Family Book



Summary

 1 - Doudeauville a conservé les traces de son histoire depuis les romains.

Duddelli villa DUELLE , tante maternelle de ST Wulmer, fonda ce village vers l'an 575 et lui donna son nom .Son successeur y établit en 650 un monastère sous l'invocation de ST Jean, auquel ST Omer donna la règle. Ruiné par les Normands en 881, il fut rétabli dans le siècle suivant, et entra au 12ème siècle dans la congrégation Arrouaise.Ce domaine était en 987 une des baronnies du comté de Boulogne. A l'époque médiévale, la seigneurie était aux mains d'Eustache LEMOINE, célèbre pirate qui vécut sous Philippe Auguste. Plus tard, la Seigneurie fut érigée en duché en faveur des La Rochefoucault. Une branche de la famille porte le nom du duc de Doudeauville.

 2 - L'origine de Samer est très ancienne

il fut découvert, dans les environs, de nombreux cimetières que les archéologues font remonter au temps de Mérovée.Au VIIème siècle, ce territoire est connu sous le nom de SYLVACIUS. La terminaison de ce nom semble gauloise, et signifie "pays de bois". En effet, la contrée était l'extension de la forêt de Boulogne.Au XIIIème siècle, le Bourg connut un personnage historique, Eustache le Moine. Il entra comme moine à l'Abbaye de Samer et termina sa vie comme pirate.Vers 1789, des industries existaient à Samer, notamment la fabrication de chaux, de tuiles et de poteries. Durant la révolution, le désordre commença à Samer et ses environs. Dans la 1ère partie de la révolution, les hommes élus ne manquaient jamais d'inaugurer une nouveauté politique sans la mettre sous la protection religieuse. Mais la tourmente se formait, et l'Eglise fut mise hors la loi. Il fallut attendre 1795 pour que le culte catholique soit de nouveau autorisé.La guerre de cent ans causa à nouveau de grands ravages à l'Abbaye. Le Bourg fut détruit par le soldat Edouard III, après la Bataille de Crécy en 1346, et les comtes de Warwick et de Kent y mirent le feu vers 1412. En 1540, les anglais détruisirent de nouveau le bourg.

 3 - AMBLETEUSE

Au cours de l'histoire, elle a été un lieu stratégique pour Jules César, Henri VIII, Vauban, Napoléon qui y ont fait construire des places fortes ou des ports, au cours des conflits entre la France et l'Angleterre. Le fort Mahon, construit sous Louis XIV, est classé monument historique. Cette petite station d'où l'on aperçoit par temps clair les côtes britanniques» a vu défiler tous les guerriers de Jules César à Goëring.L'histoire d'Ambleteuse, à l'origine simple hameau de cabanes au milieu des dunes, d'où l'appellation de « carcahuttes » qui était donnée autrefois à ses habitants par leurs voisins d'Audresselles, est essentiellement en rapport avec l'intérêt temporaire que lui ont porté les conquérants successifs désireux d'envahir tantôt l'Angleterre, tantôt la France.Ainsi Ambleteuse, où il est assez facile d'embarquer et débarquer, est le port au nord de Portus Itius que Jules César utilise pour faire partir une partie de sa flotte d'invasion de la Grande Bretagne (54 avant J.C.).Le roi d'Angleterre Henri VIII y fait construire deux places fortes pour y tenir en respect les rois de France.Les places fortes sont conquises en 1549 par le roi de France Henri II. Dans la principale, après avoir égorgé les prisonniers anglais jusqu'au dernier, les Français trouveront des stocks de charbon de terre et c'est la première fois qu'on en découvrira l'usage sur le continent.À la fin du XVIIe siècle, Vauban y fait construire le fort Mahon à l'embouchure de la Slack. C'est le seul du littoral qui ait été préservé grâce aux restaurations promues par le docteur Méraut et le géologue Destombes qui ont créé à cet effet dans les années 1960 l'"association des amis du fort d'Ambleteuse".Jusqu'à la Révolution française, le communal d'Ambleteuse où la vaine pâture est autorisée joue un grand rôle pour les petits paysans et habitants locaux qui peuvent gratuitement ou pour des sommes modiques y faire pâturer leurs bêtes.En 1894, l'archiviste départemental se plaint de ne plus trouver dans les archives municipales la copie de la charte de Renaud, comte de Boulogne, qui donne en 1209 à la commune d'Ambleteuse la vaine pâture des dunes situées de la slack à Audresselles Il en prescrit la recherche et conseille au maire de la déposer une fois retrouvée aux archives départementales. La commune compte à cette époque 680 habitants selon lui11.Napoléon Ier fait modifier l'estuaire de la Slack et construire un port dont les soubassements (entamés le 3 décembre 180312 par la 3ème division de l'armée) sont encore visibles aujourd'hui au moment du camp de Boulogne, pour envahir l'Angleterre (1805).À la fin du XIXe siècle, en même temps que Wimereux, Ambleteuse devient un lieu de villégiature pour la bourgeoisie lilloise et parisienne intéressée par les bains de mer et la chasse au gibier d'eau. Le lotissement de villas est construit dans les années 18807, avec tennis, grand hôtel... Des bassins à huîtres sont même construits dans la baie.Pendant la Seconde Guerre mondiale, les habitants de la ville subirent un épisode du régime de Vichy (tout le nord de la France était en "zone rouge" c'est-à-dire sous l'autorité de Bruxelles et non de Vichy), il existait un Centre de Rassemblement des Étrangers. Entre 1941 et 1943, l'organisation Todt fait installer des casemates d'artillerie sur le fort et dans la baie de la Slack, et des écluses sur cette même rivière pour inonder sa vallée et y éviter l'atterrissage d'avions alliés.Aujourd'hui Ambleteuse est aussi connu comme l'un des principaux centres de l'organisation caritative la « communauté de l'Arche », dont les retombées économiques font vivre une partie importante de la population du bourg

