Jean Marie GAPAILLARD
Jean Marie GAPAILLARD
  • Né le 19 octobre 1879 - La Prénessaye, Côtes d'Armor
  • Décédé le 23 juillet 1918 - Vierzy, Aisne,à l'âge de 38 ans
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 Parents

  • Ange Marie GAPAILLARD, né le 4 mars 1849 - La Prénessaye, Côtes d'Armor, décédé le 17 octobre 1888 - La Prénessaye, Côtes d'Armor à l'âge de 39 ans
    Marié avec
  • Anne Marie GUILMOTO, née vers 1854, décédée

 Grands parents paternels, oncles et tantes

 Grands parents maternels, oncles et tantes

 Notes

Notes individuelles

Campagne 1914 – 1918 - Historique du 412e Régiment d’InfanterieBataille du Soissonnais. — Attaque sur Vierzy-Villemontoire.JOURNÉE DU 23 JUILLET. L'heure H est fixée à 5 heures. A 4 h.15, la préparation d'artillerie commence, et à 5 heures les vagues d'assaut se mettent en marche, précédées des chars. Dès 6 heures, une vingtaine de prisonniers allemands capturés par le bataillon ROGER sont envoyés au poste de commandement du lieutenant-colonel. Ils appartiennent au 92e régiment d'infanterie et, parmi eux, se trouve un feldwebel observateur d'artillerie. A 7 h.20, parvient un compte rendu du commandant ROGER. Le deuxième objectif (chemin de Taux) a été atteint à 6 h.30 par ses unités, mais un mouvement de repli accusé à sa gauche a découvert son flanc, et il a dû revenir à la route. Le bois à l'est de Tigny est bondé de mitrailleuses ennemies qui causent des pertes sensibles et entravent la progression. Il demande l'intervention de l'artillerie sur ce bois, des munitions et des renforts. Le lieutenant-colonel donne ordre au lieutenant BONNOUVRIER de mettre sa troupe (une compagnie environ) à la disposition du commandant ROGER.A 8 h.05, le commandant MESNIL rend compte que ses compagnies subissent de lourdes pertes du fait des mitrailleuses ennemies déjà signalées, et qui ne sont toujours pas réduites. Il ajoute que, dans les boqueteaux à l'est de la cote 160, ses compagnies sont plus ou moins mélangées, qu'il y a avec elles des tirailleurs du 11e et que, dans ces conditions, on ne peut plus espérer que tenir, tant que les mitrailleuses allemandes n'auront pas été neutralisées par un bombardement intense et prolongé d'artillerie. Cette situation est téléphonée au colonel commandant l'infanterie divisionnaire, qui communique qu'en effet, à gauche, le 6e tirailleurs a dû se replier; qu'à droite, l'attaque anglaise n'a commencé qu'à 7 heures, et qu'il ne peut pas envoyer de renforts, n'ayant personne à sa disposition. Il ajoute que le général commandant la division ordonne de tenir les mamelons à l'ouest de la route nationale et prescrit d'utiliser comme réserve le personnel de liaison et les téléphonistes. Vers 9 heures, les commandants des batteries de chars d'assaut (lieutenant SOYARD pour le bataillon MESNIL et lieutenant GUILLAUME pour le bataillon ROGER) se présentent au poste de commandement du lieutenant-colonel avec le commandant du groupement de chars.Le lieutenant SOYARD rend compte que, dès le départ, les boqueteaux au sud de la cote 160 ont été nettoyés par ses chars suivis des compagnies du bataillon MESNIL. Mais, après leur passage, les Allemands sont revenus dans les boqueteaux et ont pris de flanc, avec des mitrailleuses légères, les unités du 412e, qui n'ont pu progresser. En outre, une contre-attaque ennemie, partant du bois deTigny, avait rejeté les premières vagues du commandant MESNIL à 300 mètres de la route. Un char a été laissé au commandant MESNIL pour garder son flanc droit. Le lieutenant GUILLAUME dit qu'à gauche, l'attaque a très bien marché au début, et que La Raperie a été prise assez facilement par le bataillon ROGER. Les mitrailleuses ennemies, tirant du ravin de Villemontoire, ont pu être neutralisées. Mais l'attaque paraissait peu nourrie par le 6etirailleurs, qui n'avait que des effectifs très faibles. Aussi, lorsque la contre-attaque allemande s'est