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Marcel Louis DURAND
Sosa : 2
  • Né le 3 janvier 1898 - Adresse : 12 rue de la pépinière - Cholet, 49099, Maine et Loire, Pays de la Loire, France
  • Décédé le 17 juin 1952 - Vichy, 03310, Allier, Auvergne, France, à l'âge de 54 ans
  • Inhumé - Adresse: cimetière de la "Croix de Bault" - Cholet, 49099, Maine et Loire, Pays de la Loire, France
  • DIRECTEUR Hôpital
36 médias disponibles 36 médias disponibles

 Parents

  • "Louis" Félix (Louiset) DURAND, né le 10 octobre 1873 - "La Brosse" - Tessoualle (la), 49343, Maine et Loire, Pays de la Loire, France, décédé le 3 janvier 1950 - Adresse:07 rue de l'Hôpital - Cholet, 49099, Maine et Loire, Pays de la Loire, France à l'âge de 76 ans , inhumé - Adresse: cimetière de la "Croix de Bault"" - Cholet, 49099, Maine et Loire, Pays de la Loire, France, CHEF Blanchisseur
    Marié le 3 mai 1897, Cholet, 49099, Maine et Loire, Pays de la Loire, France, avec
  • Rose "Adrienne" FONTENY, née le 10 juillet 1874 - Meilleraie - Cholet, 49099, Maine et Loire, Pays de la Loire, France, décédée le 10 mai 1957 - Cholet, 49099, Maine et Loire, Pays de la Loire, France à l'âge de 82 ans , inhumée - cimetière la Croix de Bault - Cholet, 49099, Maine et Loire, Pays de la Loire, France, DEVIDEUSE, COUTURIERE

 Union(s), enfant(s) et les petits enfants

 Notes

Notes individuelles

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Présent sur la "Liste de personnalités liées à Cholet" de Wikipédia au 15.07.2017 :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_personnalit%C3%A9s_li%C3%A9es_%C3%A0_Cholet#Personnalit%C3%A9s_li%C3%A9es_%C3%A0_la_vie_sociale

- Marcel Louis Durand, 1er directeur de l'hôtel-Dieu, y est né le 3 janvier 1898 (14);

Aidez-nous à identifier d'autres membres de la classe 1918 (Cholet 49)

https://www.geneanet.org/media/public/classe-1918-12056308

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Pour combler une page blanche sur l'oubli :

UN DEVOIR DE MEMOIRE :

Une très nombreuse assistance se pressait, samedi après-midi, aux obsèques de Marcel DURAND, âgé de 54 ans, décédé brusquement, à Vichy, où il était allé se soigner, le surlendemain de son arrivé en cette ville ("l'Intérêt Choletais" le 21.06.1952).

En quoi cette personnalité s’est-elle distinguée ?

Engagé volontaire dans la grande guerre à compter du 16 décembre 1916; dans les blindés pour la durée des hostilités, il ne revint "au pays" qu'après sa démobilisation en 1919.

C’est comme clerc de notaire, puis employé de Mairie que « Marcel » Louis DURAND démarre sa carrière. A l’âge de 32 ans, il est nommé économe des Hospices de la ville de Cholet.

Sur un courrier de Mr TRIOLET "Directeur Régional de la Santé et de l'Assitance" à Monsieur le Préfet - 3ème DIVISION - 3ème Bureau, on relève :
"Normalement, l'Hôpital-Hospice de Cholet devrait être doté d'un Directeur et d'un Econome; et il y a lieu de penser que si ces deux fonctionnaires étaient nommés, M.DURAND serait promu Directeur puisqu'il assure effectivement la direction de l'Etablissement en même temps que le secrétariat et l'Economat depuis le 1er Décembre 1930"

Sur un document adressé au Secrétariat d'Etat à la Santé en date du 18 décembre 1944, proposition de nomination à l'emploi de Directeur, on le présente d'une "excellente moralité"; on relève également : "toujours exemplaire tant dans l'exercice de ses fonctions que dans sa vie privée"; "A dirigé l'Hôpital Hospice de Cholet avec beaucoup de compétence et à la complète satisfaction du public".
Demande qui recevra l'aval de Mr l'inspecteur des services d'assistance en date du 13 janvier 1945, ainsi que celui du Directeur Régional de la Santé et de L'Assistance, le 6 février 1945 : ..."assure ses fonctions de façon très satisfaisante - Avis favorable à son inscription sur la liste ministérielle d'aptitude aux fonctions de Directeur d'Etablissement de 200 à 350 lits et à son maintien à la Direction de l'Hôpital Hospice de Cholet". Avis favorable du Préfet d'Angers en date du 19 Mars 1945;

Bon gestionnaire à la personnalité discrète, il est ainsi promu directeur-économe de l’hôpital, rue Tournerit à Cholet en 1945, après avoir géré l’établissement au simple grade d’économe (pas de directeur en titre à cette époque), tout en contribuant au renseignement (Résistance et services secrets), durant toute la période difficile de l’occupation allemande.

Scarlett MARTIN, Présidente de la société savante de Cholet (SLA), auteur de deux ouvrages sur les "Années noires 1939-45", rapporte parmi d'autres résistants, que Pierre GRADOR recherché depuis plusieurs mois, sera ainsi accueilli à l’hôpital avec son armement entre le 25 et le 30 août 1944. Le SAS Gilbert CARRE, blessé, sera transféré de l'hôpital de Mauléon, vers celui de Cholet. Le 31 août 1944, il y était encore....Un document du 26 janvier 1951 signé de deux responsables de "Libération Nord" certifie et conclut que le Dr LANGERON "a camouflé de nombreux maquisards et réfractaires dans sa clinique, au mépris du danger et avec le plus grand dévouement".
Le Directeur de l'hôpital, cooptant ces actions, en portait administrativement toute la responsabilité !

Comme l’écrit Xavier MAUDET dans un article du Courrier de l’ouest du 15.07.2017 : « Avec le docteur LANGERON dont on salue depuis des décennies les actes héroïques, Marcel DURAND prenait des décisions parfois audacieuses. Il s’emploieront ainsi à faire cohabiter dans l’hôpital les soldats allemands malades ou blessés, les choletais, les réfugiés, mais aussi des membres de la résistance ».

Le Maire de Cholet, Marie Joseph « Alphonse » DARMAILLACQ, suivant un document conservé aux Archives Nationale de Fontainebleau, lui rend hommage en ces termes :

« Pendant l’occupation ennemie, Monsieur DURAND a toujours eu une attitude d’excellent Français. Par sa fermeté dans la discussion il a pu éviter, à plusieurs reprises et parfois au risque de compromettre sa liberté, la réquisition totale de l’établissement au profit de l’autorité allemande ».

« Serviteur discret et esprit de Résistance » :
Il dactylographiait, ses notes de toutes les émissions de Radio-Londres. Les feuillets étaient ensuite récupérés régulièrement et transmis par une femme dont le patronyme sera dit se terminer par la consonance "REAU" (Banchereau, plus probablement Gauvreau) !.

Suivant les confidences de son épouses entre 1965 et 1994 : Dans la limite de leurs possibilités le couple DURAND, comme beaucoup d’autres familles encore aujourd’hui méconnues, sera amené à tenter de protéger quelques Israélites, notamment l'interprète du CCI de Cholet, Siegfried DE WIJZE, en le maintenant de nombreux mois hospitalisé (Evitant ainsi à plusieurs reprises son arrestation). Sont-dits avoir été également cachés transitoirement armes et quelques autres personnes, dont Silo DE WIJZE, frère aîné du précédent (jamais connu, ni cité par aucun auteur sur Cholet).

Marcel DURAND en cette période aux restrictions alimentaires, allait lui-même à bicyclette, de ferme en ferme, négocier des produits de survie pour l’hôpital. Sa fille Claudine ajoute : "Avec l'ambulancier, nous reviendrons de Villiers-au-Bouin 37, ambulance pleine de pommes, afin d'approvisionner les cuisines de l'hôpital (Ce jour-là, j'y étais, à l'avant, calée entre le chauffeur et notre père) !

Sur une appréciation de Mr le Directeur Départemental de la Santé (Notes annuelles pour 1949); on relève en autres : "Directeur consciencieux, travailleur, s'est efforcé d'améliorer l'alimentation des malades et l'équipent technique de son établissement."

L'auteur "1939-1945 Au jour le jour" (édit : 2010), au 28.03.2018 ajoute avoir recueilli des témoignages complémentaires au sujet de l'activité à l'hospice :
- Des enfants de réfugiés, dont un des parents était provisoirement hospitalisé, seront pris en charge à l'orphelinat de l'hôpital;
- A l'automne 1944 et jusqu'au printemps 1945, devra être mis à disposition, au sein de l'hôpital, un bâtiment destiné aux internés du Centre de rétention administratif (Choletais suspectés de collaboration); les malades y seront soignés;
- L'espace à cette époque devenant insuffisant, le Docteur COUBART, sera amené à ouvrir une Maison de convalescence au Bois GROLLEAU.

Au sortir de la guerre, dans cet établissement aux besoins croissants, toujours dans sa double fonction de directeur et d’économe, face à de nouvelles difficultés propres à tous les chefs d’établissements hospitaliers en France à l’époque : « d’une part, suivant les directives ministérielles : les Religieuses bénévoles, devaient être remplacées par des personnels hospitaliers non confessionnels; d’autre part les chefs de services et médecins, exprimaient des demandes de plus en plus pressantes en renouvellement d’équipement ».