 4 - BOULOGNE SUR MER

Siège d’un évêché depuis 1567, Boulogne-sur-Mer compte en 1758 quelques 8000 habitants. C’est une petite ville aux moyens limités où l’on trouve aussi une Sénéchaussée, une amirauté, un gouverneur militaire. Boulogne est le siège également d’un important pèlerinage à l’image miraculeuse de la Vierge conservée en la cathédrale, pèlerinage qui a vu la venue de nombreux rois de France depuis Louis XI en ses murs.La haute-ville ceinte de remparts médiévaux abrite autour de la paroisse Saint-Joseph, une population essentiellement d’ecclésiastiques, de nobles, rentiers et militaires avec leurs domesticités. En 1781 on en comptera 1974 dont 300 domestiques.La Basse-Ville de Boulogne, domaine des négociants, marins et artisans, est regroupée autour de l’église Saint-Nicolas, unique paroisse de la zone, et du port.D’accès difficile à marée basse, ce dernier végète à cette époque : la pêche y estl’activité principale.

LA TELEGRAPHIEChef-lieu d'arrondissement du Pas-de-Calais, sur la Manche, port de pêche français. De 1803 à 1805, dans le camp de Boulogne furent concentrées des troupes destinées à envahir la Grande-Bretagne.Par son importance stratégique et pour prévenir d'un débarquement des forces anglaises sur nos côtes, un réseau télégraphique relia Boulogne à Lille par Saint-Omer, vers le nord à Calais et plus tardivement, en direction du sud, vers Eu où se trouvait la résidence d'été de Louis-Philippe. (Voir ramifications Saint-Omer-Boulogne, Calais-Boulogne, Boulogne-Eu et système de Boulogne.).De 1803 à 1816, Boulogne-sur-Mer était le 6ème poste de la ramification Saint-Omer-Boulogne, de 1840 à 1852, 6ème de la ramification Calais-Boulogne, ainsi que 1er poste de 1845 à 1852 pour la ramification Boulogne-Eu.La station installée sur le beffroi fut transférée sur les remparts.Le poste correspondant vers Saint-Omer était "Colembert" distant d'environ 15 kilomètres. Vers "Calais" celui de "Wimille" était à moins de 5 kilomètresVers "Eu", à environ 3 kilomètres se trouvait "Saint-Etienne-au-Mont".

