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août 2009 Nous avons poursuivi nos recherches sur, entre autres, les familles suivantes : THIBAUD, GIROUD et alliés (Dauphiné), BOULIN/CHAMPAGNE, ascendance du couple FAVRE/ AGUIRAUD. Complément d'informations sur les BELLEUDY

 

 

 

 


Camille Teisseire
(Camille Hyacinthe Teisseire)
Conseiller du Roi. Chevalier de la Légion d'honneur. Membre de l'Académie Delphinale*

  • Né le 22 septembre 1764 - Grenoble
  • Décédé le 12 septembre 1842 - Grenoble, 38, FRA , à l’âge de 77 ans
  • Inhumé - Grenoble, cimetière Saint Roch
  • Conseiller référendaire au Parlement de Dauphiné. Liquoriste (sirops Teisseire). Agent national de la Convention. Sous-préfet. Député. Président du tribunal de commerce et de l'hôpital de Grenoble.
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 Parents

portrait
  • Mathieu Teisseire, Conseiller-secrétaire du Roi 1724-1781
  • Conseiller référendaire près le Parlement de Dauphiné. Négociant liquoriste (sirops Teisseire).
portrait

 Union(s) et enfant(s)

 Fratrie

 Relations

 Notes

Notes individuelles

  • L'Académie Delphinale, créée en 1772, porte provisoirement sous l'Empire le nom de Société des Arts et des Lettres de Grenoble". Dans cette académie, Teisseire fréquente notamment Hector Berlioz et les frères Champollion.

Divers :

  • Camille Teisseire rédigea plusieurs mémoires en faveur de l'enseignement mutualiste. Les frères Champollion, tous deux archéologues, partageaient son enthousiasme et se lièrent à l'industriel. D'Egypte, Champollion le Jeune lui envoya des comptes-rendus de ses travaux. Teisseire éprouvait un immense intérêt pour le déchiffrage des hiéroglyphes, écriture dont le sens paraissait perdu à jamais. Teisseire prononce un discours à l'Académie Delphinale lors de la séance publique du 20 octobre 1817 pour rendre compte des résultats des écoles mutualistes implantées dans l'Isère. M. Camille Teisseire a donné un précis historique de la formation des établissemets d'instruction primaire selon la méthode de Lancaster qui existent au Bourg-d'Oisans et à Vizille. Il a développé leurs méthodes, indiqué leurs succès, a comparé les mêmes méthodes avec celles des Ecoles Chrétiennes perfectionnées par M. de la Salle, et, tout en rendant justice à cette dernière institution, il a montré combien le système de Lancaster ou de l'enseignement mutuel leur est supérieur. Il a aussi, par occasion, fait le récit de ce qui s'est passé le mois d'août dernier, à la distribution des prix d'un établissement du même genre, créé à Fribourg en Suisse, et à laquelle présidaient les chefs mêmes de ce canton, et l'évêque de Fribourg. Ce sont les deux frères Champollion, membres de la même académie qui aidèrent Teisseire à créer la première école de ce type à Grenoble.
  • Il est l'auteur de :

- Observations sur le projet d'établissement d'une métaierie nationale dans chaque département, Paris, 1793. -Rapport sur l'administration interne des hospices, Grenoble, 1800.

  • Le quartier construit au XX° siècle à Grenoble sur les anciennes allées Teisseire porte toujours ce nom. C'est en effet aux efforts et aux capitaux de Camille que l'on doit l'assèchement d'hectares entiers de marécages qui cernaient la ville de Grenoble, rendant ainsi ces terrains constructibles.
  • L'entreprise Teisseire est aujourd'hui (2007) le leader mondial des sirops conditionnés en bidon métallique.
  • Camille Teisseire fut un inoxydable administrateur des affaires communales à Grenoble. On le retrouve :

-officier municipal en 1791 -agent national de la Convention pour Grenoble, procureur de la commune, membre du corps municipal en 1793 -membre du corps municipal en 1794 -administrateur élu de la ville en 1795 -maire intérimaire de Grenoble en 1824 (nommé par le préfet de l'Isère en attendant un nouveau maire désigné par décret royal suite à la démission de Calixte de PINA de SAINT-DIDIER)

  • A la Chambre des députés, il est l'un des plus farouches opposants à la loi électorale voulue par le ministère Richelieu, sous Louis XVIII, et accordant au quart des électeurs les plus imposés par département le double vote. Il la déclare anticonstitutionnelle, fondant un privilège et créant des électeurs et des députés d'exception. Dans une assemblée où la droite est majoritaire, c'est dans un affreux tumulte qu'il déclare que la loi nouvelle ne pouvait produire que les plus effroyables résultats parce que la majorité qui la vote n'est composée que de ministres, de fonctionnaires, de nobles et d'anoblis.

