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Jean René QUÉAU (LE)
Jean René QUÉAU (LE)
  • Né le 7 avril 1893 (vendredi) - Guengat - 29180 - Finistère - Bretagne France
  • Décédé le 1er août 1960 (lundi) - - Guengat - 29180 - Finistère - Bretagne France,à l'âge de 67 ans
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A participé à la Grande Guerre

L'actualité de la guerre au jour le jour
Domicile lors de la mobilisation : Guengat (29)

 Parents

 Union(s)

 Frères et sœurs

 Notes

Notes individuelles

 1 - Page Web de Gilbert NIHOUARN

http://www.nihouarn.com/Langensalza/

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 2 - Jean René 21ans est mobilisé au 2ème RIC le 3 aout 1914

Hervé est incorporé au 2èmeRégiment d’Infanterie Coloniale de Brest. La guerre survient alors qu’il n’a pas fini son service militaire, celui durant 3 ans. et il va se retrouver bien vite en face des fantassins et artilleurs allemands en effet Il fait partie des premiers à partir au front, dès le 8 août 1914.

Le 2ème R.I.C. est mobilisé à Brest à l'effectif de 3326 hommes, pour la plupart bretons d'origine, et de 69 officiers. Avec le 1er R.I.C. il constitue la 1ère brigade de la 3è Division d’infanterie coloniale rattachée au Ier Corps d'armée colonial de la 4ème Armée.Le 8 août, il quitte Brest à destination des environs de Bar-le-Duc où il arrive le 10 août.Le 17 août, il arrive à Chauvency-le-Château après avoir cantonné à Nubécourt, Soustrême-la-Petite, Dombasle-en-Argonne et à Liny-devant-Dun.Le 18 août, le régiment prend les avant-postes à Thonne-les-Prés, près de Ligny. Le 22 août, venant de Gérouville, il parvient à Rossignol.

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 3 - 12 août 1914 : Blessé - Rossignol - Belgique

Plaie jambe droite par balle

 4 - Jean René tombe au main de l'ennemi le 22 aout 1914 lors des combat de Rossignol

http://www.chtimiste.com/batailles1418/combats/rossignol.htm

la IVème armée française à laquelle appartient la 3ème division coloniale (dont le 2ème Régiment d'Infanterie Coloniale) fait mouvement depuis sa zone de regroupement dans la région de Sainte Ménéhould (Champagne). Elle a ordre de se porter sur Neufchâteau pour prendre de flanc la progression allemande. Là encore, la surprise est totale lorsque les deux armées se rencontrent...

au combat de Rossignol (22 août 1914) que les coloniaux reçurent leur baptême du feu .Le 2ème Régiment d'Infanterie Coloniale, après s'être regroupé dans la région de Bar-le-Duc, avait entrepris, au matin du 22 août, de rejoindre ses nouvelles positions dans la région de Neufchâteau.

L'étape prévue était d'une quarantaine de kilomètres; et bien que l'ordre préparatoire, reçu dans la nuit, portât qu'on attaquerait l'ennemi partout où on le rencontrerait, personne ne croyait vraiment à un engagement sérieux avant le lendemain ou le surlendemain : les aviateurs avaient signalé l'avant-veille seulement, et au delà de Neufchâteau, des colonnes ennemies défilant vers le nord-ouest.La veille, on avait marché durant presque tout le jour; les hommes ayant à peine eu le temps de manger, étaient arrivés au cantonnement par une pluie battante, harassés de fatigue. Le régiment était reparti à l'aube, et tous attendaient avec impatience de rejoindre leur bivouac...Le général Rondony, commandant de division, était en tête du régiment.

C'est vers 7h30 que l'avant-garde de la 1ère brigade est accrochée alors qu'elle allait dépasser le village de Rossignol et s'engager dans la forêt de Neufchâteau. Les dragons se précipitent mais sont contraints de mettre pied à terre devant l'impraticabilité du terrain...L'infanterie intervient, avec ordre de pousser la marche vigoureusement. Mais elle se heurte presque aussitôt à des tranchées dissimulées dans la forêt et défendues par de l'infanterie avec des mitrailleuses. Une lutte très violente s'engage; les tranchées les plus avancées sont enlevées à la baïonnette; mais sur la route qu'on n'arrive pas à dégager assez vite, les unités de soutien se trouvent exposées a des feux d'enfilade et subissent en quelques instants des pertes sensibles.

