Jean Antoine MAHUET
Jean Antoine MAHUET
  • Né le 18 juillet 1882 - Chénas, 69840, Rhône, Rhône-Alpes, FRANCE
  • Décédé le 5 juin 1916 - Zeitenlick, 54622, Nomós Thessaloníkis, GRECE, Hôpital Temporaire N°1,à l'âge de 33 ans
  • Inhumé - Thessalonique, 54622, Nomós Thessaloníkis, GRECE
  • Viticulteur
2 médias disponibles 2 médias disponibles

A participé à la Grande Guerre, mort le 05/06/1916

Que s'est-il passé ce jour là ?
Domicile lors de la mobilisation : Chénas (69)

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Notes individuelles

Mort pour la France - 5 juin 1916 - Zeitenlick (Grece)

Inscrit au monument aux morts de Chénas (Rhône)

Transcription du décès - 17 août 1916 - Chénas (Rhône)

Sépulture - Thessalonique (Grece) - Cimetière Militaire Français de Zeitenlick - Tombe 372






SGA - Mémoire des hommes



Cimetiere Militaire Français de Zeitenlick (Grece)

Sources:    Chemins de mémoire
   La France en Grèce










Registre Matricule / Classe 1902 - N°610 - Lyon Nord

Dirigé isolément sur le 35e Régiment d'Infanterie (Belfort) le 15 novembre 1904
Arrivé au corps le dit jour et Soldat 2eme classe
Réformé temporairement le 30 decembre 1904 pour faiblesse
Rappelé à l'activité le 17 novembre 1905
Affecté au 22e Régiment d'Infanterie (Sathonay - Rhône)
Arrivé au corps le 23 novembre 1905 et Soldat 2eme classe
Envoyé en disponibilité le 18 septembre 1906
Rappelé à l'activité (Mobilisation générale) le 3 août 1914
Arrivé au 35e Régiment d'Infanterie (Belfort) le 3 août 1914
Renvoyé à tort dans ses foyers le 6 août 1914
Rappelé au 235e Régiment d'Infanterie /24e Cie (Belfort) le 4 novembre 1914
Décédé (Suite de maladie contractée au service à l'Hôpital Temporaire N°1 de Zeitenlick (Grece) le 5 juin 1916

- Campagnes
Contre l'Allemagne
- Du 3 août 1914 au 6 août 1914
- Du 4 novembre 1914 au 5 juin 1916
Le 35e Régiment d'Infanterie à Belfort







Historique du 235e Régiment d'Infanterie



Campagnes du 235e Régiment d'Infanterie

- Casernement en 1914 : Belfort.
- Il fait partie de la 113e brigade d'infanterie, 57e division d'infanterie, 7e région militaire, 4e groupe de réserve.
- Rattaché à la 57e DI d'août 1914 à novembre 1916.
- Composition : 2 bataillons, 39 officiers, 2156 hommes de troupes et sous-officiers, 102 chevaux.


1914 :Alsace : (août-sept.) : Manspach, Romagny, moulin de la Caille, Montreux, Montreux-Château (12-13/08), Aspach, Gommersdorf, Traubach-le-Haut (25/08), Reppe, Elbach, Wolfersdorf, Buethwiller, Balschwiller, combat d' (02/12)

1915 : Une décomposition intéressante du régiment sur le JMO, montre qu'au début de 1915, 1100 hommes du régiment ont plus de trente ans, 150 plus de 35 ans. 18 engagés volontaires sont présent au régiment

Alsace :
Ammerzwiller, Bernwiller, Balschwiller, Dieffmatten Metzeral, Sondernach, cote 664, Le Kioske

Le 8 février, le JMO signale après le dégel, 40 cm d'eau dans les tranchées durant 3 jours

Puis à partir d'avril jusque mai : Burnhaupt-le-Bas, fortin de Bouvy, Bernwiller, Hecken, Ammerzwiller
Traubach-le-Bas, Traubach-le-Haut (que), Gildwiller (juil.-oct.)

Embarquement à Marseille pour l'Armée d'Orient
Salonique : fin oct. retraite du Vardar et de la Cerna (Novembre),. Dracevice , Besvica , Serbie (DEC) .: Demir - Kapu



1916 :Un état des pertes nominatives et très précis sur le JMO du régiment à la date du 7 /01/1915 fait état de 198 tués, 300 blessés, 7 prisonniers, 217 disparus et 7 chevaux tués depuis la mobilisation

Camp retranché de Salonique, Daoudli, Kiorziné, Sarigneul (avril), Krucha-Balkan (mai), Dova-Tépé, lac de Boutkova, lac de Boutkova, bataille de Doïran puis à partir de sept. : Monastir, Ekchisou, prise de Florina (18/09), lac de Prespa

Le 04/10/1916 : Le croiseur Gallia fût torpillé et coulé par un sous-marin allemand au large de la Sardaigne, il transportait des soldats du 235ème RI en renfort pour combler les pertes du régiment.
Le régiment est dissout le 1 nov. 1916, les soldats rejoignent les 242e, et 260e RI pour former leur 3e bataillon.