  BIOGRAPHIE

Camille Teisseire (né à Grenoble le 22 septembre 1764, mort à Grenoble le 10 septembre 1842) est un industriel et homme politique français.

Camille-Hyacinthe Teisseire est le petit-fils de Mathieu I Teisseire qui, s’installant en 1720 à Grenoble comme marchand épicier, élabore divers sirops ou autres liqueurs et fit fortune grâce au Ratafia de cerise (liqueur à base de sirop de cerises et d'eau-de-vie).

Au moment de la Révolution, Camille Teisseire est donc négociant et fabriquant de liqueur à Grenoble, ébauche de ce qui donnerait plus tard l'entreprise Teisseire. Partisan des "idées nouvelles", il entre au conseil communal de la ville en 1791. Après une mission à Paris pour le compte de la ville, il est arrêté, puis relâché, et devient procureur de la commune. Administrateur de la commune en 1795, il se rallie au 18 brumaire puis à l'Empire, et fut sous-préfet de Tournon de 1809 à 1812.

Il épouse en 1794 Adélaïde Hélène Perier, fille du régent de la Banque de France alors agent communal de Grenoble Claude Perier et est élu, en 1820, député du grand collège de l'Isère. Il quitte la vie politique lors des élections de 1824.

    * 1 Des racines méridionales
    * 2 Le ratafia de Teisseire
    * 3 Une périlleuse carrière politique
    * 4 Alliance aux Périer et héritage de Teisseire
    * 5 Sources

Des racines méridionales

C'est en effet le grand-père de Camille qui fonde l'entreprise Teisseire à Grenoble, étant lui-même originaire du village de Belgentier dans le Var où la famille est citée depuis le Moyen-Âge. Les Teissière, dynastie d'avoués marseillais, sont également issus de ce village.

Son père, Matthieu II Teisseire (1724-1781) a hérité de la fabrique de liqueurs et sirops dont la prospérité lui permet d'acheter la charge de "Conseiller Referendaire du Roy" près le Parlement de Dauphiné. Il fait en plus l'acquisition d'un hôtel particulier et de deux maisons à Grenoble avec des terres en Dauphiné, aux Granges (Beauvert) et à Poisat (38). Il épouse à Pont-de-Beauvoisin (73), en 1758, Gabrielle Crétet de Champmol (1735-1839), fille d'un notable local. Le frère de la mariée, Emmanuel Crétet, comte de Champmol fera lui-même une brillante carrière (conseiller d'Etat, directeur des Ponts-et-Chaussées, 1er gouverneur de la Banque de France, ministre de l'Intérieur.

Le ratafia de Teisseire

A la mort de son père, Camille hérite de ses charges honorifiques et de l'entreprise de liqueurs dont il fait fructifier le capital. La Révolution française l'aidera en cela. La France est isolée en Europe et doit faire face à une émigration qu'elle peine à endiguer, la situation financière interne est déplorable, autant de motifs à l'interdiction de l'exportation des capitaux. Mais les émigrés trouvent vite la parade : ils commandent en quantité des denrées réputées à l'étranger mais dont il est difficile de s'approvisionner. Deux spécialités delphinales sont concernées : la ganterie et "l'excellente liqueur de cerise de Monsieur Teisseire". Une fois obtenues, ces denrées sont revendues à bon prix par les émigrés qui en tirent un revenu considérable. Un tel rendement fut permis grâce aux améliorations que Teisseire apporte à ses recettes et à leur mode de confection.

Une périlleuse carrière politique

Si Teisseire ne dispose pas de formation spécifique aux choses de la politique et de l'administration, ses idées favorables aux réformes et au Tiers-Etat vont l'engager dans cette voie. Après les Etats Généraux du Dauphiné réunis par Claude Perier au château de Vizille, l'archevêque de Vienne, Lefranc de Pompignan en rejète les arrêtés, au nom de l'illégalité de la réunion déclarée par le Roi. En décembre 1788 s'ouvrent à Romans les Etats officiels du Dauphiné, session préparatoire des Etats Généraux du Royaume convoqués par Louis XVI le 8 août , partiellement consacrée à la rédaction des cahiers de doléances des trois ordres et à la désignation des députés qui se rendront à Versailles : Teisseire fait partie des députés du Tiers-Etat.