Après l'occupation, dans ce surcroît d’activité, lui en particulier, pris dans le piège de sa double charge de directeur et d’économe, atteint d'urémie, isolé dans un hôtel, aurait mis fin à ses souffrances dès le soir de son arrivée à Vichy (version la plus simpliste). En ce lieu chargé d’histoire, où le docteur LANGERON l’avait envoyé faire une cure. A l’annonce de cette dramatique nouvelle, son chef de service n'arrivant pas à contenir sa peine; sachant parfaitement de quoi il en était, confiera à Germaine TREPAGNE, l'épouse du défunt : « ...sa maladie n'était sans doute pas étrangère au fait de ses engagements et de tout ce dont à quoi il a dû faire face pendant la guerre, comme responsable de la gestion de l'hôpital, en ses multifonctions et faibles moyens... ».

Pourtant, comme si la censure du régime avait encore cours en 1952, aucune archive de presse sur Vichy même, n'a pu être retrouvée au sujet de ce drame. Sur Cholet on relève cette année là : "Nous avons été consterné par cette nouvelle, nous disait hier soir, l'un des administrateurs de l'hôpital, et nous perdons en lui, en même temps qu'un ami, dévoué, un directeur avisé..."

A ce prix, dès lors, deux personnes distinctes occuperont ses fonctions, à temps plein, en cet hôpital de Cholet : Un directeur, plus un économe !

Une chape de plomb s’abattant sur cette famille, gommera pendant 65 ans, Marcel DURAND de l’histoire locale.

Comme le précisera le chef d’établissement thermal, bien conscient en l'énonçant, que cela n’aurait pas pour fonction à consoler sa filiation : « il sera le dixième directeur hospitalier à disparaître tragiquement dans ces conditions, en cette période de 1949 à 1952 ».

En conséquence, un hommage mémoriel à Marcel Louis DURAND, au niveau local, apparaît dès lors assez naturel, au minimum comme représentant des civils de bonne volonté, qui dans l'exercice de leurs fonctions se sont particulièrement dévoués pour la collectivité (dévouement citoyen et esprit de "Résistance, pour le moins civile"). Est suggéré à Monsieur le Maire, parmi d'autres hypothèses non exclues : "une plaque commémorative dans la cour jouxtant l'ancien quartier St Louis" (Au niveau des anciens bureaux administratifs de l'hôpital et proche de l'actuel Foyer Notre-Dame).

https://www.geneanet.org/media/public/plaque-commemorative-suggestion-12088609

Ceci ne se substituant pas à cela :

A ces Directeurs d'hôpitaux, à qui on demandera toujours plus, avec des moyens économiques et structurels devenus, ici ou là, largement inadaptés, l’histoire ne leur serait-elle pas également redevable par exemple, à un autre niveau, d'une distinction de l'ordre du "Mérite" (suggestion de Roger MASSE, adjoint à la culture, Mairie de Cholet, fin du dernier trimestre 2017).
Toutefois problème car du temps a passé :

"Bien que cela me semblerait mérité", nous écrit Adrien de VOLONTAT (le 28 avril 2018), "on ne peut décerner la médaille du mérite national à titre posthume que si le délai depuis le décès n'excède pas un mois. Malheureusement."
Alors quoi d'autre !?...

Le 30.04.2018
Jean-Claude MICHON

Confidences de son épouse :

https://www.geneanet.org/media/public/confidences-de-germaine-trepagne-1965-1994-13703650

Témoignage poignant de Claudine DURAND, sa fille aînée

https://www.geneanet.org/media/public/pourquoi-papa-10397103

Témoignage de Jean-Charles DURAND, troisième de la fratrie

https://www.geneanet.org/media/public/temoignage-de-jean-charles-durand-12370599

Presse locale, Courrier de l'ouest Cholet du 15.07.2017, page 6

http://www.geneanet.org/media/public/marcel-durand-serviteur-discret-de-la-resistance-9255365

Collection LANGERON Cholet :

Preuve que Pierre GRADOR a bien été hébergé en 1944, chez René TROUNIER en la caserne Tharreau, ainsi qu'en la demeure du Docteur LANGERON, rue Bretonnaise à Cholet :

https://twitter.com/i/moments/984341151410020352

Certificat de deux responsables de "Libération-Nord en 1951" au sujet de maquisards et réfractaire camouflés :

https://www.geneanet.org/media/public/certificat-26-01-1951-signe-lestivetz-11916695

"1940-1945 DES ANGEVINS EN RESISTANCE"

Evolution du concept de "Résistant" :

https://plus.google.com/u/0/+JeanClaudeMICHON/posts/bPaQNhBbS6w

Contemporain présent à sa sépulture :

https://www.geneanet.org/media/public/temoignage-jean-claude-renou-12569184

Contemporaine, orpheline en 1938 et employée à l'hôpital dès 1946 :

https://www.geneanet.org/media/public/temoignage-solange-dietsche-nee-bizon-12568993

Contemporain, ayant travaillé à la Recette Municipale, près des bureaux de l'hôpital; un témoignage de Louis BARBOT :
"Un travail colossal à l'avènement de l'ère du stylo à bille"

https://www.geneanet.org/media/public/temoignage-periode-1947-52-par-louis-barbot-12612614

Les AD85 ont mis en ligne une partie de 300 ans d'histoire des religieuses hospitalières "Congrégation de la Sagesse" :

https://www.geneanet.org/media/public/les-soeurs-de-la-sagesse-et-les-hotels-dieu-12621604

Diminution progressive des effectifs dès la fin 1949 , jusqu'au retrait complet de la Congrégation de la Sagesse à l'hôpital de Cholet en 1970 :

https://www.geneanet.org/media/public/depart-des-religieuses-de-la-sagesse-12621696

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Les principaux commentaires de contributeurs à ce jour, au sujet cette personnalité choletaise: :

0) - Bruno RETAILLEAU : "Oui, je pense qu'une marque mémorielle serait justifiée"

13 - Marie Jo PACTEAU :"Merci de nous avoir fait connaitre Monsieur Durand. C'est une grande figure de Cholet, qui ne doit pas tomber dans l'oubli."

19 - Anne-Marie VANTALON : "Le DEVOIR de MEMOIRE est notre dû à ceux qui ont fait la France."

34 - Jean-Louis ROBERT : "Président d'une amicale d'anciens combattants, je ne peux que soutenir cette action de "DEVOIR de MEMOIRE". Je milite localement pour cette cause."

43 - Eric LE SABAZEC : "Le devoir de mémoire doit être le premier devoir de tous citoyens, aux noms de tous les miens et aux noms de tous les inconnus."

49 - Jean MAUGEAIS : "Un personnage qui illustre l’histoire récente de Cholet et mérite bien que l’on se souvienne de lui. On ne peut qu’être d’accord avec votre demande de reconnaissance mémorielle."

56 - Yvette TOUTIN : "Je signe en raison des services rendus au nom de la patrie et de la justice, dans le respect de l’humain !"

67 - Raymond DOUVILLE : "Il faut rendre hommage à ces gens courageux en des circonstances très difficiles, pendant lesquelles beaucoup ont failli."

77 - Jean Charles DURAND : "Je confirme tout ce que j'ai pu lire ici pour avoir vécu cette triste époque près de mes parents."

109 - Claudine MASSIMI-DURAND : "J'ai su très tôt, que c'était un homme de devoir, équitable, exemplaire, enfin un être exceptionnel, pour avoir été témoins d'un drame effroyable pendant la guerre."

113 - Danielle LAGUILLON HENTATI : "Il me semble important que les jeunes générations sachent quel fut le rôle des Résistants non seulement dans la lutte armée, mais aussi dans la vie quotidienne, au cours de la guerre et de l'Occupation."

119 - Daniel MAUCHAUFFEE : "Ami de Jean-Charles DURAND et Ancien combattant des années 1961, je ne peux que soutenir cette action de "DEVOIR de MEMOIRE"."

120 - Michel DORBEAU : "Sans la mémoire il n'y pas d'histoire."

122 - Christian GIRAULT : "Justice, serait réparer !!!"

130 - Marie Juliette TANGUY : "C'est un travail sérieux. En tant qu'ancienne prof. d'Histoire-Géo je pense que le devoir de mémoire est extrêmement important. Il est utile de montrer aux jeunes que tout n'est pas simple et que de nombreuses personnes ont "résisté" dans l'ombre tout simplement à partir de leur poste... et que c'était un vrai acte de courage. Je pense avoir compris que Marcel Louis Durand - directeur de l'hôpital - était de ceux-là et qu'il mérite notre hommage."

131- Jean-Luc PASQUIER : "Après lecture des différents écrits sur la vie de "Marcel" Louis DURAND il me semble justifié que sa mémoire soit honorée."

133 - Christine MOULET : "Merci pour toutes ces précisions émouvantes. La mémoire, c'est vital, notre passé fait partie de notre présent et de l’avenir de nos descendances. Pour moi c'est évident : il faut soutenir nos valeurs ... J'espère vraiment que nous serons nombreux à soutenir votre cause et que vous serez entendu..."

134 - Alain PADOVAN : "N'oublions pas et pérennisons avec la Jeunesse, le Souvenir .."

