Message to visitors

close

Bienvenue sur l'arbre en lignede Massiliensis qui se construit lentement mais... sûrement!

Je dispose d'informations noninsérées : n'hésitez donc pas à macontacter pour toute information complémentaire.Denombreuses données (dont les arbres Bonjean, Sonyer, Andron,Belleudy, Ingina, Allet, Boulouvard, Maureau, Deflaux, leursbranches alliées et d'autres encore) sont inéditessur Généanet (été 2008).

 

août 2009 Nous avonspoursuivi nos recherches sur, entre autres, les familles suivantes: THIBAUD, GIROUD et alliés (Dauphiné),BOULIN/CHAMPAGNE, ascendance du couple FAVRE/ AGUIRAUD.Complément d'informations sur les BELLEUDY

 

 

 

 


Nicolas du Peloux
Nicolas du Peloux
Sosa :1
Baron d'Annonay , Seigneur de Gourdan, La Motte, Alomort, Colaux, Brezenaud, Marcland, La Sablière, Beaufort, Gigors et autres places (1572), Gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi , Échanson du roi de France , Chevalier de l'Ordre de Saint-Michel

  • Deceased possibly January 21, 1601 - Annonay, 07, FRA
  • Bailli et capitaine de la baronnie d'Annonay. Gouverneur d'Annonay et du Haut-Vivarais.
1 file available 1 file available

 Parents

a picture
  • Chevalier. Capitaine de cent chevaux-légers. Echanson du Roi Henri II. Gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi. Maître de camp de la cavalerie légère de France. Gouverneur de Mondovi.
  • a picture
  • Dame d'honneur d'Éléonore d'Autriche, reine de France.
  •  Spouses and children

     Siblings

    • M Charles du Peloux de Gourdan, Seigneur de Gourdan, Colaux, Marcland,la Motte sur Galaure, Caulaux-en-Vivarais, Bayard et Brézenaud †?1631
    • M sosa Nicolas du Peloux, Baron d'Annonay †?1601

     Present at an event

     Notes

    Individual Note

    "Chevalier de l'Ordre du Roi", c'est-à-dire chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, il fut promu en 1572 lors de la même promotion, qu'entre autres, Michel de MONTAIGNE (1533-1592), futur maire de Bordeaux et célèbre moraliste.

    D'après le poète et académicien François MAYNARD (1582-1646), dans la compilation de son oeuvre publiée en 1628, p. 2459 :

    C'estoit un personnage de beaucoup de mérite qui avoit tousjours servy le ROY fort fidèlement, suivy ses armes et commandé pour luy au pays, tellement qu'ayant receu plusieurs blessures, il en estoit grandement incommodé.

    D'après certaines sources, il aurait eu comme première épouse Anne d'URRE de BERLION. [Je recherche des preuves de cette union]. Cette union est bien reportée dans les preuves de Malte et dans le Martyrologe des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem.

    Il épouse ensuite Françoise d'ISERAND, puis veuf, se remarie à nouveau avec Catherine du PUY de VILLARS.

    Cette dernière devenue veuve se remaria elle-même avec autre Nicolas du PELOUX, neveu et filleul de son premier mari.

    Ce dernier remariage de sa veuve avec son neveu souleva un important contentieux entre sa veuve et les enfants des précédents lits de Nicolas du PELOUX oncle, aboutissant à une jurisprudence considérée comme l'une des plus notables de cette époque en terme de droits matrimoniaux, si bien qu'elle figurait encore dans certains traités de jurisprudence à la fin de l'Ancien Régime.

    Sa fille Marguerite du PELOUX épouse de VOGÜÉ fut la plus obstinée car elle poursuivit le procès jusque devant le pape et le Parlement de Toulouse alors que ses frère et soeurs avaient abandonné la cause.

    Le Parlement de Toulouse rendit finalement en 1609 un arrêt par lequel il jugea qu'il n'y avait pas eu abus dans la procédure faite par l'official d'Annonay sur la fulmination et exécution de la dispense obtenue en cour de Rome pour contracter mariage au second degré d'affinité. Marguerite du PELOUX, fille du second lit de défunt Nicolas, perd ainsi son procès contre son ex-marâtre Catherine du PUY, veuve de Nicolas du PELOUX, devenue l'épouse de son cousin autre Nicolas du PELOUX.


    • Pour mémoire, François du PELOUX, le père de Nicolas, est mentionné dans les mémoires de MONTLUC, en effet, en tant que lieutenant de M. de BRISSAC, du PELOUX attaqua victorieusement avec MONTLUC et environ 40 hommes une compagnie de 400 Huguenots ! Ceux-ci venaient d'attaquer un château tenu par les Catholiques près de Millas, aux alentours de Carcassonne.