Deux ans plus tard, le nouveau maire de Grenoble PRUNELLE de LIERE le nomme officier municipal. En cette qualité, il tente de concilier en 1792 le Conseil Général de Grenoble et l'administration militaire au sujet de réquisitions de bâtiments privés et de l'hôpital public entre autres.

Teisseire est un révolutionnaire actif, devient le chantre du jacobinisme à Grenoble, lutte contre les tièdes, commande le 3° bataillon de la Garde Nationale. Par ses opinions maratistes il gagne la sympathie du peuple. Elu au Conseil municipal le 16 décembre 1792, il est nommé chef de la police. Sa popularité est renforcée par son intervention efficace auprès de la Convention Nationale à Paris visant à obtenir un prêt substantiel d'un million d'assignats pour pallier l'approvisionnement difficile de la ville de Grenoble en blé et en viande, dû en partie aux mauvaises récoltes, en partie aux réquisitions croissantes des subsistances militaires alors que la disette s'installe et le spectre de la famine se profile en Dauphiné. La conviction de son discours l'emporte sur les réticences des Conventionnels, et le prêt est accordé.

Dans son discours, Teisseire affiche clairement ses positions en faveur d'une démocratie directe contraignant les plus riches à céder leur bien au peuple lorsque le besoin s'en fait sentir : Représentants du Peuple, apaisez sa faim par le superflu des riches. Il leur en coutera peu, car il ne faut au Peuple pour achever la Révolution que du fer. Il ne demande pour en supporter le poids que du pain. Teisseire prononce ces mots alors qu'à la Convention règne une grande agitation : son président ISNARD condamne avec sa virulence coutumière la Montagne dans son discours du 31 mai 1793 et confirme la nécessité de l'arrestation d'HEBERT. Les Montagnards se soulèvent et l'acculent à la démission. La Montagne devient maitresse de la Convention à la grande satisfaction de Teisseire.

Mais à Lyon, la commune ne suit pas la même tendance. Depuis septembre 1792, les Montagnards menés par CHALIER mènent une politique de répression active contre la bourgeoisie présumé contre-révolutionnaire dans la ville à la grande exaspération des habitants qui se soulèvent et arrêtent CHALIER. Le 1° juillet 1793, Teisseire entre sur le territoire de la Commune passée aux mains des Girondins. Connu pour sa proximité avec les Montagnards, celui-ci est arrêté en possession d'un mémoire contenant ses opinions jacobines qu'il refuse de renier. Il écrit le 3 juillet au Conseil Général de Grenoble, alors qu'il est transféré à la prison de Pierre-Scize : Je vous invite à vous unir à la Convention nationale, à ne jamais la méconnaître, c'est la boussole qui sauvera la France. A Grenoble, l'émotion est vive, et l'agent Claude PERIER qui vient de négocier l'approvisionnement de la ville en grains auprès des départements voisins et proche des Girondins, tente d'obtenir sa libération. Entretemps, les Grenoblois élisent une nouvelle municipalité menée par de BARRAL, marquis de Montferrat, hostile aux Girondins, et c'est Teisseire alors emprisonné qui est élu procureur de la Commune. Lyon annonce que Teisseire sera jugé et Grenoble menace :L'arrestation du citoyen Teisseire, patriote de Grenoble, a mis au comble l'indignation publique. Nous marcherons sur Lyon. Lyon décide en fin de compte la libération de Teisseire le 7 juillet qui rejoint immédiatement Grenoble.

L'aventure de Teisseire fit une forte impression aux Grenoblois tandis que Lyon s'opposait de plus plus fermement à la Convention montagnarde, ce qui devait la mener au siège, et l'heure fut à la répression contre les Girondins et autres fédéralistes. Reconnaissant envers PERIER, très actif pour sa libération, il attesta devant les Montagnards de sa foi en la Patrie et en la Révolution, évitant ainsi des poursuites contre le riche négociant qui deviendra son beau-père.

Le 26 septembre 1793, Pierre CHEPY écrit que TEISSEIRE va à nouveau se rendre à Paris "pour solliciter l'établissement à Grenoble d'un arsenal de construction et de dépôt." Le but est toujours d'après CHEPY, de contribuer à la chute de Lyon, alors révoltée contre la Convention montagnarde. L'Armée des Alpes réussira en effet à reprendre la ville début octobre au prix d'un siège sanglant.