Il y a un moment d'hésitation: les régiments sont engagés successivement, mais rapidement les généraux qui sont au contact avec leurs troupes se rendent compte du piège: les allemand ont entamé une manoeuvre d'encerclement. Dès 9h30, l'encerclement est complet. Les mitrailleuses allemandes poursuivent leur oeuvre de destruction sans relache. Deux compagnies du 2ème RIC, les 11ème et 12ème, vont permettre le repli, faisant preuve d'une ténacité et d'une endurance remarquables empêchant durant 6 heures, par un feu continu, l'ennemi de déboucher de la forêt de Neufchâteau. Le contact est pris partout ; les blessés refluant de l'avant vont au château de Rossignol:

Rassemblant ce qui reste de son régiment, le colonel GALLOIS lance une contre-attaque contre lemouvement offensif, mais après la sortie du bois, il est assailli par des tirs d'artillerie. Dans un nouveau bond, il recueille un groupe du 1er colonial, mais il tombe, frappé au ventre par une balle.A 18 h. 30, les Allemands envahissent le château et prennent pied dans le village.

“L'ennemi nous poursuivant en progressant de plus en plus au delà de Rossignol, craignant que le drapeau ne tombât entre ses mains, le soldat LE GUIDEC l'enfouit en terre à Villers-sur-Semoy pendant la traversée du village.”, peut-on lire dans l'historique du régiment.

Le régiment avait perdu 2.850 hommes, trois sections de mitrailleuses et les convois des 1er et 2e bataillons.

La bataille de Rossignol, un massacre

Le 22 août 1914, des centaines de milliers d'hommes s'engagent sur une quinzaine de terrains majeurs. Les batailles portent les noms de Virton, Bellefontaine, Neufchâteau, Ochamps, Bertrix, Maissin ou encore Ethe. Dans cette dernière localité, on recense aujourd'hui 2 056 tombes françaises, dans un cimetière spécifique. La plus meurtrière restera celle de Rossignol, village du sud-est de la Belgique, avec 7 000 morts français, contre 800 à 1 000 morts allemands.

Cette bataille est un condensé tragique des dysfonctionnements propres à l'armée française à ce moment-là. Après avoir traversé la Semois, rivière frontalière, la 3e division d'infanterie coloniale est persuadée que l'ennemi ne se compose que de cavaliers, alors qu'il dispose d'artillerie et de soldats lourdement armés. Le commandement refuse d'ordonner le retrait des troupes, qui sont pourtant sur le point d'être encerclées. Aucune décision n'est réellement prise, les Allemands tiennent les Français à leur merci. La 3e division d'infanterie coloniale est presque anéantie.

L'après-midi est une longue agonie", écrit Jean-Michel Steg. Le général Raffenel, "devenu totalement aboulique", abandonne ses troupes. "Il s'éloigne de son état-major et on perd sa trace. Son corps ne sera retrouvé que le lendemain, sans qu'on puisse déterminer s'il s'est suicidé ou s'il est mort sous le feu ennemi." A la tombée de la nuit, les Allemands installent leur bivouac autour de Rossignol. Les soldats français qui ont survécu repassent la Semois qu'ils avaient franchie quelques heures plus tôt. Près de 7 000 hommes sont morts pour rien.

https://www.francetvinfo.fr/societe/guerre-de-14-18/le-22-aout-1914-jour-le-plus-sanglant-de-l-histoire-de-france_606567.html

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La bataille et le massacre de Rossignol

La commune de Rossignol fut, le 22 août 1914, témoin d’une formidable bataille qui fera certainement époque dans les annales militaires allemandes et françaises. C’est le terrible contre-coup de cette lutte, en tant qu’il fut ressenti par la population du petit village, qui sera raconté ici.

Déjà le 19 août, des soldats prussiens étaient venus rançonner la paisible localité. Un habitant, qui avait été dépouillé de tout ce qu’il possédait, fut abattu d’un coup de fusil dans le vestibule de sa maison, pour n’avoir pas pu donner des œufs à deux brutes de l’armée du Kronprinz.