produite, il y a eu, venant de la gauche, un fléchissement qui s'est propagé à droite, et les premières vagues du bataillon ROGER, qui avaient atteint la route nationale, ont dû refluer. A ces comptes rendus, le commandant des groupements des chars ajoutait que plus de la moitié de son personnel et de ses chars étaient hors de combat, et que ses munitions étaient très réduites. A 10 h.25, un compte rendu du commandant ROGER signale une amélioration dans la situation. Ses éléments bordent la route nationale et s'organisent dans des excavations. Le mamelon boisé, à l'est de la cote 160, est tenu par deux sections de ses mitrailleuses, qui enfilent toute la grand 'route vers le sud. Il a, à La Raperie, un groupe de combat en liaison avec le 6e tirailleurs. Des ennemis isolés refluent, à l'est, dans la direction du bois de Corrois, et le terrain entre ce bois et la route nationale paraît évacué. Il résulte, de papiers trouvés sur les cadavres d'officiers ennemis (lieutenant de la Garde et du 79e),que les Allemands avaient l'ordre de résister à tout prix. Neuf nouveaux prisonniers, ainsi que des mitrailleuses légères, ont été capturés. Le bataillon ROGER n'a plus que deux officiers valides. A 11 heures, un compte rendu de celte situation est adressé au colonel commandant l'infanterie divisionnaire. Il lui est signalé que les chars d'assaut qui restaient utilisables ont dû quitter le champ de bataille, n'ayant plus de munitions, et que les effectifs, officiers et troupes, considérablement diminués par les pertes, sont exténués et incapables de progresser sans l'arrivée de troupes de renfort. A 14 h.35, un nouveau compte rendu du commandant ROGER signale que ses éléments avancés occupent la roule nationale, depuis le carrefour (cote 157) au nord, jusqu'au carrefour de Taux, et ont des patrouilles à l'est de la route. La liaison, à gauche, avec le 6e tirailleurs, est assurée ; mais, à droite, des mitrailleuses ennemies tiennent toujours le bois à l'est de Tigny et tirent dans le dos de ses troupes. Il demande des outils et des renforts. En conséquence, ordre est donné au lieutenant BONNOUVRIER de diriger deux sections de sa réserve sur le bataillon ROGER.A 15 heures, le commandant MESNIL expose que ses unités tiennent toujours le piton au nord deTigny et sont en liaison avec les fractions du commandant ROGER. Il ignore ce qui se passe du côté de Tigny, boisd'Hartennes.88 / 265Le lieutenant-colonel transmet au commandant MESNIL les renseignements qu'il possède, et ajoute que l'étude d'une manifestation d'artillerie, pour faire tomber les mitrailleuses de la croupe boisée à l'est de la cote 160, va être entreprise, de concert avec le lieutenant-colonel commandant le 11etirailleurs et un officier d'artillerie. A 16 h.30, l'artillerie commence des tirs de réglage ; mais, à 17 h.30, le colonel commandant l'infanterie divisionnaire annonce que la division va être relevée et qu'un personnel d'un bataillon du54e régiment d'infanterie va faire des reconnaissances pour la relève du 412e.A 18 h.45, parvient l'ordre de la division. Les cadres du bataillon du 54e, arrivés au poste de commandement du 412e, sont conduits en reconnaissance sur les unités qu'ils doivent relever. Après la relève, qui s'effectue entre 23 h.30 et 2 h.30, sans autre incident que quelques rafales d'obus toxiques, les unités du 412e sont dirigées sur Soucy (2 kilomètres nord-est de Vivières), où elles arrivent dans la matinée du 24, entre 7 heures et 10 heures. Conclusions. Si l'on étudie dans le détail les opérations menées par le 412ependant les journées des 21, 22 et 23juillet, on se rend compte de la laborieuse et très difficile tâche qu'il a eu à accomplir. Engagé, après un combat indécis, le 21 juillet, comme un coin, entre les 6e et 11e tirailleurs, avec ses trois bataillons en profondeur, sur un front de près de 1.000 mètres, il atteignit, dans le minimum de temps, les