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Louis Marie FLOCH LE
Louis Marie FLOCH LE
  • Né le 7 juillet 1890 (lundi) - Plaisance" Guengat, 29066, Finistère, Bretagne, France
  • Décédé le 18 août 1916 (vendredi) - Fleury-devant-Douaumont, 55189, Meuse, Lorraine, France,,à l'âge de 26 ans
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A participé à la Grande Guerre, mort le 18/08/1916

Que s'est-il passé ce jour là ?
Domicile lors de la mobilisation : Guengat (29)

 Parents

 
  • Cultivateur, Cabaretier, Aubergiste
  •  Frères et sœurs

     Notes

    Notes individuelles

     1 - FLOCH (LE) Louis Marie (1890-1916)

    FLOCH (LE) Louis Marie est né le 7 juillet 1890 à Guengat, quatrième dans une fratrie H de cinq enfants repérés, fils de Yves et de Marie Jeanne CLOAREC.Cultivateur domicilié à Plogonnec, au conseil de révision, sa fiche O matricule 973 au conseil de révision de Quimper le dépeint : les cheveux châtains, les yeux bleus clairs ... les oreilles à lobe collé.... 1 m 62 de taille. Il sait lire et écrire.

    Au service militaire, Louis est incorporé au 2è régiment d’artillerie coloniale à Cherbourg le 10 octobre 1911

    Passé au 2è régiment d’infanterie coloniale le 26 avril 1912.

     2 - Rengagé pour 3 ans le 25 novembre 1912, passé au bataillon de l'Emyme (Madagascar) le 29 mai 1913

     3 - Muté au 1er régiment d'infanterie coloniale du Maroc le 14 octobre 1914, (1er Bataillon Compagnie mitrailleuses N°1)

    dénommé 1er Régiment de Marche d'Infanterie Coloniale en décembre et 1er RICM, Régiment d'Infanterie Coloniale du Maroc le 9 juin 1915.

    Du 17 août 1914, date à laquelle ce régiment débarque à Cette (ancien nom du port de Sète) jusqu’à l’armistice, «les marsouins» participent à toutes les batailles, devenant en 4 années l’un des régiments le plus décoré. Il est utile de faire remarquer qu’il n’est composé que de continentaux.

    Après la victoire de la Marne, regroupés dans le 1er RMIC, leur conduite héroïque, d’abord à Lassigny, puis au cours des combats de Mametz-Montauban en décembre 1914, leur vaut leur première citation à l’ordre de l’Armée.

    D'innombrables réseaux de fils de fer, des feux nourris de mitrailleuses avaient arrêté l'élan des troupes de la 53ème Division de Réserve. Le 17 décembre à 16h et le lendemain matin, 2 compagnies du 6ème bataillon du R. I. C. M. étaient engagées successivement à l'attaque des tranchées du cimetière de Mametz. Arrêtées à quelques mètres des réseaux, les compagnies furent réduites à creuser une tranchée sous un feu violent.

    Le 20, les 4ème et 9ème bataillons reçurent l'ordre de reprendre l'offensive par surprise sur la lisière est de Mametz. Bien que l'attaque fut éventée, les clairons sonnent la charge. Le commandant Ayasse entraîne la compagnie de tête et s'empare de la première tranchée. Les mitrailleuses ennemies couvrent le terrain découvert et causent de grosses pertes dans les rangs. A la cote 210, l'attaque est arrêtée par un blockhaus puissant.

    A 9 h 45, l'ordre arrive de reprendre l'attaque qui est préparée par un tir de nos 75. Dans un sursaut d'énergie, les débris des compagnies s'élancent. Bientôt on ne voit plus que des isolés qui s'avancent, mais qui tombent sous un feu impitoyable, jusqu'au moment où le commande-ment renonce à cette offensive. Les pertes sont terribles la compagnie Boutel ne comptait plus que 20 hommes. Cette lutte autour de Mametz aura coûté 25 officiers et 745 soldats tués ou blessés.