    En 1558, le roi HENRI II donna à François pour 9 ans les revenus de la baronnie d'Annonay car lors de la conquête de Calais (1), il avait "racheté" la faute de propre son père (le grand-père de Nicolas) complice du Connétable de BOURBON (2).

    Le roi HENRI III confirma cette donation à son fils Nicolas en 1577 et 1581.

    Source : Marc GAUER, "Histoire et généalogie de la famille du Peloux et de ses alliances", Cahiers ardéchois, 2016

    Note 1 : Prise de Calais détenu par les Anglais (sous la reine MARIE I° la sanglante TUDOR) le 8 janvier 1558 par les hommes d'Henri le balafré, duc de GUISE.Note 2 : Le père de François avait fait partie des troupes du connétable François III de BOURBON, chef des troupes de CHARLES QUINT, qui fut tué lors du siège de Rome .

    • Nicolas du PELOUX est mentionné dans le Recueil général des mémoires de l'Histoire de France dans le chapitre des "Mémoires d'Achille GAMON" comme suit :

    En passant à Vienne, [Henri de MONTMORENCY] donna le commandement de la ville et la baronnie d'Annonay à Nicolas du PELOUX, seigneur de Gourdan, La Motte, chevalier de l'ordre du Roi. [ Nicolas du PELOUX ] fit publier la commission du duc de MONTMORENCY en janvier 1573, qui portoit l'assurance de la liberté de conscience en faveur des religionnaires, pourvu qu'ils fussent tranquilles et soumis aux ordres du Roi, à la réserve de ceux qui avoient [combattu] dans l'armée contre les Catholiques. Ledit du PELOUX déclara ensuite de bouche aux habitants d'Annonay que l'intention du ROI étoit qu'il n'y ait plus qu'une seule religion en France et que tous les sujets allassent à la messe; et après avoir fait lire les instructions du ROI à tous les gouverneurs sur cela, il commanda aux curés de tenir un registre de tous ceux qui alloient à la messe et voudroient faire profession de la religion catholique et romaine, et exhorta aux habitants d'obéir aux ordres de Sa Majesté. La mémoire des châtiments récents fit que le dimanche suivant la plupart des protestants d'Annonay, et à leur exemple ceux des villes et villages voisins, assistèrent à la messe.

    Du PELOUX, ayant mérité par sa sage et prudente conduite le commandement du Haut-Vivarais, se comporta avec tant de douceur et de modération dans son gouvernement qu'il contint tout le pays dans la paix et la soumission.

    • En juin 1573, il reçoit chez lui, dans le château d'Annonay , et préside l'Assemblée des députés du Haut-Vivarais.
    • En 1573, le jeune et trop fameux ERARD [ndr : brigand et chef de bande protestant] avait exploité et terrorisé les régions. Avec cent hommes de sa sorte il s'était fortifié dans les tours d'Oriol, « et de ces tours désertes et inhabitées, n'ayant depuis cent anx que servy de repaire aux chats huans et aux chauve souris, sortirent comme du cheval de Troye tous les maux, ruines et calamitez du pays.» Ses lieutenants ROY et TREMOLET occupèrent Munas, Manoha et Lotoire. «Leurs troupes firent de grandes ruines et dégasts aux dictes maisons et pillèrent beaucoup de bleds, vins et meubles que les viulageois d'alentour avoient serré dedans, pensans els asseurer». Nicolas du PELOUX assiégea vainement Oriol, faute de canon. Son frère Charles fut blessé près de Munas. ERARD fut pris dans une sortie, amené à Annonay, puis relâché pour trois cent écus.

    Cependant François de BARJAC, seigneur de Pierregourde, commandant des huguenots en Vivarais, vint à Lotoire en décembre et y conclut une trêve avec du PELOUX. Le traité fut ensuite ratifié à Brogieu. Les châteaux furent rendus à leurs maîtres.

    Source : "Revue historique, archéologique, littéraire et pittoresque du Vivarais illustrée : publiée avec le concours d'un groupe d'écrivains ardéchois", fondateur : Paul d'ALBIGNY, Imprimerie centrale, Privas, 1908.

    • A l'aube de 1576, il signe à Annonay en tant que chef des Catholiques une trêve entre plusieurs capitaines des partis catholiques et protestants qui sera enregistrée par les Etats du Vivarais.
    • En 1577, il préside à Tournon l'Assemblée des députés du Haut-Vivarais.
    • On le [ndr : Achille GAMON] voit encore, le 27 août 1577, assistant, pour le consul d'Annonay, à une Assemblée des députés du Haut-Vivarais qui, composée en grande partie de catholiques, avait été convoquée à Tournon par Nicolas du PELOUX. On s'y occupa des moyens à prendre pour la réduction des lieux rebelles du Haut-Vivarais, en vue du rétablissement de la paix, et la paix de Bergerac fut signée le mois suivant (17 septembre).