Le 21 août, plusieurs milliers de Français arrivèrent à Rossignol. Malgré les avertissements des habitants, ils continuèrent, le lendemain matin, leur marche sur Rulles, où ils tombèrent dans l’embuscade allemande. C’est en vain que les Français se battirent comme des lions. Leurs adversaires, cachés dans la forêt et dans les carrières, firent parmi eux de terribles hécatombes. Pendant dix heures, Rossignol fut le centre de la bataille, au cours de laquelle sept maisons furent détruites par les obus. Vers le soir, les Allemands entrèrent dans le village.

Le château et l’école, transformés en ambulances, regorgeaient de blessés, soignés par les habitants portant tous le brassard de la Croix-Rouge.

Peu après leur arrivée, les Allemands mirent le feu à deux maisons, sous prétexte d’éclairer le camp de leurs prisonniers français et le passage de leurs propres convois.

Le 23 août, quelques groupes de soldats français, qui n’avaient pu suivre leurs camarades dans la retraite, assaillirent courageusement divers postes allemands, notamment près de l’école, où trois Prussiens furent abattus par un Alsacien. Fait prisonnier, le petit Français fut fusillé. Ils étaient donc bien convaincus que ce n’étaient pas des civils qui leur résistaient. Mais il suffisait que ces civils fussent les alliés de leurs plus redoutables adversaires pour leur faire payer les pertes sérieuses qu’ils avaient éprouvées en cet endroit. Aussi, bientôt on entendit les cris traditionnels : « Les civils ont tiré ! » et ce fut le signal d’incendies qui, en un clin œil, s’élevèrent de toutes parts. Les habitants qui s’étaient réfugiés dans leurs caves depuis le commencement de la bataille, s’enfuirent épouvantés dans la direction de l’église, où ils furent enfermés, après avoir été l’objet de menaces et de simulacres de fusillade. Mais le vraie destruction du village par le feu ne commença que le soir, à 8 heures, ainsi que l’avait, du reste, annoncé un soldat allemand dès le matin. On n’attendit pas la nuit pour commencer les assassinats : un octogénaire, M. Maron, qui était allé chercher des pommes de terre dans son champ, fut abattu d’un coup de fusil auprès de sa brouette.

Le 24 août fut consacré en grande partie à l’enterrement des morts du champ de bataille et au transport des blessés allemands, qui furent déposés dans l’église après que les civils en eurent été expulsés. Après les avoir exposés mourants de faim et de soif au soleil torride d’une journée caniculaire, on sépara les hommes des femmes et des enfants. Ceux-là allèrent rejoindre les prisonniers français dans l’enclos baptisé, dès le premier jour, de « camp de la misère », qui en dit long sur les souffrances qu’y endurèrent nos malheureux frères d’armes. Parmi eux, se trouvait un femme, Mme Hurieaux, mère de trois enfants. Elle avait été précédée, au poteau fatal, par son mari.

Dans la matinée du 25, quatre jeunes gens de Rossignol, qui s’étaient réfugiés à Marbehan, rentrèrent chez eux avec un sauf-conduit. Ils furent arrêtés et jetés dans un train de prisonniers français. Arrivés en Allemagne, ils furent exhibés à la foule comme francs-tireurs et accueillis de la même manière que de nombreux Belges qui furent à cette époque exposés là-bas à la vindicte publique, sous l’œil paternel des policiers allemands.

Un conseiller communal, qui avait été réquisitionné pour enterrer les morts, fut arrêté avec les huit hommes qui l’accompagnaient, et jeté dans le camp des prisonniers.

Durant ces incidents, l’incendie faisait rage à Rossignol et détruisait soixante-douze maisons, soigneusement pillées au préalable.

Ce que furent les scènes tragiques qui se déroulèrent ces jours-là en cent endroits divers du village, la plume se refuse à les décrire. Racontons un fait entre mille[2]. Un homme courageux continuait à remplir son rôle d’infirmier dans les locaux scolaires, lorsqu’au milieu de la nuit un officier allemand lui annonça qu’on allait tout brûler. Il s’empressa de chercher sa femme et ses enfants et, durant la nuit, ils demeurèrent cachés dans une porcherie.