Les signatures et commentaires à cet hommage mémoriel, restent ouvertes :

Aidez-nous en signant cette pétition, pour une marque mémorielle

http://petitionpublique.fr/PeticaoAssinar.aspx?pi=P2017N49664

Votre avis nous intéresse, vous pouvez déposer un commentaire ou contribuer sur

http://chn.ge/2yMILIF

ou sur :

https://www.change.org/p/jean-claude-michon-au-moins-dix-directeurs-d-h%C3%B4pitaux-dits-morts-dramatiquement-en-france-entre-1949-et-1952

https://twitter.com/i/moments/937054600942714880

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Lettre ouverte

A Monsieur Gilles BOURDOULEIX, Maire de Cholet,

Le 11.09.2017

Monsieur le Maire,

Nous nous permettons aujourd’hui d’attirer, une attention toute particulière, au niveau de cet homme Marcel Louis DURAND, qui aura été le premier directeur en titre de l’hôpital de Cholet, dans des conditions de gestion très difficiles en cette époque de l’occupation allemande et d’après la guerre 1939-45. Pour ce qu’il a été, par son dévouement et ses engagements au niveau du respect mutuel, du bien-être et de la santé de tous les Choletais, sans distinction. Il apparait qu’il pourrait être envisagé à son égard une petite marque mémorielle. Lui rendre cet hommage et surtout faire en sorte qu’il ne tombe pas définitivement dans l’oubli, alors qu’il a contribué positivement, ce n’est pas un détail, à faire ce que deviendra l’hôpital de Cholet, jusqu’à y laisser sa propre santé, sa vie.

Au travers de la première centaine de signataires dans ce sens, nous avons relevé quelques appuis majeurs :

- Anne-Marie VANTALON (19), descendante d'un collatéral de l'ancien Maire de Cholet Georges PRISSET :

"Le devoir de mémoire est notre dû, à ceux qui ont fait la France."

- Quatre signatures de la famille LANGERON de Cholet 49, dont celle du médecin :

- Jean-Luc LANGERON (24), fils d'un des chefs de la Résistance, au moment de la libération de Cholet : Jean François LANGERON, Chirurgien chef de service à l'hôtel-Dieu de Cholet, durant la dernière guerre 39-45.

- Bruno RETAILLEAU, né à Cholet 49, qu’il n’est plus utile de présenter, consulté à titre personnel à ce jour (pour qui nous avons fait sa propre recherche généalogique, initiée depuis sur GeneaStar ; comme une vingtaine autres personnalités choletaises), nous livre son avis :

“Oui je pense qu'une marque mémorielle serait justifiée“

- Jean-Louis ROBERT (34), Président d'une amicale d'anciens combattants, "Je ne peux que soutenir cette action de "DEVOIR de MEMOIRE. Je milite localement pour cette cause." De surcroît descendant de chouans, né en Saintonge et maire de VILLELAURE en Vaucluse, il ajoute en mail d'accompagnement :

"Je souhaite que Monsieur le Maire de CHOLET entende votre demande".

- Eric LE SABAZEC (43),

"Le devoir de mémoire doit être le premier devoir de tous citoyens, aux noms de tous les miens et aux noms de tous les inconnus".

- Jean Paul DUMONT (46), SLA de Cholet, un des responsables de la section BRAC, co-animateur de sorties sur l’histoire locale, est le 46ème à nous honorer de sa signature.

- Jean MAUGEAIS (49), l'historien local, choletais contemporain reconnu, signe et par mail perso, nous soutient en ces termes :

"...un personnage qui illustre l’histoire récente de Cholet et mérite bien que l’on se souvienne de lui. On ne peut qu’être d’accord avec votre demande de reconnaissance mémorielle..."

- Thierry Paul VALETTE (50),

"Bravo une belle cause, tout notre soutien".

- Raymond DOUVILLE (67),

"Il faut rendre hommage à ces gens courageux en des circonstances très difficiles, pendant lesquelles beaucoup ont failli".

- Danielle LAGUILLON HENTATI (113), en message perso ajoute :

« Il me semble important de faire connaître aux jeunes générations qui furent les Résistants, non seulement dans la lutte armée, mais aussi dans la vie. Beaucoup, restés méconnus, furent des héros du quotidien, comme cet économe d'hôpital. »

Venons-en donc à notre conclusion, plus précisément à notre suggestion:

En reconnaissance à cette discrète personnalité choletaise, mais combien valeureuse, il pourrait être judicieux que l'on envisage dans un avenir proche, de nommer, par exemple, l'une des cours, place ou parking, périphérique au nouveau théâtre "Saint-Louis" :

- le square ou l'esplanade Marcel DURAND !....

Une marque mémorielle pourrait également être apposée sur l'ancien bâtiment administratif de l'ancien hôtel-Dieu, rue Tournerit; là où ont été arrachées des mains du gestionnaire de l'hôpital et de sa fille Claudine, deux petites filles juives, au cours de la rafle du 15.07.1942 en ce lieu à Cholet.

En notre nom et celui de la centaine de signataires (depuis moins d’un mois) et des suivants, comprenant notamment une vingtaine de ses descendants directs, qui ont validé ce devoir de mémoire.

Nous espérons tous, que vous accepterez positivement cette modeste demande !

Recevez à cette occasion, Monsieur BOURDOULEIX, Maire de Cholet, nos sincères et respectueuses salutations.

Marie Claire et Jean-Claude MICHON

En pièces jointes :
- Le texte du "Devoir de Mémoire" et ses signataires. (Pages n°3 à 7);
- Cinq pièces des Archives Nationales de Fontainebleau (pour les Directeurs d’établissement hospitaliers). (Pages n°8 à 15),
- Pièce 6 : Témoignage de Claudine DURAND (aujourd’hui 86 ans) sur la 1ère rafle en 1942 cour de l’hôpital de Cholet, en présence de Marcel Louis DURAND son père.(Pages n°16 et 17);
- Pièce 7 : Confidence depuis 1965 de Germaine TREPAGNE, sa veuve. (Pages n°18 et 19);
- Pièce 8 : Copie de l’acte de décès original de la Mairie de Vichy en 1952. (Page n°20);
- Pièces 9 et 10 : Retranscription de deux articles de presse sur Cholet en 1952. (Page n°20);
- Pièce 11 : Article de Presse « Le Journal du Centre » département de L’Allier 1952. (Page n°21);
- Pièce 11 bis : Nos remerciements aux archives départementales et à la Mairie de Vichy avec nos commentaires et analyse des articles de presse de l’Allier. (Page n°22);

- Annexe (Page n°24 à 27) concernant spécifiquement la famille DE WIJZE;

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En date du 19.03.2018, la Présidente de la SLA de Cholet, sollicitée pour appuyer une demande du "Mérite National", donne un avis critique très développé sur le dossier.
Concernant la démarche initiale auprès de la Mairie : elle écrit :

"Dans le dossier présent il.. y a.. 6 pièces officielles incontestables, l’acte de décès établi par la mairie de Vichy et celles qui viennent des archives de Fontainebleau. Les trois premières soulignent que « les renseignements recueillis sont très favorables à Marcel Durand » - pour officialiser sa nomination au titre de directeur de l’hôpital de Cholet à titre définitif. Ses qualités humaines et professionnelles sont unanimement reconnues sur les pièces à en-tête du secrétariat d’Etat à la Santé."
"Sa bonne conduite de l’hôpital-hospice de Cholet dans un contexte particulièrement difficile justifie la demande d’un geste de reconnaissance, si tardif soit-il, de la part de la Ville de Cholet à son égard. Une Ville a toute latitude si elle le juge bon de répondre à une demande dans ce sens des ayants-droit et de concrétiser sa reconnaissances sous une forme matérielle à étudier avec l’aval du conseil municipal en concertation avec les ayants-droit..."

...La pétition en faveur d’un de ses anciens citoyens peut être utile au niveau de la mairie de Cholet...

...les appréciations favorables des services de santé départementaux et du maire Alphonse Darmallacq permettent de solliciter une Médaille du Mérite en mettant l’accent sur l’activité professionnelle...

On suggère de réitérer la demande à la Mairie pour une plaque comme représentant les civils de bonne volonté, qui dans l'exercice de leurs fonctions se sont particulièrement dévoués pour la collectivité
Plaque à suggérer dans la cour jouxtant l'ancien quartier St Louis (Actuel Foyer Notre-Dame).

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Biographie détaillée et autres sources :

Fils unique, il naquit dans une maison de tisserand. C'était le temps où seule la cuisinière à charbon chauffait la pièce principale de vie. Les "couveuses médicalisées" n'existaient pas, après sept mois de gestation, il survivra toutefois à sa prématurée. En guise de berceau, proportionnée à son gabarit, une boite à chaussures bourrée de ouate, le maintiendra au chaud...

Demeure enfant : 8, rue de la Pépinière à Cholet.

Né d'un père Maître Blanchisseur d'usine, évoluant dans l'environnement d'oncles et de tantes exerçants des métiers de marchands-commerçants, devra bientôt abandonner son rêve d'exercer la profession de chauffeur de locomotive à vapeur.

Elève studieux, écriture appliquée à l'orthographe parfaite, sera d'abord employé comme Clerc de Notaire.

A défaut d'avoir pu être chemineau (au dixième près en moins dans un oeil), engagé volontaire, il sera pilote de blindé dans la grande guerre...
De la classe 1918, dès le 16.12.1916; servira dans le 33è RAC, le 81è RAL en mai 1917, le 500è en mai 1918 puis dans le 503è RAS en novembre de l'année suivante.

Une fois démobilisé le 16 décembre 1919, occupe un poste comme Caissier, aux "Forges de Basse-Indre" à Nantes en 1920 (deviendra la SOLAC); puis en 1922 entre à la Mairie de Cholet comme employé des bureaux. S'y distingue par le sérieux et l'efficacité de son travail.