    Ndr : la paix de Bergerac, clôturant la "sixième guerre de religion" en France, fut signée entre le roi HENRI III et les protestants. Elle fut négociée du côté catholique par François de NEUFVILLE, marquis de VILLEROY et par le grand-maître de l'artillerie Armand de GONTAUT-BIRON. Du côté protestant, elle fut négociée par de LA NOUE, gouverneur de La Rochette et François de BOURBON, duc de MONTPENSIER Elle aboutit à l'édit de tolérance de Poitiers.

    Source : "Revue historique, archéologique, littéraire et pittoresque du Vivarais illustrée : publiée avec le concours d'un groupe d'écrivains ardéchois", fondateur : Paul d'ALBIGNY, Imprimerie centrale, Privas, 1907.

    • En 1579, il est "baron usufruitaire" d'Annonay et préside les Etats du Vivarais qui se tiennent à Annonay dans la maison de sa mère, Claude de LUCINGE.
    • En 1581, il est présent à l'Assemblée des députés du Vivarais qui se tient à Viviers. De même en 1589.
    • Une revue consacrée à l'histoire du Vivarais évoque un différend survenu en 1589 entre Nicolas, alors baron d'Annonay au nom du ROI, et le duc de VENDADOUR (Gilbert III de LÉVIS-VENTADOUR, qui décèdera en 1591), vieux chef protestant du parti des malcontents, pair de France et châtelain de La Voulte-sur-Rhône, à propos de la réunion de l'Assiette (réunion fiscale) pour 1589. Nous sommes alors en pleine huitième guerre de religion mêlant protestants, catholiques fidèles au roi HENRI III et catholiques ligueurs . On rappelle que le roi HENRI III fut assassiné par le moine jacobin Jacques CLÉMENT en août 1589, son successeur étant HENRI IV, roi de Navarre et prince protestant. La confusion était alors à son comble...

    L'Assiette de 1589 fut retardée par suite d'un différend entre le duc de VENTADOUR et M. du PELOUX. Le premier avait écrit pour qu'elle fût convoquée à la Voulte, mais M. du PELOUX soutenait, au contraire, qu'elle devait se réunir à Annonay, parce que c'était l'année de tour de la baronnie d'Annonay. Le syndic demanda l'avis de la réunion de Viviers sur ce qu'il y avait à faire.

    L'assemblée « conclut qu'il ira à la Voulte voir la résolution qui pourra estre prise pour la tenue de l'Assiette, et cependant, comme la Voulte et Annonay ne seront pas d'un accès facile à tous, vu les dangers de la route et l'ombrage qui est encore parmi ceux d'un parti et d'autre, Monseigneur (le duc de VENTADOUR) sera très humblement supplié de vouloir tenir l'Assiette à Viviers, qui est la capitale du pays, et plus proche de Msgr le duc de MONTMORENCY, pour les occasions qui s'offriront, Sa Grandeur devant sous peu de jours arriver à Bagnols. »

    Cet incident trouve son explication dans les difficultés judiciaires qui avaient entraîné pour la baronnie d'Annonay l'ajournement de l'exécution de l'arrêt du 23 août 1582. « Aussitôt cet arrêt rendu, le duc de VENTADOUR avait sommé Nicolas du PELOUX, qui jouissait de la baronnie au nom du roi, de lui céder la place et même de lui restituer les revenus qu'il avait perçus. Du PELOUXpria alors HENRI III de lui indiquer la conduite qu'il avait à tenir. Le ROI lui déclara que, en considération et récompense des signalés services qu'il avait rendus à l'Etat, notamment de la réduction des ville et château d'Annonay sous l'autorité royale, son intention était qu'il continuât à garder sous son obéissance la ville et baronnie d'Annonay, lui ordonnant d'employer pour s'y maintenir toutes les forces dont il pourrait disposer, si le comte de VENTADOUR tentait d'user de violence pour l'évincer. Il l'autorisa également à percevoir tous les fruits et revenus de la terre d'Annonay, jusqu'à ce que l'appel interjeté par lui en courde Parlement contre l'arrêt rendu eût été jugé, et que la somme de 6.666 écus qui était due à Nicolas lui eût été intégralement payée.

