Joseph Léon TISSOT
Joseph Léon TISSOT
  • Né le 26 novembre 1894 - Le Tour, Megève, 74173, Haute-Savoie, Rhône-Alpes, France
  • Décédé le 13 avril 1985 - La Frasse, Cordon, 74089, Haute-Savoie, Rhône-Alpes, France,à l'âge de 90 ans
  • Cultivateur au Leutaz
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 Union(s) et enfant(s)

 Notes

Notes individuelles

Il a effectué son service militaire sous le matricule 2223 classe 1914 Annecy. Il est châtain aux yeux orangés, un peu verdâtre et a une petite cicatrice au front. Il mesure 1,64 m et a un niveau scolaire de degré 2. Le 4 septembre 1914, il incorpore la 5e Compagnie du 11e Bataillon de Chasseurs à Pied. Le 15 novembre, il part pour le front. Le 29 juillet 1915, alors qu’il se bat dans les tranchées vosgiennes de Lingekoff, il est blessé par un éclat d’obus au coude droit. Evacué vers le poste de secours le plus proche. Il ne repartira plus jamais en première ligne. Il est ensuite pris en charge le 31 juillet par l’équipe médicale de l’Hôpital n°10 à ray. Le 12 août, il passe entre les mains des médecins de l’Hôpital n°18 à Castre. Le 23 octobre, est dirigé vers l’Hôpital n°16 à Castre. Le 13 novembre, il entre à l’Hôpital Temporaire n°9 d’Albi. Le 17 janvier 1916, il rejoint le Dépôt de Convalescence d’Albi pour 10 jours. Le 22 janvier, la Commission de Réforme d’Albi le réforme pour « Limitation des mouvements d’extensions du coude droit consécutive à une plaie par éclat d’obus ». Il est alors classé au service auxiliaire sur décision du général commandant les 7e et 8e Subdivisions. Le 4 mai, la Commission de Réforme d’Annecy le maintien au service auxiliaire. Le 19 février 1917, il est envoyé au Dépôt de Rassemblement à Lyon (17e RI). Le 9 mars, il passe au 54e Régiment d’Artillerie de Campagne, comme employé à l’atelier de chargement de Vénissieux. 80 000 obus y sont produit quotidiennement pour alimenter le front. On y travaille jour et nuit à des cadences infernales, en pleine connaissance du danger qui plane sur le site. Le 21 septembre, il y est rejoint par Feige Jean Pierre Camille, un membre de sa future belle-famille. Etaient-ils présent le 15 octobre 1918, quand une terrifiante explosion qui secoua l'atelier. En tout cas, ils ne devaient pas être bien loin. Vers 18h30, un incendie se déclare dans un bâtiment d'encartouchage situé entre Saint-Fons et Vénissieux. Les flammes se propagent avec une telle rapidité que le drame ne peut être évité. Heureusement, à cette heure-là, l'atelier de chargement est pratiquement désert. L'alerte est rapidement donnée, ce qui permit d'évacuer les habitants de Vénissieux et de Saint-Fons sur Saint-Priest et Lyon. Déjà, les premières équipes de sapeurs-pompiers sont sur place. Mais à 22 h 40, les flammes atteignent les magasins où sont stockés des explosifs. La déflagration est fulgurante. Les habitants de La Mulatière, Oullins et Pierre-Bénite croient selon plusieurs témoignages à la fin du monde. Une énorme boule de feu remplit le ciel. La déflagration est entendu jusqu'à Valais, en Suisse. De partout les murs cèdent, les vitres éclatent, tout comme les vitraux de l'église St-Germain et même la ligne de chemin de fer Lyon-Grenoble doit être coupée. Les sapeurs-pompiers mettront plusieurs jours pour venir à bout de cet incendie. On déplore 2 morts et une centaine de blessés, parmi lesquels 17 sapeurs-pompiers Lyonnais. Le 4 avril 1919, Joseph est démobilisé par le 2e RAC. Il se retire à Megève. Le 4 mars 1920, la Commission de Réforme d’Annecy le propose pour une pension définitive d’invalidité de 15% suite à une blessure de guerre. Le 10 août 1927, Cette même institution le maintien au service auxiliaire. Le 25 octobre 1935, il est dégagé de ses obligations militaires comme « Père de 6 enfants ».

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