a voulu. Fiancée, elle a été fille mère : mère célibataire, soupçonnée par Joseph, celui qui l'aimait et qu'elle aimait (Matthieu 1/19). Pourtant, cíest justement elle que Dieu choisit. Intruse dans la généalogie des 40 hommes de la lignée de Jésus, elle prend de líimportance dans la lignée sainte. Elue par Dieu, elle répond : me voici, Seigneur (Luc 1/38). Marie, une femme toute proche de nous, dont la confiance en Dieu est totale. Mère, elle a dû accoucher loin de chez elle, dans un pays inconnu, dans la pauvreté, parce que toutes les portes se sont fermées. Puis il a fallu partir. Quelques années d'interdiction de séjour. A leurretour à Nazareth, quelques bonnes années, les soucis et les joies de tout le monde. Marie veille sur Jésus pour que son intelligence se développe et qu'il apprenne à grandir au milieu des autres. Elle s'inquiète quand, à douze ans, lors d'un pèlerinage à Jérusalem, son enfant se perd dans la ville et oublie de rentrer (Luc 2/41s). Elle est triste quand il quitte la maison, s'éloignant d'elle pour s'en aller à travers les villages de Palestine annoncer que le temps de l'amour de Dieu est venu. Dans la société de líépoque, une mère délaissée par son fils était inadmissible. Et pourtant, Marie fait face. Elle comprend que seuls ceux qui font la volontédu Seigneur sont dignes de faire partie de sa famille (Matthieu 12/46). Fidèle, elle le reste jusquíau bout. Lorsquíelle voit son fils partir faire sa vie, se détacher d'elle, elle accepte. Ceci non sans douleur. Au pied de la croix et regarde son fils, pendu et meurtri. Elle ne comprendra le projet de Dieu quíau tombeau vide : celui quíelle a porté, accompagné, donné, a réalisé les promesses de Dieu. Ainsi, Marie apparaît comme la figure du véritable disciple, comme notre sœur dans la foi. N'a-t-elle pas incité Jésus à faire son premier miracle à Cana (Jean 2) ? Cíest elle qui est confiée au disciple bien-aimé (Jean 19 / 25), qui sera dépositaire du quatrième évangile. Cíest elle encore qui est présente lors de la naissance de líEglise à Pentecôte (Actes 1 / 14)Ö Elle a bénéficié du " oui " de Dieu, et a su y répondre dans la fidélité envers et contre tout. Loin díêtre une divinité féminine tutélaire à côté díun Dieu viril redoutable, encore moins líimage díun éternel féminin au sens sexuel du terme, Marie est servante et témoin, visage de la créature accueillant humblement la grâce divine et síouvrant à celui qui la transfigure. Qui díautre mieux quíelle peut parler à notre reconnaissance et à notre fidélité ?

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Miracles et apparitions dans le catholicisme

Ex-voto dédié à la ViergePendant le pontificat de Libère, un aristocrate nommé Jean et sa femme eurent un songe communiqué par la Vierge Marie leur demandant de construire une chapelle. La basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome fut construite par la suite.

Dès le Moyen Âge, les miracles attribués à la Vierge se multiplient et sont publiés dans de nombreux recueils, l'un des plus célèbres étant les ´ Miracles de Notre-Dame a de Gautier de Coincy, au début du XIIIe siècle. Souvent, cesmiracles aboutissent à la construction d'églises ou d'ermitages, où d'autres miracles auront lieu par la suite. Notre Dame de Guadalupe a ordonné la construction d'une église en 1531 à un pauvre Indien à Tepeyac.

Dans le cas des ermitages, on peut avoir affaire à un modèle unique, reproduit à des dizaines d'exemplaires : un berger ou un vacher, guidé par une des ses bêtes, découvre une statue de la Vierge enfouie dans le sol ou blottie dans un arbre. Il ramène la statue dans sa ville ou son village, mais elle disparaît quelque temps après et revient à l'endroit où elle a été trouvée. On comprend alors qu'elle veut qu'on lui construise un sanctuaire, ce qui est fait dans lesmois ou les années qui viennent. Puis on viendra en pèlerinage dans ces sanctuaires, où de nombreuses guérisons se produiront, comme en témoignent les ex-voto qui tapissent les murs de certaines de ces églises. Dans une apparition de 1664 à Saint-Étienne-le-Laus, la Vierge Marie se présente à Benoîte Rencurel, une bergère de 17 ans et dit : ´Je suis Dame Marie, la Mère de Jésus.a Au mois de mai 1682, la Madonne se présente à la jeune Madeleine Serre qui venait detomber dans un trou et lui demande de construire une chapelle. La Chapelle Saint-Bernard est finalement construite en août 1689.