    Au début du printemps 1915 le Régiment d'Infanterie Coloniale du Maroc est dirigé à l'ouest de Saint-Pol comme troupe de choc de la 152ème D. I. en vue d'une offensive projetée à l'Est d'Arras. Mais les événements modifient les plans du commandement et il est envoyé à Ypres, pour renforcer les britanniques qui résistent aux attaques répétées des armées de Flandres. Ypres doit être dégagé.

    Le 4 avril 1915, la 8ème armée est transfor­mée en «Armée de Belgique» et le groupement de Nieuport lui est rattaché. Pendant les mois de mars et d'avril, le calme avait régné sur cette partie du front. L’activité principale consistait à échanger une canonnade parfois assez nourrie; mais rien ne laissait présager les événements terribles qui se dérouleront sur ce coin de terre des Flandres à la fin du mois d'avril.

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    Le 22 avril, quelques bombes avaient été échan­gées. Mais vers 17 h, les troupes occupant les lignes, de Langemark au canal d'Ypres virent flotter au ras de terre, en avant des lignes allemandes, un épais nuage de vapeurs jaune verdâtre, plus dense vers Bixschoote, que le vent, peu violent, poussait vers eux. Ces fumées, formées par des vapeurs de chlore, atteignirent rapidement les tranchées, provoquant chez les soldats un aveuglement et une suffocation épouvantables, accompagnés de vomissements, et déterminant l'asphyxie. A ce moment, l'ennemi déclenchait une fusillade très nourrie, et son artillerie lourde bombardait violemment la seconde ligne. Le secteur était tenu en partie par la 8ème division territoriale, qui se replie rapi­dement sur les ponts de Boesinghe. Le 1er bataillon d'infanterie légère d'Afrique et le 2ème bataillon du 2ème tirailleurs essaient de tenir tête aux Allemands qui, en formations massives, la bouche et les narines recou-vertes d'un tampon d'étoffe, suivent à courte distance la nappe de gaz. Cette action laissa un nom à ce gaz, l’Ypérite. Mais, suffo­qué par les fumées asphyxiantes, en butte au tir de l'artillerie, la plupart de ceux qui résistent sont tués ou faits prisonniers. Les autres se retirent vers Ypres, tandis que les Alle­mands progressent le long de la voie ferrée Langemark-Boesinghe. Ce drame terrible n'avait duré que 15 mn; la surprise avait été complète et en 3/4 d'heure les Allemands avaient atteint les ponts de Boesinghe. L'attaque était menée par au moins une division.

    L'avance enne­mie avait été si rapide que les batteries de la 45ème division ne s'aperçurent qu’au dernier moment de l'ir-ruption de l'ennemi. Ils ouvrirent le feu aussitôt, tirèrent jusqu'au dernier projectile et le personnel ne quitta les positions que quand l'infanterie alle­mande les eut atteint. Ils leur laissèrent entre les mains 29 pièces de 90, 16 de 75 et 6 de 95, 4 canons de 120 long, qui furent repris quel­ques jours plus tard. Il y eut 15 000 hommes gazés, 5 000 morts, 5 000 prisonniers. L'avance allemande con­tinuait sur le plateau de Pilkem et vers le canal. Des élé­ments établis­saient même une tête de pont à ­Steenstraat. Mais aux ponts de Boesinghe, l'ennemi, arrêté par des zouaves et des éléments des 14ème et 79ème R.I.T., ne peut déboucher sur la rive ouest. Le canal entre Het-Sas et le sud de Boesinghe est tenu solidement par les territoriaux des 73ème et 79ème. Alors que les troupes françaises reculent en ordre, la division cana­dienne céda une profondeur de terrain d'environ 3 km.

    En 3 jours le R.I.C.M. a perdu en tués et blessés 1 011 hommes dont 30 officiers. . Les jours suivants, la lutte continue, l'ennemi se bornant à la défensive.

     4 - Il est nommé soldat de 1ère classe le 1 er août 1915.

     5 - Blessé et évacué le 18 septembre 1915, Il revient au dépôt 5 mois plus tard le 7 février 1916

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    Le Fort de Vaux. Bataille de Verdun Historique du régiment d'infanterie coloniale du Maroc

    - Le 3 juin 1916, le fort de Vaux, commandé par le chef de bataillon Raynal, est à l'agonie.Une brigade de marche, composée du Régimentd'Infanterie Coloniale du Maroc et du 2e Zouaves,est forméepour le débloquer.