Première Grande ArméeLa première Grande Armée fut créée au Camp de Boulogne-sur-Mer le 29 août 1805 pour envahir l'Angleterre suite à la rupture de la paix d'Amiens. Armée de conscription, elle succéda à l’Armée des côtes de l'Océan. La coalition formée par l'Angleterre, l'Autriche et la Russie changea les plans de ce débarquement, l'armée faisant alors mouvement vers l'Autriche. Les bulletins qui racontaient les exploits de cette armée lors de la Bataille d'Ulm et d'Austerlitz s'appelaient le Bulletin de la Grande Armée diffusé dans toute la France, popularisant le terme de « Grande Armée »1.Elle comportait au départ sept corps d'armée (les fameux « sept torrents » commandés par les maréchaux Bernadotte, Davout, Soult, Lannes, Ney et Augereau et par le général Marmont) qui s'illustrèrent lors des campagnes de 1805, 1806 et 1807 (ils sont rejoints le 1er octobre 1806 par le 8e corps sous Mortier et le 9e - composé des alliés bavarois, badois et wurtembourgeois de la France - sous le prince Jérôme Bonaparte, en 1807 par le 10e corps sous Lefebvre). Elle fut ébranlée le 8 février 1807 lors de la tragédie d'Eylau où elle perdit 8 % de ses effectifs et contraint Napoléon à faire appel à des contingents étrangers2.La Grande Armée fut dissoute à l’occasion de l'entrevue d'Erfurt entre Napoléon et le tsar, du 27 septembre au 12 octobre 1808.L'affaire de Boulogne L'Empereur Napoléon IIILe 6 août 1840, à 8 h 30 du matin, le sous-préfet de Boulogne-sur-Mer adresse au ministre de l'Intérieur une dépêche télégraphique en ces termes : "Louis Bonaparte vient de faire une tentative sur Boulogne. Il est poursuivi et déjà plusieurs des siens ont été arrêtés."A 9 h 45, il lui en envoie une autre disant : "Louis Bonaparte est arrêté. Il vient d'être transféré au château où il sera bien gardé."Après être revenu d'Amérique, où il a été expédié par Louis-Philippe après l'affaire de Strasbourg, pour accourir au chevet de sa mère qui meurt le 5 octobre 1837, Louis-Napoléon voit le gouvernement français réclamer son expulsion de Suisse.L'ambassadeur de France est chargé de cette démarche à laquelle la Suisse ne répond même pas. L'inquiétude du gouvernement français le conduit alors à faire avancer un corps d'armée vers la frontière helvétique ; puis la Suisse prend des mesures semblables. Devant la gravité de la situation, le prince s'éloigne et s'installe à Londres où il est bien accueilli. L'affaire de Strasbourg l'a fait connaître ; il rencontre beaucoup de monde en Angleterre et reconstitue son entourage de partisans et d'informateurs.En 1839, Louis-Napoléon publie Les Idées napoléoniennes, manifeste dans lequel il affirmait que l'idée napoléonienne n'avait d'autre finalité que la gloire civile. A Paris, il soutient deux grands journaux.Louis-Philippe cherche à attirer les anciens serviteurs de l'Empire et à faire siens ses grands souvenirs. A Londres, le prince intervient pour que l'Angleterre rende à la France les restes de Napoléon.Comme diversion au sein d'une crise politique franco-anglaise, Thiers suggère au roi de demander à l'Angleterre le retour du corps de Napoléon, ce qui occuperait l'opinion publique et mettrait un point final à l'appropriation de ce passé chanté par Béranger et Hugo. Le 14 juin 1840, Le Moniteur publie la loi décidant le retour des cendres de l'Empereur, tandis qu'on s'apprête à couronner la colonne de Boulogne de la statue de Napoléon par Bosio.Louis-Napoléon n'avait pas cessé de revendiquer l'héritage de l'Empereur et proclamait que ses cendres ne devraient revenir que dans une France où serait rétablie la souveraineté réelle du peuple. Ses agents sondaient dans le nord de la France les appuis que, notamment, l'armée pourrait offrir à ses projets. Le temps était venu de prendre une décision ; à Londres, le prince prépare et imprime ses proclamations au peuple français, à l'armée et aux habitants du Pas-de-Calais, car c'est à Boulogne qu'il va apparaître.Jusqu'où vont les contacts ? Le général Magnan à Lille, Clauzel, Pajol et même Thiers doivent-ils être reliés à l'affaire de Boulogne ?Affrétant un paquebot à vapeur, l'Edinburgh Castle, le prince et ses partisans, dont quelques-uns de l'affaire de Strasbourg, arrivent dans la nuit du 5 au 6 août 1840 entre Boulogne et Wimereux. Les conjurés reçoivent des uniformes du 40ème régiment d'infanterie et, vers 2 heures du matin, un canot se détache du navire. En trois voyages, tous débarquent et, sur la plage, trouvent trois des leurs les attendant. Des douaniers surviennent et sont emmenés avec la troupe qui prend le chemin de la colonne Napoléon, le prince en tête. A la hauteur de celle-ci, on lui fait le salut. Vers 5 heures on arrive à Boulogne. S'emparer de la haute ville, du château, de la sous-préfecture et de la mairie nécessite trop d'effectifs, aussi décide-t-on de se rendre directement par la rue du quartier des Tintelleries