Après avoir satisfait au concours d'entrée du 21.02.1922, y devient stagiaire, le 03 mars 1922; puis y est titularisé Employé de 2ème classe, des bureaux de la Mairie de Cholet, le 03 mars 1923. Bénéficie d'un avancement de grade comme employé de 1ère classe, des bureaux de la Mairie de Cholet, à compter du 1er janvier 1926 (arrêté du 7 juillet 1927).

Devient Econome des Hospices de la ville de Cholet à compter du 1er décembre 1930 .

Tout en épousant à la huitième génération, sans le savoir, sa cousine par plusieurs branches; une fervente catholique (tradition maternelle par les UZUREAU); lui républicain convaincu, s'inscrit dans le courant de l'époque en faveur de l'école Laïque.

Il sera plusieurs années président de "l'Amicale des Chars et Blindés". Ses prises de paroles seront préparées et coécrites avec l'abbé Adrien DELHUMEAU ecclésiastique en l'église Notre-Dame (ancien membre aussi de ce corps d'armée).

Rappelé sous les drapeaux le 15.02.1938; affecté comme Secrétaire à la Commission de réquisition des animaux et voitures, siégeant à Cholet, rentre dans ses foyers, rue du Paradis (impasse du Charroux) le 12.09.1939.

Brillant gestionnaire, travailleur intègre à la personnalité discrète, est promu DIRECTEUR-ECONOME de l'Hôpital, rue Tournerit à Cholet 49 en 1945 (depuis emplacement occupé par le Conservatoire de Musique et d'Art dramatique; auquel bientôt y sera associé le nouveau théâtre de la ville en 2011) (1).

Gérera donc l'hôtel Dieu, pendant toute la période difficile durant l'occupation Allemande : 1939-45; tout en servant discrètement d'intermédiaire à la Résistance

Dans son dossier conservé aux Archives de Fontainebleau, on relève entre autre et en particulier sur la "proposition de nomination" par le Maire Alphonse DARMAILLACQ en 1944 (2) :

"Attitude pendant l'occupation ennemie" :

"Pendant l'occupation ennemie, Monsieur DURAND a toujours eu une attitude d'excellent français. Par sa fermeté dans la discussion a pu éviter, à plusieurs reprises et parfois au risque de compromettre sa liberté, la réquisition totale de l'établissement au profit de l'autorité Allemande."

Exemples et anecdotes : .

a) Comme gestionnaire de l'établissement, de concert avec son Chirurgien Chef, ils prendront la responsabilité d'une dangereuse cohabitation, au sein de l'hôpital, de militaires allemands qui y sont soignés et de soldats de la France en guerre, blessés lors d'opérations de sabotages dans la région. (3)

b) Il est rapporté par sa fille aînée (13 ans en 1943), qu'il dactylographiait tous les messages de radio-Londres : "la France parle aux Français". ..Régulièrement une femme passait à la conciergerie de l'hôpital récupérer des documents... (4) Marcel DURAND responsable de la gestion de l'hôpital, aurait à cette époque contribué au renseignement actif (résistance et/ou services secrets britaniques) !

c) Plus connue aujourd'hui des historiens et statisticiens, avec le recul de plusieurs décennies, suivant une particularité bien Française, le couple contribuera aussi, comme beaucoup d'autres familles, à la survie de quelques "juifs". Dans la limite de leurs possibilités, ils seront amenés à protéger et cacher temporairement des membres de la famille d'Abraham DE WIJZE (Trois enfants) : Pour le couple DEWIJZE-WOLFF il reste encore des zones d'ombre. Sinon que Silo en est l'ainé, son épouse Hélène, ainsi que leur fils Albert, ont pu échapper aux rafles et fuir Cholet (descendance notamment au Canada) !. (5)

d) "..."Pierre GRADOR (6), est également accueilli avec son armement à l'hôpital de Cholet..." (Autre témoignage rapporté par Scarlett MARTIN, dans "1939-1945 Le Choletais une région dans la guerre" nov 2010 page 95)

e) Sur une évaluation annuelle, pour 1949, Mr le Directeur Départemental porte pour observation : "Directeur consciencieux, travailleur, s'est efforcé d'améliorer l'alimentation des malades et l'équipement technique de son Etablissement."

De fait selon la tradition familiale, Marcel DURAND, responsable d'établissement qu'il était (sans en avoir le titre), en cette période aux restrictions alimentaires, allait lui même de fermes en fermes, à bicyclette, négocier des produits de survie pour l'hôpital.

Claudine raconte même pour l'avoir vécu : Afin d'approvisionner l'hôpital souffrant pareillement de la pénurie alimentaire, elle sera du voyage à partir de Cholet, jusqu'à Villers-Aubin près de Tours. "J'étais assise devant, entre Monsieur POUPARD l'ambulancier et notre père, gestionnaire de l'hôpital". Spectacle de désolation, à l'aller, comme au retour, au travers d'obstacles, ponts sautés, maisons effondrées, obligeant divers contours; nous reviendrons de chez nos cousins FONTENY, jardiniers en ce lieu, l'ambulance chargée de pommes.

Le samedi matin il lui arrivera de faire un tour au "marché au beurre", place Travot, puisque rapporté par Gérard GUICHETEAU, camarade et voisin des enfants DURAND : un jour que nous l'accompagnerons avec Guy l'ainé, il lui plaira à nous souligner : "Retenez qu'il n'y a pas de petites économies" !

f) Mr TRIOLLET, Directeur Régional d'Etat à la Famille et à la Santé, fin 1944, écrit : "Normalement, l'Hôpital-Hospice de Cholet devrait être doté, d'un Directeur et d'un Econome; et il y a lieu de penser que si deux fonctionnaires étaient nommés, Mr DURAND serait promu Directeur, puisqu'il assure effectivement la direction de l'Etablissement en même temps que le secrétariat et l'économat depuis le 1er décembre 1930."

D'abord rémunéré au simple grade de Secrétaire-Econome dès 1930 (pas de Directeur en titre à l'époque), sera nommé Directeur, à la fin de la guerre (A compter du 13 octobre 1945), tout en conservant la double charge des fonctions à la fois de direction et d'économat..

Bientôt atteint d'urémie, sans signe constaté de défaillance psychologique, dans cet établissement en croissance, aux moyens décalés, consciencieux, il paiera de sa vie (7) :

Dans la plus grande solitude, décède dans une chambre d'hôtel, la première nuit de son arrivée pour une cure à Vichy en 1952, à l'âge de 54 ans; laissant une épouse, qui ne s'en consolera jamais; marquant à vie, quatre enfants, dont la dernière née, la plus fragile, une fille de 6 ans :.

..."Sachez Madame que votre époux est le dixième Responsable d'Etablissement Hospitalier qui disparaît en France dans ces conditions depuis trois ans"...(Source du médecin légiste, par le Directeur à l'époque de l'établissement de cure à Vichy) ;.

Par incidence, à ce prix, la haute administration prendra soudainement plus sérieusement la mesure de l'envergure en devenir de cet établissement hospitalier, assurant dès lors, aussitôt sa gestion, par un directeur plus un économe : les deux à temps plein (le Directeur nommé qui lui succédera : M. ROUSSELET, après un intérim de Mr DESGUERE détaché de Saumur) (8) ! .(Pour simple repère : Maire du moment Francis BOUET (1947-1958).

g) De ce drame, durant plus de vingt ans je serai alternativement, longuement, l'auditeur attentif et silencieux de son épouse, devenue ma belle-mère. Des deux fils, 26 et 16 ans, au moment, aucun à jamais, ne me parlera de ce père !?....

Difficile à accepter, moi-même n'ayant jamais connu d'oncle, ni aucun de nos grands-pères;.

Toutefois, Jean-Charles DURAND, le troisième enfant de la fratrie de quatre, plusieurs fois questionné : soixante ans après ce drame finira par évoquer quelques aspects du contexte contraignant de l'époque du point de vue économie et gestion :.

- Suivant les directives ministérielles (Justice-Santé à l'époque) les Religieuses bénévoles (9) devaient être remplacées par des personnels hospitaliers non confessionnels;.

- Médecins, Chefs de services, qui exprimaient des demandes en renouvellement d'équipement de plus en plus pressentes (Déjà après la guerre, au cours d'un repas avec sa famille, il se souvient avoir entendu leur père s'inquiéter à haute voix, en se confiant à son épouse : "Comment vais-je pouvoir me procurer le financement d'un nouveau bloc opératoire pour plus d'un million de francs ?".

Après avoir nommé enfin, à partir de 1953, à temps plein, un Directeur en plus d'un Econome; en 1977 c'est quelques 300 emplois de plus qui vont être créés pour cette nouvelle infrastructure. C'est ainsi en 1965, soit 13 ans, après la disparition tragique de son premier directeur en titre d'après guerre (1945), que la municipalité en place, lance le nouveau projet du complexe hospitalier actuel, qui ouvrira ses portes le 15 mars 1977. L'établissement compte alors 538 lits.

Et donc avec le recul et après analyse, il apparaît de la plus grande équité, pour la mémoire de cet homme, de rendre aujourd'hui cet hommage, au premier Directeur en titre de l'ancien hôpital de Cholet. Un beau père au courage exemplaire, que je ne comprendrai dans un premier temps que par ce qu'ont pu m'en rapporter, la trop grande souffrance interminable de son épouse, et les traces d'une belle admiration freudienne de la cadette, âgée à l'époque de 22 ans (1952). (10)

En conclusion et en reconnaissance à cette discrète personnalité choletaise, mais combien valeureuse, il pourrait être judicieux qu'un jour l'on envisage de nommer, non pas une rue, mais l'une des cours, place ou parking, périphérique au nouveau théâtre "Saint-Louis", par exemple :

- le square ou l'esplanade Marcel DURAND !....