Vers le matin ils quittèrent leur abri en rampant. Tout autour d’eux les balles passaient en sifflant. « Mes enfants, dit-il alors, il faut faire un acte de contrition, nous allons tous mourir. » « Oh non, papa, moi je ne veux pas mourir », s’écria une fillette de onze ans. Et les yeux hagards, son petit corps tout secoué d’un frémissement convulsif, elle se leva brusquement pour s’enfuir. Ils regagnèrent alors leur abri jusqu’au moment où les Prussiens les découvrirent et les obligèrent à sortir. Le père retourna alors à ses blessés qu’il soigna en compagnie d’un infirmier allemand. A un moment donné, un officier déchargea son revolver sur la porte vitrée du corridor de l’école où se trouvait notre infirmier. Quelques instants après, un sous-officier, escorté de plusieurs soldats, faisait irruption dans l’école. A son tour, il braqua son revolver sur l’infirmier et fit feu. L’ambulancier allemand fit heureusement dévier le coup et démontra sans peine à son compatriote l’innocence de son confrère d’occasion.

En face de l’école, dans le parc boisé du château, une cinquantaine de Français étaient parvenus à se dissimuler. Et, tout à coup, leurs mitrailleuses partent fauchant littéralement une compagnie allemande ! L’ennemi se précipite vers l’école, devant laquelle il installe ses canons et devant ceux-ci il plante notre infirmier, son père, son fils et d’autres civils. Les mitrailleuses françaises se turent...

Un fils de notre infirmier, âgé de dix-sept ans et qui lui aussi faisait partie de la Croix-Rouge, fut arraché de l’ambulance du château et fait prisonnier. Profitant d’un moment d’inattention de la sentinelle, il s’enfuit, bientôt poursuivi par les balles. Il se dirigea vers la Semois, y pénétra et, caché derrière un buisson où il s’était cramponné, il s’y maintint toute la nuit ayant de l’eau jusqu’à la ceinture. Les Allemands ne le trouvèrent pas.

Un échevin et un comptable, sur l’ordre des Allemands, étaient allés enterrer les morts, quand survinrent un capitaine et deux cavaliers qui les accusèrent de pillage. En vain essaient-ils de se justifier. On les oblige à se mettre en ligne les bras en l’air et on les abats ! Le comptable, M. Jacque, n’est que blessé au bras. Il se laisse tomber à côté de son camarade et, lorsque les brutes ont disparu, il se panse sommairement. Aujourd’hui témoin irrécusable, il raconte comment le capitaine, après avoir lu leur permis de circuler, commanda à son ordonnance de leur arracher les brassards.

Le 25, les prisonniers, au nombre de plus de cent, furent emmenés à Marbehan, où on les entassa dans un train de bestiaux qui fut dirigé sur une voie de garage près de l’entrepôt d’Arlon.

Le mercredi 26, le colonel von Heidemann, du bataillon de Gotha, est mis au courant de l’arrivée des prisonniers de Rossignol. « Envoyez-les travailler à Trèves », dit-il, puis se ravisant : « Ce sont des canailles, qu’on les fusille ! » Le capitaine von Putkammer lui fait observer qu’il y a parmi eux des vieillards, des infirmes, une femme. « Qu’on les fusille ! »

On les fusillera. Dix par dix, ils s’avancent et tombent, au nombre de cent-dix-sept, près du pont de Schoppach.

Par un raffinement de cruauté, Mme Huriaux est fusillée la dernière. Elle avait été précédée au poteau fatal d’un vieillard de quatre-vingt ans, de huit septuagénaires, d’un jeune homme paralysé qui fut enterré avec sa béquille. Ce jour-là il y eut à Rossignol soixante-quatre veuves, parmi lesquelles six jeunes femmes mariées en 1914, et cent-quarante-deux orphelins.