    Les lettres patentes du ROI pour l'exécution de ses volontés sont datées du 27 mai 1583. L'arrêt du 23 août 1582 fut donc encore sursis pendant six ans, et ce ne fut qu'en décembre 1589 qu'il reçut son exécution complète»

    Ainsi, Nicolas du PELOUX fut titulaire de la baronnie d'Annonay et de ses revenus jusqu'en décembre 1589, date à laquelle ce titre lui fut retirée au profit du duc de VENTADOUR, par décision de justice. L'arrêt du 23 août 1582 dont il est question avait été rendu par le Parlement de Paris et avait tranché en faveur du duc de VENTADOUR concernant les baronnies de la Roche-en-Régnier, détenue par Louis de BOURBON, duc de MONTPENSIER, et celle d'Annonay, détenue par le Roi. Mais un appel ayant été interjeté, Nicolas attendit donc, conformément au souhait du roi HENRI III, que l'appel soit jugé pour se dessaisir du titre et des privilèges que le ROI lui avait octroyés.

    Source : Revue historique, archéologique, littéraire et pittoresque du Vivarais illustrée : publiée avec le concours d'un groupe d'écrivains ardéchois / fondateur Paul d'Albigny, 1898

    • En 1590, Nicolas du PELOUX et Guillaume de VOGÜÉ reçoivent pour mission des Etats du Vivarais «d'aller avec le syndic Jean de FAY trouver Monsieur SANILHAC et Monsieur LESTRANGE à Aubenas».
    • En 1595, son fils François serait mort à Lyon dans un duel, après avoir insulté le sieur LOUBAT (probablement Hugues LOUBAT, futur échevin de la ville), qui lui avait refusé l'entrée de son hôtel à l'occasion d'un bal donné en l'honneur d'ambassadeurs de la République de Venise de passage à Lyon. Des détails sur cette affaire sont à rechercher.
    • En mars 1600, il préside à Annonay l'Assemblée générale des Etats du Vivarais.
    • Le 29 7 1600, il institue son héritière universelle Catherine du PUY de VILLARS, sa troisième femme, et lui substitue Marguerite du PELOUX, sa fille naturelle et légitime et de feue sa femme Françoise d'ISERAND, sa première femme, ledit testament passé dans le château de Gourdan, signé par ledit seigneur testateur, les témoins et Me GARNIER notaire royal.

    Note récapitulative

    Extrait d'un ouvrage consacré aux châteaux de l'Ardèche :

    Nicolas du PELOUX fut incontestablement le grand homme de la famille. Sa mère, peut-être aimée de FRANÇOIS I°, avait été dotée par lui ; son père avait été l'un de ses plus vaillants serviteurs, en compagnie des GUISE et de SAINT-CHAMOND. Il se trouva donc tout naturellement à la tête du parti catholique à la veille des guerres de religion. Il ne put empêcher le passage d'Annonay au protestantisme en 1562, mais lorsque les catholiques reprirent la ville, il accueillit chez lui à Annonay les réfugiés protestants. Son ,om, fut dès lors un gage de paix. Henri de DAMVILLE, duc de MONTMORENCY, lui fit confier en 1572 par le roi CHARLES IX le gouvernement du Haut-Vivarais. Il le conserva jusqu'en janvier 1574, date à laquelle il se retira, les Etats du Languedoc lui refusant les subsides nécessaires à la guerre. Le 18 juillet 1574, Annonay repasse aux mains des protestants, et ce furent des catholiques qui se réfugièrent à Gourdan.

    Dès 1577, des Annonéens des deux confessions appelèrent Nicolas de GOURDAN à la tête de leur ville. Il répara tout de suite le château d'Annonay à ses frais. HENRI III lui accorda 1200 livres de pension annuelle, jusqu'au remboursement des 20 000 livres qu'il avait avancées. Le 23 août 1582, à la suite d'un interminable procès de 57 ans, la baronnie d'Annonay revint aux LEVIS, mais avec l'accord du ROI, Nicolas du PELOUX en conserva l'usufruit jusqu'en 1589. Gilbert de LEVIS, enfin installé, reconnut à Nicolas la possession de Gourdan. Nicolas du PELOUX lui jura fidélité, "en tenant ses mains jointes entre celles du duc, ses armes et éperons déposés.

    Nicolas du PELOUX mourut en janvier 1601, laissant au moins sept filles dont deux religieuses, mais aucun garçon, en dépit de trois mariages successifs.

    Source : Marcel RIOU, "Ardèche, terre de châteaux', La Fontaine de Siloë, 2002

     1 - Mémoires d'Achille GAMON

    Nicolas du PELOUX est mentionné dans les Mémoires d'Achille GAMON, avocat et consul d'Annonay, document très précieux pour la connaissance des guerres de religion dan le Vivarais.