Complémentairement, une reconnaissance comme celle du "mérite national", dont la demande nous sera suggérée, par l'adjoint à la culture (via l'appui de la SLA) !?...

Mais, plus simplement encore, comme le suggérera sa Présidente (SLA) : "une plaque; comme représentant les civils de bonne volonté, qui dans l'exercice de leurs fonctions, se sont particulièrement dévoués pour la collectivité"; pourrait suffire à ne pas faire perdurer plus longtemps ce vide : sorte de page blanche sur l'oubli !

Biographie actualisée le 16.04.2018.

Jean Claude MICHON.

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RETROSPECTIVE historique de l'hôpital de cholet à nos jours

Extrait de la chronique d'un siècle en pays Choletais

"CHOLET XXè SIECLE" de Geoffrey RATOUIS :

Succèdant au dit hôpital de M. de Broon, rue des Vieux Greniers, par décret de Bonaparte (avril 1803) était transféré dans le couvent des Cordelieres, plus utilisé comme lieu d'asile peut-on déduire. On apprend que le premier hôpital digne de ce nom, qui s'installa à cholet, fut un hôpital militaire en 1832. "La ville n'est qu'un chef lieu de canton...

Les autorités décidant que si le Pays Choletais est de nouveau mis à feu et à sang, il serait plus commode de soigner les blessés sur place...

En 1872, un orphelinat de Jeunes filles s'ajoute à l'hôpital de la rue Tournerie, qui prospère malgré la paix civile.

En 1873, la chapelle y est aménagée.

L'arrivée du 77è régiment de ligne, donne un nouvel essor à l'hôpital de Cholet.

En 1881 un pavillon réservé aux militaires y est construit.

"A cette époque, l'hôpital ne se contente pas de soigner les malades. Il accueille les pauvres, les vieillards et toutes autres personnes mises au ban de la société... (11)

L'aube du XXé siécle est de bonne augure pour l'hôpital de Cholet."

En 1903 entre autres dons, Adrien DELHUMEAU, lègue une partie de son immense fortune aux hospices de sa ville natale; legs que Victor MARIE-BAUDRY, Maire de l'époque, accepte. C'est alors que le cloître des Cordeliers sera détruit afin d'améliorer l'aménagement de l'hôpital proprement dit.

La bonne réputation acquise par l'établissement, avec notamment ses célèbres et dévoués docteurs PISSOT et COIGNARD, va ainsi favoriser l'affluence de dons. Pourtant le siècle passé, écrit Geoffrey RATOUIS :

"La réputation de l'hôtel-Dieu laisse parfois à désirer. Les empoisonnements au plomb y sont légion. Durant les deux guerres mondiales, les autorités militaires réquisitionnent les locaux. Si en 1963, le Sous-Préfet inaugure le nouveau bloc chirurgical, l'hôpital de la rue Tournerie semble appartenir à une autre époque."

C'est ainsi en 1965, que la municipalité lance le nouveau projet du complexe hospitalier actuel qui ouvrira ses portes le 15 mars 1977. L'établissement compte alors 538 lits, 300 emplois sont à nouveau créés pour cette nouvelle structure hospitalière.

Comme le souligne l'auteur avec cet excellent trait d'esprit :

"Après avoir longtemps recueilli les cris des malades, celui-ci (l'ancien hôpital), va accueillir une toute autre musique..."

Ce sera l'école de musique et d'art dramatique, puis l'auditorium de la chapelle "Saint-Louis", enfin viendra s'y adjoindre en 2012, le nouveau théâtre.

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Archives AD85 en juin 2018 concernant la collection : Congrégation "Soeurs de la Sagesse".
Le 30 mai 2018 à Paris 75, la publication en ligne des "chroniques générales des Filles de la Sagesse" a reçu un prix de la Société française d'histoire des hôpitaux :

La Congrégation des filles de la sagesse a été fondée à l'hôpital de Poitiers en 1703, par Louis-Marie GRIGNION de Montfort (1673-1716), et Marie Louise TRICHET, Soeur "Marie Louise de Jésus" (1684-1759). Cet hôpital servira de modèle en France jusqu'au XXè siècle.
La Congrégation s'installe à Saint-Laurent-sur-Sèvre en 1720 (lieu de décès de Montfort).
C'est en 1811 qu'un décret assure à la Congrégation une existence légale. En 1905 la séparation de l'Eglise et de l'Etat, contraint les Soeurs à abandonner leurs oeuvres scolaires.
La fermeture de nombreuses communautés en France est ainsi à l'origine de sa large expansion dans le monde.
Elle sont dites encore 1388 réparties dans 20 pays sur les 5 continents. Sur décision politique, la perte de l'administration des établissements de santé s'observe à partir des années 1950.

On y relève entre autre pour l'hôpital de Cholet :

L'hospice de Cholet est fondé en 1797 (pour 150 lits - malades et vieillards); puis une école primaire en 1809; l'asile à l'enfance en 1837; l'ouvroir en 1857; un externat payant en 1874; un asile payant en 1875, le dispensaire anti-tuberculeux en 1921.

Se sont sucédées 23 Surveillantes générales dite "Supérieures ayant dirigé l'établissement".

Les administrateurs de l'hospice et les Supérieurs généraux ont passé un traité en date du 23 Nov 1840, qui fut approuvé par le Ministre le 15 juin 1841.

Les honoraires des Soeurs sont portés à 170 frs.

Dispensaire anti-tuberculeux mis en place depuis le 1er octobre 1921.

En 1923 l'administration à voté 400 francs pour chaque Soeur, en 1926 elle donna 600 frs, en 1930 1000 frs, en 1939 1500 frs.

La Soeur du dispensaire a 7000 frs depuis 1929.

Le service des militaires a été supprimé le 11 nov 1928.

En juillet 1929, la 3ème Soeur de la cuisine a été remplacée par une personne de service.

On en déduit pour la période de gestion par l'économe-directeur Marcel DURAND (1930 à 1952), une succession de 7 responsables, dont la plus stable sera "Marie Alexis du Sacré-Coeur" (20è), durant la période de l'occupation, puisqu'elle y est relevée présente à ce poste d'avril 1935, à juillet 1946 (6 ans). Lui succèdera "Marie Léon de Jésus", de juillet 1946 à Mai 1948, puis "Claire des Anges" de mai 1948 à Août 1954.

En 1938, l'administration a demandé une Soeur supplémentaire pour le service d'oto-rhino-laryngologie et la surveillance de la maternité. Une Soeur a été accordée le 5 déc. 1938, ce qui a porté à 19 l'effectif de la Communauté.

C'est avec la Supérieure "Sainte Gédéonie" que se termine la présence de la Congrégation des "Soeurs de la Sagesse" à l'Hôpital de Cholet, en Juin-Juillet 1958 (6 ans après le décès de Marcel DURAND).

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Sources :

(1) L'hôpital de Cholet est situé rue Tournerit jusqu'en 1976. C'est en 1977 que le nouveau Centre Hospitalier ouvre ses portes rue Marengo à Cholet.

(2) Maires : Alexis GUERINEAU 1919-1932; Alphonse DARMAILLACQ 1932-1945; Jean SOULARD 1945-1947; Francis BOUET 1947-1958...
On observe que le Maire Alphonse DARMAILLACQ décède six ans après la fin de son mandat, en novembre de la même année 1952.

(3) Le Docteur Jean LANGERON selon Scarlett MARTIN "1939-1945 Le Choletais une région dans la guerre" page 95, en brosse un portrait :

"..originaire de la Saône-et-Loire, s'est installé à Cholet en 1929 et y est devenu chirurgien Chef à l'hôpital...des témoignages recueillis en 1994 sur son activité durant l'Occupation en font le portrait d'un médecin dévoué, d'esprit charitable... cohabitation, au sein de l'hôpital... de soldats de la France en guerre, blessés lors d'opérations de sabotages dans la région, qui s'y trouvent également en soins - en infraction, puisque toute aide à ceux que les occupants considérant comme des "terroristes" peut valoir aux aidants la déportation...."

Scarlett MARTIN, dans son premier livre "Le Choletais des Années Noires 1940-1945", écrit aussi page 88 : "Un peu partout, les maisons s'ouvrent... l'hôpital de Cholet aussi où le Dr Jean LANGERON cache et soigne Michel GERVAIS blessé d'une balle à la poitrine le 22 août 44, puis Gibert CARRE, la jambe cassée par balle dans les jours précédent la libération de Cholet."

(4) Faut-il alors faire le rapprochement avec ce qu'écrit Scarlett MARTIN, page 93 du même 1er ouvrage (3) : "Le Dr LANGERON et quelques connaissances ont constitué un "comité de résistance" qui transmet surtout des informations à un poste radio clandestin des services de renseignements de l'armée, Eleuthère..."

