Alexis Antoine REGNY
Alexis Antoine REGNY
Ecuyer

  • Né en 1749 - Gênes, Ligurie, ITALIE
  • Décédé le 17 septembre 1816 - Caluire-et-Cuire, 69300, Rhône, Rhône-Alpes, FRANCE,à l'âge de 67 ans
  • Banquier
9 médias disponibles 9 médias disponibles

 Parents

  • Aimé REGNY, né le 15 février 1709 - Lyon, 69000, Rhône, Rhône-Alpes, FRANCE, décédé le 29 août 1786 - St Pierre et St Saturnin - Lyon, 69000, Rhône, Rhône-Alpes, FRANCE à l'âge de 77 ans,
    Consul de Genes - Conseiller secrétaire du roi, maison et couronne de France

    Marié le 23 août 1746, Lyon, 69000, Rhône, Rhône-Alpes, FRANCE, avec
  • Marie Anne MOYROUD, décédée avant 1771

 Union(s), enfant(s), petits-enfants et arrière-petits-enfants

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 Relations

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 Événements


 Notes

Notes individuelles

Alexis-Antoine Regny, écuyer, trésorier et receveur général des deniers communs, dons et octrois de la ville de Lyon, né à Gênes ; source : Archives Municipales de Lyon, registre BB 446 : bourgeoisie, 1763-1789.

Négociant-banquier à Lyon, rue du Puits-Gaillot, associé avec Pierre Jacquier (1744-1830) : Régny occupe un appartement de 700 m2 au premier étage, Jacquier un appartement de 700 m2 au second étage. (Louis Trénard, La Révolution Française dans la région Rhône-Alpes, Perrin, 19992, p. 65).

Le buste d'Alexis-Antoine Régny, sculpté par Joseph Chinard est conservé au musée des Beaux-Arts de Lyon

Écu de forme échancrée aux armes d'Alexis-Antoine Régny posé sur un cartouche orné de guirlandes de fleurs et timbré d’une couronne de comte."

Alexis-Antoine Regny porte de gueules au lion d’or au chef d’azur soutenu d’or et chargé d’une couronne royale du même.

Il est le fils d’Aimé et de Marie-Anne Moyroud, né en 1749 à Gênes où son père était consul. Il est recteur de l’Hôtel-Dieu puis trésorier et receveur de la ville. Il meurt à Lyon en 1816. Selon Tricou, il reçoit 120 jetons en argent en 1785 comme trésorier et 120 autres en 1789.[note F-L. Jacquier - 14-06-2007]


A Lyon, Alexis Antoine Regny, né en 1749, fils du consul de Gênes, fut nommé le 29 décembre 1784 trésorier et receveur de la ville.
C’était un monarchiste convaincu, à la différence du trésorier de la ville de Paris, favorable aux idées révolutionnaires. En 1790, alors que sa fonction disparaissait à la suite d’une recomposition de la municipalité, il se retira dans la ville deGênes dont il était originaire et où son père avait été consul. Il se lança dans des affaires commerciales et bancaires, devenant l’un des principaux souscripteurs de l’emprunt ouvert en faveur du comte de Provence, le futur Louis XVIII. Sous l’Empire, de retour à Lyon, il y devint président de la Chambre de commerce de 1809 à sa mort, en 1816.
Son fils fut nommé receveur municipal de la ville de Lyon en 1830.

Delphine Estier, « Les receveurs de la ville de Lyon de 1650 à 1790 », Etudes et Documents VIII, Paris, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, 1996, p. 87.

http://www.revuedutresor.com/ARTICLE2008/12-2008/Decembre%202008%20Jumeau.pdf


REGNY (Alexis-Antoine), Gênes, 18 octobre 1749 – Lyon, 17 septembre 1816.
Domicile politique à Lyon (place de la Comédie). Négociant. C’est fort logiquement que cette famille d’origine italienne spécialisée dans le négoce des soies et principalement dans l’importation à Lyon des soies grèges et moulinées s’est installée dans le quartier des Terreaux. Aimé Regny (1709-1776), le père de notre personnage, dirige, rue Puits-Gaillot, l’un des plus importants établissements de commerce de Lyon qui occupe plusieurs immeubles. Il acquiert, en 1771, une charge de conseiller secrétaire du roi à la chancellerie du parlement de Bourgogne dont il ne peut transmettre la noblesse à sa descendance, faute de l’avoir exercée assez longtemps. La même année, déjà veuf de la fille du négociant François Moyroud, il marie ses deux enfants. Marie-Anne, l’aînée, épouse le 15 janvier 1771 le trésorier de France Duverney qui meurt exécuté au lendemain du siège le 22 frimaire an II (13 décembre 1793).