à la caserne où le 42ème régiment d'infanterie apportera les renforts nécessaires. Les proclamations sont distribuées, chemin faisant, par les volontaires du pays. On arrive à la place d'Alton où se trouve un poste de garde que l'on ne réussit pas à entraîner et l'on parvient à la caserne où le lieutenant Aladenize battait le rappel des deux compagnies du 42ème régiment constituant la garnison de Boulogne ; il avait appartenu à l'une d'elles. Il leur fait prendre les armes et crier : "Vive l'Empereur !" Sa mission est de les entraîner. Le prince arrive avec son escorte ; Aladenize a pris le commandement des deux compagnies et a fait placer entre elles le drapeau impérial auquel il fait présenter les armes. Louis-Napoléon leur adresse un discours. La population se masse dans la rue, criant aussi : "Vive l'Empereur !"Mais, coïncidence fatale, le capitaine Col-Puygelier auquel le colonel Husson, de Saint-Omer, avait ordonné d'être au même moment dans la forêt de Boulogne, n'était pas encore parti. Il arrive et se voit interdire l'accès par les grenadiers du prince qui l'empoignent, tandis qu'il secoue vainement son sabre, et l'empêchent d'entrer. Le spectacle est surprenant; sa voix est couverte du cri : "Vive le prince Louis !" Il parvient cependant à pénétrer ; le prince se présente à lui, mais il refuse de l'écouter. On le serre de plus près, mais il parvient devant ses troupes et, après un mouvement rétrograde, les conjurés rentrent à nouveau dans la caserne. Col-Puygelier reprend le contrôle de ses troupes et menace les conjurés. Persigny se précipite sur lui : un coup de pistolet part, tiré, semble-t-il, par le prince, et le grenadier Geoffray est légèrement blessé.Ne parvenant pas à entraîner le régiment, les conjurés se retirent en ordre, et Louis-Napoléon décide de faire une dernière tentative sur la haute ville et le château où se trouve l'armement de la place. Des volontaires distribuent les proclamations à la population qui manifeste sa sympathie. On revient devant la garde de la place d'Alton, à son poste, puis peu avant l'hôtel de la sous-préfecture, face aux remparts, arrive le sous-préfet qui marche vers eux et leur intime l'ordre de se séparer. Lombard le repousse d'un coup de l'aigle de son drapeau, en pleine poitrine ; écarté d'un geste du prince, le sous-préfet descend la rue à grands pas en criant : "Aux armes !"Le commandant de la place, alerté, avait fermé les portes de la haute ville. Les conjurés ne peuvent ouvrir celle des Dunes et, longeant les remparts, vont à celle de Calais, close aussi ; ils ne parviennent pas à l'enfoncer, même à la hache. Le prince décide alors de se diriger vers la Colonne et, sur son ordre, Lombard y plante le drapeau impérial au sommet, tandis que les conjurés se préparent à se défendre dans le domaine. La gendarmerie, les hommes du 42ème régiment et de la garde nationale arrivent ; l'infériorité numérique et l'absence de moyens de résistance conduisent les conjurés à se replier vers le rivage et leur bateau. Certains gagnent les campagnes ou la ville ; plusieurs ne seront pas retrouvés. Lombard descend de la colonne, serrant le drapeau dans ses bras, entouré de deux conjurés, et résiste pour le rendre ; le sous-préfet le reçoit et en brise la hampe. Vers 8 heures du matin, protégés par les volontaires, Louis-Napoléon et son escorte montent dans un canot se trouvant sur la plage. L'intendant Faure crie aux gardes nationaux excités : "Français, ne tirez pas" ; une balle le frappe à la tête, il tombe à la mer et le canot chavire : il est tué. Le capitaine Dunin est noyé, le colonel Voisin, l'intendant Galvani et le polonais Orvinski sont blessés. Le prince est touché par une balle. Avec quelques conjurés, retirant leurs habits pour nager, il essaye d'atteindre le bateau, mais un canot du port avec des gendarmes s'avance et les recueille.Les conjurés sont traduits le 15 septembre 1840 devant la Cour des pairs, au Luxembourg ; Louis-Napoléon devant ses juges qu'il connaissait, tel Pasquier le président de la Cour, l'ancien préfet de police de Napoléon, pourra développer cette fois ses idées, rappeler que la Révolution avait établi la souveraineté du peuple, que celui-ci l'avait reconquise en 1830, qu'il appartient au peuple seul de choisir son gouvernement, que tout autre est illégitime et qu'en conséquence la juridiction de la Cour des pairs ne pouvait rendre la justice au nom du peuple. Il ne la reconnaissait pas. Comme à Strasbourg, ses partisans ne se désolidariseront pas de lui.Sa nouvelle tentative continue de le faire connaître ; malgré la volonté du gouvernement de la minimiser et de le ridiculiser encore, son rôle de dangereux opposant s'affirme.Le 6 octobre, la Cour condamne Louis-Napoléon à l'emprisonnement perpétuel dans une forteresse du royaume. Conduit au fort de Ham ; il s'en évadera le 25 mai 1846.source par Fernand Beaucour