    Les extraits ci-dessous ont été publiés par le "Bulletin d'archéologie et de statistique de la Drôme" (volume 21) publié en 1887

    Les notes précisent que fils aîné de François du PELOUX et de Claudine de LUCINGE, Nicolas du PELOUX était lors capitaine de la compagnie du comte de TENDE (ndr : Honoré de SAVOIE, né à Marseille en 1538 et décédé en Avignon en 1572), de laquelle il n'était que guidon en 1569, et se qualifie en outre gentilhomme échanson du TOI dans un testament qu'il fit en 1571. Marié 1° le 11 février 1565 avec Anne d'EURRE, 2° le 1er août 1587 avec Françoise d'ISERAND, 3° en 1596 avec Catherine du PUY, il n laissa qu'une fille nommé Marguerite, qui épousa en 1604, Louis de VOGÜÉ. Ndr : ce dernier point n'est pas exact, Nicolas eut d'autres filles.

    Massacre continué aux bonnes villes

    L'exemple de Paris [ndr : le massacre de la Saint-Barthélemy] fut suivy à Orléans, Rouen, Meaux, Mascon, Lion, Romans, Valence, Tholoze et aultres principales villes de ce royaume, où ceux de la religion [ndr : comprendre "les protestants"] en fort grand nombre et en divers temps furent emprisonnez et après massacrez à monceaux, les ungs dans les prisons, les autres dehors et jettez aux rivières.

    Aulcuns tombans entre les mains de ceux qui aymoient plus l'argent que le sang, rachepterent leurs vies par de grandes sommes de deniers, se retirans aux lieux de seureté et abandonnans leurs familles et biens desquels on se saisissoit.

    Ceux qui habitent les lisieres du Rhosne peuvent tesmoigner l'avoir veu teinct de sang et couvert de corps fluctuans, auxquels la barbare fureur de leurs propres voisins, desnia la terre commune à tous pour sepulture.

    Cependant les cours de Parlement, gens de justice et gouverneurs des villes rejettoient ces inhumaitez sur la populace seditieuse, combien qu'on sceut assez que tout se faisoit par commandement et de propos desliberé.

    Aussy ne firent-ils jamais le semblant de reprouver cette audace, ne punir par justice ceux qu'ils disoient estre seditieux, mais au contraire plusieurs escrits imprimés se publioient approuvans et haut louans lesdictes executions avec invectives, derisions et elegies satiriques contre les massacres.

    Entre aultres courut partout une exhortation au ROY, imprimée à Paris, de vertueusement continuer et parachever ce qu'il avoit heureusement commencé contre les huguenots ; toustefois comme ceux-cy en jugeoient selon leurs affections, aussy plusieurs aultres ne s'en pouvoient resjouir, creignant que Dieu vindcateur, en la rigueur de son ire, ne redemandast quelque jour tant de sang repandu sur tout de royaume remply de meurtre, d'iniquité et de fraude, et combien que le Roy par patentes eust advoué le faict de Paris, si est ce que partout on en parloit diversement.

    Estonnement de ceux de la Religion pour les massacres

    Cependant ceux de la Religion aux aultres villes estoient en merveilleux effroy, mesme ceux d'Annonay, pour estre leur ville ouverte et desmantellée, ne pouvoient dormir en seureté, grandement scandalisez par l'exemple de leurs voisins. De sorte que bien souvent en plein jour, sur quelque bruict inventé tous se mettoient en fuitte comme espris d'une terreur panique, sans que personne les poursuivit ; car encores que par edict prohibant les assemblées et presches, fut deffendu à tous de n'offencer ceux de la Religion, mais les laisser vivre paisiblement chez eux en toute seureté et liberté de conscience, pourveu qu'ils ne fissent aulcunes machinations ne entreprise, si est ce que le constraire estoit journellement faict et enduré, venans d'heure à aultre nouveaux advertissements de plusieurs massacres qu'on continoit en divers lieux et que tous estoient indifferamment contraincts sur la vie d'aller à la messe, de sorte que chascun entroit en deffiance ne sçachant à quoi se tenir.

    Descente du mareschal DANVILLE en Languedoc

    Ndr : le maréchal d'ANVILLE désigne Charles de MONTMORENCY, second fils du connétable Anne de MONTMORENCY et de Madeleine de SAVOIE, duc de Damville, amiral de France, pair de France, né en 1537 et mort en 1612. Il fut Colonel général des Suisses, puis Colonel Général des Suisses et des Grisons.

    Pour l'anecdote, l'explorateur Samuel CHAMPLAIN lui a dédié le rapport de sa première expédition au Canada de 1603 et la chute Montmorency, la plus haute chute d'eau au Québec a été nommée en son honneur.