Lorsqu’on compare la rigueur du châtiment à l’inanité de l’accusation, nous ne disons pas la faute, car celle-ci reste à prouver, on demeure abasourdi. Un soldat a été blessé par un civil ( ?) avec des plombs de chasse, dit le Livre blanc (p. 36), et on ne cite ni le nom du soldat, ni le nom du civil. Des civils ont tiré sur des porteurs d’eau, répète-t-il ailleurs (p. 42), sans en atteindre aucun évidemment, sans quoi on l’eût bien dit. Mais les civils furent arrêtés. Enfin, on a trouvé un soldat allemand mort dans une maison du village. Il avait la tête brûlée. Or, dans la même maison on trouva – oh ! crime abominable ! – un flacon de pétrole et une bouteille remplie de benzine. Donc, conclut l’informateur du Livre blanc (p. 82), on a entraîné ce soldat dans la maison, on lui a versé du pétrole et de la benzine sur la tête et on a cherché ensuite à brûler le malheureux !!

Et c’est à la suite de cette hypothèse tout à fait gratuite qu’on a incendié tout un village et fusillé plus de cent personnes.

On voit que ce n’était pas une figure de rhétorique qu’employait l’empereur allemand quand il s’écriait : « Malheur à qui touchera à un cheveu d’un Allemand ! » Il aurait dû ajouter : « Malheur à celui qui sera suspecté d’avoir touché à un cheveu d’un Allemand ! Malheur à lui, aux siens, à tous ses concitoyens !

https://www.1914-1918.be/rossignol.php

 5 - Prisonnier Au camp de Langensalza

https://aetdebesancon.home.blog/2015/05/20/le-camp-de-langensalza/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_de_prisonniers_de_Langensalza_(1914-1918)

LANGENSALZA

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LE CAMP DE LANGENSALZA

Bad Langensalza est une station thermale d’environ 25.000 habitants située à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest d’Erfurt (Land de Thuringe). Le camp était situé en périphérie nord-est de la ville en direction de Merxleben. Ce camp de 25 hectares avait une capacité d’accueil d’environ 12.000 places.

Camp surnommé « où l’on meurt sans trêve Entre son ouverture à l’automne 1914 et sa fermeture début 1919, ce sont environ 28.000 prisonniers qui ont transité par ce camp dont 12.000 français, 9.400 russes, 183 belges, 100 roumains, 27 américains. Entre novembre 1914 et février 1919, il y eu 2.027 décès, soit 1 décès pour 13 prisonniers ayant séjourné dans ce camp. Outre les fusillades du 27 novembre 1918, les causes de décès furent essentiellement la dysenterie, la typhoïde, le choléra et les maladies mentales.Comme dans de nombreux camps, les prisonniers étaient divisés en 2 catégories : ceux retenus dans les camps, environ 2.000 français en novembre 1918 et ceux organisés en « kommandos » travaillant à l’extérieur dans des fermes, des usines, des fabriques.Les baraques en toile ou en bois, de 35 mètres de long et séparées les unes des autres par une distance d’une vingtaine de mètres, furent construites et entretenues par les prisonniers

En décembre 1914, le camp compte dix baraques en bois avec assise partielle sur pilotis. Ce sont des baraques pour mille lits divisées par des cloisons en 4 groupes de 250 hommes. Les PG de différentes nationalités sont mélangés (février 1915). Les prisonniers couchent sur des bas flancs superposés.

. Lors de l’épidémie de typhus exanthématique en avril 1915, les autorités allemandes firent venir d’un autre camp un médecin français pour visiter les malades (apparemment les médecins allemands avaient beaucoup de réticences à visiter les prisonniers). Dans « L’Illustration » du 29 août 1915, ce médecin décrit ainsi l’une des « baraques en bois ». « Dans ce bâtiment, peu éclairé, la lumière qui pénètre par les fenêtres, troue et fait tache. La grande salle, à l’intérieur est divisée en zug ou sections, et chaque zug comprend des lignes parallèles, des sortes de cages à poulets à deux étages où couchent les hommes, une table et quelques médicaments ».Si l’épidémie est maîtrisée, nul doute que c’est le même décor que connaîtront tous ceux qui pour un temps plus ou moins long séjourneront dans ce camp., en 1915 eut lieu une terrible épidémie de typhus provoquant environ 2 000 décès. Le responsable était le sinistre médecin Her Köhler, soi-disant spécialiste dans les accidents post-typhiques, comme la gangrène. Il se « faisait la main » diront plusieurs témoins, en coupant une main, un pied ou un membre avec un féroce sadisme. Souvent l’opération était pratiquée avant que le malade soit totalement endormi…Il œuvrait dans une salle du Lazarett la « Die blütige Abteilung », ou la « section sanglanteComme tous les autres camps, au fil du temps, les prisonniers ont construits des bâtiments à usage cultuel, culturel, sanitaire. C’est le démantèlement de l’un d’eux qui conduira au drame du 27 novembre 1918