 5 - AU TEMPS DE NOS ANCETRES

Au début du 18ème siècle la France a 23 millions d’habitants En 1400 12 millions d’habitantsLa population rurale est de 80% jusqu’au début de l’époque industrielleLa ville du moyen âge est un bourg moins fécond que la population rurale mais les champs n’offrant plus assez de travail, de plus en plus de paysans vont chercher du travail :- charbon, acier, textile, usinesL’urbanisation fin XXème siècle fait 80% de la population.

Au moyen âge la ville est un lieu dangereux :- Rues étroites, sombres, en terre battue avec une tranchée au milieu pour les déjections humaines et animales, traversées par des animaux, le relent des tanneries, marchands de vin, maisons closes.Nos ancêtres des campagnes ne connaissent que leur village, dociles à leur seigneur et respect à leur curé.- L’emploi de charpentier et de menuisier est socialement supérieur aux travailleurs et cordonniers.-Les métiers du bois étaient soupçonnés de sorcellerie et les forgerons d’accointance avec le diable (le savoir faire se transmet de père en fils en même temps que le matériel).-Les manœuvres, ouvriers agricoles se louent à la journée ou la semaine.Les couvents et les abbayes sont très nombreux et souvent propriétaires des maisons qu’ils louent. Le calendrier religieux règle la vie de nos ancêtres et la fête religieuse est une rare distraction dans leur vie de labeur. Naissances, décès rythment la vie des hameaux.On se réveille au chant du coq, travaux et prières et on se couche avec le soleil. Le paysan se fît à l’astre solaire en repère du temps et les cloches sonnent l’angélus 3 fois par jour, elles annoncent aussi, les tempêtes, les guerres et incendies. La messe dominicale est sacrée, tout le monde va à l’église qui en ce temps là est un lieu de rencontre et réjouissance.Nos ancêtres ne connaissent pas leur date de naissance et donnent un âge approximatif ; Le calendrier révolutionnaire débute le 22/9/1792 (1er jour de l’année) et prend fin en 1805.Dans les hameaux on enterre les morts dans leurs plus beaux vêtements, qui sont souvent la tenue de mariage, le corps roulé dans un linceul en guise de cercueil.Déjà à l’époque il y a des hivers doux, des étés pourris ou trop chaud. Les récoltes dépendaient du temps si elles étaient mauvaises c’était la disette.Jusqu’en 1215 le mariage était un simple consentement mutuel, c’est le concile de Latran qui consacre le baptême, le mariage et la pénitence. Il rend obligatoire la publication des bancs avant le mariage. A partir du concile de Trente en 1563 la présence d’un prêtre, de témoins est indispensable. La révolution fait disparaître l’obligation du mariage religieux et instaure le mariage civil en 1792.Le mariage scellait des alliances, liquidait des conflits, accroissait pouvoir et richesse chez les riches aussi bien que les pauvres.Dès le moyen âge des règles interdisent l’union entre même famille jusqu’au 4ème degré. Ce qui posait problème dans les petits hameaux perdus et le curé devait obtenir une dispense de parenté.Au début du XIX siècle,. 