Jean-Charles DURAND, son fils (âgé de 7 ans en 1943), me confirme le 22.05.2015, qu'effectivement il se souvient parfaitement que son père prenait note des messages de "Radio Londre" à partir du poste de radio qui se trouvait dans leur cuisine à l'hôpital. Il les dactylographiait ensuite pour que l'on ne puisse pas reconnaitre sa première transcription manuelle. Ensuite régulièrement une femme (Patronyme de consonance se terminant par...REAU, précisera Claudine DURAND, le 25.05.2015), au grand chapeau noir à large bord, spécifique de l'époque, passait régulièrement à la conciergerie de l'hôpital pour récupérer ces documents dactylographiés ! (Jean-Charles DURAND, à la différence de sa soeur (13-14 ans à l'époque), lui (alors âgé de 7-8 ans), évoque ne jamais avoir eu connaissance que son père pouvait cacher un matériel de transmission - télégraphe ou émetteur radio, même transitoirement - dans son propre bureau (sinon sa propre machine à écrire). Selon lui si cela avait pu être le cas, il se serait plus logiquement trouvé dans le grenier'. Claudine DURAND, de six ans son aînée, au 25.10.2018, énonce se souvenir que le soir, rideaux tirés, ce père verrouillait son bureau pour y travailler longuement. On devait éviter de le déranger. En cas de besoin, la consigne était de frapper, de se signaler et d'attendre. On l'entendait parfois parler à voix feutrée. Il ne déverrouillait qu'après un temps d'attente, lui permettant de faire du rangement vers les placards et le coffre fort.
On évoque aussi un sous-terrain, débouchant initialement non loin de la Chapelle Saint-Louis (à hauteur d'un ancien cimetière attaché aux Cordeliers, ce dernier déjà disparu à l'époque); où aurait, entre autres, été notamment cachée transitoirement en partie la famille DE WIJZE.

Selon Elie CHAMARD "20 Siècles d'Histoire de Cholet" :
Durant les quelques quatre années d'occupation (Page 322), "la résistance choletaise œuvre dans l'ombre, réseaux tout à fait indépendants les uns des autres" dont certains seront connus qu'après la guerre tels : Bukmaster, Acajou, Cahors-Asturies, Navarre, Inchridate, Mouvement de Libération Nationale, Résistance, Libé-Nord, Front National, Union des Femmes Françaises. Par prudence s'impose des consignes de cloisonnement rigoureux entre les équipes. Il sera longtemps hors de question de perpétuer des attentats contre l'occupant afin de faire le plus possible l'économie en retour de représailles , sans commune mesure contre la population choletaise.

Officiellement par la suite plus connu Edouard RIPOCHE horloger à Cholet, y est dit particulièrement agissant (page 322), transmettant, avec une très grande discrétion, les directives de Londres (messages captés à la radio anglaise et traduits selon un code); page 344, fin de la période de l'occupation allemande écrit aussi :

" En tout cas, Cholet évita le pire. Il nous a été impossible de raconter tous les faits, les incidents, les exploits, non plus de nommer tous ceux qui agirent dans l'ombre, sans vantardise. Cholet paya largement son tribut à la résistance et à la libération."

(5) Page 325 du second ouvrage de Scarlett MARTIN, sont portés dans le sous-titre "La mémoire des déportations raciales", sur une plaque commémorative place Creach-Ferrari, des déportés juifs qui furent arrêtés à Cholet et à la Tessoualle; entre autres patronymes on relève des DE WIJZE :

- Johanna DE WIJZE (convoi 31);
- Abraham DE WIJZE (convoi 53);
- Sigfried et Sarah DE WIJZE (convoi 68);

Claudine DURAND, en mai 2015, évoque avoir bien connu deux filles juives, selon elle, liées aux DE WIJZE. Ses camarades affirme-t-elle se prénommaient : Hélène et Myriam au patronyme de phonétique : DE WIJZE à DEVIS(e) (Pour lesquelles comme pour leurs parents, aucune archive de recensement n'a été mise en évidence à ce jour) !
Siefrefied le troisième enfant du couple DE WIJZE, comme sa soeur Johanna, restent déclarés célibataires. Lui, traducteur de textes Allemands, maintenu plus d'un an hospitalisé - en continu ou en discontinu - (avant juillet 42, en février 1943 et même encore déclaré y demeurer en sept. 43). Silo, L'aîné, le troisième enfant, marié, qui ne séjournait pas sur Cholet, n'aurait eu qu'un fils unique selon, selon Albert DE WIJZE, lui même, que nous aurons au téléphone en 2015.

https://www.geneanet.org/media/public/pourquoi-papa-10397103

Les très riches travaux de recherche de Bertrand BOSSY: "Histoire de la déportation des Juifs dans les Mauges" Edition 2014 "La Manufacture" Langres, et plusieurs bouts éparses d'arbres généalogique de ces DE WIJZE, en ligne, dont certains élargis aux collatéraux, nous permet de valider qu'il s'agit bien de cette famille.

Reste toutefois l'énigme à ce jour des deux camarades de jeux de Claudine DURAND, qui avant juillet 1942, étaient, comme elle fille du "Directeur" de l'hôpital, scolarisées à la même école; en l'unique classe de filles rue Tournerit (le plus probable, mais pas d'archive) - voir moins probable : celles de la rue du Paradis avant déc.1941, ou celle de la rue Marceau année scolaire 1942-43 (pour cette dernière, pas d'archive non plus de l'école des filles) : Libérées, passées entre les mailles du filet, déplacées, déportées, exterminées?...
Après la rafle de Juillet 1942, les DURAND, ne les reverront plus jamais. Ont-elles suivi et subi le même sort que Johanna DE WIJZE à compter de ce jour là !?

Autre source :

L'article du Cahier des Mauges de nov. 2004, page 52 : "La veille de l'arrestation de Johanna, ils virent en effet débarquer leur neveu, Albert 8 ans et sa mère sous une fausse identité. Mais l'officier allemand venu arrêter Johanna leur conseille de partir car "il ne doivent pas rester cher des Juifs" ! Ils se réfugieront en Suisse après être passé par Paris, puis Lyon où Albert reconnaît par hasard son père; ce dernier fera envoyer une ambulance à Cholet pour chercher Abraham et sa famille. Mais ceux-ci refuseront de partir !..." (témoignage recueilli par Franck Marché d'Albert DE WIJZE, lui même, lors de son séjour à Saumur après la cérémonie de la commémoration de la plaque des déportés Juifs de la Tessoualle et de Cholet en 2000, posée place Creach-Ferrari à Cholet).

Voir plus de précisions sur leur arbre d'ascendance spécifique avec en plus un commentaire sur le parcours et le sort de chacune de ces personnes réfugiées; à partir de leurs fiches individuelles sur "persocholet" à l'adresse suivante :

http://gw.geneanet.org/persocholet_w?lang=fr&m=S&n=DE+WIJZE&p=

A la fin de la guerre 39-45, Marcel DURAND sera présent à la gare de Cholet à tous les retours de prisonniers, déportés... espérant toujours, entre autres, un retour d'un ou plusieurs membres de cette famille.

Les recherches ultérieures engagées à l'époque par le couple DURAND-TREPAGNE resteront vaines (n'ayant pas en ce temps, au même titre qu'Elie CHAMARD, encore accès à ces archives dont nous disposons après 70 ans, ni les mêmes outils de recherche (Ordinateurs et Internet) !...

(6) Pierre GRADOR (Alias "Joseph Fonteneau"), résistant corrézien qui en août 1944, prend une part active à la libération du Choletais, selon la mémoire de Madame LANGERON, c'est probablement ces armes qui seront ensuite cachées dans la cave du domicile du couple LANGERON, derrière un mur érigé en cette circonstance (page 95 "1939-1945" Edition AFMD 49 édition 2010).

Page 89 de son ouvrage initial sur la période 1940-1945 à Cholet, Scarlett MARTIN précise : "Réfugié à Cholet après avoir fui Angers où la Gestapo le recherche, le résistant corrézien Pierre GRADOR - qui se fait appeler Receveur - est à l'origine du premier sabotage"." Avec René TOUNIER et Jacques BONNET, il décide de faire dérailler deux trains allemands de munitions à partir de Cholet ( au niveau de la courbe de la Boulaie, près de la gare de Trémentines).

(7) Marcel DURAND et Mr le Dr LANGERON avaient l'un pour l'autre, une haute considération mutuelle. En apprenant le décès subit et tragique de Mr DURAND par son épouse, le Docteur LANGERON, éclatera en sanglot :

- "...Si j'avais su que Mr DURAND était sur le point de refaire une nouvelle crise aigüe d'urémie, je ne l'aurais jamais envoyé en cure"..."sa maladie et l'état dans lequel il se trouvait est sans nul doute, aussi le fait de ses engagements et de tout ce dont à quoi il a dû faire face pendant la guerre, comme responsable de la gestion de l'hôpital !.."

Au 24.06.2015, nous sommes en mesure de publier en inédit sur "persocholet" de GeneaNet, plus de cinq générations des filiations de cette autre personnalité choletaise :

- Le Docteur "Jean" François LANGERON, Chef de service, Chirurgien depuis 1929 à l'hôtel Dieu de Cholet, qui comme membre de "Libération-Nord" avec son épouse Gisèle MALBEC, s'investiront activement dans la Résistance durant l'occupation 1939-45.

Jean LANGERON assurera bientôt la Direction de la Résistance dans le Choletais à partir du 8 août 1944 et contribuera lui aussi, ainsi, depuis le choletais à la libération d la France.

Il a sa rue à Cholet et sa stèle dans le hall d'entrée du conservatoire de musique et d'art dramatique (Ecole de musique devenue ainsi très fonctionnelle depuis qu'elle a été aménagée dans les anciens bâtiments de l'hôpital de Cholet, dont l'accès principal se faisait à l'époque uniquement par la rue Tournerit. Y sera adjoints de nouvelles extensions et transformations, dont le nouveau Théatre municipal. Les accès se sont depuis largement multipliés tout autour de cet ensemble infrastructurel imposant).