Le 14 novembre 1793, la mise en cause par CHEPY qui souhaitait selon ses propres termes "mettre plus de terreur à l'ordre du jour" de "quelques Crassus matadors de l'aristocratie et du fédéralisme, notamment SAVOYE-ROLLIN, ex avocat général, et PERIER dit Milord" au sein du Comité de surveillance de Grenoble, donne à la reconnaissance de TEISSEIRE envers Claude PERIER l'occasion de se manifester. Avec d'autres notables de Grenoble, il s'indigne publiquement contre ces accusations gratuites, et proteste de l'honorabilité de PERIER et SAVOYE-ROLLIN.

Teisseire devient l'un des principaux bienfaiteurs de la commune de Grenoble en finançant hôpitaux et écoles. Le 31 mai 1794, il est agent national de la Convention puis i est élu officier municipal le 2 novembre 1795.

L'avènement du Directoire puis de l'Empire ne favoriseront pas la carrière politique de Teisseire malgré la nomination du comte de CHAMPMOL, son oncle, au poste de ministre de l'Intérieur par Napoléon I° en 1808. Le ministre lui obtint néanmoins la sous-préfecture de l'Ardèche en 1809, mais son décès la même année ôte à Teisseire tout espoir d'obtenir une préfecture en raison de son activisme passé auprès des Montagnards et ses suppliques à FOUCHE demeureront sans réponse, conduisant à sa démission en 1812.

En 1820, la Restauration voit la victoire des ultras aux élections législatives. Teisseire est élu dans l'Isère et siège dans l'opposition de gauche. La nouvelle victoire des ultras aux élections de 1824 ne vit pas son siège renouvelé. En 1828, il est nommé par les commerçants de Grenoble président du tribunal de Commerce, mettant un terme par cette charge à son activité politique.

Camille Teisseire fut décoré de la Légion d'honneur.

Alliance aux PERIER et héritage de Teisseire

Claude PERIER et Camille Teisseire se sont réciproquement aidés durant la période révolutionnaire, et l'alliance des deux familles est scellée en 1794 par le mariage de Teisseire avec la saconde fille de Claude, Hélène-Adélaïde-Marine PERIER (1779-1851) alors que celle-ci est âgée de 15 ans. Teisseire entre de fait dans une famille associée à l'élite politique et économique française. L'alliance politique eut de maigres résultats. Bien que plusieurs de ses beaux-frères obtinrent une préfecture, Teisseire n'y parvint jamais. Il entre même en litige avec Alphonse PERIER au sujet de son élection à la tête du Tribunal de commerce. Durant la période de sa députation, il entretient néanmoins une importante correspondance politique avec ses beaux-frères qui siègent avec lui (gauche libérale), notamment Casimir PERIER, futur président du Conseil et ministre de l'Intérieur.

Teisseire subit en parallèle l'influence de son ami PRUNELLE de LIERRE, ancien maire de Grenoble, membre de la Grande Loge Nationale Française, il s'engage dans un foi spiritualiste, fréquente des ecclésiastiques, devient membre de la Société pour l'Instruction Elémentaire créée par Lazare Carnot et prend l'initiative de confier l'enseignement à des religieux dans l'école qu'il a créée à Bourg d'Oisans (38).

L'alliance aux Périer fut plus effective dans les affaires. En 1827, il s'associe avec les frères Périer dans les fonderies et Ateliers de Chaillot (Paris) qui fournit en machinerie (extraction, charbonnage) les mines d'Anzin détenues par les Périer. Il entreprend chez lui et à ses frais l'assèchement des marécages de l'ancien lit du Drac entre Poisat, Eybens, Saint Martin d'Hères et Grenoble, ce qu'avait déjà tenté son père. Il rend ainsi une large étendue de terres à la culture et à l'exploitation : ce sont les terrains Teisseire qui seront cédés en héritage à Mme Henriette Chaper.

Il lègue à sa mort d'importantes sommes à des orphelinats et des institutions charitables, en plus du partage familial.

Son fils Charles Teisseire deviendra receveur général des contributions de l'Isère et hérite de l'entreprise Teisseire promise à un brillant avenir. Sa fille Henriette, épouse de l'ingénieur et député Achille Chaper, hérite quant à elle des terres de Poisat, Saint Martin d'Hères, Eybens, Bresson et Echirolles

  • Annuaire de l'Isère (lien sur le château de Poisat, à corriger)
  • Biographie extraite du dictionnaire des députés (1789-1889)
  • DE PAZZIS Henri, Histoire et généalogie de la famille Périer, Editions régionales de l'Ouest, Mayenne, 1995
  • VERMALE François, Le père de Casimir Périer, Grenoble, 1935
  • BARRAL Pierre, Les Périer dans l'Isère au XIX° siècle d'après leur correspondance familiale, Paris, 1964
  • BARRAL Pierre, Les attitudes religieuses de la famille Périer, Athéisme et dialogue, septembre 1979.