premiers objectifs qui lui étaient assignés, malgré des pertes extrêmement sévères qui coûtèrent au bataillon d'avant-garde (bataillon GERDE) son commandant et tous ses officiers, sauf deux, et malgré le retard de ses voisins de gauche et de droite. Obligé par les fluctuations de la bataille à accuser un mouvement de repli, l'appoint d'une unité de renfort envoyée opportunément lui fit regagner le terrain perdu, sur lequel il s'organisa, en dépit d'un bombardement incessant. Réduit à 697 combattants, reconstitués en deux bataillons encadrés au total par six officiers, dont les deux chefs de bataillon, i! prit une part prépondérante à l'attaque du 23, ayant le même front que le21, et avec des compagnies commandées, à raison de quatre sur huit, par un sous-officier. Cette fois encore, le 412e atteignit, dans un élan magnifique, la route nationale de Soissons àChâteau-Thierry et captura des prisonniers, des mitrailleuses, un observateur d'artillerie et son matériel. Toutefois, la droite n'ayant pas progressé, son flanc resta découvert et fut en butte à une contre-attaque et à des feux nourris de mitrailleuses qui lui causèrent de nouvelles et importantes pertes. A sa gauche, quelques vigoureuses manifestations ennemies contraignirent un moment le bataillon ROGER à revenir à l'ouest de la route nationale, mais il se maintint énergiquement sur les pitons,et, après avoir interdit aux Allemands toute progression, il réoccupa la route, obligea l'ennemi à la retraite et envoya des patrouilles pour garder le contact. Il convient de signaler qu'aux abords de la route nationale, il existait des sapes profondes de 7 ou 8mètres, dans lesquelles les mitrailleuses ennemies avaient pu impunément s'établir sans craindre les coups de notre artillerie. La destruction de ces travaux, faits par notre génie et appartenant à l'organisation défensive du gouvernement militaire de Paris, n'avait pu être effectuée. Aussi, quelles que soient les circonstances qui empêchèrent, dans la zone attribuée à la 58e division, la réalisation complète du plan conçu par le commandement, il Le bilan des pertes fut particulièrement important, et les combats des 21 et 23 juillet sur le plateau de Vierzy restent, pour le régiment, les plus meurtriers de toute la campagne. Il s'élève à :Officiers : tués, 8, dont le commandant GERDE ; blessés, 20.Troupe : tués, 87 ; blessés, 593 ; disparus, 217.Soit au total, 925.Une grande quantité de disparus furent retrouvés, plusieurs semaines après la bataille, gisant sur le terrain. Mortellement atteints par les projectiles, ils étaient tombés dans les grands blés qui, au moment du combat, recouvraient le sol, et leurs corps avaient échappé aux recherches des brancardiers. Le butin dénombré s'élevait à 62 prisonniers, une dizaine de mitrailleuses et le matériel d'un observatoire d'artillerie. A la suite de ces opérations, le régiment fut à nouveau l'objet d'une proposition de citation collective à l'ordre de l'armée .Mais elle resta stérile, et seules des propositions individuelles de récompenses furent accueillies et sanctionnées par des décorations et des citations. C'est ainsi que, le 24 juillet, le général PRIOU, commandant la 58e division, tint à venir remettre à Soucy les distinctions.

Décès

Mort pour la FranceTué à l'ennemi par balle.Grade: sergentUnité: 412e régiment d'infanterie (412e RI)Classe: 1899Bureau de recrutement: Saint-Brieuc (22)Matricule au recrutement: 1972

 Sources

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Jean GAPAILLARD 1777-1855 Marie LE MAITRE 1773-1814 Mathurin COURTEL  Marie COURTEL     
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Joseph GAPAILLARD 1802-1856 Marie Suzanne COURTEL 1808-1877 Pierre GUILMOTO  Marie Mathurine HUGUET
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Ange Marie GAPAILLARD 1849-1888 Anne Marie GUILMOTO ca 1854-
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