70% des hommes et 90% des femmes épousaient quelqu’un venant de la même paroisse.Avec l’ère industrielle et le développement des villes on est séparé de ses racines familiales, on fait des connaissances, on va au bal, guinguettes et des fois des couples s’installent, font des enfants hors mariage.Le divorce est autorisé en 1884. La fréquence des décès en couche fait que les veufs avec enfants à charge ne traient pas à se remarier. Pour les veuves c’est différent, leur nouveau statut leur confère une liberté d’action ; libre de ses mouvements et propriétaire de ses biens. Les grossesses ne connaissaient pas le repos, les activités quotidiennes, s’occuper d’autres enfants. Les femmes accouchaient à la maison voire aux champs. Les femmes mouraient en couche 1 fois/10 et beaucoup d’enfants naissaient mort-né ou vivaient quelques heures/jours. Cela arrivait si souvent qu’ils ne le vivaient pas avec le chagrin d’aujourd’hui. Le fait de mourir à la naissance n’était pas le plus tragique, c’était le fait de ne pas être baptisé car l’enfant n’allait pas au paradis. Donc à une époque le baptême avait lieu le jour de naissance au plus le lendemain.La sage femme « sans formation » pouvait, lors de l’accouchement, donner le baptême avant que l’enfant décède. L’indélicatesse et la méconnaissance des sages femmes font qu’elles sont la cause de décès.Jusqu’au milieu du Moyen Age le prénom était le seul nom pour désigner une personne. Au XIIIème siècle dans les bourgs où la population s’accroit, des surnoms apparaissent pour différencier les individus et souvent le surnom est attaché à la profession. (Boulanger, Berger, Vacher) mais aussi des sobriquets par rapport au physique (Legrand, Petit, Gros) au caractère (Bonvoisin, Bonvalet) à la région (Bourguignon) et avec l’illettrisme les noms changent.La prolongation de la vie et la baisse de mortalité sont dues à :-moins de guerre et famine-développement des vaccins, de la médecine.Faute d’eau courante celle-ci est précieuse, donc toute la famille fait sa toilette dans la même bassine, nettoyer la vaisselle, cuisiner.A la renaissance moins de propreté et au 18ème siècle porteur d’eau pour les bourgeois et dans les campagnes on se baignait l’été dans les rivières.Dans les villages paysans, les constructions sont basses en ossature bois garnie de torchis (un mélange de terre et de paille) ou de pierres suivant les moyens. Un toit de chaume, certaines régions un toit de pierres. Sol en terre battue, ouvertures rares, étroites avec des volets de bois.Une pièce unique pour la famille et les animaux. Les murs étaient noirs de suie et de crasse et on s’éclaire à la chandelle. Plus tard un bâtiment séparé pour les animaux, une cheminée, une table, des coffres, une paillasse (caisse de bois garnie de foin) qui sert de lit pour toute la famille. On se couche habillé, le manque d’hygiène et la promiscuité favorisaient les maladies.Pour les menus : fèves, poix, choux, au moyen âge du pain si on pouvait payer l’utilisation du four commun du village, gibier si on braconne.Le paysan travaille pour un seigneur et plus tard un propriétaire d’exploitation, une partie des récoltes paient les taxes, loyers, et une partie vendue aux foires pour un petit revenu.Au moyen âge, au lever il y a le déjeuner pour une journée de travail, à la pause de midi un frugal diner et le souper à la tombée de la nuit. Ils mangeaient rarement de la viande, un paysan en mange 2 fois par an (noël et mardi-gras) souvent du porc car les chevaux et les bœufs servent au travail des champs, le mouton pour la laine et la vache pour le lait. S’ils étaient près de l’eau (carpes, perches, brochets, truites, morues, grenouilles). On mange avec ses doigts et on s’essuie sur son habit.Pour la conservation des aliments ; poissons (fumés, salés) et viandes fumées.Dans les campagnes, on accumule le linge sale au grenier et les femmes du village vont au lavoir 2 fois par an on entasse le linge dans une cuve et on verse de l’eau bouillante ensuite on bat le linge et le 3ème jour on l’étend sur l’herbe où il sèche.


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