Dans la plupart des miracles précédents, la Vierge n'apparaissait pas forcément aux fidèles, sinon en rêve. Tout change à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, où elle apparaît en personne en divers endroits : à la Rue du Bac le 18 juillet 1830, à La Salette en 1846, à Lourdes à Bernadette Soubirous (1858), à Pellevoisin en 1876, à Pontmain en 1871, à Knock en 1879, puis en 1917 à Fátima, où elle apparaît à trois jeunes bergers portugais. Elle se présente comme la Vierge des Pauvres à Banneux de janvier à mars 1933. Ida Peerdeman voit la Vierge Marie de 1945 à 1959, qui veut se faire appeler la ´Dame de tous les Peuplesa. La Sainte Vierge se fait aussi appeler Notre-Dame de la Prièrelors de ses apparitions à l'Ile-Bouchard en 1947. Du 29 août au 1er septembre 1953, la Madonne a envoyé ses larmes à Antonina Jannuso de Syracuse ; c'est Notre Dame de Syracuse. Des apparitions mariales sont rapportées à Garabandal en 1961 mais ne sont pas reconnues par l'évêque local. En avril 1968, la Vierge Marie est apparue devant la télévision égyptienne à Zeitoun, des apparitions qui ont duré trois ans. En 1969, elle apparaît à Akita au Japon; ces apparitionssont reconnues par l'évêque. Plus récemment, elle serait encore apparue àpartir de 1981 à des jeunes gens de Medjugorje, petit village de Bosnie-Herzégovine. D'autres miracles sont depuis signalés à Kibeho en 1981, à Soufanieh en 1982, à San Nicolás en 1983, à Betania en 1984 et à Civitavecchia en 1995. Des apparitionsmariales sont même alléguées à Montréal de 1998 à 2005. 1

Article détaillé : Apparitions mariales

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Prières catholiques

Statue de la Vierge, AlsaceBeaucoup de prières catholiques sont dédiées à la Vierge Marie. Le rosaire, composé de quatre chapelets (trois seulement si l'on ne récite pas les mystères lumineux), a un caractère essentiellement marial, ce qui ne lui enlève en rien son caractère christocentrique, selon Jean-Paul II dans Rosarium Virginis Mariae. Le Je vous salue Marie est la prière la plus dite du chapelet.

Le Sub Tuum Praesidium (IIIe siècle) est certainement la plus ancienne prière non scripturaire connue adressée à la Vierge Marie.

L'Angélus reprend les paroles du dialogue entre Marie et l'ange Gabriel. Cette prière prise au lever jour, à midi et le soir, est remplacée entre Pâques et la Pentecôte par le Regina Cµli, qui proclame à la lumière des fêtes pascales qu'elle est laReine du Ciel.

Le Salve Regina est une prière qui demande à Notre Dame la compassion, la miséricorde, la consolation, l'espoir et le salut. L'Evangile enseigne que Marie a aussi composé un cantique, le Magnificat.

Le Stabat Mater enseigne que Marie fut transpercée d'un glaive en pleurant devant Jésus qui pendait sur la croix ; ceci est redit dans la constitution apostolique Munificentissimus Deus.




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Les fêtes à la Mère de Dieu dans l'Église orthodoxe
Nativité de la Mère de Dieu (8 septembre)
Protection de la Très Sainte Mère de Dieu (1er ou 28 octobre)
Fête de l'icône Notre Dame de Kazan (22 octobre)
Fête de l'icône Notre Dame "Joie des affligés" (24 octobre)
Présentation de la Mère de Dieu au Temple (21 novembre)
Fête de l'icône Notre Dame du Signe (27 novembre)
Conception de la Mère de Dieu (9 décembre)
Synaxe de la Mère de Dieu (26 décembre)
Annonciation à la Mère de Dieu (25 mars)
Samedi de l'Acathiste (dernier samedi de carème)
Dimanche des myrrhophores (3ème de Pâques, 2d après Pâques)
Déposition de sa robe aux Blachernes (2 juillet)
Jeûne de la Mère de Dieu (du 1er au 14 août)
Dormition de la mère de Dieu (15 août)
Déposition de sa ceinture à Chalcopétria (31 août).
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Voir aussi
Annonciation
Assomption
Catholicisme
Immaculée Conception
Vierge à líEnfant (ou Madonne, représentations mariales)
La Madunuccia (fête de dévotion mariale en Corse)
Marie Theotokos (Mère de Dieu)
Mariologie (culte marial)
Rosaire
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Bibliographie
Marie, Jacques Duquesne, 2004
Touche pas à ma Mère !, Daniel Ange, 2005
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Liens externes
La catégorie Sainte Vierge Marie de l'annuaire dmoz.
Marie, Mère de Jésus-Christ : prières, poésies, rosaire, apparitions, etc.
Vie de la Sainte Vierge d'après les méditations d'Anne Catherine Emmerich publiées en 1854
La maison de la Vierge Marie, photo
Portail du christianisme ñ Accédez aux articles de Wikipédia concernant le christianisme.


Récupérée de ´ http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_de_Nazareth a
Catégories: Marie de Nazareth | Catholicisme | Personnage du Nouveau Testament | Saint catholique et orthodoxe | Personnage coranique

Naissance

http://blogs.aol.fr/loipri/priou-loic/entries/2007/07/07/le-tombeau-de-jesus-002/1909
http://blogs.aol.fr/loipri/priou-loic/entries/2007/07/07/le-tombeau-de-jesus-004/1911

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

? de DAVID ca -95- ? ? Jeshua de JUDÉE ca -85- ? ?
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Joachim (Grand-Père Maternel de Jésus-Christ) de DAVID, Saint Joachim ca -60- Anne (Mère de Marie) de JUDÉE, Sainte Anne ca -50-
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Marie (Mère de Jésus-Christ) de DAVID, Sainte Marie ca -26-ca 40