Le 29 novembre, c’est au tour d’Alexis-Antoine d’épouser Jeanne Clavière (1751-1781), la fille de 93 Jean-François Clavière, ancien échevin de Lyon, et de Jeanne-Barbe Revel. Notre personnage est donc le beau-frère d’un futur grand notable de l’Empire : Gabriel de Clavière. Alexis-Antoine Regny reprend la direction de l’entreprise familiale en même temps qu’il s’associe avec Porte pour fonder sa propre fabrique de draps. Il est un entrepreneur important de la place de Lyon auquel on fait appel pour assumer des responsabilités publiques : recteur de l’Hôtel-Dieu de 1779 à 1782, il est trésorier et receveur de la ville à compter de 1784. La Révolution ne l’éloigne pas immédiatement des affaires municipales et il participe semble-t-il fortement à l’achat de grains pour pallier les effets de la disette de 1790 avant de devenir juge de paix pour le canton du Nord-Est. C’est le choix qu’il fait d’aider les insurgés durant le siège qui l’oblige bientôt à émigrer à Gênes où on le retrouve d’ailleurs organisant l’accueil des Lyonnais fuyant la proscription puis à Turin et à Vérone (1794-96). Il s’affirme alors comme un monarchiste militant, figurant parmi les plus gros souscripteurs de l’emprunt ouvert à Gênes au bénéfice du comte de Provence. C’est à la faveur du Consulat qu’il revient à Lyon, considérablement appauvri. Il conserve cependant le contrôle de sa société génoise, pour laquelle il reçoit encore en 1813 des permis de commerce dérogatoire du droit commun. Bonaparte le récompense de son ralliement au régime de brumaire en le nommant au conseil général le 12 prairial an VIII (1er juin 1800) – il préside cette institution en 1812-13 – et Alexis-Antoine Regny retrouve son rôle de négociant reconnu et influent. Devenant successivement membre du bureau consultatif du commerce (1801-1802), de la Société des amis du commerce et des arts, receveur de la ville de Lyon, membre de la chambre de commerce et président d’icelle en 1808, il participe à la réflexion qui préside à la création du tribunal des prud’hommes à Lyon (1806). De la même manière, il envoie une délégation auprès de Napoléon à l’occasion de la grave crise qui affecte la Fabrique lyonnaise de 1811 afin d’informer le chef de l’État des problèmes rencontrés et des mesures espérées localement. En effet, Lyon obtient quelques commandes pour l’ameublement des palais impériaux et pour les costumes destinés aux membres des grands corps de l’État. Si notre personnage est favorable aux Bourbons et accepte de faire partie de la municipalité de Fargues, il n’en figure pas moins parmi ceux qui acceptent d’être reconduits par l’Empire des Cent-jours (il assiste aux 4 séances). Opportunisme ou souci du bien public de la part d’un homme qui figure parmi les notables du Rhône depuis le début de l’Empire ? Alexis-Antoine Regny est en tous cas un des hommes qui, à Lyon, assurent la transition entre le Premier Empire finissant et la monarchie restaurée, inaugurant d’ailleurs le bâtiment de la condition des soies en 1814.

Profitant des liens privilégiés qui l’unissent à Louis XVIII – il est décoré de la Légion d’honneur lors de la visite de Monsieur à Lyon en 1815 – qu’il a autrefois financé, il continue de plaider en faveur des intérêts économiques de la ville de Lyon. Lorsque survient la Révolution, il est réputé vivre dans un appartement de plusieurs centaines de mètres carrés, au premier étage des immeubles abritant sa maison de commerce. Il possède plusieurs carrosses, des chevaux de selle et entretientune nombreuse domesticité. Si on peut estimer son revenu en 1789 à 60 000 livres puisque la contribution patriotique qu’il doit verser est de 15 000 livres, on sait que sa fortune a souffert de son émigration comme ses affaires de la période révolutionnaire. Néanmoins, il fait partie des 550 en l’an X et paie 3 291 francs de contributions en l’an XIII. Membre du collège électoral du département sous l’Empire, il figure sur la liste des propriétaires éligibles en 1815.

De l’union d’Alexis-Antoine Regny et de Jeanne-Clavière, sont nés sept enfants parmi lesquels on peut retenir Jean-Aimé-Ange (1772-1835), autre édile et autre grand notable du département sous l’Empire. AN, AFIV 1344 (dossier 1, 73), AFIV 1427. ADR, 3 E 3873, 3 E 9757, 106 J (dossiers bleus, vol.15), 2 M 12, 2 M 43, 2 M 63, 3 M 1. AML, 1217 WP 036-037. JOUVENCEL, H. de, L’assemblée de la noblesse du baillage de la Sénéchaussée de Lyon en 1789. Étude historique et généalogique, Lyon, Imp. Brun, 1911, p.808-811.

http://digitalbooks.napoleon.org/book/ThesesNum/REY_Lyon1805-1815_Annexes.pdf


-- GEDCOM (INDI) --1 EVEN2 DATE 17892 PLAC Lyon, 69000, Rhône, Rhône-Alpes, FRANCE2 NOTE Archives de Lyon

  Photos & documents

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Aimé REGNY 1709-1786 Marie Anne MOYROUD †/1771
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Alexis Antoine REGNY, Ecuyer 1749-1816