POUR L'ANECDOTE :

Une inscription romaine

En 1797, Camille T. retrouve dans les fondations de sa maison grenobloise une inscription romaine que l'on pensait perdue. Celle-ci provient du tombeau de T. AELIUS FORTUNATUS, sa femme et son fils.

D.M T. AEL FORTUNA TI ET PAPIRIAE QVIETE PAREN T1VM ET T. AEL. QVIETI FRATRIS T. AEL. FORTVNA TVS PIISSIMVS.

CHAMPOLLION-FIGEAC écrit à ce sujet : Cette inscription est restée ignorée jusqu'au temps de Guy ALLARD, qui, de sa découverte, prit sujet de sa "Lettre sur les anciennes Inscriptions de Grenoble". Il cite celle-ci , page 3, comme placée dans la Grande-Rue, et enchassée dans les anciens murs de la ville. Peu de temps après, elle n'existait plus , et on la croyait perdue sans retour, lorsqu'en 1797, elle fut retrouvée dans les fondations de la maison de M. Camille TEISSEIRE, négociant, membre de la Société des Sciences et des Arts de Grenoble : il s'est empressé de la réunir à celles qui nous restent de l'ancienne ville de Gularo,

Cette inscription est consacrée à la mémoire de trois personnes de la même famille. C'est Titus AElius Fortunatus qui l'a dédiée aux dieux Mânes de Titus AElius Fortunatus et de Papiria Quieta, ses père et mère, et à ceux de Titus AElius Quietus, son frère : Diis Manibus Titi Aelii Fortwiati et Papiriœ Quietœ parentium , et Titi Alii Quieti fratris, Titus AElius Fortunatus piissimus.

Cette inscription qui, comme les deux précédentes, appartient à la famille AElia, nous fait connaître quatre autres personnes qui en faisaient partie : Titus AElius Fortunatus, époux de Papiria Quieta, et père par elle de Titus AElius Fortunatus et de Titus AElius Quietus.

Le nom de cette famille ne reparaît plus sur les inscriptions de Grenoble , et les trois qui lui appartiennent nous font connaître cinq générations, et conservent les noms de douze individus.

Des relations avec Henri BEYLE dit STENDHAL

Dans sa Vie de Henry Brulard, STENDHAL qualifie Camille Teisseire de "fou de Teisseyre, qui autrefois jacobin, veut brûler Rousseau et Voltaire". Le Teisseire en question possédait un hôtel particulier rue des Vieux-Jésuites à Grenoble, tout comme le père de STENDHAL (qui répondait au doux prénom de Chérubin). Le fameux écrivain en voulait à Teisseire qui lui faisait de l'ombre pour obtenir une préfecture que lui-même souhaitait. STENDHAL triompha, ou du moins le crut-il, lorsqu'il obtint la préfecture de la Sarthe... en promesse ! Une fois l'Empire tombé, la préfecture de BEYLE (tel était son nom) s'en alla avec l'Empereur. Aussi fit-il inscrire sur sa carte de visite : Waterloo : trop dommage... Six mois de plus et j'étais préfet ! De plus, Teisseire fréquentait l'abbé Raillane, ancien précepteur des enfants Périer et de STENDHAL qui lui vouait une haine féroce.

Témoin décès : Charles ROLLAND

 Sources

  • Personne: "Histoire de la Restauration", Louis Viel-Castel. Correspondance de Pierre Chépy avec le ministre des affaires étrangères (mai 1793 janvier 1794) : un agent politique à l'armée des Alpes / publiée par R. Delachenal
  • Famille: Henry de Pazzis

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Mathieu Teisseire 1688-1769   Anne Alix 1693-1779   François Crétet des Rivaux 1680-1764   Marie Fattoud 1701-1781
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Mathieu Teisseire, Conseiller-secrétaire du Roi 1724-1781
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Gabrielle Crétet 1735-1829
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Camille Teisseire, Conseiller du Roi. Chevalier de la Légion d'honneur. Membre de l'Académie Delphinale* 1764-1842



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