Léon Clément Bienaimé
Léon Clément Bienaimé
Sosa :4
  • Né le 6 janvier 1888 - 6 Rue des Quatre Vents, Charenton-le-Pont, 94018, Val-de-Marne, Ile-de-France, France
  • Décédé le 6 mars 1961 - Agde, 34003, Hérault, Languedoc-Roussillon, France,à l'âge de 73 ans
  • Imprimeur Typographe à Charenton le Pont (1908) puis Officier Armée de Terre, Chef de Bataillon.
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 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Frères et sœurs

 Demi-frères et demi-sœurs

Du côté de Marie Catherine Gebhardt 1864-1946
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 Événements


 Notes

Notes individuelles

Léon est appelé sous les drapeaux en 1908. Jeune soldat dans la subdivision de Mézières, puis Régiment d'Infanterie en 1909 jusqu'en 1919. De Soldat, il deviendra Caporal, puis Sergent, puis Sergent Fourrier, puis Sergent Major, Adjudant puis Sous Lieutenant et enfin Lieutenant.Distingué pour son élan et sa bravoure le 24.02.1916 dans un bombardement d'une extrême violence, et malgré une première blessure il s'est proposé pour aller renseigner le Lieutenant Colonel sur la situation. Il est blessé une seconde fois, alors qu'il est en tête de section, dans une violente contre-attaque. Puis le 9.11.1917 il sera très grièvement blessé, mais il a demandé de faire son compte-rendu avant de recevoir les premiers soins. Il est évacué à l'hôpital de Souilly, puis Lyon.

Enfin le 23.10.1918, grâce à sa bravoure ils ont pu pénétrer dans un village et libérer 9000 Belges prisonniers des Allemands.

Pendant toutes ces hostilités, Léon a pris tout de même le temps de se marier le 30.05.1914 à Septsarges avec Lucienne Blandin. Lucienne décèdera d'une infection après avoir mis au monde leur petite Yvonne sous les bombardements, le 12 avril 1916.

https://www.geneanet.org/archives/registres/view/863979/149

Trois ans après le décès de la maman d'Yvonne, il se remariera en Charente avec Marie Chapon. Ils auront huit enfants.

Léon a été promu Commandant en 1937, puis fait Chevalier de la Légion d'Honneur en 1939.

Son fils Raymond décrivait l'année 1940 et les suivantes comme un grand bazar désorganisé en France. Sous l'occupation, la communication avec sa famille restée à Pau n'aurait pas été possible si elle n'avait pas fait partie d'un réseau de la résistance. Mais attention, pas un réseau de résistance armé comme il y en a eu tant à la dernière heure. Pendant la guerre, les réseaux les plus précieux étaient les réseaux de renseignement car à l'époque, il n'y avait pas de satellite pour photographier les zones ennemies et les balades en avion étaient limitées à la périphérie. Donc pour connaître les positions et les déplacements des Allemands, les alliés comptaient beaucoup sur les réseaux de résistance.

Léon et Marie Bienaimé ont pris le risque d'adhérer au réseau de résistance Polonais F2. Un réseau de renseignement dans lequel on rentre un jour parce que quelqu'un le propose sans savoir qui en fait partie ni qui fait quoi, c'est une question de sécurité. Et autant dire qu'il faut avoir confiance car cela fait prendre un risque à l'ensemble de la famille, enfants compris.

Le petit frère de Raymond, Jacques, alors âgé de 9 ans, a pris part dans ce réseau : il a appris par coeur les noms des habitants du village voisin, qui ils étaient, leurs métiers... Il devait pouvoir aller y porter des messages et s'il se faisait prendre par les Allemands, il devait pouvoir se justifier en disant qu'il amenait la commande de Mr Tartanpion que Mme Truc ne pouvait pas amener car Mr Truc était malade... Le réseau lui a fait passer un examen pour s'assurer qu'il saurait se justifier sans hésitation en cas de capture. Et c'est ainsi que Jacques, à 9 ans, est parti quelques fois 3 jours sans que sa famille ne sache où il était. Sa soeur Simone se souvenait encore avec émotion le jour où il rentra: il monta dans sa chambre sans dire un mot, sans manger, et alla se coucher directement. Elle se rappelait encore d'avoir vu ses pieds usés à tel point qu'elle n'y voyait plus la peau !

Dans leur maison, 8 rue du Château d'Este à Pau, ils cacheront aussi des personnes. Hélène le décrit ainsi :

"Passeront dans cette maison pendant la guerre: des belges, des juifs, des polonais, des espagnols..., des officiers de haut grade, un général, de simples soldats, des pétainistes, des gaullistes, des arrivistes..."

Voici ce que dit la petite Jeanne de ces quelques années à Pau : ""Née le 24 juin 1937 à Angoulême (Charente) je suis numéro 8 d'une famille de 9 enfants. Je suis arrivée dans cette ville à deux mois (septembre 1937) pour en repartir le 12 avril 1948. J'en ai gardé un excellent souvenir malgré la guerre, l'occupation pendant laquelle mes parents ont dû sacrifier une pièce pour en faire un poulailler, les pelouses pour y faire paître une vache et "tasser" leurs nombreux enfants dans trois chambres afin de pouvoir héberger officiers polonais et juifs que mon père, le Commandant Bienaimé, cachait et aidait à passer la frontière qui nous séparait de l'Espagne.""

Sa grande sœur Hélène rajoutera : "Sur le balcon, deux ruches. La petite Jeanne met son pied dans l'entrée de la ruche, mais les abeilles ne l'ont jamais piquée."

Heureusement, les Allemands n'ont pas démantelé le réseau et ils purent communiquer brièvement avec Raymond pour se donner des nouvelles tout au long de la guerre. Jeanne se souvient qu'un jour il y avait eu une rafle dans leur rue à Pau et leur maison a été la seule à avoir été ignorée car en voyant tous ces bambins dans le jardin ils étaient bien loin de s'imaginer des gens planqués !

 Sources

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

portrait
François Bienaimé 1823-1900
 Catherine Louis 1824-1900 Joseph Gebhardt 1820-1874 Marie Hélène Ferret 1830-1898
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portrait
Jules Clément Bienaimé 1861-1896
 portrait
Marie Catherine Gebhardt 1864-1946
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portrait
Léon Clément Bienaimé 1888-1961