Ça s'est passé la semaine du 1er juin 1916

- Lundi 29 mai : Sur la rive gauche de la Meuse, violent bombardement de toute la région du Mort-Homme ainsi que du secteur à l'ouest de la ferme Thiaumont, sur la rive droite.
En Alsace, deux tentatives d'attaque nord-ouest de Balschwiller (nord-ouest d'Altkirch) ont été enrayées par nos feux.
Les Russes ont repoussé une attaque allemande dans la région des lacs.
Les Italiens ont brisé toute une série d'offensives autrichiennes dans les divers secteurs du front ; la pression de l'ennemi augmente toutefois autour d'Asiago.
Les Bulgares, faisant irruption sur le sol grec, ont occupé plusieurs forts de la zone de couverture. Les troupes hellènes ont l'ordre de se replier.

- Mardi 30 mai : Au sud de Roye (région de Beuvraignes), notre artillerie a bouleversé les organisations allemandes de première ligne.
Sur la rive gauche de la Meuse, deux attaques allemandes débouchant du bois des Corbeaux ont été complètement repoussées par nos tirs de barrage et nos feux d'infanterie. Un assaut contre la cote 304 a été brisé avec des pertes sensibles, ainsi qu'un second assaut qui l'a suivi à quelques heures d'intervalle. Des rassemblements ennemis, signalés à l'ouest de la cote 304, ont été dispersés par notre artillerie.
Entre le Mort-Homme et Cumières, une forte attaque ennemie a été arrêtée par notre tir de barrage, sauf en un point où l'ennemi a pris pied sur un front de 300 mètres dans une de nos tranchées avancées.
Sur la rive droite, violente lutte d'artillerie à l'est et à l'ouest du fort de Douaumont.
Le chancelier allemand est arrivé à Munich où la presse l'a froidement accueilli.

- Mercredi 31 mai : Le bombardement a redoublé d'intensité entre le Mort-Homme et Cumières. L'ennemi a dirigé sur l'ensemble des positions de ce secteur une très puissante attaque où il a engagé une division fraîche et nouvellement arrivée.
A notre gauche, nos feux ont brisé tous les assauts ennemis sur les pentes est du Mort-Homme. Dans la région du bois des Caurettes, après plusieurs tentatives infructueuses de l'ennemi, qui a subi des pertes importantes, nous avons dû replier nos éléments avancés au sud du chemin de Béthincourt à Cumières. A notre droite, les Allemands n'ont pu nous déloger des lisières sud du village de Cumières.
Sur la rive droite, lutte d'artillerie très vive à l'ouest du fort de Douaumont.
Un transport autrichien a été coulé dans le port de Trieste par un sous-marin italien.

- Jeudi 1er juin : Sur la rive gauche de la Meuse, succession de violents combats.
L'ennemi, à la suite d'un bombardement de deux jours, a lancé des attaques concentriques et répétées, à gros effectifs, sur nos tranchées à l'est du Mort-Homme et de part et d'autre du village de Cumières. Il a été repoussé avec de grosses pertes. Toutefois, au sud du bois des Caurettes, nous avons dû évacuer notre tranchée de première ligne, nivelée par le bombardement.
Au sud de Cumières, nous avons d'abord été refoulés dans la direction de la station de Chattancourt, mais une vive contre-attaque de nos troupes nous a permis de ramener l'ennemi jusqu'aux abords du village. Les fractions allemandes qui à la faveurdu brouillard, s'étaient glissées le long de la Meuse jusqu'à la tranchée de la station de Chattancourt, ont été anéanties par nos feux.
Ultérieurement, deux coups de main sur les pentes du Mort-Homme nous ont permis de faire 245 prisonniers.
Sur la rive droite de la Meuse, violente canonnade entre le fleuve et le fort de Vaux.
En Alsace, l'ennemi nous a attaqués près de Seppois. Ses attaques ont été rejetées.
Les Italiens tiennent bon dans la vallée de l'Adige : ils ont cédé du terrain dans la région d'Asiago.
Les Bulgares ont occupé la gare de Demir-Hissar (Macédoine grecque). Entre cette ville et le lac Doiran, nous avons occupé Poroj. Le plus luxueux des illustrés allemands, l'Illustrirte Zeitung, de Leipzig, paraissait la semaine dernière avec la couverture ci-contre : Un soldat allemand lit son journal tandis qu'il contraint un prisonnier français à peindre sa guérite aux couleurs allemandes.