Le Gestionnaire de l'hôpital Marcel DURAND en avait, et réciproquement, un profond respect et une haute considération !

Quand Jean LANGERON, comme Médecin, qui avait pris la décision de prescrire à Mr DURAND une cure à Vichy en 1952, apprendra son tragique décès à l'âgé de 54 ans, il en sera profondément affecté.

On observe que le Directeur de l'hôpital d'alors, cet homme intègre, décède moins de sept ans après cette période très difficile, que fut la gestion de cet établissement hospitalier, pendant l'occupation 1939-45 (et encore après).

On déduit aussi de nos recherches objectives, qu' Alphonse DARMAILLACQ, très exposé lui aussi, puisqu'en première ligne, comme Maire, durant l'occupation, décédera également en 1952, à 68 ans, seulement trois mois après le Directeur de l'hôpital de Cholet; que Jean LANGERON (cet autre ami), âgé de seulement 62 ans, les suivra à son tour courant de la deuxième année (Très vite donc après la disparition de ces deux personnalités estimées par lui).

On prendra également en compte, que tous ces responsables fortement exposés aux difficultés de l'époque, engagés, contraints en plus de l'occupant, par certaines directives de Vichy, n'auront pas été épargnés par quelques gratuites calomnies !

(8) Suivant des propos recueillis le 16.07.2013 auprès de Bernard LELIEVRE °1935 (président historique après 1958, de l'Amicale des personnels Hospitaliers de Cholet), les effectifs du personnel de l'hôpital de Cholet seraient passés entre 1960 et 1990 de moins de 80 à plus de 1200 employés.

En 2013 le site de l'hôpital de Cholet, affiche 2073 personnes et l'on déplore un manque de 10% au niveau médecins et personnels médicaux (source : http://www.ch-cholet.fr/l-hopital/17-la-direction.html ).

(9) Soeurs de la Sagesse, congrégation de Saint-Laurent-sur-Sèvre 85 : "Ses oeuvres étaient principalement orientées vers la santé, l'éducation, l'action sociale et la pastorale".

(10) Bertrand BOSSY, professeur d'histoire et de géographie au Lycée Renaudeau à Cholet, en guise de conclusion de son exceptionnel travail approfondi, édition 2014 "Histoire de la déportation des Juifs dans les Mauges", conclut avec une préface de Elie WIESEL édition 2006 de "la Nuit":

"Oublier ces morts serait les tuer une deuxième fois. Et si, les tueurs et leurs complices exceptés, nul n'est responsable de leur mort, nous le sommes de la seconde"

Respect et travail de mémoire, c'est aussi l'un des objectifs du généalogiste !

(11) Complément information historique sur les Hôtel-Dieu sur Wipkipédia à juillet 2017 :

https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%B4tel-Dieu

Quelques extraits de rubriques

« La gestion » :

« Les problèmes de gestions et de financements sont réglés à l'échelle locale, à travers un maquis juridique complexe. Les pouvoirs et compétences entre une ville et son hôpital sont remis en question, d'où une infinie diversité de situations dans tout le Royaume. Au fil du temps, des inégalités se creusent. Du fait de leur histoire, des petites villes en déclin se retrouvent avec un riche hôtel-Dieu (revenus fonciers de dotations anciennes) mais surdimensionné ; alors que des villes en expansion ont un petit hôtel-Dieu pauvre et surpeuplé, la charité médiévale se faisant de plus en plus rare. »

« Les soignants »

« À partir du XVIIe siècle, des chirurgiens sont directement appointés par l'hôpital, pour une pratique hospitalière exclusive. Peu à peu, ils s'y établissent pour leur formation pratique. »

« Les malades »

« De façon générale, les grandes villes souffrent d'une surpopulation hospitalière, d'une dégradation continue de l'hygiène depuis la fin du Moyen Âge, de difficultés financières se traduisant par un déficit aggravé des hôtels-Dieu tout au long du XVIIIe siècle, Les rapports critiques se multiplient. »

Actualisation du 03.08.2017

Jean Claude MICHON

PS : Nous manque deux documents essentiels :

Les conclusions du médecin légiste ;

le rapport d'enquête de police ;

Qui mèneront à quelle conclusion objective la plus pertinente entre :

- Le fait d'un rôdeur ?

- Un règlement de compte ? (14)

- Un acte volontaire ?

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Extraits d'articles de presses locales du 23.06.1952 Cholet (journal non identifié):

" Nous avons été consterné par cette nouvelle, nous disait hier soir, l'un des administrateurs de l'hôpital, et nous perdons en lui, en même temps qu'un ami, dévoué, un directeur avisé....

Engagé volontaire pour la durée des hostilités, il était parti sur le front en décembre 1916 et ne revint au pays qu'après la démobilisation de 1919.

En mars 1922, il trouvait une place à la mairie de Cholet, où il demeura jusqu'à la fin de l'année 1930.

C'est à cette époque qu'il prit ses fonctions à l'hôpital de Cholet où il assura l'économat avant d'être nommé au poste de directeur le 1er juillet 1943...

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Celui de "l'intérêt Choletais" du 23.06.1952 :

Une très nombreuse assistance se pressait, samedi après-midi (21.06), aux obsèques de Marcel DURAND, âgé de 54 ans, décédé brusquement, à Vichy, où il était allé se soigner, le surlendemain de son arrivé en cette ville.

Reconnu notamment MM.Francis BOUËT, Maire;

FRAUDEAU, secrétaire de la Sous-Préfecture, représentant M.Charles ANDRE;

des membres de la commission administrative des hospices : MM.CHARRIER, GRELET, BERLET, MAILLARD (M.PRISSET et M.VERGER, directeur de la Sécurité Sociale, s'étaient excusés) :

de la commission médicale : docteurs LANGERON, LAURENTIN, FLAHAUT, Le PAVEC, BALARD, GIRAUDET;

le Maire de la Séguinière, M.DIXNEUF;

MM.DELANOY, architecte;

HUDOR, président de l'Amicale des Chars et Blindés, à laquelle appartenait le défunt;

les inspecteurs de police BEAULIEU, CAILLAUD et HOCDE, représentant M. le commissaire DUFIEF...

Les cordons du poêle étaient tenus par MM : CHARRIER, de la commission administrative; CHEDANE, de la Classe 1918; SOULARD, représentant le personnel, et FALIGANT, les employés des services municipaux...
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En contraste, le 21 juin 1952 la presse sur l'Allier :

Journal du Centre (cote : JAL 41/14) : Le directeur des hospices de Cholet se suicide dans un hôtel de Vichy
VICHY - Le désespéré des hospices de Cholet (Maine-et-Loire), s'est suicidé hier dans un hôtel de Vichy dans lequel il était descendu pour faire une cure. Il s'est tranché la gorge avec une lame de rasoir. D'après certains renseignements, le désespéré donnait depuis quelque temps des signes de déséquilibre mental. La police se refuse à donner le nom du désespéré."

Le Centre Républicain, Montluçon (côte : JAL 40/184) : Un curiste se tranche la gorge
VICHY - Un directeur d'hôpital de Cholet (Maine-et-Loire) vient de se suicider à son hôtel. Il s'est tranché la gorge avec une lame de rasoir. Le désespéré, depuis quelques temps, donnait des signes de déséquilibre mental.

Rien sur la presse même de Vichy ?

Préserver l'image de marque de la station thermale ?
ou :
Poursuites d'habitudes prise durant le "régime de Vichy" : Faire disparaître les archives compromettantes ?
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Le chercheur s'interroge : Quelle conclusion objective à partir de quels critères ?

1) - Le fait d'un rôdeur ?

Homme "débarquant" seul : chaussures vernissées "tiré à quatre épingles" !

2) - Un règlement de compte ? (14)

En lien avec la période d'occupation : soit comme acteur discret dans la résistance, soit pour solidarité envers quelque membre de famille Juive, soit pris pour un homonyme ?

Aux Archives de Vincennes en ligne on relève de nombreux résistants, homonymes Marcel DURAND !

3) - Un acte volontaire ?

Pourquoi alors, avoir fait tout le voyage pour en arriver à un acte pareil le soir de son arrivée !?
Pourquoi ne pas être passé à l'acte au cours du voyage ?

La fatigue du voyage a-t-elle pu provoquer une nouvelle crise aiguë d'urémie, si ce n'est face à la perspective d'une insupportable solitude, du fait d'une extrême défaillance psychologique subite ?

Avait-il pris conscience du temps qu’il faudrait pour arriver à satisfaire le besoin d’équipement chirurgical obsolète à l’hôpital de Cholet ? L’on peut vérifier avec le recul, qu’une quinzaine d’années seront nécessaires pour que la demande d’après-guerre aboutisse (Inauguration du nouveau bloc opératoire par le préfet en 1963). De même qu’il faudra attendre 1977, soit quelques quinze ans de plus, pour qu’un nouvel hôpital, à partir d’un projet décidé en 1965, ouvre ses portes au public rue Marengo à Cholet.

Après avoir vénéré PETAIN en 1918, comme beaucoup de Français, ce Général, bien que déjà décédé depuis presqu'un an (12), Marcel Louis DURAND, Directeur avisé et homme de conviction, connaissant parfaitement les limites de la science du moment. A-t-il pu attendre d'être arrivé, ici même, en ce lieu, à Vichy, pour marquer par un tel geste, sa profonde désapprobation au régime qui durant la période 1939-45 ne fera pas honneur à l’image de la France ?

Nous manque deux documents essentiels :

1) Le compte-rendu du médecin légiste :

Egorgé, ou carotide soigneusement tranchée ?