    Elle est transportée le 6 à Houdainvillè.Le 7 ausoir, le R. I. C. M. arrive dans le secteur de Tavannes au P. C. Carrières où se trouve le général Hirschauer.La violence des tirs de contre-préparation, lenombre des voitures qui circulent sur tous les chemins font que la plupart des guides se perdent etque les zouaves ne rejoignent pas à temps.Il iiy a comme préparation d'artillerie, en dehorsdes tirs violents d'artillerie de campagne qui ontlieu jour et nuit, que quelques coups de 155 tiréssur le fort.

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    'Le 8 juin, à 4 heures, l'attaque se déclenche.Les compagnies qui ont pour objectif le fort arrivent à lagorge et engagent la lutte à la grenade avecl'ennemi qui est dans les fossés.Mais elles sont bientôt décimées par les mitrailleuses placées sur la superstructure du fort.Malgré la rapidité exceptionnelle avec laquellel'attaque a été organisée, le R. I. C. M. est arrivésix heures après que le commandant Raynal se futrendu et au lieu de trouver des troupes amies dansle fort, il est en butte aux rafales des boches.Dans le bataillon du centre, sept officiers sur huittombent. Les compagnies sont réduites à moins de25 hommes. Il en est de même à droite et les sections doivent s'organiser sur l'emplacement où ellessont clouées par les mitrailleuses et un bombardement continuel d'une violence inouïe; L'ennemi attaque jour et nuit, mais est repoussé avec des perles énormes.La souffrance des défenseurs est affreuse. Les ravitaillements fontpresque défaut. Les lignes de trousindividuels, la piste qui conduit aux premières lignes sont jonchées de morts.

    Le 18, Lorsque le R. I. C. M. est relevé, pas unpouce de terrain n'a été abandonné. Le régiment aperdu 1137 hommes dont 23 officiers, mais le moral de tous est resté sublime.Malgré la gloire du fait d'armes accompli, Vauxétant resté finalement aux mains ennemies,

    .

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    Cote 304.

    Les boches tiennent sur la penteEst de la fameuse cote 304 un observatoire d'où l'onsurveille tous les mouvements de la vallée d'Esnes.Le bataillon Alix est chargé de l'arracher à l'ennemi. Le 14 juillet 1916, en plein engagement, il relève l'infanterie qui occupe les tranchées françaises.La compagnie Rusca à laquelle sont adjointstous les grenadiers et bombardiers du groupe francet des volontaires, se porte sur la première ligne.

    Elle attaquera l, à 2 heures du matin.A minuit, le lieutenant Yves part en reconnaissance avec quelques hommes dans le secteur d'attaque. Il se heurte soudain à des troupes d'assaut boches qui prévenaient ainsi les desseins de notreCommandement.Il fait un clair de lune superbe.

    « A moi les marsouins ! Voilà les boches qui attaquent ! En avant ! », s'écrie ce vaillant officier.

    A cet appel, les poilus bondissent hors des tranchées et se précipitent à la rescousse. Un combatdémoniaque s'engage. Les grenades explosent, jetantdes lueurs fauves sur lesquelles se profilent les ombres des combattants luttantcorps à corps.

    Trois heures après, non seulement le boche étaitrepoussé, mais les objectifs fixés dépassés et l'observatoire entièrement en nos mains.Malgré les attaques renouvelées, le bochf nepeut en déloger les marsouins qui, mis en forme parce succès, allaient montrer à l'ennemi la puissancede leur ardeur offensive.-L'imprécision des positions françaises et allemandesne permet pas de faire davantage.

     6 - Louis Marie est Tué le 18 août 1916 à 11 heures lors de l'assaut sur Fleury devant Douaumont (Meuse).

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    Fleury.

    —Le village de Fleury vient d'être prispar l'armée allemande qui menace ainsi directement.la citadelle de Verdun. Il est indispensable d'aveugler la brèche qui se forme.