    Environ Noël [de l'année 1572], Henry de MONTMORENCY, seigneur d'Anville, mareschal, pair de France, descendit en Languedoc, ayant charge de lieutenant-general pour le ROY audict pays et en ceux de Lionois, Daulphiné et Provence, et passant par Vienne, donna commission à Nicolas du PELOUX, seigneur de Gourdan et de la Motte, chevalier de l'ordre du Roy pour commander en la ville et baronnie d'Annonay, lequel en janvier de l'année 1573, ayant convoqué l'assemblée des habitans en leur maison de ville, faict lire publiquement sa commission et un double de celle dudict mareschal, où estoit encore repetté l'asseurance et liberté de conscience, que le ROY donnoit à ceux de la Religion, suivant ses edicts precedants pourveu qu'ils vequissent soubs son obeissance, sans entreprendre nouvelletez, excepté seulement ceux qui auroient commandé aux guerres passées. Mais à l'instant ledict sieur du PELOUX, desclara avoir charge particuliere de faire entendre de bouche auxdicts habitans, l'intention du ROY estre qu'il n'y eust qu'une religion en France et que tous ses subjects allassent à la messe ; et après avoir faict aussy lire les memoires et instructions envoyées à SA MAJESTÉ, à tous gouverneurs touchant ce qu'ils avoient à faire sur ce, commanda suivant icelles, au cure là presns de tenir controlle au vray de tous ceux qui iroient à la messe et voudroient faire profession de la religion romaine, exhortant lesdicts habitans comme celuy qui leur estoit voisin et amy, de penser à eux mesmes et prendre le meilleur conseil avec protestation souvent reitérée qu'il ne vouloit contreindre ny forcer aulcun. Cela accreust la defiance conçue en l'esprit des hommes, voyant que tout à la fois de mesme lieu sortoit le blanc et le noir.

    Ceux d'Annonay quittent la Religion

    Mais la recente memoire qui se confirmoit tous les jours en plusieurs lieux, avec les propos de menasses qu'on faisoit courir par dessoubs main, avoient tellement esbanlé ceulx de la Religion dudict Annonay, que du lendemain et le dimanche suivant, sur cette seule proposition la plus part d'entre eux allerent à l messe,faisant enregistrer leurs nomsau roole des curez et ceux invitant les aultres àfaire de mesme estoient tous les jours suivis par leurs voisins, jusqu'à se trouver d'aulcuns, qui se voyans des derniers protesterent par acte public devant notaire et tesmoins, n'avoir tenu à eux qu'ils ne fussent plus tost venus, mais à quelques empeschemens controuvez pour excuse. Bref de six ou sept cens à peine s'en trouverent vingt qui ne suivissent cette trace. La semblable fut faict à Boulieu et aux villages de la dicte baronnie.

    Gouvernement du hault Vivarez donné au sieur du PELOUX'Le roole des catholisez, ainsy nommoit on ceux qui avoient quitté leur religion pour aller à la messe, fut envoyé au seigneur mareschal, lequel tost après donna aultre commission audict seigneur du PELOUX pour commander à l'hault pas Vivarés, ce qu'il accepta, et en ce gouvernement se comporta avec telle modestie et humanité qu'il n'y est personne en ladicte ville et ez environs qui eceut desplaisir. Et pour ce que les armes estoient levées à Nismes, Aulbenas, Privas et aultres lieux et que la ville de Desaigny [ndr : Desaignes, canton de Lamastre] avoit esté de nouveau saisie, comme fut bientost le chasteau de Bouzas, il fit fermer les pertes et bresches dudict Annonay, fortifier et réparer le chasteau et s'accompagna de quelque nombre de soldats entretenus au despens du pays, avec cinquante chevaux legers qu'il mist au chasteau de Quinthenas.

    Note : Quintenas, commune du canton de Satillieu, dont l'archevêque de Vienne était seigneur avant 1790.

    Siège de Chalancon par ceux de la Religion, ou estoit le sieur des COLAUX, délivré par le sieur du PELOUX, son frère

    autre part ordonna Charles du PELOUX, sieur des COLAUX, son frère, pour commander en la ville de Chalancon, où il fut assiégé par ceux de la Religion qui se jetterent aux faulxbourg, se retrancherent dedans en ....... dudict an 1573. Mais ledict sieur du PELOUX ayant promptement ramassé tant qu'il peut de forces, alla faire lever le siège et eust du meilleur en une charge donnée à ceux qui venoient secourir les assiegeans, tellement qu'ils furent contreins d'abandonner le lieu avec leurs pertes et honte. Bon nombre de ceux d'Annonay le suivirent et servirent en cette expedition.

     2 - Procès relatif au remariage de sa veuve avec son filleul et neveu Nicolas du PELOUX

    Pour les filles de Nicolas du PELOUX issus de l'une ou des deux de ses premières unions, le remariage de Catherine DU PUY avec son neveu constituait une union prohibée par la religion. L'avocat toulousain Jacques de PUYMISSION défendit la marâtre contre ses belles-filles devant le Parlement de Toulouse.