2) Le rapport d'enquête de police (13)

Qui a été enquêté : La presse "censurée" sur Vichy, laconique, sur l'Allier, en copie conforme au niveau des mots, comme conditionnée par le porte-parole de la police, emploie les mêmes termes de "désespéré" et de "déséquilibre mental" alors que Marcel Louis DURAND, ne connaissait personne sur ce lieu et venait juste d'arriver en fin d'après-midi à Vichy (estimé décédé vers 19h) !? (Comment ne pas avoir en tête l'affaire Robert BOULIN, encore d'actualité en 2017 : Suicide, ou assassinat; secret, ou mensonge d'état !)

Comment sa famille aurait-elle pu l'encourager à partir seul faire cette cure, si un état dépressif avait été réellement observé, par ses proches, comme par le Docteur LANGERON et l'environnement de travail du Directeur ?

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(12)
Source Wikipédia : Ouverture du procès du maréchal Petain le 23 juillet 1945 devant la Haute Cour de justice à Paris. Philippe Pétain est emprisonné au fort du Portalet, un fort de montagne, dans les Basses-Pyrénées), du 15 août au 16 novembre 1945. Pendant le régime de Vichy, ce fort avait servi de lieu de détention pour plusieurs personnalités politiques. Il est ensuite transféré au fort de la Citadelle sur l'île d'Yeu, une île au large de la Vendée. Il sera, hors de ses gardiens, le seul occupant du fort. Son épouse installée à son tour dans l’île, bénéficie d’un droit de visite quotidien. La santé mentale de Philippe Pétain va finir par décliner, les moments de lucidité devenant de plus en plus rares. Après avoir pris position en ce sens dès 1949, le général de Gaulle déclare le 26 mai 1951 à Oran, dans un discours prononcé place d'Armes devant une foule d'environ 8 000 personnes, qu'« il est lamentable pour la France, au nom du passé et de la réconciliation nationale indispensable, qu'on laisse mourir en prison le dernier Maréchal »178,179. Eu égard à cette situation, le Conseil supérieur de la magistrature, présidé par Vincent Auriol, président de la République, en vue d’adoucir une fin prévisible, autorise le 8 juin 1951 « l’élargissement » du prisonnier et son assignation à résidence « dans un établissement hospitalier ou tout autre lieu pouvant avoir ce caractère ». Le transfert dans une maison privée de Port-Joinville a lieu le 29 juin 1951, où Philippe Pétain meurt le 23 juillet 1951. Veillé par Jean Rodhain167, il est inhumé le surlendemain dans le cimetière de Port-Joinville à l’île d’Yeu.

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(13)
De : Archives -Envoyé : mercredi 2 août 2017 14:51
À : 'jean-claude.michon2@ornage.fr'
Objet : Service Archives Intercommunales - Vichy Communauté - Demande de copies : article de presse locale / rapport journalier de police année 1952
Bonjour Monsieur,
Suite à votre précédent mail, nous vous informons, que nous ne possédons aucun journal / quotidien de presse locale, ni rapport journalier de police pour l’année 1952 au sein du fonds d’archives de la ville de Vichy...

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From: Redaction LOCALE - Sent: Thursday, August 3, 2017 11:16 AM
To: Jean Claude MICHON
Subject: Re: Archives du Journal "LA MONTAGNE" à Vichy
Bonjour, de mémoire, je ne me souviens pas qu'il y ait eu de papier. Bien à vous.

Le 3 août 2017 à 10:35, Jean Claude MICHON <jean-claude.michon2@orange.fr> a écrit :
Madame Monsieur,
Nous nous permettons de vous contacter, afin qu’il puisse être vérifié si la mort dramatique à Vichy, de Marcel Louis DURAND, Directeur de l’hôtel-Dieu de Cholet 49, le 17.06.1952, à pu faire l’objet, le lendemain ou les jours suivants, d’un article dans votre journal « LA MONTAGNE », qui pourrait être aujourd’hui encore archivé !?

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From: ARCHIVESDPT
Sent: Monday, August 28, 2017 2:59 PM
To: Jean Claude MICHON
Subject: Devoir de mémoire : Directeurs d'hôpitaux décédés tragiquement après la guerre de 1939-45
Bonjour,
Suite à votre courriel en date du 11 août, concernant des recherches sur la mort tragique de Monsieur DURAND Marcel Louis survenue le 17 juin 1952 à VICHY ; je vous prie de trouver ci-jointes les copies des documents suivants :
- Fiche chronologique d’enregistrement des p.v. de police, de gendarmerie et des plaintes – Tribunal de Grande Instance de Cusset (cote 1730 W 13).
Néanmoins, cette fiche ne correspond à aucun dossier archivé aux Archives départementales de l’Allier (copie fiche, en pièce jointe, dit : Dossier n°01109)
- Article de presse (journal « Le Centre Républicain » – cote : JAL 40/184),
- Article de presse (journal « Le journal du Centre » – cote : JAL 41/14).

____________________________

(14) Le 22 février 2018, Joseph RIPOCHE de Cholet 49, dernier responsable de l'Amicale des anciens clandestins du mouvement de Résistance Libération-Nord, précise "même une épouse pouvait ignorer l'appartenance et actions à un réseau de Résistance" !

La question se pose dès lors :

Qui est ce Marcel DURAND, enregistré au Musée de la résistance en ligne page 102/307 :

https://www.geneanet.org/media/public/un-durand-marcel-musee-de-la-resistance-en-ligne-11533444

Impressionnante liste d'homonymes aux Archives en lignes du “Service Historique de la Défense” à Vincennes 94 : Les DURAND résistants enregistrés sous la série GR 16 P

"Marcel" Louis DURAND de Cholet fait-il partie des quatre Marcel DURAND non totalement renseignés ?

https://www.geneanet.org/media/public/les-homonymes-marcel-durand-resistants-11528765

Source générale Archives de Vincennes :

http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/?q=content/dossiers-administratifs-de-r%C3%A9sistants

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Quand l'amour vous fait poète :

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Octobre 1924;

A ma petite Germaine chérie :

Emotions Charmante mignonne

Vous ne savez pas

Comme je frissonne

Au bruit de vos pas

Si je sais sourire

Quand vous m'approchez

Hélas ! je soupire

Quand vous vous cachez

Ah ! que j'aime entendre

Votre douce voix

Mon âme est plus tendre

Dès que je vous vois

Vous êtes si belle

Vos yeux sont si doux

Que mon coeur fidèle

Ne bat que pour vous

Mignonne j'adore

Votre front si pur

Vos cheveux que dore

Un soleil d'azur

Et toujours j'admire

Votre teint Charmant

Vos yeux où se mire

Le beau Firmament

Vous êtes mon ange

Je vous vois partout

Un concert étrange

Vous mêle avec tout

La nuit si je rêve

C'est d'un rendez-vous

Le jour qui se lève

Me parle de vous

Brune enfant vous êtes

Mon ange rêvé

Dans les cieux en fêtes

Je vous ai trouvée

Je vous ai choisie

Et je veux un jour

Voir ma poésie

Chanter notre amour

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24 novembre 1924

A ma petit femme chérie

Je t'aime !

Je t'aime tant, je t'aime tant,

Je ne puis assez te le dire

Et, je le répète pourtant

A chaque instant que je respire

Absent, présent, de près, de loin,

T'aimer est le mot que je trouve

Seul avec toi, devant témoins

Ou je le pense ou je l'éprouve

En ville, aux champs, chez moi, dehors

Ta douce image est caressée

Elle se fond quand je m'endors

Avec ma dernière pensée

Quand je m'éveille je te vois

Avant d'avoir vu la lumière

Et mon coeur est plus vite à toi

Que le jour, n'est à ma paupière

Ton coeur est tout mon bien, ma loi

Te plaindre est toute mon envie

Enfin en toi, pour toi, par toi,

Je respire et tiens à la vie

Ma bien aimée ô mon trésor

Qu'ajouterai-je à ce langage

Dieu ! que je t'aime !

Et bien encore

Je voudrais t'aimer davantage

Marcel

Publication et reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur du site et de la famille proche :

Jean Claude MICHON

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Généalogie soumise sur GeneaStar :
- Les 17 et 19.07.2017 à partir de "persocholet"
- Le 10.08.2017 à partir de "mimiche13"
sans suite !

 Sources

  • Personne: Personne: Documents privés ; longues confidences de Madame Germaine DURAND-TREPAGNE et de leur fille Claudine (mes belle-mère et belle-soeur); Archives Nationales de Fontainebleau; Archives Mairie de Cholet; Articles de Presses locales; Elie CHAMARD "20 Siècles d'Histoire de Cholet" ; Geoffroy RATOUIS "CHOLET XXè SIECLE"; Scarlett MORIN « 1939-1945 Le Choletais une région dans la guerre » 2010

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

"Louis" Francois DURAND 1794-1874   Marie RAPIN 1800-1837   "Joseph" Francois LANDREAU 1819-1882   "Hortense" Marguerite GRIMAUD 1823-   "Francois" Charles FONTENY 1805-1850   Marie SICHÉ 1802-1893   "Pierre" Francois VIGNET 1807-1869   Victoire "Aminthe" BEAUFRETON 1818-1891
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Louis DURAND 1835-1895   Marie Hortense LANDREAU 1850-/1920   Francois FONTENY 1836-1914   Rose Aminthe VIGNET 1842-1932
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"Louis" Félix (Louiset) DURAND 1873-1950   Rose "Adrienne" FONTENY 1874-1957
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"Marcel" Louis DURAND 1898-1952


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