    Le 8 août 1916, Louis Marie LE FLOCH et ces camarades du 1er R. I. G. M. sont chargé de cettemission.

    Se heurtant aux centaines de cadavres allemandsqui emplissent les trous d'obus, les marsouins traversent la nuit le terrain où vient de se dérouler labataille de Souville et relèvent le 134e régiment d'infanterie au Sud-Est et à l'Est de Fleury.

    Deux lignes de trous d'obus à peine reliés, troisou quatre abris, véritables charniers, constituent leseul système de défense des troupes françaises.Le ravitaillement en munitions, vivres et maté-riaux estpresque impossible, aucun boyau ne relieles premières lignes à l'arrière.Au milieu de ce champ de carnage les hommesse mettent vigoureusement à l'œuvre, sous un marmitage continuel.Pendantque les uns enterrent les morts pourrendre respirable l'aimosphère, les autres creusentjour et nuit et poussent en avant deux parallèles auxapproches du village.

    ,.En dépit de la résistance des grenadiers ennemis,qui disputent le terrain pied à pied, le bataillonDoualinoccupe bientôt la corne Est de Fleury.

    Sur l'ordre du général Mangin, qui commande legroupement de la rive droite de la Meuse, l'assautgénéral résolu pour le 17 août se déclenche à 18heures.

    Au chant de la Marseillaise et de l'hymne de l'Infanterie de marine, les hommes s'élancent à l'assautde la poussière de moellons qui des maisons seulesubsiste.

    Le commandant Doualin est tué sur le parapet.Par un sanglant combat de détail qui se prolongetrès avant dans la nuit, le 4e bataillon pénètre trèsprofondément dans le village.A gauche, les vagues d'assaut du bataillon. Alix,enlevéespar le capitaine adjudant-major Alexandre,traversent un barrage d'artillerie formidable, arrachant des cris d'admiration aux observateurs dufort de Souville.

    Elles descendent irrésistibles le ravin de Fleury,massacrent à coups de grenades et de F. M. la garnison boche, dépassent même l'objectif fixé et doivent être ramenées à l'arrière sur les positions prévues par le commandement.

    Une demi-heure après le début de l'attaque plusieurs centaines de prisonniers allemands étaient expédiées l'arrière.

    Néanmoins le coin Est du village est resté entreles mains de l'ennemi et l'infanterie allemande quicontre-attaque avec acharnement, cherchant à dé-border les marsouins, pourrait y trouver une basede départ.,.Malgré les ordres du commandement, le R.J .C.M.refuse alors d'être relevépour achever son œuvre.


    Le 18 Août 1916 , le 8e bataillon réalise cet objectif, enlevantde haute lutte les derniers retranchements qui sontaussitôt retournés vers le Nord.Les pertes sont lourdes: 13 officiers, 530 soldats ont été tués ou blessés. donc Louis Marie LE FLOCH


    Louis Marie LE FLOCH, 26 ans, est tué au combat, le 18 Août 1916 dans le secteur de Fleury.Pour lui, la guerre aura duré 3 années, avec le sacrifice de sa vie au bout.

    Aucune sépulture n’est connue. Les autorités militaires ne semblent pas connaître son lieu de sépulture. A-t-il été abandonné sur le terrain, a-t-il été enseveli dans un bombardement ? Comme beaucoup, son corps n'a probablement pas pu être ramené, puis oublié dans le no man's land entre les deux camps. Plus tard, s'il a été retrouvé, il n'a pu être identifié et anonyme placé dans un des ossuaires de La Nécropole nationale de Fleury-devant-Douaumont

    Son décès est transcrit à Guengat (Finistère) le 17 octobre 1918 .Louis est inscrit sur le monument aux Morts de Guengat, Mort pour la France

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      Photos & documents

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     Aperçu de l'arbre

    Yves FLOCH LE 1824-1872 Marie Anne JONCOUR 1830-1912  
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    Yves FLOCH LE 1857-1901 Marie Jeanne CLOAREC 1858
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    portrait
    Louis Marie FLOCH LE 1890-1916