Jean Ernest Marie PINABEL
Jean Ernest Marie PINABEL
  • Né le 24 novembre 1896 - Pontivy, 56178, Morbihan, Bretagne, France
  • Décédé le 12 août 1944 - Longny-au-Perche, 61230, Orne, Normandie, France,à l'âge de 47 ans
  • Monteur chauffage, puis ajusteur mécanicien
10 médias disponibles 10 médias disponibles

 Parents

 
  • Cultivateur, puis garçon de café
  •  
  • Concierge 3 rue Lecuirot, à Paris, dans le Petit-Montrouge
  •  Union(s) et enfant(s)

     Fratrie

     Demi-frères et demi-sœurs

    Du côté de Marie Augustine LE BRIS, née le 13 octobre 1875 - Pontivy, 56178, Morbihan, Bretagne, France, décédée le 29 mars 1948 - Paris, 14e à l'âge de 72 ans,
    Concierge 3 rue Lecuirot, à Paris, dans le Petit-Montrouge

     Notes

    Notes individuelles

    Il a effectué son service militaire sous le matricule 2129 classe 1916 Pontivy. Il est châtain aux yeux bleus et a de légères rousseurs. Le 9 avril 1915, il incorpore le 48e RI. Le 2 septembre, il est affecté à la 27e Compagnie. Le 6 décembre, il passe au 9e Bataillon du 248e RI. Le 17 avril 1916, il est détaché au CHR du 48e RI. Le 6 mai, il est transféré à la 3e Compagnie. Le 8 juillet, il est évacué pour "Maladie" sur l'Ambulance 130 SP/74, avant d'être envoyé le jour-même sur l'Hôpital d'Evacuation n° 6 SP/24. Le 10 juillet, il est pris en charge par le personnel médical de l'Hôpital Complémentaire 9 Bis de Contrexéville. Le 27 juillet, il obtient une permission de 7 jours. Le 9 août, il entre à l'Hôpital Complémentaire n° 60 de Pontivy pour "Maladie en permission". Cinq jours plus tard, il bénéficie d'une nouvelle permission de 7 jours. Le 9 septembre, il rejoint la 8e Compagnie sur le front. Le 18 janvier 1917, il est évacué pour "Maladie" sur l'Ambulance SP/140. Le 19 janvier, il passe entre des médecins de l'Hôpital Complémentaire n°18 de Corbineau de Châlons-sur-Marne. Le 4 février, il est envoyé à l'Hôpital Mixte de Brive. Le 11 février, il obtient une permission de 7 jours. Le 20 avril, il est dirigé sur le Dépôt Annexe du 58e RI à destination de l'Armée d'Orient. Le 8 mai, il arrive à Salonique. Le 12 janvier 1919, il est rapatrié en France et dirigé sur l'Hôpital Mixte des Sables. Le 10 juin, il rejoint la 32e Compagnie. Le 2 juillet, il est envoyé en zone de guerre. Le 17 septembre, il est démobilisé par le 62e RI. Il se retire à Pontivy. Il est alors affecté à la réserve du 118e RI. En 1922, il s'installe 8 rue de Péronne à Bapaume, dans le Pas-de-Calais. En juillet 1924, il trouve une chambre au Café de la douane, à Bailleul. Quelques mois plus tard, il revient à Bapaume et loge rue du Gaz. Le 29 décembre 1927, il passe au 11e Groupe Spécial. En juillet 1928, il emménage au 2 rue de Falaise à Caen. Le 7 août, il est transféré au CMI n° 112. En novembre, il pose ses valise au 47 rue Vaugueux, juste en face de la citadelle. En avril 1931, il s'éloigne un peu vers l'est pour habiter au 18 rue Segrais. Le 1er juin 1934, il passe dans la subdivision de Caen, par changement de domicile.

    Le 6 juin 1944, l’Opération Overlord est lancée. A 06h30, les premiers soldats alliés débarquent sur les plages normandes. A 13h30, les bombardiers de la RAF et de l’USAF larguent 156 tonnes de projectiles sur Caen, faisant 500 victimes. Le lendemain, ils récidivent, tuant 200 civils. La ville étant la clef de voute du dispositif de défense de la Wehrmacht, il n’y a aucun espoir d’espérer une accalmie. Jean Pinabel décide donc de se réfugier plus au sud, à Longny-au-Perche. Le lieu n’est pas aussi calme qu’il n’y parait. Non loin de là, le lieutenant Jérôme Lévesque, alias « Victor », commandant le maquis de l’Hôme-Chamondot, a installé son QG au château de Miserai. Le 8 août, les lieux sont envahis par des agents de la Gestapo et de la Milice française. 7 chefs de la résistance sont arrêtés, dont 5 seront fusillés le lendemain, au bois de Brotz. Trois jours plus tard, le général Patton lance son XVth US Army Corps sur les défenses de Falaises. Les combats y sont très violents. Des unités de la 12e SS Panzerdivision « Hitlerjugends » se replient alors sur Chartres. Cette division est constituée de soldats fanatiques, issus des Jeunesses Hitlériennes, réputés pour leur barbarie. En effet, dans la nuit du 1er au 2 avril, suite à l'attaque de leur convoi ferroviaire en gare d'Ascq, lors de leur transfère d'Anvers à Caen, ils ont exécuté 86 civils belges, sur ordre de l’Oberstumführere Walter Hauck, alors que l'attentat n'avait fait aucune victime. Une fois en France, les Hitlerjugends avaient massacré 178 prisonniers et des dizaines de civils au mois de juin. Le 12 août, des unités de la 12e SS Panzerdivision s’installent au château de Longny-au-Perche. Leur commandant instaure alors un couvre-feu, interdisant à tout civil de circuler dans les rues du village après 14h00. Tout contrevenant sera exécuté. Ignorant cette directive, Jean Pinabel sort chercher du pain. Il est imité par Léon Hureau et Adolphe Langlet. Léon Groutel, lui, se rend à St-Victor-de-Réno pour une réunion du Réseau de Mortagne. Il est le charpentier-couvreur qui a posé le coq sur le clocher de l’église quelques années auparavant. Les 4 hommes sont arrêtés et aussitôt exécutés, sans jugement. Leurs corps sont ensuite jetés dans le marécage, derrière le château. Le 15 août, des soldats américains, appuyés par les partisans de Jérôme Levesque, libèrent Longny-au-Perche et découvrent les cadavres de nos quatre français. Après une cérémonie religieuse, ils sont enterrés dans le cimetière du village. Dans la nuit du 1er au 2 septembre, à Etréaupont, dans l’Aisne, un camion de la 12e SS Panzerdivision bascule dans le Ton. On découvre alors dans certaines des caisses qu’il transportait, les rapports des officiers responsables du massacre d’Ascq. Ces documents seront utilisées ultérieurement à charge lors de leurs procès. De son côté, le lieutenant Jérôme Levesque sera promu en septembre 1944, commandant de la 2e Compagnie du 2e Bataillon de Marche de Normandie. Le 14 août 2018, une plaque lui rendant hommage sera dévoilée sur la façade du château de Longny-au-Perche, juste au-dessus de celle faisant référence aux 4 fusillés, Léon Groutel F.F.I, Jean Pinabel, Léon Hureau et Adolphe Langlet.

      Photos & documents

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     Aperçu de l'arbre

       
    Jean Marie PINABEL 1864 Marie Augustine LE BRIS 1875-1948
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    portrait
    Jean Ernest Marie PINABEL 1896-1944