LE DRAME DE LANGENSALZAA l’annonce de l’armistice, les prisonniers placés en « kommandos » en dehors du camp revinrent pour ne pas être « oubliés » lors des opérations de rapatriement. Afin de les héberger il fut décidé de réaménager le « théâtre et ses loges ».C’est au cours de ces travaux, au début de l’après-midi du 27 novembre 1918, alors que plusieurs prisonniers étaient occupés à cette tâche et que d’autres jouaient au football ou à diverses activités, que la direction du camp fit sonner le clairon pour appeler au rassemblement plusieurs dizaines de gardes armés. Cette sonnerie, une parmi les autres, n’attira pas l’attention des prisonniers qui continuèrent leurs activités. Mais quelques minutes plus tard, sur le signal d’un capitaine parfaitement identifié par plusieurs témoins et promu commandant quelques semaines plus tard, des soldats épaulèrent et tirèrent dans « le tas ». Cette fusillade, aux raisons inexpliquées entraîna la mort de 9 Français, 3 Anglais, 2 Italiens, 1 russe et fit 13 blessés dont un décéda des suites de ses blessures.

Connue rapidement des autorités françaises cette information fut bloquée par la censure jusqu’à ce que soit diffusé le rapport établi par une délégation hispano-néerlandaise.

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Témoignage récit de Paul LEBEL sur sa détention dans ce camp :

« On couchait sous la tente et on ne mangeait qu’une espèce de ‘ratatouille’ de choux et de betteraves.

Là, on ne travaillait pas. Il faisait froid : il pleuvait tout le temps et la terre était si molle que quand on mettait le pied dehors on pouvait plus se ‘ravoir.

A Langensalza il y en a beaucoup qui sont tombés malades. De chez nous, Paul DENIS est mort là-bas. On l’a mis en bière et enterré ; on a dit une messe ; nous sommes tous allés le conduire jusqu’au trou.

A Langensalza, les soldats qui nous gardaient n’étaient pas trop sévères. Ils ne voulaient pas se mettre mal avec nous parce qu’ils faisaient du commerce malgré la défense : ils nous procuraient du tabac, du chocolat qu’ils achetaient en ville et nous revendaient un bon prix.

Ce qui nous faisait marronner, c’est qu’on ne savait pas ce qui passait en France. ça a duré comme ça jusqu’au 15 janvier 1915 où quelques soldats, faits prisonniers à Soissons, sont arrivés à cette époque au camp et nous ont raconté tout ce qu’ils savaient.

De temps en temps on nous donnait une carte pour écrire chez nous et on nous distribuait des lettres et des mandats que les parents nous envoyaient ».

Anecdotes : à l’extérieur du camp il avait été creusé, de longues tranchées recouvertes de terre, dans lesquelles reposaient par centaines des victimes du typhus.Un témoin rapporte : « Contre les poux nous étions frottés au vinaigre… après avoir été rasés de la tête aux pieds. Instant désagréable car le rasage s’effectuait sans savon et le rasoir avait la lame émoussée ».Le 27 novembre 1918, on a constaté un assassinat par les gardiens allemands, qui craignaient une mutinerie des détenus. Selon le rapport des délégués de l’ambassade espagnole à Berlin, le bilan de cette tuerie a été de 16 tués dont 10 français, 3 anglais, 2 italiens, 1 russe et plus de 36 blessés .

Livres :André G : Ma captivité en Allemagne, 1918.Simonin R : La cité sans clochers, 1918.

 6 - 22 décembre 1918 René rapatrie de- Mayance - Allemagne

 7 - 18 août 1919 : Demobilisation

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

  Alain KERIBIN 1815 Marie Thérèse JONCOUR LE 1817-1873
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Corentin Jean QUÉAU (LE) 1849 Marie Catherine KERIBIN 1850
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Jean René QUÉAU (LE) 1893-1960