    Il écrit :

    Cette Dame, nonobstant ces indispositions, l'aimoit avec tant d'affection, apportoit tant d'assiduité à le secourir en ses affaires domestiques et tant de soins à la conduite de ses filles, qu'il tascha de le recognoistre en tout ce qu'il peut, & la fit d'ailleurs son heritiere universelle, a la charge neanmoins de restituer aux enfans, qu'il pourroit avoir d'elle, ou en leur defaut, a l'une des filles de son premier lict, a chacune desquelles il donna la somme de quatre mil escus.

    Il deceda le 21e jour de janvier 1601 & peu après il y eut procès intenté deuant les officiers d'Annonay, a a requeste de Messire Charles de PELOUX, pretendant que tous les biens possedez par le defunct son frere luy appartenoient en vertu des substitutions des predecesseurs, & que la vefve ni les les siens n'y pouvoient rien pretendre.

    On produit de part & d'autre, mais pendant les instructions il se commirent plusieurs actes d'aigreur, et se contracterent plusieurs inimitiez capitales & immortelles entre les deux familles, jusques la que Messire Nicolas, fils du demandeur, s'estat jetté a force dans un des chasteaux de cette Dame, il avoit emporté & enlevé tous les papiers et tiltres qui concernoient les heritages de ses ayeuls, parmy lesquels estoient les quictances de plusieurs debtes : Tellement que les communs amis craignant le scandale, & recherchant tous moyens de recociliation, ils n'en y peurent trouver d'autre meilleur que de traitter de leur mariage, & d'autant qu'elle luy respondoit a tante par alliance a cause qu'il estoit nepveu du defunct mary, on resolut d'envoyer a Rome pour obtenir dispense."

    Le Pape CLEMENT VIII, dont la memoire sera tousiours saincte & glorieuse en l'Eglise de Dieu, voulut estre informé plainement des circonstances du facit, & enfin il octroya apres y avoir usé de la circonspection, que nous sçavons qu'il faisoit en telles matieres, mais estant decedé avant l'expedition, elle fut derechef deliberee et accordee par son successeur.

    Les provisions arriverent de par deçà au mois de May 1605 & peu apres on les presenta avec le procureur fiscal, qui fut a ces fins assigné devant l'Official d'Annonay, suivant leur addresse : Il fut procedé aux Enquestes sur le contenu du rescrit, & en somme il y eut sentence du mois de Novembre dernier, portant qu'il estoit loisible aux parties passer outre au mariage, ce quifut executé, car les conventions en ayant esté dressées, & les annonces faictes, la consommation s'en ensuivit.

    Comme ceste Dame voulut esclaircir ses affaires avec ces filles, elle rendit son compte au mois de Iuin 1601 par lequel elles luy furent redevables en quelque somme de deniers, & depuis ayant restitué l'heritage à Marguerite, l'une des puisnees, elle passa transaction & fit liquidation de ses droicts, à la somme de quinze mille livres, moyennant quoy, elle quitta tout ce qu'elle pouvoir pretendre sur les biens.

    Le payement luy fut faict de la somme de trois mil escus : mais comme elle voulut retirer ce qui restoit, on se pourveut en cassation de la transaction, les parties furent receuës en preuve, & depuis sentence fut prononcee par le Senechal sur le fond, de laquelle il y eut appel en la Cour, sur lequel Marguerite auroit obtenu des lettres pour requerir privation des droicts & gains par indignité, l'accusant d'avoir commis onceste, & depuis elle eut encore autres lettres pour debattre la procedure faicte sur l'execution de la dispense par la voye d'abus.

    (...)

    Il y a encore une requeste qui a esté pesentee de la part de l'assignee, pour contraindre Claude, Louyse, Catherine é Renee, soeurs de Marguerite, qui a relevé d'appel comme d'abus, de venir declarer si elles entendent y adherer : car comme elles sont ensemble au procez principal, & qu'elles y ont prins les mesmes conclusions, il est besoin aussi qu'elles s'expliquent, de peut que ayant finy le different, il ne fallut encore le renouveller.

    Au moyen de quoi il conclud que la Cour doit declarer n'y avoir point d'abus és procedures de l'Official d'Annonay, sur l'execution & fulmination du rescrit de la dispense octroyee par nostre Sainct Pere, avec depens & double amende, & faisant droict sur la reparation d'injure, ordonner que les lettres d'appel & autres actes, contenant les paroles pffe,sves ja mentionnees, seront rompus & dinaliez, & ladite Marguerite condamnee en cinq cents escus d'amende, pour la temeraire accuation : neantmoins que les filles ses soeurs, viendront faire la declaration requise.