- Vendredi 2 juin : Sur la rive gauche de la Meuse, violent bombardement du bois d'Avocourt et du Mort-Hommme. Une attaque allemande qui s'était déclanchée sur nos positions des pentes est, a été complètement repoussée par nos feux.
Sur la rive droite, après une violente préparation d'artillerie, l'ennemi a attaqué nos positions depuis la ferme Thiaumont jusqu'à Vaux. Après plusieurs assauts infructueux, il a réussi à pénétrer dans nos tranchées de première ligne, entre le fort de Douaumont et l'étang de Vaux. Partout ailleurs ses attaques ont été brisées par nos feux de mitrailleuses, qui lui ont infligé de lourdes pertes.
Une de nos escadrilles a lancé une vingtaine d'obus sur les gares de Thionville et d'Audun-le-Roman et sur le centre de ravitaillement d'Azannes.
Un groupe d'avions allemands a lancé plusieurs bombes sur la ville ouverte de Bar-le-Duc. 18 personnes de la population civile ont été tuées, dont deux femmes et quatre enfants ; 25 blessées, dont six femmes et onze enfants. Un aviatik, attaqué parun de nos avions, a été contraint d'atterrir dans nos lignes, au sud de Benicourt (région de Toul) ; les deux aviateurs ennemis ont été faits prisonniers.
Les Italiens demeurent maîtres de la situation aux deux ailes de leur front. Ils ont infligé un échec aux Autrichiens à Posina, au sud-ouest d'Arsiero, mais l'avance autrichienne a continué dans le secteur d'Asiago.

- Samedi 3 juin : En Argonne, combat a coups de grenades dans le secteur de Vauquois.
Sur la rive gauche de la Meuse, une contre-attaque de nos troupes nous a permis de progresser d'une centaine de mètres dans les boyaux ennemis, au sud du bois des Caurettes. Entre ce bois et le village de Cumières, nos tirs de barrage ont arrêté une attaque ennemie.
Sur la rive droite de la Meuse, la bataille s'est poursuivie avec un extrême acharnement de la ferme de Thiaumont à Vaux et à Damloup. Des attaques continuelles se sont succédé, menées en masses compactes. La magnifique résistance de nos troupes a eu raison des efforts de l'ennemi. A l'ouest du fort de Vaux, nos contre-attaques, répondant à chaque attaque allemande ont empêché tout progrès de l'adversaire. Devant le fort de Vaux, que les Allemands cherchaient à enlever, la lutte a atteint une violence sans précédent. Les colonnes d'assaut, fauchées par nos tirs, ont subi des pertes énormes. Les renforts ennemis pris sous le feu de nos batteries lourdes, ont reflué en désordre jusqu'à Dieppe.
L'ennemi a réussi à pénétrer dans le village de Damloup, dont nous tenons la majeure partie.
Lutte d'artillerie sur toute la rive droite de la Meuse.
Une grande bataille navale a eu lieu entre la flotte de haute-mer allemande et une division anglaise qui a été finalement secourue par le gros de l'escadre, dans le Skager Rak. Les pertes sont grandes de part et d'autre.

- Dimanche 4 juin : En Champagne, à l'ouest du mont Têtu, des éléments ennemis qui, à la suite d'un intense bombardement, avaient pénétré dans quelques petits postes avancés, en ont été délogés par nos contre-attaques à la grenade.
En Argonne, une attaque allemande sur un saillant de notre ligne à l'ouest de la Fille-Morte, a été repoussée après un combat assez vif. Une deuxième attaque a subi également un échec complet.
Sur la rive gauche de la Meuse, nos positions à la cote 304 et nos deuxièmes lignes ont été soumises à un violent bombardement.
Sur la rive droite, la lutte se poursuit dans le secteur du fort de Vaux avec le même acharnement. Toutes les tentatives de l'ennemi sur nos tranchées à l'ouest et à l'est du fort, ont été repoussées. Contre le fort lui-même, les Allemands ont multiplié les assauts furieux malgré les ravages causés dans leurs rangs par nos tirs d'artillerie et de mitrailleuses qui, chaque fois, les ont repoussés. Néanmoins, au cours de la nuit, des fractions ennemies ont pu pénétrer dans le fossé nord de l'ouvrage, dans l'intérieur duquel nous nous maintenons énergiquement.
Les Italiens ont rétabli leur ligne de bataille dans la partie orientale du Trentin.
Les nouvelles reçues sur la bataille de la mer du Nord attestent que la défaite allemande a été réelle. Les pertes de l'ennemi sont beaucoup plus importantes qu'on ne l'avait, dit d'abord.
Le général Sarrail a proclamé l'état de siège dans la zone de Salonique.









Carte de la région de Zeitenlick



Salonique, débarquement de troupes françaises (1915)







Petit journal du 4 juin 1916



Petit journal du 4 juin 1916








Encore une où je n'entrerai pas



A Salonique [soldats au bivouac sur le bord d'une route] (1915)



La bataille de Verdun



Sources:    AD du Rhône   Mémoire des Hommes   Chtimiste.com   Gallica   Pages 14-18   Memorial-Genweb





 Sources

  • Famille: Cenves - 4 E 12455 - Mariage (1908) - p5/11

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

   
Jean Baptiste MAHUET 1858- Jeanne Marie REY 1857-
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portrait
Jean Antoine MAHUET 1882-1916