    Source : "Notables et singulieres questions du droict escrit (...) avec les plaidoyez de M. Iacques de Puymisson Advocat au Parlement de Tholose", Paris, Robert Fouet, 1628


    • Théodore de BEZE (1519-1605), le célèbre théologien protestant, successeur de CALVIN comme chef-de-file des calvinistes, mentionne dans son "Histoire ecclésiastique des églises réformées au royaume de France, en laquelle est descrite au vray la renaissance & accroissement d'icelles depuis l'an 1521 jusques en l'année 1563" que Nicolas du PELOUX était intervenu pour sauver des protestants pendant la prise d'Annonay en 1562 par Christophe de SAINT-CHAMOND.

    (...) Bref, c'estoit une chose plus qu'horrible de veoir l'un enfermé dans sa maison et y bruler, l'autre précipité d'une fenestre, ou de plus haut sur le pavé : les cris & hurlemens des filles & des femmes (...). Les maisons aussi estoient exposees de mesme, & s'il ne se trouvoit personne qui en baillast argent, le feu estoit mis dedans, iusques à en brusler de cent à dix vingts en cette façon ;

    & sans la diligence de quelques gens de biens, entre autres de IARNIEU & du PELOUX (qui sauuerent surtout la plus part des femmes, ioint que Dieu fit ouuerture miraculeusement à quelques uns, mesmes à ceux qui s'estoient retirés au chasteau) il semble qu'il ne fust demeuré creature vivante en ceste pauvre ville [d'Annonay], ni mesmes aucuns biens (...)

    Ndr : "M. de IARNIEU" désigne Fleury de BOULIEU, bailli d'Annonay, qui était le beau-frère de Nicolas du PELOUX (l'époux de sa soeur Claude).

    Source : Théodore de BEZE "Histoire ecclesiastique des Eglises reformees au royaume de France..." (éd. par Simon Goulart), 1580

    • D'après le livre de raison de Daniel de LA CROIX, chirurgien à Annonay, en ceste année [1616] au mois d'apvril l'on a découvert que le manilier [ndr : le marguilier], fils de la grande Marie, avoit dérobé la chasse de plomb de feu Monsieur du PELOUX et avoit ouvert toute les tumbes et dérobé les linges des trespassé. Et du jour mesme qu'il ensevelossoit un mort, il luy ostoit les linges. L'on reconnut les linges de feu M. de LA SALLE, médecin, et de la mère de M. CHARIN. Il desroba aussi les verges des vitres et les attaches de fer des cloches, ce qu'a esté bien vérifié. I s'en fuit et la justice luy a fait son procès.

    Le feu M. du PELOUX pourrait être lui, ce qui signifierait a priori qu'il avait sa sépulture à Annonay et non au château-couvent des Célestins à Colombier-le-Cardinal où les PELOUX étaient traditionnellement inhumés.

    Source : Revue historique, archéologique, littéraire et pittoresque du Vivarais illustrée, 1909

    Marc GAUER, dans "Histoire et généalogie de la famille du Peloux et de ses alliances", Cahiers ardéchois, 2016, nomme le voleur. Il s'agirait de François SAIVE, sonneur de cloches.

    Death

    Cette date, reprise par plusieurs sources, provient du "Recueil historique des chevaliers de l'Ordre de Saint-Michel: 1568-1574" de d'HOZIER.

    Family Note

    Marriage with Françoise d'Iserand:
    CM 20 8 1587 entre Haut et puissant seigneur Nicolas du PELOUX, chevalier de l'Ordre du Roi, gentilhomme ordinaire de sa Chambre, seigneur de Gourdan, Marcland, Beaufort, Gigors et la Motte d'une part et damoiselle Françoise d'ISERAND, veuve de noble Jacques de LATTIER, seigneur de BAYANE d'autre part, reçu et signé par Me NOYER, notaire royal.

     Sources

    • Individual: Recherches personnelles.
    • Family 1: Martyrologe des chevaliers de Malte
    • Family 2: Preuves de Malte
    • Death: Recueil historique des chevaliers de l'Ordre de Saint-Michel: 1568-1574

      Photos and archival records

    {{ media.title }}

    {{ mediasCtrl.getTitle(media, true) }}
    {{ media.date_translated }}

     Family Tree Preview

    a picture
    sosa François du Peloux, Seigneur de Gourdan, Caulaux et Masclaux †1543
     a picture
    sosa Claude de Bothéon-la-Baume
     a picture
    sosa François de Lucinge, Baron d'Arenthon, Brisson et autres lieux ca 1490-/1576
     a picture
    sosa Marguerite de Lucinge
    ||||






    ||
    a picture
    sosa François du Peloux, Baron d'Annonay
     a picture
    sosa Claudine de Lucinge, Dame d'honneur de la reine de France
    ||



    |
    a picture
    sosa Nicolas du Peloux, Baron d'Annonay †?1601